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2010
Mois de
mai
Les
Echos du 06 mai
GREVES
A L’ECOLE
La Coses, la Fen et la Fenarec s’ajoutent au Snesup
Le chronogramme de négociation que l’Etat a proposé aux syndicats
d’enseignants est mis en cause par ces derniers qui estiment que le gouvernement
a violé son propre agenda, notamment, au sujet des négociations
sur l’intégration des contractuels à la fonction publique.
Le Collectif des syndicats d’enseignants (Coses, Fen, Fenarec) a, à l’issue
de son assemblée générale mercredi 5 mai à l’Ecole
nationale d’ingénieurs (ENI), décidé d’exécuter
son préavis de grève du 10 au 21 mai 2010 au motif que l’Etat
a violé son propre agenda de négociations en prenant l’arrêté d’intégration
des contractuels à la fonction publique. Or, ce point qui constitue une
des revendications majeures du Collectif devrait, conformément à l’agenda, être
au centre des négociations à partir du 13 mai 2010.
On se le rappelle, le Premier ministre qui fait face à une persistance
de la crise scolaire a rencontré, il y a quelques semaines, l’ensemble
des partenaires sociaux de l’école pour renouer les fils du dialogue.
Modibo Sidibé, qui a réitéré la volonté de
son gouvernement de satisfaire les doléances des enseignants avant la
fin de l’année 2010, a soumis un nouvel agenda de négociation.
C’est dans ce cadre, qu’il était prévu le 13 mai prochain
des discussions entre le gouvernement et les syndicalistes sur la question de
l’intégration des contractuels à la fonction publique. "L’une
de nos revendications majeures est bien l’intégration des contractuels à la
fonction publique", a rappelé Youssouf Diarra, secrétaire
général de la Coordination des syndicats de l’enseignement
secondaire (Coses).
Or, le ministère de l’Education, de l’Alphabétisation
et des Langues nationales a publié, il y a quelques jours, l’arrêté d’intégration
des contractuels à la fonction publique, ce qui devait clore le débat
sur cette revendication. Malheureusement, les enseignants ne sont pas satisfaits
des procédures d’intégration. Cependant, avec l’arrêté qui
confirme l’intégration des contractuels à la fonction publique,
les grévistes voient une volonté du gouvernement d’anticiper
les négociations avant même les négociations. Ainsi, Youssouf
Diarra a révélé la volonté de son mouvement d’organiser éventuellement
une marche de protestation pour mieux se faire entendre.
A noter qu’il y a, au total, six points qui sont inscrits dans le préavis
de grève du collectif. Il s’agit de la finalisation des négociations
sur le taux de l’indemnité de logement aux enseignants du secondaire
et du fondamental dans les meilleurs délais, la relecture du décret
portant statut particulier du personnel enseignant de l’enseignement fondamental
et de l’éducation préscolaire et spéciale…
Amadou Waïgalo
Acceuil
MAGNAMBOUGOU/CORNICHE
Une ligne haute tension en épée de Damoclès
En dépit d’une interdiction formelle d’occuper la traversée
des branchements de haute tension d’Energie du Mali (EDM-SA), des nantis
sont en train de se partager des espaces de sécurité : en construisant
des bâtiments dans l’emprise même de la ligne haute tension.
Les autorités sont interpellées.
A Magnambougou, sur la corniche entre la station de pompage d’eau et le
restaurant hôtel "Canal", l’emprise de la ligne haute tension
(électricité brute provenant directement d’un barrage hydroélectrique)
qui traverse le fleuve et qui mène à la centrale de Balingué passe
au-dessus d’habitations en chantier, malgré l’alerte des résidents
qui auraient informé qui de droit.
Dans la réglementation énergétique, l’implantation
d’une ligne haute tension obéit à des exigences draconiennes.
Parmi les mesures dites de sécurité, figurent l’éloignement
de toute habitation de part et d’autre des installations électriques.
Des experts estiment à au moins 10 mètres la distance entre les
concessions et les branchements. Toute inobservation de cette règle expose à des
sanctions judiciaires.
Selon un technicien d’EDM, la peine peut aller de la privation de liberté à la
démolition des locaux. Les maisons situées en dessous de la ligne
haute tension à Magnambougou (un cas parmi tant d’autres) font bien
partie des interdictions des experts. Interrogés sur l’identité des
propriétaires des lots situés dans la zone "interdite",
les résidents n’ont pas été en mesure de citer un
seul nom. Ils ont tout de même estimé que ce ne sont pas de pauvres
hères, vu les investissements déjà faits.
Toujours est-il que les concessions ne devraient pas exister à partir
du moment où les travaux d’EDM sont jugés d’utilité publique.
Outre la ligne haute tension, des branchements dits "moyenne tension" passent
et se croisent au-dessus d’autres familles sans susciter la crainte des
riverains. Le cas de quartier comme Magnambougou n’est que la partie visible
de l’iceberg. A Banankabougou, la même épée de Damoclès
est suspendue sur la tête de citoyens.
De source bien informée, des autorités de l’EDM sont bien
au courant du problème. Une autre affirme avoir adressé une correspondance à l’Energie
du Mali, mais qui, déplore-t-il, "reste sans suite". Est-ce à dire
qu’à l’Energie du Mali, on se soucie plus de la sécurité des
populations ? Elle a plus intérêt à prévenir qu’à guérir.
Amadou Sidibé
Acceuil
ACCES
A L’EAU
POTABLE
A BAMAKO
Bientôt une nouvelle station en Commune VI
Les populations de la Commune VI du district de Bamako verront dans les prochains
mois l’amélioration de la desserte en eau potable grâce à la
construction d’une station de traitement compacte d’une capacité de
12 000 m3/jour ainsi que la construction d’un réservoir d’environ
6000 m3 de 63 km de réseau avec 2500 branchements et 180 bornes-fontaines.
Les députés ont adopté dans ce sens un projet de loi permettant
au gouvernement de ratifier une convention de crédit avec l’Agence
française de développement (AFD) pour le financement des travaux à hauteur
de 7 milliards de F CFA. Ce sont 150 000 habitants qui auront accès à l’eau
potable en Commune VI ou qui verront leurs conditions d’accès à l’eau
potable améliorées.
Il s’agit principalement des quartiers de Missabougou, Yirimadio Magnambougou,
Magnambougou/Concessions rurales, Sabalibougou Tabakoto, Kalabancoura… Avec
une croissance démographique de 10 % par an, la Commune VI est la zone
d’expansion de la Cité des Trois Caïmans, mais manque cruellement
d’infrastructures sociales de base.
Les entreprises de travaux seront recrutées par appel d’offres et à la
réception des travaux, les nouvelles infrastructures seront confiées à l’EDM
dans le cadre d’un contrat délégation. Ce projet d’adduction
d’eau en Commune VI est une des mesures phares pour porter le taux national
d’accès à l’eau potable à 82 % d’ici 2018
conformément aux Objectifs du Millénaire pour le développement
(OMD).
Denis Koné
Acceuil
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