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2010

Mois de mai

Les Echos du 21 mai

 

RENCONTRE DES PARTIS DE GAUCHE A BAMAKO
L’UM-RDA lance son nouveau combat politique
Dix-huit jours après sa naissance, les leaders de l’UM-RDA/Faso jigi étaient face à la presse jeudi pour faire part de leur nouveau combat politique, c’est-à-dire réunir toute la gauche progressiste pour bâtir une Afrique nouvelle.
Plus d’une quarantaine de représentants de partis politiques issus de la gauche progressiste d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de la France ainsi que d’éminents experts sur les questions géopolitiques, économiques et sociales seront à Bamako du 24 au 25 septembre 2010 pour participer au colloque "Rencontre Bamako 2010 : Afrique-France-Europe, 50 ans après les indépendances, bilan et perspectives".
Ce colloque a été initié par l’UM-RDA/Faso jigi de concert avec le Parti communiste français. Bocar Moussa Diarra, président de l’UM-RDA/Faso jigi, et Jacques Frath, responsable des relations internationales au sein du comité exécutif national du PCF, étaient hier 20 mai face à la presse au siège de l’UM-RDA/Faso jigi pour évoquer les enjeux de cette rencontre de Bamako.
Pour Bocar Moussa Diarra, l’organisation du colloque entre dans le cadre de la célébration du cinquantenaire. "Fidèle à sa vision, ce colloque réunira des représentants de partis politiques et d’organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre et du Sud. Bamako-2010, à l’image de Bamako-1946, offrira aux leaders politiques africains l’opportunité, après 50 années d’indépendance, de faire le bilan des rapports Europe-Afrique et de poser les bases de lendemains meilleurs", a ajouté M. Diarra.
MM. Diarra et Frath sont d’accord qu’il faut un changement radical dans les rapports d’aujourd’hui entre les pays colonisés et leurs colonisateurs ; qu’il faut réinventer de nouvelle forme de coopération. Pour M. Diarra, l’US-RDA, dont l’UM-RDA est le prolongement, a eu d’excellents rapports avec le PCF depuis les années d’indépendance. Le PCF a notamment contribué à la formation des premiers syndicalistes et cadres politiques maliens.
De plus, il a toujours inscrit ses actions dans une défense des intérêts de la masse. Cela explique le choix porté sur ce parti français pour accompagner l’UM-RDA, a dit son président qui a poursuivi que l’un des objectifs du colloque sera "la relance d’une nouvelle forme de combat progressiste en Afrique". Interrogés sur la participation de soldats africains au défilé du 14 juillet prochain en France, Frath a souhaité que cela soit compris sous l’angle d’une Afrique qui doit compter, qui a désormais son mot à dire.
A l’UM-RDA, ajoutera le secrétaire politique, la question n’est pas débattue, mais il souhaiterait que la France mette les anciens combattants dans leurs droits. Faut-il noter que les anciens combattants, les tirailleurs sénégalais, se battent pour l’uniformisation de leurs pensions avec celles des Français de France.
Le colloque se tiendra sous forme d’atelier. Le premier sera consacré au bilan et perspectives, le second à Modibo Kéita et le troisième au développement et la place de l’Afrique dans la mondialisation.
Denis Koné

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CRISE ALIMENTAIRE AU SAHEL
Les Caritas harmonisent leurs stratégies d’intervention
Face aux souffrances qu’endurent actuellement des millions de personnes dans la zone sahélienne et au regard de la crise alimentaire particulièrement grave qui sévit présentement au Niger et dans les zones frontalières, les Caritas du Sahel conformément à leurs principes et valeurs, réaffirme leur engagement à promouvoir le droit de populations, surtout les plus pauvres, à l’alimentation.
Suite à la crise alimentaire qui frappe les pays du Sahel, cinq organisations caritatives catholiques membres du GTCIS (Groupe de travail de Caritas International pour le Sahel), se sont réuni le samedi 15 mai 2010 à Ouagadougou pour réfléchir sur la situation.
Il s’agit de Caritas développement Niger (Cadev/Niger), Caritas/Mali, Caritas/Sénégal, CRS Burkina et de l’Ocades Caritas/Burkina. La rencontre de Ouagadougou de pays directement affectés fait suite à la volonté du GTCIS de construire des synergies pour des réponses appropriées aux crises alimentaires au Sahel.
Face aux souffrances qu’endurent actuellement des millions de personnes dans la zone sahélienne et au regard de la crise alimentaire particulièrement grave qui sévit présentement au Niger et dans les zones frontalières, les Caritas du Sahel, conformément à leurs principes et valeurs, réaffirme leur engagement à promouvoir le droit de populations, surtout les plus pauvres, à l’alimentation.
Dans cette optique, les communications et les échanges ont permis aux différents pays participant de partager leurs expériences en matière de prévention et de gestion des crises alimentaires. De ces échanges sont sorties des propositions concrètes de stratégies communes d’intervention et de mise en place d’un mécanisme de collaboration et d’entraide entre les Caritas affectées.
Les stratégies concernent la participation des Caritas au dispositif national de prévention et de gestion de crise, l’atténuation/adaptation aux effets des changements climatiques, la mise en place et le renforcement des outils de prévention et de gestion des crises, la responsabilisation des populations à leur développement, l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des interventions en lien avec les capacités d’action des populations à répondre aux effets des changements climatiques.
Pour la responsabilisation des populations à leur développement, les Caritas du Sahel ont décidé de les conscientiser à participer activement à l’élaboration des plans de développement local, de travailler à leur changement de comportement en matière de gestion de productions.
Le mécanisme de collaboration et d’entraide proposé s’articule autour des points suivants :
Elaborer les Emergency Appeal (Appels d’urgence) pour le Burkina, le Niger et le Mali.
Diffuser mensuellement les informations sur les Emergency Appeal.
Organier une formation/immersion en juillet 2010 au profit des agents des Caritas du Sahel au Niger.
Les travaux se sont achevés sur un satisfecit général et les Caritas du Sahel sont réparties plus que jamais déterminées à agir de façon concertée pour le développement humain intégral des populations à la lumière de l’Evangile et de l’enseignement social de l’Eglise catholique !
(source : comité de pilotage du GTCIS)

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LA MALNUTRITION
Un mal réversible
Après avoir compris la cause de la malnutri¬tion, dépisté et traité les complications infectieuses, le traitement consiste en une ali¬mentation adaptée en qualité et en quantité par le mode le plus efficace. Toutes choses qui prouvent que la malnutrition est un fléau réversible.
A Sikasso, lors de la mini-caravane de presse co-organisée les 17 et 18 mai derniers par l’Unicef et l’Union européenne sur le thème de la malnutrition, la famille Sidibé, une des bénéficiaires de la prise en charge de la malnutrition et relais communautaires, à Mancourani a été visitée. Le cas de Salimata Sidibé a retenu l’attention des visiteurs.
Agée d’à peine 3 ans, la petite Salimata dont les parents ont divorcé, s’est retrouvée entre les mains de sa grand-mère avant l’âge normal de sévrage. Mal entretenue et mal nourrie, elle connaîtra une situation de malnutrition aiguë. "Quand on l’emmenait au Cscom de Mancourani, tout son corps était parsemé d’œdèmes, elle était marastique, diminuée et très malade. En réalité, à première vue, l’on pense qu’elle ne survivrait pas", a avoué un relais communautaire.
L’engagement et l’abnégation de Ramata, une voisine de la famille Sidibé ont été déterminants dans le sauvetage de la petite Saly. "C’est Ramata, qui l’a vue et qui l’a conduite ici. Aussitôt nous avons procédé à sa prise en charge (Ureni)", reconnaît l’infirmière.
Une alimentation équilibrée riche en micronutriments, de la farine enrichie, une bonne hygiène, des fruits et légumes et un traitement intensif ont permis à Saly de revenir à la vie.
Aujourd’hui, 3 mois après, Saly, même si elle a du mal à marcher, elle a retrouvé la santé, le sourire et l’embonpoint. "Elle passe la journée à s’amuser avec les enfants de la famille", a reconnu sa grand-mère qui ignorait que sa petite fille n’était pas sous l’effet d’un sort jeté sur elle, mais souffrait de manque de vitamine pour sa croissance et sa santé.
" En amont du soin médical lui-même, nous faisons la promotion des pratiques simples comme l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois, le lavage des mains au savon ou le traitement de la diarrhée à domicile", a dit l’infirmière.
Des gestes simples qui sauvent des milliers d’enfants en leur évitant les maladies qui font le lit de la malnutrition. Quand le problème est purement lié à l’absence de nourriture dans les familles, l’apport d’aliments supplémentaires, en particulier pour les jeunes enfants et les femmes enceintes ou celles qui allaitent, est inévitable, sinon le nombre de cas de malnutrition explose.
L'ampleur des problèmes économiques et so¬ciaux n'est pas seule en cause dans l'appari¬tion de la malnutrition chez l'enfant. L'éducation nutritionnelle et la prévention des infections permettent à moindres frais de limiter le pro¬blème : elles sont le rôle essentiel des structures de santé.
Idrissa Sako

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ALERTE PRECOCE ET PREVENTION DES CONFLITS
Soumeylou Boubèye nommé par Abdou Diouf
Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, a mis en place un panel de haut niveau en vue d’identifier les moyens de renforcer l’action préventive de l’Organisation internationale de la Francophonie face aux situations de crise dans l’espace francophone. Ce panel comprend notre compatriote SMB.
Le mandat de ce groupe ad hoc consiste plus précisément à définir des orientations et à formuler des recommandations concrètes permettant à la Francophonie d’améliorer son action préventive, notamment par un passage plus effectif de l’alerte précoce à la réaction rapide.
La création de ce panel contribue à la mise en œuvre efficiente des principes et objectifs énoncés dans les déclarations de Bamako (chapitre V) et de Saint Boniface (article 6 et suivants). Elle répond également à la demande des Instances de la Francophonie, exprimées notamment lors du Sommet de Québec et par le Conseil permanent de la Francophonie (CPF), qui avait réaffirmé à l’occasion de sa 72e session "toute l’importance qu’il attache à une réflexion approfondie sur la problématique de l’alerte précoce" et qui avait "demandé à la Commission politique du CPF d’organiser rapidement ce débat à la lumière des travaux menés dans ce domaine en concertation avec l’ONU et les autres organisations régionales".
Les experts remettront leur rapport au secrétaire général au mois de juillet 2010. Le panel, présidé par Pierre Buyoya, ancien président de la République du Burundi, est composé de : Louise Fréchette, ancienne vice-secrétaire générale des Nations unies, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie, Soumeylou Boubèye Maïga, ancien conseiller spécial du chef de l’Etat du Mali et ancien ministre de la Défense, Fred Tanner, directeur du Centre de politique de sécurité de Genève, Jacques Frémont, vice-recteur et Provost de l’Université de Montréal, Fabienne Hara, vice-présidente du bureau d’International Crisis Group à New York.

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SEMAINE DE L’INTEGRATION AFRICAINE
Centrafricains et Togolais ensemble
Les communautés centrafricaine et togolaise du Mali ont organisée le 19 mai, une journée africaine au Carrefour des jeunes, pour commémorer et communier avec leurs frères du Mali.
L’objectif de cette journée était de témoigner leur adhésion aux idéaux de l'intégration africaine et leur soutien à l'option du gouvernement du Mali en faveur de l'intégration, comme stratégie de développement du continent.
C’était aussi un moment de brassage entre les communautés africaines résidant au Mali et permettait aux Africains de mieux se connaître et de s’accepter. Elle a offert l’occasion aux acteurs de l’intégration de faire connaître les enjeux et les défis de l’intégration africaine et d’exposer les chantiers et programmes conçus pour apaiser les obstacles.
Pour le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Alou B. Macalou, "les communautés africaines vivant au Mali doivent vivre en parfaite convivialité avec leurs frères du Mali, car, pour réussir l’intégration, nous devons vivre ensemble. C’est ce brassage que nous attendons des communautés africaines".
Les communautés centrafricaine et togolaise ont exprimé leur reconnaissance aux autorités du Mali pour leur soutien et souhaité que les pays africains s’approprient les acquis et les épreuves de ce demi-siècle de vie passé pour bâtir des nouvelles nations fortes et prospères où il fera bon vivre.
La journée a été riche en couleurs. Les deux pays ont émerveillé le public de manifestations traditionnelles et folkloriques. Une présentation des deux pays et une dégustation de leurs mets ont mis fin à la journée.
Anne-Marie Kéita

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DOSSIER
REBELLION AU NORD-MALI
Chaque régime a eu sa dose
Enlèvement de personnes, explosion de mines, attaques à mains armées, assassinats et accrochages entre irrédentistes et forces régulières, défiance du pouvoir central… Bref, chaque régime du pays et même sous la colonisation a connu sa rébellion des Touaregs et chacun l'a gérée à sa manière.
Ils ont été appelés différemment par les régimes qui se sont succédé au Mali : "rebelles", "frères égarés", "bandits" et même "terroristes". En effet, le Mali a connu deux rébellions de contestation des Touaregs dans le Nord du Mali, de 1964 à 2009.
De Modibo Kéita, à Amadou Toumani Touré en passant par Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré, la "révolte" des populations du Nord-Mali a été le défi majeur auquel le pays a été confronté avec souvent des cas aussi complexes que variés, des morts d’hommes.
L’épicentre de cette révolte a toujours été Kidal. Les rébellions que le Mali a connues étaient multiples et variées. On peut citer, entre autres : le refus de domination de l’administration coloniale, l’aggravation des conditions économiques et alimentaires des populations à l’intérieur des communautés.
Il faut dire que la révolte dans cette partie du Mali a commencé dès la colonisation entre 1923 et 1954 avec la révolte d’Alla Ag Albacher "qui n’a jamais accepté la domination de l’administration coloniale". La suite est connue : il a été abattu. En 1963-1964, une première rébellion est déclenchée, qui n’était qu’une manifestation d’un état d’esprit des populations blanches hostiles à toute tentative de bouleverser les rapports sociaux qui les favorisaient. Elle a été matée par le régime de Modibo Kéita.
L’armée malienne a mobilisé les mieux formés de ses soldats et de ses officiers pour faire face à ces mouvements armés. "Les militaires qui ont défait la rébellion des années 60 étaient essentiellement des jeunes officiers et sous-officiers, patriotes ayant une culture politique anti-coloniale et souvent mal notés par le pouvoir colonial et symbolisés par le capitaine Diby Silas Diarra", affirme Dialla Konaté, dans un document. Ce sont eux en particulier, a-t-il ajouté, qui arrêtèrent le chef rebelle touareg Alladi Ag Alla "qui se retrouva prisonnier à la Prison centrale de Bamako".
Maintenu après l’indépendance sous administration militaire à cause de l’éclatement entre 1963 et 1964 de la première rébellion touareg, le statut de zone militaire va handicaper très profondément cette zone qui a abrité, selon ses notables, cité par Dialla Kanouté, une nombreuse jeunesse analphabète, sans qualification professionnelle et désœuvrée par le chômage élevé qui la frappe.
Ajoutée au dénuement total qui règne dans la région et l’absence de perspectives, cette réalité va conduire en 1990 à la seconde révolte plus large comprenant, cette fois-ci, outre des ressortissants de la région, les Touaregs et les Arabes des deux autres régions du Nord, c’est-à-dire, Gao et Tombouctou.
La violence, à en croire Dialla, s’est trouvée compliquée par le fait que les jeunes qui avaient été formés à la lutte armée en Libye, des jeunes qui se sont battus au Liban, au Sahara occidental et sur d’autres champs de bataille au Moyen-Orient, en Afghanistan, sont revenus au pays. "Ils ont dans un premier temps, contesté le pouvoir des chefs traditionnels dont beaucoup avaient été à leurs yeux, achetés par le pouvoir politique de Bamako. Dans un second temps, certains rassemblent de vagues idées politiques enveloppées dans une phraséologie douteuse mi-raciale, mi-religieuse, mi-indépendantiste".
Ensuite, ces jeunes ont acquis des armes. "Ils ont mobilisé la jeunesse sans espoir et désœuvrée pour l’amener dans les montagnes du Sahara. Ainsi s’ouvrit une nouvelle phase de violence politique et sociale au Nord-Mali qui ont fait des centaines de morts".
Le chef de l’Etat Moussa Traoré, qui avait refusé à un moment donné l’appellation "rebelles" au profit de frères égarés, sort la grande artillerie après avoir essuyé des victimes du côté de l’armée et des populations civiles. C’est ainsi que la Grande muette s’est engagée dans la poursuite des rebelles, dans tout l’Adrar.
Des réactions musclées de l’armée et de certaines communautés (Gandha Koy) contre les rebelles se multiplièrent. Plusieurs d’entre eux ont été tués et capturés. Affaiblis, les rebelles obtempèrent malgré eux-mêmes. Sous la houlette de l’Algérie, des pourparlers de paix entre les factions rivales aboutirent à la signature d’un pacte de paix en 1991.
Alpha Oumar Konaré, 1er président démocratiquement élu, a passé son mandat à la consolidation des acquis du Pacte national en entretenant les rebelles. Dans les années 2006, des attaques contre les militaires et populations se multiplièrent avec souvent des mines antipersonnel. Bahanga et Fagaga en sont les commanditaires. Une nouvelle revendication est formulée : la création d’une République des Touaregs. ATT, sans céder aux exigences des "terroristes", multiplie les rencontres et parvient à la signature d’un accord avec la branche dirigée par Fagaga.
Amadou Sidibé

ACCORDS DE TAMANRASSET
Texte des accords de paix
Les 5 et 6 janvier 1991 s’est tenue, à Tamanrasset, en République algérienne démocratique et populaire une rencontre entre une délégation officielle de la République du Mali et une délégation commune du Mouvement populaire de l’Azaouad et du Front islamique arabe de l’Azaouad.
Cette réunion de famille, qui fait suite à plusieurs contacts informels par l’entremise des autorités algériennes, avait pour objectif la restauration de la paix et de la sécurité dans les 6e et 7e régions du Mali pour le raffermissement de l’unité et de la solidarité de toutes les composantes de la nation malienne.
La rencontre, qui s’est déroulée dans une atmosphère de fraternelle compréhension, a permis de procéder à la signature d’un accord relatif au cessez-le-feu et aux mesures pratiques d’un règlement définitif de tous les problèmes posés suite aux douloureux événements survenus dans lesdites régions.
Les résultats concrets de cette rencontre ont démontré la volonté et la capacité de la nation malienne à surmonter tous les obstacles à la paix, facteur indispensable à la réalisation des objectifs de développement, de progrès et de bien-être pour les populations. Les participants ont réaffirmé leur profond attachement à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de leur pays.
Les parties se sont félicitées de la contribution de qualité du gouvernement algérien pour les efforts qui ont permis d’assurer le succès de cette rencontre et lui ont adressé à cette occasion leurs plus vifs remerciements et l’expression de leur profonde gratitude.
Fait à Tamanrasset le 6 janvier 1991

 

 

DE TAMANARASSET A BAMAKO
Les dures négociations de paix
Dans la nuit du 28 juin 1990, le Mouvement populaire de libération de l’Azawad (MPLA), créé en 1988 par Iyad Ag Ghali, déclenche des attaques sur les localités de Ménaka et de Tidermène (région de Gao). Ce fut la résurgence de la rébellion au nord du Mali et de longues et dures négociations pour aboutir à une paix.
De Tamanrasset (Algérie) à Bamako où sera signé le Pacte national qui mettait fin aux hostilités entre les forces gouvernementales maliennes et consacrait la dissolution du Mouvement et fronts unifiés de l’Azawad (Mfua), les négociations pour obtenir la fin de la rébellion au nord du Mali seront dures et difficiles. Non seulement à cause des susceptibilités des uns, mais aussi des ambitions des autres, notamment des décideurs des mouvements.
Le choc des susceptibilités, les ambitions personnelles et les programmes divergents voient les mouvements se multiplier ou se subdiviser au gré des intérêts. Ainsi, le MPLA se scinda en deux : le Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) de Iyad Ag Ghali et le Front islamique arabe de l’Azawad (FIAA) avec comme chef Zahabi Ould Sidi Mohammed et rassemblant surtout des Arabes.
Le MPA lui aussi finira par se scinder et verra naître le Front populaire pour la libération de l’Azawad (FPLA) avec Rhissa Ag Sidi Mohammed et l’Armée révolutionnaire de libération de l’Azawed (Arla) sous la direction d’Abderrhamane Mohammed Galla.
Après les attaques de Ménaka et Tidermène, le 28 juin 1990, le régime chancelant de Moussa Traoré entame des négociations. Ainsi, un sommet est organisé à Djanet (Algérie) en septembre 1990, à l’initiative de l’Algérie. Il rassemble les présidents malien, nigérien, algérien et le Guide de la révolution libyenne, le colonel Kadhafi.
Moussa Traoré, le président du Mali, voyait derrière les actes de rébellion des interventions étrangères, notamment algériennes ainsi que la main du colonel Kadhafi. Ce dernier, disait-on, rêvait d’une République islamique du Sahara. Le sommet de Djanet aboutit à une rencontre à Tamanarasset, toujours en Algérie. Connue sous le vocal diplomatique de Tamanrasset I, cette rencontre fut un total échec.
Au cours des négociations, les mouvements restent campés sur une volonté de cession du territoire, alors que le gouvernement malien réaffirmait l’indivisibilité du pays. Le régime de Moussa Traoré, confronté à une situation socio-économique et politique dure avec les multiples manifestations et revendications des différentes associations et syndicats, préférera amorcer de nouvelles négociations.
Le 6 janvier 1991, un accord visant à instaurer la paix et la sécurité dans les régions du Nord du Mali est signé à Tamanrasset (Algérie) entre une délégation du gouvernement malien et les représentants des différents mouvements touaregs. Cet accord prévoyait, entre autres, la démilitarisation des régions de Kidal, Gao et Tombouctou et la mise sur pied d’une commission de suivi.
Mais en mars 1991, arrive le renversement du régime de Moussa Traoré. La Transition instaurée, le CTSP va poursuivre les négociations. Surviennent dans ce contexte les accords de Tamanaresset II. Ces accords instaurent un cessez-le-feu entre le Mfua et le gouvernement malien. Ils seront respectés tant bien que mal de part et d’autre.
Des contacts furent pris avec les autorités de la France et Bamako décida d’impliquer Alger dans la recherche d’une solution définitive. Dès lors, on ne parlera plus de bandits armés, mais de mouvements rebelles. Le 10 décembre 1991 le MPA, le FPLA, l’Arla et le FIAA tiennent une réunion d’unification à Ghardaia (Algérie) à l’issue de laquelle ils créent un mouvement appellé "Mouvement des Fronts Unifiés de l’Azawad" (Mfua). Avec un seul mouvement, les négociations s’avèrent moins difficiles.
Les nouvelles autorités, le CTSP en l’occurrence, instaurent une atmosphère de discussion et de concertation sur tous les grands problèmes nationaux (Etats généraux). Ainsi, durant la Conférence nationale (31 juillet au 15 août 1991), sous la présidence du lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, et à laquelle les représentants des Touaregs ont participé, le problème du Nord a été abondamment évoqué.
De nombreuses autres réunions ont eu lieu au cours de la même année tendant toutes à la réinsertion harmonieuse des Touaregs dans la société malienne. Il s’agit particulièrement de la réunion technique préparatoire de Ségou du 25 au 27 novembre, la conférence de Mopti du 6 décembre 1991. Toutes ces concertations ont pu aboutir à des sessions de négociation qui ont débouché sur la signature d’un Pacte national le 11 avril 1992. Au cours de la signature de ce Pacte, les Mfua annoncent leur auto dissolution. Le Pacte national constituait désormais l’accord-cadre de règlement des problèmes du Nord.
Hélas !
Denis Koné

MICRO-TROTTOIR
Des citoyens se prononcent
La rébellion au nord a toujours constitué, de 1991 à nos jours, un grand problème aux différents régimes. Dans le micro trottoir ci-dessous, des Bamakois se rappellent de la gestion laborieuse de ce problème par les différents présidents.
Madou Sylla (enseignant) :
" Je pense que chaque régime a tenté à sa façon de gérer cette rébellion. En avril 1992, la Transition a calmé les esprits avec l’adoption d’un document intitulé Pacte national. Malgré cela, les hostilités ont continué au temps d’Alpha. Il est important de rappeler que le régime Konaré a tout fait pour consolider les acquis du Pacte national. C’est ce qui a permis l’intégration massive dans l’armée nationale et dans la fonction publique de Touaregs et Arabes".

Kadiatou Sissoko (vendeuse) :
" Les différents régimes, de 1991 à nos jours, ont toujours caressé la rébellion dans le sens du poil. Mais c’est quelque chose qu’on doit combattre avec rigueur comme on l’a fait la fois dernière. C’est quand les bandits qui se réclament des rebelles ont été matés que le front s’est calmé".

Oumar Diarra (banquier) :
" La rébellion a pris une nouvelle tournure en 2006. Cette rébellion n’a plus de crédibilité. C’est ce qui fait qu’une grande partie de la communauté arabe n’a pas accepté de s’en mêler".

Sidi Dembélé (administrateur civil) :
" Que ce soit Alpha ou ATT, la gestion des dossiers de la rébellion a toujours constitué un grave problème. Alpha a pu calmer la tension avec l’organisation de la Flamme de la paix à Tombouctou, le 27 mars 1996. On peut dire qu’ATT a gagné la confiance de la communauté internationale pour la gestion pacifique du problème. Les différents pouvoirs ont toujours eu de solutions à cette rébellion même si ces solutions paraissent toujours temporaires".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

IYAD AG GHALI
L’homme qui souffle le chaud et le froid
Figure emblématique de la rébellion touarègue au Nord-Mali des années 90, Iyad Ag Ghali aura contribué à l’apaisement pour… un temps avant de retourner sa veste. Portrait.
Iyad Ag Ghali est un ancien rebelle touareg malien, qui fut le chef du Mouvement populaire de l'Azawad (MPA) pendant les années 1990. Il a été nommé le 21 novembre 2007, premier conseiller consulaire à Djeddah.
Il est connu pour être celui qui a déclenché la rébellion dans la nuit du 28 juin 1990 à Menaka à la tête du Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad (…), créé en 1988 et considéré comme le front historique de la rébellion touarègue au Mali.
A la suite d'une opposition aux accords de Tamanrasset en 1991, le MPLA se scinde en trois factions : le Front populaire de libération de l’Azawad, dirigé par Mohamed Ag Rhissa, avec comme secrétaire général, Sidalamine, et l’Armée révolutionnaire de libération de l’Azawad (Arla), commandée par Ghala. Iyad Ag Aghali, lui, prend alors la tête du Mouvement populaire de l'Azawad, mouvement modéré composé d'un millier d'hommes essentiellement recrutés parmi les Ifoghas.
C'est le seul groupe rebelle à soutenir le Pacte national de 1992. Il est dissous en mars 1996, à l’occasion de la Flamme de la paix à Tombouctou. Fin connaisseur de la zone de Kidal, il a été mis à contribution pour la libération des otages allemands, détenus dans le désert malien par le même Groupe.
Très cupide, Iyad Ag Ghali a conjugué ces différents facteurs pour faire tromper les autorités nationales. En vain. D’où les événements honteux du 23 mai 2006.
Iyad Ag Ghali redevenu rebelle depuis quelque temps, a déçu le pouvoir de Bamako qui le portait dans son cœur. Membre de la secte islamiste dénommée la "Dawa", Iyad Ag Ghali, qui excellait dans le trafic d’influence à Bamako, a d’abord réussi à faire muter tous ses combattants dans la région de Kidal. Ensuite, il a tenté de faire chanter les autorités nationales. En vain. Courroucé par l’attitude du pouvoir face aux doléances posées, Iyad Ag Ghali a repris le maquis. A la grande déception de Koulouba.
Idrissa Sako

FLAMME DE LA PAIX A TOMBOUCTOU
Le symbole de la fraternité retrouvée
La Flamme de la paix a soufflé ses 14 bougies cette année. La célébration de cet événement marque l’anniversaire du retour de la paix et la cohésion sociale entre toutes les communautés dans le Nord du Mali.
La date du 27 mars 1996, qui consacre le retour de la paix et la cohésion dans le Septentrion malien avec l’organisation de la Flamme de la paix à Tombouctou, restera gravée dans les annales de l’histoire de notre pays.
Cette initiative des autorités de la IIIe République a, selon des commentaires, fait beaucoup pour l’image du Mali et continue de faire tache d’huile à travers le monde. La flamme de la paix de Bouaké en 2007 est d’inspiration malienne.
Il faut rappeler que le 27 mars 1996, plus de 3000 armes et de nombreuses munitions collectées à la faveur du cantonnement des ex-combattants, ont été brûlées au lieu symbolique sur lequel le monument de la flamme de la paix est désormais érigé pour magnifier la paix après des tragiques événements.
Pour un historien de l’Institut des sciences humaines (ISH), la Flamme de la paix est le fruit de six années d’efforts et de négociations avec des engagements de part et d’autre pour le respect du Pacte national signé entre les ex-rebelles et le gouvernement.
" La Flamme de la paix traduit l’engagement de ne plus laisser le nord du Mali sombré dans le sous-développement", précise notre historien qui ajoute qu’elle exprime par ailleurs la volonté d’une nouvelle génération de Nomades et Touaregs de faire partir du Mali sur la base du développement réciproque.
Même si la construction de la paix a avant tout été une réussite malienne, et principalement du président Alpha Oumar Konaré, la communauté internationale, à travers les Nations unies, a contribué à ce succès par une diplomatie préventive, par une approche novatrice, de même que par l’introduction d’une dimension régionale.
Cependant, il faut constater que paix demeure toujours fragile si elle n’est pas accompagnée de véritables projets de développement pour la promotion des valeurs de paix et de solidarité.
Amadou Waïgalo

EPILOGUE
Le règlement de la crise du Nord : 1991-1996
La IIIe République a hérité d’une grave crise politique, économique et sociale sans précédent dans son histoire récente et qui fut, d’une certaine manière, l’une des causes de la chute de la IIe République. Cette crise se déroula sous la forme d’une rébellion qui, en quelques mois, couvrit tout le Nord du pays, paralysant l’administration, le commerce et les affaires.
Il faut dire que le Mali est un Etat multiracial qui avait eu une fois des problèmes d’intégration avec une de ses minorités ethniques soutenue par certains pays occidentaux et d’Afrique du Nord et que cette tentative de dissidence n’était pas complètement liquidée.
Une première rébellion avait éclaté sous la Ire République dans les années 1963-1964 et elle avait été sévèrement réprimée au nom de l’unité de la nation. Cette première insurrection fut une tentative de revendication identitaire dans la mesure où elle fut soulevée par les groupes de Touaregs, peuple à la peau blanche vivant dans les zones désertiques du pays.
Ce groupe (ou ces groupes parce que plusieurs tribus le composent), se croyant marginalisé par l’autorité politique en place, celle de la Ire République, avait pris les armes en 1963 contre l’Etat malien pour se faire entendre et réclamer des droits socio-économiques.
Des témoignages, infimes il est vrai, font état de revendications à caractère sécessionniste ou indépendantiste, mais ces exigences n’étaient pas partagées par tout le peuple touareg dont la plupart des chefs traditionnels restaient attachés au Mali. Quoi qu’il en soit, la Constitution de 1960 proclamant l’unicité et l’indivisibilité du territoire national, le gouvernement de l’époque estima être de son devoir de ne pas marchander ce chapitre et décida de mater la tentative.
Pour autant, celle-ci ne fut pas complètement éteinte puisque les causes qui l’avaient produite étaient toujours présentes des années bien après. Les différents gouvernements du CMLN et de l’UDPM négligèrent les problèmes de cette minorité ethnique et les Touareg à nouveau n’eurent d’autre choix que de prendre les armes. Non seulement leur habitat restait défavorisé par rapport aux autres, mais également les régions du Nord bénéficièrent de très peu de projets de développement si bien que ces zones étaient arriérées, pauvres et exposées au chômage des jeunes et des adultes.
La deuxième insurrection, qui commença à partir du 12 juin 1990, fut une révolte à caractère économique (en tout cas plus économique que racial), un mouvement armé contre la misère, le sous-développement et le chômage. C’est vrai que le pays aurait peu fait pour ces zones d’ailleurs connues seulement pour leurs bagnes de sinistre mémoire : Kidal et Taoudénit.
Mais, cette 2e rébellion coïncida avec le début de la contestation au grand jour du régime de l’UDPM qui, en plus de son impopularité, refusait l’ouverture politique. Le gouvernement ayant fort à faire avec l’opposition politique et des syndicats minimisa l’ampleur du problème du Nord qui, de ce fait, grossit au point de paraître régional et embraser tout le Septentrion.
Sur le terrain, l’armée régulière peinait face à des rebelles bien organisés qui refusaient les combats, préférant procéder par des embuscades qui faisaient des dégâts matériels et humains considérables dans les rangs des soldats de la République. Il a fallu l’appui militaire du mouvement "Ganda Khoy", organisation paramilitaire des populations civiles du Nord qui vivaient avec les rebelles et les connaissaient, en même temps qu’ils maîtrisaient le terrain autant qu’eux, pour saper le moral des Touareg et les emmener à la table des négociations après la chute de l’UDPM en mars 1991.
Sous l’UDPM, la violence des combats et les attaques à répétition avaient amené le gouvernement à signer avec les rebelles les accords de Tamanrasset (Algérie) le 6 janvier 1991, sous la médiation du gouvernement algérien. Après la chute de Moussa Traoré, le pays ayant changé de direction politique, une nouvelle situation se créa propice aux négociations de paix.
Du 16 au 18 décembre 1991 ont lieu la Conférence nationale sur le Nord à Mopti qui ordonna l’arrêt des actes de violence, la poursuite des consultations entre le Mfua (Mouvements et fronts unifiés de l’Azawad) et le gouvernement, la libération des prisonniers de part et d’autre. Cette dynamique de paix, engagée à Mopti, allait se poursuivre dans les mois à venir pour aboutir à la signature du Pacte national entre le gouvernement et la rébellion qui reconnaissait la nécessité de développer les zones arides du Nord pour arrêter le chômage des jeunes.
En faveur de ce Pacte, le 29 décembre 1992, la France mit à la disposition du Mali plusieurs millions de F CFA dans le but d’accélérer le processus de paix. Enfin, le 27 mars 1996 fut allumée à Tombouctou la Flamme de la paix en présence du président Alpha Oumar Konaré et de son homologue ghanéen John Jerry Rawlings. Au cours de cette cérémonie, plus de 3000 armes appartenant aux ex-combattants des Mfua furent brûlées.
La guerre dans le Nord fut plus facile à allumer qu’à détruire. Il a fallu au nouveau gouvernement malien, celui de la IIIe République, beaucoup de patience et de compromis pour éviter une division inutile de son territoire.
Facoh Donki Diarra

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TACTIQUE COLLECTIVE
Des entraîneurs de foot mis à niveau
Organisé au stade Modibo Kéita par la direction technique nationale de la Fédération malienne de football en collaboration avec le projet germano-malien, le séminaire qui portait sur l’amélioration de la tactique collective offensive, la reconversion du jeu de la défense/attaque, la licence "B" Caf et l’analyse de la participation des Aigles à la Can-2010, a été un franc succès de l’avis du directeur technique national, Joachim Fickert.
Les travaux, qui se sont déroulés du 17 au 19 mai, ont réuni 27 entraîneurs de Ligue 1 et des équipes nationales. L'objectif était d’expliquer les tendances actuelles du football, la tâche d’un entraîneur en corrigeant en détail des exemples sur le terrain. Le vice-président de Malifoot, a estimé à l’issue des travaux que ce séminaire constituait un événement qui allait donner un coup d’accélérateur à l’éclosion d’un football de plus en plus compétitif.
Il a précisé que face à la demande croissante, il était primordial d’enrichir les bagages techniques des entraîneurs. "Ce séminaire vient à point nommé et va aider les entraîneurs à améliorer la qualité de leur travail auprès des joueurs, car eux-mêmes auront progressé dans leur métier", a indiqué Boubacar Touré, félicitant au passage l’ex-coach du Stade malien de Bamako, Djibril Dramé, pour son sacre en Coupe Caf et le 1er entraîneur des Aigles à offrir un trophée à notre pays, Kidian Diallo.
L'un des participants Moussa Kéita alias Dougoutigui du Réal a estimé que ce séminaire venait à point nommé, de nombreux techniciens ont bénéficié et il est normal aujourd’hui d’y penser afin de passer à la vitesse supérieure.
Boubacar Diakité Sarr

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