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2010
Mois de
mai
Les
Echos du 28 mai
POUR
UNE SORTIE DE CRISE DANS
LE SUPERIEUR
Les nouvelles propositions du PM au Snesup
Le Premier ministre Modibo Sidibé a rencontré hier à la
Primature les syndicats de l’enseignement supérieur. Le chef du
gouvernement leur a dévoilé ce qu’il a appelé son "plan
de développement de l’enseignement supérieur à court,
moyen et long terme" et qui prendra effet dès juillet 2010 en cas
d’accord avec les syndicalistes.
Les nouvelles propositions du gouvernement pour désamorcer la crise de
l’enseignement supérieur pris en otage par une grève illimitée
des enseignants, ont trait à deux points. Il s’agit des statuts
et plans de carrière ouverts sur l’extérieur, des primes
et indemnités liées à la productivité et à la
présence effective en milieu universitaire à compter de juillet
2010 et le taux des heures supplémentaires qui devrait connaître
une hausse sensible.
Les propositions relatives aux statuts et plans de carrière des enseignants
ont été élaborés, selon le Premier ministre, sur
la base des principes de valorisation des principaux temps de carrière
(recrutement, promotion et fin de carrière), l’engagement professionnel
et l’évaluation.
" Les statuts proposés sont définis sur la base des normes
internationales concernant la formation requise, le recrutement, la tâche,
la fonction, les règles et mécanismes de titularisation, l’évaluation
de la performance, la rémunération…" a commenté Modibo
Sidibé sous le regard vigilant des syndicalistes en présence des
deux ministres en charge de l’Education nationale et celui de la Santé.
En effet, les principes innovants des statuts portent sur la reconnaissance du
mérite avec ce que le patron de la Maison du peuple appelle "la consécration
de l’éméritat et de l’honorariat". Les attentes
des enseignants étaient visiblement plus grandes sur le 2e point de proposition
qui touche les primes et indemnités.
Sans donner plus de détail sur le taux de ces primes et indemnités,
le Premier ministre a néanmoins indiqué qu’elles sont au
nombre de cinq : les primes de fonction spéciale, de recherche et de documentation
et les indemnités d’encadrement et de résidence.
Par rapport aux taux des heures supplémentaires, Modibo Sidibé dira
qu’elles connaîtront une hausse assortie d’une rationalisation
et d’une transparence de leur gestion.
Le Syndicat national de l’éducation et de la culture (Snec) a réitéré sa
volonté de prendre part à la réunion. Son secrétaire
général Tibou Telly a souhaité que les rencontres programmées
rompent avec certaines pratiques. "Il faut une certaine pédagogie
pour circonscrire aux blocages. Il s’agit de prévoir des mécanisme
plus alertes et plus souples", a-t-il suggéré.
Amadou Waïgalo
Aminata Lah (stagiaire)
Acceuil
RAPPORT
2010 D’AMNESTY INTERNATIONAL
Mali : otages et groupes religieux
Dans son rapport 2010 traitant de la situation des droits humains dans le monde à travers
159 pays, Amnesty International a recensé des cas de torture ou d'autres
mauvais traitements dans plus de 110 pays, des procès inéquitables
dans plus d'une cinquantaine d'autres, des restrictions à la liberté d'expression
dans 96 pays et la présence de prisonniers d'opinion dans 48 pays.
Dans ce rapport de plus de 400 pages, l'organisation, après avoir établi
la situation dans chaque pays, demande à chaque gouvernement de rendre
compte de ses propres actions, d'adhérer pleinement à la Cour pénale
internationale (CPI) et de faire en sorte que les crimes de droit international
puissent donner lieu à des poursuites dans le monde entier.
Bien que l'année 2009 ait été une année importante
pour la justice internationale avec notamment la délivrance par la CPI
d'un mandat d'arrêt contre un chef d'Etat en exercice - Omar El Béchir
du Soudan - pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, le rapport
déplore "la paralysie du Conseil des droits de l'homme de l'ONU" et
souligne une faille de la justice mondiale qui "permet à la répression
et à la justice de prospérer, condamnant des millions de personnes à voir
leurs droits fondamentaux bafoués, à subir l'oppression ou à vivre
dans la pauvreté", selon le secrétaire général
par intérim d’Amnesty International.
Claudio Cordone a affirmé que "les gouvernements doivent être
amenés à rendre des compte pour les violations des droits humains
qui dégénèrent et aggravent la pauvreté" et
souligné que la réunion de septembre à New York aux Etats-Unis
qui doit examiner les Objectifs du Millénaire pour le développement
devra être l'occasion pour les chefs d'Etat de "passer des promesses
aux engagements juridiquement contraignants".
Dissonance à l'UA sur la CPI
Sur la situation dans le continent, le rapport retient la décision de
certains Etats membres de l'Union africaine (notamment l'Afrique du Sud et le
Botswana) de respecter leurs engagements vis-à-vis du mandat d'arrêt émis
par la CPI contre le président soudanais Omar el Béchir alors que
la plupart des Etats déclaraient publiquement ne pas suivre la recommandation
du juge Luis Moreno Ocampo.
La mise en place d'une commission d'enquête internationale sur les massacres
du stade du 28-Septembre en Guinée est également saluée
tout comme la décision inédite d'un tribunal néerlandais
de donner suite à une plainte de 4 ressortissants nigérians contre
Shell demandant des indemnisations pour les dégâts causés à leurs
exploitations agricoles et étangs par des fuites des oléoducs de
la compagnie pétrolière.
Amnesty International s'arrête cependant sur des préoccupations
en matière de sécurité publique à travers notamment
ce que les auteurs du rapport nomment "le manque de détermination à lutter
contre l'impunité, illustré par l'attitude qu'ont eu de nombreux
Etats africains face aux violations commises par leurs agents chargés
du maintien de l'ordre et de la sécurité".
Parlant de la situation des droits humains dans notre pays, le rapport AI 2010
souligne qu’"un projet de loi visant à l'égalité des
droits entre hommes et femmes a suscité la polémique et entraîné des
protestations".
Il s'agit du projet de loi relatif au Code des personnes et de la famille dont
une disposition "attribue aux femmes les mêmes droits que ceux des
hommes en matière de succession" avancent, entre autres, les auteurs
qui écrivent qu'après son adoption, "des groupes religieux
prirent la tête de manifestations qui ont rassemblé plusieurs dizaines
de milliers de personnes dans tout le pays. Les organisations de défense
des droits des femmes ont fait preuve de réactions mitigées, la
plupart réclamant davantage de dialogue" et de conclure par la décision
du chef de l'Etat, ATT, de finalement renvoyer le texte pour une seconde lecture
devant le Parlement.
En plus de ce point sur le droit des femmes, tout ce que retient le rapport porte
sur la situation au nord avec la conclusion d'un nouvel accord en octobre 2009 "entre
le gouvernement et les groupes armés du Niger et du Mali" qui ont
accepté de "coopérer avec les autorités maliennes dans
leur lutte contre l'organisation Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI)» et
surtout l'enlèvement ou la détention d'étrangers dans le
Sahara malien avec l'épisode malheureux de l'exécution du Britannique
Edwin Dyer.
Hormis cela, rien d'autre à signaler sur notre pays sous ATT dans le rapport
2010 de l'organisation créée en 1961 et dont "la vision est
celle d'un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés
dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme et dans d'autres
instruments internationaux relatifs aux droits humains".
Il est donc loin le temps où un Malien enquêtait sur la situation
des droits de l'Homme dans toute l'Afrique de l'Ouest au compte de la même
organisation Amnesty International avec souvent des incriminations très
fouineuses. Ah ! Au fait "10 personnes ont été condamnées à mort
au Mali en 2009 mais aucune exécution n'a eu lieu".
Oussouf Diagola
(Paris)
Acceuil
ADEMA/PASJ
Kader et Adama suspendus pour 6 mois
Le secrétariat permanent avait fait sa proposition d’exclusion contre
Kader et Adama, il y a six jours. Le CE Adéma ne s’est pas fait
prier. Il a infligé aux fautifs une exclusion pour six mois.
La sanction proposée par le secrétariat permanent de l’Adéma/PASJ,
lors de sa réunion du vendredi 21 mai, portant exclusion d’Abdel
Kader Sidibé, maire de la Commune III et 2e secrétaire chargé des élus
et Adama Noumpounou Diarra, maire de la Commune rurale de Kourouma, est tombée
tard mercredi soir.
La sanction entérinée par le comité exécutif, à sa
réunion du mercredi 26 mai 2010 des deux militants, est leur exclusion
du parti pour six mois. La mesure disciplinaire est consécutive à la
présentation de leurs candidatures contre le candidat du parti, Boubacar
Bah dit Bill, à l’élection du président de l’Association
des municipalités du Mali (AMM). Des fautes prévues et punies par
les articles 96 et 97 du règlement intérieur du parti.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
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