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2010

Mois de mai

Les Echos du 28 mai

 

POUR UNE SORTIE DE CRISE DANS LE SUPERIEUR
Les nouvelles propositions du PM au Snesup
Le Premier ministre Modibo Sidibé a rencontré hier à la Primature les syndicats de l’enseignement supérieur. Le chef du gouvernement leur a dévoilé ce qu’il a appelé son "plan de développement de l’enseignement supérieur à court, moyen et long terme" et qui prendra effet dès juillet 2010 en cas d’accord avec les syndicalistes.
Les nouvelles propositions du gouvernement pour désamorcer la crise de l’enseignement supérieur pris en otage par une grève illimitée des enseignants, ont trait à deux points. Il s’agit des statuts et plans de carrière ouverts sur l’extérieur, des primes et indemnités liées à la productivité et à la présence effective en milieu universitaire à compter de juillet 2010 et le taux des heures supplémentaires qui devrait connaître une hausse sensible.
Les propositions relatives aux statuts et plans de carrière des enseignants ont été élaborés, selon le Premier ministre, sur la base des principes de valorisation des principaux temps de carrière (recrutement, promotion et fin de carrière), l’engagement professionnel et l’évaluation.
" Les statuts proposés sont définis sur la base des normes internationales concernant la formation requise, le recrutement, la tâche, la fonction, les règles et mécanismes de titularisation, l’évaluation de la performance, la rémunération…" a commenté Modibo Sidibé sous le regard vigilant des syndicalistes en présence des deux ministres en charge de l’Education nationale et celui de la Santé.
En effet, les principes innovants des statuts portent sur la reconnaissance du mérite avec ce que le patron de la Maison du peuple appelle "la consécration de l’éméritat et de l’honorariat". Les attentes des enseignants étaient visiblement plus grandes sur le 2e point de proposition qui touche les primes et indemnités.
Sans donner plus de détail sur le taux de ces primes et indemnités, le Premier ministre a néanmoins indiqué qu’elles sont au nombre de cinq : les primes de fonction spéciale, de recherche et de documentation et les indemnités d’encadrement et de résidence.
Par rapport aux taux des heures supplémentaires, Modibo Sidibé dira qu’elles connaîtront une hausse assortie d’une rationalisation et d’une transparence de leur gestion.
Le Syndicat national de l’éducation et de la culture (Snec) a réitéré sa volonté de prendre part à la réunion. Son secrétaire général Tibou Telly a souhaité que les rencontres programmées rompent avec certaines pratiques. "Il faut une certaine pédagogie pour circonscrire aux blocages. Il s’agit de prévoir des mécanisme plus alertes et plus souples", a-t-il suggéré.
Amadou Waïgalo
Aminata Lah (stagiaire)

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RAPPORT 2010 D’AMNESTY INTERNATIONAL
Mali : otages et groupes religieux
Dans son rapport 2010 traitant de la situation des droits humains dans le monde à travers 159 pays, Amnesty International a recensé des cas de torture ou d'autres mauvais traitements dans plus de 110 pays, des procès inéquitables dans plus d'une cinquantaine d'autres, des restrictions à la liberté d'expression dans 96 pays et la présence de prisonniers d'opinion dans 48 pays.
Dans ce rapport de plus de 400 pages, l'organisation, après avoir établi la situation dans chaque pays, demande à chaque gouvernement de rendre compte de ses propres actions, d'adhérer pleinement à la Cour pénale internationale (CPI) et de faire en sorte que les crimes de droit international puissent donner lieu à des poursuites dans le monde entier.
Bien que l'année 2009 ait été une année importante pour la justice internationale avec notamment la délivrance par la CPI d'un mandat d'arrêt contre un chef d'Etat en exercice - Omar El Béchir du Soudan - pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, le rapport déplore "la paralysie du Conseil des droits de l'homme de l'ONU" et souligne une faille de la justice mondiale qui "permet à la répression et à la justice de prospérer, condamnant des millions de personnes à voir leurs droits fondamentaux bafoués, à subir l'oppression ou à vivre dans la pauvreté", selon le secrétaire général par intérim d’Amnesty International.
Claudio Cordone a affirmé que "les gouvernements doivent être amenés à rendre des compte pour les violations des droits humains qui dégénèrent et aggravent la pauvreté" et souligné que la réunion de septembre à New York aux Etats-Unis qui doit examiner les Objectifs du Millénaire pour le développement devra être l'occasion pour les chefs d'Etat de "passer des promesses aux engagements juridiquement contraignants".
Dissonance à l'UA sur la CPI
Sur la situation dans le continent, le rapport retient la décision de certains Etats membres de l'Union africaine (notamment l'Afrique du Sud et le Botswana) de respecter leurs engagements vis-à-vis du mandat d'arrêt émis par la CPI contre le président soudanais Omar el Béchir alors que la plupart des Etats déclaraient publiquement ne pas suivre la recommandation du juge Luis Moreno Ocampo.
La mise en place d'une commission d'enquête internationale sur les massacres du stade du 28-Septembre en Guinée est également saluée tout comme la décision inédite d'un tribunal néerlandais de donner suite à une plainte de 4 ressortissants nigérians contre Shell demandant des indemnisations pour les dégâts causés à leurs exploitations agricoles et étangs par des fuites des oléoducs de la compagnie pétrolière.
Amnesty International s'arrête cependant sur des préoccupations en matière de sécurité publique à travers notamment ce que les auteurs du rapport nomment "le manque de détermination à lutter contre l'impunité, illustré par l'attitude qu'ont eu de nombreux Etats africains face aux violations commises par leurs agents chargés du maintien de l'ordre et de la sécurité".
Parlant de la situation des droits humains dans notre pays, le rapport AI 2010 souligne qu’"un projet de loi visant à l'égalité des droits entre hommes et femmes a suscité la polémique et entraîné des protestations".
Il s'agit du projet de loi relatif au Code des personnes et de la famille dont une disposition "attribue aux femmes les mêmes droits que ceux des hommes en matière de succession" avancent, entre autres, les auteurs qui écrivent qu'après son adoption, "des groupes religieux prirent la tête de manifestations qui ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans tout le pays. Les organisations de défense des droits des femmes ont fait preuve de réactions mitigées, la plupart réclamant davantage de dialogue" et de conclure par la décision du chef de l'Etat, ATT, de finalement renvoyer le texte pour une seconde lecture devant le Parlement.
En plus de ce point sur le droit des femmes, tout ce que retient le rapport porte sur la situation au nord avec la conclusion d'un nouvel accord en octobre 2009 "entre le gouvernement et les groupes armés du Niger et du Mali" qui ont accepté de "coopérer avec les autorités maliennes dans leur lutte contre l'organisation Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI)» et surtout l'enlèvement ou la détention d'étrangers dans le Sahara malien avec l'épisode malheureux de l'exécution du Britannique Edwin Dyer.
Hormis cela, rien d'autre à signaler sur notre pays sous ATT dans le rapport 2010 de l'organisation créée en 1961 et dont "la vision est celle d'un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme et dans d'autres instruments internationaux relatifs aux droits humains".
Il est donc loin le temps où un Malien enquêtait sur la situation des droits de l'Homme dans toute l'Afrique de l'Ouest au compte de la même organisation Amnesty International avec souvent des incriminations très fouineuses. Ah ! Au fait "10 personnes ont été condamnées à mort au Mali en 2009 mais aucune exécution n'a eu lieu".
Oussouf Diagola
(Paris)

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ADEMA/PASJ
Kader et Adama suspendus pour 6 mois
Le secrétariat permanent avait fait sa proposition d’exclusion contre Kader et Adama, il y a six jours. Le CE Adéma ne s’est pas fait prier. Il a infligé aux fautifs une exclusion pour six mois.
La sanction proposée par le secrétariat permanent de l’Adéma/PASJ, lors de sa réunion du vendredi 21 mai, portant exclusion d’Abdel Kader Sidibé, maire de la Commune III et 2e secrétaire chargé des élus et Adama Noumpounou Diarra, maire de la Commune rurale de Kourouma, est tombée tard mercredi soir.
La sanction entérinée par le comité exécutif, à sa réunion du mercredi 26 mai 2010 des deux militants, est leur exclusion du parti pour six mois. La mesure disciplinaire est consécutive à la présentation de leurs candidatures contre le candidat du parti, Boubacar Bah dit Bill, à l’élection du président de l’Association des municipalités du Mali (AMM). Des fautes prévues et punies par les articles 96 et 97 du règlement intérieur du parti.
Abdrahamane Dicko

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MARKALA
Fin de course pour "l’oiseau gras"
Il s’appelle Aboubacar Tangara dit "Konon toulouman" ce qui veut dire en langue bambara "l’oiseau gras". Il affiche des apparences de très bonne santé physique. Presque quinquagénaire. Il est nanti d’une masse telle qu’à une première vue, toute âme est subjuguée. Mais l’escroquerie lui est chevillée au corps.
Véritable aventurier, "l’oiseau gras» En tous les cas, "l’oiseau gras» est vraiment le "number one" dans son Koïla-Bamana, voire dans tout l’arrondissement de Dioro, circonscription où, il a longtemps sévi en toute impunité.
Dans son art, il aura fait la pluie et le beau temps, jusqu’à un certain jour de ce mois de mai. M. Kabirou est l’une des dernières victimes du magicien des billets de banque. Il est commerçant de son état. Porté par le gain, il ambitionne de devenir riche comme Crésus. Pendant longtemps, il a désiré rencontrer le gredin, une de ses connaissances qui le lui permettra.
A la visite, Kabirou, accompagné de son camarade, expose l’objet de leur venue : devenir très riche. Des questions seront posées au magicien. Ses réponses ne seront pas que théoriques ; séance tenante, de ses mains ouvertes et orientées vers son client, tomberont 15 000 F CFA. La somme d’argent d’ailleurs sera dépensée dans l’achat de dattes que Tangara et ses deux hôtes mangeront. Le client était maintenant fondé que son interlocuteur est l’oiseau rare pour le satisfaire.
Le tour est venu à "l’oiseau gras" de poser ses conditions de travail, en fonction du nombre de millions que son client voudrait avoir. Kabirou, lui escomptait sur trente briques. Pour ce faire, le magicien lui réclamera 3 millions. Le marché est conclu. Les trois millions lui seront versés, intégralement, en deux temps. Deux canaris sont donnés au client dont, l’un est plein d’eau magique avec laquelle il se lavera pour un temps.
Les consignes strictes d’utilisation sont suivies par le client, mais au bout des séances de lavage avec le liquide du magicien, l’autre canari qui devrait être rempli des liasses de 30 millions, ne contenait aucun sou. Notre cupide décide de revenir chez le magicien pour lui expliquer que les choses ne se sont pas déroulées comme prévues puis réclamera la restitution des 3 millions. "L’oiseau gras", comme il en a l’habitude un refusera, ajoutant que son pauvre client pouvait aller se plaindre là où il voudrait.
L’infortuné reconnaîtra qu’il est en partie comptable de sa mésaventure. A la brigade de gendarmerie, où des plaignants l’avaient convoqué pour non paiement de dettes contractées, il expliquera sa scène de mésaventure. Le commandant de brigade ouvrira alors la chasse à "l’oiseau gras". Un de ses éléments sera chargé d’exécuter la mission en compagnie de l’infortuné et de son camarade. La mission arrive à Koïla. Sans aucune forme de transition, le gendarme signifiera à "l’oiseau gras" qu’il ne pouvait plus voler librement et qu’il était désormais en état d’arrestation. "L’oiseau gras» attend d’être jugé.
I. Diallo
(correspondance particulière)

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COUR D’ASSISES
Cheickna Wagué et deux de ses fils acquittés
Accusés de vol qualifié et complicité, Cheikna Wagué, commerçant au Grand marché de Bamako et ses fils Nouhoum et Baba Wagué, ont été déclarés non coupables par la Cour d’assises le mercredi 26 mai. La Cour a, par ailleurs, condamné à la peine de mort par contumace Mamadou Wagué et Moussa Wagué, fils de Cheikna Wagué et Hassane Doucouré, Souleymane Traoré, Ibrahima Macalou qui étaient absents au procès.
Cheickna Wagué, Nouhoum Wagué et Baba Wagué étaient mercredi à la barre à la Cour d’assises de Bamako. Débuté à 14 h, le procès du vieux Cheickna Wagué et ses fils n’a pris fin qu’aux environs de 22 h.
Répondant aux questions de Mama Diarra, le président, les accusés se sont expliqués à la barre. Cheickna Wagué et cinq de ses fils ont été assignés en justice en 2002 par Cheickna Lah, commerçant de Bazin au Grand marché de Bamako.
Cheickna Lah occupait depuis des années, pour les besoins de stockage de ses provisions, un magasin dans une suite des magasins appartenant à Cheickna Wagué, situé dans l’arrière-cour de la concession d’habitation de celui-ci au Grand marché de Bamako.
Le vendredi 11 octobre 2002, après la grande prière, Cheickna Wagué invite Mamadou Lah, oncle de Cheickna Lah, à l’accompagner à son domicile. Ce n’est que lorsqu’ils y arrivent qu’il explique à Mamadou Lah qu’il a constaté une brèche apparemment colmatée avec des briques cuites et du ciment dans le mur entre le magasin de stockage de son neveu et un magasin désaffecté depuis le départ de son occupant.
Poursuivant ses explications, Cheickna Wagué rapporte à Mamadou Lah que suite à des aboiements de son chien, aux environs de 2 h du matin, il est sorti muni de son arme et d’une torche pour voir ce qui se passe. C’est après qu’il a découvert avec stupéfaction la brèche.
Informé de cet état de fait, Cheickna Lah et son fils Amadou Lah ont informé la Brigade de recherche de Bamako. Suite aux investigations, il a été constaté que les cadenas de sécurité placés à la porte d’entrée du magasin étaient abîmés suite à un forcing à l’aide d’acide. Pour pouvoir y rentrer, il a fallu recourir au service d’un serrurier ad hoc. A l’intérieur, les colis de bazin étaient en désordre. Certains sacs, au nombre de 48, étaient complètement vides.
Un rapprochement fait à partir du registre des entrées et sorties des provisions du magasin ont permis aux enquêteurs de constater que 119 balles ont été emportées par des cambrioleurs. Le coût de ces balles a été estimé à 281 millions de F CFA.
Les enquêtes ont conduit à l’interpellation de Cheickna Wagué, propriétaire des lieux, ses enfants Moussa, Nouhoum, Mama, Baba, et Boubacar ainsi qu’Hassane Doucouré et Souleymane Traoré, deux compagnons de Moussa et Baba Wagué.
Dans son réquisitoire, Fodié Touré le représentant du ministère public a dit que rien ne montre que ce sont les enfants de Cheickna Wagué qui ont volé les Bazin. Fodié Touré a toutefois reconnu que les Bazins ont été volés par des cambrioleurs qui connaissent les lieux.
Un des avocats de la défense a dit que Cheickna Lah est "désemparé c’est pourquoi il veut attaquer les gens pour réparer son mal".
Après délibération, la Cour a acquitté Cheikna Wagué et ses fils Nouhoum et Baba. Mamadou Wagué, Hassane Doucouré, Souleymane Traoré, Ibrahima Macalou qui n’étaient pas présents ont été condamnés à mort par contumace. Elle les a condamnés au payement de 261 millions à titre principal et 10 millions F CFA à titre de dommage intérêt.
Me Abdoul Karim Koné, un des avocats de Cheikna Lah, non satisfait de la sentence s’est pourvu en cassation. L’affaire ira donc à la Cour suprême.
Sidiki Doumbia
Anne-Marie Kéita

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Dossier Can
EPILOGUE
La première Can du Mali
En 1998 à Ouagadougou, 4 ans avant l’événement, la Confédération africaine de football (Caf) autorise le Mali à organier la 23e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) qui porte de ce fait le nom de "Mali 2002". Cette compétition continentale s’organisait de façon tournante tous les 2 ans depuis la 1re édition en 1958 au Soudan (Khartoum), mais le Mali n’avait pas encore eu l’honneur de l’accueillir pour des raisons à la fois politiques et sportives.
Sur le plan politique, la nature dictatoriale et autocratique du pouvoir politique de Bamako n’inspirait pas confiance au point de lui accorder une telle responsabilité. Sur le plan sportif, le pays manquait de crédibilité et d’infrastructures sportives capables d’abriter des compétitions de haut niveau. Aux yeux des responsables de la Caf, l’instance dirigeante du football africain, toutes ces hypothèques étaient levées en 1998 et le Mali, redevenu fréquentable après des décennies d’impopularité et de mise en quarantaine, méritait de se voir confier une telle marque d’honneur si proche du défi.
A l’annonce de la nouvelle par le président Konaré, tout le peuple malien se sentit honoré par ce choix porté sur le pays d’abriter la manifestation sportive la plus prestigieuse du continent. Il y eut cependant quelques bémols avancés par des partis politiques de l’opposition qui mirent en avant que le pays était pauvre et n’avait pas les moyens économiques nécessaires pour organiser une telle manifestation.
A leurs inquiétudes qui cachaient mal des arrière-pensées politiques, le chef de l’Etat fit savoir que plus qu’une simple manifestation sportive, la Can représentait, pour le Mali, tout un projet de développement qui permettrait au pays de se doter d’infrastructures routières modernes, d’acquérir des installations sportives neuves et de développer les réseaux téléphoniques. Cependant, les défis étaient nombreux, car l’organisation d’une telle compétition supposait l’existence de ressources humaines de qualité et des possibilités matérielles et financières considérables.
Or, le Mali sortait de 23 ans de dictature et de sclérose politique et était convalescent sur le plan économique. Qu’à cela ne tienne ! Le 11 août 1998 fut inauguré à Bamako le siège du Comité d’organisation de la Can (Cocan) avec à sa tête Sory Ibrahim Makanguilé. Cette structure centrale fut chargée, à côté du ministère des Sports, d’organiser l’événement et dès le 3 novembre 1998 furent choisies les villes devant abriter les matches de poule : Bamako, Mopti, Ségou, Kayes et Sikasso.
En plus de l’organisation matérielle de la compétition, le Cocan devait chercher des financements pour la réalisation de certains ouvrages appelés à accompagner la cérémonie. Il faut dire que sur le plan des infrastructures de sport en un mot, le CMLN et l’UDPM avaient peu fait et en 1998-1999 rares étaient les capitales régionales disposant d’un stade digne de ce nom.
Il fallut donc partir de zéro et doter les billes choisies en stade de compétition internationale et construire des villages Can pour accueillir les sportifs et leur staff technique. De 1998 à 2002, en 4 ans, chacune des villes choisies eut son stade et ses villages Can, sans compter les annexes comme les pistes d’athlétisme, les terrains de volley-ball et de basket-ball. Parallèlement à ces grands travaux, les infrastructures hôtelières des villes hôtes furent renforcées de même que furent aménagés certains sites archéologiques et touristiques.
L’équipe nationale fut confiée à un nouvel entraîneur de talent, le Franco-polonais Henri Kasperczak en remplacement de Christian Saramagna remercié pour insuffisance de résultats. Le Mali disposait alors d’au moins 10 internationaux évoluant dans les championnats européens et, sur le papier, faisaient partie des 11 meilleures équipes du tournoi. Donc pouvait prétendre au trophée. Des stages de préparation furent organisés pour la sélection nationale aussi bien en Afrique qu’en Europe, si bien qu’à l’ouverture en janvier 2002, le Mali était fin prêt pour affronter ses homologues du continent.
Mais sur le terrain, les choses ne se passèrent pas comme le souhaitaient les Maliens puisque l’équipe nationale peina à se trouver en demi-finale face au Cameroun qui la ridiculisa par un score sans appel (3 à 0), ramenant les nôtres aux dures réalités des compétitions internationales. Elle finit 4e derrière le Nigeria en match de classement après une autre défaite. La Can 2002 fut l’événement sportif majeur du 2e mandat d’Alpha Oumar Konaré.
Si le pays organisateur n’arriva pas à enlever le trophée continental qui alla au Cameroun, il y gagnera en prestige sur le plan politique et en infrastructures de toutes sortes sur le plan économique. Non seulement le pays démontra ses capacités d’organisation, mais également montra à la face du monde entier que ses nouveaux dirigeants, contrairement aux anciens, étaient dignes de confiance.
Facoh Donki Diarra

 

CAN-2002
Alpha le voulait un projet de développement
La Can 2002 a été pour Alpha, un projet de développement et l’accomplissement d’un contrat social.
Les autorités maliennes ont obtenu de la Confédération africaine de football (Caf), l’organisation de la 23e édition de la Can. La demande malienne a été favorablement accueillie lors de la 21e édition de la plus prestigieuse compétition de football africain, à Ouagadougou au Burkina Faso, en 1999.
Le président Alpha Oumar Konaré, à mi-parcours de son dernier quinquennat, voyait en la Can, un projet de développement. Cette fête du football était, pour lui, l’occasion de donner un coup de fouet à l’œuvre de construction qu’il avait entamée dès son arrivée au pouvoir, en 1992. Alpha avait ouvert plusieurs chantiers en construisant des routes, des ponts et des édifices publics.
Au plus fort de la crise politique, un membre influent du Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo), pour se moquer des actions de développement du régime en place, avait déclaré que "le bilan de l’Adéma est globalement goudronné".
La Can-2002 s’inscrivait alors pour Alpha, dans l’ordre normal des choses. La construction des stades de 15 000 places dans les régions de Ségou, Sikasso, Mopti et Kayes abritant des poules de la Can et dotés de toutes les commodités comme des salles polyvalentes pour les spectacles, les conférences, etc.
En plus des stades, les régions ont eu leurs autoroutes, feux tricolores, collecteurs, des logements de haut standing appelés village Can et qui devaient accueillir les étrangers. Ces maisons bâties avec le concours des opérateurs économiques aidés par des banques et bénéficiant d’exonérations de l’Etat, devaient pallier le manque d’infrastructures hôtelières dans ces localités.
Bamako, la capitale, s’est taillée la part du lion avec un stade de 50 000 places et la rénovation des stades Modibo Kéita, Mamadou Konaté et Ouezzin Coulibaly. Plusieurs nouvelles voies de circulation routières ont été construites dans beaucoup de communes du district en plus du village Can, œuvre d’opérateurs économiques.
L’implication des opérateurs économiques a fait de la Can plus qu’un projet de développement pour le Mali, mais aussi un contrat social. Alpha dont le premier mandat et la moitié du second avaient été sérieusement perturbés par la crise politique savamment orchestrée par l’opposition politique, a réussi à faire pendant le temps de la Can-2002 l’une des plus gigantesques œuvres de construction nationale.
Abdrahamane Dicko

 

LES STADES DE LA CAN-2002
Les joyaux du Mali
Les 4 stades des sites de l'intérieur (avec une capacité de 15 000
places chacun), à l’occasion de la Can "Mali-2002", ont été baptisés lors d'un conseil des ministres. Mais les propositions de noms sont l'œuvre des villes elles-mêmes. Tous ces stades des villes de l'intérieur du Mali (Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti) sont identiques. Au niveau du style architectural et de la capacité d’accueil. Ce qui n’est pas surprenant, car ils ont été conçus et construits par le même maître d'œuvre: Covec, une entreprise chinoise !
Stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes
Construit à l’occasion de la Can "Mali-2002", et dirigé par Mohamed Kélètigui Dembélé (inspecteur de la jeunesse et des sports), le stade Abdoulaye Makoro Sissoko a été inauguré le jeudi 10 janvier 2002 avec le match amical Mali-Zambie (1-1).
Cette infrastructure emploie présentement 16 personnes. Il abrite le Centre de football Abdoulaye Makoro Sissoko créé le 2 août 2005. Cette pépinière de talents est placée sous la direction technique d’Amara Cissé, ancien sociétaire du Sigui de Kayes, de l’AS Biton de Ségou et de l’équipe nationale du Mali.

Qui était Abdoulaye Macoro Sissoko ?
Né le 12 novembre 1928 à Kayes, Abdoulaye Makoro Sissoko fit ses études primaires à Kayes jusqu’au CEP. Orphelin de père, il écourta ensuite ses études pour travailler à la poste afin de pouvoir s’occuper de sa mère devenue veuve. Sa longue et brillante carrière débuta à la poste de Kayes en 1951. Le fait de lui donner le nom du stade de la Cité des Rails n’est pas fortuit parce qu’Abdoulaye Makoro a été un brillant dirigeant sportif.
Ainsi, en 1951, il créa l’Espoir de Khasso et en devient le secrétaire général. La même année, il occupa le poste de secrétaire général adjoint du 1er sous-district de football de Kayes. Et pendant la saison sportive 1952-1953, le sous-district fut érigé en district et Abdoulaye Makoro fut promu secrétaire général.
Avant l’indépendance, Abdoulaye Makoro participa deux fois aux assises de l’assemblée générale de la ligue de l’Afrique occidentale française de football (AOFF) à Dakar avec Garan Kouyaté et Tiéba Coulibaly, respectivement président de la Ligue de Ségou et de Bamako.
A l’indépendance, la première ligue de football fut créée. Lat Guèye fut le président Abdoulaye Makoro occupa le poste de secrétaire général jusqu’en 1977. Ce passionné de sport a participé aux assises de l’Assemblée générale constitutive de la Fédération malienne de football. Il a contribué à la relecture des règlements généraux de celle-ci en 1972 à Ségou.
A Kayes, l’homme était affectueusement appelé : Président ! Et à juste titre puisqu’il fut tour à tour président de l’Espoir de Khasso, de l’Avenir, de l’Association sportive du Khasso, du Comité régional des sports de Kayes et du Sigui de Kayes à sa création en 1979. Il a également été président d’honneur du Comité local des sports (CLS) de Kayes.
Marié (4 épouses) et père de 35 enfants, cet éminent serviteur du football malien a été arraché à l’affection des siens et du public sportif le 3 février 1983. Il n’avait que 55 ans ! Donner son nom au stade de la localité est un hommage bien mérité de la part des Kayésiens !

Le stade Babemba Traoré
Construit à l’occasion de la Can "Mali-2002" et dirigé par Mamadou Togola, le stade Babemba Traoré de Sikasso a été inauguré le 5 décembre 2001 par le match amical Mali-Côte d’Ivoire (0-3). Aujourd’hui, le stade emploie 17 personnes dont 11 sur le budget régional. Il abrite également deux centres de football.
Le Centre de football Babemba Traoré I est encadré par Adama Konaté dit "Champion". Pris en charge par le budget du stade, il réunit aujourd’hui une vingtaine de talents en herbe.
Le Centre de football Babemba Traoré II est placé sous la direction technique de Moumouni Traoré dit Pélé et Mamady Cissé qui ont sous leur protection une cinquantaine de jeunes joueurs. En dehors des matches de football, le stade abrite des séminaires, des concerts et autres manifestations populaires.
Le jeudi 22 septembre 2005, le Stade Babemba Traoré a abrité la finale de la Coupe du Mali de football entre le Djoliba et l’Association sportive de Bamako (ASB). Un match remporté par l’ASB, 1-1 et 5 tirs au but à 4. Il comprend une arène gazonnée et éclairée et d’une piste en latérite de 5 couloirs.
Qui était Babemba Traoré ?
Babemba Traoré était un roi du Kénédougou (actuelles régions de Sikasso au Mali, Korhogo en Côte d’Ivoire et Bobo-Dioulasso au Burkina Faso). Né en 1855, cette incarnation de la bravoure s’est donné la mort à la prise de Sikasso le 1er Mai 1898.
Babemba était le fils de Mansa Daoula Traoré, qui régna de 1845 à 1860, et frère de Tiéba Traoré qui a régné de 1866 à 1893. Il a d’ailleurs succédé à ce dernier sur le trône du Kénédougou. Pendant son règne, Babemba a mené une résistance féroce aux troupes coloniales françaises ; une farouche lutte d’émancipation qui s’acheva avec la chute de Sikasso le 1er mai 1898. Préférant "la mort à la honte" de la défaite, Babemba s’est suicidé. Ce geste et la résistance qu’il opposa à l’armée coloniale font de lui un héros, encore adoré de nos jours.

Le stade Amary Daou
D’une capacité de 15 000 places, le stade Amary Daou emploie 9 agents sous la direction de Diakalidia Togola. Il abrite aussi un Centre de foot encadré par Boubacar Baba Sissoko dit "Poucet" et André Siane. Les activités organisées en dehors du sport sont les séminaires, les conférences, les ateliers de formation, les concerts et de rares meetings des partis politiques.

Qui était Amary Daou ?
Décédé en 1999, Amary Daou était une figure emblématique du football malien. Grand mécène du football, il était président de l'AS Biton de Ségou dont il a écrit les pages les plus glorieuses. Sous Amary, l’AS Biton était le seul club de région à pouvoir arracher des stars aux équipes de la capitale. Yacouba Traoré dit Yaba, Bakary Diakité, Boubacar Kanté, Yacine… !
Toutes ces vedettes ont évolué avec l'AS Biton de Ségou qui a fait trembler tous les grands clubs de Bamako. A cette époque, Ségou était un repère du football national. C’est dire qu’Amary fut l'un des plus grands dirigeants qui ait œuvré pour le développement du sport à Ségou. Il a été le seul dirigeant de l'intérieur du pays à faire signer des contrats aux meilleurs joueurs de Bamako d'alors.

Le stade Barema Bocoum
Mopti, la Venise, est située à plus de 675 km de Bamako. C'est une ville de tourisme par excellence avec le pays Dogon. Le stade Barema Bocoum est situé dans le quartier Taïkiri. Pendant la Can, il a accueilli les rencontres Libéria/Nigeria du 28 Janvier 2002, Burkina/Ghana dans le groupe B (30 janvier 2002) comptant pour le 1er tour. Il a aussi été le théâtre du match pour la 3e place le 9 février entre le Mali et le Nigeria (0-1).
Le stade assure, outre des agents de l’Etat en mission, l’hébergement des joueurs des équipes en déplacement. En dehors des vestiaires toutes les salles sont climatisées et ventilées. A la suite du recrutement dans la fonction publique de nouveaux agents, les possibilités d’hébergement au stade se sont réduites à trois chambres à deux places au lieu de sept auparavant. Il existe quatre dortoirs de dix à 20 places et trois chambres à deux places. Le stade héberge souvent les participants des festivals ou des évènements populaires (colonie de vacances…)

Qui était Barema Bocoum ?
Véritable légende à Mopti, Barema Bocoum fut un homme très riche qui était escorté chaque fois qu'il venait à Mopti. Grand politicien et ancien leader de l'US-RDA sous la Ire République du Mali, Barema a été le premier ministre des Affaires étrangères du Mali indépendant. Il a aussi été député à l'Assemblée française en 1956 et député-maire de Mopti. Barema est mort en 1979.

Stade Modibo Kéita
Le président Modibo Kéita a posé la première pierre du stade Omnisports de Bamako le 12 juin 1963. Il a été inauguré le samedi 2 juin 1967 avec la rencontre entre l’équipe nationale opposée à celle de la République du Congo. Ce complexe sportif a été rebaptisé stade Modibo Kéita suivant le décret n°94-308-/P-RM du 6 février 1994. Présentement, il emploie une trentaine de personne sous la direction de Fodé Mamady Kéita. Le Stade a une capacité d’accueil de 26 000 places assises. Le centre de foot du stade Modibo Kéita a été créé en 2001. Il est encadré par Sékou Coulibaly assisté de Vital Ky et Modibo Doumbia. En dehors des activités sportives, le stade Modibo Kéita accueille aussi des rencontres artistiques et culturelles.
Le stade du 26-Mars
Situé à Yirimadio, en Commune VI de Bamako, le stade du 26-Mars est implanté sur une superficie de 25 hectares au bord de la RN6 reliant Bamako à Ségou. C’est un joyau sportif dédié à la mémoire des victimes de la révolution populaire ayant mis fin à la dictature de Moussa Traoré le 26 mars 1991.
Quand le peuple malien a engagé sa lutte qui a abouti le 26 mars 1991, c’était en priorité pour l’instauration du multipartisme et d’un Etat de droit. Ces victimes auront incontestablement accédé par la porte d’honneur à l’histoire du Mali. Pour immortaliser les martyrs, car c’est bien les peuples qui font l’histoire, les autorités maliennes ont pris l’ordonnance n°01-038/P portant création du stade du 26 mars. Et le décret n°01-368/P fixant l’organisation et les modalités de son fonctionnement. Il est rattaché à la direction nationale des sports et de l’éducation physique (DNSEP).
(source MJS)

 

" PINOCHET"
Un baroudeur pour piloter la Can-2002
En Ousmane Issoufi Maïga, Alpha a déniché l’oiseau rare : celui à même de donner des ailes aux multiples chantiers de la Can-2002.
Ousmane Issoufi Maïga est déjà un homme imposant : une mine patibulaire, une carrure de catcheur, et avec ça un caractère bourru, rabroueur et pas facile. Certes, en privé, l’homme est très drôle, mais, dans le cadre du travail, il est celui qui mène la vie dure à ses collaborateurs. Il avait la taille de l’emploi.
Quand il prenait les commandes du ministère de la Jeunesse et des Sports, tous les chantiers traînaient : l’assainissement, les constructions, les aménagements. Avec l’énergie qu’on lui connaît et son manque de diplomatie, il fera bouger tout et tout le monde, allant jusqu’à menacer des fonctionnaires de les affecter à … Bentia, son village natal qui ne comporte que deux hameaux !
Il est, du côté du gouvernement, celui qui donnera âme au projet et refera adhérer les Maliens à ce " projet de développement". Certes, déjà, pour un petit cercle, il était déjà "Pinochet". Les autres le découvriront et pour ceux qui seront loin de ses courroux légendaires, l’apprécieront. Très haut de taille, toujours bien mis, ne fournissant aucun effort contre les ravages des ans sur son visage, il fait face à toutes les situations et est catalogué "increvable" au travail, au point que beaucoup regrettaient qu’ils n’ait pas été PM de Alpha. "A eux deux, ils constituent des boules d’énergie que rien n’aurait arrêté".
Ce père de 4 enfants, né en 1945 à Bentia, dans la région de Gao et économiste de formation, a fait ses études supérieures dans cette discipline à l’Université de Kiev (Ukraine, ex-URSS), puis à l’American University à Washington DC (Etats-Unis) où il obtient un diplôme en économie de développement bancaire et financière.
Il a travaillé à la Banque mondiale, au ministère des Finances français avant de rentrer au Mali pour travailler au ministère des Finances et du Commerce où il a été notamment directeur général adjoint de la Caisse autonome d’amortissement (CAA).
Pinochet a connu une riche carrière administrative, couronnée par le poste de Premier ministre, mais, il reste encore dans les esprits comme celui qui a donné corps au projet de Can-2002.
Alexis Kalambry

 

PROJET DE DEVELOPPEMENT
Le Mali a beaucoup profité de la Can-2002

La tenue de la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2002, a été d’un apport inestimable dans le développement économique, social et sportif du Mali alors dirigé par Alpha Oumar Konaré.

Développement des infrastructures routières, hôtelières, constructions de résidences, des stades dans cinq des huit régions du pays, avec des terrains d’entraînement, création d’emplois ; les caisses de l’Etat et des collectivités renflouées… Bref, pour la Can-2002 organisée au Mali, chacun en a profité. Entre 1998 et 2002, c’est-à-dire en trois ans, Bamako et des villes de l’intérieur ont affiché un nouveau visage. La première personnalité à qui le peuple malien devra une reconnaissance, c’est le président de l’époque Alpha Oumar Konaré.
Depuis que le Mali a été choisi, en 1998, pour abriter la Can-2002, les pouvoirs publics, sous la houlette du président de la République, ont accepté de mouiller le maillot pour que cette grande fête de la jeunesse africaine soit mémorable.
Parti presque de rien, le président Alpha Oumar Konaré (n°10 de l’équipe) est parvenu à mobiliser les moyens et à réaliser ce que d’aucuns qualifient encore de "rêve" malien. Parce que beaucoup ont trouvé "trop osé" qu’Alpha voulait organiser la Can dans un pays sans infrastructures. Mais l’optimisme qui a gagné AOK a fini par contaminer le président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou, qui a finalement "octroyé" l’organisation de la compétition au Mali, au détriment des nations mieux loties.
Selon certains observateurs de la scène politique, "Alpha a pris le pari de l’organisation de la Can pour sauver ses deux mandats. C’est à partir de la Can, que les gros travaux ont véritablement commencés au Mali pour une capitale Bamako et des villes secondaires relookées".
Sur le plan des infrastructures sportives, les régions ont été en effet dotées de stades modernes et de plateaux multi fonctionnels. A côté du stade Modibo Kéita rénové, le nouveau stade du 26-Mars à Bamako (50 000 places) est construit. Le stades de Sikasso (Babemba Traoré) de Ségou (Amary Daou), Mopti (Barema Bocoum) et Kayes (Abdoulaye Makoro Sissoko) avec des terrains d’entraînement furent gazonnés et répondent aux normes internationales.
Une ébauche du développement national
L’investissement fait en 2002 a eu ses conséquences sur le niveau des équipes nationales de football et même des clubs maliens. Plusieurs observateurs avaient prédit qu’avec de tels outils de travail, les clubs maliens allaient rivaliser avec les meilleurs en Afrique en seulement 10 ans. Ce qui a été le cas. Le Djoliba et le Stade malien (détenteur en titre de la Coupe de la Confédération africaine de football) sont aujourd’hui deux équipes maliennes respectées sur le continent. Au Mali, le fait que les Aigles se soient classés 4e, a motivé des jeunes des quartiers à devenir footballeurs professionnels.
Emboîtant le pas à l’Etat, les clubs se sont dotés de patrimoines bâtis, de terrains d’entraînement avec gazon, de centres d’hébergement, de salles de soins et de musculature, de restaurants et de centres de formation, etc.
Autre retombée positive à l’actif de la Can, c’est la floraison dans les villes qui ont abrité le tournoi, d’hôtels et autres villages Can. "Le Mali est sorti la tête haute sur le plan de l’hôtellerie et des maisons résidence". Pour un hôtelier, "avant la Can, on comptait sur le bout des doigts les hôtels dignes de ce nom à Bamako".
Il y a eu aussi une révolution en matière d’infrastructures routières. "Des artères principales de Bamako et des tronçons ont été construits. Alpha a eu le privilège d’achever les travaux entamés par son prédécesseur, il faut mettre à son actif les travaux connexes du pont Fahd".
De grands commerçants aux petits, des restaurants en passant par des vendeurs, beaucoup de Maliens se sont frottés les mains. Le tourisme et l’éco-tourisme n’ont pas été en reste. Profitant de l’événement, des familles ont hébergé des supporters moyennant un petit geste, même si le "jatigiya" a été le maître mot de la Can. Même s’il n’y a pas eu un changement de mentalité au sens noble même du terme, selon un sociologue, le Malien pouvait prendre la parole aux côtés de ceux qui se vantaient d’avoir organisé le plus grand événement de football du continent.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Can-2002 a ouvert la route du développement du Mali dans tous les domaines.
Amadou Sidibé

 

PLACES DE LA CAN-2002
Pour revisiter les équipes participantes
L’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2002 par le Mali a été l’occasion, pour les autorités, de doter notre capitale de places Can où les citoyens peuvent encore se familiariser avec les emblèmes des équipes, les drapeaux nationaux des pays qui ont pris part à cette phase finale.
Parmi les infrastructures qui sont à mettre au compte de Coupe d’Afrique des nations 2002 que notre pays a organisée figurent les places de la Can. La plus connue et sans doute la plus belle de ces places est celle située en Commune IV. Cette place, érigée à la mémoire de la Can, est à l’image d’un terrain de football avec les deux buts situés à chaque extrémité du terrain.
A l’entrée du terrain, se dresse majestueusement le monument construit en ciment de la Coupe frappée de la carte de l’Afrique et du logo olympique. Ce monument forme un rond-point pour les usagers de la route. A côté du monument de la Coupe se trouve le terrain de football, qui est en réalité un espace vert. Au centre du terrain (rond-point central) est érigé, en ciment-béton, un ballon qui attire l’attention du visiteur autant par sa masse que par son emplacement.
La place Can offre un panorama des équipes qui ont participé à la phase finale à travers leurs couleurs nationales (drapeaux), mais aussi leurs emblèmes. D’un côté du terrain, se dressent sur des piédestaux, le Leone stars (Libérai), le Black Stars (Ghana) tous représentés par une étoile à quatre angles (à la différence que le Léone star a une étoile blanche et que le Black Stars par une étoile noire), le Pharaon (Egypte), l’Eléphant (Côte d’Ivoire), le Lion indomptable (Cameroun), l’Etalon (Burkina Faso), le Fennec (Algérie) et le Bafana-Bafana (guerrier) de l’Afrique du Sud.
De l’autre côté du terrain sont exposés : le Mighty Zambia (Zambie), l’Aigle de Carthage (Tunisie), l’Epervier (Togo), le Lion de la Terranga (Sénégal), le Simba, lion de la RDC, le Lion de l’Atlas (Maroc) et l’Aigle du Mali.
L’originalité dans la construction de cette place Can à Bamako est que les architectes de ce joyau ont réussi à la fois à en faire un lieu de ressourcement pour ceux qui veulent savoir un peu sur les 16 équipes et un espace vert de détente. A la place Can, des citoyens de la Commune IV prennent plaisir à s’y détendre, à observer le beau petit paysage qu’elle offre à travers ses dattiers, ses arbustes, ses allées, et son gazon vert.
D’autres, notamment des adultes y vont accompagnés de leurs enfants. "Au-delà de la dimension sportive, la place Can est un lieu de plaisir surtout pour les enfants", affirme un résident rencontré sur le lieu mercredi dernier. L’adulte était accompagné d’un garçon d’environ 3 ans qui ne cessait de questionner son accompagnateur sur les noms en bambara des animaux et oiseaux représentés.
Malheureusement certains monuments présentent des fissures par endroits, d’autres comme le Mighty Zambia et l’Aigle du Mali sont descendus de leur piédestal. Acte de vandalisme ? Une chose est sûre : la Place Can constitue un lieu de souvenir. Et à ce titre, elle mérite qu’on prenne soin d’elle.
Denis Koné

 

SORY IBRAHIMA MAKANGUILE
" Un programme de développement pour le Mali"
Le président du comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations-2002 n’a pas rechigné à la tache et ménagé sa peine afin que la 23e édition soit une totale réussite. A quelques semaines du coup d’envoi de la compétition, il a bien voulu revenir sur l’essentiel de son œuvre. Entretien.
Les Echos : Pensez-vous que l’organisation de la Can permettra au Mali d’accélérer son processus de développement ? En d’autres termes, quels bénéfices retireront les Maliens de l’organisation de la Can sur leur terre ?
Sory Ibrahima Makanguilé. : Le programme du comité d’organisation accepté par le gouvernement est un projet de développement à tous les égards. Quand le Mali s’est engagé dans l’organisation de la Can, le pays ne comptait qu’un seul stade de compétition qui n’était d'ailleurs pas aux normes. Aujourd’hui, nous en possédons six. Par ailleurs, l’exercice du sport pourra être sauvegardé dans toutes les régions du Mali, grâce aux deux terrains d’entraînement crées dans chaque ville, collés à des établissements scolaires. Dans le domaine sanitaire, nous avons mis l’accent sur la création d’un bloc d’urgence, des plateaux sanitaires dans les hôpitaux de chaque ville et nous avons équipé chaque hôpital d’ambulances. Au niveau du transport aérien, nous avons construit deux nouveaux aéroports et en avons réhabilité deux autres, afin que le Mali puisse faire face au programme d’intégration sur lequel il s’est engagé pour pouvoir développer des pôles régionaux. Pour ce qui est de l’hébergement, plus de soixante villas ont été bâties dans chaque ville, ce qui va permettre de promouvoir l’immobilier. Enfin, sur le plan humain, nous avons formé six-cents secouristes, plus de dix médecins aux techniques d’urgence, plus de et plus de 3000 hôtesses d’accueil. Tout cela constitue des éléments positifs pour le développement du Mali.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

 

INFRASTRUCTURES DE LA CAN-2002
Cinquante milliards de F CFA sur 5 ans
Notre pays s’est vu confier par la Confédération africaine de football l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2002. Les plus hautes autorités du Mali en s’engageant dans cette entreprise ont exprimé le souci de voir le défi sportif s’appuyer sur des projets de développement afin qu’un maximum des réalisations acquiert un caractère pérenne.
Selon le président de la commission infrastructures de la Commission organisation (Cocan-2002), Abdoulaye Dème, les infrastructures de la Can ont été financées pour l’essentiel sur le budget de l’Etat, précisément sur les exercices 2001 à 2005 pour un montant global de 50 milliards de F CFA.
Pour l’ingénieur du Cocan-2002, les infrastructures financées sur le budget comprennent essentiellement les 4 stades de compétition, les 2 aéroports neufs, l’amélioration de l’aéroport de Bamako-Sénou et de Mopti-Barbé, des équipements de retransmission radio et télé. " D’autres infrastructures ont été financées par diverses ressources dont le secteur privé pour les villages Can avec l’appui des banques et divers partenaires au développement comme la coopération chinoise, la coopération française, le fond saoudien pour des voies, il y a la BDA pour les voiries urbaines etc. " indique-t-il.
Ainsi, le projet vision Mali-2002 dans la mission du Cocan visait dans un premier temps à réussir le pari de l’organisation. Il s’agissait ici de mettre en place toutes les infrastructures nécessaires à l’accueil des hôtes de la Can 2002 et au bon déroulement de la compétition. Les repères principaux sont donnés par le cahier de charge de la Caf.
Secundo la mission du Cocan visait à contribuer à la réussite sportive de la sélection du Mali. La préparation technique de l’équipe nationale revenait au ministère des Sports et à la Fédération malienne de football. Le Cocan s’est limitée à initier et appuyer toutes les actions de mobilisation de la population et des supporters autour des Aigles, afin que les représentants maliens se trouvent dans la meilleure atmosphère possible de préparation et de compétition. Enfin, il s’agissait d’allier l’impératif de développement à celui de la bonne organisation.
Le président de la commission infrastructures a estimé le budget de la Can. "On peut globalement évaluer le programme d’investissement de la Can-2002, à environ 100 milliards de F CFA dont 50 milliards sur le budget national, sur les exercices 2001 à 2005 à raison de 10 milliards de F CFA par an ", a-t-il conclu.
Boubacar Diakité Sarr

 

CAN 2002
La jatigiya exportée
La jatigiya ou l’hospitalité malienne est une de nos valeurs cardinales, mais c’est à la faveur de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations en 2002 au Mali que le concept a eu une dimension internationale.
Tous les chanteurs et autres artistes ont répondu à la jatigiya, l’hospitalité à la malienne décrétée par le président de la République Alpha Oumar Konare, qui a voulu que les Maliens soient des supporters des quinze autres nations pendant la compétition.
De nombreux artistes inspirés par cette Can-2002 en ont profité pour chanter l’unité africaine, l’Afrique en général et l’esprit sportif africain en particulier. C’est le cas par exemple de Kalory Sory qui répète : "Nous voulons marquer un but, le but de l’Union africaine".
Depuis les temps immémoriaux, nos ancêtres ont toujours accueilli les étrangers, et cela sans arrières pensées. La jatigiya a permis d'embellir la fête du foot. La Commune IV du district, comme les cinq autres communes de la capitales ont parrainé chacune une équipe lors de la compétition.
En vulgarisant le concept, le président malien Alpha Oumar Konaré, véritable boîte à idées, en a fixé les objectifs : donner une touche malienne à la fête sportive, que les étrangers venus d'horizons divers se sentent chez eux ici, et que le meilleur gagne.
La Commune IV s’est occupée des équipes algérienne et égyptienne. La Commune V a été l’hôte du Sénégal. Pendant que Sikasso ouvrait son cœur aux Camerounais, Mopti vibrait pour le Ghana et le Burkina au moment où Ségou chantait pour l’Afrique du Sud. En fait, Il s'agissait de trouver chez chaque habitant de chaque région un coin dans son cœur pour chaque étranger, surtout originaire des pays qui ont participé effectivement à la Can-2002.
Le reggaeman feu Ladji Kolosi a même mis en musique les paroles du président Konaré : "Nous souhaitons tous que les Aigles du Mali aillent le plus loin possible mais pas dans la tricherie, pas dans la violence, pas dans l’anti-jeu, pas dans le comportement anti-sportif. Il ne faut pas que les stades soient vides quand les autres jouent et pleins quand le Mali joue. Il faut que cette coupe soit belle, car ce sont les meilleurs joueurs du continent qui seront là. Souhaitons la bienvenue aux quinze équipes invitées".
La jatigiya a exigé pendant la Can que chaque Malien puisse donner tout à l'étranger pour rendre agréable son séjour.
L’objectif aura été atteint. Une bonne organisation, un bon niveau, un public présent à tous les coups, de quoi être fier d'avoir oublié, l'espace d'une compétition, que le Mali fait partie du microcosme des pays les plus pauvres de la planète, du giron des pays frappés de plein fouet par le paludisme. Oui, le Mali d'Alpha Omar Konaré n’a pas obtenu la Coupe d'Afrique, mais il a eu au moins le mérite d'avoir osé, avec les moyens du bord, avec la bonté du cœur surtout. Et avec cette recette peut-être que ce grand pays enclavé deviendra un jour reconnu et respecté.
Seul le football, philosophie que les riches et les pauvres assimilent sans grande peine, peut en être le détonateur. C'est pour cette raison que le Mali a réussi son pari.
Idrissa Sako

 

VILLAGES CAN
Une matérialisation du "jatigiya"
La 23e édition de la Can s’est déroulée du 19 janvier au 10 février 2002 dans 5 villes du Mali (Bamako, Kayes, Sikasso, Mopti et Ségou). Pendant 3 semaines, le monde sportif d’Afrique, au-delà de la fête du football, a pu apprécier l’hospitalité malienne.

Le "jatigiya" ou l’hospitalité est une tradition ancrée dans la civilisation malienne. Les autorités de la IIIe République ont profité de la Can 2002 pour prouver à la face du monde cette valeur humaine qui continue de faire tâche d’huile à travers le monde.
La construction des villages Can dans tous les sites qui ont abrité les matches de la Can 2002 est la matérialisation du "jatigiya".
Selon M. Sanogo, chercheur à l’Institut des sciences humaines (ISH), "la réalisation des villages Can dans toutes les villes qui ont abrité les compétitions constitue une autre dimension concrète du "jatigiya" que les organisateurs de la Can 2002 ont su mettre en valeur au profit de l’image du Mali sur la scène internationale".
" L’objectif des villages Can était de mettre les joueurs et leurs délégations officielles dans les meilleures conditions de séjour dans notre pays", a noté M. Sanogo avant de rappeler que les villages Can ne pouvant abriter toutes les délégations, les autorités de l’époque se sont rabattues sur les familles dans les quartiers. Ces dernières ont accepté par hospitalité d’héberger gratuitement plusieurs délégations.
A noter que les villages Can étaient constitués de centaines de villas dotées de toutes les commodités qui ont permis aux hôtes du Mali venus célébrer la plus grande fête du football africain, de passer un séjour agréable en parfaite harmonie avec nos concitoyens.
Amadou Waïgalo

 

MICRO TROTTOIR
Des Bamakois se prononcent sur la Can-2002
L’organisation de la Can a été une réussite. C’est du moins l’avis des Bamakois. Entretien.
Mahamadou S. Diarra (enseignant) :
" Dans l’ensemble, on peut dire que la Can a été bien organisée. Les autorités et les populations se sont donné la main pour la réussite de l’événement. Quel que soit le dévouement des gens, il y a toujours des imperfections. Notre seul malheur est qu’on n’a pas remporté la coupe alors que l’équipe nationale était dans les meilleures conditions".
Abou Koné (photographe) :
" Le président Konaré s’est vraiment investi pour la réussite de la Can. Je dirais que l’organisation a été à la hauteur des souhaits. Il suffisait que les Aigles remportent pour donner encore plus d’éclat. Bref, l’important, c’est que l’évènement s’est passé sans problème. Elle a permis au Mali de rayonner sur le plan régional et international".
Eric Moussa Coulibaly (étudiant) :
" Grâce à la Can, beaucoup d’infrastructures ont été construites avec l’aide des partenaires financiers. Ces infrastructures servent beaucoup de nos jours. Malheureusement, les Aigles nous a déçus. Ils ont été éliminés à la demi-finale. On connaît tous la cause de leur élimination. C’était un problème d’encadrement technique. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse mettre de tels moyens dans l’organisation et ne pas remporter la coupe".
Aminata Doumbia (ménagère) :
" La Can 2002 s’est bien déroulée. L’événement a été à la hauteur surtout avec le jatigiya qui est une référence partout aujourd’hui. La manière dont les Maliens se sont engagés pour la réussite de la Can si on s’engage comme ça dans les autres domaines, le Mali ira de l’avant".
Amadou Kéita (commerçant) :
" La Can a été une occasion pour notre pays de développer ses infrastructures. Les infrastructures réalisées, à l’occasion, ont donné un nouveau visage à Bamako. Je souhaite que le pays organise une autre Can".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

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ALAIN GIRESSE NOUVEL ENTRAINEUR DES AIGLES
" J’ai un challenge à relever"
L'entraîneur français Alain Giresse a signé hier au siège de la Fédération malienne de football (Malifoot) un contrat de 2 ans dont le montant n’a pas été révélé. Il a choisi Cheick Diallo comme adjoint et a promis de travailler pour obtenir de bons résultats. Entretien.
Les Echos : Qu’est-ce qui vous a motivé à venir au Mali pour être entraîneur des Aigles ?
Alain Giresse : Ce sont les discours tenus, les ambitions affichées, c’est le challenge à relever. Il n’y a pas quelque chose de précis, c’est un ensemble de choses qui font qu’on a envie de prendre cette fonction, de prendre ce relais et de l’assumer.
Les Echos : Peut-on connaître les noms et qualités de ceux avec qui vous allez travailler ?
A. G. : En ce qui concerne le principal adjoint, ce sera Cheick Diallo qui travaillera au quotidien avec moi. Maintenant, je dois mettre en place le préparateur des gardiens de but. Ces deux personnes seront chargées de m’accompagner.
Les Echos : Certains joueurs après la Can d’Angola avaient dit qu’ils ne joueraient plus avec l’équipe du Mali. Est-ce que vous êtes prêts à les recevoir ?
A. G. : Oui, il faudra qu’ils le confirment. L’entraîneur que je suis a besoin de savoir quels sont les joueurs qui sont décidés ou pas. Après, ça leur appartiendra de se déterminer parce qu’il ne peut pas y avoir d’hésitation à venir. Ils doivent venir avec envie et détermination. Après tout on peut respecter le choix des joueurs surtout quand ils ont fait leur parcours en équipe nationale.
Les Echos : Vous êtes confiant avec la feuille de route que la Fédération vous a donnée ?
A. G. : Ça me paraît évident et normal que la Fédération affiche des objectifs et des ambitions à atteindre.
Les Echos : Pensez-vous que les talents maliens sont susceptibles de remporter la Can ?
A. G. : Oui, je ne peux pas évoquer encore une victoire finale, c’est encore trop loin. Je ne me prononcerais pas tant que je n’ai pas la mesure réelle de l’équipe même si je sais qu’il y a de bons joueurs.
Les Echos : Le montant de votre contrat est-il un secret ?
A. G. : (Rires). Et après…
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr


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