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2010

Mois de mai

Les Echos du 13 mai

 

ECOLES
La tricherie syndicale
L’école malienne, surtout au niveau du secondaire et du supérieur, est arrêtée depuis des mois, non pas du fait des scolaires et de l’AEEM cette fois-ci, mais bien par la faute des enseignants eux-mêmes desquels ce rôle n’est pas attendu parce que lorsqu’on est crédité de faire partie de l’une des parties les plus éclairées de la nation, on n’a plus le droit de dire et faire n’importe quoi.
Il fut un temps où l’on comprenait bien les enseignants quand ils allaient en grève parce que non seulement ils ne le faisaient pas n’importe comment et à propos de tout, mais également étaient pondérés et acceptaient le minimum à la place du maximum demandé dans les revendications et remettaient tout de suite l’arme dans son étui ; mais depuis que l’affairisme et l’embourgeoisement dans les amphis et les laboratoires ont pris la place du syndicalisme normal et des revendications catégorielles, le monde des enseignants, à cause de quelques individus, est devenu méconnaissable, y compris aux yeux de certains collègues terrorisés par le radicalisme des chefs politiques de la corporation.
Jusqu’à plus récemment le mot d’ordre des syndicats enseignants était de revendiquer, mais dans les classes ; il semble que maintenant ce seuil est dépassé par la tentation stupide d’obtenir par les machinations syndicales ce que l’on ne peut par le travail correct et bien fait. Les syndicats actuels, ce n’est point être réactionnaire que de le relever, abusent, de l’option du pluralisme syndical obtenu en 1991 et utilisent méchamment ce droit pour prendre en otage tout le système éducatif de ce pays parce que quand on arrive à paralyser l’enseignement supérieur, qui est un peu comme la tête du serpent, le reste suit d’une manière ou d’une autre.
Les revendications, qui étaient justes et légitimes au départ, ont vu leurs listes s’allonger d’année en année, au point que ce sont maintenant les seuls chefs des syndicats enseignants qui les connaissent et les revendiquent pour leurs affaires. Cela n’est ni un délit ni un crime parce que le rôle d’un syndicat, c’est d’arriver à l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses adhérents ; ainsi que les syndicats enseignants veuillent lutter pour l’obtention d’un toit pour leurs militants, ou des augmentations de salaires, cela n’est que justice.
Dans tous les pays démocratiques du monde, il est permis de revendiquer, mais dans les normes, et les syndicats d’enseignants sont tenus de faire comme tout le monder en respectant les droits des élèves et des étudiants, c’est-à-dire en assurant les cours. Mais cette manière des nôtres de défier le pouvoir politique en place dénote du mépris que ceux-ci ont pour cet Etat, qui n’est ni ATT ni les ministres en charge de l’éducation actuellement.
Le problème est que nos syndicats du supérieur sont convaincus que jamais dans ce pays, régime n’a été aussi faible que celui-ci pour diverses raisons et que les revendications, y compris les plus insensées qu’on n’arriverait pas à satisfaire, ne le seront plus jamais. D’où le chantage actuel et à force de revendiquer dans la rue et de montrer les muscles, ils ont oublié que leur métier est un sacerdoce, donc une fonction qui suppose des tonnes de sacrifices pour presque rien, en tout cas qu’on ne peut rémunérer à hauteur des services rendus. On s’explique mal le fait que certains d’entre eux envisagent l’année blanche, mot qui ne doit jamais sortir de la bouche d’un maître, quel que soit l’ordre d’enseignement auquel il appartient.
Même dans les pays développés les plus démocratiques qui nous enseignent la matière syndicale, les excès de nos syndicats ne seraient pas tolérés, ou en tout cas exposeraient à de graves sanctions. Aucun syndicaliste quel que soit le motif de la fronde avec l’exécutif n’a le droit de parler de naïveté s’agissant de son ministre de tutelle ou de son doyen de Faculté comme l’ont fait récemment les nôtres qui confondent luttes syndicales et conflits personnels, employant en cela, pour se discréditer eux-mêmes, les mots trop gros pour ne pas dire grossiers.
Pour en revenir à la grève illimitée que les syndicalistes veulent transformer en année blanche, de plus en plus, il apparaît que les chefs défendent leur propre soupe parce qu’il nous est revenu que beaucoup de leurs collègues les suivent dans ce radicalisme par peur de la violence physique dont-ils font preuve ou de la maltraitance à laquelle ils s’exposeraient en se désolidarisant. Pour avoir installé, le terrorisme et la violence dans les Facultés, les syndicats, sont en train de sortir de leur rôle.
On aimerait leur dire de se ressaisir pendant qu’il est encore temps parce que le rôle d’un syndicat n’est pas de décréter l’année blanche. Ils doivent comprendre maintenant que de plus en plus ils sont incompris de l’opinion nationale qui commence à les prendre ni plus ni moins pour des bordéliseurs et des pagailleurs qui veulent être payés à ne rien foutre. La morale n’a aucun rôle à jouer ici parce qu’il s’agit d’un conflit d’intérêt ; or, même dans ce cadre, le réalisme vaut son pesant d’or. Quand on parle de sacrifices aux mots, c’est bien pour les vivants, non pour les morts parce que ceux-ci ne mangent pas et ne boivent pas d’eau.
Yiriba

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GREVE DE LA FAIM A "HUICOMABOUGOU"
Un gréviste évacué et des maladies signalées
Au 3e jour de la grève de la faim du collectif des travailleurs de Huicoma, on signale des cas de malades parmi les grévistes. Un gréviste de la faim a même piqué une crise et a été évacué à l’hôpital.
Selon le médecin généraliste, Guindo Aly Abdoulaye, membre du collectif des jeunes patriotes de la FMPOS, "quelques cas d’hypertension et de diabète" sont aussi signalés sans que ceux-ci nécessitent une évacuation vers les hôpitaux.
C’est dire que les forces commencent à s’affaiblir à Huicomabougou. Toutefois, les grévistes se disent déterminés à finir en martyrs "tant que l’Etat malien ne répare pas l’injustice commise par Alou Tomota". Aux dernières nouvelles, des représentants des institutions internationales ont rendu visite aux grévistes pour s’enquérir de leur état de santé. Il faut noter que le lot de grévistes augmente chaque jour à Huicomabougou. D’une centaine le premier jour, ils sont estimés au double. "Nos camarades de l’intérieur sont en train de nous rejoindre".
A. S.

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BANQUES
La BCS se révolte contre son directeur général
Mécontents des comportements "inadmissibles" de leur directeur général, les travailleurs de la Banque commerciale du Sahel (BCS) ont tenu mercredi un sit-in de deux heures devant leur institution bancaire. Ils projètent d’aller en grève très prochainement.
La BCS n’a ouvert ses portes, hier, qu’aux environs de 10 h. Et pour cause : les travailleurs de la Banque commerciale du Sahel observaient un sit-in pour manifester leur mécontentement contre les comportements, jugés "inconcevables" de leur directeur général.
" On a constaté depuis un certain temps certains comportements inconcevables d’Ibrahim Aboujafar, notre directeur général. Il s’oppose à tous les avancements du personnel. En plus, il crie sur tout le monde même son adjoint comme si nous sommes ses enfants. Son manque d’égard vis-à-vis du personnel est inadmissible. C’est pourquoi on a décidé de tenir ce sit-in ce matin", a expliqué Alioune Badra Dieng, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la BCS.
Ibrahim Aboujafar est directeur général de la BCS depuis 2003. Après deux mandats successifs, il a été relevé, en novembre dernier par Forebank, l’actionnaire principal de la BCS, mais il continue de liquider les affaires courantes en attendant l’arrivée de son successeur.
Les travailleurs précisent que M. Aboujafar a bien pris son congé de départ et son indemnité de départ de près de 200 millions de F CFA.
" Au lieu d’assurer la continuité paisiblement, il fait un règlement de comptes. Il ne fournit pas d’efforts pour faire avancer la banque. On a souhaité que les gens bénéficient de formation. Quand on lui a fait cette proposition, il en a fait un problème alors que les travailleurs de la banque vont à longueur de la journée en prison à cause du manque de formation et non de la malversation comme on le croit généralement", a ajouté M. Dieng, indiquant qu’il a déjà fait un préavis de grève qui n’est pas encore déposé.
La BCS est une banque de partenariat entre le Mali et la Libye.
Sidiki Doumbia

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SIKASSO
Flambée des prix des céréales
La situation dans le monde rural à Sikasso n’est pas des plus reluisantes. A l’orée de l’hivernage, l’inquiétude est le sentiment le mieux partagé par les ruraux, la flambée des prix des céréales une réalité.
Depuis avril 2010, les prix des céréales ne font que monter sur les marchés ruraux et urbains de la région de Sikasso, les principaux centres pourvoyeurs font l’objet de rareté et de surenchère des céréales. Au bilan de la campagne agricole écoulée, les structures de veille sur la sécurité alimentaire de notre pays ont évalué un déficit céréalier.
Les enquêtes effectuées en février 2010 sur les différents marchés ont fait ressortir une tendance à la hausse des prix du sorgho, du mil, du maïs, du riz dans les principales zones productrices, notamment Kadiolo et Koutiala. Le maïs, le petit mil coûtaient respectivement 13 500 et 17 500 F CFA le sac de 100 kg, dimanche dernier au marché central de Sikasso.
Le riz de l’Office du Niger était vendu à 35 000 F CFA le sac de 100 kg. Face à cette situation, il y a lieu de prendre les devants afin d’équilibrer l’approvisionnement pendant la période de soudure qui s’approche, car les stocks familiaux risquent de s’épuiser.
Pour Oumar Ouattara, producteur, "la saison hivernale précédente a été moyenne dans la zone de Loulouni cercle de Kadiolo les rendements de maïs sont en dessous de nos prévisions". Parlant des raisons de cette contre-performance, il avoue que "la culture du maïs dans cette localité est assujettie aux intrants agricoles cautionnés à la culture du coton. Si vous ne cultivez pas le coton, vous n’avez pas droit aux crédits intrants agricoles. Nous sommes dans l’impasse quant au déroulement de la nouvelle campagne agricole". Depuis quelques années, le secteur traverse une crise profonde.
L’accès difficile aux engrais et l’endettement croissant des populations rurales, la dégradation des sols et la faible disponibilité de semences de qualité ont un impact négatif sur les rendements et constituent des facteurs limitant pour l’intensification agricole. Ce qui fera dire à Moussa Bamba du Conseil régional des ruraux que des nuages couvrent la campagne agricole prochaine.
" L’Etat doit très rapidement aider les paysans à trouver des semences pour entamer le nouvel hivernage, parce que les productions n’ont pas été bonnes et même là où il y a eu des productions, la qualité ne permet pas d’avoir des semences", lance-t-il.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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SANTE DE LA REPRODUCTION
Où sont les lois ?
Lors de l'atelier sur la loi SR et ses textes d'application que le Population Refrence Bureau a organisé à Dakar du 4 au 6 mai derniers en partenariat avec l'Association sénégalaise pour le bien-être familial (ASBEF), il est ressorti que les populations ne sont pas informées sur le vote des lois, notamment dans le domaine de la santé de la reproduction où les questions restent très sensibles.
Famara Sarr, ancien président du Réseau des parlementaires en santé et population, a souligné la nécessité de légiférer en intégrant les croyances et les réalités qui existent. A ses dires, les obstacles ne sont pas seulement juridiques. "Nous sommes confrontés à des obstacles socioculturels, des obstacles spécifiques à certains terroirs ou certaines ethnies".
A la lumière des débats, il est apparu qu’il est plus que nécessaire, pour nos Etats, de faire un état des lieux pour une meilleure application lorsque la loi est votée. "Si au Sénégal, la loi a été adoptée et promulguée et que le texte d’application tarde à être adopté, il en est de même au Mali et au Burkina pour ne citer que ceux-ci", a-t-il précisé.
" Nos autorités signent et ratifient des conventions internationales notamment sur les questions sociales particulièrement sur la santé, alors qu’elles savent qu’on ne peut décider de choses importantes comme la santé de la reproduction sur le dos des populations sans les informer", a dit Mme Ngoné Ndoye, présidente de la commission santé du Sénat du Sénégal.
Elle a ajouté qu’il est plus facile de parler aux populations sur ces questions, de prendre en compte leurs cultures, leurs réalités et leurs valeurs, les amener à adhérer et à respecter les lois votées. "Il s’agit tout simplement de sensibiliser les populations avec des arguments qui mettent en avant le souci de leur bien-être en matière de santé et d’équilibre social", a-t-elle indiqué.
A l’en croire, cela permettra aux populations de s’approprier les campagnes pour aller vers un cadre législatif et réglementaire. "Mais, si le processus est inversé, l’application reste difficile parce que les gens n’aiment pas être frustrés dans leurs valeurs et leurs réalités", a-t-elle précisé.
D’où la nécessité d’un argumentaire sur les questions sanitaires, pour amener les populations à comprendre et à adhérer à la planification familiale. Lorsqu’on fait une loi, le premier pas, c’est d’abord une campagne d’information et de sensibilisation, surtout pour des questions aussi sensibles que la santé de la reproduction, avec notamment la planification familiale, les mutilations génitales, les avortements, a dit la sénatrice.
" La nouvelle démarche de l’institution dont je suis membre consiste à accompagner les votes de lois par une campagne de sensibilisation à la base et sur le terrain afin de faire un travail de suivi et d’évaluation pour les budgets mis à la disposition de l’exécutif", a informé Mme Ndoye.
Idrissa Sako

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PAIX, SECURITE ET DEVELOPPEMENT
Gao au bord de l’asphyxie
Comme nous l’annoncions dans une parution la semaine dernière, une importante mission de l’Association pour le développement du cercle de Gao (ADC-GAO) a sillonné les sept communes pour parler paix, sécurité et développement.
Conduite par Arboncana Boubèye Maïga, la mission a terminé sa tournée par une rencontre de restitution le mercredi 5 mai dernier à Gao en présence de toutes les autorités administratives et politiques que compte le cercle.
Dans le cadre de la mission de sensibilisation et d’information entreprise par l’Association pour le développement du cercle de Gao, la Commune nomade d’Anchawadj a été le dernier site visité par la délégation le lundi 3 mai, jour de foire. Populations et élus ont réservé un accueil des grands jours à la délégation.
Les populations ont évoqué des préoccupations qui sont entre autres : l’insécurité ; le manque d’eau, d’électricité et de moyens de communication (téléphonie mobile). A cela il faut ajouter le manque de pâturage avec pour principale conséquence le cheptel qui est en train de mourir.
Anchawadj est la seule commune rurale où le genre a été respecté. La porte-parole des femmes a revendiqué avec énergie un appui pour les associations féminines afin de faire la promotion des femmes de la commune et a évoqué le besoin crucial en eau et la nécessité de disposer d’un centre de santé.
Le maire de la commune a déclaré que son seul credo est la paix et la sécurité, raison pour laquelle la radio communautaire est appelée "Algafièt" qui veut dire la paix. Il n’a pas manqué de dire qu’il fonde beaucoup d’espoirs sur l’ADC-Gao qui est une première depuis l’Indépendance à pousser l’Etat à accomplir sa mission régalienne de défense des personnes et de leurs biens.
La remise d’une lampe solaire par l’ADC au chef de fraction de Tamkoutat a clôturé la cérémonie. Le mercredi 5 mai, la salle de conférence de la mairie de Gao a été le cadre pour la journée de restitution de la mission de sensibilisation de l’ADC-Gao.
Placée sous la présidence du gouverneur de région, représenté pour l’occasion par le préfet du cercle, la cérémonie a vu la participation des délégués de toutes les communes, des autorités politiques et administratives du cercle, des autorités traditionnelles et religieuses, des représentants des organismes et organisations locales, nationales et internationales.
Le chef de la délégation Arboncana Boubèye Maïga n’a pas manqué de saluer et de rendre un hommage aux population pour l’accueil, l’hospitalité, l’appui et l’accompagnement dont sa délégation a bénéficié pendant leur séjour et dans toutes les communes du cercle. Appelé à prendre la parole, le coordinateur de l’ONG-PARAL (Projet d’Appui à la Récupération des Armes Légères) expliqué les objectifs de l’ONG qui sont entre autres : la réduction d’un nombre important d’armes ; le financement de projets pour les populations qui rendent les armes ; l’instauration d’un climat de paix et de confiance entre les communautés.
Situation alimentaire et nutritionnelle
La campagne agricole 2009-2010, à l’instar des précédentes a été mauvaise. Les cultures et les pâturages en ont sérieusement pâti. Les espoirs de récolte ont été annihilés par les attaques des oiseaux granivores contre lesquels aucune action significative n’a été menée.
Les rares pâturages ont vite été envahis par les troupeaux du cercle et même ceux venant des autres cercles et même des républiques sœurs du Niger et du Burkina. La crise alimentaire est là tant pour les hommes que pour le cheptel sur toute l’étendue du cercle.
Suite aux recommandations du SAP, seules les communes du Tilemsi et d’Anchawadj ont bénéficié de distribution gratuite de vivres, les autres communes qui connaissent la même crise ne comprennent pas. Ce fait a été déploré par les populations qui souffrent.
La gravité de la situation se caractérise par l’absence de denrées alimentaires, le renchérissement des prix, le gonflement de la population flottante dans les communes sédentaires ; d’où la nécessité d’étendre la distribution gratuite de vivres à toutes les communes du cercle et dans les meilleurs délais.
Tout comme il est nécessaire d’assurer la mise à disposition d’aliment bétail à prix subventionné dans toutes les communes du cercle faute de quoi le cheptel risque d’être perdu.
Les problèmes de développement
Le désenclavement est une préoccupation essentielle des populations du cercle de Gao. Il est nécessaire d’assurer le désenclavement du cercle par le Gourma par la construction de la route Gaïna-Wabaria-Karèybandia. Tout comme il y a la nécessité de désenclaver certains villages de la commune de Sonni Ali Ber pendant les hautes eaux par la réhabilitation de la digue Hamakouladji-Mbaldé-Karèybandia. Il convient d’assurer la couverture de l’ensemble du territoire du cercle et des communes par les opérateurs de téléphonie mobile.
L’emploi des jeunes et l’appui aux femmes sont incontournables pour le développement du cercle de Gao. Le chômage des jeunes constitue un des plus grands fléaux du cercle. Cette situation expose la jeunesse à toutes les tentations et à tous les vices. Il faudra donc veiller à ce que les quotas réservés au cercle dans les différents recrutements au sein des Forces armées et de sécurité soient judicieusement utilisés.
Il faudra assurer l’emploi des jeunes sur les grands chantiers : barrages de Taoussa, Phosphate du Tilems sur la base de leurs compétences. Il y a lieu également d’encourager le financement et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus (AGR) pour les femmes des différentes communes.
Après des débats intenses, quelques amendements ont été apportés. Promesse a été faite de consigner toutes les recommandations dans un cahier de charges qui sera remonté devant qui de droit afin que des solutions ou des débuts de solution puissent être apportés aux populations du cercle.
Ousmane Dada Maïga
(correspondance particulière de Gao)

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MAHAMADOU SAMAKE, PRESIDENT SORTANT DU SMB
" Kolon a notre total soutien"
Dans l’interview ci-dessous, le président sortant du Stade malien de Bamako, Mahamadou Samaké dit Sam, revient sur les souvenirs de sa présidence, les raisons de son départ, ses prochaines occupations et le Mondial-2010.
Les Echos : Quels sont les souvenirs que vous gardez de votre présidence ?
Mahamadou Samaké : Comme je l’ai dit pendant ses11 ans, il y a eu du bon, il ya eu du moins bon. Sur le plan sportif, je pense qu’on a permis au Stade d’acquérir certains résultats qui sont appréciables et notamment cette consécration en Coupe Caf. Maintenant il y a d’autres choses aussi durant mon mandat qui ont entrainé le départ de certaines personnes qui ont cru bon de partir, mais que je n’ai jamais renvoyées. D’ailleurs, on ne peut pas renvoyer quelqu’un d’un club. C’est un souvenir assez désagréable.
Les Echos : Pourquoi avez-vous passé le flambeau à la jeune génération à ce moment précis ?
M. S. : Je pense qu’après dix ans de bons et loyaux services, mes occupations personnelles et les problèmes de santé ne me permettent pas de consacrer au club toute l’énergie et le temps nécessaires pour le gérer. Donc, j’ai estimé que le moment était venu de passer la main. Je ne vois pas tellement en termes de génération, je vois un peu en termes de sentiment d’avoir accompli une mission et la nécessité de laisser à d’autres la possibilité de prendre ce club et de le faire avancer plus loin que moi. C’est vraiment la raison essentielle sinon je n’ai pas été exclu ou renvoyé. J’étais en fin de mandat, je suis convaincu qu’en demandant le renouvellement, j’aurais pu bénéficier encore de la confiance des supporters et des autres dirigeants. La réalité est que nous avons passé la main. Le club est désormais sous la direction de Kolon que nous allons aider du mieux que nous pouvons.
Les Echos : Pensez-vous qu’il sera à la hauteur ?
M. S. : C’est une question assez personnelle, c’est apporter un jugement sur ce qu’il n’a pas encore commencé. Mais, ce que je peux dire, Kolon est un chef d’entreprise et je pense que les affaires qu’ils brassent sont des affaires qui marchent. C’est vrai dans le monde des affaires il y a des difficultés qui sont là, mais tout le monde les vit. Je travaille déjà avec Kolon en dehors du sport parce que l’entreprise de Kolon travaille avec mon entreprise. Donc je connais ses capacités managériales. De plus, son engagement pour le club est certain. C’est vrai qu’il est arrivé ces dernières années pour nous épauler et en peu de temps ce que j’ai vu témoigne quand même qu’il est très dévoué pour ce club et je crois qu’il a toutes les qualités pour pouvoir réussir. Maintenant, jugez en début de mandat ne me paraît pas quelque chose d’approprier. Il faut lui donner tous les moyens aussi pour qu’il réussisse. Si les gens lui mettaient des bâtons dans les roues pour faire la preuve qu’il ne peut pas le faire, je pense que c’est le Stade qui serait perdant parce qu’après tout, il faut que les gens comprennent aussi, président du Stade, c’est une fonction bénévole.

Les Echos : A quoi vous consacrez-vous désormais ?
M. S. : Je suis au Stade, je reste au Stade. Je pense que mes occupations professionnelles vont déjà me prendre beaucoup de mon temps parce que desormais je vais beaucoup voyager dans le cadre de mes occupations professionnelles. En dehors de ça, au niveau du Stade comme je l’ai dit, je resterais toujours disponible auprès du président pour apporter le soutien qu’on veut. Quand j’étais président, lui a été là pour aider, donc je ne vois pas si l’inverse se faisait pourquoi je ne serais pas là aussi à ses côtés.

Les Echos : Actualité oblige, votre service, Randgold à des dirigeants sud-africains. A ce titre, serez-vous à la Coupe du monde ?
M. S. : Je vais très souvent en Afrique du Sud dans le cadre professionnel, déjà bien avant la Coupe du monde, deux semaines avant je devrais être en Afrique du Sud pour des raisons professionnelles. Je pense que je vais prolonger mon séjour pour pouvoir assister à quelques matches parce qu’il y a une opportunité qui est là, une Coupe du monde en Afrique. Nous avons un bureau en Afrique du Sud, des infrastructures, donc je vais essayer de profiter de ça pour participer à cet événement sportif mondial.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

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