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2010

Mois de mars

Les Echos du 08 mars

 

8 MARS
" Muso Kunda" célèbre la femme
Sous l’égide de sa fondatrice, Mme Adame Ba Konaré, le Musée de la femme "Muso Kunda" a fêté la femme le samedi 6 mars dans le cadre des cérémonies commémoratives du 8 mars, Journée internationale de la femme. Des réflexions sur différents thèmes concernant la femme et un pamphlet dédié aux femmes ont meublé la rencontre.
Sous le thème générique de "journée de réflexion sur la problématique de la femme malienne de l’indépendance à nos jours", "Muso Kunda" a célébré à sa manière et de façon anticipée le 8 mars décrétée par l’ONU Journée internationale de la femme depuis 100 ans. Des sous-thèmes comme "bilan de la lutte pour l’émancipation des femmes : forces et faiblesses", "la voix des jeunes filles" et "femmes et valeurs culturelles" ont été débattus. "Muso Kunda", selon sa présidente fondatrice, veut marquer de son sceau les 50 ans du Mali et de la plupart des pays africains en choisissant comme date la Journée internationale de la femme pour faire une introspection de la marche des femmes maliennes.
Mme Bintou Sanankoua, historienne et ex-député, a ouvert le bal avec le bilan de la lutte de la femme de 1960 à 2010 en dégageant les forces et faiblesses. Selon elle, le 8 mars est le symbole de la lutte des femmes depuis le 19e siècle pour l’amélioration de leurs conditions de travail et l’acquisition du droit de vote.
La Journée internationale de la femme, à ses dires, est née à Copenhague au cours d’une rencontre internationale en 1910. La date du 8 mars a été initiée plus tard en Allemagne pour commémorer la journée de façon unitaire à l’échelle planétaire. Au Mali, en 2009, les femmes représentent 50,14 %, a estimé Mme Sanankoua avant d’affirmer que "depuis 50 ans, la situation de la femme malienne ne cesse de s’améliorer".
La lutte des femmes sous la Ire République a été marquée par les femmes qui voulaient s’émanciper et celles dites engagées dans la lutte d’indépendance. Les premières sont lettrées et connaissent leurs droits et ont été de ce fait brimées par des mutations abusives. Les secondes sont des analphabètes et absentes à des postes de décision.
L’historienne a pris pour repère la réforme de 1962 dans l’enseignement comme point de départ de la libération de la femme malienne. Celle-ci n’avait pas le droit d’étudier au-delà du BEPC. L’adoption du code du mariage et de la tutelle a aussi libéré la femme de toutes les pratiques dégradantes comme les répudiations dans un mariage.
La période du coup d’Etat de 1968 à la transition de 1991, marque un autre tournant décisif dans la marche des femmes. Selon Mme Bintou Sanankoua, l’arrivée des militaires en 1968 a vu la suspension des activités des organisations féminines. Celles-ci ne trouveront leur salut que dans la création d’une commission technique qui a abouti à la mise en place de l’UNFM en 1974.
Cette instance a le mérite d’avoir allégé la corvée des femmes avec l’installation des moulins, les centres de formation professionnelle, la création des PMI. Mais tout n’est pas rose à ce niveau. "Sur le plan politique, l’UNFM a écrit une page sombre de l’histoire des femmes. Celles-ci étaient instrumentalisées et l’UNFM s’est opposée au multipartisme", a indiqué Mme Sanankoua.
Les IIe et IIIe Républiques constituent pour Mme Sanankoua une période où la femme malienne a joué un grand rôle avec une entrée massive au gouvernement. Pendant ces périodes, notre pays a connu la première femme gouverneur du district, ambassadeur, ministre du Développement rural, etc. Les femmes ont aussi été à la première loge dans le règlement de la crise au nord et la crise scolaire. Un commissariat à la promotion de la femme a été créé.
Le bilan fait état de 20 % de femmes dans le gouvernement, 9 % à l’Assemblée nationale, 11 % dans les ambassades et 14 % aux postes de conseillers techniques des ministères. Sur le plan économique, les femmes dans le secteur agricole représentent 75 % et 72 % dans le secteur alimentaire. La conférencière a déploré l’absence de masse critique de femmes dans les postes de décision. Au ministère de l’Education, sur 40 proviseurs, 2 sont femmes et il n’y a que 4 directrices de Cap sur 66. Au ministère de la Fonction publique, 66 % de postes de responsabilité reviennent aux femmes et 27 % au ministère de la Justice.
Manassa Danioko et Afoussatou Thiéro toutes deux magistrats ont parlé du statut juridique de la femme au Mali déterminé par le social et la religion. Le genre et l’équité sont deux concepts pris en compte par la Constitution de février 1992, qui s’engage à défendre les droits de la femme et de l’enfant. Le code du mariage et de la tutelle, le code pénal protègent davantage la femme dans son intégrité physique.
L’islam accorde une large place à la femme dans tous les domaines de la vie, a rappelé Adame Maïga, présidente du Fidama, une association islamique.
Le centre international de la presse qui avait fait salle comble a enregistré la présence des femmes qui ont marqué la lutte féminine du Mali de la période coloniale et sous la première République. Les doyennes Mme Sissoko Sira Diop, Mme Dembélé Bassata Djiré, Mme Tall Fatou Soucko, Adame Maïga ont effectué le déplacement au CICB pour témoigner leur engagement malgré leur état de santé et le poids des ans. La vieille garde a côtoyé les cadettes Manassa Danioko, Afoussatou Thiéro, Guindo Fatoumata Kéita, Cissé Oumou Ahmar Traoré, Sidibé Kati Sangaré, entre autres.
La modératrice de la cérémonie, Rokiatou Ba Touré a assuré la police des débats. Beaucoup d'intervenants ont salué la tenue de la journée riche en enseignements. D'autres ont salué l'initiative d'Adame Ba Konaré dont le discours sur la femme a charmé le public. Sa proposition sur la journée du 6 mars comme journée de communion dans les foyers a été favorablement accueillie.
Abdrahamane Dicko

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DROIT DE LA FEMME DE 1960 A 2010
La lutte continue !
Pour la jeune génération, des avancées significatives ont été faites dans l’amélioration des conditions de la femme malienne. Mais des efforts restent à faire.
Le 8 mars est l’occasion, pour les femmes du monde, de faire une rétrospective sur leurs conditions de vie. La présidente du Musée de la femme "Muso Kunda", Adame Ba Konaré, fervente défenseur de la condition féminine, en prélude à la célébration de la Journée internationale de la femme, a organisé, samedi après-midi, un atelier de réflexion sur "la problématique de la malienne de l’indépendance à nos jours".
C'était l'occasion pour les différentes générations de femmes du Mali post indépendant et indépendant de se rencontrer et d'éclairer le chemin de la jeune génération. La rencontre était présidée par Adame Ba Konaré elle-même en présence d’éminentes personnalités, de présidentes d’associations féminines et d’étudiants.
" Les aspirations des jeunes femmes", "regard rétrospectif des jeunes femmes sur le combat des aînés", "l’avenir pour les jeunes femmes", ont été abordés au cours d’un atelier par la "génération de jeunes femmes qui songent à relever le combat des aînés".
Les 2es panélistes avaient pour noms : Mme Mariam Dembélé, Mme Guindo Fatou Kéita et Mme Oumou Ahmar Cissé. Pour les aînés, la génération de jeunes femmes est en train d’assurer la relève parce que "l’espoir est permis".
" Les aspirations des jeunes femmes" a été développé par Mme Mariam Dembélé. Elle a brossé la situation des aides ménagères communément appelé "bonnes". Elle a permis à l’assistance d’avoir une meilleure connaissance des causes justificatives du travail des "petites filles", qui sont surtout la pauvreté et le manque d’éducation. Cependant, à l’en croire, ces facteurs ne doivent constituer une excuse pour disculper ni les parents, ni les employeurs.
Elle a déploré l’exploitation des aides ménagères par des employeurs peu scrupuleux, car elles sont bien souvent très peu respectées, considérées et traitées comme des "bonnes à tout faire et non comme des aides ménagères. Elles sont également sous-payées, avec un salaire mensuel moyen dérisoire".
Le 6 mars comme journée de communion
Pour Mariam Dembélé, cette situation demande à être améliorée. Il s’agira de professionnaliser ces jeunes filles en leur offrant une formation qui leur permettra de se spécialiser comme aide ménagère, gouvernante ou cuisinière.
Pour sa part, Oumou Ahmar a ressorti les efforts de la lutte des femmes qui ont conduit à l’amélioration des conditions de vie des femmes dans différents secteurs d’activités. Pour elle, depuis Beijing+15 des avancées ont été signalées dans le domaine de la réduction de la pauvreté de la création d’emplois et de l’octroi de logements pour la mère nourricière.
Cependant, a-t-elle dit, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. La jeune femme malienne butte à des obstacles et ses besoins tardent à être satisfaits. Pour elle, la solution aux problèmes des femmes passe nécessairement par la multiplication des cadres d’échanges avec les aînées.
Après avoir souligné le combat noble des aînées, Mme Guindo Fatou Kéita a parlé de la nécessité d’assurer la relève. Et d’évoquer les difficultés à surmonter. Elle a appelé à une prise de conscience, seul facteur du changement. Et d'inviter la jeune femme à construire des projets d’avenir, car "la lutte reste encore longue".
Dans son intervention la présidente fondatrice de "Muso Kunda", Adame Ba Konaré, a fait un aperçu sur les valeurs féminines et l’image de la Malienne.
Ce qui a surtout retenu l’attention des participants, c’est sa proposition de célébrer le 6 mars comme "journée de la communion" au sein de la famille. Elle a lancé un appel à tous afin que cette journée soit institutionnalisée. Mme Adama Maïga et Mme Fatou Soucko Tall sont revenues sur "les valeurs féminines selon la religion musulmane". De la même manière que les grandes démocraties réclament l’amélioration des conditions de la femme, l’islam aussi n'en fait pas moins. "Tous les droits réclamés par la femme sont prônés par le Saint Coran", ont témoigné les aînées.
Amadou Sidibé

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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
Femme, alphabétisation et éducation non formelle
Placée sous la présidence de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, cette journée, le 6 mars dernier, a été un moment idéal de réflexion sur les progrès réalisés et les défis à relever.
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, les femmes burkinabés au Mali ont choisi le 6 mars pour fêter avec leurs sœurs du Mali et permettre à celles qui travaillent le 8 mars de commémorer avec elles.
Cette année, le Burkina Faso a choisi comme thème national : "Femme, alphabétisation et éducation non formelle". A travers ce thème, les femmes du Faso engagent une nouvelle lutte pour la promotion des droits de la femme et la protection de la jeune fille, avec la ferme conviction que cette lutte aboutira.
Aucun pays ne peut se développer sans la participation des femmes. Quelle que soit l’activité menée, les femmes burkinabé, qui constituent 52 % de la population, sont au centre du développement, elles participent à tous les niveaux aux programmes de développement du Faso.
Les lois et décrets ont permis de nos jours la mise en œuvre d’un programme en faveur de l’éducation, de la formation, de la scolarisation et de l’alphabétisation de la femme et de la jeune fille et aussi pour lutter contre la discrimination et l’excision. Ainsi une loi sur les quotas au niveau des postes électifs a été adoptée par l’Assemblée nationale dont la mise en application a permis à au moins à trente femmes sur cent de défendre la cause des femmes à tous les niveaux de prise de décision.
Représentant le ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille du Burkina Faso, Mme Clémentine, dira que la femme burkinabé est plus que jamais déterminée à gagner la lutte déjà engagée dans le cadre de la promotion de la femme. "Nous ne pourrons pas gagner cette lutte sans que nous ne soyons ensemble, car seules on ne pourra pas. Nous recherchons la victoire du développement, de la liberté et du progrès".
Pour la représentante des femmes burkinabés au Mali, la journée internationale de la femme est l’occasion de se retrouver pour favoriser un meilleur brassage des différentes composantes et offrir aux enfants l’opportunité de se ressourcer dans la culture de leurs pays.
Anne-Marie Kéita

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NOTE ZERO
Au DG des douanes
" Chassez le naturel, il revient au galop". La sentence, décidément sied au directeur général des douanes. On pouvait penser que sa traversée du désert à la suite d’affaires pas très catholiques allait lui ouvrir les yeux et donc qu’il allait se tenir droit dans ses bottes de soldat de l’économie.
Malheureusement, le retour de l’homme aux affaires risque de n’être que l’une des multiples expérimentations hasardeuses qui sont devenues monnaies courantes dans la République de "bè bi babolo" (pour que nul n’en ignore, nous fêtons ce lundi le 2e anniversaire de la célèbre boutade du 8 mars 2008 !)
Le colonel en chef réhabilité des gabelous est devenu le bienfaiteur de la camarilla locale. Bienfaiteur ? C’est plutôt du donnant-donnant, c’est-à-dire un système qui permet à chacun des protagonistes de se sucrer sur le dos du peuple malien (l’assurance de la prospérité pour les uns et le maintien en poste pour l’autre).
Tantôt, il applique la réglementation douanière comme il se doit au nom de l’impératif de renflouement des caisses de l’Etat tant qu’il s’agit des usagers de ses services qui n’ont pas accès aux salons feutrés de la République. Tantôt, il fait mine de ne pas voir les pratiques de la mafia qui l’enferre aujourd’hui et l’enterrera sûrement demain.
Alors que des opérateurs économiques qui n’ont pas les bras longs, déboursent au minimum plus d’un million de F CFA de bakchich pour un container 40 pieds, leurs concurrents "haut placés", semble-t-il, fixent eux-mêmes les droits qu’ils doivent payer à l’Etat, mais qui ne reflètent aucunement la réalité.
Ainsi, le DG des douanes, qui devait être une sorte de garant de la concurrence loyale manque son engagement à assainir l’économie nationale. Il a été nommé pour lutter aussi contre la contrebande, mais l’introduction frauduleuse de marchandises se porte mieux aujourd’hui plus qu’hier ; les marchés sont inondés de toutes sortes de produits au détriment de la santé publique.
Repu du sang des innocents, sucés jusqu’à la moelle des os, il instruit à ses agents de donner une partie de leur liquide vital au CNTS. Une bonté calculée ? Aux douanes, on essaye chaque fois tant que faire se peut de se donner bonne conscience quand le menu fretin est arrêté en possession d’armes ou de drogues et exhibé. Mais quel sort réserve-t-on au juste aux marchandises prohibées ? C’est la loi du silence.
On voulait un Zorro, redresseur des torts, voilà le "z-héros".
Bayer

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OFFICE DU NIGER
Le PDG remet les pendules à l'heure
Le nouveau PDG de l'Office du Niger a bouclé la semaine dernière par la zone du Macina sa tournée de prise de contact en partageant avec les producteurs et l'encadrement technique sa vision de développement qu'il veut imprimer au géant agro-industriel de l'Afrique de l'Ouest.

Macina, Kolongotomo, M'bewani, Markala : les deux jours d'un périple entamé le 2 mars ont permis au nouveau PDG de l'Office du Niger, Kassoum Dénon de retrouver son terrain de prédilection. Maintes fois annoncée et reportée pour des impératifs de calendrier, cette visite de prise de contact du PDG de l'Office du Niger avec les exploitants agricoles et l'encadrement technique marque la fin de la série de tournée qui l'avait conduit à Kouroumari (Diabaly) et Niono les 12 et 13 janvier derniers. Cela conformément à une tradition qui veut que le PDG rentrant parte à la rencontre de ceux avec qui il est appelé à travailler.
Tout comme à sa première sortie, il s'agissait à la fois pour Kassoum Dénon de prendre langue avec les exploitants agricoles, le personnel de l'encadrement technique et de proposer la vision de développement qu'il entend imprimer à l'Office du Niger. Eclair a été le passage à Macina où une visite de courtoisie a été rendue aux autorités politico-administratives auprès de qui le PDG était venu chercher soutien.
" Je suis venu chercher votre soutien et me confier à vous. Nous sommes venus pour juste faire de petits réglages. Ma porte est ouverte pour un développement intégré de la zone. C'est d'ailleurs ce qui justifie la création du secrétariat d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de l'Office du Niger. Personne ne sera mis à la périphérie. Je veux aller avec tout le monde", a-t-il expliqué.
Très vite les débats se sont transportés à Kolongotomo non loin de là où le PDG de l'Office du Niger a rencontré les producteurs pour leur expliquer les quatre piliers qui constitueront l'ossature de ses nouvelles fonctions. Il s'agi de la confiance entre les hommes, le respect de la hiérarchie, la loyauté et l'équité. Venu pour mettre tout le monde ensemble et gagner en équipe, Kassoum Dénon persuadé du poids de l'Office du Niger dans l'atteinte de la sécurité alimentaire et de l'espoir que les uns et les autres placent en l'entreprise agricole, a affirmé que "si l'Office du Niger tousse c'est tout le Mali qui éternue".
D'où son appel aux producteurs à donner le meilleur d'eux-mêmes pour non seulement assurer à notre pays sa souveraineté alimentaire mais aussi pour faire de lui une puissance exportatrice de céréales. L'homme de terrain ne va pas se contenter de rapports des missionnaires encore moins rester entre les quatre mûrs du bureau. Il entend parcourir tous les casiers pour constater de visu les atouts et les insuffisances, car le contrat de l'objectif d'efficacité passe par là.
Des efforts à faire
Mais s'il y a quelque chose qui a froissé le nouveau PDG l'Office du Niger, c'est bien la lenteur dans le paiement de la redevance eau. A Kolongotomo, sur les 18 000 ha seulement 18 % de la redevance eau ont été payés. Le visiteur n'a pas perdu pourtant totalement espoir d'autant plus que les producteurs disposent jusqu'au 31 mars pour se manifester. "Je ne suis pas satisfait du rythme de paiement de la redevance eau. D'où je viens, ce n'était pas comme ça. C'est les paysans eux-mêmes qui venaient faire leur versement. Mais j'ai bon espoir que d'ici le 31 mars, vous allez vous acquitter".
A la rencontre avec l'encadrement technique dans l'après-midi, le PDG est revenu sur les mêmes principes qu'il a développés avec les producteurs ; à savoir : l'instauration de la confiance, le respect de la hiérarchie, la loyauté et l'équité. L'autre condition sur laquelle il a insisté, c'est le fait d'aller au-delà des querelles d'occupation des postes. "Essayons de montrer d'autres facettes. Je veux travailler avec tout le monde sans exclusive. Je suis venu pour mettre les gens ensemble pour qu'on gagne".
Mercredi à M'bewani où il s'est livré au même exercice, le PDG n'a pas mâché ses mots. Il est revenu sur ses principes de travail fondés sur la confiance, le respect, la loyauté et l'équité. Avec l'encadrement technique à Markala, Kassoum Dénon a déclaré qu'il est venu à l'Office du Niger pour construire une famille. "Je suis venu à l'Office pour que personne ne se sente à la périphérie. Que chacun occupe avantageusement et sérieusement sa place. Qu'on arrive à bannir les clivages".
Tout comme à Kolongotomo, le visiteur n'était pas non plus satisfait à M'bewani du niveau de paiement de la redevance eau. Il est de l'ordre de 26 %. A toutes les étapes, les problèmes soulevés par les producteurs ont trait au manque de formation, au sous-équipement...
Le PDG, qui a mis sa visite à profit pour faire escale dans des champs de contre-saison et visité des chantiers de Malibya dont les travaux sont exécutés à 95 %, s'est engagé à examiner tous les problèmes administratifs et techniques. Les producteurs aussi bien que l'encadrement technique ont pris l'engagement de souscrire entièrement aux principes directeurs de travail.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

L'O. N. ne sera pas démantelé
Sans vouloir faire le procès de qui que ce soit, le PDG de l'Office du Niger s'est montré intransigeant sur certaines questions. Il en est ainsi de la présence de certains projets dans la zone en l'absence de toute observation des règles en la matière. "Nous n'empêcherons pas les projets et autres ONG à venir mais encore faudrait-il qu'ils s'inscrivent dans notre logique et dans notre vision parce qu'ils viennent renforcer ce que nous sommes en train de faire". Et M. Dénon d'inviter les cadres de l'ON à occuper le terrain et à s'imposer par leur savoir-faire. Sans quoi, a-t-il argumenté, "l'ON est en train de patiner".
M. D.

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LA DIPLOMATIE MALIENNE A L'EPREUVE
Un one Moctar show
Le monologue du solennel ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a laissé bien de diplomates pantois.
Mercredi, le 3 mars 2010, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Moctar Ouane, magistral, les lunettes d’intello bien posées, a tenu un speech de quelques minutes devant les diplomates accrédités au Mali. But de l’exercice de relations publiques et de rattrapage de couacs : expliquer aux plénipotentiaires et autres grandes oreilles, la position du Mali dans ce qui sera, fatalement un jour, le scandale de la libération clandestine de quatre redoutables terroristes et par ricochet, l’élargissement du nébuleux otage français Pierre Camatte.
De prime abord et puisqu’on accuse sans cesse les journalistes de chercher la petite bête immonde, saluons l’initiative de son excellence. Moctar Ouane a eu, contrairement à la majorité des ministres de ce gouvernement, le courage de faire face à la musique. Il ne s’est pas défilé. Il a le bagout et la culture pour se défendre. Et comme on ne le voit quasiment jamais dans le club des bouffons diarrhéiques, des laudateurs et glorificateurs à fesses serrées et à peine lettrés, on ne peut que saluer son désir de transparence. Fin de la distribution de carottes !
Avant d’en venir au bide que fut cette intervention du point de vue contenu, commençons par l’analyse des expressions corporelles des diplomates présents. Elles en disent plus long que les commentaires qui nous parviendront ultérieurement. Pendant que le ministre prononçait son discours, on pouvait voir clairement des diplomates… en récréation, en tout cas très peu intéressés. Il y avait trois groupes de deux qui causaient, chuchotaient ou se faisaient des clins d’œil ; un autre cherchait frénétiquement un stylo dans ses poches ; une regardait le plafond probablement à la recherche d’air frais ; une autre esquissait un sourire narquois ; deux diplomates de type arabe jetaient un coup à leur montre aux cinq secondes…
Il n’y avait absolument rien de solennel dans la salle. Et pour cause ! Tous les diplomates présents savaient que Moctar Ouane se livrait à une piteuse contorsion pour légitimer une décision d’Etat qui ne pourrait l’être. Leur attitude seulement explique tout.
Moctar Ouane est un bon soldat. Mais le meilleur commando du monde ne peut aller à l’assaut d’une forteresse avec un coutelas comme arme. Et les armes du commando Ouane, ce sont les faits. Or, les faits sont clairs et connus de tous : Le Mali a pris la terrible décision d’élargir quatre terroristes pour sauver la vie de Pierre Camatte, un retraité français dont la vie à Menaka et ailleurs est l’objet de spéculations.
Le Mali n’a pas respecté sa signature apposée sur les accords d’entraide judiciaire signés avec la Mauritanie en 1963 et l’Algérie en 1983. Le Mali qui a alpagué ces terroristes depuis avril 2009 a préféré les embastiller sur son territoire au lieu de les remettre à leur pays illico presto. Si, comme l’a dit ATT, cette affaire ne nous "regarde pas", il fallait rendre ces prédateurs à leur pays sans attendre.
Moctar Ouane a éludé des questions importantes : Pourquoi des terroristes avérés, des individus qui ont les mains tachées de sang humain en Algérie et en Mauritanie, sont traduits devant un simple tribunal de première instance, comme des chapardeurs de poulet ou des ivrognes sur la voie publique ? Comment ont-ils pu échapper à la Cour d’assises ? Quelles étaient les motivations de ce jugement à une heure où les poules n’étaient pas encore réveillées ?
Pourquoi le Mali a-t-il créé des "canaux de communication" avec des preneurs d’otage alors que le Niger, l’Algérie et la Mauritanie, refusent catégoriquement de céder à cette forme de chantage ? Pourquoi, Mister Ouane, chaque fois qu’un otage est pris quelque part dans la bande sahélo-saharienne, c’est au Mali que les ravisseurs viennent se planquer et entament les pourparlers pour recevoir leur argent facile et leur impunité ? Mister Ouane, votre chef a dit qu’il ne veut pas et ne peut pas jouer les "durs" juste par principe et laisser Pierre Camatte mourir, n’est-ce pas la seule explication : le Mali n’a pas osé faire face à la France et a craqué ? Mister Ouane, entre l’Algérie et la Mauritanie d’un côté et la France de l’autre, qu’avez-vous choisi ?
La récrimination du Moctar Ouane sur le refus des pays invités à la Conférence sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne, relève de la tartufferie. Pour organiser une telle conférence et Ouane le sait très bien, un pays doit d’abord démontrer sa détermination et son leadership dans la lutte contre le terrorisme. Peut-on dire que le Mali est à la pointe dans ce domaine ? Certes, non ! Les services secrets maliens n’ont pas une réputation d’intransigeance face à ce genre de prisonniers. Or, nonobstant le baratin sur les droits de l’Homme et le respect de conventions internationales, le traitement des terroristes avérés pris dans les mailles des filets doit être impitoyable.
Il faut être sans concession et sans faiblesse avec ce genre d’individus. Je pense que le Mali doit réviser sa politique sécuritaire de fond en comble. Mettre patiemment en œuvre un rouleau compresseur qui finira par broyer jusqu’aux os les bandes criminelles. Il faut une justice implacable et pas celle que Moctar Ouane appelle, sans hoquet, "indépendante". Le Mali doit former ses hommes de l’ombre à devenir des épouvantails pour les criminels transfrontaliers.
Il est impossible de gérer une nation chargée de tant d’histoire et de mémoire avec des sentiments et de la compassion quand sa survie, ses fondements même sont menacés par des gens qui n’ont foi en rien et n’ont même pas peur de Dieu. Bref, désolé ATT, mais il faut être "dur" envers les criminels, les gens sans honneur et sans dignité qui veulent faire du Nord-Mali leur Far West. C’est à ce prix que la Mali sera respecté, c’est à ce prix de Moctar Ouane ne passera pas pour un clown devant des diplomates étrangers.
Ousmane Sow
(journaliste, Montréal)

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SNESUP
Grève illimitée en vue
Aux dernières nouvelles, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) exige la délocalisation des négociations jusque-là menées au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
A l’issue de la grève de 48 h qu’il a observée les 2 et 3 mars 2010, le comité exécutif national du Snesup affirme n’avoir pas eu satisfaction. La preuve, il a déposé le 1er mars 2010 un nouveau préavis de grève et menace cette fois-ci de débrayer pour 72 h du 16 au 18 mars 2010.
Pis, dans son préavis le Snesup renchérit : "Si à l’issue des 72 h, les points de revendications ne sont pas satisfaits, la grève prend automatiquement un caractère illimité".
Selon le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé, le ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat a émis le souhait de relancer les négociations dans une correspondance qu’il leur a adressée le vendredi 5 mars. Dans cette correspondance, l’expéditeur, dit-il, demande aux grévistes d’envoyer les noms des représentants des syndicalistes pour la mise en place d’une commission de négociation.
Mais, le Snesup qui ne souhaite plus que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique prenne les commandes des négociations, exige la délocalisation pure et simple de celles-ci.
" Nous avons reçu également une correspondance de notre ministère de tutelle nous conviant à une rencontre sur l’état des lieux de sa collaboration avec notre syndicat. Nous avons répondu pour décliner cette invitation, car c’est pour nous distraire et nous voulons des actions concrètes", ajoute le secrétaire général du Snesup.
Les rapports de collaboration sont désormais détériorés entre les autorités en charge de l’enseignement supérieur et les enseignants qui se disent être victimes de menaces d’un des chargés de mission du département.
Il faut rappeler que les revendications des enseignants tournent autour de quatre points. Il s’agit de l’alignement des salaires des enseignants de l’enseignement supérieur et des chercheurs de l’éducation sur ceux de leurs homologues de la sous-région, la mise en place de la nouvelle hiérarchie (assistant, attaché de recherche, maître de conférence, maître de recherche, professeur, directeur de recherche).
Les grévistes réclament aussi l’augmentation du taux de l’heure supplémentaire dans l’enseignement supérieur et l’intégration des contractuels à la fonction publique de l’Etat.
Amadou Waïgalo

IHEIRAB adhère
La famille du Snesup s’agrandit. Le mercredi 3 mars 2010 le comité Snesup de l’Institut des hautes études islamiques et de recherche Ahmed Baba (IHEIRAB) a été mis en place sous la supervision du secrétaire général du comité exécutif national, Dr. Abdou Mallé. Cette nouvelle adhésion qui porte le nombre de comités Snesup à 15 constitue, aux yeux de Dr. Mallé, un acquis et surtout un renforcement de sa capacité à mobiliser et à faire ressentir davantage les actions de son regroupement.
A. W.

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