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2010

Mois de mai

Les Echos du 11 mai

 

"HUICOMABOUGOU" EN GREVE DE LA FAIM
Plutôt la mort que le chômage forcé
Après avoir épuisé toutes les voies de protestations légalement reconnues, les travailleurs de l’Huicoma, qui squattent la Bourse du travail, observent depuis hier une grève de la faim en solidarité avec leurs familles qui, depuis six ans, tirent le diable par la queue. Ils ne lâcheront prise qu’à la satisfaction de leurs revendications.
Depuis hier lundi 10 mai 2010, les travailleurs de Huicoma qui vivent depuis des mois sous des tentes dans les locaux de la Bourse du travail (siège de l’UNTM), ont décidé de changer de stratégie de lutte pour se faire entendre. La grève de la faim est désormais l’arme que les travailleurs ont adoptée jusqu’à la satisfaction de leurs doléances.
Le président du Collectif de soutien des travailleurs de Huicoma, Bakary Berté, et son staff étaient face à la presse pour donner d’amples explications sur ce sujet. La décision de ne plus s’alimenter intervient après 183 jours d’occupation de la Bourse du travail. Elle intervient aussi après l’épuisement de toutes les voies de protestation légalement reconnues : marches, meetings et autres démarches auprès de la société civile, des chefs religieux, des partis politiques et du président de la République.
La grève de la faim, selon le président du Collectif fait suite à la volte-face du Premier ministre, Modibo Sidibé, qui depuis le 5 mai a récusé le paiement des indemnités négocié avec le plan social et rejeté la mise en place d’une administration provisoire pour Huicoma "de peur que Tomota n’attaque le gouvernement en justice".
Informé depuis Dakar par le SG de l’UNTM, Siaka Diakité, le Collectif des travailleurs, selon leur président, affirme que les déclarations du PM sont contraires aux assurances antérieures données par le SG de la centrale syndicale.
A la veille de la fête du 1er mai, (le 30 avril précisément) au cours de la conférence de presse qu’il a animée, Siaka Diakité avait donné l’assurance aux travailleurs que le dossier Huicoma allait connaître un dénouement au plus tard le soir du 30 avril avec un plan qu’il a proposé au gouvernement. C'est-à-dire le feu vert par l’Etat dans la mise en place d’une administration provisoire, le paiement des arriérés de salaire avant la signataire du plan social.
Le Premier ministre, Tomota et…
Les travailleurs disent ne pas comprendre le double langage du Premier ministre à qui ils attribuent la responsabilité de leur calvaire. Dénonçant le mépris manifeste des plus hautes autorités à leur égard, Bakary Berté et les siens disent ne pas comprendre que les travailleurs de la Sotelma, CMDT qui ont été privatisées après l’Huicoma puissent bénéficier de plan social avec indemnités négociées ? "L’UNTM est en mesure de trouver la solution. Seulement la solidarité syndicale a manqué", ont-ils martelé.
A en croire les conférenciers, la grève de la faim en solidarité avec leurs familles "qui depuis six ans souffrent, ne mangent plus à leur faim", ne prendra fin que lorsqu’ils auront gain de cause. Il s’agit du retrait de Huicoma au Groupe Tomota pour cause de mauvaise gestion avérée et pour violation du cahier des charges ; l’ouverture d’une enquête judiciaire contre Alou Tomota et son groupe, la réintégration de tous les travailleurs à leur ancien poste et catégorie, la régularisation de la situation administrative des travailleurs.
Aussi ont-ils exigé le paiement des arriérés de salaire dont 5 mois pour les travailleurs en activité et 32 mois pour les supposés travailleurs licenciés avec en plus des dédommagements, le reversement des cotisations à l’INPS mais également la reprise des activités de l’Huicoma. Sentant l’arme de la grève de la faim, l’UNTM, a dit le président du Collectif, a envoyé une correspondance le 5 mai à la Primature pour lui dire "qu’elle n’est pas responsable de ce qui va se passer à la Bourse du travail".
Sibiri Diarra, porte-parole du Collectif, et Mme Diakité Sana Tall, responsable qualité à Huicoma, sont revenus sur la violation fragrante du contrat de cession par le repreneur qui, en son temps, avait tout pour hisser l’Huicoma au premier plan des usines industrielles en Afrique. "Aujourd’hui Huicoma n’existe que de nom à cause de la politique de haine de Tomota à l’égard des travailleurs", ont dit les conférenciers. Et d’ajouter que "Tomota qui a la protection des plus hautes autorités n’est pas plus Malien qu’eux. Nous sommes dans un Etat de droit".
Une chose est sûre : les travailleurs se disent déterminés à être des martyrs pour que justice soit faite.
Amadou Sidibé

 

Potins
De l’huile de mauvaise qualité à Huicoma
Jadis référence en matière de production d’huile et de savon dans la sous-région et même au-delà, l’Huicoma n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle serait même passé maître dans l’art de produire de l’huile de mauvaise qualité. C’est la révélation faite par Mme Diakité Sana Tall, responsable qualité. Pour elle, des prélèvements ont été faits par le Laboratoire national de la santé sur la qualité de l’huile. Aujourd’hui, "l’huile d’Huicoma est loin de répondre aux normes Uémoa". Et de noter que les savons "Koulikoro", mondialement connus, se sont laissés submerger par les savons ivoiriens sur le marché malien.
Lâchés par leurs femmes, ignorés par leurs enfants
Le calvaire que vivent les travailleurs de Huicoma a occasionné de nombreuses conséquences dans de nombreux foyers. Selon les témoignages de Sibiri Diarra, devant la conjoncture très difficile, des épouses de travailleurs se sont "sauvées" en laissant dans la misère leurs époux. Et les enfants dans la faim ont préféré abandonner les bancs pour se retrouver dans la rue ; ils ne veulent même plus voir en peinture leurs pères.
Le secours des partis politiques, organisations…
Pendant les 183 jours d’occupation de la Bourse du travail (depuis le 10 novembre 2009), le Collectif des travailleurs de Huicoma, dépourvu de moyens financiers, a été secouru par des organisations, des personnes de bonne volonté et des partis politiques. Chacun a mis la main à la poche pour donner de quoi manger aux travailleurs et à leurs femmes qui leur sont restées fidèles. Pour le meilleur et pour le pire.
A. S.

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EUROPE
Soixante ans et des incertitudes
Le vieux continent essoufflé ? Ces temps-ci, l’Union européenne, sous la présidence espagnole fête au Mali, une semaine durant, ses 60 ans. Mais, malgré les signes de quiétude donnée, l’on sent beaucoup d’incertitudes.
Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, appelait à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier.
Ce projet, visant à assurer la paix en Europe, est aujourd’hui considéré comme l’acte de naissance de la construction européenne. Il est à l’origine de la première communauté européenne : la Céca (Communauté européenne du charbon et de l’acier) qui voit le jour en 1951.
La faillite financière de la Grèce, les incertitudes sur le Portugal et l’Espagne et les difficultés des places financières européennes marquent la célébration du 60e anniversaire de l’Europe à travers le monde. Cette tempête s’est même étendue à d’autres pays européens, nécessitant l’érection d’un Fonds de soutien financière pour venir en aide à ceux-ci.
C’est dans cette tourmente financière au cours de laquelle l’euro a touché son fond le plus bas le jeudi 6 mai dernier qui pourrait provoquer une contagion dans les autres parties du monde, que l’Europe a commémoré son jour anniversaire.
Au Mali, l’Union européenne a un bon bilan et a investi des sommes colossales dans les projets et programmes. Cependant, la grande incertitude, demeure celle-ci : de quoi demain sera fait ? En effet, il est prévu le lancement de projets structurants. La crise européenne va-t-elle avoir une incidence sur ceux-ci ? Attendons de voir.
A. Kalambry

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QU’AVONS-NOUS DE NOS 50 ANS D’INDEPENDANCE ?
Le MDG ouvre un cycle de débats
Le Mouvement Devoir de Génération pour "commémorer à sa façon le cinquantenaire de l’indépendance nationale" a lancé le week-end dernier un cycle de débats qui posent clairement la question de savoir : "après 50 ans d’indépendance, le Malien vit-il mieux, qu’est-ce qui a été fait, qu’est-ce qui n’a pas marché, pourquoi, comment, que peut-on préparer pour un avenir meilleur dans les 50 autres années à venir ?"
En ouvrant le cycle de conférence débats dimanche 9 mai à Paris, Ismaïla Camara, le président du MDG/France, souhaitait "insuffler une dynamique jeune qui rappelle celle des premières autorités du Mali" : débattre publiquement pour trouver des réponses adéquates aux défis qui se posent à la nation pour son développement.
La première journée de ce cycle consacrée à la problématique de l’éducation dans les pays en développement, à la question énergétique, au partenariat public et privé, entre autres, à défaut d’attirer un public nombreux à la hauteur de l’engagement des organisateurs, a été l’occasion d’échanges souvent intéressants entre les intervenants et le public.
Issa Diawara, enseignant chercheur à l’Institut universitaire de Dijon, mettra sur la table des éléments de débat sur la politique éducative, le bien-fondé des programmes, de la coopération éducative, l’utilisation rationnelle des moyens humains et financiers, etc. L’exposé du spécialiste, tiré d’une étude approfondie sur la situation de l’école au Mali qui sera bientôt publiée, repose sur une dialectique tangible : les nations sont-elles riches parce qu’elles ont plus scolarisées ou plus scolarisées parce que riches ?
" Si l’éducation vise à la réduction des inégalités et de la pauvreté, donc la création de richesses pour la croissance économique, il ne faut pas se voiler la face : nous n’avons pas suffisamment éduqué nos populations", constatera-t-il après avoir mis en évidence certains aspects de la politique éducative nationale qui freinent le développement du pays comme l’adaptation de la formation à l’emploi, le recours à des spécialistes étrangers qui ignorent souvent des réalités locales et prônent des modèles inapplicables comme cela fut le cas dans les années 1970 avec la réforme Palm/Beloncle, faisant table rase de la réforme de 1962 au seul motif apparemment qu’elle était d’inspiration socialiste.
Le constat le plus dommageable est celui d’entendre un jour, "oui il faut une école bilingue, le lendemain non cela est une aberration et le surlendemain oui mais" ; des attitudes qui témoignent d’un manque criard de véritable politique, pensée sur le long terme, fera remarquer M. Diawara. Il a parlé de l’éducation en langue nationale, une question qui soulèvera une vive polémique dans la salle tout comme le métier même d’enseignant devenu de plus en plus comme "une occupation provisoire pour les jeunes diplômés en attendant d’avoir mieux" alors qu’on constate une perte sèche dans la formation d’un cycle à un autre de 78 % au primaire on tombe 32 % au secondaire et seulement 6 % au supérieur. Des chiffres qui en disent long sur la déperdition scolaire, la baisse des niveaux… Bref, "la mauvaise utilisation des ressources".
Le MDG dans le bon sens
Tout ce que Khadim Sylla, chef de programme au bureau planification de l’éducation à l’Unesco confortera dans une contribution sur l’éducation au Mali et la coopération internationale en se demandant ce que les Etats africains attendent pour réclamer les 1000 milliards d’euros de bénéfice dégagé de leurs richesses nationales et qui dormiraient dans le Trésor français pour financer leur développement plutôt que de tendre la main à des coopérations pas toujours adaptées et souvent très compliquées.
La journée de débats a été aussi l’occasion de faire un état des lieux et de dessiner des perspectives maliennes face aux marchés internationaux de l'énergie, parler des potentialités du barrage de Manantali comme un des grands projets qui s’inscrit dans la philosophie des partenariats public/privé, de l’immigration et de l’intégration de la communauté malienne en France en portant un regard particulier sur la 2e génération.
Ce dernier point a été développé par la nouvelle coqueluche franco-malienne, le tout nouvel élu socialiste Ali Soumaré dont la candidature aux dernières régionales et surtout l’affaire qui en a résulté par les accusations de ses adversaires de droite en a fait depuis, une tête d’affiche sur tous les débats sur l’immigration et l’intégration.
La présence tout au long de la journée du consul général du Mali à Paris, Waffi Ougadèye Cissé, ainsi que de Gaharo Doucouré, président du Conseil de base des Maliens de France, étaient la preuve que l’initiative du MDG trouve un écho très favorable dans la communauté malienne en France. Et comme le rappellera le président de son comité exécutif national venu de Bamako avec sa délégation, la lecture politique de l’action et du débat national par les jeunes doit dépasser l’agitation discursive pour véritablement s’ancrer dans la bataille pour une responsabilité assumée en posant des actes concrets.
Thierno Diallo qui demande à ce qu’on fasse confiance à la jeunesse rappellera que le MDG n’est pas un parti politique, mais une association qui s’exprime sur les grandes questions qui interpellent la nation. Et c’est assurément en cela que ce cercle de réflexion peut faire évoluer les choses dans le bon sens au Mali : en permettant à la jeunesse d’accéder aux responsabilités en ayant une pleine conscience des enjeux.
Le cycle de débats interrogatifs aboutira à la production d’un rapport général qui constituera la contribution du MDG dans le programme sur le cinquantenaire en étant un bilan objectif de ce qui a été fait et de ce qu’il convient d’envisager pour un avenir meilleur.
Oussouf Diagola
(Paris)

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ELEMINATION DES ARMES A SOUS-MUNITIONS
Le Mali dans la communauté du droit humanitaire
Les députés ont adopté en leur séance plénière du 6 mai 2010, le projet de loi portant ratification de la convention sur les armes à sous-munitions. Ce faisant, notre pays adhère à la communauté des pays respectueux du droit humanitaire.
Les armes à sous munition représentent un danger potentiel pour les populations civiles. On entend par arme à sous-munitions, "une munition classique conçue pour disperser ou libérer des sous-munitions explosives dont chacune pèse moins de 20 kg".
Ces armes ont laissé sur les zones de conflits des millions de sous-munitions non explosés et qui continuent de faire dans la population civile des victimes après la fin des conflits parce qu’elles sont une source permanente d’accidents graves et mortels avec une forte proportion d’enfants.
Jeudi dernier au cours de leur séance plénière, les députés ont autorisé la ratification de la Convention internationale sur les armes à sous-munitions. Cette convention a été adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et signée à Oslo (Norvège) par 107 Etats. Elle interdit l’emploi, la détention et le transfert des armes à sous-munition.
Par cette convention, le Mali s’engage à ne jamais employer d’armes à sous-munitions, à les produire et à les stocker. Mieux, avec le vote des députés pour la ratification de cette Convention, le Mali s’attellera à détruire toutes les armes à sous munition en sa possession.
Mais en réalité, notre pays ne dispose point d’armes à sous-munitions, selon le président de la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la protection civile, l’honorable Bouréma Dicko. Toutefois, dans la mesure où certains pays voisins ont ratifié la Convention ou sont en voie de le faire, toute hésitation de notre pays pourrait susciter autour de lui un climat de méfiance préjudiciable.
La Convention facilitera la reconstruction post-conflit et le retour des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Elle garantit aux victimes de chaque Etat partie une assistance en soins médicaux, une réadaptation, un soutien psychologique et une insertion sociale et économique.
Denis Koné

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DJENNE
L’Adéma reprend l’initiative sur le terrain
C’est une démonstration de force que le parti Adéma/PASJ a réussi à Djenné lors de sa rentrée politique le samedi 8 mai. L’événement était grandiose tant les militants de Djenné sont sortis nombreux à l’appel de leur parti.
Toutes les sections du parti de l’Abeille de la région de Mopti étaient samedi dernier du rendez-vous de la rentrée politique de cette formation politique. C’était sous la haute présidence de l’honorable Dioncounda Traoré, président du parti. Il était accompagné d’une forte délégation composée de députés de la région de Mopti, Ousmane Sy, secrétaire politique du parti, Pr. Moustapha Dicko, le représentant de la jeunesse et des femmes du parti, etc.
Le secrétaire général de la section Adéma/PASJ de Djenné, Amadou Tahirou Bah, a d’entrée de jeu annoncé ce que tout le monde attendait avec impatience, c’est-à-dire la fusion de la section PSP de Djenné avec celle de l’Adéma/PASJ. "La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est hautement symbolique, car elle est marquée par la rentrée politique dans notre cercle, mais aussi par une union qui sera scellée en présence des militants et sympathisants du parti Adéma", a-t-il poursuivi, soulignant que cet événement est la concrétisation d’un vieux rêve des forces vives en une seule entité dans le souci de construire Djenné, le Mali.
Il faut préciser que la fusion marque l’arrivée d’Amadou Kola Cissé dit Kolourou et ses camarades (plus de 30 conseillers municipaux) à l’Adéma/PASJ après leur départ du PSP. M. Bah dira qu’il a souhaité et œuvré pour cette fusion, car l’union fait la force et s’est dit ne pas se trompé de choix.
Amadou Kola Cissé dit Kolourou est un fils émérite de Djenné. Il a beaucoup investi dans le développement de son Djenné natal notamment dans la construction de puits à grand diamètre, de périmètres irrigués, dans l’éducation, la santé, etc.
Un autre temps fort de cette rentrée politique mais pathétique a été l’hommage rendu à l’honorable Mahamane Santara sur sa terre de Djenné. L’homme nous a quittés il y a deux ans déjà. Un diplôme de reconnaissance lui a été décerné à titre posthume par le président du parti.
Quant au président du parti, Pr. Dioncounda Traoré, il n’a pas manqué de dire sa joie et sa satisfaction quant à la fusion de la section PSP et Adéma/PASJ de Djenné, car dira-t-il "l’événement est majeur pour la démocratie malienne".
Un nouveau bureau a été mis en place. Il est conduit par le secrétaire général sortant à la personne d’Amadou Tahirou Bah, secondé par Amadou Kola Cissé dit Kolourou.
Lévy Dougnon
(Radio Jamana, Djenné)

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BRUITS SOURDS
Mme Moussa opposée à son ex-boy : le PG bloque le dossier
Joël Niama Kamaté travaillait depuis 3 à 4 ans en qualité de "technicien de surface" ou boy au domicile de l’ancien couple présidentiel sous le régime de l’UDPM. Selon nos informations, c’est une micro-onde qui a disparu dans la famille et M. Kamaté a été indexé comme l’auteur du vol. Conséquemment, l’épouse du président déchu a porté plainte au commissariat du 5e arrondissement contre son employé. Sans autre forme de procès, l’employé incriminé a été arrêté et placé en garde-à-vue. Après un séjour au 5e, il a été déféré par le juge d’instruction de la Commune IV à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. "Le technicien de surface" est resté au frais pendant au moins 8 mois.
Par la suite, Joël Niama Kamaté a été relaxé pour la simple raison qu’il n’y a pas de charges suffisantes contre lui. Malheureusement, les avocats de l’épouse du président renversé n’ont pas interjeté appel. Le boy, après sa libération en janvier 2009 sentant son honneur et sa dignité bafoués, s’est retourné contre l’ancien couple présidentiel en portant plainte contre son ex-patronne pour dénonciation calomnieuse. Le dossier devait être jugé le 13 avril 2010 mais il n’a pas pu l’être.
Il semble, selon nos sources, que le procureur du Tribunal de première instance de la Commune IV en raison de la "personnalité" de Mme Moussa Traoré a préféré transmettre le dossier au procureur général près la Cour d’appel de Bamako alors qu’il n’y était même pas obligé. Malgré l’insistance du président du Tribunal de la Commune IV, le dossier n’est toujours pas de retour. En tout cas, les avocats de Joël ne sont pas informés. Face à cette situation, M. Kamaté, qui n’entend pas lâcher prise a demandé à ses avocats d’engager une nouvelle procédure afin que toute la lumière puisse être faite autour de la disparition de la micro-onde.

 

Commune II : la mairie veut exproprier l’ex-maire
Il est connu de tous que le maire sortant de la Commune II, Gaoussou Ly, a fait la pluie et le beau temps dans sa circonscription. Il a été plusieurs fois accusé de spéculations foncières et de faire main basse sur la dotation en carburant des agents de la municipalité. Un an après sa défaite électorale, l’ancien maire de la Commune II est rattrapé par ses turpitudes. Aujourd’hui, l’actuelle équipe veut lui retirer des parcelles qu’il s’était appropriées dans le temps de la manière la plus illégale. Ne sachant plus où donner de la tête, nous apprenons que M. Ly serait tenté d’introduire une action en justice contre la mairie pour l’obliger à revoir sa copie

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ELIMINATION DES CLUBS MALIENS
La rançon de l’irresponsabilité des dirigeants
Le week-end dernier a été noir pour les clubs maliens engagés dans les compétitions africaines. Le Stade malien et le Djoliba AC ont été éliminés respectivement de la Coupe de la Confédération et de la Ligue africaine des champions. Mais, à la différence des Blancs de Sotuba, les Rouges ont une dernière chance de se maintenir sur la scène africaine. Ils seront en effet reversés dans la Coupe Caf pour un dernier tour de cadrage avant la phase de poule de cette compétition.
Le Tout Puissant Mazembé de Lubumbashi (RDC) défendra sa couronne de champion d'Afrique en phase de poules. Les Congolais ont disposé du Djoliba (3-0) en 8e de finale retour. Ils s’étaient déjà imposés à l’aller à Bamako par 1-0.
Quant aux Rouges de Bamako, ils seront reversés en Coupe de la Confédération pour un tour de cadrage. Une dernière chance de se maintenir sur la scène africaine. Même si cela était loin d’être l’ambition du club en début de saison, c’est une occasion à ne pas rater. Mais, on se rappelle aussi que c’est une opportunité que les Djolibistes n’avaient pas pu saisir la saison écoulée pour des raisons connues de tous.
Le Stade malien a été éliminé par le Fath Union Sport (Fus). Une élimination que les observateurs qualifient "de la plus grande sensation de ces 8e de finale" ! En effet, le Stade n’a même pas été capable de se qualifier pour la phase de poule d’une compétition dont il détient le trophée. Battu 2-0 au match aller à Rabat (Maroc), les Blancs n’ont pas pu refaire leur retard devant un public massivement mobilisé et optimiste.
On se disait que le Stade est habitué à renverser en sa faveur les situations les plus compromises. Qualifié aux tirs au but au tour précédent devant le Séwé Sport de San Pedro (Côte d’Ivoire), cette fois les tenants du titre n'ont pas réussi à renverser la tendance. Ce 8 mai 2010, Djibril Dramé et ses protégés n’ont pu concéder qu’un insuffisant 0-0 au Fus. Ils quittent donc la tête basse une compétition qu’ils avaient dominé la saison dernière.
Il est évident que les supporters des deux clubs vont beaucoup supputer sur cette élimination. On évoquera le manque de chance, les erreurs d’arbitrage… Mais, la vraie raison, c’est le manque d’ambition des responsables des clubs concernés. Des dirigeants qui ont préféré mettre toutes leurs forces dans un conflit avec la Fédération qu’à réellement préparer les joutes africaines.
Clubs sacrifiés pour des miettes
A causes des miettes que leur accordait un sponsor de la place, ils sont allés jusqu’à boycotter le championnat, même si les Rouges sont revenus à la raison pour disputer la fameuse 14e journée. Comment des clubs engagés dans des compétitions africaines aux frais de l’Etat, donc du contribuable, peuvent-ils se permettre de boycotter la compétition nationale phare entre deux matchs importants de coupes africaines ? Cela frise l’irresponsabilité des dirigeants qui ne mesurent pas réellement les conséquences sportives d’une telle décision.
En dehors de cette situation, le Stade a creusé sa propre tombe. Depuis le sacre de décembre 2009, ses dirigeants n’ont posé aucun acte dans le sens de la consolidation de ce précieux acquis. Ils ont laissé les meilleurs acteurs du sacre continental partir sans rien tenter pour les retenir. Il fallait les laisser partir "réaliser leur bonheur" entendait-on ici et là pour se donner bonne conscience. Et pourtant, avec les retombées de la Coupe Caf, le staff managérial de Sotuba devait être en mesure de leur faire des propositions concrètes.
Ne serai-ce qu’au moins une saison supplémentaire afin de donner le temps à leurs cadets d’avoir de vraies expériences africaines. Le match de Lubumbashi (RDC) contre le Tout Puissant Mazembé, en finale de la Super Coupe d’Afrique, était l’alerte que les dirigeants du Stade ont minimisée. Et pourtant, cette rencontre était révélatrice d’un fait inquiétant : "la réserve du Stade a du talent, mais inexpérimentée pour conserver un trophée sur la scène africaine".
Les caisses du club étaient à flot avec plus de 300 millions de F CFA gagnés lors du sacre en Coupe Caf, sans compter les frais de transfert des vedettes alors convoitées un peu partout en Afrique voire en France.
Des éliminations prévisibles
Si les moyens étaient incontestablement réunis, les ambitions étaient autres. En économisant aux dépends de judicieux recrutements, qu’espéraient le président et son staff pour leur formation ? Peut-on bâtir un grand club avec de tels dirigeants ? Ce qui est sûr, c’est que l’élimination du Stade malien de Bamako à ce niveau de la compétition était prévisible.
Ses dirigeants n’ont initié aucune politique efficace et ambitieuse pour se maintenir dans le gotha des meilleurs clubs africains. Le retour à la case départ est à craindre parce que tout porte déjà à croire que le club n’a tiré aucun enseignement utile de sa campagne heureuse de 2009. Pis, les acquis et les atouts qui en ont résulté ont été visiblement dilapidés.
Pour ce qui est du Djoliba AC, il a sans doute fait les frais de l’instabilité qui règne en son sein depuis quelques années. Un conflit d’intérêts égoïstes qui empêche ce club d’atteindre ses objectifs et de s’imposer comme un grand club africain. Et tant que cette instabilité durera, on ne pourra pas miser sur cette formation sur la scène continentale où l’union sacrée autour d’un club est un précieux atout.
Le Stade malien en a donné la preuve la saison écoulée. Cette famille des Rouges saura-t-elle définitivement enterrée la hache de guerre et se réconcilier autour des vrais intérêts du club ? C’est en tout cas la condition sine qua non pour que le DAC puisse saisir l’opportunité qui lui est une fois de plus offerte de jouer une première phase de poule d’une compétition africaine depuis l’instauration de cette formule par la Confédération africaine de football.
Alphaly

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