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2010

Mois de mai

Les Echos du 03 mail

 

REFORME CONSTITUTIONNELLE
Le grand bond en arrière
S’il m’était imposé de m’exiler sur une île déserte tout en me laissant le choix d’emporter un seul livre, je prendrais sans hésiter "La tragédie du roi Christophe". Pour une raison bien simple : Aimé Césaire y explique sans ambages que les humanistes et les défenseurs des droits de l’Homme tiennent un discours mensonger et hypocrite en prétendant que tous les hommes sont à égalité face à la vie.
Selon Aimé Césaire, le racisme, l’esclavage, la Traite des Noirs, la colonisation et autres outrages de l’histoire ont jeté le Nègre (entendez le damné de la terre) dans une fosse. Pour qu’il puisse s’extraire de cette fosse et marcher sur le même palier que les autres, le Nègre est tenu de fournir des efforts plus importants que les autres.
Cette vérité élémentaire exige du Nègre, du post-colonisé et (suivez mon regard) de l’Africain un impérieux devoir de créativité pour maîtriser les outils qui ont servi et qui continuent de servir de cadre de justification à son asservissement. C’est à ce prix qu’il cessera d’être un simple sujet de l’Histoire.
Et pourtant, cette vérité fait l’objet d’un refoulement constant de la part de nos "élites", c'est-à-dire de ceux qui sont censés nous amener vers la lumière et qui ont rarement le courage d’aller à l’encontre des idées reçues, rarement l’audace d’aller à l’abordage des intérêts des "insiders", ces cartels de la prédation qui infestent les systèmes politiques de nos pays pour en privatiser les ressources et socialiser les charges.
Et c’est cette trahison des clercs, sous-tendue par la vénalité ou l’incompétence qui réduit nos pays à se vautrer dans un mimétisme affligeant qui ne peut être que cause de régression. Et c’est ainsi que malgré les prélèvements impitoyables opérées sur les citoyens, malgré les aides massives injectées par les partenaires, malgré les taux de croissance flatteurs dont on nous gratifie de temps à autre, malgré les institutions vitrines de toutes sortes mises en place, nous restons à la traîne du monde.
Oui, le projet démocratique dans nos pays se réduit à un formalisme démocratique, à une illusion démocratique, dont l’entretien dans l’esprit des populations vaut bien quelques rafistolages périodiques de façade pour plaire plus aux partenaires externes que pour la construction d?une véritable société démocratique. Et pour ce genre de boulot, partout sur le continent africain, nous ne manquons malheureusement pas de scribes de service qui viennent défendre l’indéfendable. Et qui rappellent étrangement ces "dignes et tristes farceurs" de Jacques Prévert.
Et c’est parce qu’il se moule parfaitement dans ce cadre que nous récusons le rapport du Cari qui, loin de proposer des réformes susceptibles de consolider la démocratie n’avance que des mesures propres à défendre les intérêts sordides d’une "élite" politique par le renforcement de la prédation des populations maliennes.
Le rapport du Cari : une méthodologie tres discutable
C’était en janvier 2009. Nous faisions remarquer déjà à travers un article de presse (Le rapport Daba, une occasion manquée, Les Echos) que les travaux du Comité posaient de graves questions d’ordre méthodologique. On ne peut en effet pas mener un tel travail de recherche sans répondre d’emblée à un certain nombre de questions (démarche allègrement ignorée par le Cari). Le Comité a en effet a omis de décrire certaines parties majeures de son protocole de travail, ce qui est fort préjudiciable à ses conclusions et recommandations :
1. Qui a fait le travail ?
Certes, la liste des membres du Comité est publiée dans le rapport. Mais le lecteur reste largement sur sa faim par rapport à l’identité réelle de nombreux membres du Comité (qu’il n’est pas forcé de connaître au préalable), dont la seule qualité évoquée est celle de professeur. L’on ne sait dans quel domaine ils exercent leurs compétences, ce qui laisse planer un sentiment de malaise sur la pertinence du choix porté sur eux.
Par ailleurs, nous affirmons que le choix porté sur M. Daba Diawara comme président d’un tel Comité est discutable. Un tel choix aurait largement gagné en crédibilité s’il avait porté sur un expert indépendant (un universitaire par exemple). Or en tant que chef d’un parti politique, M. Diawara ne peut pas être crédité d’indépendance dans le cadre d’un telle mission.
2. Comment ont été adoptées les deux centaines de recommandations issues des travaux du comité d’experts ?
Le Cari y fait une impasse remarquable. Or cette procédure est extrêmement importante à être connue, pour s’assurer que les recommandations (qui vont engager l’avenir de tout un peuple) reflètent effectivement les avis les plus partagés au sein du Comité.
3. Comment ont été gérées les questions éthiques ?
Cette question est d’autant plus importante que M. Soumana Sako, ancien Premier ministre vient d’apporter un démenti formel aux allégations du président du Cari qui avait déclaré sur une radio étrangère que tous les anciens Premiers ministres avaient été approchés par le Comité. Mais à sa décharge, il faut souligner que le Comité n’a pas inscrit le nom de Sako sur la liste des personnalités auditionnées. L’on peut donc fermer un œil (mais seulement un œil !) sur cette anecdote en concluant à un lapsus. L’erreur est humaine après tout !
Mais ce qu’il y a de plus inquiétant sur le plan éthique, c’est le flou artistique observé autour des conditions d’audition des différentes personnalités, surtout issues de partis politiques ou d’OSC. On ne sait pas si elles ont été invitées personae intuiti ou si elles ont été dûment mandatées par leurs structures. Le détail est de taille, car une fois de plus, nul sait si les avis émis par ces personnalités reflètent eux aussi les opinions réelles de leurs structures respectives.
Les quatre péchés capitaux du rapport du Cari
1. L’absence de questionnement pertinent sur les fondements culturels de la démocratie malienne
Le Comité aurait dû commencer son travail par là. Certes, le projet démocratique a des aspects universels, mais il a aussi des spécificités culturelles et le rôle de tout chercheur dans ce domaine est de s’interroger sur la congruence entre le projet et le terrain.
A ce sujet, la lecture du rapport laisse perplexe : certes les premières pages s’attachent à restituer un continuum dans notre parcours institutionnel depuis les empires jusqu’à nos jours. Mais l’on était en droit, d’espérer justement dès ces premières pages une vision analytique de l’héritage historique et des ressorts sociologiques qui favorisent ou entravent l’émergence de l’Etat démocratique. En d’autres termes, la démocratie a certes des outils de gestion (que sont les institutions et autres organes rattachés), mais elle a également des fondements qui forgent la mystique commune pouvant amener les groupes sociaux à adhérer au projet démocratique ou à le rejeter.
Le Comité d’experts a, à notre avis, commis un péché capital : celui d’avoir réduit la démocratie à l’architecture institutionnelle et à la bonne tenue des élections.
Mais il y a plus grave. Chacun sait que la transition démocratique consiste en fait à aborder les ruptures qui substituent l’Etat informel, aux institutions absentes ou factices à l’Etat formel, impersonnel, moderne où la régulation sociale ne s’opère plus sur la base de liens personnels, familiaux, tribaux, ethniques ou d’appartenance à des groupes d’intérêt divers, mais sur la base de règles prévisibles, acceptables par le plus grand nombre. A quoi sert-il d’évoquer Kurukanfugan si le Comité d’experts n’a même pas été capable de relever ses limites dans la mise en place d’un Etat démocratique ? Pour le folklore ?
2. L’absence de questionnement sur la finalité du projet démocratique
Le rapport du Cari est très explicite sur plusieurs aspects de l’habillage du projet démocratique à travers la mise en place des institutions, les statuts des dignitaires, les émoluments, le protocole. Le Comité a même trouvé très important de s’appesantir sur la coiffure du président de la République le jour de sa prestation de serment.
Au finish, l’impression générale est univoque : pour le Cari, la pérennité de la démocratie passe avant tout par le confort des dignitaires qui l’animent. Quid alors du peuple dont on se réclame et qui, selon la terminologie habituelle, est le vrai détenteur du pouvoir ?
Quelles questions s’est-on posé sur la pertinence et la performance des institutions et sur leur capacité à assurer un meilleur devenir des populations ? Comment faire en sorte que le citoyen ordinaire soit soustrait du racket quotidien de ceux-là justement qui ont été recrutés pourtant pour le protéger ?
Comment mettre l’administration publique au service des citoyens et éviter sa privatisation et sa clientélisation forcenée par des agents qui échappent désormais à tout contrôle ? Comment assurer la sécurité des droits de propriétés dans un pays où les paysans se font sauvagement exproprier à tour de bras de leurs terres ?
Comment assurer une plus grande justice sociale à travers une formalisation et une sécurisation des systèmes de solidarité quand l’exode rural, les mutations sociales au sein de la famille, la détérioration des systèmes de production précarisent le plus grand nombre ?
Comment garantir une réelle mobilité sociale à tous les fils et filles de ce pays à travers un accès équitable à l’emploi et aux services sociaux de base que sont l’habitat, l’école, la santé, l’eau potable ?
C’est au formatage des institutions de manière à ce qu’elles répondent de façon efficiente aux besoins essentiels des populations que le Cari aurait dû atteler. Car c’est par là que l’on peut espérer sur une réelle consolidation de la démocratie.
Il s’agit bien là d’une occasion manquée.
3. La monarchisation du pouvoir
Le Comité d’experts a opté pour le maintien du régime actuel, c'est-à-dire du régime semi-présidentiel (soit dit en passant, la question a été évacuée en une demi-page dans un rapport qui en compte plus de 250). La justification de ce choix repose sur des bases assez fragilisantes pour la démocratie :
Le rapport souligne que la désignation des hautes autorités politiques a obéi aux exigences démocratiques. Cette assertion est fort discutable dans la mesure où le second personnage de l’Etat, le Premier ministre a été nommé au moins à 4 reprises sans aucune référence à la majorité parlementaire. Il est vrai que la Constitution autorise le président à le choisir avec un pouvoir discrétionnaire. La Commission Daba maintient cette disposition qui inféode le PM au seul président de la République dont il tient tout son pouvoir et toute sa légitimité. De fait, ce régime semi-présidentiel est un régime présidentiel ultra fort, le PM n’étant qu’un doublon et un fusible du président qui n’est même pas obligé d’affronter les contre-pouvoirs institutionnels.
La principale justification que la Commission brandit pour justifier le choix est le cas du Niger (l’épisode de la cohabitation). L’exemple est trop casuistique et à la limite très superficiel. En effet, comme l’a fait remarquer René Passet (cf. L’illusion néo-libérale), dans un système socio-politique, le problème ne réside pas dans l’existence du conflit (qui est absolument inévitable et qui à contrario peut même s’avérer très vivifiant), mais dans le mode d’arbitrage du conflit. Verrouiller le système pour étouffer toute contestation revient à casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre. Et comment peut-on faire pour oublier Montesquieu ? "Si à l’intérieur d’un Etat vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas" (cf. Considérations).
Pour notre part, nous réaffirmons ici (cf. Projet politique de l’ADJ) que notre Constitution actuelle conférait déjà au Président de la République des pouvoirs quasi monarchiques car :
Il est le chef de l’Etat (art. 29)
Il nomme le Premier ministre et les autres ministres (art. 38)
Il préside le conseil des ministres (art. 39)
Il est le chef suprême des Armées (art. 44)
Il est le président du Conseil supérieur de la magistrature (art.45)
Il a plein pouvoir, par le biais du conseil des ministres qu’il préside, sur la nomination des officiers généraux, des gouverneurs de région, des ambassadeurs et des directeurs des administrations centrales (art.46).
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale
Certaines remarques s’imposent :
La mainmise du président de la République est totale sur l’administration. Cela pourrait être dicté par un impératif de responsabilité : au bout d’un mandat de 5 ans, c’est lui qui sera sanctionné par le vote des citoyens sur sa gestion des affaires publiques. Mais il est indéniable que la pression qu’il peut exercer sur tous les relais administratifs (ministres, directeurs, gouverneurs, préfets, sous-préfets) est de nature à fausser tous les résultats du vote qui ne devient alors qu’une simple formalité.
Mais il y a plus grave : le président de la République qui ne doit être que le chef de l’exécutif a une mainmise remarquable sur le pouvoir législatif (il peut dissoudre l’Assemblée nationale) et sur le pouvoir judiciaire (il est le président du Conseil supérieur de la magistrature, il a un quota de 3 juges au sein de la Cour constitutionnelle). Quand on y ajoute ses fonctions de chef suprême des Armées, l’on remarque que rien ne peut échapper au président de la République.
Mais cette concentration de pouvoirs entre les mains d’un seul homme ne suffisait pas au Cari.
Le Comité d’experts va encore plus loin. Il enfonce le clou en proposant de lui conférer en plus le pouvoir :
de nommer le président de la Cour constitutionnelle, sous le prétexte fallacieux que cette pratique permet d’éviter que le fonctionnement de l’institution ne se ressente des campagnes électorales ! On croit rêver ! Parce que le président de la République est lui aussi, avant tout un humain et rien ne pourrait l’empêcher de mener sa propre campagne au sein de l’institution. Mais la proposition nous paraît quasiment offensante à l’endroit de l’institution que l’on crédite a priori de l’incapacité de s’assumer en tant que structure républicaine. Pourquoi donc la maintenir si elle ne peut fonctionner correctement que sous stricte caporalisation ? Et où va donc la séparation des pouvoirs ? De nommer le directeur général des élections, de nommer le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel ?
Nous posons une question au Cari : en quoi de telles dispositions impériales peuvent-elles contribuer à consolider notre démocratie ?
4. Le manque de courage politique
A notre entendement, la coexistence d’une présidence de la République et d’une Primature pose déjà problème sur le plan de l’utilisation rationnelle des ressources de l’Etat au bénéfice des populations. Nous ne croyons pas que le Mali soit assez riche pour entretenir ce système de luxe. La suppression de la seule Primature (au profit d’un vrai régime présidentiel pondéré par le Parlement), pourrait permettre de créer 5 à 6 PMI/PME dans chacune des 703 communes du Mali en l’espace d’un seul mandat présidentiel et offrir des milliers d’emplois directs aux jeunes !
La suppression de la présidence de la République (au profit d’un régime parlementaire) allègerait encore beaucoup plus les charges de l’Etat. Que ces modalités ne choquent personne, cela se voit dans nombre de pays qui ne se portent pas plus mal que nous ! Le temps est venu de se désaliéner franchement des idées reçues, de la routine : elles sont confortables à court terme, mais meurtrières à long terme.
Et c’est cette vision et/ou ce courage politique qui ont manqué au Cari. Le Comité a tellement tenu à rester sur les sentiers battus qu’il propose en plus la création d’un Sénat. Car, que vaut un Sénat en dehors du fédéralisme ou d’une décentralisation assurant une véritable autonomie de gestion à des régions tenues par des conseils élus par les populations ? Dans ces conditions, qu’est un Sénat, sinon une autre succursale du pouvoir central, sinon qu’un autre poste budgétaire à satisfaire inutilement au détriment des besoins essentiels des populations ?
La démocratie n’a certes pas de prix, mais elle a un coût. Et ce coût pèse de plus en plus lourd sur la tête des populations pour lesquelles le rapport du Cari constitue un formidable bond en arrière selon le mot de Serge Halimi.
Nous terminons cette réflexion par la question du maintien de l’article 30 qui a donné lieu à un tapage médiatique de fort mauvais goût à notre avis. Parce que nous ne voyons pas en quoi le fait de respecter une clause constitutionnelle doit donner lieu à des éloges, quand bien même des voyous politiques ont osé violer dans d’autres pays leur serment. Ceux qui respectent le leur, après tout ne font que leur devoir de citoyen.
Parce que nous pensons par ailleurs que le rapport Cari ne ferme pas le débat : contrairement à ce que d’aucuns claironnent urbi et orbi, nous pensons que les dispositions proposées peuvent largement être battues en brèche et permettre à un ancien président de se porter candidat. Mais cela est un autre sujet de débat que nous aborderons en temps opportun.
Abdoul Traoré dit Diop
(président de l’ADJ)

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NOTE ZERO
Au président de Malifoot
Il est vrai que "charbonnier est maître chez soi", mais nous pensions qu’après les contre-performances de nos footballeurs que le nouveau président de la Fédération malienne de football alias Malifoot allait à tout le moins promouvoir de bonnes pratiques dans le management des équipes nationales ; faire de telle sorte que les efforts financiers, de construction d’infrastructures consentis par l’Etat puissent sortir notre sport-roi de la "poule" des jamais gagnants.
Dommage ! L’embellie n’aura finalement duré que le temps d’une convalescence. Comme le disent si bien les Bambara : "sonsoro tara, sonsoro nana". Traduction : c’est kif-kif bourricot ! Le précédent président, naguère dépeint en mauvais diable pourvu de cornes, ne serait-il plus qu’un enfant de chœur à côté de son successeur ? Pour ma part, je déplore le délit de mensonge de la FMF qui nous faisait croire que le Français Alain Giresse est le nouvel entraîneur national des Aigles du Mali. C’est tout faux !
Si l’ex-sélectionneur de l’équipe du Gabon reconnaît un accord de principe, il n’a pas encore signé et entend tout d’abord soumettre le contrat à la sagacité de son conseil juridique. Ce n’est peut-être même plus l’équipe du Mali qui intéresse ce coach, qui suit un autre lièvre : en étant cité parmi les probables successeurs de M. Domenech, l’entraîneur de l’équipe de France de football.
Pourquoi donc s’attacher à quelqu’un qui fait déjà preuve de détachement ? Et puis, entre nous, quelle peut être l’ambition réelle de Malifoot avec un entraîneur comme Giresse ? Une qualification sur le fil du rasoir et au mieux une élimination au 1er tour à Gabon/Guinée équatoriale-2010 ? C’est du moins la seule prouesse connue du Bordelais en Afrique.
Tiens, tiens ! N’est-ce pas que c’est sous le nouveau président de la FMF que des arbitres, comme des extra-terrestres, viennent livrer pieds et mains liés une équipe locale sur ses propres installations à ses adversaires plus fortunés ? N’est-ce pas que c’est sous le bureau actuel que le championnat a été boycotté pour un contrat qui en dit long sur la mésentente au sommet du football malien où c’est encore la loi de l’Omerta. Que dire des agressions verbales qui visent des médias qui ne soufflent pas dans la même trompette que Malifoot ?
Pour n’avoir pas su gérer au mieux les intérêts du foot malien, pour avoir tergiversé là où un minimum de poigne était nécessaire, le nouveau président de Malifoot, voyez-vous, mérite de porter le pendentif avec effigie âne, autrement dit la note zéro, qui distingue les mauvais élèves des bons. Brrr !
Bayer

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FUSION
L’US-RDA/Faso jigi est née
L’échiquier politique malien s’est enrichi d’un nouveau parti politique né samedi au CICB de la fusion de quatre partis politiques : l’US-RDA, le MJT, l’UDC et le Bdia/Faso jigi.
L’US-RDA/Faso jigi est le nom donné samedi au nouveau parti issu de la fusion de l’Union soudanaise Rassemblement démocratique africain, du parti Mali Jo ton (MJT), de l’Union pour la démocratie citoyenne (UDC) et du Bloc démocratique pour l’intégration africaine Bdia/Faso jigi au cours d’un congrès unitaire des quatre partis.
" Il s’agit d’un grand pas franchi dans la reconstitution de la grande famille politique du RDA au Mali et sur le continent", ont indiqué plusieurs responsables de partis politiques qui se sont succédé à la tribune. L’Union soudanaise RDA, section malienne, créée par Mamadou Konaté et Modibo Kéita, a connu une scission lors des élections présidentielles de 1992.
Elle va donner naissance au Bloc démocratique pour l’intégration africaine Bdia, créé par feu Mamadou Tiéoulé Konaté, et le PIDS. Ce parti, créé par Daba Diawara, a participé au processus de reconstitution, mais n’a pas accepté encore la fusion.
Dioncounda Samabaly, un des responsables du PIDS, répondant à l’appel formulé par le président d’honneur de l’US-RDA, Baba Akhib Haïdara, a imputé cet échec "aux vicissitudes de la vie". Toujours est-il que le parti reste ouvert et souhaite ardemment le retour du PIDS au sein de l’US-RDA a insisté le président d’honneur.
Pour les nombreux leaders politiques maliens et des sections RDA du Niger, du Burkina Faso et de la Guinée Conakry présents à la cérémonie d’ouverture, ce rassemblement de la famille RDA en appelle à d’autres qui ne "sauraient tarder" à en croire le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) Tiébilé Dramé. Pour la section RDA du Niger, ce rassemblement sera un exemple pour le Niger. Aux dires de M. Djamenatou, délégué du RDA/Niger, le RDA au Niger va aussi reconstituer bientôt.
Aux termes des travaux, les congressistes ont mis en place une direction de mission. Cette direction aura pour tâche principale de travailler à l’organisation dans les prochains jours d’un congrès ordinaire qui va désigner le président du parti qui pourrait probablement être le candidat aux prochaines élections présidentielles.
L’US-RDA, en allant à sa reconstitution, n’a pas caché son ambition de conquérir le pouvoir en 2012 et à défaut d’être une force avec laquelle il faudra composer. Les différents responsables des partis qui se sont fusionnés l’ont dit et redit.
Denis Koné

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OFFICE DU NIGER
La méthode Himo fait ses preuves
Un mois après le lancement des travaux de haute intensité de main d’œuvre (Himo) à Kouyan N’golobala (Niono) pour l’enlèvement des plantes aquatiques par des jeunes ruraux le résultat est là, probant : les canaux ont été libérés de la salvinia molesta. En tournée dans la zone mercredi dernier, le PDG de l’Office du Niger s’en est rendu compte.
Il y a un mois jour pour jour, c’est-à-dire le 3 avril 2010, le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger, en compagnie du PDG de l’Office du Niger, procédait au lancement des travaux de haute intensité de main d’œuvre (Himo) pour l’enlèvement des plantes aquatiques nuisibles dans les canaux d’irrigation. Au deuxième jour de sa visite de terrain mercredi, le PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, est allé à Kouyan N’golobala (Niono) pour voir l’évolution des travaux sur le terrain à l’orée du démarrage de la campagne agricole 2010-2011.
Et apparemment le PDG n’a pas été déçu. A vue d’œil, le résultat est satisfaisant. En peu de temps, les jeunes ruraux recrutés pour les besoins de la cause sont parvenus à nettoyer les canaux draineurs. Aujourd’hui, à N’golobala, les canaux (le partiteur KO1 et le sous-partiteur KO1-1G) ne souffrent plus des plantes aquatiques nuisibles. La mise en œuvre des travaux Himo a donné lieu le jour du lancement du projet à la signature d’une convention entre l’Office du Niger et le GIE Sabougnouman.
L’opération, qui est à sa première année, coûtera plus de 5 millions de l’Office du Niger. Ce choix vise à vaincre non seulement la pauvreté mais aussi à lutter contre le chômage des jeunes. Fervent partisan de la combinaison de la solution emploi à haute intensité de main d’œuvre à celle hydraulique et à celle des prestataires, le PDG de l’Office du Niger n’a pas fait mystère de sa satisfaction. Selon lui, "si la lutte contre les plantes aquatiques nuisibles réussit, l’Office du Niger connaîtra des jours meilleurs".
Sur ce chantier, des réflexions sont ouvertes avec les cadres de l’Office du Niger pour venir à bout du fléau. A N’golobala, M. Dénon a fait part de toute sa satisfaction aux jeunes ruraux pour la qualité du travail. Devant cette opération de charme, il a demandé que les canaux soient désormais surveillés par des brigades d’entretien de surveillance.
" Je ne peux que saluer les jeunes pour avoir massivement adhéré à l’initiative". Et au patron de l’Office du Niger d’expliquer que l’un des avantages du paiement de la redevance eau découle de cela. "Les fonds de la redevance eau seront utilisés dans l’entretien des réseaux d’irrigation afin d’assurer la disponibilité de l’eau dans les casiers". A propos, la zone de Niono est à ce jour à 98 % du paiement de la redevance. Une action que Kassoum Dénon a saluée tout au long de son périple.
Toujours à Niono, le PDG de l’Office du Niger a visité des distributeurs dans les Falas. Là-bas, il a instruit à l’entreprise chargée de l’enlèvement des plantes aquatiques de renforcer les dispositifs sur le terrain en augmentant le nombre de barils pour contrer l’avancée des plantes aquatiques nuisibles et en procédant à leur enlèvement immédiat.
Le PDG et sa délégation ont ensuite rallié N’débougou, où la lutte contre les plantes aquatiques a occupé une place de choix dans les échanges. Dans cette localité, il a été convenu de réunir les GIE dès cette semaine pour déclencher l’offensive contre les plantes nuisibles.
Au-delà des plantes aquatiques, le PDG de l’Office du Niger a également jeté un coup d’œil sur certains projets et infrastructures réalisés ou en cours de réalisation dans la zone. Pour ce qui est du projet Retail, il a été indiqué que le planage des parcelles dans la zone de N’débougou se poursuit normalement. Sur les 1950 hectares à réaliser, 500 hectares seront réceptionnés au 1er juin 2010.
Pour une bonne formation et information des producteurs, l’Office du Niger a installé une antenne radio à Niono que le PDG a visité. Kassoum Dénon a réaffirmé que la radio de Niono sera une radio au service des exploitants agricoles et de la collectivité. Réputé pour son indépendance d’esprit, il a fait savoir que "la radio de Niono ne sera pas utilisée à des fins propagandistes, mais pour la formation, l’information et le renforcement des capacités des producteurs".
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

 

NOUVEAU VILLAGE DE WOROKOTIE
Les familles logées
Suite aux travaux d’aménagements hydro agricoles de l’Office du Niger, les habitants de l’ancien village de Worokotié (N’débougou) déplacés ont désormais leur site de recasement.
Tout comme des populations de Kolongo, celles de l’ancien village de Worokotié ont aussi bénéficié d’un site de recasement dénommé "Nouveau village de Worokotié". Le PDG de l’Office du Niger en tournée dans la zone de N’débougou le mercredi 28 avril 2010, s’est rendu sur le site. Essentiellement peuls, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont demandé et obtenu des aménagements rizicoles.
Pour ses travaux, il a été constaté que le village en question est installé sur le site devant être aménagé. C’est dans ce cadre qu’un site de recasement de 10 hectares a été mis à la disposition des populations de l’ancien village de Worokotié. Plus de 100 familles doivent être logées sur le nouveau site.
Selon Boubacar Konaté, chargé de la coordination du projet N’débougou III, personne ne déboursera un franc pour la construction de sa parcelle. "C’est le projet qui se chargera de la construction. Il sera construit pour chaque résident des chambres avec battant". Il est aussi prévu la réalisation d’une grande artère principale et de trois artères secondaires mais aussi des puits et d’autres infrastructures sociales. De même, les habitants seront les premiers bénéficiaires des parcelles en cours d’aménagement.
Les populations de l’ancien village de Worokotié ont salué le PDG de l’Office du Niger pour les mesures d’accompagnement à la faveur des travaux d’aménagements hydro agricoles dans la zone. Sur le nouveau site, les choses avancent vite, car du démarrage des travaux il y a environ deux semaines, au moins une vingtaine de maisons sont sorties de terre.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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DANS LA PEAU D’UN CLANDESTIN
La grande leçon de morale Eyjafjallajoekull
L’imprononçable volcan islandais a assombri le ciel européen. Pendant plusieurs jours, des milliers de passagers sont restés bloqués dans les aéroports du monde. Même les plus grands dirigeants de la planète ont dû repousser leurs déplacements professionnels contre leur gré.

Des présidents interdits de voyages à l’étranger, inédit et incongru mais ce n’est que justice ! Maintenant, ils auront au moins un avant-goût de la galère des ressortissants africains qui cherchent en vain un visa pour l’Occident. J’aimerais bien poser une question à Angela Merkel. Que fait-il de vivre le périple des clandestins, se trouver obliger de prendre la route ? Dame Merkel de retour de San Fransisco a dû atterrir à Lisbonne avant de traverser plusieurs pays en voiture pour regagner l’Allemagne.
Bien qu’elle se soit déplacée sous cortège et en voiture blindée, mais quand même c’est une Angela Merkel toute fatiguée et froissée qui est arrivée à Berlin. En la voyant descendre de voiture, j’ai beaucoup pensé à Nicolas Sarkozy. J’aurais voulu que ce soit lui et j’ai un moment pensé : ce serait bien que les nuages restent sur l’Elysée. Ainsi, Sarko courra moins le monde pour donner des leçons ou rentrer en vainqueur avec "ses otages" libérés.
Rester un peu chez soi serait par contre souhaitable pour les dirigeants africains. J’espère du fond du cœur qu’un autre volcan fera irruption pile avant le 14 juillet 2010. Ce sera le seul moyen de les empêcher de participer à la célébration de la fête nationale de la France, commémorant le cinquantenaire des indépendances.
Ah présidents africains que ce volcan vous serve de leçon aussi ! Des centaines de structures ont dû tenir leurs réunions par vidéoconférence. Que cet outil vous serve et vous permette d’économiser les millions de dollars jetés dans des sommets coûteux (avec leurs lots de cocktails, billets d’avion en classe affaire…) et sans grand intérêt pendant que les populations crèvent de faim.
Ce volcan est un appel à la raison destiné au monde entier. Soyons raisonnables dans les actes que nous posons et restons solidaires. Notre société s’engouffre dans l’hyperactivité, la rapidité, le manque d’humanisme. Et si nous prenions un peu plus de temps pour voyager à pied, en voiture, par bateau, descendre dans les villes et se mêler aux populations au lieu de survoler leur espace aérien !
Eyjafjallajoekull, non ce n’est pas une erreur de frappe, plutôt le nom du volcan, nous apprend que l’homme reste une créature de Dieu, un être vulnérable avec des limites. Nous ne pouvons et nous ne pourrons jamais contrôler la nature. Elle se rebelle quand elle veut et rend caduques mille années de labeur, d’ingéniosité : nous laissant dans une grande désolation.
Ces derniers jours, ce désespoir était perceptible dans les yeux de milliers de voyageurs bloqués loin de chez eux. Comme leurs dirigeants, certains citoyens ordinaires européens sont passés du statut de touristes à celui de clandestins. Le monde à l’envers ! Tel était le cas de ce groupe d’amis rentrant de vacances de la Thaïlande. Ils étaient à bord d’un appareil de la compagnie aérienne Aeroflot.
Leur escale de trois heures à Moscou a finalement durée 4 jours. C’est sous escorte policière et surveillance 24 h/24 qu’ils ont été conduits dans un motel, car n’ayant pas de visa russe. Que dire de ces images de touristes anglais, regagnant l’île, entassés sur les ponts des Ferry ? Difficile de ne pas penser aux milliers d’immigrés qui ont rejoint l’Amérique par bateau, difficile de ne pas penser aux milliers d’Africains qui essayent de gagner l’Europe dans des embarcations de fortune, car quelqu’un dans une ambassade leur a dit que l’Europe ne pouvait plus accueillir la misère du monde. Qui sont-ils pour leur interdire de voyager ? La terre n’est-elle pas universelle ?
Si, elle l’est. Si non, pourquoi des fumées islandaises empêcheraient des fleurs kenyanes d’être transportées et vendues en Europe ? Si, elle l’est. Si non, pourquoi des cendres islandaises bloqueraient des touristes malaisiens à l’aéroport Kennedy de New York ? C’est bien la preuve que cette planète nous est commune, qu’il devrait y avoir une chaîne de solidarité globale.
D’ailleurs, elle s’est constituée durant cet événement si nous excluons ces personnes qui veulent profiter de chaque situation pour se faire de l’argent sur le dos des infortunés comme ces chauffeurs de taxi sans scrupule facturant jusqu’à 10 000 dollars des trajets reliant Moscou à Berlin. Cela dit, à Bamako, des touristes français ont pu bénéficier de l’hospitalité de leurs hôtes maliens en partageant leurs repas et lits sans frais jusqu’à la reprise des vols vers la France.
Internet s’impose comme la plus grande chaîne de solidarité. Sur Facebook, Twitter, les forums de discussions, des citoyens ont proposé des tenues de rechanges, une place dans une voiture… Pour la petite anecdote, un couple rejoignant ses proches, en Angleterre, pour son mariage "humaniste" et bloqué à l’aéroport de Dubaï a pu assister à la cérémonie à distance via une webcam. Les tourtereaux ont bénéficié de la générosité du personnel d’un grand hôtel de l’aéroport de Dubaï qui leur a offert un gâteau de mariage dans un décor de conte de fée.
D’autres ont été moins chanceux. Des cérémonies de mariages ratées, des malades en pénuries de médicaments, des signatures de contrats reportés sine die… C’est vrai, mais le calvaire vécu par ces milliers de passagers n’est que passager. Le calme reviendra, les angoisses et les crises de nerf finiront bien par passer. Les Etats européens, voire les assurances, prendront en charge une partie des dommages alors que l’immigré ligoté et renvoyé chez lui n’a plus de perspective et l’aventurier qui se voit refuser un visa risque de perdre sa vie ou de la passer à trouver la formule pour rejoindre l’Europe ou l’Amérique à la recherche d’un bonheur hypothétique.
Aujourd’hui, un volcan paralyse le trafic aérien, demain que Dieu nous en garde, une tragédie bloquera le système électrique, financier… Et si un jour, par un mauvais concours de circonstance, ces événements se produisent en même temps, alors ce sera forcément la fin du monde. Allah Akbar !
Birama Konaré

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SYNDICATS
UNTM entre satisfactions et attentes
En prélude au 1er mai, fête du travail, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a tenu le vendredi 30 avril une conférence de presse à la Bourse du travail pour faire part de ses satisfactions et attentes.
D’entrée de jeu, Siaka Diakité, le secrétaire général de l’UNTM, a exprimé la déception de l’Union par rapport au sort réservé à ses revendications. Il a déploré que malgré la volonté de dialoguer et l’ouverture du syndicat au compromis, le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali l’entraînent dans un exercice compliqué de dilatoire. "Or ceci pourrait déboucher indubitablement sur un conflit que nous aurons de la peine à circonscrire".
Les revendications de l’UNTM, aux dires de Siaka Diakité, n’ont rien d’excessives. Il a regretté que depuis 2008 le gouvernement et le patronat tournent sur eux-mêmes et sur des réponses que la centrale syndicale a simplifiées chaque fois qu’ils ont prétendu n’avoir rien compris.
Le 1er mai de cette année a coïncidé avec la célébration des cinquante ans de l’accession de notre pays à l’indépendance. Une occasion pour le premier responsable de l’UNTM de faire un survol de l’histoire de l’Union. Selon le patron de l’UNTM, l’organisation syndicale est restée égale à elle-même de sa création à aujourd’hui.
Il expliquera que l’UNTM est la plus vieille organisation de masse de notre pays. Faisant le bilan de cinquante ans de combat de l’Union pour la cause des travailleurs, il a parlé de la réussite de la privatisation de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), de la finalisation du plan social de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). Il a également fait le point du plan social de l’ex-Itema, des revendications des travailleurs de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma).
Selon M. Diakité, les ex-travailleurs de l’ex-Itema sont aujourd’hui totalement entrés dans leurs droits. Le conférencier fera savoir que "ce soir (Ndr : vendredi soir), on sortira définitivement du dossier trompé de l’Huicoma".
Siaka Diakité dira que chaque année l’Etat octroie 25 millions de F CFA de subvention à l’UNTM. Selon le conférencier, celle-ci est un droit. Siaka Diakité a conclu qu’il n’y a aucune difficulté entre l’UNTM et ses démembrements.
A la veille de chaque 1er mai, l’UNTM rencontre la presse pour expliquer les préoccupations des travailleurs. C’est dans ce cadre qu’elle a animé cette conférence de presse
Sidiki Doumbia


Défilés et soirées récréatives
A l’instar de la communauté internationale, la fête du 1er mai a été marquée dans notre pays par des défilés d’organisations syndicales, de manifestations folkloriques et sportives et des soirées récréatives.
En cette occasion, le bureau exécutif de l’UNTM, en collaboration avec l’ORTM a organisé une émission spéciale "Top étoiles". L’enregistrement de cette émission avait eu lieu mardi à la Bourse du travail avec comme invitée principale Dialou Damba. Plusieurs autres activités ont été organisées par UNTM.
S. D.

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COUPE CORPO
L'Amap fait honneur à la presse nationale
L'Agence malienne de presse et publicité (Amap) était la grande favorite de l'édition 2010 de la Coupe Corpo et les hommes de notre confrère, Souleymane Drabo ont fait honneur à leur statut. Samedi, ils ont terminé en beauté en battant l'AS Douanes 3-0 aux tirs au but sur le terrain de l'ex-SNJ (service national des jeunes).
A l'issue du temps réglementaire, les deux équipes n'avaient pu se départager (1-1), Arouna Coulibaly de l'AS Douanes répliquant à la 68e à Souleymane Alpha Diallo qui avait ouvert le score en première mi-temps. La finale qui s'est déroulée en présence du secrétaire général de l'UNTM, Siaka Diakité, et du directeur général de l'Amap, Souleymane Drabo, et du patron de la douane, le colonel Amadou Togola, a été d'un bon niveau technique.
Si les joueurs de l'Amap ont dominé la première période, force est d'admettre que ceux-ci ont été submergés au retour des vestiaires. Mais après l'égalisation d'Arouna Coulibaly, nos confrères ont tenu bon face aux douaniers dont l'équipe a été créée, il y a quelques mois avec comme objectif, la montée en première division dans les années à venir. C'est dire que l'Amap avait en face un adversaire de taille dirigé par deux hommes qu'on ne présente plus dans le monde du football : Yaya Traoré ancien secrétaire général de la JA et du CSK et Ibrahima Soumbounou ancien président de la section football du Stade malien.
Malgré la présence de ces deux hommes, les Jaunes et noirs (Amap) ont joué totalement décomplexés et c'est fort logiquement qu'ils seront sacrés à l'issue de la séance des tirs. En plus du trophée qui a été remis par le secrétaire général de l'UNTM, l'Amap a remporté les titres de meilleure attaque (20 buts) et de meilleur buteur du tournoi décerné à Ibrahim Kéita (7 réalisations).
La meilleure défense est celle de l'AS Douanes (2 buts encaissés), tandis qu’Issa Doumbia, sociétaire du Casino a été désigné meilleur joueur de la compétition. La Simplast qui a été sèchement battue 10-0 par l'Amap, se console avec le trophée fair-play.
Au total 121 buts ont été marqués en 37 matches, 138 cartons jaunes et 14 cartons rouges distribués. Vivement l'édition 2011 !
H. T.

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