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2010

Mois de mars

Les Echos du 02 mars

 

ATT SUR AFRICA 24 A PROPOS DU 3e MANDAT
"Ç a me fait mal qu’on n’ait pas confiance en moi"
Le président de la République Amadou Toumani Touré a réaffirmé au cours d’une émission télévisée sur la chaîne "Africa 24" qu’il quittera le pouvoir en 2012. Et de regretter que certains ne lui fassent pas confiance.
L’émission "Face à vous" d’Africa 24 avait pour invité le dimanche 28 février 2010, le chef de l’Etat malien Amadou Toumani Touré. ATT a fait le tour d’horizon de l’actualité de la sous-région : le coup d’Etat au Niger, la Guinée, l’affaire des terroristes et la question de 3e mandat au Mali ont été les sujets évoqués.
On a vu un ATT en colère lorsque le journaliste a voulu savoir s’il va changer la Constitution malienne et se représenter à nouveau pour son 3e mandat. "Ça me fait mal qu’on doute de moi. Ça me fait mal que certains n’ont d’autres points que de me dire si je quitte. Ça me fait mal que certains soient pressés que je parte le plus tôt possible, ça me fait mal qu’on ne me fasse pas confiance", a martelé le chef de l’Etat. Pour ATT, cette question de 3e mandat et de changement de Constitution (article 30) n’est pas à l’ordre du jour au Mali et ne se posera pas.
ATT a réaffirmé sa détermination à quitter le pouvoir comme l’a fait son prédécesseur Alpha Oumar Konaré. Se prononçant sur un probable successeur, le chef de l’Etat a botté en touche, assénant un "je ne connais pas de candidat". L'amère saveur de l'après-pouvoir.
A. S.

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TRAVAILLEURS EN DETRESSE DE L'HUICOMA
" Huicomabougou" comme du temps de l’esclavage
Licenciement, emprisonnement illégal, non-paiement des droits, violation de toute réglementation du cadre de travail en vigueur au Mali sont, entre autres griefs, reprochés à Tomota par la Commission des travailleurs de l'Huicoma. Aujourd’hui à Huicomabougou (Bourse du travail) les conditions de vie vont de mal en pis.
Plus les jours passent, plus les travailleurs de Huicoma, qui squattent la Bourse du travail, souffrent le martyre. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. A "Huicomabougou", c’est la désolation et la consternation. Les commentaires fusent de partout sur le contenu du plan social que le repreneur s’est mis à violer avec la "complicité de l’Etat". Ne sachant de quoi demain sera fait, des travailleurs affirment néanmoins leur volonté de ne pas baisser les bras.
Le Groupe Tomota, en acquérant 84,13 % des actions de l’Etat, s’est engagé à respecter un cahier de charges, à réaliser des investissements prévus dans son offre technique et à mettre en place un plan social dans les 60 jours qui suivent la date de transfert des actions qui a eu lieu le 2 juin 2005. Pour la Commission des travailleurs de Huicoma, le repreneur ne pouvait licencier aucun travailleur pendant 18 mois "sauf pour faute lourde".
En conservant 12 % du capital social en vue de veiller au respect des engagements par le repreneur, un comité de suivi sur place. Qu’a fait l’Etat de cette commission, s’interroge Bakary Berté, président de la Commission des travailleurs de Huicoma. Rien de tout cela. "Elle n’a pas fonctionné et cela a eu pour conséquence l’absence de tout contrôle par l’Etat par rapport à l’application du protocole d’accord de cession signé avec le groupe Tomota".
Le protocole d’accord indiquait qu’en cas d’inexécution du plan social dans le délai contractuel, le Groupe Tomota supporterait des pénalités représentant 10 % de la masse salariale annuelle par mois de retard qui devait servir à le payer. Le repreneur, dit M. Berté, a mis 24 mois sans s’exécuter.
Aujourd’hui à "Huicomabougou", chacun des travailleurs peut citer les violations que le repreneur a commises. A la Bourse du travail, ces manquements sont qualifiés de crimes. Assises sur des nattes trouées qui leur servent de couchettes de nuit, A. D. et plusieurs de ses camarades, qui ne décolèrent pas contre Tomota le peignent en noir.
Californie sans la loi
A Koulikoro, en septembre 2005, les travailleurs ont réclamé la mise en place du plan social, mouvement suivi d'une grève de 72 h. 293 d'entre eux ont été licenciés. "Ce fut le début d’une crise entre le nouvel acquéreur et les travailleurs", disent-elles.
" Tomota a fait arrêter et emprisonner à Koulikoro, en violation de toute réglementation du cadre de travail en vigueur en République du Mali, 31 syndicalistes, délégués du personnel et des travailleurs suppléants pour fait de grève en 2006 alors qu’ils réclamaient une gestion saine de Huicoma et une application du plan social. Certains avaient été emprisonnés, relâchés puis licenciés sans droit".
Toujours selon "Huicomabougou", faisant fi de toute législation, Tomota a licencié 401 travailleurs pour manque de matière première. "Au même moment, il exportait plusieurs milliers de tonnes de coton graine fournies par la CMDT". Selon les travailleurs, ce ne sont pas les médiations du ministre de tutelle qui ont fait fléchir Tomota.
" En plus du non-paiement des salaires, les cotisations INPS ne sont plus versées entraînant l’arrêt des prestations de cette structure (soins, allocations familiales et autres prestations). A cela, "il faut ajouter la non-r gularisation en activité dans les différentes unités de production".
Pour M. Berté, la solution au problème de Huicoma est entre les mains du président de la république. "C’est ATT seul qui a la clef de notre problème", conclut notre interlocuteur.
Amadou Sidibé

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SUCRE
L’épée de Damoclès sur des grossistes
Le jumelage du sucre produit par Sukala à celui importé donne du fil à retordre à des grossistes qui ne parviennent pas à respecter le cahier des charges. A ce rythme, la crise du sucre ne fera que persister.
Pour faire face à la pénurie de sucre au niveau national, dont la crise sur le marché international a commencé depuis le ramadan de 2009, le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce a adopté une batterie de mesures. Parmi celles-ci, la dé-monopolisation avec l’élargissement de son importation à 4 nouveaux opérateurs. Aux traditionnels grossistes de sucre que sont Bakoré Sylla de GGB, Amadou Djigué, Modibo Kéita de GDCM et Abdoulaye Niang se sont ajoutés Sodima-SA d'Oumar Niangadou dit Petit Barou, SMA-SA de Ben Moctar, Société Sacko et Somayaf.
Sur la base de cette nouvelle carte de grossistes, un cahier de charges a été établi avec comme base : le jumelage de la production de sucre local (Sukala-SA) au sucre importé. La condition d’octroi de licence d’importation de sucre exonéré de la taxe conjoncturelle d’importation (TCI) est liée au respect du cahier de charges.
Cette mesure de jumelage, expliqué à la conférence de presse du ministère du Commerce en début février 2010, a permis de repartir les 36 000 tonnes de Sukala entre les 8 importateurs. Dans le cadre du jumelage, 11 000 tonnes a été attribuée à GDCM et GGB, 3500 tonnes à Djigué-SA et Abdoulaye Niang, 3000 tonnes à Sodima et SMA et 500 tonnes à la Société Sacko et Somayaf. Ceci est considéré comme une aubaine d’autant plus que le sucre de Sukala est plus compétitif du point de vue prix que le sucre importé.
Le cahier de charges est soumis à une évaluation mensuelle faite sur le quota mensuel que chaque opérateur doit importer. Toute défaillance est sanctionnée par le retrait de l’opérateur fautif du jumelage et le rajout de son quota à celui qui a pu honorer ses engagements. Au bilan établi par le ministère du Commerce sur les mois de décembre 2009 et janvier 2010, seul GGB-SA a pu importer la totalité de son quota et était même déclaré en avance.
De source proche du ministère du Commerce, à part ce même opérateur économique, le cahier de charge portant jumelage du sucre produit par Sukala au sucre importé n’est pas bien respecté. Ce qui joue sur le ravitaillement correct du marché.
La hausse de prix du sucre est imputée à des commerçants détaillants, qui n’appliquent pas le protocole d’accord signé par les grossistes. Ces derniers vendent le kilo à 480 F CFA aux détaillants qui doivent le céder à 500 F CFA. Ce prix est valable jusqu’au 31 mars 2010 selon le protocole d’accord.
Abdrahamane Dicko

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NORD-MALI
Fallait-il sauver le "soldat" Camatte
A quel pragmatisme correspond le choix du président Amadou Toumani Touré de libérer quatre terroristes d’AQMI en échange de Pierre Camatte ?
En pleine nuit, à seulement quelques heures de préavis, Nicolas 1er, roi de France et de Navarre, suzerain des Tropiques et puissant chef d’orchestre des ex-colonies a débarqué à Bamako, avec la ferme intention de boucler dans ses valises, M. Peter alias Pierre Camatte, ex-otage aux mains d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI).
Avant lui, son tonitruant chef de la diplomatie, l’ancien socialiste devenu griot du sarkozysme a fait deux visites d’admonestation au palais de Koulouba. Le message de Paris ne souffrait d’aucune ambiguïté : peu importe les chefs d’inculpation retenus contre les terroristes, la vie d’un retraité français transcende toutes les considérations. En langage peu diplomatique : faites ce qu’on vous demande de faire et vous vous débrouillerez plus tard avec vos bandits transnationaux et vos voisins en colère.
Je ne reviendrai pas longuement sur l’identité réelle de ce Peter qui se fait appeler Pierre. Des informations fragmentaires laissent cependant croire que son histoire d’association de lutte contre le paludisme est une fumisterie. D’ailleurs, quelle est la prévalence de la malaria à Ménaka ? Quelles sont les compétences du sieur Camatte en médecine tropicale ? Etait-ce simplement une couverture honorable pour jouer des rôles plus obscurs et inavouables ? Quelle était la raison principale de l’acharnement des autorités françaises à sauver particulièrement ce bonhomme alors que d’autres fils de Marianne croupissent entre quatre murs ailleurs ?
Comme l’a souligné mon confrère Abdou Majid Thiam, nous n’aurons probablement jamais assez de réponses satisfaisantes à ces questions puisque le président ATT l’a dit et répété, c’est une affaire qui ne nous "regarde pas". Cependant, un des principes fondateurs des relations internationales est le bon voisinage. ATT avait une équation à la fois simple et complexe à résoudre et la décision à prendre devait d’abord et avant tout concerner les intérêts supérieurs du Mali.
D’un côté, nous avons l’Algérie, le plus puissant et le plus redoutable de tous nos voisins et la Mauritanie, qui affirme de plus en plus son intransigeance face aux Salafistes et autres bandits narcotrafiquants qui veulent faire de la bande sahélo-saharienne une zone de non-droit. L’Algérie et la Mauritanie souffrent quotidiennement du terrorisme aveugle, sauvage et naturellement sans idéologie claire des fanatiques du sang qui écument la zone. Il est clair qu’aucune considération religieuse n’entre dans la ligne d’action d’AQMI. Ce sont des bandits, des fripouilles, des paresseux habitués à l’argent facile et aux noces éphémères.
Scénario du pire
Selon les informations obtenues, dès la capture de ces hommes, l’Algérie avait réclamé ses deux ressortissants et la Mauritanie le sien. Il ne restait donc que le Burkinabé. Alors, question : Pourquoi le Mali ne s’est pas précipité à les expédier dans leur bled ? Y avait-il les négociateurs de rançon en embuscade qui attendaient leur gain. Si le Mali avait simplement appliqué les conventions d’extradition ou d’entraide, ATT n’aurait pas eu ce dilemme.
La complexité de l’équation vient du fait qu’aujourd’hui, personne ne peut mesurer exactement les éventuelles conséquences de la décision présidentielle. Nos deux voisins ont rappelé leur ambassadeur à Bamako. Alger s’est retiré de l’Accord éponyme. ATT a fait le choix de la France et des "relations d’amitié" avec l’ancienne puissance coloniale.
Et pourtant, la question taraude bien des esprits qui n’osent pas encore avouer clairement : et si Alger et Nouakchott, blessés par le "mépris" de Bamako, décident de jouer solo dans notre Septentrion ? Autrement dit, et si les deux alimentent leurs propres réseaux militaires ou miliciens dans cette partie du Mali ?
De manière crue, avons-nous les moyens de faire face à des mouvements entraînés, armés et soutenus par Alger et Nouakchott et obéissant directement à ces pouvoirs, chargés de faire la traque sur le territoire malien et de mettre à genoux Koulouba dans un court espace de temps ? Avons-nous les moyens militaires et humains de faire face à des rébellions éclatées, éparses, extrêmement mobiles et d’une force de frappe affreuse ? Tous les Maliens devraient y réfléchir.
Je pense honnêtement que la France, malgré ses moyens militaires, ne viendra jamais épauler nos forces armées et de sécurité sur le terrain. Elle se contentera d’expédier des "instructeurs" qui resteront bien calés dans des bureaux climatisés à Bamako ou Gao. Reste la manne financière de Paris qui, depuis l’indépendance, est supposée aider le Mali à se développer… avec les résultats que l’on connaît.
En somme, dans cette affaire, la vision politique et le réalisme ont manqué du début à la fin. Il y a eu défaillance au niveau des services de renseignements pour connaître les activités exactes de ce Pierre Camatte. Dans un contexte aussi tendu que la situation au "Nord du Mali" il y a des individus qui, de par leur choix de visite ou d’installation, devraient faire l’objet d’une enquête discrète mais sérieuse et efficace. Et aussi, au lieu de s’acharner à prolonger l’agonie du vieux paternalisme colonial, le Mali doit bâtir des relations solides avec des voisins qui, d’un acte administratif comme la fermeture des frontières, peuvent plonger tout le Nord du Mali dans la famine. Et là, les sacs de riz de Bernard Kouchner ne serviront à rien.
Ousmane Sow
(journaliste, Montréal)

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LIBERATION DE PIERRE CAMATTE
L’origine d’une crise diplomatique
La relaxation par le Mali de quatre terroristes dont Al-Qaïda exigeait la libération contre celle de l’otage français Pierre Camatte, a provoqué une crise diplomatique entre le Mali et ses voisins mauritanien et algérien.
De mémoire de Malien, jamais une brouille avec nos voisins n’est allée jusqu’à un incident diplomatique. L’affaire de la libération de Pierre Camatte suite à un ultimatum de la branche Al-Qaida et une pression de l’Etat français a, selon les observateurs, exposé le laxisme de nos autorités dans la gestion de l’insécurité, principalement dans le Nord du pays. Fâchés par les circonstances de la libération de l’otage français intervenue au terme d’une pression de l’Elysée, Alger et Nouakchott ont rappelé leurs ambassadeurs.
En effet, la Mauritanie et l’Algérie ont qualifié, dans une déclaration, la décision du Mali d’acte "inamical". Pour un professeur de droit international à la Faculté des sciences juridiques et politique (FSJP) rappeler un ambassadeur est pour chaque pays un acte de souveraineté.
" Il appartient à la souveraineté de chaque nation de rappeler son ambassadeur", explique notre spécialiste de droit international. Selon lui, les pays rappellent leur ambassadeur en mission pour généralement manifester leur mécontentement vis-à-vis des pays d’accréditation en cas de divergence de vue.
Pour le cas précis du Mali, notre interlocuteur pense que la Mauritanie et l’Algérie estiment que notre pays a cédé au "chantage". Or, dit-il, les autorités algériennes et mauritaniennes qui ont une responsabilité avérée dans la lutte contre l’insécurité dans le Sahara, croient que la procédure de libération de Pierre Camatte est en contradiction avec les accords en matière de coopération judiciaire et de coordination sécuritaire signés par Nouakchott et Bamako.
" Pourquoi accorder ce privilège à la France. Il y a eu une très mauvaise négociation dans cette affaire", regrette notre professeur. Et de s’interroger : "La France était où quand les terroristes avaient séquestré d’autres nationalités dont certains ont même été exécutés ? Cela signifie-t-il que ces vies n’avaient pas d’importance aux yeux des Français ?".
Après le dénouement de la prise d’otage de Pierre Camatte que la France qualifie déjà d’heureux, le Mali doit maintenant faire face à la crise diplomatique.
Conséquence du choix de Koulouba : l’Algérie s'est retirée de l'Accord d’Alger signée sous son égide en mai 2006 entre le gouvernement du Mali et l'Alliance pour le changement du 23-Mai après une série d'attaques qui avaient endeuillé le Nord du Mali. Un coup dur dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace sahélo-saharienne.
Amadou Waïgalo

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HUMEUR
Monologue présidentiel
En visite officielle de 4 jours au Mali, le président de Guinée par intérim est retourné avec le sentiment d’un aîné qui a le don de se faire voir.
Pays frères et amis, la République de Guinée et le Mali sont comme deux poumons dans un corps, comme se plaisait à dire le premier président guinéen Ahmed Sékou Touré (paix à son âme).
Le président par intérim de Guinée, le général Sékouba Konaté a magnifié cette coopération séculaire entre nos deux pays par une visite d’Etat de 4 jours à Bamako. Le président guinéen dont le pays cherche ses marques en matière de démocratie, était venu s’inspirer de notre modèle démocratique et surtout de son aîné ATT, qui a su prendre le pouvoir en 1991 avant de le remettre à un président démocratiquement élu.
Si le séjour malien a été riche en enseignements pour la délégation présidentielle guinéenne qui a rencontré des présidents d’institutions de la République, visité des pans de notre économie, le général ATT a laissé perplexe son hôte et frère d’arme Konaté.
Sur le chemin du retour à l’aéroport de Bamako-Sénou, le général Konaté qui s’attendait aux derniers conseils de son frère n’a eu droit qu'a un soliloque. Les propos tenus par ATT au salon d’honneur de l’aéroport de Sénou et qui ont été relayés par la télévision nationale sont tombés comme un cheveu dans la soupe.
En guise de conseil, ATT a préféré parler de son sentiment personnel pour la musique et le sport de la Guinée des années 1960-1970. Il a dit avoir aimé le Bembeya Jazz, l’orchestre phare de l’époque et qu’il était ami de son lead vocal, Aboubacar Demba Camara. L’équipe nationale le Syli, le Hafia football club étaient ses équipes préférées avec des joueurs comme Petit Sory, Ousmane Soriba Diallo dit Edenté… Il est allé jusqu’à demander si "Petit Sory" est devenu grand ou si "Edenté" a retrouvé l’usage de ses dents. Du pipot d'un bout à l'autre !
Le petit frère venu demander conseil à son aîné est retourné dans sa Guinée natale sans expérience à partager. La seule image fraîche qui lui restera en tête est celle d’un homme qui divinise des mortels comme lui.
Abdrahamane Dicko

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CINQUANTENAIRE
L’Assemblée nationale face à l’armée
Les rapports entre l’hémicycle et les armées étaient jeudi dernier au centre d’une conférence débats organisée par l’armée de terre au mess des officiers dans le cadre du cinquantenaire.
Animée par les honorables Moriba Kéita et Mahamadou Ibrahima Touré, membres de la commission de défense de l’Assemblée nationale, la conférence a enregistré la présence du chef d’état-major général des armées et du chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel Mamadou Adama Diallo. Elle a été une occasion pour nombre d’officiers supérieurs, d’officiers subalternes et d’hommes de rang de l’armée de terre de s’imprégner des réalités de l’hémicycle.
Dans son exposé, l'honorable Moriba Kéita expliquera que le Parlement n’a pas de rapports directs avec les forces armées. Il a indiqué que les contrôles de l’Assemblée s’exercent sur le gouvernement lorsque les députés constatent une défaillance au niveau de la défense nationale.
Pour Mahamadou Ibrahima Touré, le contrôle de l’Assemblée nationale sur l’action gouvernementale est essentiel. Selon le conférencier, le rôle de la commission de défense de l’Assemblée nationale est de défendre les propositions du ministre en charge de la Défense auprès des autres députés.
Depuis le début du mois de février, l’armée de terre organise une série d’activités dans le cadre des festivités des 50 ans du Mali indépendant. Le chef d’état-major général des armées a félicité cette initiative.
Sidiki Doumbia

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