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2010
Mois de
mai
Les
Echos du 21 mai
RENCONTRE
DES PARTIS DE GAUCHE A
BAMAKO
L’UM-RDA lance son nouveau combat politique
Dix-huit jours après sa naissance, les leaders de l’UM-RDA/Faso
jigi étaient face à la presse jeudi pour faire part de leur nouveau
combat politique, c’est-à-dire réunir toute la gauche progressiste
pour bâtir une Afrique nouvelle.
Plus d’une quarantaine de représentants de partis politiques issus
de la gauche progressiste d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de
la France ainsi que d’éminents experts sur les questions géopolitiques, économiques
et sociales seront à Bamako du 24 au 25 septembre 2010 pour participer
au colloque "Rencontre Bamako 2010 : Afrique-France-Europe, 50 ans après
les indépendances, bilan et perspectives".
Ce colloque a été initié par l’UM-RDA/Faso jigi de
concert avec le Parti communiste français. Bocar Moussa Diarra, président
de l’UM-RDA/Faso jigi, et Jacques Frath, responsable des relations internationales
au sein du comité exécutif national du PCF, étaient hier
20 mai face à la presse au siège de l’UM-RDA/Faso jigi pour évoquer
les enjeux de cette rencontre de Bamako.
Pour Bocar Moussa Diarra, l’organisation du colloque entre dans le cadre
de la célébration du cinquantenaire. "Fidèle à sa
vision, ce colloque réunira des représentants de partis politiques
et d’organisations de la société civile de l’Afrique
de l’Ouest, de l’Est et du Centre et du Sud. Bamako-2010, à l’image
de Bamako-1946, offrira aux leaders politiques africains l’opportunité,
après 50 années d’indépendance, de faire le bilan
des rapports Europe-Afrique et de poser les bases de lendemains meilleurs",
a ajouté M. Diarra.
MM. Diarra et Frath sont d’accord qu’il faut un changement radical
dans les rapports d’aujourd’hui entre les pays colonisés et
leurs colonisateurs ; qu’il faut réinventer de nouvelle forme de
coopération. Pour M. Diarra, l’US-RDA, dont l’UM-RDA est le
prolongement, a eu d’excellents rapports avec le PCF depuis les années
d’indépendance. Le PCF a notamment contribué à la
formation des premiers syndicalistes et cadres politiques maliens.
De plus, il a toujours inscrit ses actions dans une défense des intérêts
de la masse. Cela explique le choix porté sur ce parti français
pour accompagner l’UM-RDA, a dit son président qui a poursuivi que
l’un des objectifs du colloque sera "la relance d’une nouvelle
forme de combat progressiste en Afrique". Interrogés sur la participation
de soldats africains au défilé du 14 juillet prochain en France,
Frath a souhaité que cela soit compris sous l’angle d’une
Afrique qui doit compter, qui a désormais son mot à dire.
A l’UM-RDA, ajoutera le secrétaire politique, la question n’est
pas débattue, mais il souhaiterait que la France mette les anciens combattants
dans leurs droits. Faut-il noter que les anciens combattants, les tirailleurs
sénégalais, se battent pour l’uniformisation de leurs pensions
avec celles des Français de France.
Le colloque se tiendra sous forme d’atelier. Le premier sera consacré au
bilan et perspectives, le second à Modibo Kéita et le troisième
au développement et la place de l’Afrique dans la mondialisation.
Denis Koné
Acceuil
CRISE
ALIMENTAIRE AU SAHEL
Les Caritas harmonisent leurs stratégies d’intervention
Face aux souffrances qu’endurent actuellement des millions de personnes
dans la zone sahélienne et au regard de la crise alimentaire particulièrement
grave qui sévit présentement au Niger et dans les zones frontalières,
les Caritas du Sahel conformément à leurs principes et valeurs,
réaffirme leur engagement à promouvoir le droit de populations,
surtout les plus pauvres, à l’alimentation.
Suite à la crise alimentaire qui frappe les pays du Sahel, cinq organisations
caritatives catholiques membres du GTCIS (Groupe de travail de Caritas International
pour le Sahel), se sont réuni le samedi 15 mai 2010 à Ouagadougou
pour réfléchir sur la situation.
Il s’agit de Caritas développement Niger (Cadev/Niger), Caritas/Mali,
Caritas/Sénégal, CRS Burkina et de l’Ocades Caritas/Burkina.
La rencontre de Ouagadougou de pays directement affectés fait suite à la
volonté du GTCIS de construire des synergies pour des réponses
appropriées aux crises alimentaires au Sahel.
Face aux souffrances qu’endurent actuellement des millions de personnes
dans la zone sahélienne et au regard de la crise alimentaire particulièrement
grave qui sévit présentement au Niger et dans les zones frontalières,
les Caritas du Sahel, conformément à leurs principes et valeurs,
réaffirme leur engagement à promouvoir le droit de populations,
surtout les plus pauvres, à l’alimentation.
Dans cette optique, les communications et les échanges ont permis aux
différents pays participant de partager leurs expériences en matière
de prévention et de gestion des crises alimentaires. De ces échanges
sont sorties des propositions concrètes de stratégies communes
d’intervention et de mise en place d’un mécanisme de collaboration
et d’entraide entre les Caritas affectées.
Les stratégies concernent la participation des Caritas au dispositif national
de prévention et de gestion de crise, l’atténuation/adaptation
aux effets des changements climatiques, la mise en place et le renforcement des
outils de prévention et de gestion des crises, la responsabilisation des
populations à leur développement, l’élaboration, la
mise en œuvre et l’évaluation des interventions en lien avec
les capacités d’action des populations à répondre
aux effets des changements climatiques.
Pour la responsabilisation des populations à leur développement,
les Caritas du Sahel ont décidé de les conscientiser à participer
activement à l’élaboration des plans de développement
local, de travailler à leur changement de comportement en matière
de gestion de productions.
Le mécanisme de collaboration et d’entraide proposé s’articule
autour des points suivants :
Elaborer les Emergency Appeal (Appels d’urgence) pour le Burkina, le Niger
et le Mali.
Diffuser mensuellement les informations sur les Emergency Appeal.
Organier une formation/immersion en juillet 2010 au profit des agents des Caritas
du Sahel au Niger.
Les travaux se sont achevés sur un satisfecit général et
les Caritas du Sahel sont réparties plus que jamais déterminées à agir
de façon concertée pour le développement humain intégral
des populations à la lumière de l’Evangile et de l’enseignement
social de l’Eglise catholique !
(source : comité de pilotage du GTCIS)
Acceuil
LA
MALNUTRITION
Un mal réversible
Après avoir compris la cause de la malnutri¬tion, dépisté et
traité les complications infectieuses, le traitement consiste en une ali¬mentation
adaptée en qualité et en quantité par le mode le plus efficace.
Toutes choses qui prouvent que la malnutrition est un fléau réversible.
A Sikasso, lors de la mini-caravane de presse co-organisée les 17 et 18
mai derniers par l’Unicef et l’Union européenne sur le thème
de la malnutrition, la famille Sidibé, une des bénéficiaires
de la prise en charge de la malnutrition et relais communautaires, à Mancourani
a été visitée. Le cas de Salimata Sidibé a retenu
l’attention des visiteurs.
Agée d’à peine 3 ans, la petite Salimata dont les parents
ont divorcé, s’est retrouvée entre les mains de sa grand-mère
avant l’âge normal de sévrage. Mal entretenue et mal nourrie,
elle connaîtra une situation de malnutrition aiguë. "Quand on
l’emmenait au Cscom de Mancourani, tout son corps était parsemé d’œdèmes,
elle était marastique, diminuée et très malade. En réalité, à première
vue, l’on pense qu’elle ne survivrait pas", a avoué un
relais communautaire.
L’engagement et l’abnégation de Ramata, une voisine de la
famille Sidibé ont été déterminants dans le sauvetage
de la petite Saly. "C’est Ramata, qui l’a vue et qui l’a
conduite ici. Aussitôt nous avons procédé à sa prise
en charge (Ureni)", reconnaît l’infirmière.
Une alimentation équilibrée riche en micronutriments, de la farine
enrichie, une bonne hygiène, des fruits et légumes et un traitement
intensif ont permis à Saly de revenir à la vie.
Aujourd’hui, 3 mois après, Saly, même si elle a du mal à marcher,
elle a retrouvé la santé, le sourire et l’embonpoint. "Elle
passe la journée à s’amuser avec les enfants de la famille",
a reconnu sa grand-mère qui ignorait que sa petite fille n’était
pas sous l’effet d’un sort jeté sur elle, mais souffrait de
manque de vitamine pour sa croissance et sa santé.
" En amont du soin médical lui-même, nous faisons la promotion
des pratiques simples comme l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge
de six mois, le lavage des mains au savon ou le traitement de la diarrhée à domicile",
a dit l’infirmière.
Des gestes simples qui sauvent des milliers d’enfants en leur évitant
les maladies qui font le lit de la malnutrition. Quand le problème est
purement lié à l’absence de nourriture dans les familles,
l’apport d’aliments supplémentaires, en particulier pour les
jeunes enfants et les femmes enceintes ou celles qui allaitent, est inévitable,
sinon le nombre de cas de malnutrition explose.
L'ampleur des problèmes économiques et so¬ciaux n'est pas seule
en cause dans l'appari¬tion de la malnutrition chez l'enfant. L'éducation
nutritionnelle et la prévention des infections permettent à moindres
frais de limiter le pro¬blème : elles sont le rôle essentiel
des structures de santé.
Idrissa Sako
Acceuil
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