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2010

Mois de mai

Les Echos du 06 mai

 

GREVES A L’ECOLE
La Coses, la Fen et la Fenarec s’ajoutent au Snesup
Le chronogramme de négociation que l’Etat a proposé aux syndicats d’enseignants est mis en cause par ces derniers qui estiment que le gouvernement a violé son propre agenda, notamment, au sujet des négociations sur l’intégration des contractuels à la fonction publique.

Le Collectif des syndicats d’enseignants (Coses, Fen, Fenarec) a, à l’issue de son assemblée générale mercredi 5 mai à l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI), décidé d’exécuter son préavis de grève du 10 au 21 mai 2010 au motif que l’Etat a violé son propre agenda de négociations en prenant l’arrêté d’intégration des contractuels à la fonction publique. Or, ce point qui constitue une des revendications majeures du Collectif devrait, conformément à l’agenda, être au centre des négociations à partir du 13 mai 2010.
On se le rappelle, le Premier ministre qui fait face à une persistance de la crise scolaire a rencontré, il y a quelques semaines, l’ensemble des partenaires sociaux de l’école pour renouer les fils du dialogue. Modibo Sidibé, qui a réitéré la volonté de son gouvernement de satisfaire les doléances des enseignants avant la fin de l’année 2010, a soumis un nouvel agenda de négociation.
C’est dans ce cadre, qu’il était prévu le 13 mai prochain des discussions entre le gouvernement et les syndicalistes sur la question de l’intégration des contractuels à la fonction publique. "L’une de nos revendications majeures est bien l’intégration des contractuels à la fonction publique", a rappelé Youssouf Diarra, secrétaire général de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses).
Or, le ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales a publié, il y a quelques jours, l’arrêté d’intégration des contractuels à la fonction publique, ce qui devait clore le débat sur cette revendication. Malheureusement, les enseignants ne sont pas satisfaits des procédures d’intégration. Cependant, avec l’arrêté qui confirme l’intégration des contractuels à la fonction publique, les grévistes voient une volonté du gouvernement d’anticiper les négociations avant même les négociations. Ainsi, Youssouf Diarra a révélé la volonté de son mouvement d’organiser éventuellement une marche de protestation pour mieux se faire entendre.
A noter qu’il y a, au total, six points qui sont inscrits dans le préavis de grève du collectif. Il s’agit de la finalisation des négociations sur le taux de l’indemnité de logement aux enseignants du secondaire et du fondamental dans les meilleurs délais, la relecture du décret portant statut particulier du personnel enseignant de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale…
Amadou Waïgalo

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MAGNAMBOUGOU/CORNICHE
Une ligne haute tension en épée de Damoclès
En dépit d’une interdiction formelle d’occuper la traversée des branchements de haute tension d’Energie du Mali (EDM-SA), des nantis sont en train de se partager des espaces de sécurité : en construisant des bâtiments dans l’emprise même de la ligne haute tension. Les autorités sont interpellées.
A Magnambougou, sur la corniche entre la station de pompage d’eau et le restaurant hôtel "Canal", l’emprise de la ligne haute tension (électricité brute provenant directement d’un barrage hydroélectrique) qui traverse le fleuve et qui mène à la centrale de Balingué passe au-dessus d’habitations en chantier, malgré l’alerte des résidents qui auraient informé qui de droit.
Dans la réglementation énergétique, l’implantation d’une ligne haute tension obéit à des exigences draconiennes. Parmi les mesures dites de sécurité, figurent l’éloignement de toute habitation de part et d’autre des installations électriques. Des experts estiment à au moins 10 mètres la distance entre les concessions et les branchements. Toute inobservation de cette règle expose à des sanctions judiciaires.
Selon un technicien d’EDM, la peine peut aller de la privation de liberté à la démolition des locaux. Les maisons situées en dessous de la ligne haute tension à Magnambougou (un cas parmi tant d’autres) font bien partie des interdictions des experts. Interrogés sur l’identité des propriétaires des lots situés dans la zone "interdite", les résidents n’ont pas été en mesure de citer un seul nom. Ils ont tout de même estimé que ce ne sont pas de pauvres hères, vu les investissements déjà faits.
Toujours est-il que les concessions ne devraient pas exister à partir du moment où les travaux d’EDM sont jugés d’utilité publique.
Outre la ligne haute tension, des branchements dits "moyenne tension" passent et se croisent au-dessus d’autres familles sans susciter la crainte des riverains. Le cas de quartier comme Magnambougou n’est que la partie visible de l’iceberg. A Banankabougou, la même épée de Damoclès est suspendue sur la tête de citoyens.
De source bien informée, des autorités de l’EDM sont bien au courant du problème. Une autre affirme avoir adressé une correspondance à l’Energie du Mali, mais qui, déplore-t-il, "reste sans suite". Est-ce à dire qu’à l’Energie du Mali, on se soucie plus de la sécurité des populations ? Elle a plus intérêt à prévenir qu’à guérir.
Amadou Sidibé

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ACCES A L’EAU POTABLE A BAMAKO
Bientôt une nouvelle station en Commune VI
Les populations de la Commune VI du district de Bamako verront dans les prochains mois l’amélioration de la desserte en eau potable grâce à la construction d’une station de traitement compacte d’une capacité de 12 000 m3/jour ainsi que la construction d’un réservoir d’environ 6000 m3 de 63 km de réseau avec 2500 branchements et 180 bornes-fontaines.
Les députés ont adopté dans ce sens un projet de loi permettant au gouvernement de ratifier une convention de crédit avec l’Agence française de développement (AFD) pour le financement des travaux à hauteur de 7 milliards de F CFA. Ce sont 150 000 habitants qui auront accès à l’eau potable en Commune VI ou qui verront leurs conditions d’accès à l’eau potable améliorées.
Il s’agit principalement des quartiers de Missabougou, Yirimadio Magnambougou, Magnambougou/Concessions rurales, Sabalibougou Tabakoto, Kalabancoura… Avec une croissance démographique de 10 % par an, la Commune VI est la zone d’expansion de la Cité des Trois Caïmans, mais manque cruellement d’infrastructures sociales de base.
Les entreprises de travaux seront recrutées par appel d’offres et à la réception des travaux, les nouvelles infrastructures seront confiées à l’EDM dans le cadre d’un contrat délégation. Ce projet d’adduction d’eau en Commune VI est une des mesures phares pour porter le taux national d’accès à l’eau potable à 82 % d’ici 2018 conformément aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Denis Koné

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GAO
Paix, sécurité et développement en danger
Une forte délégation de l’Association pour le développement du cercle de Gao sillonne présentement les 7 communes du chef-lieu de cercle. Conduite par le 1er vice-président de l’Association, Arboncana Boubèye Maïga, la mission a un double objectif : faire connaître l’Association aux populations ; échanger avec elles sur leurs préoccupations quotidiennes notamment celles qui se rapportent aux questions de paix, de sécurité et de développement. La finalité étant de trouver les solutions qui s’imposent.
La mission a commencé le lundi 26 avril par une visite de courtoisie aux autorités administratives et politiques au niveau régional. Le maire de la Commune urbaine de Gao, le gouverneur de région, le préfet du cercle de Gao, le président du Conseil de cercle et certaines notabilités ont salué l’initiative de la mission qui, à leurs yeux, abat ainsi une partie de la mission à eux confiée.
La délégation comprend un représentant de chaque commune. Et dans chaque commune, c’est le représentant de ladite commune au sein de la délégation qui prend la parole après le mot de bienvenue du maire pour expliquer l’objectif de la mission, une façon de baliser le terrain.
Et pour réunir le maximum de participants, la délégation a ciblé le jour de foire de chaque commune. En attendant de revenir sur toutes les communes, nous faisons le point des communes visitées entre le 27 avril et le 2 mai.
Commune de Gounzourèye : insécurité et famine
La délégation a commencé sa tournée dans le cercle de Gao par la Commune de Gounzourèye le mardi 27 avril. A la rencontre, il y avait le sous-préfet, le maire, les conseillers communaux, les chefs de villages et/ou de fraction, les conseillers de village, les chefs religieux, les jeunes, etc. Les préoccupations soulevées sont, entre autres, l’insécurité pour les personnes et leurs biens qui se traduit par le vol du bétail et le braquage à tout bout de champs des populations ; l’insécurité alimentaire pour les personnes et le bétail, la menace de sécheresse sans précédent puisque les pâturages sont envahis par les animaux des autres communes, cercles ou même des pays voisins comme le Niger, le Burkina Faso ; les problèmes scolaires qui se traduisent par l’insuffisance de salles de classes, de tables et l’absence d’un second cycle à Arhabou.
Commune urbaine de Gao : vol et banditisme
Le mercredi 28 avril, c’est la Commune urbaine de Gao qui a reçu la délégation. Les autorités politiques et administratives, les notables, les chefs de quartiers, etc. ont échangé avec les membres de la mission. Les problèmes de la Commune de Gao sont multiformes. Ils sont, entre autres, la menace de sécheresse qui se manifeste par l’absence totale de pâturage pour le bétail ; le chômage des jeunes, l’injustice dans les quotas a été dénoncée dans la mesure où les quotas de Gao sont généralement usurpés. Frappée, il y a 2 ans, par l’incendie du marché, la Commune de Gao attend toujours sa ré-construction tout comme la construction de centres de santé.
A la rencontre, les participants ont attiré l’attention de la délégation sur la famine qui menace les hommes et le bétail. Sur le plan scolaire, la situation des filles non orientées après le DEF reste une préoccupation dans la Cité des Askia. Les participants ont souhaité la tenue de cours de mise à niveau pour les candidats au DEF des medersas. Une telle rencontre ne pouvait se tenir sans les questions liées à l’insécurité. Gao est devenue une ville où la sécurité commence à être une denrée rare dans la mesure où le vol et le banditisme y sont monnaie courante.
Commune de N’Tillit : braquages et enclavement
A N’Tillit, visitée le jeudi 29 avril, la question centrale a été l’insécurité. Elle est multiforme et elle se ressent sous divers aspects. La position géographique de la Commune de N’Tillit fait qu’elle est légèrement excentrée. Le poste de gendarmerie est dans un dénuement total à cause du manque de moyen logistique (pas de véhicule de liaison, pas de logement etc.) L’insécurité se manifeste aussi par la crise alimentaire qui sévit au point où la commune a été bénéficiaire des distributions gratuites de céréales. Frontalière du Burkina Faso, la Commune voit son pâturage à la merci du bétail venu de chez les voisins. En plus du fait qu’elle ne dispose pas de réseau de téléphonie mobile et souffre d’un enclavement à cause de l’absence de route, la Commune de N’Tillit souffre des braquages et des vols de bétail.
Commune de Tilemsi : instabilité des maîtres
A cause du fait que cette Commune a le même jour de foire que N’Tillit, la délégation s’est scindée en deux. Les problèmes sont quasi identiques. Mais les participants ont surtout insisté sur l’instabilité des maîtres dans les écoles de la Commune ; l’insuffisance des points d’eau potable ; la revalorisation des sites touristiques (Tin Acher, Argabèche, Tin Aouker).
Commune de Sonni Ali Ber : menace sur les hommes
Les participants à la rencontre de la Commune de Sonni Ali Ber ont mis le doigt sur les points sensibles. Il s’agit de la crise alimentaire qui frappe les personnes et le bétail ; de l’insécurité qui se manifeste par des braquages et des assassinats ; des problèmes de frontières entre les villages de la Commune. Ils ont aussi demandé à disposer de centre de santé, d’eau potable, de l’électricité. Pour ce qui est de l’école, les participants ont mis en avant l’absence de tables et de clôture.
Commune de Gabéro : enclavement des villages
De toutes les communes, celle de Gabéro a la particularité d’avoir 12 de ses 16 villages dans le Gourma. Ce qui pose un réel problème de déplacement dû au manque de route. Mais les problèmes de la Commune ne se limitent pas seulement à l’enclavement. Les populations voudraient que leur Commune dispose de nouveaux centres de santé tout en dotant en personnel l’existant. Il y a aussi les problèmes liés à l’absence d’eau potable. La Commune de Gabéro partage en commun avec les autres communes, les problèmes d’insécurité liés aux braquages et aux vols de bétail. Gabéro aimerait disposer du réseau de télécommunication et de l’électricité.
Ousmane Dada Maïga
(correspondance particulière)

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EXPO UNIVERSELLE 2010 A SHANGHAI
La Chine fascine encore la planète
Après les Jeux olympiques "Beijing-2008", qu’est-ce que la Chine pouvait encore montrer de fascinant au monde ? C’est certainement la question que beaucoup se posaient en allant à Shanghai pour l’édition 2010 de l’Expo universelle qui s’est ouverte le vendredi 30 avril 2010. Mais, une fois de plus, l’Empire du milieu a fasciné les millions de visiteurs dont d’illustres personnalités comme le président Amadou Toumani Touré.
Faire de l’Exposition universelle le symbole de son avènement comme puissance dominante ? C’était le défi des autorités chinoises en postulant à l’organisation de cette prestigieuse manifestation. Un défi relevé avec brio comme l’organisation des JO d’été, il y a 2 ans, à Beijing. L’Expo de 1851 à Londres avait signé le début de la révolution industrielle et celle de 1970 à Osaka a été le signal de l'émergence du Japon comme grande puissance industrielle. L’édition 2010 a confirmé l’éveil de la Chine.
Un éveil tant craint en Occident qui tente de l’enrayer en confinant le pays dans des fausses considérations de démocratie et de droit de l’Homme. Mais, une fois de plus, la Chine a repoussé les limites du réel pour mieux séduire et édifier le monde sur non seulement son progrès, mais aussi et surtout sur ses larges et étonnantes marges de développement. Des acquis et des atouts mis en relief sans renier ses 5000 ans de civilisation.
Pendant six mois, la Chine sera la vitrine du monde aussi bien au niveau de l’architecture (thème central de l’Expo universelle), mais aussi de la culture, du tourisme et de l’économie. Il faut souligner qu’à Shanghai, ville sulfureuse et futuriste, 20 000 manifestations culturelles sont programmées. Et comme avec les Jeux olympiques de 2008, l'Exposition universelle de Shanghai a été précédée par des années de travaux à la mesure de la puissance chinoise, pour mettre à niveau les infrastructures de la ville. Nouveaux métros, routes et autoroutes, ponts, aéroports, tunnels… ont vu le jour pour accentuer le gigantisme de cette cité déjà fascinante et éblouissante.
Des quartiers entiers ont été rasés, remplacés par des parcs, des centres commerciaux, des gratte-ciel de bureaux... Situé au cœur d'une métropole en pleine expansion, le site même de l'Expo est tout un symbole de la montée en puissance d’une Chine dont le réveil terrifie de plus en plus l’Occident jaloux de sa capacité à relever tous les défis modernes sans remettre en cause ses croyances et ses convictions. L’aménagement et le fonctionnement du site (plus de 5 km2) de l’Expo universelle 2010 a coûté près de 4 milliards de dollars, soit environ 2000 milliards F CFA.
Un chiffre qui ne prend pas en compte les travaux annexes de connexion à ce lieu qui sera la plus grande attraction du monde pendant six mois. Pour connecter le site à la ville, 5 lignes de métro ont été créées ainsi que 100 lignes de bus, 2 terminaux d'aéroport, 31 voies rapides, 5 parkings-relais, des dizaines de routes, de tunnels ou de ponts, etc.
Le Mali dans ses beaux jours sur fond de civilisation
On comprend alors que l’Exposition universelle 2010, dont l’organisation est confiée pour la première fois à un pays "en voie de développement", soit celle de tous les superlatifs. L’Empire du milieu a ainsi l’opportunité de présenter d'autres facettes de ses progrès actuels et futurs sur les fronts du design, de la création, du tourisme ou de la diplomatie culturelle à environ 70 millions de visiteurs, dont 5 millions de touristes étrangers attendus.
" Quasiment au centre du site, l'immense pavillon de la Chine, que le président de la République, Amadou Touré a été l'un des premiers chefs d'Etat à visiter, symbolise à lui seul, les prouesses techniques et technologiques dont le géant asiatique est capable. Aux allures de Cité Interdite moderne, le pavillon domine les autres", écrivait un confrère de L’Essor, envoyé spécial à Shanghai.
Et dans ce concert des nations, le Mali compte ne pas présenter un pâle visage. Notre pays est présent à l’Expo avec un stand officiellement encadré par 4 personnes. Il dispose d'une boutique et d'une représentation artistique. Construit sur une superficie de 224 m2, il se veut l'incarnation de la notion de ville meilleure enracinée dans une civilisation glorieuse et ancienne, pétrie d'hospitalité, d'accueil, de convivialité, de dialogue et de tolérance. La configuration du pavillon du Mali est caractérisée par "l'architecture soudano-sahélienne, un des fleurons du patrimoine national". A l'entrée se trouve symboliquement une relique de la porte de Tombouctou, la Cité Mystérieuse, comme pour exhorter les visiteurs à faire une excursion dans la civilisation millénaire du Mali, terre de grandeur et d’hospitalité.
Lors de l'Exposition de 2005 au Japon, le Mali avait attiré de nombreux visiteurs grâce à une tente décorée en textile original par un couple touareg. Le pays remet ça à Shanghai avec évidemment les mêmes chances de succès. Dans le stand, est également installée une relique de la célèbre mosquée de Djenné, une merveille d'architecture qui continue d'émerveiller le monde entier. "Cette mosquée est autant un vestige vivant que si beau de la couleur de la terre, de la savane, du Sahel et du fleuve Niger. L'architecture dite de terre constitue un véritable challenge dans le choix des matériaux et de la technologie de construction d'habitations adaptées à nos besoins et à notre environnement", commente le commissaire malien de l'exposition, Mahamane Ansoumane Touré, cité par L’Essor.
Il faut aussi souligner que le pavillon collectif de l’Afrique abrite essentiellement des pièces originales fournies par 42 pays. Il embrasse le thème de la "Grande ballade de l’Afrique", et s’efforce de représenter la diversité culturelle, la solidarité et l’avenir prometteur du continent. A l’entrée du pavillon, est représentée Lucy, une femme de 3,5 millions d’années dont le fossile a été découvert en Ethiopie en 1974. Selon de nombreux envoyés spéciaux, le pavillon africain expose également d’autres éléments aptes à attirer l’attention sur des éléments de la culture africaine, le meilleur atout du continent !
Alphaly

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DOSSIER
L’ACCEUIL DANS LES HOPITAUX
CHU GABRIEL TOURE
Un accès réglementé
Les autorités sanitaires au niveau de ce service ont pris une série de mesures qui visent l’accueil et la prise en charge des malades. Aussi veulent-elles rompre avec le laxisme et la pagaille généralisée qui caractérisaient cet établissement situé au coeur du district.
Dans des structures sanitaires, le laisser-aller avait atteint un seuil tel, que toutes les formes de manquements à la déontologie et à la réglementation étaient devenues le lot quotidien. Mais depuis un certain temps, des mesures sont prises pour l’accueil des malades et leurs accompagnateurs. Il faut espérer que ces mesures soient suivies dans leur application.
" Ces mesures méritent l’accompagnement et le soutien de tous les usagers pour que le citoyen malien, qui n’a pas les moyens de se soigner en Europe, puisse, enfin bénéficier d’une meilleure prise en charge sur place", reconnaît un usager.
Aujourd’hui, au CHU Gabriel Touré, il est aisé de constater que les usagers ont appris à s’habituer à la nouvelle réglementation, basée sur un certain nombre de restrictions. Une des mesures capitales concerne les heures de visites aux malades. "Ces visites ont lieu les jours ouvrables de 6 h 30 à 7 h 30, le matin, de 12 h à 14 h 30 et à partir de 20 h. Les jours fériés, l’accès est libre de 8 h à 21 h", rappelle Dr. Abdoulaye Néné Coulibaly, directeur général du CHU Gabriel Touré.
L’accès des véhicules particuliers, comme l’indique un panneau à l’entrée, n’est plus permis, sans motif, dans l’enceinte de l’hôpital. "En plus de ces mesures qui ne sont pas si nouvelles que ça, nous avons institué un service d’accueil à l’entrée de l’hôpital", indique le DG de l’hôpital.
Selon lui, désormais tous ceux qui rendent visite à des parents doivent respecter les dispositions prises. "Nous avons été obligés de prendre ces mesures dont le caractère impopulaire ne nous échappe point, mais, pour nous, il s’agit de mesures que nous assumons pleinement, car il en va de la sécurisation des patients, du personnel et de leurs biens", justifie Dr. Coulibaly.
En raison de sa situation géographique, le CHU Gabriel Touré, selon son DG, accueille, tous les jours, de nombreuses personnes (malades, visiteurs et accompagnateurs) sans compter son personnel de 654 agents, auquel il faut ajouter des stagiaires. "Rien qu’avec ça, vous comprenez que, si chaque agent de l’hôpital devait venir avec une voiture, il nous sera impossible de les parquer dans la cour".
Autant de raisons qui ont motivé la réglementation de l’accès des véhicules à l’enceinte du Gabriel Touré.
Idrissa Sako

 

Dr. ABOULAYE NENE COULIBALY, DG CHU-GT
" Les usagers, sans exclusive, ont accès à nos services"
Dans l’entretien qui suit, Dr. Abdoulaye Néné Coulibaly, directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré, nous parle des dispositions prises au niveau de son service pour bien accueillir les usagers et soulager les malades.
Les Echos : Pouvez-vous nous présentez succinctement votre structure ?
Dr. Abdoulaye Néné Coulibaly : Le CHU Gabriel Touré, c’est l’ancien dispensaire central de Bamako qui s’occupait des soins des indigents, les colonisateurs étaient pris en charge à l’hôpital du Point G. Il est devenu l’hôpital Gabriel Touré le 17 janvier 1959. Il a pris le nom de Gabriel Touré en témoignage du sacrifice d’un étudiant du nom de Gabriel Touré et c’était sur proposition de Mallé Kéita, frère aîné du premier président du Mali, Modibo Kéita.
Présentement, l’hôpital est un centre hospitalier universitaire (CHU) avec 418 lits, dont 135 pour la pédiatrie. Nous sommes en tout 654 agents composés de fonctionnaires, de contractuels et de militaires. Le CHU Gabriel Touré a pour mission de participer à la mise en œuvre de la politique nationale de santé. Il est chargé d’assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes ; de prendre en charge les urgences et les cas référés, d’assurer la formation initiale et la formation continue des professionnels de la santé et de conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.
Les Echos : Selon vous, est-ce que les usagers du CHU Gabriel Touré ont sincèrement accès aux services ?
Dr. A. N. C : Oui ! Tous les usagers, sans exclusive, ont accès à nos services. Mais nous sommes dans un pays où les gens pensent que pour être bien traité ou bien servi, il faut avoir un parent ou une connaissance dans tel ou tel service. Ce qui fait que le téléphone du directeur ne cesse pas de sonner. Sinon vous venez en tant que citoyen qui a besoin de soins, vous prenez votre ticket, vous respectez le rang et vous entrez sans problèmes. Aussi, je voudrais insister sur ça : nous sommes là pour les malades, nous ne travaillons que pour eux et nous faisons tout pour que le malade qui vient puisse repartir chez lui en bonne santé.
Le plus grand bonheur pour un médecin ou un infirmier, c’est de voir son malade guéri. Pour cela, des dispositions sont prises pour que l’usager ne se sente pas abandonné ou négligé. Nous avons des panneaux d’indication, un service d’accueil compétent et des agents disponibles. Pour les véhicules, nous avons fait des macarons pour le personnel, la cour n’étant pas assez grande, les autres véhicules ou taxis peuvent juste entrer déposer un malade et ressortir immédiatement. Donc, l’accès est réglementé.
Les Echos : Comment sont organisées les heures de visite ?
Dr. A. N. C : Bonne question, car, souvent les gens se plaignent et ne savent pas que lorsqu’on travaille sur l’homme, le médecin a besoin de tranquillité, de concentration, donc, on ne peut pas envahir les lieux à tout moment.
Ainsi, nous avons établi les heures de visite comme suit : le matin de 6 h 30 à 7 h 30, ensuite de 12 h à 14 h 30 et la nuit à partir de 20 h. Pour les jours fériés, l’entrée est libre. Ces dispositions sont prises pour que les malades et leurs accompagnateurs soient dans des conditions acceptables. Ça n’a rien de méchant.
Les Echos : Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?
Dr. A. N. C : Avec seulement 418 lits parmi lesquels 135 lits sont affectés à la pédiatrie, pour une population bamakoise de plus de 2 millions d’habitants, vous conviendrez avec moi que les difficultés sont une réalité. Cela s’explique par le fait que nous sommes au centre ville. Mais déjà, nous avons complété à 215 le nombre de lits au niveau de la pédiatrie, les lits et les matelas sont déjà là, il ne reste qu’à les installer et ce sera fait dans quelques jours.
Nous sommes CHU et quand des malades démunis arrivent, la loi nous fait obligation de les soigner avant de leur donner des ordonnances, mais après leur traitement, ils font tout pour ne pas payer, ce qui fait que nous avons aujourd’hui une pile de pièces d’identité qu’on dépose en guise de garantie. Mais une fois guéris, les usagers, hélas, ne reviennent plus.
Propos recueillis par
Idrissa Sako

 

ACCUEIL DANS LES HOPITAUX
Des citoyens se prononcent…
Il urge aujourd’hui d’avoir des professionnels de l’accueil dans nos hôpitaux. C’est du moins ce qui ressort du micro trottoir ci-dessous. Réactions d’usagers.
Sidi Sissoko (enseignant) :
" Il y a toujours des agents de santé qui ne savent pas accueillir les malades. Au-delà d’un savoir-faire, l’accueil impose un savoir être : sourire, écoute, professionnalisme, assurance. La personne inquiète, une fois face à l’agent de santé doit se sentir entendue et comprise. Aujourd’hui, il est urgent de savoir accueillir et d’avoir des professionnels de l’accueil dans nos hôpitaux. C’est une mission à part entière qu’il faut prendre avec sérieux".
Oumou Touré (ménagère) :
" L’accueil n’est pas à hauteur de souhait dans nos hôpitaux surtout dans les grands hôpitaux alors qu’il est le premier maillon de la chaîne de soins. Il donne le ton, la première impression et peut faciliter ou compliquer la suite de la relation entre le patient et l’hôpital".
Mamadou Sidibé (tailleur) :
" Dans un hôpital, l’accueil répond à une demande d’information, d’orientation mais aussi à un besoin d’être rassuré. Dans un établissement de santé, l’accueil est très important. C’est pourquoi, l’accueil doit faire même partie de la formation de nos médecins. Aussi, les agents chargés de l’accueil à la porte doivent-ils avoir un certain savoir être".
Moussa Doumbia (architecte) :
" On doit prendre l’accueil au sérieux dans nos hôpitaux. Il est le premier traitement. Aujourd’hui, l’accueil, dans les hôpitaux, connaît une amélioration même s’il y a toujours des gens qui ne savent pas faire preuve d’urbanité".
Hawa Traoré (secrétaire) :
" Le bon accueil soulage le malade. Un malade bien accueilli est guéri à moitié. Malheureusement, il y a des personnes dans les hôpitaux qui n’accueillent pas bien les malades. C’est horrible".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

 

ROKIA HAIDARA, ACCEUIL DU CSREF DE LA COMMUNE IV
" Nous avons le devoir d’accueillir et d’orienter les usagers"
Rokia Haïdara est agent d’accueil depuis un peu plus de deux ans au Centre de santé de référence de la Commune IV. Passionnée par son métier qui lui prend 1 sur 2 jours, elle pense que l’importance de l’accueil dans un centre de santé est capitale. Portrait d’une dame particulièrement accueillante.
Le teint légèrement clair, la taille moyenne, le sourire éternel, Rokia trône sur une chaise spécialement conçue pour l’accueil au niveau du CS-Réf de la Commune IV. Devant un ordinateur PC, elle reçoit les usagers. "Nous avons le devoir d’accueillir tous les usagers sans discrimination et de les orienter vers les services dont ils ont besoin", dit-elle avec un large sourire. Animé de jour comme de nuit, le CS-Réf de la Commune IV ne désemplit presque jamais. "Ce Centre de santé de référence permet à la Commune IV et à beaucoup d’autres usagers, de par sa position géographique, de profiter des soins et des interventions de qualité", juge-t-elle. Et d’ajouter que la disponibilité et la courtoisie pour les agents qui y travaillent doivent être de mise.
Le cœur sur la main, Rokia passe la journée à enregistrer ceux qui sollicitent les services du CS-Réf. "Malgré le comportement quelque peu déplacé de certains usagers, elle parvient toujours à les calmer", témoigne Fanta Traoré, une femme venue pour une consultation prénatale.
" Nous avons souvent des problèmes avec des usagers, certains viennent désemparés, donc peu réceptifs à certaines questions indispensables comme le nom, l’âge, le domicile. Pressés, ils veulent être pris en charge tout de suite. Cela pose problème, mais on les gère", avoue celle qui est qualifiée par ses collègues de "Force tranquille".
A ses dires, des femmes qui viennent pour la CPN ne comprennent pas quand on leur suggère d’aller à la maternité. "Même si nous avons à l’entrée du CS-Réf un panneau géant qui indique tous les services, tout le monde ne sait pas lire ni interpréter les images. Nous les aidons en les orientant", dit-elle.
Maîtrisant son travail, elle enregistre sans se tromper toutes les recettes dans son ordinateur, délivre des reçus, répond à une question d’un usager pressé, fait la différence entre une personne âgée et un jeune, trouve les mots justes pour apaiser une tension entre usagers.
" Très souvent entre 8 h et 12 h, on est débordé, mais, il faut de la patience et de la compréhension pour que tout marche bien", dit-elle.
Idrissa Sako

Un hôpital miniature
Le CS-Réf de la Commune IV a été construit en 1980 sous l’ancien nom de Protection maternelle et infantile (PMI). C’est en mai 2002 qu’il est devenu un centre de référence. Il est situé à Lafiabougou à 500 m environ du marché et à deux carrés du goudron.
Le CS-Réf de la Commune IV dispose de 12 salles d’hospitalisation pour tous les services et unités, une salle d’urgence ou salle des internes dont la fonctionnalité est assurée par les internes. On y rencontre des spécialités comme la chirurgie générale, la gynécologie obstétrique, la médecine générale, l’ophtalmologie, la pédiatrie, la stomatologie. Avec un plateau technique composé d’échographie et de laboratoire.
I. S.

 

L’ACCEUIL DES PATIENTS
Le mal des hôpitaux maliens
Des patients à leur arrivée dans un établissement sanitaire de la place se plaignent des attitudes peu aimables du personnel sanitaire et de la lenteur. Les médecins s’en défendent et mettent cet état de fait au compte de plusieurs facteurs.
Les centres universitaires hospitaliers et d’autres établissements de références sont engagés dans un processus d’amélioration des infrastructures et de renforcement des équipements. La plupart d’entre eux ont reçu des équipements de pointe de la part des autorités ou des partenaires. Des efforts sont en train d’être consentis pour doter d’autres. Mais le hic, c’est que dans la plupart des structures, un mot est sur toutes les lèvres : la qualité peu commode de l’accueil réservé aux malades.
Il n’est un secret pour personne que l’accueil dans les services hospitaliers, CSRéf et Cscom maliens laisse malgré tout à désirer. Le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, lors d’une visite de terrain dans la région de Kayes, n’avait cessé d’interpeller le personnel de santé sur la question. Partout où il est passé, M. Touré a invité les praticiens à faire du "bon accueil" des malades, une pratique de tous les jours.
Si des efforts sont consentis dans le domaine des infrastructures, l’hôpital n’en demeure pas moins inhospitalier par moments. En réalité, le premier contact du patient avec une structure sanitaire ne se passe pas toujours dans de bonnes conditions. Les visages grincheux d’infirmières et des comportements frisant le mépris des malades enterrent ici le bon accueil. D’où des désagréments et des prises de bec entre personnel médical et patients frustrés.
Dans les centres de santé, la lenteur liée aux nombreuses procédures alourdit la prise en charge des malades. Plusieurs usagers se plaignent du peu d’intérêt manifesté à leur égard à leur arrivée. Désabusés, certains ne savent à qui s’adresser et sont laissés à eux-mêmes. Des malades se plaignent aussi de "discriminations" et d’attitudes discourtoises.
C’est le cas de Mamadou Tangara qui conduisait un jour son frère malade de la pneumonie au CHU Gabriel Touré. "Quelle ne fut ma surprise de constater que je n’avais pas d’interlocuteur valable. Ce qui a occasionné une dure journée pour le malade. J’ai mis plus d’une heure avant qu’une infirmière vienne à mon secours". Pour cet accompagnateur, le patient était à "bout de souffle".
Quiproquo entre patients et médecins
Amadou Diarra, lui, juge très approximatif l’accueil des malades à Gabriel Touré. "On traite les gens selon leurs poches et leurs apparences. Si vous êtes riche, on s’occupe bien de vous en vous offrant très rapidement une place. Dans le cas contraire, c’est tant pis pour vous".
Pour Idrissa Maïga, fonctionnaire à la retraite, les hôpitaux sont souvent épinglés sur la mauvaise qualité de leur accueil… "Je crois que les gens viennent à l’hôpital parce qu’ils ont un problème de santé. Il y a des personnes qui ont choisi d’aider ceux qui souffrent. Malheureusement, après leur formation, elles voient ce choix différemment. Les malades arrivent et on les traite comme si c’était une grande faveur qu’on leur faisait", martèle-t-il.
A ses dires, le problème se pose aujourd’hui dans tous les hôpitaux. Et de dire qu’"un bon accueil peut commencer à soulager, à plus 25 %, le mal d’une personne qui souffre". Et d’ajouter qu’"il y a un décalage entre la théorie et la pratique". Et à Seydou Dembélé d’enfoncer le clou : "L’un des aspects, c’est que ces gens ne sont pas bien formés pour exécuter leurs tâches où alors ils sont juste là pour le gain facile. Il existe une mentalité qui veut qu’à quelque position que l’on soit, il faut montrer qu’on a du pouvoir pour que l’usager vous considère".
Des médecins ne voient pas d’accueil des malades sur cet angle. "Dès qu’un malade arrive, on évalue rapidement le diagnostic. On fait la prescription en fonction de l’urgence la plus vitale. On ne peut pas prendre en compte tous les malades au même moment", affirme M. C. qui note que le grand problème "c’est la capacité d’accueil". "On a peu de lits pour trop de patients". Ainsi, les malades sont choisis par degrés divers. Et c’est justement à ce niveau qu’existe le quiproquo.
Pour A. D., technicienne de laboratoire, l’accueil à l’hôpital doit servir à orienter le malade et à le mettre dans les meilleures conditions avant sa rencontre avec un médecin. Elle admet : "Il y a des maladies qui nécessitent une intervention urgente, sinon c’est la mort. C’est ce qui explique parfois les files d’attente et les exaspérations de malades. Mais les patients veulent tout, tout de suite". Pour A. D., qui reçoit tous les jours des patients, ceux-ci doivent s’armer d’un peu de patience. "Nous sommes là pour eux", dit-elle.
Pour un autre médecin, l’une des raisons du mauvais accueil découle du tempérament de celui qui accueille. "Il peut arriver qu’un infirmier fatigué réponde mal, mais ça se passe assez bien". Pour Dr. Camara, "dans nos centres de santé et particulièrement dans les CHU, il y a d’abord ce complexe de supériorité vis-à-vis du malade qui fait que le patient se retrouve dans une situation d’abandon". Et d’ajouter que la solution peut passer "par des recyclages, mais aussi par la répression".
Amadou Sidibé

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COUPE DE KARATE ADAME BA KONARE
Pour l’émancipation des sportives…
La 2e édition de la Coupe de karaté féminin de l’ex-première Dame, Adame Ba Konaré, s’est disputée dimanche dernier au Pavillon des sports du stade Modibo Kéita. C’est le lycée Sportif Ben Omar Sy qui est monté sur la plus haute marche du podium. C’était sous la présidence de la représentante de la marraine, Mme Diallo Salimata Ouattara, en présence de nombreux invités.
" Cette compétition que le complexe Adame Ba Konaré a consenti de nous offrir chaque année a déjà une place de choix dans notre programme annuel d’activités. Il nous revient à nous, Ligue bénéficiaire de pérenniser cet acte par notre comportement positif d’esprit…", a déclaré le président de la Ligue de karaté de Bamako, Nathanaël Dembélé.
Pour les résultats techniques, il y avait 6 épreuves. En kata individuel, Kadiatou Dembélé, un talent en herbe, n’a pas fait le poids devant la championne du Mali, Nah Ballo Tasseni qui a fait l’unanimité des trois juges. Après ce fut un festival pour le lycée Sportif Ben Omar Sy, qui a gagné 4 titres, notamment chez les -55 kg, où Bintou Samaké a infligé une sévère correction à sa camarade Rokiatou Sidibé d’école, qui s’est inclinée (8-0).
A l’arrivée, c’est le lycée Sportif Ben Omar Sy de Kabala qui s’est taillé la part du lion avec 27 points. Il a empoché 75 000 F CFA plus de nombreux cadeaux. Il est suivi de la Commune VI avec 9 points et une enveloppe de 50 000 F CFA.
Au final, la Ligue de Bamako ne pouvait trouver mieux qu’une coupe de karaté exclusivement réservée à des filles. Aux encadreurs des équipes et officiels techniques d’apporter désormais plus de rigueur à cette compétition.
Boubacar Diakité Sarr

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