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2010

Mois de mai

Les Echos du 04 mai

 

L’HUICOMA REFAIT SURFACE A L’A. N.
Retour sur une scandaleuse privatisation
La privatisation de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) et sa cession au Groupe Tomota ne cessent de soulever l’indignation à l’Assemblée nationale. Oumar Mariko, député du groupe parlementaire Parena-Sadi, revient à la charge et veut que l’Etat reprenne le joyau industriel.
Le gouvernement malien, sous le régime actuel, a pris l’option de privatiser toutes les sociétés et entreprises d’Etat. Ainsi ont été privatisées l’Huilerie cotonnières du Mali (Huicoma), la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et récemment, la Société des télécommunications du Mali (Sotelma).
Le motif avancé par le gouvernement pour justifier ces privatisations est que le privé disposerait d’une meilleure capacité de gestion d’entreprise, de financement, d’investissement et de développement de la production. Au regard des privatisations des trois unités industrielles citées cet argument ne résiste pas à l’analyse.
C’est pourquoi, le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, était interpellé jeudi dernier à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions orales à lui adressées par le député Oumar Mariko notamment sur la privatisation d’Huicoma.
Les échanges qui promettent d’être "chauds" n’ont pas eu lieu en raison du déplacement du ministre avec le président ATT en République populaire Chine. "Mais ce n’est que partie remise", a promis le président de l’Assemblée nationale, la question orale devant être inscrite à l’ordre du jour de la plénière de ce mercredi.
Ce sera la deuxième fois que le gouvernement est interpellé sur la privatisation de Huicoma, particulièrement son acquisition par le Groupe Alou Tomota. Selon le député Mariko, il apparaît clairement que la privatisation de cette société nationale n’apporte aucune plus-value au Mali.
A l’en croire, "cette privatisation a fragilisé l’économie nationale et accrue l’insécurité alimentaire de notre pays en nous rendant encore plus dépendant dans nos importations". Depuis, la privatisation de Huicoma, le pays se voit contraint d’accroître ses importations d’huile, la production des usines Huicoma ayant chuté. Pis, les exonérations accordées par l’Etat sont détournées occasionnant des pertes pour l’Etat, car ce sont des taxes non perçues.
Mais ce qui explique le plus l’indignation du député et de nombreux Maliens, ce sont les licenciements arbitraires de travailleurs, leur asservissement. Le député souhaite la reprise de la société par l’Etat ou la prise de sanctions fermes contre le Groupe Tomoto. Pour l’élu de la nation, l’inactivité de l’Etat impliquerait la protection d’intérêts particuliers de personnes qui seraient à la fois décideurs du Mali et actionnaires chez Tomota.
Denis Koné

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REVISION CONSTITUTIONNELLE
Un avant-projet de toutes les frayeurs
Les deux années à venir constituent à n’en pas douter des années charnières pour l’orientation démocratique de notre pays.
Le 2e président démocratiquement élu chemine inexorablement vers la fin de son second mandat, et visiblement malgré les intentions qu’on a pu lui prêter çà et là, la prolongation ne semble pas pour lui d’actualité.
Mieux, conscient des enjeux, et soucieux de renforcer l’ancrage démocratique, le président de la République, après les grands chantiers en BTP, vient dans la logique d’Hercule, de donner le premier coup de pioche du chantier du ravalement de notre façade démocratique.
Nul doute qu’aujourd’hui des réformes s’imposent après deux décennies de pratique qui ont permis d’éprouver les textes et les institutions qui soutiennent notre démocratie, d’en connaître les limites et bien évidemment les forces.
Et nul mieux qu’un président, qui n’a plus le souci de sa réélection, ne peut amorcer des réformes en profondeur, motivées par rien d’autre que la volonté de bien faire. Sur ces fondamentaux, l’unanimité semble faite. Mais, les réformes annoncées ne manquent pas de susciter inquiétudes.
D’abord au niveau de la forme, elle est encore récente, à l’échelle d’une société, cette actualité de l’après-Baule dominée par les conférences nationales présidées par-ci par des prélats et par-là par des officiers patriotes. Ces fora ont été les moules au sein desquels ont fusé les espérances démocratiques de nos peuples, ensuite fondus en textes constitutionnels pour régir désormais nos cités.
Si deux décennies après, on décidait de refaçonner l’œuvre collective à peine striée par le temps, n’aurait-il pas été sage, en tout cas plus logique de réunir les artisans qui ont fait le moule pour leur demander de travailler à parfaire l’œuvre commune ?
Ce qui rend perplexe, c’est d’ailleurs le peu d’intérêt jusque-là manifesté par ces grands partis nés du Mouvement démocratique, qui jusqu’à présent ne semblent pas appréhender les enjeux réels de cet exercice hors du commun.
Une démocratie des institutions
Ne serait-ce pas simplement dû au fait que comme à l’accoutumée, notre démocratie continue de faire les choses à l’envers. Elle progresse, mais à reculons des aspirations profondes qui devraient la motiver. En effet, la démocratie pour la démocratie ne saurait être une finalité, pas même chez les Parnassiens.
La démocratie, qui devrait tendre à la satisfaction des besoins fondamentaux du plus grand nombre à travers la participation de tous les citoyens au processus décisionnel et à la gouvernance de la chose publique, a tendance aujourd’hui à se résumer en un système orienté uniquement vers la création et la dotation d’institutions dont l’ambition réside dans leur propre fonctionnement uniquement.
Aussi aberrant que cela puisse paraître, aujourd’hui le citoyen est plus enclin à sortir manifester pour soutenir un candidat victime d’une tricherie que de revendiquer une meilleure gouvernance de la chose publique alors même que son pouvoir d’achat va s’effritant.
Résultat, dix-huit ans après, nous avons toutes sortes d’institutions symbolisant la démocratie. Mais en même temps la chose publique aura rarement été autant dilapidée, par ceux-là mêmes qui sont désignés par le peuple pour veiller sur ses intérêts. S’est-on simplement intéressé au coût de fonctionnement de ces institutions ? A-t-on jamais pensé faire le ratio entre ce coût et le niveau de vie du citoyen ?
En attendant de se livrer à pareil exercice qui serait fort édifiant quant au hiatus entre le niveau de vie du citoyen qui sacrifie une partie de ses gains à payer l’impôt (heureusement que le per capita a été supprimé) et le coût de la prise en charge sur ces impôts de cet élu qu’il ne reverra qu’à l’occasion de la prochaine campagne électorale, nos institutions sont nombreuses, budgétivores et parfois à l’utilité plus que douteuse.
Faut-il à ce propos rappeler l’anecdote du projet de code de la famille, voté à la quasi-unanimité, cependant même que la plupart des députés pris individuellement n’en appréhendait pas le contenu ou y était opposé. Avait-on besoin de la centaine de députés pour aboutir à un système de pensée unique et sans conviction ? Faut-il à présent en rajouter avec la création d’un Sénat ?
Après les honorables, a-t-on à présent besoin de vénérables sénateurs ? Pourquoi faire ? Notre démocratie au stade actuel n’a que trop faire d’un Sénat et de nouveaux roitelets dont l’entretien serait un luxe insolent pour ce peuple qui ne demande qu’à manger à sa faim.
La réforme envisagée se justifie d’autant moins dans un contexte où l’on cherche à glisser d’un système semi parlementaire, vers un système présidentiel où le président de la République verrait ses pouvoirs renforcés, encore et encore, au point d’en devenir roi.
Ce système a le désavantage de bouleverser l’équilibre des pouvoirs tels qu’aménagé par notre Constitution actuelle inspirée de celle de la Ve République en France, qui prévoit un système de balancier de sorte que le pouvoir puisse arrêter le pouvoir : l’exécutif est comptable devant le législatif, et à l’inverse l’exécutif peut dissoudre le Parlement, l’institution judiciaire jouant le rôle d’arbitre entre les deux.
Ramené au contexte malien quel pourrait être valablement l’apport d’une seconde chambre au Parlement ? Elle n’apportera rien, car la mission fondamentale qui incombe au Parlement, celle de faire et voter les lois, fonction qu’il assume plutôt mal que bien, ne s’en trouverait pas améliorée par un simple accroissement d’effectif et encore une fois un doublement des charges.
Une réforme budgétivore
Le seul profit serait pour la classe politique, qui se frotterait les mains, car en plus de la manne de l’Etat généreusement donnée tous les ans sur des critères qui n’ont plus aucune lisibilité, car visiblement les partis politiques ne jouent pas sinon très mal leur mission de formation du citoyen et de l’opinion.
Ces partis disais-je auraient de nouveaux postes à pourvoir. Ils auraient plus de militants placés et puis après ? Qu’est-ce que les populations auraient à gagner ? Est-ce parce qu’il y aurait des sénateurs désormais que les aspirations du peuple seraient mieux traduites en proposition de loi ? Le doute est permis. Or dans le doute, vu l’état de paupérisation et de dénuement dans lequel nos populations se trouvent, il faudrait raisonnablement s’abstenir d’entreprendre cette réforme budgétivore.
Autre raison d’inquiétude en lien avec la réforme constitutionnelle envisagée, celle de la nationalité. Avec l’avant-projet de texte constitutionnel, désormais pour être candidat à l’élection présidentielle au Mali, il faut n’avoir que la nationalité malienne. Le "que" devient la trouvaille malienne. Après l’épisode du "et" et du "ou" qui a embrasé la Côte d’Ivoire ne devrions-nous pas en tirer leçon et éviter ces travers qui ne peuvent que fragiliser notre nation qui, Dieu merci demeure encore assez forte, pour avoir résisté jusqu’à présent, en raison de son passé, de son ouverture.
Avec cet avant-projet, un Frédéric Oumar Kanouté, Malien valeureux parmi les Maliens, ne pourrait pas se présenter à l’élection présidentielle parce qu’il aurait eu la malchance d’être né à l’extérieur et d’avoir deux nationalités ! La double nationalité, rappelons le résulte de la Conférence nationale et visait à faciliter la vie à tous ces Maliens de la diaspora.
En outre les Maliens de la diaspora ne sont pas moins Malien parce qu’ils ont, pour des contingences économiques, été amenés à s’éloigner physiquement de la mère patrie, qu’ils continuent pour autant à chérir et à bâtir par leur contribution plus qu’appréciable au développement national.
Quid de Cheick Modibo Diarra qui fait la fierté de tout le continent ? Faut-il le brimer, car à un moment de son activité, il a atteint un seuil l’obligeant à accepter une nationalité autre que celle de ses origines ségoviennes ? Est-il devenu moins Malien parce qu’il a eu la malchance d’être une éminence ? Quid de ces nombreux enfants maliens nés à l’étranger ?
Comme le dirait l’autre sachons raison garder et œuvrons de sorte à renforcer l’existant et pas à le bouleverser. Notre première richesse réside dans la relative quiétude que nous autorisent la cohésion et la stabilité séculaire de notre nation. De grâce évitons d’y introduire le ver de la discorde, de la discrimination sous quelque forme.
Cet avant-projet qui ne suscite que frayeur devra être examiné avec minutie par toutes les couches, pas exclusivement les partis politiques, mais également les syndicats, les associations de toutes sortes, afin que le projet qui va en résulter reflète au mieux, l’état et les aspirations réels de notre nation.
Au lieu d’évoluer vers un régime présidentiel, qui serait une régression, il serait à notre humble avis judicieux de renforcer les bases de l’existant. Par exemple pour accentuer le fait majoritaire, il devrait clairement apparaître dans le texte une disposition qui dise que le président doit choisir le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire, disposition qui fait défaut, ce qui fait qu’aujourd’hui dans les faits nous avons un système plus présidentiel qu’autre chose.
Il y a beaucoup à dire sur cet avant-projet et l’exercice bien qu’effrayant promet d’être passionnante, tant qu’il se déroulera sans passion, ni haine et uniquement dans le sens de renforcer nos acquis pour le mieux être de chacun et de tous et non pas seulement d’un groupuscule.
Aussi tout le long de la campagne référendaire, nous nous permettrons, sans vouloir offenser personne, des sorties du genre pour contribuer à notre façon.
Civiquement vôtre !
Vive la République !
Mamadou G. Diarra
(juriste)

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AMENAGEMENTS AGRICOLES A KOUROUMARI
Mille hectares sur 5200 livrés en mi-juillet
Sur les 5200 hectares en cours d’aménagement à Kouroumari (Diabaly), 1000 hectares seront prêts et livrés dans la première quinzaine du mois de juillet 2010. L’information a été donnée jeudi au PDG de l’Office du Niger qui a bouclé sa visite de terrain de trois jours par cette étape.
Pour la dernière étape de sa visite de terrain, le PDG de l’Office du Niger a fait escale sur les chantiers du Millenium Challenge Account (MCA). A l’image des étapes précédentes, il s’agissait, pour Kassoum Dénon et sa délégation, de visiter les infrastructures en cours de réalisation et surtout de s’assurer des conditions de préparation de la campagne agricole 2010-2011.
La campagne se prépare activement. L’engrais est disponible dans les magasins, la redevance eau a été payée à hauteur de souhait et le rythme accéléré des aménagements hydroagricoles suit son cours normal. Le cas de Kouroumari (Diabaly) en est l’illustration la plus parfaite.
Dans cette zone, il est prévu par le MCA l’aménagement de 14 000 hectares qui seront livrés par tranches. Sur les 5200 hectares devant être disponibles pour le compte de la première phase, 1000 hectares comptabilisés pour cette campagne 2010-2011 seront réceptionnés. Le PDG de l’Office du Niger, qui s’est rendu sur le site le jeudi 29 avril 2010, a pu constater que les travaux évoluent normalement. Et l’assurance lui a été donnée quant à la livraison des 1000 hectares dans la première quinzaine du mois de juillet.
" Toutes les dispositions sont prises pour que les 1000 hectares soient livrés à la date indiquée c'est-à-dire en mi-juillet. A cet effet, un plan de travail a été élaboré mettant chacun devant ses responsabilités pour l’exécution correcte des travaux", a assuré le coordonnateur du service agricole du MCA-Mali, Antimé Sagara. Au niveau des canaux d’irrigation au nombre de trois devant irriguer les 1000 hectares, les travaux sont très avancés. "L’ouvrage avance. Tout est bien géré pour les 1000 hectares", a commenté M. Sagara.
En visiteur averti, le PDG de l’Office du Niger dira qu’il y a un certain nombre de préalables à remplir. "Les fuites d’eau sont éminentes. Il faut l’intégrer dans vos priorités. Il faut aussi sécuriser les Falas. L’Office est disponible dans toutes ses dimensions à vous accompagner", a indiqué le visiteur.
Judicieuses instructions
Pour ne pas rater la campagne 2010-2011, Kassoum Dénon a insisté sur les semis directs et l’installation rapide des pépinières. "L’hivernage avance à grands pas. Or, les 1000 hectares sont pris en compte dans la nouvelle campagne. De ce fait, l’accent doit être mis sur les semis à la volée pour permettre aux producteurs d’être au rendez-vous", a conseillé le PDG de l’Office du Niger.
L’autre chantier visité, c’est la sous-station de Kogoni. Créée en 1947, cette station s’occupait des cultures vivrières et autres recherches. Mais depuis un certain nombre d’années elle avait tendance à perdre sa vocation réelle même s’il est vrai qu’aujourd’hui la sous-station est en passe de régénérer.
Présentement, elle a à son actif 10 tests de variétés et entend mettre l’accent sur la fumure organique. Le PDG de l’Office du Niger qui a eu des échanges avec les responsables de la sous-station a annoncé que la recherche pour la découverte d’autres variétés se poursuivra. De même, a-t-il dit, "des agents seront formés et la lutte contre la salvinia molesta renforcée sur toute la ligne".
Dans des champs de contre-saison de Sokolo, l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Et les producteurs se sont acquittés du paiement de la redevance eau à 100 %. Le PDG de l’Office du Niger n’en n’attendait pas plus. A cette communauté, il a renouvelé sa confiance et ses encouragements avant d’exhorter les autres à s’inspirer du bon exemple de Sokolo.
Partie de Kolongo, le mardi 27 avril 2010, la mission du PDG de l’Office du Niger venait de prendre fin par cette étape de Kouroumari. De Ké-Macina à Niono en passant par Niono, N’débougou, Molodo, Diabaly, Kassoum Dénon a eu une pensée émue pour ses prédécesseurs qui selon lui, "ont balisé le terrain pour un Office du Niger au service du Mali".
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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BRUITS SOURDS
CSTM : le secrétaire aux revendications démissionne
Le secrétaire aux revendications de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a fait défection. Albert Kanouté a regagné avec armes et bagages l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM).
M. Kanouté avait été suspendu par la CSTM en février dernier au motif qu’il avait rompu tout lien avec sa base, en l’occurrence Batexi et la Fédération nationale des industries alimentaires, peaux et cuirs. Il était également reproché à M. Kanouté de ne pas se réunir depuis plus de 2 ans avec la même Fédération et que dans le même temps il ne suivait plus les lignes directrices de la CSTM. C’est au regard de cette suspension que le désormais ex-secrétaire aux revendications de la CSTM a envoyé trois semaines après sa suspension sa lettre de démission à la CSTM dans laquelle il précise qu’il est désormais affilié à l’UNTM.

 

DNGM : le syndicat claque la porte de l’UNTM
Le syndicat des travailleurs de la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) n’est plus affilié à l’UNTM. L’acte de départ a été matérialisé par son adhésion à la CSTM. Mis en place seulement il y a quelques jours, le comité syndical de la DNGM a défilé le 1er mai dernier (fête du travail) pour le compte de la CSTM. C’est dire qu’après avoir repris Sadiola à l’UNTM, Morila et Loulou, c’est la DNGM que la CSTM vient de récupérer. C’est un coup dur que vient d’essuyer ainsi l’UNTM si l’on sait que c’est le syndicat de la DNGM qui était sa force de frappe dans le secteur des mines.

 

ONP : le PDG fait la promotion de l’UNTM
L’attitude du PDG de l’ONP n’est pas du tout appréciée dans le milieu syndical. Au lieu de faire preuve de neutralité vis-à-vis des syndicats, il nous est revenu que le PDG aurait mis en place une commission afin de démarcher les travailleurs pour qu’ils restent à l’UNTM.
La commission dont il s’agit et mise en place aurait également entrepris d’anciens postiers pour qu’ils adhèrent à l’UNTM. Excédée, la CSTM, selon nos informations, vient d’écrire au PDG pour dénoncer son agissement. Elle aurait aussi attiré l’attention du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies sur le comportement de son subalterne.

 

Grève des enseignants : pourquoi le statut quo ?
Les enseignants du supérieur sont en grève illimitée depuis plus d’un mois maintenant. En face, le gouvernement est incapable de faire une contre-proposition, encore moins de communiquer sur ses intentions. Selon nos sources, le Premier ministre a commandité une étude sur les revendications et leurs incidences économiques. Normalement, c’est en juillet qu’on attend les conclusions de ce rapport. En attendant, le gouvernement fait du dilatoire pour laisser tourner le chrono…

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VOTE DES LOIS
La course pour "la performance" de Dioncounda Traoré
Les lois sont votées à un rythme tel, que les députés ne sont pas imprégnés de leurs contenus. Du travail bâclé à l’Assemblée nationale.
L’Assemblée nationale a pour rôle essentiel de voter les projets de lois soumis à elle par le gouvernement, que ce soit les lois ordinaires ou la loi des finances. C’est de là qu’elle tire son nom d’organe législateur.
Au Mali, actuellement, l’Assemblée nationale est devenue une machine à voter des lois eu égard au rythme imposé par son président, Dioncounda Traoré. Ce dernier semble ouvrir une course à la performance pour qu’au jour du bilan il puisse se taper la poitrine en disant qu’il a fait adopter plus de lois que ses prédécesseurs. La preuve est donnée par sa propension à programmer en session tous les projets de lois qui lui tombent sous les bras. Le plus grave est que les députés n’ont même pas le temps de lire à fond leurs documents distribués souvent dans la salle au moment de la plénière.
Le règlement intérieur qui dit que les rapports des différentes commissions sur un projet de loi doivent être soumis 48 h à l’avance aux députés avant le vote se trouve ainsi fouler au pied. Beaucoup d’incongruités ont été dites sur le code des personnes et de la famille alors que certains de ses pourfendeurs ne l’avaient pas lu, y compris les législateurs eux-mêmes. C’est le jour de son adoption que la lanterne des députés a été éclairée par le rapporteur spécial du code, Me Amidou Diabaté, chargé de la lecture dudit document distribué dans la salle aux honorables en même temps.
Dangereuse intoxication
Le jeudi 29 avril 2010, en pleine session d’interpellation des ministres de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné et celui de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, les hôtesses étaient en train de distribuer les rapports de la commission des finances. Cet exercice dénote d’une certaine accoutumance à la pratique.
Les sessions se passent et se ressemblent et toutes les lois passent comme lettre à la poste. Aucun des rapports soumis aux députés n’a été rejeté comme s’ils ne comportent pas d’imperfection. C’est bien après coup que les députés se rendent compte de l’erreur commise en votant une loi sur la base d’un rapport mal rédigé et incomplet.
Les députés maliens ont au cours de la session 2009, adopté une soixantaine de lois. Pour la seule session en cours (celle d’avril), ils ont reçu une trentaine de projets de lois qu’ils s’emploieraient à adopter dans les mêmes conditions. Dans des pays limitrophes, les députés sont entre 2 à 5 lois votées par session. Au nom d’une majorité mécanique bâtie autour du pouvoir d’ATT, l’Assemblée nationale se transforme en une chambre d’enregistrement de l’exécutif, qui n’en demande pas mieux. Plus pressé que la musique, on danse mal. Mais de cela, le président de l’Assemblée nationale s’en moque comme de son premier rot.
Abdrahamane Dicko

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JOURNEE DE LA LIBERTE DE PRESSE
Sikasso : les Tic au peigne fin
Depuis 1993, le 3 mai est l'occasion d'informer le public sur les violations du droit à la liberté d'expression et le moment de se rappeler que plusieurs journalistes risquent la mort ou la prison en transmettant la nouvelle aux gens.
La liberté de la presse est considérée comme la pierre angulaire des droits de la personne et l’assurance que les autres droits seront respectés. Elle favorise la transparence, la bonne gouvernance et représente, pour la société, la garantie que régnera une véritable justice.
Dans le cadre de la célébration de cette journée, nous avons fait un tour dans plusieurs rédactions d’organes de presse et cybercafés de la ville de Sikasso pour savoir comment les hommes de médias et internautes perçoivent les Tic (les Technologies de l’information et de la communication). La liberté de la presse est un droit fondamental, le respect de la vie privée aussi. On se retrouve là face à deux droits fondamentaux antagoniques. Que faire pour trouver un équilibre ? C’est la plus grande interrogation à laquelle on n’a pas encore trouvé de réponse. Les risques et les dangers sont énormes et concernent tous les domaines. La véritable difficulté dans la régulation, c’est l’extraterritorialité d’Internet où l’on traite tout. L’Internet n’en finit pas de jouer de mauvais tours à une catégorie d’utilisateurs, surtout ceux qui sont animés de bonne foi et soucieux de partager les informations reçues avec des proches dans le souci d’infirmer ou de confirmer certaines affirmations.
Si ces expéditeurs conscients prennent le soin de protéger leurs sources, peut-être un souci lié à leur formation professionnelle, les destinataires trahissent le secret dans leur désir d’une divulgation tous azimuts. Trop pressés de faire circuler ces soi-disant "scoops", ils vendent leurs correspondants au point d’éveiller des soupçons sur eux comme étant les auteurs des différentes affirmations. Parce que la méthode "faire suivre" transporte toutes les autres adresses des expéditeurs, ampliateurs et destinataires.
La fréquentation des cybercafés
La ville de Sikasso compte une dizaine de cybercafés, certains services administratifs publics disposent du numérique, les opérateurs pourvoyeurs sont Malitel et Orange-Mali, la satisfaction est moyenne, car les consommateurs sont toujours confrontés au problème récurrent d’électricité et de perte de connexion deux à trois fois par semaine. Les opérateurs assurent sur une amélioration dans les jours à venir.
Si l’Internet a profondément bouleversé les pratiques en matière de recherche, de traitement et de diffusion de l’information, cette tache n’est plus le monopole exclusif des journalistes professionnels, grâce aux fora, blogs et autres réseaux sociaux des internautes tout le monde peut s’informer.
" S’appuyer sur les Tic pour donner un nouvel élan au processus de développement est une noble ambition, mais il faut le réglementer", propose un enseignant. Et de regretter que les élèves utilisent l’Internet pour d’autres fins : musique, photos et films pornographiques. "Pour moi une réglementation s’impose si nous voulons une éducation harmonieuse de nos enfants".
Les internautes, pour la plupart du milieu scolaire, se réjouissent de son efficacité et de sa rentabilité, dans les établissements scolaires publics et privés l’accès est libre mais conditionné strictement aux recherches d’études ou d’exercices.
Cependant, le sensationnel est en train de transformer les cybercafés en salles de cinéma, de vidéothèques et d’exposition physique par les webcams pour appuyer les messages électroniques, autant d’inconvénients normaux de l’Internet qui se posent à notre société. Pour une Afrique moins à la traîne du développement, les Tic, parce qu’elles offrent des possibilités de réduction du retard dans des domaines comme l’éducation, la santé, l’information, constituent une opportunité formidable que le "berceau de l’humanité" devra saisir.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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CHAMPIONNAT NATIONAL
Une 17e journée profitable au Réal
En s’imposant largement (4-0) au stade Modibo Kéita samedi dernier devant l’AS Police, l’AS Réal affiche clairement ses ambitions dans le dernier virage du championnat national de Ligue 1/Orange. Le choc de la journée n’a pas connu de vainqueur.
Le championnat national de Ligue 1/Orange en était à sa dix-septième journée le week-end dernier. Cinq rencontres ont été disputées vendredi, samedi et dimanche avec comme derby un certain Djoliba-Stade malien de Bamako.
Le stade Modibo Kéita a abrité le choc de la journée dimanche entre le premier et le second de la compétition. Le "clasico" n’a pas connu de vainqueur. Devant un grand public, Djolibistes et Stadistes se sont contentés du partage des points sur un nul vierge.
Au-delà du résultat, la rencontre a permis aux deux entraîneurs qui préparent les matches retours des compétitions africaines des clubs de faire tourner leurs effectifs respectifs. Ainsi, Tapa Koné (Stade) et Ibourahima Sidibé (Djoliba) ont tiré leur épingle du jeu. Les deux jeunes loups ont prouvé qu’ils méritent mieux que le banc de touche.
Vendredi, pour la rencontre inaugurale de la journée, le CSD dans son stade DiarraH de Koulikoro, s’est refait une santé en s’imposant (3-1) au Stade malien de Sikasso. Ce résultat, qui intervient après le nul de la journée précédente, permet à la formation de Duguwolofila de quitter la zone rouge.
Samedi, au stade Modibo Kéita, en première heure, le Réal n’a pas fait dans la dentelle face à l’AS Police, battue (4-0). "Le championnat ne fait que commencer et les équipes n’ont pas dit encore leur dernier mot", soulignait peu avant cette rencontre l’entraîneur des Scorpions, Moussa Kéita "Dougutigui".
Le COB était aux prises avec les Onze-Créateurs. A l’instar des Noirs et Blancs, cette journée a été bénéfique aux Verts aussi. Les poulains d’Ibrim Diallo ont empoché les points de la victoire l’emportant au finish (1-0). Le Bakaridjan de Ségou, lanterne rouge, et l’Usfas ont fait match nul (1-1).
Les deux dernières rencontres de la journée devaient opposer, hier, le CSK à l’Asko et la JA au Sigui de Kayes. Nous y reviendrons.
Boubacar Diakité Sarr

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