Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de mai

Les Echos du 07 mai

 

BATTU LE MARDI 4 AVRIL A LA COUR D’APPEL
Le Végal sera-t-il renvoyé en Cour d’assises ?
Le feuilleton entre le Vérificateur général et certains de ses agents, continue malgré le semblant d’accalmie qu’on avait cru installé entre les protagonistes.
Au regard des développements qui suivent cette rencontre d’avril 2009 à Koulouba, tout laisse à croire que c’est un combat entre le fait et le droit, et comme le Mali est un Etat de droit, en tout cas c’est ce que les autorités de ce pays clament partout, le droit devrait triompher.
En effet, les agents qui sont en litige contre le Végal ont gagné quatre procès, devant la section administrative de la cour suprême. Le mardi 4 avril 2010, le Végal a encore perdu devant la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako.
Il avait introduit une demande en annulation de la procédure criminelle qui l’avait conduite à la prison centrale de Bamako en mars 2009, et les magistrats ayant jugé cette demande non conforme à la loi l’ont rejeté.
Devant notre curiosité sur une telle procédure, un avocat nous a fait comprendre qu’une telle démarche était fort bizarre puisqu’à son avis, on peut demander l’annulation d’un acte que le juge d’instruction a posé et non annuler tout un dossier.
Les magistrats sont allés dans le sens de la réflexion de cet imminent juriste. C’est dire donc qu’on va lentement mais sûrement vers un procès du Vérificateur général devant la Cour d’assises comme des spécialistes du droit nous l’ont expliqué.
Un homme de droit nous a dit que c’est à l’honneur de la justice malienne d’avoir pu se hisser à une telle hauteur, car lorsque le président de la République fait comprendre que le Végal est une grande personnalité, les magistrats maliens ont tranché en faisant valoir le principe de l’égalité de tous devant la loi.
C’est à l’honneur de ceux qui ont tranché et pour l’exemple, il faut que la justice malienne tienne bon sur ce chantier, tant il est vrai que nombre de ceux qui nous dirigent aujourd’hui semble tout se permettre. Le pouvoir judiciaire, gardien des libertés fondamentales du citoyen, doit être le dernier rempart du citoyen et ces magistrats de la Cour d’appel ont montré là un bel exemple.
Cependant, nous sommes perplexes devant la pratique du Végal qui génère tous ces procès contre son institution dont la mission est d’assurer la protection de nos maigres ressources.
Depuis qu’il est en place, nous avons compté pas moins de huit procès, tous perdus par le Végal, et le hic, c’est qu’il est toujours condamné à payer de gros montants à titre de dommages et intérêts. Dans le dernier dossier devant le Tribunal du travail, il a été condamné pour licenciement abusif à payer près de 18 millions à un travailleur.
Au moment où l’Etat fait le dur devant les enseignants, refusant de leur payer ce qu’ils demandent, voilà un homme qui se permet de dilapider nos ressources en des procès aussi inutiles que futiles, à payer des dizaines de millions de nos francs à des avocats pour rien.
Que ce soit le Végal ou ceux qui le soutiennent dans cette aventure, tous doivent se dire que tôt ou tard l’histoire les rattrapera et ce jour-là, ils rendront compte devant le peuple souverain du Mali.
A. Dicko

Acceuil


FUSION ADEMA/PARENA
Konimba Sidibé en Don Quichotte
Le landerneau politique malien est occupé maintenant à se regrouper, à se réconcilier et à voir comment faire en sorte que nous ayons des formations politiques fortes et soudées. Seul l’honorable Konimba Sidibé semble ramer à contre-courant.
Dans sa jeunesse, le paysage politique malien a été caractérisé par le schisme. A la chute du régime GMT, il y avait juste l’Adéma et le Cnid, vite rejoints par des phénix comme le PSP et l’US-RDA.
Si l’on prend ces deux partis pionniers, on note qu’ils ont engendré à eux deux une dizaine de formations politiques. En son temps, le fait a été salué : le Malien, qui sortait de 30 ans de silence, avait besoin de multiplier les espaces d’expression. Passé l’euphorie et se rendant compte que, comme disait l’autre, "si la démocratie n’a pas de prix, elle a un coût", les partis politiques ont commencé le "reflux".
Beaucoup étaient juste des "grin", d’autres des formations ayant juste un fief, mais souffrant très souvent du manque de fonds pour payer et entretenir des sièges et des permanents, nourrir des "obligés militants", trouver du travail aux troupes…
Il n’y a pas mille projets de société. Les partis politiques commencent à le comprendre, à mutualiser les efforts et à se regrouper selon leurs affinités. On a ainsi vu le RND se fondre dans l’Adéma, le PMDR aller à l’URD. Mais, la fusion la plus significative à ce jour a été sans nul doute les retrouvailles de la "grande famille RDA", avec le retour du Bdia et les discussions avec le PIDS. Même le PSP et le RDA se parlent…
Si ATT peut revendiquer un bilan positif dans un domaine, c’est surtout d’avoir fait redescendre les politiciens de leur nuage, de leur avoir fait comprendre que leur division ne fera qu’ouvrir les portes à un troisième larron, un indépendant, avec tout ce que cela comporte.
C’est la première lecture qui peut être faite des fusions que connaissent actuellement les partis politiques. Ces fusions répondent plus à un besoin de survie en tant que force de proposition et d’alternative. De plus, les partis politiques ont tiré la leçon des dix années de transition que nous venons de connaître.
La position de l’honorable Konimba Sidibé dans ce paysage détonne. Ayant blanchi sous le harnais, il est normalement à même de comprendre la nécessité de regroupement pour profiter des avantages comparatifs et des expériences des uns et des autres. Il est celui qui devrait comprendre le besoin de regroupement.
En temps normal, un regroupement, une fusion politique n’est pas comme une "fusion-acquisition" en entreprise, où il faut renoncer à son âme. Il s’agit de "retrouver ce qui unit", de partir sur le "plus petit commun dénominateur". Certes, l’honorable développe son point de vue, mais, à la lecture, il occulte les points essentiels : y a-t-il nécessité de regroupement ? Faut-il y aller avec l’Adéma ? Regroupement signifie-t-il perte d’identité ou sublimation ?
Sur le terrain, chacun a eu l’opportunité de s’évaluer, et la position de l’honorable détonne d’autant plus que lui a déjà éprouvé les avantages d’un regroupement : il a en effet été élu sur une liste commune Adéma/Parena/indépendant.
En ce moment, la campagne de l’honorable Konimba Sidibé apparaît plus comme une volonté de se singulariser, car son argument principal qui consiste à dire que le Parena devrait retourner à sa famille d’origine, le Cnid en occurrence, ne tient pas. Me Tall, avant les démarches, n’a jamais parlé de retrouvailles et il est loisible de constater qu’à ce jour, aucune négociation n’est engagée entre les partis issus du Cnid originel.
L’autre élément qui devrait guider, c’est de savoir, que représente aujourd’hui le Cnid sur le terrain ? Tous les observateurs s’accorderont à dire que c’est l’un des partis qui dégringolent le plus. Aux premières élections, pluralistes au Mali, le Cnid était presque la 2e force politique du Mali et son chef, celui que tout le monde voyait comme un digne successeur d’Alpha, au point que notre loi électorale lui a été presque taillée sur mesure !
La question logique qui suit, c’est de savoir, que vaut l’honorable Konimba Sidibé aujourd’hui, du point de vue de sa représentativité ? A-t-il des militants derrière lui ? Est-il seul sur sa position ou est-il le porte-étendard d’une frange importante du parti ? Si cela était, avait-il besoin d’étaler la question dans la presse au moment où tous conviennent que les débats se poursuivent ? L’honorable Konimba Sidibé a-t-il d’autres intentions ou d’autres visées, des raisons inavouées sur le choix de sa méthode ?
Des interrogations qui ne resteront pas longtemps sans réponse, car au vu des prochains développements, on saura exactement de quoi tout cela retourne.
Alexis Kalambry

[haut]

Acceuil


ASSEMBLEE NATIONALE
Les députés donnent leur onction à l’Hôpital du Mali
L’Assemblée nationale, à l’unanimité des députés présents, a adopté le jeudi 6 mai 2010, le projet de loi portant création de l’Hôpital du Mali. Cet hôpital sera d’ailleurs réceptionné au mois de juillet.
La création de l’Hôpital du Mali a eu hier l’aval des députés. En séance plénière, ils ont voté à l’unanimité le projet de loi portant sur sa création. Les travaux de cet Hôpital sont au stade de finition et sa réception est prévue pour juillet 2010.
Pour une fois, le gouvernement n’a pas essuyé de critiques pour avoir mis ainsi la charrue devant les bœufs, c’est-à-dire de procéder à la construction de l’infrastructure sanitaire puis venir demander l’onction du peuple. Mais le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré a cependant passé un mauvais quart d’heure devant les députés qui ont exigé plus d’effort dans la formation des agents de santé, l’accès des populations à des structures de santé capables de prendre en charge leurs problèmes.
L’Hôpital du Mali, faut-il le rappeler, s’inscrit dans un vaste programme de réalisation d’infrastructures sanitaires afin d’augmenter la couverture sanitaire du pays, mais surtout pour faire face aux coûts d’évacuation sanitaire exorbitants. Pour l’Etat, ils sont passés de 800 millions de F CFA à 1 milliard de F CFA en 2009. Autres motifs de la création de cet hôpital du Mali, c’est le besoin de rapprocher les populations de la rive droite des soins de 3e niveau et de favoriser la formation et la recherche dans le domaine de la santé.
Initialement prévu à Yirimadio, l’Hôpital a été transféré à Missabougou faute d’espace disponible. Sa construction a coûté 10 milliards de F CFA sur lesquels la Chine a fait un don de 4,816 milliards de F CFA. Elle dispose en plus de bourses de formation de 45 jours pour 30 agents.
L’établissement sanitaire sera réceptionné en juillet 2010 et démarrera avec 151 lits. Y travailleront 287 agents dont 26 spécialistes chinois. En 2011, il est prévu d’en faire un centre hospitalier et universitaire de 305 lits avec une technologie de pointe et de services médicaux innovants, notamment la radiothérapie et la chirurgie cardiovasculaire.
Les députés ont insisté sur la formation du personnel sanitaire et la dotation de chaque structure sanitaire au niveau des SCOM d’un médecin, de sages-femmes…
Denis Koné

[haut]

Acceuil


ETABLISSEMENTS DE SANTE
Le bon accueil en questions
Le forum sur le défi du bon accueil dans les établissements de santé a ouvert jeudi ses portes au CICB sous la présidence du ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré. Trois jours durant, les participants mèneront des réflexions sur les problématiques du bon accueil dans nos établissements sanitaires.
Aux dires du ministre de la Santé, "cette large concertation, organisée avec les différents acteurs, doit nous permettre d’examiner en profondeur la question du bon accueil dans nos établissements sanitaires".
Le cadre institutionnel de l’action publique en matière d’accueil ne cesse de se renforcer. Malgré cela et les nombreuses dispositions législatives et réglementaires, le bon accueil demeure un problème crucial dans nos établissements de santé.
Le forum sur le défi du bon accueil dans les établissements de santé va identifier les déterminants du bon accueil dans les établissements sanitaires et proposer des options de solutions pour renforcer les "bons déterminants" afin d’asseoir un accueil de qualité humaine dans les établissements sanitaires publics et privés.
Pour le ministre Touré, il s’agira d’attirer l’attention des collaborateurs sur les attentes des utilisateurs en ce qui concerne la qualité de leurs prise en charge et particulièrement de l’accueil qui leur est réservé lorsqu’il leur arrive de recourir aux service de santé, en tant que malades ou personnes à haut risque.
Sidiki Doumbia

[haut]

Acceuil


APE
Bamako prépare Bruxelles
La réunion ministérielle du comité de suivi des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne vise à permettre aux pays de la sous-région à aller en rang serré à Bruxelles où les négociations vont véritablement être engagées dans les prochains jours.
Les ministres et experts de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sont réunis à Bamako dans le cadre de la session ministérielle du comité de suivi de négociation de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne (UE).
Cette réunion devrait permettre à la sous-région d’affûter ses "armes" avant la rencontre de Bruxelles (Belgique) devrant relancer définitivement les négociations au sujet de l’APE.
A l’ouverture des travaux, le jeudi 6 mai, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Moctar Ouane, a noté que la réunion devrait servir de percée majeure dans la dynamique de négociations de l’APE entre l’Afrique de l’Ouest et l’UE.
En effet, le chef de la diplomatie malienne tout comme les présidents de la Commission de l’Uémoa (Soumaïla Cissé) et de la Cédéao (Jibril Martins Kuye) ont évoqué l’importance du principe de la communauté adopté par l’Afrique de l’Ouest pour aboutir à un accord consensuel avec l’UE. Ils ont rappelé que ce principe doit servir à la préservation de l’intérêt de la sous-région au profit de la consolidation de notre espace commun.
Moctar Ouane et Jibril Martins Kuye, ministre nigérian du Commerce et de l’Industrie, président du comité de suivi des négociations, ont regretté l’échec des réunions précédentes à Cotonou, Bruxelles et Abidjan. Ces rencontres n’ont pas, ont-ils regretté, permis de parvenir à un accord souhaité.
Ainsi au regard des enjeux en cours, il est essentiel que la réunion de Bamako impulse une nouvelle dynamique au processus de négociations, qui devait arriver à terme depuis 2009.
Amadou Waïgalo

[haut]

Acceuil


 

DOSSIER
LES ELECTIONS GENERALES DE 1997
AVRIL 1997
Absence de liste fiable aux législatives
Malgré l’invalidation des législatives du 13 avril 1997 par la Cour constitutionnelle et la reprise ordonnée des élections sur la base de listes fiables, l’opposition ne voulait rien entendre et demandait le gel du processus électoral.

Si dans certains systèmes électoraux, les élections peuvent se faire sans listes électorales, au Mali les listes électorales constituent le socle de toutes les consultations populaires.
Sans liste électorale, il ne peut y avoir d’élections au Mali dans le respect de la loi électorale. Sans liste électorale fiable, il ne peut y avoir d’élections libres, régulières et sincères. Malgré ces évidences, des élections ont eu lieu au Mali sans liste électorale aux législatives en avril 1997. Prenant prétexte de défaillances humaines, l’opposition a crié haro sur le baudet : boycottant la présidentielle de mai 1997.
Ce scrutin a lieu dans un climat tendu entre l’opposition et le pouvoir, suite au premier tour des élections législatives du 13 avril de la même année qui a été annulée par la Cour constitutionnelle "pour graves irrégularités". Après cette annulation, l’opposition a décidé de retirer ses représentants de la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) pour protester contre la "mauvaise organisation" et réclamé la suspension du processus électoral.
Les neufs candidats déclarés pour l’élection présidentielle ont retiré leur candidature, laissant seul le président sortant face à son destin de démocrate contrarié. Cependant, Mamadou Maribatrou Diaby reviendra sur sa décision et deviendra l’unique adversaire d’Alpha Oumar Konaré. L’élection s’est déroulée malgré les oracles. Les argumentaires de l’opposition ont porté sur "une fraude massive viciant la sincérité des scrutins". Les critiques formulées ont porté aussi bien sur les opérations préparatoires de l’élection.
Les opérations de vote en ce jour du 11 mai, selon un président d’un bureau de vote à Kalabancoro, n’ont pas été émaillées de pratiques frauduleuses qui pouvaient vicier les résultats des élections. Auparavant, au 1er tour des législatives du 13 avril 1997, force est de reconnaître que des électeurs de Bamako s’étaient retrouvés sur des listes de Ségou. Ceux de Barouéli à Fana. Certains de Kalabancoro après plusieurs jours de recherche ont vu leurs noms en Commune V du district de Bamako. Bref, c’était imparfait.
C’est dans ce tohu-bohu que les scrutins ont eu lieu sans la participation des milliers d’électeurs, ajouté au boycott du Coppo. La démocratie avait retenu son souffle.
Amadou Sidibé

LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 1997
Un fiasco à responsabilité partagée
Le 13 avril 1997 ont eu lieu les élections législatives, les 2es du genre depuis que le pays a adopté le multipartisme après la chute du parti-Etat, l’UDPM. Ces législatives seront invalidées par la Cour constitutionnelle au motif de graves irrégularités.
Le 13 avril 1997, les Maliens sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale. En attendant, le jour "j", le gouvernement, dirigé par Ibrahim Boubacar Kéita, met en route toutes les mesures préalables à une élection dont la relecture de la loi électorale et surtout la mise sur pied de la Commission nationale électorale indépendante (Céni).
Le 14 janvier 1997, le nouveau projet de loi électorale est élaboré en concertation avec différents partis de la majorité et de l’opposition. Il est adopté par l’Assemblée nationale. Il supprime le monopole de présentation des candidatures par les partis politiques. Il institue la Commission électorale nationale indépendante et un mode de scrutin différencié selon le nombre de la population des circonscriptions électorales.
Quant à la Commission électorale nationale indépendante, elle était composée de 30 membres. Ils sont nommés par le gouvernement le 17 janvier 1997, soit trois jours après l’adoption de la loi électorale.
La Céni se compose de 7 représentants des partis politiques de la majorité, 7 représentants des partis politiques de l’opposition, 8 représentants de la société civile et 8 représentants de l’administration. Me Kassoum Tapo, juriste, précédemment bâtonnier de l’Ordre des avocats en est élu président.
La Céni a pour principales missions la préparation et l’organisation des élections et notamment l’établissement de la liste électorale, l’organisation matérielle du vote, l’impression et la répartition dans les bureaux de vote du matériel électoral.
Le 13 avril, les élections se déroulent dans une confusion indescriptible. Beaucoup de votants ne pourront retrouver leurs noms sur la liste électorale. D’autres ne sauront dans quel bureau voter… La Cour constitutionnelle par arrêt EL-97-046 CC du 25 avril 1997 annule les résultats des élections pour motif de "graves irrégularités".
Suite à cet échec, les partis politiques de l’opposition (Coppo) réclament du pouvoir l’arrêt du processus électoral. L’opposition pense que ce fiasco est consécutif à l’impréparation du gouvernement à organiser des élections législatives transparentes et crédibles. Elle décide aussi de retirer ses représentants de la Céni.
Le parti au pouvoir, de son côté, dénonçait une volonté de l’opposition d’empêcher coûte que coûte la tenue des élections dans les délais afin de créer un vide constitutionnel dans le pays. Toutes choses qui auraient mené à des conséquences graves. Faut-il trouver un responsable de ce fiasco électoral et comment comprendre que notre pays ait pu en arriver là ?
Difficile de répondre à ces interrogations. Me Tapo, président de la Céni à l’époque, n’a pas souhaité en parler. Selon lui, il ne peut pas être juge et partie.
Mais pour bien d’observateurs, l’échec des élections législatives n’incombe pas seulement à la Céni. Le gouvernement et les partis politiques ont également leur part de responsabilité.
Denis Koné

ECHEC ELECTORAL
Les circonstances du 13 avril 1997
Face à la politique du siège vide de l’opposition, le parti majoritaire l’Adéma/PASJ a raflé la majorité à l’Assemblée nationale et dans les communes. Le Coppo avait alors tenté de rendre le pays ingouvernable.
Les élections générales d’avril 1997 surviennent cinq ans après celles de 1992 consacrant l’élection du premier président démocratiquement élu au Mali, en la personne d’Alpha Oumar Konaré. A l’issue de ces élections de 1992, l’Adéma/PASJ rafle la majorité des sièges aux élections municipales et aux législatives.
Alpha est arrivé au pouvoir dans un contexte socio-économique et politique tendu. Le spectre de la crise du nord planait sur le nouveau régime. Sur le front social, les revendications sociales et estudiantines ne faisaient que croître. L’économie, déjà exsangue, a été frappée par la dévaluation de 50 % du F CFA.
Le régime Adéma a hérité d’un premier mandat très difficile du 8 juin 1992 au 8 juin 1997. Choguel Kokalla Maïga, président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et membre de l’opposition, dans l’interview qu’il nous a accordée dans le dossier précédent, déclarait : "en réalité, Alpha n’a eu la paix dans aucun de ses mandats".
Les plaies ouvertes par le contexte politique tendu de 1992 ont gangrené le mandat de 1997. Pendant cette année électorale, en 1996, le gouvernement d’Ibrahim Boubacar Kéita a pris la responsabilité de procéder à une relecture du code électoral. Les députés de la majorité présidentielle n’ont eu aucune peine à adopter le projet de loi présenté par le gouvernement à cet effet.
L’opposition parlementaire, constituée autour du Cnid, a attaqué la loi devant la Cour constitutionnelle. Celle-ci annula le 25 octobre 1996, trois de ses articles : le mode de présentation des candidatures par les partis politiques, la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et le mode de scrutin différencié selon l’importance de la population des circonscriptions électorales. Un nouveau code électoral élaboré plus tard par la majorité et l’opposition a été adopté par l’Assemblée nationale le 14 janvier 1996.
Le nouveau code maintient le mode de scrutin majoritaire à deux tours par circonscription électorale, autorise les candidatures indépendantes et institue une Céni. Celle-ci est composée de 30 membres : 7 représentants des partis de la majorité, autant pour l’opposition, 8 représentants de la société civile et autant pour l’administration territoriale.
Du temps de la "Copposition"
Le rôle dévolu à la Céni est la préparation et l’organisation des élections notamment l’établissement de la liste électorale, l’organisation matérielle du vote, l’impression et la répartition dans les bureaux de votes du matériel électoral (bulletin de vote et enveloppes).
Le dispositif technique (la Céni), mis en place de façon consensuelle avec l’ensemble de la classe politique n’a pas empêché le fiasco des législatives du 13 avril 1997. Le 1er tour, qui ouvrait le processus électoral de 1997, s’est déroulé le 13 avril. Les acteurs de l’opposition ont crié à la fraude à cause de l’absence de liste électorale fiable. Le fichier électoral élaboré par un privé n’en était pas un parce que truffé d’erreurs et d’omissions.
Dans une marche collective suivie de conférence de presse et de meeting, l’opposition a créé de façon spontanée le Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo). Celui-ci a demandé l’annulation du scrutin, la démission du gouvernement, la dissolution de la Céni et la suspension du processus électoral. La Cour constitutionnelle, qui a statué sur les résultats de ces élections, les a annulés le 25 avril 1997 en fondant son arrêt sur "des graves irrégularités". Les législatives ont été reprises en juillet.
Le Coppo ayant basé sa stratégie sur la politique de la chaise vide a retiré ses 7 représentants de la Céni. Elle a boycotté la présidentielle décalée des 4 et 18 mai aux 11 et 25 mai 1997 en retirant de la course ses 9 neufs candidats (Drissa Traoré du PDP, Seydou Badian Kouyaté de l’US-RDA, Abdoul Wahab Berthé du PMDR, Choguel Kokalla Maïga du MPR, Mountaga Tall du Cnid, Almamy Sylla du RDP, Mamadou Lamine Traoré du Miria, Mamadou dit Maribatrou Diaby du PUDP et Soumana Sako du COPP).
Mamadou dit Maribatrou Diaby reviendra sur sa décision et refusera le boycott. Mieux, M. Diaby condamnera les manifestations violentes contre les édifices et les biens publics et privés Il se présentera contre Alpha Oumar Konaré, candidat à sa propre succession. Le président sortant l’emportera dès le 1er tour avec plus de 94 % de suffrages.
L’opposition qui avait demandé l’arrêt du processus électoral et le report de la présidentielle d’un an avait attaqué les résultats devant la Cour constitutionnelle. La requête fut rejetée et l’élection d’Alpha Oumar Konaré confirmée pour un second et dernier quinquennat.
Abdrahamane Dicko

MICRO-TROTTOIR
Des Bamakois se re-souviennent d’avril 1997
L’élection présidentielle de 1997 a été un tournant décisif pour Alpha Oumar Konaré. Dans le micro trottoir ci-dessous des Bamakois se rappellent de l’événement. Réactions.
Abdoulaye Cissé (employé de commerce) :
" Les élections de 1997, à mon avis, se sont déroulées comme les autres avec les hésitations et peu de fraude. Les élections ont été toujours comme ça en Afrique, mais il faut reconnaître que la situation s’améliore au fur et à mesure".
Kalilou Diallo (vendeur de produits agroalimentaires) :
" En 1997, je m’étais seulement intéressé à la réélection d’Alpha Oumar Konaré qui est mon président de la République préféré. J’ai apprécié tout le travail, notamment de psychologie qu’il avait fait au cours de son premier mandat".
Ami Touré (enseignante) :
" La tenue de l’élection présidentielle en 1997 n’a pas été facile. Il y avait une opposition radicale des partis politiques. Si ce n’était un candidat tous les autres partis politiques l’ont boycotté. C’est ce qui a sauvé l’élection".
Ousmane Sissoko (ouvrier) :
" Je ne me rappelle pas trop des élections de 1997. Mais, je pense bien qu’elles ont été déterminantes dans la suite de la conduite d’Alpha Oumar Konaré à la tête de l’Etat du Mali".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

MAMADOU MARIBATROU DIABY
Il a sauvé les meubles de la démocratie
Alors que les Maliens craignaient de voir le président sortant seul candidat à sa propre succession à la présidentielle de 1997 après le boycott de l’opposition, Mamadou Maribatrou Diaby, optera finalement pour le pays, la stabilité et la sauvegarde de la démocratie : en affrontant Alpha Oumar Konaré.

Dans un certain sens les démocrates maliens doivent une fière chandelle à Mamadou dit Maribatrou Diaby, challenger du président Alpha Oumar Konaré à l’élection présidentielle du 11 mai 1997 et leader le Parti pour l’unité, la démocratie et le progrès (PUDP). S’il n’a pas été un politicien rigoureux sur ses principes, il a néanmoins contribué à débloquer une situation périlleuse.
Pendant que l’opposition radicale, incarnée à l’époque par le Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo) menaçait de rendre le pays ingouvernable et cherchait la petite bête, l’enfant de Kiban, s’est sacrifié.
Il se désolidarisera du Coppo pour se mettre au service exclusif de l’ancrage de la démocratie et de la stabilité, en s’opposant au président sortant lors du scrutin boycotté par la classe du 11 mai 1997 au motif que les listes électorales n’étaient pas fiables.
" Si des leaders politiques ont une autre patrie, moi je n’ai que le Mali comme pays, donc je ne peux pas permettre de jeter la pierre, car alors je risque de casser la tête de l’enfant de mon oncle", avait-il déclaré en substance pour justifier sa défection du Coppo.
Constance
Né en 1942 à Kiba dans le cercle de Banamba (région de Koulikoro), Mamadou dit Maribatrou Diaby est décédé des suites de maladie à Paris (France) le 27 avril 2006. C’est après la chute du régime du parti-Etat que les Maliens ont découvert l’homme politique en ce négociant de cuirs et peaux, spécialisé dans l’élevage de crocodiles.
Autodidacte, il avait cependant un sens aigu de la formule qui faisait de lui une sorte de Ross Perrot local, particulièrement redoutable dans les débats surtout en langue nationale bambara. Son argument massue du reste était que "celui qui élevait des crocodiles ne pouvait manquer de conduire des hommes".
Beaucoup de ses adversaires, croyant pouvoir tirer vanité de son "illettrisme", l’ont appris à leurs dépens. Ils s’étaient fait proprement rabrouer. En 1992, il s’était présenté à la première élection présidentielle pluraliste et obtenu 2,16 % des voix. Avant-dernier, il ne cessait d’ironiser le rang occupé par un ténor de la contestation à ce premier scrutin présidentiel.
En 1997, alors que l’ensemble de l’opposition réunie dans le Collectif des partis de l'opposition (Coppo) boycottait l’élection présidentielle, il s’est présenté face au président sortant Alpha Oumar Konaré et obtiendra 4,10 % des voix.
En 2002, il avait été de nouveau candidat à l’élection présidentielle. Il occupait la dix-huitième position (sur vingt-deux candidats) au premier tour.
Mamadou Maribatrou Diaby, qui nous a quittés le 27 avril 2006 en France où il avait été évacué suite à des problèmes de santé, on le voit, aura été au moins constant dans la course à Koulouba.
A. M. T.

EPILOGUE
Les ratages de 1997
Les élections générales de 1997, attendues comme un test de la démocratie malienne, ont été pourtant moins passionnées que prévues. A cela on peut songer à la disparition tragique du principal challenger d’Alpha Oumar Konaré, Tiéoulé Mamadou Konaté, le 25 octobre 1995 sur la route de Niono. Ce jour-là en effet, en mission politique en 4e région, le leader du Bdia et quelques membres de son bureau politique national trouvèrent la mort dans un accident de la circulation, privant du coup le candidat Alpha Oumar Konaré d’un adversaire de taille.
Pourtant après cet événement, à partir de 1996, certains partis politiques durcirent leurs positions et au fur et à mesure que l’échéance de 1997 approchait, posaient les exigences et commençaient à manifester leur désaccord sur la manière d’organiser les élections de 1997.
En dépit du climat politique qui, à vue d’œil, se détériorait de jour en jour, le gouvernement réussit à mettre en place la Commission électorale nationale indépendante (Céni) le 24 janvier 1997 et invita la classe politique à se préparer pour les élections générales en avril de la même année. Il faut dire que le premier mandat d’Alpha Oumar Konaré avait été péniblement bouclé et dans les rangs de certains partis politiques on souhaitait tout sauf sa réélection.
Les partis politiques hostiles au régime, dans le but de se démarquer, décidèrent de se regrouper dans un collectif appelé Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo) dont la direction fut confiée au doyen Almany Sylla. Cette structure à but électoraliste avait été mise en place parce que les partis politiques de l’opposition suspectaient le régime de tricher pour se maintenir au pouvoir.
Dès le 20 janvier 1997, 13 députés de l’opposition déposèrent à l’Assemblée nationale une motion de censure contre le gouvernement d’Ibrahim Boubacar Kéita, alors chef du gouvernement, accusé de refuser le dialogue politique. L’Assemblée nationale, dominée par l’Adéma/PASJ, rejeta le 25 février cette motion. Il faut noter que la poigne avec laquelle le Premier ministre conduisait l’action gouvernementale et manœuvrait l’opposition, indisposait celle-ci au plus haut point.
Dans cette atmosphère de suspicion eut lieu le 13 avril 1997 le 1er tour des élections législatives entachées d’irrégularités selon plusieurs témoignages et dont les résultats furent annulés par la Cour constitutionnelle plus tard le 27 avril 1997, enfonçant l’opposition dans sa conviction que le gouvernement trichait. Dans tous les cas, cet arrêt de la Cour constitutionnelle fut compris par le Coppo comme un encouragement à continuer la lutte contre le régime d’Alpha Oumar Konaré dont l’ambition pour se maintenir devenait manifeste, quitte à passer par le tripatouillage électoral.
L’exaspération politique atteignit son paroxysme le 16 avril 1997 lorsque l’opposition décide de marcher pacifiquement contre la tenue de l’élection présidentielle pour laquelle, rappelaient ses leaders, elle n’était pas prête. La marche n’étant pas autorisée par le gouvernement, elle fut sévèrement repoussée par les forces de l’ordre. Des responsables de l’opposition furent arrêtés, mais durent être libérés sur diverses interventions pour apaiser la situation politique.
Le 24 avril 1997 eut lieu un grand meeting organisé par le Coppo pour exiger la reprise du dialogue politique, la satisfaction des revendications de l’opposition et le gel du processus électoral. Sans la satisfaction préalable de ces doléances, elle (l’opposition) n'était pas partante pour l’élection présidentielle qu’elle boycotterait si elle avait lieu.
Le gouvernement ne fit pas la sourde oreille, mais décide de maintenir la date de l’élection présidentielle prévue pour le 11 mai, au moins pour le premier tour, convaincu que l’opposition était de mauvaise foi et qu’un report, pour faire plaisir à celle-ci, constituerait un précédent dangereux pour la démocratie malienne. L’opposition, de son côté, décide de boycotter l’échéance en ne présentant aucun candidat.
Le Coppo, pour avoir boycotté la consultation, mit du temps à reconnaître cette victoire, appelant le vainqueur par "Monsieur Alpha Oumar Konaré" et non plus "Monsieur le président de la République". Il fallut toute la détermination d’Ibrahim Boubacar Kéita pour amener le Coppo à de meilleurs sentiments, tantôt par la carotte, tantôt par le bâton, et reconnaître la victoire d’Alpha Oumar Konaré.
Mais, pour beaucoup de Maliens, M. Diaby a certes pris de l’argent, mais il a aussi sauvé la démocratie le 11 mai parce que sans sa participation, le scrutin n’allait pas avoir lieu.
Facoh Donki Diarra

[haut]

Acceuil


 

L’AS MANDE DE LA COMMUNE IV
La splendeur d’antan retrouvée
Après avoir flirté avec le creux de la vague, l’AS Mandé de la Commune IV de Bamako a refait surface depuis quelques saisons. Un retour en forme qui s’est traduit par un titre de champion régional à l’issue de la saison 2008-2009. Et cette année, les Jaune-Noirs font un sans faute exceptionnel dans la même compétition avec 12 victoires en autant de journées de championnat régional. Un parcours qui donne de nouvelles ambitions aux joueuses et à leurs dirigeants. Excursion au cœur de la famille des Mandekas !
Actuel leader du championnat du district de football féminin, l’AS Mandé semble avoir retrouvé sa splendeur d’antan. En effet, le club de la Commune IV du district de Bamako réalise cette année un parcours sans faute dans cette compétition dont elle est le leader incontesté. Après 12 journées, l’AS Mandé occupe donc la première place du championnat du district avec 33 points.
Mieux, les Mandekas réalisent un parcours éloquent avec 12 victoires en autant de journées. Et Diaty Ndiaye et ses coéquipières ont à leur compteur 46 buts marqués et 4 buts encaissés. "C’est l’un des meilleurs parcours de l’histoire de l’AS Mandé", souligne Adama Sissoko, membre du staff managérial de cette formation qui est l’une des pionnières du pays. Un avis partagé par les autres responsables.
" Nous sommes le leader incontesté et nous nous préparons pour la suite de cette compétition. Nos objectifs : c’est d’abord conserver notre couronne, remporter le tournoi national et disputer des joutes internationales", déclare Moriba Diallo alias Mandian, entraîneur des Jaune-Noirs de la Commune IV. "Je travaille avec 25 joueuses, dont une expatriée. Il s’agit d’Awa Nènè Kondé, une internationale guinéenne qui nous donne beaucoup de satisfaction. En 3 ans, j’ai occupé successivement la 3e, 2e et 1re place du championnat régional. Et j’ai envie de conserver le titre", précise Mandian appuyé dans l’encadrement technique par la jeune Bintou Camara. Cette envie de nouvelles conquêtes est largement partagée par des joueuses qui rêvent toutes de porter le maillot national et de vivre une expérience professionnelle en Europe.
Créée en 1994, l’AS Mandé est un club omnisports (football masculin et féminin, basket hommes et dames ainsi que le volley-ball masculin et féminin). La section foot-féminin du club a un budget de près de 2 millions de F CFA financé en partie par le président Boubacar Thiam, membre de la Fédération malienne de Football. Cette équipe féminine a l’un des palmarès les plus élogieux du football féminin au Mali avec deux titres de champion régional et deux titres nationaux sur quatre.
Suprématie
Le club a remporté de nombreux trophées mis en jeu par des sociétés de la place afin de booster la pratique du foot-féminin au Mali. Il a aussi à son palmarès un trophée du Tournoi international des cinq nations de Ouaga (Burkina) en septembre 2005. Et l’internationale Rokiatou Samaké dite Rose a été meilleure joueuse et meilleure marqueuse dudit tournoi.
Selon ses responsables, l’AS Mandé a été le premier club féminin du Mali à disputer un match à l’extérieur. C’était en 1995 à Dakar (Sénégal) où elle a battu une équipe féminine de Rufisque par 2-0. Elle a aussi été la première à recevoir une formation féminine étrangère au Mali. Il s’agit de l’équipe de Koudougou (Burkina), étrillée par 4-0. Sans compter ses nombreux déplacements à l’intérieur du pays pour promouvoir la pratique du foot féminin au Mali.
Pépinière de grandes joueuses (Aïchabou Kouyaté, Dogomani Diabaté, Assétou Kanté, Fatoumata Coulibaly dite Tantie, Maïmouna Bagayoko, Maïmouna Kanté, Fatoumata Ndiaye dite Fati…), l’AS Mandé compte de nos jours 9 sociétaires au sein de l’équipe nationale féminine (senior) du Mali, dont l’inamovible capitaine Diaty Ndiaye et la virevoltante artificière Rokiatou Samaké dite Rose. Aujourd’hui, le rêve des joueuses et de leurs dirigeants est de voir la Confédération africaine de football (Caf) instaurer des compétitions pour les clubs féminins du continent.
" En dehors de l’équipe nationale, nous n’avons pas de compétitions au niveau des clubs. Ce qui ne milite pas en faveur de la promotion du foot-féminin en Afrique. Heureusement, la Caf envisage de créer une compétition de clubs pour les joueuses de football. Nous préparons activement cette échéance. Nous travaillons avec beaucoup de sérieux et, dans l’ensemble, les filles ont énormément progressé. Mais, seules des compétitions africaines peuvent nous permettre de réellement jauger notre niveau par rapport aux autres clubs féminins africains", souligne le coach Moriba Diallo.
En attendant, l’AS Mandé de la Commune IV est en train de se donner les moyens de maintenir sa suprématie sur le foot féminin national.
Alphaly

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org