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2010

Mois de juin

Les Echos du 28 juin

 

NOTE ZERO
Au DG de l’OMH
Quatorze ans au même poste remplissent jusqu’au cou un homme. Et s’il veut encore travailler, il n’aura plus rien à prouver en dehors du train-train quotidien, conséquence de la saturation inhérente à la nature humaine, mais s’il veut manger, alors son appétit ira s’amplifiant au point qu’il en arrivera à manger des deux mains, ses deux pieds posés sur sa table de travail.
C’est un peu cette mésaventure qui arrive au directeur général de l’Office malien de l’habitat (OMH). En poste depuis Patraba (Faidherbe) - comme aiment à plaisanter les Bamakois pour parler de la longévité administrative d’un agent de l’Etat -, il est le seul Malien à pouvoir se vanter d’avoir porté le titre de directeur général de l’OMH si jamais il y avait un big-bang aujourd’hui.
On pouvait lui tresser des lauriers, le porter sur un piédestal s’il avait été de ces cadres vertueux, travailleurs, patriotes… un exemple pour ses jeunes collaborateurs. Au lieu de cela, il a pris sur lui la responsabilité de faire réparer un véhicule de son service au prix du neuf, à peu près à 21 millions de F CFA, ce qui représente le coût de cession de 3 logements sociaux de type F3 en tôle.
Nec plus ultra de la chose : notre brillant cadre indéboulonnable a décidé de gâter aussi quelqu’un en suscitant un avenant, c’est-à-dire un surplus à payer par le contribuable dans les travaux d’aménagement de Diafarana-ko. Ces affaires se sont passées sous nos yeux, Dieu Seul sait ce que nous ignorons. Que la nuit reste donc un mystère pour le jour !
Il se dit donc intérieurement que le frère du patron repu jusqu’au rot est un épouvantail de plus pour éloigner tous ceux qui veulent être calife à sa place de calife. Et oui, on est au Mali des paradoxes. Le président de la République n’a droit qu’à un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois et l’on crie à la chasse aux sorcières dès qu’un "prédateur", qui a plus de 10 ans de fonction est débusqué. Qui a déjà parlé de "monstre sacré" ?
Toujours est-il que toutes les contestations autour de la distribution des logements sociaux ne sont peut-être pas forcément des preuves de l’incompétence de la Commission. Avec un homme de la trempe du DG de l’OMH, capable de tous les excès de zèle, il n’est pas interdit de penser qu’elle est torpillée pour prendre tous les coups.
La note zéro qu’il mérite n’est qu’un moindre mal. L’homme pieux est celui là qui refuse de céder aux caprices réels ou supposés de son supérieur et se garde de dilapider l’argent public, qui craint le Grand Jour, quitte à perdre son fauteuil. Dommage !
Bayer

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PRESIDENTIELLE GUINEENNE
L’adieu à la dictature cinquantenaire !
Pour un bon déroulement du scrutin d’hier, le général Sékouba Konaté avait rencontré la veille les 24 candidats pour les informer de l’importance du scrutin qui constitue l’espoir d’une sortie de crise. Il a appelé les candidats à prendre leurs responsabilités pour éviter les violences.
Le général Konaté avait invité les partis politiques à plus de patriotisme pour une élection apaisée, libre et démocratique. Il avait indiqué qu’il est important de se dire la vérité pour que ces élections soient une réussite. « Je n’accepterai pas pendant cette élection d’assister à une guerre à cause d’un quelconque intérêt personnel », avait-il prévenu.
Il a félicité le Comité de transition, qui a prouvé qu’une nouvelle Guinée est possible. Selon la présidente du Comité national de transition, Hadja Rabiatou Sarah Diallo, le gouvernement de la transition a travaillé pour parvenir à des résultats à la hauteur des souhaits. Il a posé des actes fiables pour parvenir à un processus électoral crédible. Malgré ces actions pour le changement de la Guinée, beaucoup reste à faire dans le domaine de la restauration de la sécurité et de l’unité.
Le Pr. Alpha Condé a, au nom des leaders politiques, félicité le général Sékouba Konaté pour avoir installé de l’ordre, et pour toutes ses initiatives qui ont permis ce début de changement.
Anne-Marie Kéita
(envoyée spéciale à Conakry)

 

POTINS
4 224 272 électeurs
Ils étaient 4 224 272 électeurs invités à se rendre aux urnes dimanche pour élire librement le président parmi 24 candidats. 8424 bureaux de vote étaient ouverts sur tout le territoire national. Selon le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ben Sékou Sylla, toutes les dispositions avaient été prises pour le bon déroulement du scrutin et pour que les résultats reflètent la réalité du terrain. Les citoyens étaient au rendez-vous pour élire le candidat de leur choix. Un ouf de soulagement pour beaucoup.
La mobilisation des populations
Pour ces élections guinéennes, les populations se sont mobilisées. Pour certains, c’est un devoir civique, pour d’autres c’est le seul moyen de sortir de la spirale dictatoriale qui a étreint la Guinée. A 5 h du matin, certains électeurs étaient déjà au rendez-vous. On pouvait lire sur les visages un sentiment de fierté d’élire enfin librement un président de la République. La seule difficulté est que certains avaient du mal à retrouver leur bureau de vote faute de sensibilisation.
Les militaires votent aussi
Contrairement à ce qu’a annoncé la Céni lors d’une conférence de presse, les militaires devaient voter en tenue civile. A notre passage au camp Almamy Samory Touré dimanche, nous avons remarqué que cette consigne n’avait pas été respectée par tous. Des forces de l’ordre étaient en tenue militaire.
Ni véhicules ni motos
Pour permettre un bon déroulement des opérations de vote, il a été décidé par les autorités qu’aucun véhicule ne devait circuler. Ce qui a compliqué le déplacement des électeurs vers les bureaux de vote. Certains devaient se lever à 5 h et faire plus de 5 à 10 kilomètres à pied. Seuls les véhicules autorisés, c'est-à-dire ceux qui avaient les Laissez-passer pouvaient circuler.
Un camp militaire inauguré
Le général Sekouba Konaté a inauguré le 26 juin le camp militaire Camayenne. La construction de ces bâtiments cadre avec la volonté du chef de la transition guinéenne de bâtir une armée forte. Cet ouvrage comprend un bloc administratif, un bloc de commandement, un complexe scolaire, une infirmerie, des logements pour soldats et un mess.
Les Chrétiens pour la paix en Guinée
Dans la cathédrale Sainte Marie de Conakry, une messe spéciale pour la paix en Guinée a été célébrée le samedi dernier. Mgr Vincent Coulibaly, dans son homélie, a demandé aux fidèles de prier pour tous les Guinéens afin que le président qui sera choisi soit en mesure de diriger le pays, qu’il soit à l’écoute du peuple et même ceux avec qui il ne partage pas les mêmes opinions politiques. Il a invité les citoyens à plus de sagesse et de responsabilité pour la paix. Au peuple guinéen, l’archevêque recommande que tout le monde s’agenouille et demande pardon pour les actes de violence.
A.-M. K.

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ELECTION PRESIDENTIELLE GUINEENNE
La réponse massive de sa diaspora au Mali
Une première pour la Guinée Conakry, l’élection présidentielle démocratique s’est déroulée ce dimanche 27 juin 2010, en Guinée et partout où se trouvent ses ressortissants.
Avec 6006 votants pour cinq centres de vote, la communauté guinéenne bamakoise a pu s’exprimer. Alignés séparément, les hommes et les femmes ont répondu massivement à l’appel patriotique. Sans expérience, le vote a accusé beaucoup de lenteur. En effet, les électeurs étaient nombreux à se plaindre et les délégués de candidats et autre personnel des bureaux de vote effectuaient des vérifications laborieuses des votants, les rangs s’allongeaient et les électeurs s’impatientaient.
Un superviseur du RPG, le parti d’Alpha Condé, Mamadou Magassouba, explique qu’il n’était prévu que deux bureaux de vote. Dans la foule impatiente et fatiguée, il essaie de calmer les tensions. Un électeur furieux, ne comprend pas la présence d’une seule urne. « Tous les fichiers et les urnes sont venus de Conakry, il était prévu de n’avoir que deux bureaux de vote. Il nous a fallu renégocier les trois autres. », a soutenu M. Magassouba.
Tout comme M. Magassouba, M. Barry, présent depuis 7h, sent la fatigue et regrette l’insuffisance de bureaux de vote, d’urnes et surtout d’espace. Contrairement au centre de Kati, le consulat était plein à craquer ! Du bureau jusque dans la rue, les rangs étaient serpentés. Malgré le soleil et la lenteur, les électeurs discutaient et riaient. Certains jeunes ne rataient pas une occasion pour faire du bruit.
Après l’enrôlement, les documents ont été envoyés en Guinée pour y être enregistrés. Dans le bureau n°2, au consulat guinéen, consul et représentant de la Ceni guinéenne, Malick Diallo se sont dit contents de l’engouement qu’il y a autour de cette première élection démocratique.
Débout depuis 6h du matin, les représentants des partis politiques qui sont observateurs et souvent assesseurs, ne se découragent pas à guider les électeurs et s’assurer de la transparence du processus.
Aminata Amadou LAH
(Stagiaire)

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ASSEMBLEE NATIONALE
Le HCI remet ses conclusions ce lundi
C’est en principe ce lundi que le Haut conseil islamique du Mali (HCI) doit remettre ses conclusions au bureau de l’Assemblée nationale sur le projet du Code des personnes et de la famille.
El hadj Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali, et sa délégation ont eu plusieurs séances de travail avec une équipe de députés pour aboutir à un consensus autour du Code des personnes et de famille. Sur plus d’un millier d’articles, l’association islamique s’insurge contre une dizaine particulièrement les articles ayant trait à la succession et à la filiation.
La grande protestation des associations islamiques, qui avaient drainé des milliers de personnes au Stade du 26 Mars en août dernier, avait incité le président de la République Amadou Toumani Touré a renvoyé le Code devant les députés pour une seconde lecture.
Selon des indiscrétions, la rencontre de mercredi dernier entre députés et HCIM a été très houleuse, les députés reprochant au HCI de les avoir vilipendés sans avoir lu tout le Code. Pour un député, le président du HCI aurait reconnu ce reproche et demandé un pardon auprès des honorables.
Si les députés et le HCIM parvenaient à accorder leurs positions, le vote du Code pourrait intervenir dans les prochains jours, la présente session devant prendre fin le 3 juillet.
Denis Koné

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21e ASSEMBLEE GENERALE DE KAFO JIGINEW
153,7 millions de F CFA de bénéfice en 2009
Kafo Jiginew a tenu sa 21e assemblée générale le 25 juin 2010. Il ambitionne de couvrir, d’ici à 2012, le territoire national grâce à la diversification de ses produits et à son dynamisme commercial. Les résultats obtenus en 2009 dans un contexte de crise expliquent son enthousiasme.
Amadou Cissé, le représentant du ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, qui a présidé vendredi dernier à Bamako la 21e assemblée générale de l’institution de micro finance, a salué "les résultats remarquables" obtenus par Kafo Jiginew. Après avoir félicité la direction générale et le personnel, les sociétaires et les partenaires, il a annoncé que le renforcement des services financiers décentralisés (SFD), qui contribuent à réduire la pauvreté, va se poursuivre.
De nouvelles mesures, a-t-il indiqué, qui devront être mises en place tourneront autour d’une surveillance plus grande des institutions de micro finance. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) et la Commission bancaire y joueront un rôle essentiel. Ce renforcement de la stratégie nationale devra combler les insuffisances constatées (faiblesse des ressources humaines, de la gouvernance et accroissement des impayés, etc.)
En attendant, malgré un environnement difficile, marqué par les crises alimentaire, énergétique et financière, Kafo Jiginew, qualifié de "leader de la micro finance au Mali" par le président de son conseil d’administration, a enregistré un résultat bénéficiaire de 153 779 739 F CFA au 31 décembre 2009.
Le directeur général de Kafo Jiginew, Aliou Sidibé, a détaillé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2009. Ceux-ci font apparaître un total de bilan de 24 808 679 679 F CFA au 31 décembre 2009 contre 22 352 431 434 F CFA au 31 décembre 2008, soit une augmentation de 11 % ; un total des produits financiers de 5 330 420 882 au 31 décembre 2009 contre 4 386 073 837 F CFA au 31 décembre 2008, soit une hausse de 21,5 % et un résultat bénéficiaire de plus de 153,7 millions de F CFA.
A en croire M. Sidibé, le portefeuille à risque à 90 jours de son institution est de 4,4 %, soit un remboursement de 95,6 % contre une norme Bcéao de 95 %. "Le niveau de capitalisation, qui mesure la solvabilité de l’institution, est de 17,4 % au 31 décembre 2009 contre une norme minimum de 15 % admise par la Bcéao".
Causes et ambitions
Le DG a annoncé, pour 2010, la poursuite de la mise en place des crédits intrants en zone cotonnière ainsi qu’en zone rizicole malgré les risques ; la poursuite de la diversification en milieu rural avec une ouverture en direction des zones Office du Niger et Office riz Ségou ; l’accentuation de l’effort de collecte de l’épargne, la modernisation du système d’information et de gestion, etc.
" En perspectives, le programme de développement de Kafo Jiginew devrait lui permettre de diversifier, moderniser et mieux sécuriser son activité, accroître sa dimension nationale en renforçant sa présence à Bamako, consolider ses activités en zone Mali-Sud et s’implanter dans les capitales régionales de Ségou et Kayes", a dit Alou Sidibé. Il a apprécié à sa juste valeur l’appui des autorités et de tous les partenaires de Kafo Jiginew, singulièrement la Banque nationale de développement agricole (BNDA), la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam).
Intervenant au nom du Groupe crédit coopératif français, Nicolas Chaigneau a conseillé à Kafo Jiginew "la maîtrise des risques", "la formalisation des documents", "le renforcement des ressources humaines", "la maîtrise des fraudes internes et externes", car, soulignera-t-il, "l’épargne qui existe est l’épargne des plus modestes".
Notons que Kafo Jiginew offre des services financiers de proximité (épargne, crédit, micro assurance, transfert d’argent, etc.) au plus grand nombre de personnes au Mali pour l’amélioration de leurs conditions de vie. La première caisse a été créée en 1987 à Kanico (Sikasso). La dernière caisse à voir le jour l’a été le 24 juin 2010 à Kangaré, également dans la région de Sikasso.
Depuis plus de 2 ans, la direction générale s’est installée à Bamako en zone ACI-2000. De plus, de 113, les caisses sont passées à 19. Les caisses de Kimparana (un diplôme et 500 000 F CFA), Kolondiéba (un diplôme et 300 000 F CFA) et M’pessoba (un diplôme et 200 000 F CFA) ont été récompensés par l’assemblée générale.
Abdoul M. Thiam


D’autres chiffres…
Le nombre de sociétaires de Kafo Jiginew a atteint les 273 524 en 2009. L’encours d’épargne a augmenté de 15 % pour s’établir à 14,356 milliards de F CFA. L’encours du crédit a été de 15,871 milliards de F CFA. Kafo Jiginew a créé 32 emplois au cours de la même période, ce qui porte son effectif total à 588 salariés…
A. M. T.

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JOURNEE DU PAYSAN
La pisciculture à l’honneur

La 8e édition de la Journée du paysan s’est tenue le jeudi 24 juin à Sélingué sur "la promotion de la pisciculture pour une gestion durable des ressources halieutiques". A la faveur de la journée, des doléances comme la mise en place d’un budget spécifique pour le développement de la pisciculture et l’organisation des professionnels de la filière ont été soumises au président de la République.
Après Mopti, Kita, Ségou, Manabougou, Selinkégny et Kasséla, la Journée du paysan a été accueillie cette année par Sélingué (Commune de Baya, cercle de Yanfolila). Elle a été un cadre de dialogue direct entre le président de la République et les producteurs. Le thème central de cette 8e édition portait sur : "la promotion de la pisciculture pour une meilleure gestion des ressources halieutiques".
La Journée a débuté jeudi aux environs de 10 h par une rencontre entre le président de la République et les producteurs. Ils ont fait part au chef de l’Etat de leur préoccupation en faisant des propositions qui visent le développement de la pisciculture et la gestion durable des ressources halieutiques.
La tenue de la Journée du paysan a été précédée par deux jours de rencontre préparatoire. Aux dires de Bakary Togola, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), des professionnels de l’agriculture, avec l’appui des techniciens, ont fait un diagnostic des contraintes et défis majeurs liés à la promotion de la filière poisson en général et de la pisciculture en particulier. M. Togola ajoutera que des recommandations ont été dégagées pour donner une nouvelle vision à l’élevage des poissons.
Des producteurs ont recommandé l’organisation des professionnels de la pisciculture. Ils ont souhaité leur formation sur les bonnes pratiques, l’insertion de la construction des routes dans le cahier des charges des entreprises ; la réalisation de retenues d’eau pour la pisciculture, l’augmentation des agents des services d’encadrement de la pêche et la mise en place d’un budget spécifique pour le développement de la pisciculture avec un volet exonération des infrastructures et équipement nécessaire à la production, à la transformation, à la conservation et à la commercialisation.

Des nouvelles infrastructures
Le choix du thème de la journée du paysan de cette année se justifie, selon Bakary Togola, par la place de la filière poisson dans la sécurité alimentaire à travers une production annuelle de plus de 160 000 tonnes, dans la création d’emplois et la réduction de la pauvreté.
La rencontre a été suivie par le lancement de la campagne agricole 2010-2011 par le président de la République qui avait à ses côtés plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le gouverneur de la région de Sikasso, le président de l’Apcam, des autorités locales de Yanfolila et des producteurs.
Le président a rappelé que la célébration de la Journée du paysan et le lancement de la campagne agricole sont devenus une tradition. ATT avait, faut-il le noter, inauguré l’écloserie de la station d’alevinage de Sélingué, la route Sélingué-Carrière, des infrastructures de Carrière (glacerie, chambres froides, port de débarquement).
La tenue, chaque année, de la Journée du paysan a été décidée par le président de la République à Koutiala le 14 juin 2003. La Journée comprend traditionnellement trois activités : les rencontres préparatoires, la rencontre contre le chef de l’Etat et les paysans et le lancement de la campagne agricole.
L’objectif visé par cette initiative est de poursuivre le dialogue instauré entre le président de la République et les producteurs autour de leurs préoccupations relatives à la définition et à la mise en œuvre des politiques de développement du secteur agricole.
Sidiki Doumbia

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MONDIAL AFRIQUE DU SUD
La mésaventure des marabouts
Ils étaient nombreux dans les délégations africaines en Afrique du Sud. Ils, ce sont les marabouts ou autres adeptes des gris-gris à déchanter. Exceptés ceux du Ghana, les autres sont retournés bredouilles.
Nous avons vu les Ashantis (Ghana) au stade Soccer City lors du Ghana-Allemagne, appréhender des marabouts tunisiens aux côtés des Fennecs d’Algérie, les Sanghomas (sorte de fétiches) étaient en direct sur le plateau de la télévision sud-africaine pour les Bafana Bafana. Selon nos informations, il y a eu palabre entre Ivoiriens au sujet du même phénomène, sans oublier les spécialistes en la matière, les Nigérians.
L’exemple camerounais a attiré notre attention. Chez les Lions indomptables, comme les apôtres de Jésus, ils étaient douze dans la délégation. Leur voyage avait été motivé par le fait qu’ils avaient promis une demi-finale pour le Cameroun. Incapables d’influencer la destinée des Lions indomptables, il leur a été demandé sur décision du ministère camerounais des Sports et de l’Education de retourner à Yaoundé.
La mésaventure des marabouts camerounais censés apporter succès et bonheur aux Lions indomptables pendant le Mondial a commencé au lendemain de la défaite contre le Danemark. Puisque quelque espoir était encore possible après la dégelée contre le Japon, ils n’ont pas été inquiétés. Au lendemain de la défaite face au Danemark, ils n’ont eu que le temps de faire leurs bagages avant d’être rapidement conduits à l’aéroport international Shaka Zulu.
On se rappelle qu’une grande cérémonie de bénédiction publique avait été organisée dans une capitale africaine par l’Association des supporters africains au Mondial pour que l’un des représentants du continent enlève le trophée au soir du 11 Juillet.
Patriarches, hommes d’église et autres tradi-praticiens venus de partout avaient pris part à la cérémonie. Peut-on servir plusieurs maîtres à la fois ? Là est la question.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

 

CLANDESTINITE AU MONDIAL
Le trottoir en panne !
Les 60 000 prostituées censées débarquer au Mondial ne sont pas venues. Les prévisions frémissantes de nombreuses ONG dont Focas ne se sont vérifiées qu’à moitié, selon la police de Johannesburg. "Tout le monde cherche ces 60 000 prostituées, mais personne ne les trouve", assure capitaine Morgan, porte-parole de la police. Et les intéressées confirment : ça aurait dû payer, mais ça ne paie pas.
Johannesburg est une exception parmi les grandes villes du pays où la prostitution a été légalisée. La capitale économique d’Afrique du Sud, contrairement à d’autres métropoles, n’a pas de "quartier rouge", comme on peut en trouver à Paris, Amsterdam ou à Hambourg. "Il y a à Johannesburg environ 30 endroits où la prostitution est active et ces lieux sont tous examinés, précise capitaine Morgan. Tout Johannesburg, si l’on veut, est une sorte de quartier rouge, mais je préfère dire qu’il n’y a pas de quartier rouge à Johannesburg".
Le capitaine de police reconnaît cependant que pendant la durée de la Coupe du monde, de nouvelles prostituées se sont ajoutées aux quelque 300 000 qui exerceraient déjà dans toute l’Afrique du Sud, régulièrement ou à l’occasion. Mais il est incapable de chiffrer la surpopulation de prostituées liée au Mondial.
" Mes collègues ont effectué beaucoup de contrôles ces derniers jours, et l’on ne constate pas de variations énormes par rapport à une période ordinaire de l’année, poursuit le capitaine Morgan. Je pense que tout au plus quelques centaines de prostituées sont venues s’ajouter aux 6000 à 8000 filles que l’on trouve d’habitude à Johannesburg. Impossible, donc, de parler de dizaines de milliers de prostituées importées illégalement".
Les établissements comme Summit, May Veea, Hill Brow ou Diplômat Hôtel, la grande maison close de Johannesburg avec ses nombreuses Blanches, ne sont pas contrôlés par la police. "Ce n’est pas notre travail de comptabiliser la prostitution légale", assume Morgan. Mais tous les lieux de prostitution de la ville, y compris les grandes maisons closes dont celles sous la forme d’un restaurant sur la rue Berea de Johannesburg, sont très bien surveillés, en matière de détection de prostitution forcée.
D’autre part, des collègues qui ont interrogé les prostituées sont unanimes, elles prétendent toutes que les affaires ne marchent pas bien du tout depuis le début du Mondial.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

 

Rustenburg s’ouvre au monde
La ville de Rustenburg, l'un des sites de la fête du football mondial, n'a pas manqué d’inviter les médias sur place. Profitant du dernier match de la ville, ils ont joué les touristes sur le Sun City, la mer qui borde la ville, dans un spiral habillé des drapeaux des équipes de cette Coupe du monde, durant deux heures de promenade fluviale. Ce sera un beau souvenir pour ces journalistes.

Le pire d’un supporter
Un supporter américain qui serait avec l’ancien président américain, Bill Clinton, est tombé dans le coma juste avant le coup de sifflet final de Viktor Kassai, l’arbitre hongrois du match Etats-Unis-Ghana (1-2), samedi au stade de Rustenburg, après le 2e but ghanéen d’Asamoah Gyan (93e). Selon les médecins, il serait hors de danger.

Bon tandem entre Abedi/journalistes
C’est ce qui a été constaté après le match entre les Etats-Unis et le Ghana, dans l’enceinte du stade Rustenburg. Abedi, qui était dans la loge officielle, est sorti et les journalistes se sont rués sur lui. Il les a satisfaits malgré les questions posées sous plusieurs angles et dans plusieurs langues. Cela a été un plaisir pour les confrères.
Rassemblés par
Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit…
Milovan Rajevac (sélectionneur du Ghana) :
" Cela a été un match très difficile. Je félicite les Américains et leur entraîneur, ils ont été très durs (à battre). Ils étaient fin prêts et nous ont mis sous pression 120 minutes durant. Je félicite aussi mon équipe qui a souffert après l'égalisation. Elle a su trouver les ressources pour réagir. Les deux équipes méritaient de gagner. En prolongation, on a eu la force nécessaire pour emporter la mise. Et puis là, on a marqué deux buts dans le jeu, pas sur penalty comme en poule".

Bob Bradley (sélectionneur des USA) :
" On a encore pris un but rapide... Mais quand on est revenu à 1-1 on a eu des occasions de tuer le match, dont une très bonne. On était bien physiquement. Mais être mené rapidement, ça pompe beaucoup d'énergie. On s'est mis en difficulté. On sait qu'on a un problème sur ces entames de match... On a payé le prix sur un ballon perdu. On le sait, mais ça ne change pas grand-chose. C'est sûr qu'il faut s'améliorer sur ce point".

 

Asamoah Gyan (joueur du Ghana) :
" On avait un bon état d’esprit avant ce match surtout après l’élimination des autres équipes africaines. Pour la finale et même la demi-finale, on espère, mais avant, il y a l'Uruguay. C’est une bonne équipe, mais chaque match a sa vérité. Il faut jouer et espérer qu'on passera en demi-finales. Je remercie tout le continent pour le soutien et le public du Ghana resté au pays dont j’imagine la fête cette nuit là-bas".
Propos recueillis par Sarr

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