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2010

Mois de mai

Les Echos du 10 mai

 

IL FAUT LE DIRE
Fausse route
Si le Sénégal a son monument de la Renaissance africaine, le Mali pourra bientôt aussi se vanter de son autoroute Bamako-Ségou. Sur ce plan, on va sur un match nul entre deux présidents qui se veulent des bâtisseurs à l’image des Pharaons d’Egypte.
Fort de son amitié avec la Chine, notre président, qui entend finir son règne dans l’apothéose le 8 juin 2012, a décidé de faire la plus longue autoroute (240 km) du pays, voire de la sous-région. Coup de l’opération : plus de 182 milliards de F CFA, 2 milliards de plus que la recette issue de la cession de 51 % de la Sotelma. C’est "maousse", comme l’aurait dit un de ses prédécesseurs.
On pouvait a priori penser à une saine émulation entre Dakar et Bamako. Mais à voir la chose de plus près, on se croit sorti d’un rêve cauchemardesque aux prises avec des loups-garous, car au moment où les doléances s’amoncellent sur la table du gouvernement, mettre 182 milliards de F CFA dans le bitume, même si c’est à crédit, n’est pas forcément un gage de… prévoyance.
Admettons que les revendications enseignantes sont perpétuelles, c’est-à-dire qu’elles n’émeuvent plus que ceux qui s’échinent à trouver des poux sur le crâne rasé des autorités, convenons-en cependant : la manne financière pouvait servir à mieux.
Et donc, pour marquer pour l’éternité son passage à la tête de l’Etat, le président aurait pu promouvoir des actions de salubrité publique comme le dragage du fleuve Niger, la reconstruction du tissu industriel… Toutes actions profitables au plus grand nombre à court, long et moyen terme.
En plus de la création d’emplois (port de plaisance, tourisme fluvial, pisciculture), la réhabilitation du fleuve Niger sur son parcours au Mali aurait été une contribution vitale du Mali à la sauvegarde de cette mamelle nourricière de l’Afrique de l’Ouest, qui se meurt chaque jour un peu plus.
Ressusciter le fleuve Niger au Mali, aurait été une bien belle façon de redonner l’espoir à tout un peuple. Non seulement les échanges avec un pays comme la Guinée-Conakry, dotée d’une façade maritime, auraient été davantage aisés, mais aussi le désenclavement des régions du Nord aurait été ainsi possible avec des bateaux assurant la liaison toute l’année. Des villes comme Koulikoro, qui se meurent, assurément allaient renaître.
A défaut de satisfaire les demandes des enseignants ou d’être investi dans l’aménagement du Djoliba, cet argent ne pouvait-il pas être investi ans dans la reprise d’Huicoma et sa réhabilitation dans l’intérêt de la nation ; à la création d’unités de production viables et pourvoyeuses d’emplois ? Hélas, les locataires d’Huicomabougou devront attendre encore belle lurette avant de voir leur rêve se concrétiser.
Qui donc profitera de l’autoroute Bamako-Ségou ? Les preneurs de 10 % ou la libre circulation des biens dans l’espace Cédéao pour nous obliger à consommer "étranger" ? Peu importe ! Mais le bitume, on le voit, ne rapporte pas beaucoup en l’occurrence ; il nous fait faire fausse route.
A. M. T.

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IBRAHIM BOCAR BAH, AMBASSADEUR DU MALI A BRUXELLES
" L’APE ne sera signé que si nous avons des garanties"
Présent à la réunion ministérielle de suivi des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne, S. E. Ibrahim Bocar Bah, l’ambassadeur du Mali à Bruxelles, nous a accordé une interview. Dans l’entretien qui suit, il parle de l’objectif de la rencontre de Bamako et fait le point de négociation de l’APE…
Les Echos : Sur quoi ont porté vos discussions à Bamako ?
Ibrahim Bocar Bah : Il faut savoir que cette réunion est une réunion du comité ministériel de suivi de l’Accord de partenariat économique (APE) qui se tient pour la première fois au Mali. Le comité ministériel de suivi des accords de partenariat économique est l’organisme qui a été mis en place pour donner des orientations aux négociateurs, c'est-à-dire aux différentes étapes des négociations. Nous faisons les points des travaux au comité ministériel de suivi de l’APE et ce comité donne des orientations en fonction de l’évolution de la négociation.
Les Echos : Vous allez donc signer les accords de partenariat ?
I. B. B. : C’est bon d’abord d’indiquer un peu le travail qui a été fait hier (Ndr : jeudi) par ce comité ministériel. Vous savez que les Accords de partenariat économique, qui sont prévus par l’Accord de Cotonou, signés en 2002 par nos chefs d’Etat, avaient prévu que les négociations se dérouleraient de 2000 à 2007 et ses suites devaient être bouclées au 31 décembre 2007. Malheureusement, en raison de plusieurs circonstances, parfois imputables à la partie européenne et parfois imputables à nous-mêmes, les discussions n’ont pas permis d’aboutir. De sorte que les chefs d’Etat se sont réunis en janvier 2008 à Ouagadougou pour en faire le constat.
Il est important de signaler que c’est l’Afrique de l’Ouest qui négocie à travers la Cédéao, c'est-à-dire les 15 Etats de la Cédéao plus la Mauritanie, qui sont concernés. Donc, dans ce contexte-là, il faut dire que la Côte d’Ivoire a signé l’Accord après les paraphes et le Ghana est resté au stade de paraphe de l’Accord. Ce qui fait que nous avons une situation assez particulière puisque nous avons une région avec plusieurs régimes commerciaux : la Côte d’Ivoire et le Ghana qui ont signé ou paraphé l’Accord ; nous avons le Nigeria qui n’a pas signé l’Accord et qui se trouve être un pays en non payement, et nous les 12 pays en payement nous n’avons pas encore signé l’Accord.
Evidemment, cette situation à la longue peut être préjudiciable puisque la Côte d’Ivoire et le Ghana ayant signé, si les produits entrent au Ghana et en Côte d’Ivoire nécessairement ils rentreront au Mali avec le démantèlement tarifaire, ce qui aura des effets nuisibles sur le processus d’intégration. Les chefs d’Etat nous ont demandé de négocier un accord avec une dimension développement fort.
C’est dans ce contexte-là que nous poursuivons les discussions avec l’Union européenne. Cette réunion du comité ministériel était l’occasion de faire le point des négociations. Nous avons élaboré un programme qu’on appelle le Programme APE pour le développement (Paped) qui est l’instrument pour donner à l’APE une dimension développement fort parce que l’APE a deux types de conséquences sur nos économies.
La première conséquence, c’est qu’on procédera au démantèlement tarifaire, c'est-à-dire à la suppression des droits de douanes. Cette mesure aura des conséquences en termes de perte de recettes budgétaires. Chaque pays a évalué ses pertes. Au Mali, nous avons évalué les pertes entre 12 et 27 milliards de F CFA.
C’est par rapport à l’ensemble de ces problèmes que nous avons mis en place des mesures d’accompagnement dans le cadre d’un programme qu’on a appelé Paped qui pourra être financé par l’Union européenne et ses Etats membres ainsi que d’autres bailleurs. Nous sommes à ce stade-là. Ce Paped est un instrument très important pour nous. Nous avons également le problème de taux d’ouverture au stade actuel des discussions. Nous sommes en train d’examiner un taux d’ouverture entre 65 et 70 %. Chaque pays testera ce taux d’ouverture, réfléchira si ce taux d’ouverture convient à son économie.
Les Echos : A quoi devrons-nous nous attendre après la rencontre de Bamako ?
I. B. B. : Il faut savoir très clairement que nous avons reçu des instructions impératives de nos ministres et des chefs d’Etat de la Cédéao, de négocier dans un contexte où les intérêts de nos économies seront sauvegardés. Donc, il n’y a aucune crainte, l’APE ne sera pas signé actuellement tant que les conditions exigées ne sont pas réunies ; à savoir que les pertes de recettes éventuelles seraient couvertes, que nos entreprises qui pourraient être pénalisées par la signature que nous aurons toutes les mesures d’accompagnement nécessaires non seulement pour sauver ce qui peut être sauvé mais aussi faire en sorte que les secteurs productifs du Mali puissent être relancés.
Le Mali a une position très forte au niveau du commerce de la sous-région à travers son élevage, son agriculture, le riz notamment et aussi les autres produits. Donc il peut parfaitement se positionner dans la sous-région. C’est dans ce contexte que nous voulons nous assurer que les investissements seront financés pour promouvoir les productions dans lesquelles le Mali pourrait bien se positionner. Donc, il n’y a aucune crainte, on ne conclura jamais un accord qui ne sauvegardera pas les intérêts du Mali et les intérêts d’une manière général de la sous-région.
Les Echos : Qu’est-ce que le Mali va tirer de tout cela comme profit ?
I. B. B. : Chaque pays dans un contexte de ce genre regarde un peu les domaines où il dispose d’avantages comparatifs. Le premier profit c’est qu’il s’engagera à un taux d’ouverture qui ne nuise pas à son secteur industriel et à son agriculture et également il a proposé un volume d’investissement à financer qui lui permette de bien se positionner. Il s’agira concrètement pour notre pays de positionner ses productions au niveau de la sous-région et d’exporter au niveau de l’Union européenne. Si ces conditions sont réunies, alors il n’y aura pas de difficulté à proposer à nos dirigeants la signature de l’Accord. Mais si ces conditions ne sont pas réunies, en aucune manière, on ne pourra conclure l’Accord de partenariat économique.
Les Echos : Quelles sont vos relations avec l’Union européenne en tant qu’ambassadeur du Mali à Bruxelles ?
I. B. B. : Mes relations avec l’Union européenne c’est d’abord que je suis ambassadeur du Mali auprès de l’Union européenne et je suis ambassadeur du Mali aussi dans le cadre de la coopération bilatérale auprès du Benelux, du Royaume-Uni. Le Benelux, c’est la Belgique, c’est les Pays-Bas, c’est le Luxembourg. Le lien c’est que je m’investit pour que le Mali puisse être parmi les pays qui bénéficient des financements les plus importants. Et c’est bien le cas à l’heure actuelle : le Mali bénéficie du financement le plus important de l’Union européenne au niveau de la sous-région. Le financement, c’est la résultante d’abord de travail intérieur qui est fait au Mali par les services techniques, c’est aussi la résultante du suivi par l’ambassadeur et aussi du ministère, c'est-à-dire le ministère des Affaires étrangères auquel il faut rendre hommage par rapport à tout ceci. Il nous a instruit de travailler dans ce sens et honnêtement les services techniques du Mali travaillent d’arrache-pied pour que le Mali bénéficie de financements les plus importants.
Les Echos : Avez-vous quelque chose d’autre à ajouter ?
I. B. B. : Le Mali à l’heure actuel, honnêtement, a une image forte, très importante en ce qui concerne sa démocratie et l’image de son président Amadou Toumani Touré. Cette image se caractérise par la stabilité politique. Vous ne pouvez pas savoir le prix que représente la stabilité politique d’un pays. La plupart de pays de la sous-région connaissent des secousses. Le Mali, c’est vrai, a quelques petits problèmes parfois, de petites secousses vers le Nord mais la réalité est que le Mali est perçu comme un pays stable, un pays qu’il faut aider. Je suis à Bruxelles, je connais le cas de pays qui ont des difficultés, qui ont de problème de stabilité. A tout moment ces pays sont interrogés, on leur pose des conditions, on suspend les financements. Ce n’est pas le cas du Mali depuis maintenant plusieurs années. Et d’un autre côté aussi, le Mali fait beaucoup d’efforts par rapport à son taux d’absorption des ressources mises à sa disposition. Les fonds qui lui sont alloués par l’Union européenne sont pratiquement consommés. Personnellement je suis fier d’être ambassadeur du Mali à Bruxelles, fier de notre démocratie et fier aussi de l’image que projette notre président.
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

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BAMAKO-TRIPOLI
" La Libye n’est pas l’amie du Mali"
La Libye est-elle une amie du Mali ? La question mérite d’être posée au regard de ce dont souffrent nos compatriotes dans ce pays.
Fousseyni Bathily, un des 149 refoulés récents, a décrit le calvaire que vivent des Maliens en Libye. Cela dans l’indifférence des autorités consulaires qui seraient pourtant bien au parfum de ces maltraitances infligées aux Maliens, particulièrement dans la prison. D’ailleurs les raisons pour lesquelles, ils sont emprisonnés restent floues.
Présentement, il y a 173 prisonniers maliens en Libye, révèle M. Bathily. Lui-même, a-t-il témoigné, a vu ses documents officiels déchirés par les gardes-frontières puis dépouillé de tous ses biens à la frontière entre l’Algérie et la Libye. A ses dires, il rentrait au bercail après 6 années de séjour dans le pays du Guide.
Ce n’est pas la première fois que la Libye renvoie manu militari des Maliens dans leur bercail. Et cela ne semble outré nullement nos autorités. Certes, la Libye, à travers beaucoup de projets, d’aides, participe au développement du Mali. Et est un partenaire économique du Mali.
Pourtant, cela ne devrait lui conférer le droit de vie et de mort sur de pauvres Maliens qui se sont retrouvés sur son sol à leur corps défendant. En tous les cas, l’Etat malien se doit de faire quelque chose. Pourquoi ne pas organiser un retour volontaire par exemple comme le font certains pays pour extraire Ses compatriotes des mains de ces "vampires" ?
La sonnette d’alarme est tirée par la récente expulsion. L’Etat doit agir vite au risque de voir la coopération entre les deux pays prendre un sacré coup suite à des attaques d’intérêt libyien au Mali.
Denis Koné

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OMBUSMANS ET MEDIATEURS FRANCOPHONES
La Déclaration de Bamako en questions
" La Déclaration de Bamako", adoptée en 2000 par les gouvernements des pays francophones pour la promotion et la protection de l’Etat de droit, est méconnue du grand public. La rencontre des ombudsmans et médiateurs vendredi dernier à Bamako s’inscrivait dans un objectif d’informer, former et évaluer dix ans après cette déclaration.
Les ombudsmans et médiateurs de l’espace francophone étaient réunis le 7 mai 2010 à Bamako dans le cadre d’une rencontre internationale qui a tablé sur la "Déclaration de Bamako : bilan et perspectives". Placée sous la présidence du président de la République, la cérémonie d’ouverture a été marquée par des plaidoyers en faveur d’une société équitable, démocratique et juste.
Le médiateur de la République française, Jean-Paul Delevoye, co-organisateur de la rencontre, a dénoncé ce qu’on pourrait appeler la démagogie des politiques. Selon lui, les politiques et les nations sont très souvent "volubiles" dès lors qu’on parle de droits de l’Homme. Autrement dit, les discours en faveur des droits de l’homme sont courants, mais les actions concrètes dans ce sens timides.
" Trop souvent nous nous entendons sur les principes, car nous savons pertinemment qu’il n’y a que sur ces principes que nous trouverons de terrains d’entente et que si nous étions amenés à entrer dans un niveau de concrétisation, notre unanimité volerait en éclats", a commenté le médiateur français, qui a estimé que la Déclaration de Bamako n’est ni un faire-valoir ni pour se donner bonne conscience, "mais un pacte qui nous lie". M. Delevoye s’est demandé si la Déclaration de Bamako a été suffisamment défendue.
En effet, il est convaincu que le projet porté par le Royaume du Maroc devant l’Assemblée générale des Nations unies pour adoption et qui doit consacrer le rôle essentiel des ombudsmans, médiateurs et institutions nationales en matière de protection de promotion des droits de l’Homme, constitue une étape importante pour l’ensemble des institutions nationales des droits de l’Homme.
Me M’Bam Diatigui Diarra, médiateur de la République du Mali a remercié le président ATT pour avoir répondu favorablement aux recommandations de son institution autorisée à pouvoir, désormais saisir la Cour suprême en cas de violation d’un droit fondamental ou d’une liberté fondamentale ou tout simplement sur des questions de droit.
" Ce sont là des avancées considérables qui consacrent des droits et des libertés du Médiateur de la République". Les participants à la rencontre ont pris part à des tables rondes pour débattre de thèmes variés comme "la protection de l’Etat de droit dans l’espace francophone" ou "le Médiateur de la République et la bonne gouvernance".
Amadou Waïgalo

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SANTE DE LA REPRODUCTION
La loi sur la SR, PF et code de la famille…
Pour davantage intéresser les médias de l’Afrique de l’Ouest à la santé de la reproduction, le "Population Reference Bureau" (PRB), ONG internationale dont le siège est aux USA, a organisé du 4 au 6 mai 2010 à Dakar en collaboration avec l’Association sénégalaise pour le bien-être de la famille (ASBEF), un atelier à l’intention de 18 journalistes du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal.
L’objectif de l’atelier était de sensibiliser les journalistes sur l’importance des lois et règlements dont la mise en œuvre et l’application peuvent contribuer grandement à améliorer l’environnement législatif et règlementaire.
Axée sur le cadre législatif et réglementaire en santé de la reproduction et l’implication des hommes dans la promotion de la planification familiale, la rencontre de Dakar devra aboutir à une plus grande implication des médias pour pousser les autorités à promulguer le décret d’application des lois votées, seul moyen, selon le Dr. Diédhiou, d’éviter qu’elles ne deviennent caduques.
Justifiant la tenue de la rencontre, El Bachir Sow, facilitateur de l’atelier a laissé entendre qu’au cours de la décennie 1990, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont entrepris d’améliorer l’environnement législatif et règlementaire en vue de favoriser la mise en œuvre des politiques et programmes dans le domaine de la santé de la reproduction.
" L’ASBEF a jugé utile d’engager la discussion avec les journalistes sur les lois en santé de la reproduction et sur les décrets d’application pour susciter un engouement allant dans le sens d’améliorer l’environnement législatif et réglementaire", a expliqué Dr. Balla Moussa Diédhiou, directeur exécutif de l’ASBEF.
Selon les organisateurs, une loi type sur la santé sexuelle et de la reproduction et sur la planification familiale a été adoptée à Abidjan en juin 1999 par le Forum des parlementaires arabes et africains sur la population et le développement (FPAAPD). Cette loi, à les en croire, aspire à contribuer à l’harmonisation des législations sur la santé de la reproduction en Afrique de l’Ouest.
" L’atelier d’Abidjan avait fait suite au symposium de Cotonou sur les barrières juridiques à la santé de la reproduction qui s’était tenu un an auparavant".
" En adaptant cette loi type sur la santé de la reproduction à leurs réalités, de nombreux Etats notamment le Mali (2002), le Sénégal (2005) et le Burkina Faso (2005) ont adopté des lois sur la SR ou sont dans le processus d’adaptation de cette loi type", a indiqué l’honorable Famara Sarr, ancien député à l’Assemblée nationale du Sénégal.
" L’existence de ces lois est une étape importante dans l’amélioration de l’environnement législatif et réglementaire, mais le retard accusé souvent dans l’adoption des textes d’application amoindrit considérablement l’efficacité de ces lois et, par ricochet, celles des différentes parties impliquées dans la promotion de la santé de la reproduction", a ajouté Mme Ngoné Ndoye, représentante de la commission santé du Sénat.
La SR et les textes d’application, quel impact sur la promotion de la santé de la reproduction, loi sur la santé de la reproduction et Code de famille : quelle relation ? Implication des hommes dans la promotion de la PF, visite de terrain et exercices pratiques ont été les principaux centres d’intérêt de la rencontre de Dakar.
Les discussions avec les experts, parlementaires, autorités du ministère de la Santé et de la Prévention, les membres de la société civile, les professionnels du droit, des leaders et membres des communautés, les hommes, etc. ont permis aux journalistes de collecter des informations à partir desquelles ils rédigeront des articles et réaliseront des reportages.
" La diffusion de ces articles et reportages contribuera, selon les organisateurs, à livrer la bonne information aux décideurs politiques, aux leaders d’opinion et au grand public pour qu’à leur tour ils puissent prendre des décisions allant dans le sens de l’amélioration de l’environnement législatif et réglementaire des droits sexuels et de la santé de la reproduction (DSSR) dans les pays ciblés et de l’accélération de la mise en œuvre de ces lois et règlements dans le domaine des DSSR", a souhaité M. Sow.
" Les thèmes retenus couvrent la loi sur la santé de la reproduction et ses textes d’application ; la loi sur la SR et le code de la famille, l’implication des hommes dans la promotion de la PF", a instruit Victoria Ebin de PRB.
La rencontre de Dakar a servi également d’occasion pour inciter les hommes de médias à explorer le code de la famille des pays participants, mais aussi les amener à s’intéresser dans leur travail à l‘implication des hommes dans la promotion de la planification familiale.
Idrissa Sako
(envoyé spécial)

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KAMALE, SOUMOUNI (SEGOU)
Deux Cscom grâce au FSN et à la Coopération japonaise
Les centres de santé communautaires (Cscom) de Kamalé et Soumouni dans la région de Ségou, inaugurés jeudi et vendredi par le ministre de la MDSSPA, permettront d’améliorer les conditions de santé des populations et de prendre en compte une meilleure intervention maternelle et infantile. Ils ont coûté plus de 130 millions de F CFA.
C’est dans une ambiance festive que les populations de Kamalé (Farako Ségou, sur l’autre rive du fleuve) et de Soumouni (cercle de Macina) sont sorties pour réserver un accueil populaire au ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, à l’occasion de l’inauguration de leurs Cscom.
Outre le ministre, la délégation comprenait le représentant du gouverneur de Ségou, le directeur général du Fonds de solidarité nationale, Adama Diarra, le conseiller et l’attaché médical Yutaka Tsuneoka, représentant l’ambassadeur du Japon au Mali.
Les événements de jeudi et vendredi derniers marquent un tournant décisif dans l’amélioration des conditions de santé des populations. A Kamalé et à Soumouni, il n’était pas rare de voir des femmes enceintes et des enfants mourir en cours d’évacuation vers les centres sanitaires de Ségou et Macina. La construction des Cscom répond au souci de rapprocher les centres de santé des Maliens.
Fruit d’un partenariat entre le MDSSPA, à travers le FSN, les populations bénéficiaires, la construction des joyaux a été financée par le gouvernement du Japon. Le MDSSPA, via le FSN, a réalisé et équipé les infrastructures.
Pour le Cscom de Kamalé, les travaux ont duré 5 mois (novembre 2007-mars 2008) pour un coût total de 64,2 millions qui se repartissent comme suit : construction (plus de 32,7 millions de F CFA), équipement et appuis consentis (plus de 31 millions F CFA). S’y ajoutent l’étude et le suivi du bureau de contrôle (3,5 millions).
Quant au centre de Soumouni, la construction du bâtiment a duré de décembre 2007 à avril 2008 pour un coût total de plus de 72,5 millions F CFA qui se décompose de la façon suivante : construction de l’édifice (37,8 millions F CFA), valeur des équipements (25 millions F CFA). A cela s’ajoute les autres appuis et le salaire pendant six mois du personnel médical.
Bâtis sur une superficie de 272,16 m2, les deux Cscom comportent chacun une chaîne de froid, un bureau du médecin, une salle de soins et d’injection, une salle de repos, une salle pour accouchées, un bloc de 3 latrines, un mur de clôture de 100 m.
Pour que les centres de santé voient le jour, les populations des deux localités ne se sont pas contentées de réceptionner les infrastructures. Leurs contributions ont été bénéfiques. L’apport des Kamalékas avoisine le 1/3 du coût de construction, soit 10 millions sur les 32 millions F CFA. A Soumouni, sur un coût de 37 millions de F CFA, l’investissement fait par les populations locales a été de 3 millions F CFA.
Il est à noter que le Cscom de Kamalé est la résultante d’une requête déposée au FSN et "suivie par les représentants du village avec assiduité et esprit de suite".
Réduire la mortalité néo-natale
Pour le ministre Diakité, les deux événements traduisent "la conduite avec succès d’un programme de partenariat" entre le FSN, la direction de la coopération internationale, les démembrements du ministère de la Santé, le Japon et les populations bénéficiaires. M. Diakité a émis le vœu qu’ils "soient le remède de nombreux maux". Il a demandé aux jeunes des localités de redoubler d’efforts et d’abnégation pour le développement de leur terroir.
Il a surtout remercié le gouvernement du Japon qui, depuis plusieurs années intervient aux côtés des populations maliennes à travers la construction d’une trentaine d’infrastructures sanitaires à travers le pays. Le vaste volet sanitaire dont bénéficie son département à travers le FSN a concerné un ensemble de 19 Cscom nouveaux et équipés et 10 autres structures sanitaires réhabilitées et équipées pour un total de plus de 1,2 milliard de F CFA.
Avant de prendre congé des populations, Sékou Diakité a engagé les bénéficiaires à une gestion rigoureuse, l’entretien correct de l’édifice et des équipements ainsi qu’un bon taux de fréquentation des centres de santé. "Il s’agit là des exigences qui s’imposent à tous les bénéficiaires des infrastructures sanitaires", a-t-il dit.
Le représentant de l’ambassadeur du Japon a mis l’accent sur la prévention. Pour lui, la contribution japonaise, à travers l’investissement, vise à contribuer davantage à l’amélioration de la santé des populations maliennes.
Les populations bénéficiaires, par la voix de leurs chefs de village, ont salué l’avènement des Cscom. Ils se sont engagés à faire en sorte que les centres puissent être bien entretenus. Pour les bénéficiaires, le FSN et la Coopération japonaise ont "ôté une épine de leurs pieds".
Yacouba Katilé, de l’association des ressortissants de Soumouni à Bamako, chargé des relations extérieures, a souhaité que l’inauguration du Cscom soit le déclic dans la réalisation d’autres infrastructures afin que son village trouve enfin la voie du développement, car, a-t-il dit, "c’est seulement la deuxième réalisation après l’école en 1963". Toutefois, la population a montré son mécontentement sur le retrait de ses terres et leur aménagement au profit d’un projet sans qu’elle soit associée. "Nous voulons être désormais associés à toute question nous concernant", a dit M. Katilé.
Amadou Sidibé

 


Des matériels pour les populations
Le MDSSPA à travers le FSN, a fait don de couvertures, cartons de layettes, de kits scolaires. Ils ont été remis respectivement à l’association des femmes, aux médecins chefs du CS-Réf et aux directeurs des écoles de Kamalé et Soumouni. Sur le chemin du retour à Macina, la délégation ministérielle, a fait escale à Kama, un village où Sékou Diakité et sa suite ont visité l’école de la localité. Il a procédé à la remise de kits scolaires, de couvertures aux femmes de Kama.
Le ministre promet un second cycle à Soumouni
Profitant de la cérémonie d’inauguration du Cscom de leur village, les populations de Soumouni, par leur chef de village, Mama Keita, ont émis un certain nombre de doléances au ministre. Il s’agit, être autres, de la construction d’un second cycle, le désenclavement du village à travers la construction de pistes, l’acquisition d’une ambulance… Sékou Diakité a promis qu’il s’emploiera à la construction de 3 salles de classes pour le second cycle.
A. S.

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COUPE CAF/SMB-FUS : 0-0
Les Blancs égarent leur trophée
Battu 0-2 à l’aller à Rabat (Maroc) le Stade malien de Bamako recevait le Fus en 8e de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf). Cette rencontre s’est disputée le samedi dernier au stade Modibo Kéita. Pour avoir concédé le nul vierge, les Blancs sont out.
Les Blancs de Bamako, tenants du trophée de la Coupe Caf, sont éliminés de la compétition. Le résultat nul de zéro but partout qu’ils ont concédé face au Fus du Maroc leur a été fatal.
Volontaires, les Blancs de Bamako se sont dès l’entame de la rencontre rués à l’assaut du camp adverse pour scorer. Dans le premier quart d’heure, Cheibane Traoré et Mamadou Coulibaly ont échoué de peu de tuer le match. Evoluant sans complexe, le rideau défensif des Fussiens, regroupé autour d’Abdelfettah Boukhriss, a réussi à mettre en échec toutes les tentatives maliennes de scorer.
" On a bien défendu derrière. On a fermé toutes les portes et c’était difficile de nous marquer des buts aujourd’hui parce que nous étions bien derrière, on a détruit leur jeu, on a réussi encore face à cette équipe du Stade", a indiqué l’entraîneur marocain, Mohamed Benchenifa.
Son homologue du Stade, Djibril Dramé, lui, a reconnu la valeur tactique de son adversaire. "Nous nous sommes battus et avons tenté des choses contre une équipe en bloc avec une défense renforcée où les solutions tactiques n’ont pas marché. Il y a des jours comme ça et quand ça arrive, il faut l’accepter".
Comme en première période, les protégés de Mohamed Benchenifa se sont farouchement défendus en seconde période, se payant parfois le luxe de mener quelques contre attaques dangereuses qui ont donné des sueurs froides aux supporters stadistes.
Avec ce résultat final, le Stade perd son trophée et l’équipe de l’entraîneur Mohamed Benchenifa n’a plus qu’à attendre le tirage au sort des barrages. Le Fus avec les Maliens Souleymane Dembélé et Amadou Diallo, anciens du Stade et du Djoliba, aura à affronter en barrage l’un des battus des 8es de finale de la Ligue des champions/Orange avant d’intégrer, en cas de victoire, la phase de poules.
En attendant, le comité de gestion du Stade malien de Bamako tenait hier dimanche son assemblée générale ordinaire au Pavillon des sports du stade Modibo Kéita avec en mire le renouvellement du comité de gestion.
Nous y reviendrons.
Boubacar Diakité Sarr

MEETING D’ATHLETISME DU MDG
Une belle fête scolaire
La 2e édition du meeting populaire d’athlétisme du Mouvement devoir de génération (MDG), a connu son épilogue jeudi dernier au stade Modibo Kéita. Réservé aux jeunes scolaires du district, cette édition a tenue toutes ses promesses au plan de la popularité. C’était en présence du ministre du Développement social, président d’honneur du MDG.
En portant son choix sur la mère des disciplines sportives, le Mouvement devoir de génération (MDG) ne pouvait trouver meilleur créneau pour mieux sensibiliser la jeunesse malienne à jouer pleinement son rôle dans le développement national. Avec un slogan "Une Jeunesse responsable pour un Mali de demain", le MDG interprétait sportivement sa devise avec l’athlétisme : la mère des disciplines sportives. "Au regard de notre devise, je crois qu’il faut une âme saine dans un corps sain. C’est déjà un élément moteur et ensuite ce meeting est le bienvenu parce qu’il est dans un Cinquantenaire finissant pour un Cinquantenaire naissant, donc pour un futur. Alors à voir ces enfants courir dans un esprit de dépassement, de surpassement dans la bonne ambiance, permet d’espérer", a affirmé heureux le président du MDG, Thierno Diallo.
De fait, la 2e édition, réservée aux écoles secondaires, fondamentales et professionnelles des Académies des deux rives du district, s’est déroulée dans une ambiance extraordinaire. Au programme, il y avait une vingtaine d’épreuves (100, 200, 400, 800, 1500 et 3000 m, les relais 4 x 100 et 4 x 400, etc.). Elles ont permis aux jeunes athlètes, filles et garçons, d’assurer le spectacle sous le show des artistes Iba One et Master Soumi.
Sur le tartan, ils se sont surpassés, donnant le meilleur d’eux-mêmes pour se faire une place au soleil à la grande satisfaction du ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, président d’honneur du MGD, Sékou Diakité. "Nos attentes ont été réellement comblées parce qu’au niveau du MDG, nous nous sommes donnés comme challenge de promouvoir l’athlétisme dans notre pays pour la simple raison que nous pensons que l’athlétisme est la base de tous les sports et qu’en promouvant l’athlétisme, on est en mesure d’emmener le maximum de jeunes Maliens à faire du sport, à pratiquer une discipline sportive parce que si l’avenir de notre pays doit se construire par les jeunes, il faut tout d’abord qu’ils soient en bonne santé, bien formés et bien éduqués".
Les trois premiers de chaque épreuve ont été primés. La remise des récompenses (prix et médailles) sera faite au cours d’une cérémonie solennelle.
Boubacar Diakité Sarr

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