Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de mai

Les Echos du 27 mai

 

LE SYNACOME DETERRE LA HACHE DE GUERRE
Mali : trois jours sans électricité
Le Syndicat national de la construction, des mines et de l’énergie (Synacome, dont fait partie l’EDM-SA) mécontent de la passivité du gouvernement face à ses doléances a réactivé, sans crier gare, sa grève du mois d’avril 2010 en décrétant 72 h de coupure de courant du 26 au 28 mai 2010.
Bamako et les principales villes du pays sans courant pendant trois jours. C’est la sentence du Syndicat national de la construction, des mines et de l’énergie (Synacome). La grève de 72 h ne concernera pas la desserte en eau, une manière élégante d’épargner des populations déjà éprouvées par la corvée d’eau.
De nombreux Bamakois ont été surpris à leur réveil hier mercredi 26 mai de l’absence de courant dans leur maison et au niveau des feux tricolores où les embouteillages étaient plus que monstres. Dans certains quartiers, la coupure intervenue dès 1 h a écourté la nuit de beaucoup de gens habitués à la "clim" et au brasseur d’air en cette période de canicule.
La surprise a été d’autant plus grande que les populations n’y ont pas été préparées en amont. Le Synacome, comme d’autres syndicats qui a l’habitude d’alerter l’opinion publique par des conférences de presse et autres communiqués, a agi dans un calme olympien.
Le secrétaire général du Synacome, Fousseyni Touré, que nous avons joint hier au téléphone, admet que "c’est une nouvelle forme de lutte de son syndicat". Mais il affirme que le gouvernement et le Conseil national du patronat (CNPM) n’en sont pas moins informés pour avoir reçu le préavis de grève qui date de deux semaines.
Nouvelles doléances
La grève que le Synacome veut sauvage et qui va concerner une coupure drastique de l’électricité pendant trois jours, porte sur l’application du protocole d’accord du 20 août 2009, signé entre le gouvernement et le Synacom. Selon M. Touré, "aucun des 8 points dudit protocole n’a été satisfait". La même cause avait produit les mêmes effets avec la grève des 1er et 2 avril 2010.
Le Synacome se sentant tourner en bourrique par l’Etat, a formulé deux nouvelles doléances. Toujours selon son secrétaire général, le syndicat qui a dans son giron l’EDM-SA, les mines et la construction civile, "demande la levée de la sanction qui frappe le camarade de l’EDM de Koutiala, Kolé Traoré, sanctionné pour avoir correctement appliqué le mot d’ordre de grève des 1er et 2 avril 2010".
La deuxième nouvelle revendication du Synacome est son désaccord sur la restructuration en voie de l’Energie du Mali-SA en cinq structures dont 3 seront privatisées. Le Synacome, qui se dit ignoré dans le processus, veut désormais avoir son mot à dire.
Abdrahamane Dicko

Acceuil


GRÈVE DE L’EDM
La souffrance des bamakois

 

Dr S. Magané (dentiste) :
« J’espère qu’il y aura un terrain d’attente entre le gouvernement et l’EDM. C’etait une nuit terrible et un début de journée difficile. J’ai été obligé de commander un groupe électrogène qui n’a pas pu faire mon travail, ça m’a vraiment mis en retard. Les patients viennent, mais ne peuvent pas recevoir de soins ; ça fait une perte. J’ai eu une nuit terrible et un début de journée difficile ».

 

Sadibou Haidara (agent commercial) :
Nous sommes les victimes or ce n’est pas à nous de payer à la place de l’Etat. nous payons régulièrement nos factures.
Hier c’etait chômé, on n’a pas travaillé, S’il faut commencer le travail à 11h, ça pénalise vraiment. Nous sommes une société qui travaille avec Internet. Nous avons beaucoup de machine que le groupe ne peut pas supporter. Nous avons des contrats avec les gens et surtout dans un monde concurrentiel, ça fait perdre des clients.
Ousmane Diop (tailleur) :
« Ça fait perdre confiance, nous donnons des rende-vous aux clients et il sont venus trouver que les travaux n’étaient pas exécutés, ils n’ont plus confiance en nous et nous perdons beaucoup ».

 

Mahamoudou Coulibaly (Directeur général adjoint du technolab) :
« Si l’EDM veut aller en grève, ce n’est pas notre affaire, mais de grâce qu’il ne nous coupe pas l’électricité. J’aurai appris que le gouvernement veut privatiser l’EDM, c’est un problème entre eux, les clients n’ont rien à faire dedans ; c’est trop criminel de leur part ; la nuit il y a des vagabonds et des voleur partout.
Mariam Diakité (vendeuse) :
Depuis 2 h du matin que le courant est coupé or s’il y n’a pas de courant l’alimentation ne peut pas marcher. C’est leurs 2e grève, vraiment je demande à l’EDM, à travers ce journal de revoir sa position pour ne pas faire des victimes. Nous ne sommes pour rien dans cette grève ».

 

Harouna Cissé (dessinateur) :
« Chez nous la coupure n’a pas beaucoup joué car avant de partir à la maison, j’ai éteint les machines. C’est seulement ce matin que j’ait été pénalisé car j’ai accusé un petit retard dans mes travaux ».
Anne-Marie Kéita

[haut]

Acceuil


LE MALI A LA POINTE DE LA TECHNOLOGIE
Orange-Mali lance son 3G+
L’opérateur privé de téléphonie mobile, Orange-Mali, vient de lancer le 1er réseau mobile de 3e génération (3G+) dotée d’une capacité de rapidité et qui offre des services innovants comme la télévision sur le mobile.
" Avec 3G+, tout s’accélère" est l’expression qui est revenue souvent au cours d’une conférence de presse animée mercredi 26 mai 2010 par le DG d’Orange-Mali, Alioune Ndiaye, et ses proches collaborateurs à l’occasion du lancement du 1er réseau mobile de 3e génération au Mali (3G+).
Grâce à 3G+, Orange-Mali, selon son DG, hausse le débit de tout son réseau avec des prestations de service qui battent les records de rapidité.
A en croire le directeur technique d’Orange Mali, Aristide Sanou, les clients de sa société, dotés d’un téléphone adapté au 3G+ (Iphone, Black Berry…) peuvent améliorer les performances dans l’usage des services de données sur le mobiles : téléchargement rapide des données, e-mail, et fichiers joints, musique en qualité CD, MMS, sonneries.
" Avec 3G+, le client peut avoir une meilleure qualité d’image et de son pour la télévision en directe sur le mobile, vidéos, etc.", a-t-il expliqué. Et le DG d’Orange-Mali d’ajouter qu’avec cette innovation, les abonnés peuvent suivre tous les matches de la Coupe du monde sur le mobile.
Techniquement et sur le plan de la performance, la 3G+ est 50 fois plus rapide que le GPRS, 20 fois plus rapide que l’Edge et 5 fois que la 3G. Selon les techniciens, 3G+ permet aux clients équipés de clés 3G de se connecter à Internet depuis leur PC, à la maison comme en déplacement.
Alioune Ndiaye a assuré que l’innovation n’aura aucun incident sur le réseau. A noter que le Mali est le premier pays en Afrique de l’Ouest à avoir bénéficié des services de 3G+.
Amadou Waïgalo
Aminata Lah (stagiaire)

[haut]

Acceuil


NIAMAKORO/CITE UNICEF
Le coffre-fort résiste à des bandits armés
Après la bande à "P", spécialisée dans les braquages et casses de boutiques et magasins à Niamakoro et à la Cité Unicef, démantelée il y a environ 7 mois, d’autres malfrats ont pris le relais dans la même zone. Un coffre-fort leur a résisté.
Dans la nuit de dimanche à lundi 24 mai, des bandits lourdement armés, à bord de véhicules et de "Jakarta" ont semé la panique à Niamakoro/Cité Unicef, près de la station "Petro Golf" et à quelques encablures du commissariat du 10e arrondissement.
Les bandits qui ont tout l’air de professionnels et vraisemblablement informés sur leur cible, sont arrivés aux environs de 3 h du matin, à la "Quincaillerie de l’espoir". Ils ont cassé le portail du bureau du directeur, Karim Yattabaré, trois cadenas et la vitre. Ils ont ensuite défoncé la porte en bois pour s’introduire dans le bureau. Mais le coffre-fort qu’ils voulaient emporter était fixé dans du béton armé.
Le gardien et sa famille, qui ont été réveillés par des bruits, ont lancé des cris de détresse. Les voleurs ont réagi en tirant des coups de feu. Ils ont emporté un sac vide d’ordinateur portable alors qu’un ordinateur neuf de marque Toshiba était déposé sur la table du directeur. Ils n’ont pris d’autres objets dans le magasin qu’ils ont traversé avant d’accéder au bureau où se trouve le coffre-fort et qui est rempli de matériels électriques, de sanitaires et literie. Ce qui laisse croire qu’ils n’étaient intéressés que par l’argent liquide.
Le 10e arrondissement venu faire le constat le lundi, a emporté les cadenas comme éléments de preuve et pour les besoins de l’enquête.
Il y a plus d’un semestre, une bande de malfrats a été appréhendée par le 7e arrondissement. Ces bandits, appelés bande à "P", du nom de son chef, braquaient les boutiques et magasins à bord d’une Mercedes noire. Ils ont pillé la boutique d’un commerçant installé sur l’ancien marché de Niamakoro du nom de Sékou Cissé en emportant des marchandises et plusieurs millions de francs CFA. Plus tard un élément de ladite bande dont la mère est archiviste à la Cour suprême a été libéré incognito.
Un braquage du même genre qui s’est passé dans la même nuit à la Sapec, une usine de peinture à la Zone industrielle, relatée par notre confrère L’Indépendant dans sa parution du mercredi 26 mai, laisse croire que c’est la même bande.
Selon notre confrère, les bandits, qui ont opéré dans la nuit de dimanche à lundi sont aussi arrivés lourdement armés en voiture pour défoncer le portail en présence des gardiens qui ont pris la clé des champs sous la menace de leurs armes. Les énergumènes ont pu emporter le coffre-fort dans leur véhicule.
Que sont devenues les patrouilles d’envergure initiées par le ministère de la de la Sécurité intérieure et de la Protection civile et qui impliquaient la gendarmerie la garde et la police ?
Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


COUR D’ASSISES
Des assassins condamnés à mort
Accusés d’homicide sur la personne de Konimba Berthé, Siaka Diallo et Kassoum Diallo, ont été condamnés lundi par la Cour d’assises à la peine de mort.
La convoitise sur la jeune Fatoumata Bamba dite Baya par Kassoum et Ibrim a conduit à un drame à Sikasso, courant février 2009. Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2009, une altercation a éclaté entre Ibrim et Kassoum au sujet de Fatoumata. Les deux hommes, qui s’étaient croisés aux environs de la famille de Fatoumata, se lancèrent des injures. Konimba, un ami à Ibrim, intervient brusquement et fait une mise en garde à Kassoum de ne plus tenir de telles injures à l’endroit d’Ibrim.
Lassine Diallo, un des frères de Kassoum qui se trouvait à côté s’approche et tient le même langage. Les esprits s’échauffent. Ibrim disparaît. Les frères Diallo (Lassine et Siaka) se retirent des lieux et peu de temps après, ils reviennent armés de coupe-coupe et de couteau. Lassine s’infiltre dans la concession de la jeune fille Baya et invite Konimba dehors. Quand celui-ci sort hors de la concession, Lassine et son frère Siaka le poignardent.
A l’enquête préliminaire Siaka et Kassoum ont reconnu les faits sans ambages pour ensuite tout nier devant le juge d’instruction. A la barre de la Cour d’assises de Bamako lundi, Kassoum a démenti avoir été sur le lieu du crime. Il soutient qu’il est resté à la maison lorsque Siaka et Lassine se sont résolus à aller régler leurs comptes avec Konimba.
Malgré son habilité à défendre ses clients, l’avocat de la défense n’a pu convaincre la Cour qui les a déclarés coupables en les condamnant à la peine capitale.
Sidiki Doumbia

[haut]

Acceuil


 

4e AG DE LA CAD-MALI
Sékou Diarra succède à Mme Barry
A l’issue de la 4e assemblée générale de Coalition des alternatives africaines/Dettes et développement (Cad/Mali), un nouveau président, Sékou Diarra, a été élu à la place de Mme Barry Aminata Touré présidente sortante.
Celui qui va présider aux destinées de la Coalition des alternatives africaines/Dettes et développement (Cad/Mali) pour les trois années s’appelle Sékou Diakité. Il a été élu à l’issue de la 4e assemblée générale de la Coalition, tenue dimanche dernier à la Maison du partenariat à Bamako. M. Diarra est membre de l’association Jigui Sigui Ton.
Contrairement à l’ancien bureau où les associations dominaient, la nouvelle équipe de 13 membres est composée en majorité d’ONG. Ce qui a fait dire à certains mandataires d’associations qu’il y a eu une "discrimination" qui ne dit pas son nom.
Néanmoins, Sékou Diarra, dans ses premiers mots, a assuré que le nouveau bureau est loin d’être l’otage des ONG. Il a réitéré les objectifs de Cad/Mali qui, depuis 1995, ne ménage aucun effort dans la consolidation du mouvement social mondial.
Parmi les nouveaux défis à révéler figurent l’orientation de la Cad vers les mouvements sociaux populaires qui se sont engagés dans les différentes luttes ; la consolidation des acquis en allant vers d’autres types de partenariat.
M. Diarra en a profité pour effleurer l’injustice et la violation des droits et libertés des populations par les grandes puissances, les gouvernants. Et de terminer sur un appel à l’union de tous les militants et sympathisants de la Coalition.
Auparavant, la présidente sortante, Mme Barry Aminata, à l’ouverture des travaux, n’est pas allée avec le dos de la cuillère pour s’en prendre aux mauvaises politiques de pays riches dont nous ressentons les effets dans plusieurs domaines. "Notre devoir est de lutter contre ces politiques qui veulent nous détruire avec leurs armes de destruction massive…"
A en croire Mme Barry, la Cad/Mali "doit garder sa mission de mouvement social qui lutte contre les politiques néo-libérales imposées par les pays riches et leurs institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale au sein des organisations de la société civile, et ne doit en aucun cas être dévié de cette mission".
Elle a aussi rappelé la nécessité d’informer le citoyen des décisions prises en son nom et que justice soit rendue pour les communautés opprimées dans leurs droits. Elle a pris l’exemple d’Huicoma, de l’ATVR, de la Betram, expulsés… L’assemblée a été placée sous le signe du "renforcement de capacités organisationnelles de la Cad/Mali et du renforcement de ses actions de plaidoyer en faveur du bien-être des communautés".
Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


 

CULTURE, JEUNESSE/SPORT
La validation des indicateurs
La CPS du ministère de la Culture planche depuis hier sur la validation des secteurs de la culture, jeunesse/sport pour leur apport dans l’économie.
L’atelier de trois jours, qui a débuté le mercredi 26 mai au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, porte sur la thématique de la validation des indicateurs du secteur culture et jeunesse/sport.
La Cellule de planification et de la statistique (CPS) secteur culture et jeunesse/sport, créée par la loi n°07-020/AN-RM du 27 février 2007, a pour mission principale de dégager "le choix optimal d’une décision à travers les indicateurs fiables et régulièrement renseignés", a affirmé son directeur, Youssouf Camara.
L’objectif de l’atelier défini par le secrétaire général du ministère de la Culture, Alhady Koïta, "porte sur un accord consensuel sur le choix d’indicateurs pertinents, qui serviront de base de suivi évaluation du CSRP, du PDES et des OMD", a-t-il indiqué. M. Koïta a salué la coopération espagnole à travers le projet "renforcement des capacités et de la promotion de l’action culturelle du ministère de la Culture".
La coopération ibérique, qui a permis l’organisation de cet atelier, soutient plusieurs structures centrales et déconcentrées du ministère de la Culture pour développer des activités de promotion et de conservation de notre culture et pour bénéficier de renforcement des capacités.
Le projet "renforcement des capacités et promotion de l’action culturelle au Mali", établi entre l’Agence de coopération du royaume d’Espagne et le ministère de la Culture vaut environ 1 milliard de F CFA. Selon le responsable de projet, Mme Vanessa Fanjul, il concerne plusieurs domaines.
Le projet porte, entre autres, sur le renforcement des capacités à travers la formation des différents agents appartenant aux structures indépendantes au ministère de la Culture à Bamako et dans les régions, aux acteurs culturels, gouverneurs, élus locaux, et même scolaires ; le renforcement du palais de la culture à travers la formation, la réhabilitation de la salle de conférence, le réaménagement de la berge du fleuve et la construction d’une scène flottante ; l’appui aux festivals maliens et la création d’industries culturelles.
Abdrahamane Dicko


[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org