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2010

Mois de juin

Les Echos du 25 juin

 

PRESIDENTIELLE GUINEE 2010
Veillée d’armes à Conakry
Lentement mais sûrement la Guinée avance vers la fin d’une transition paisible. Le scrutin du dimanche 27 juin se présente comme la première élection présidentielle libre depuis l’indépendance.
Depuis le 24 mai, la liste définitive des candidats est connue. Sur les 36 inscrits, 24 brigueront la magistrature suprême dont une femme. Aucun élément de l’armée ne s’est présenté.
En ce moment la campagne bat son plein aussi bien dans les rues de la capitale que dans celles des villes à l’intérieur du pays. Les candidats se battent pour se faire voir des électeurs sous leurs meilleurs jours. Chacun affiche ses ambitions pour la Guinée avec comme slogans le changement, l’unification, le développement.
Avec des programmes aussi diversifiés qu’il y a de candidats, chacun est sûr de remporter le scrutin. Ce qui est important c’est l’appel général de tout le monde à l’acceptation des résultats du scrutin du 27 juin.
Parmi les 24 candidats, les observateurs citent comme trio de tête : en premier lieu le professeur Alpha Condé du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) ; en second, Sidya Touré de l’Union des forces républicaines (UFR) et Cellou Dalein Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).
Cartes d’électeurs
La distribution des cartes d’électeurs a connu quelques difficultés. La presse locale a évoqué de nombreuses irrégularités et des lots perdus dans les quartiers. A quelques jours du scrutin, la Ceni a déjà enregistré de nombreuses plaintes. Des individus mal intentionnés parviennent à soustraire des cartes et à les détruire exprès. Le cas flagrant est celui des cartes des Diallo. A Yimbaya, un quartier de Conakry connu pour être un fief peul, un inconnu s’est présenté au quartier et a exigé qu’on lui remette les cartes des personnes qu’il prétend connaître. Sans aucune vérification, le chef de quartier lui a remis une pile de cartes sans en demander un récépissé. Pris sur le fait et interrogé, il a clairement déclaré qu’il voulait empêcher les gens de voter.
Les observateurs déjà prêts
Ils sont plus de 90 observateurs à parcourir l’ensemble du territoire national pour observer le déroulement de l’élection présidentielle qui aura lieu le 27 juin. Ils ont suivi une formation sur le processus électoral guinéen. L’équipe de la mission d’observation de l’Union européenne est là sur invitation de la Ceni. Régis par un code de conduite, leur mandat est d’observer et d’analyser l’ensemble du processus électoral afin de fournir une évaluation impartiale, neutre et objective. Ils auront à statuer sur la conformité du scrutin avec les normes nationales et internationales en matière d’élection démocratique adoptées par la République de Guinée.
Un scrutin hautement ethnique
La campagne électorale s’est révélée plus ennuyeuse et enracinée dans une cacophonie doublée d’une ethnicité des plus évidentes. Tout le monde mobilise et tout le monde est mobilisé. « Le vote des Malinkés sera malinké, celui des Peulhs sera Peulh », explique un observateur.
Pénurie de carburant dans la ville
Dans toute la ville c’était les rangs devant les stations d’essence. Cette situation, selon nos informations, serait voulue par les Peulhs à qui appartient la majorité des stations. Ils auraient voulu fermer exprès les stations pour empêcher le bon déroulement des campagnes.
La fermeture des stations Total qui représentent plus de 90 % du marché de distribution en Guinée a entraîné le ralentissement des activités du mercredi et jeudi à Conakry. Peu de véhicules circulent et de longues files de voitures se dressent devant les stations d’essence.
Cette nouvelle crise du carburant tombe à 4 jours du scrutin. Déjà, les partis politiques dont les leaders devaient faire leurs derniers meetings de fin de campagne à Conakry, ont regretté cette fermeture et parlent de sabotage. La journée d’hier était un jeudi noir à Conakry. Il y a eu des affrontements toute la fournée entre partisans de Dalein Diallo et ceux de Sidya Touré. Ces affrontements qui s’apparentaient à une vraie guerre de tranchée ont paralysé la capitale toute la journée. Une marée humaine était dans les rues.
Anne Marie Kéita
(envoyée spéciale à Conakry)


Les 24 candidats
Pr Alpha Condé (RPG)
Sidya Touré (UFR)
Cellou Dalein Diallo (UFDG)
Jean Marc Telliano (RDIG)
François Louceny Fall (FUDEC)
El Hadj Mamadou Sylla (UDG)
Mamdou Diawara (PTS)
Ibrahima Kassory Fofana (GPT)
Bouna Keita (RGP)
Ibrahima Abe Sylla (NGR)
Boubacar Barry (PNR)
Dr Demba Traoré (PDU)
Dr Ousmane Kaba, (PLUS)
Abraham Bouré (RGUD)
Ousmane BAH (UPR)
Saran Daraba Kaba (CDP)
Fodé Mohamed Soumah (GECI)
Boubacar Bah (ADPG)
Lansana Kouyaté (PEDN)
Mamadou Baadiko Bah (UFD)
Aboubacar Somparé (PUP)
Koly Kouroumah (RDR)
Alpha Ibrahima Keira (PR)
Joseph Bangoura (UDIG).
A.-M.K.

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MAIRIE DE LACOMMUNE III
Abdel Kader sommé de convoquer une session
Le gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné par correspondance N° 272/GDB-CAB du 22 juin 2010 a sommé le maire de la commune III du district de Bamako Abdel Kader Sidibé de convoquer une session du conseil communal. « A la demande de 34 conseillers sur 37 et conformément à l’article 18 du CCT, j’ai l’honneur de vous inviter à convoquer une session du conseil de votre commune dans les plus brefs délais », écrit le gouverneur dans sa lettre qui précise que « l’ordre du jour portera sur : information sur le dernier congrès de l’Association des municipalités du Mali et questions diverses ».
Cette lettre du gouverneur ne surprend guerre car Abdel Kader Sidibé n’a pas encore digéré sa défaite lors de l’élection du président de l’Association des municipalités du Mali (AMM) au cours du congrès tenu les 15 et 16 mai 2010. Boubacar Bah dit Bill, maire de la commune V de Bamako a été élu par les congressistes en lieu et place de Abdel Kader Sidibé. Ce congrès a réuni l’ensemble des maires des 703 communes urbaines et rurales. De retour chaque maire comme il est recommandé, est tenu de faire une sorte de restitution des travaux. Ce à quoi le maire de la CIII du district de Bamako n’entend pas se plier. Faut-il rappeler que le maire Sidibé a maille avec son conseil municipal qui a rejeté par deux fois son compte administratif.
Denis Koné

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RELECTURE DU STATUT DE LA POLICE
Bamako conteste
Pour exprimer sa position face au projet portant statut de la Police en relecture, la section syndicale de la police nationale, à travers sa division de Bamako a organisé le mercredi 23 juin dans la cour du GMS, une assemblée dont l’ordre du jour était : « Contestation de la mouture du statut particulier de la police en relecture ».
Malgré l’annonce faite sur les antennes de différentes radios qui invitait les policiers à ne pas prendre part à cette rencontre, les policiers ont répondu massivement ce mercredi après midi au rendez-vous de leurs confrères de la Division de Bamako que sont Siméon Kéita, Idrissa Samaké et Siriman Fané.
Parmi les points dont la section syndicale demande la révision, figurent le mécanisme d’avancement dans les échelons et les grades selon lequel pour passer d’un grade à un autre, il faudra attendre 8 à 10 ans. Ce qui présage qu’un inspecteur de classe 4e échelon peut préparer sa retraite sans atteindre le grade de commissaire. De la même manière, un sous-officier admis au grade de major peut également s’attendre à aller à la retraite sans être nommé inspecteur. Alors que dans d’autres corps, dira M. Kéita, 3 ans ou moins suffisent pour passer d’un échelon à un autre.
A cela s’ajoute l’organisation des concours professionnels qui à en croire, le secrétaire général de la division de Bamako, Siméon Kéita sont laissés au seul soin de l’administration.
L’absence des passerelles, ne permettant pas de laisser un corps pour un autre si ce n’est pas le seul lien du concours professionnel, est un autre point dans le statut qui suscite la colère des policiers.
Le problème de la détention provisoire des policiers dans les maisons d’arrêt était aussi à l’ordre du jour. Selon Siriman Fané de la section syndicale du GMS, sont détenus actuellement à la maison d’arrêt de Bamako, 7 policiers. « Nous réclamons de bénéficier des mêmes conditions de détention provisoires que les militaires qui à la différence des policiers avant condamnation sont détenus dans les locaux de l’armée ».
La section syndicale à travers la division de Bamako demande aussi la relecture de la grille dont l’application entrainera des blocages chez certains corps de la police notamment le sergent 3e échelon qui perdra 5 points sur son salaire. Il est à l’indice 250 dans l’actuel statut et aura 245 à l’entrée en vigueur du nouveau statut. De la même manière, l’indice 330 dans l’actuel statut du sergent chef de 4e échelon sera aussi rabaissé à l’indice 323.
Pour une uniformisation à l’instar des pays francophones de la sous-région et aussi de la France où l’appellation inspecteur de police a disparu au profit d’officiers de police, la section syndicale à travers la Division de Bamako demande également le changement d’appellation du corps des inspecteurs de police.
« C’est à cause de ces blocages que nous nous sommes battus pour la relecture du statut depuis 2002 », a affirmé M. Kéita. Et d’ajouter que « s’il faut que le nouveau statut soit adopté avec ces mêmes blocages, ça serait revenir encore en arrière ».
A ses dires, étant donné que le nouveau statut ne prend pas en compte l’intérêt public des policiers, la division de Bamako demande de surseoir à son adoption jusqu’à ce qu’il considère leurs revendications.
Pour cela, la division a déjà, dira M. Kéita, effectué une tournée à l’intérieur du Mali dans les différents commissariats pour décrier le problème. Siméon Kéita a appelé les policiers à plus de solidarité, et à la section syndicale à se souder plus que jamais dans leur lutte. D’autres actions, à l’en croire sont en vue.
Ramata S. Kéita
(stagiaire)

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BUDGET PROGRAMME DE L’AGRICULTURE
Le programme budgétaire 2011-2013 finalisé
L’élaboration et la finalisation du budget-programme 2011-2013 du département de l’Agriculture, a eu lieu du 24 au 25 juin dans la salle de conférence de la DAF du ministère de l’Agriculture.
Le projet de budget qui sera examiné et adopté au cours de l’atelier qui prend fin aujourd’hui vendredi 25 juin, comporte 4 axes relevant des domaines de l’administration générale, d’appui au monde rural, d’aménagement-équipement rural et de la recherche-formation. A en croire M. Moussa Léo Sidibé, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, il est le fruit d’une concertation au niveau des différents programmes.
S’agissant du cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) actualisé en 2009 au niveau de la Cellule de planification et de statistique (CPS), affirme M. Sidibé « il constitue un instrument de cadrage macroéconomique définissant un ensemble d’objectifs stratégiques et de programmation de dépenses entre le budget programmes et le cadre stratégique de croissance et de révolution de la pauvreté (CSCRP) ». Le secrétaire exécutif a saisi l’occasion pour rappeler quelques activités prioritaires assignées au ministère de l’Agriculture à savoir : la mise en œuvre et le suivi du plan de campagne agricole 2010-2011, la poursuite de l’élaboration des textes de la loi d’orientation agricole.
Le niveau important du budget alloué au secteur de l’Agriculture qui équivaut à 13% du budget d’Etat, selon M. Sidibé témoigne de la volonté affichée par les plus hautes autorités de faire de l’agriculture, le moteur de l’économie nationale. « C’est pourquoi, je rappelle que réussir chaque campagne est un devoir pour nous tous » a-t-il poursuivi. A l’en croire, grâce à l’opération « initiative riz » et à une pluviométrie assez bonne, la production céréalière a augmenté de 31,5% en 2009-2010 contre 24% en 2008-2009.
Parmi les réalisations effectuées au cours de l’année 2009 au titre de l’aménagement et de l’équipement rural, nous pouvons citer entre autres la préparation des dossiers d’aménagement des 100 milles hectares de la Censad, l’entretien et le nettoyage des canaux et des drains principaux, l’aménagement et la réhabilitation des pistes, la préparation de la 2e phase des projets et programmes qui est en cours d’achèvement (PMB, Proceda, PDAIS, PDIAM).
Il faut dire que les participants doivent procéder au cours de cet atelier à une analyse sans complaisance du programme budgétaire 2011-2013 afin qu’il intègre tous les objectifs spécifiques, les activités pertinentes, les résultats et les indicateurs conformément aux directives du ministère délégué chargé du budget.
Ramata S. Kéita
(stagiaire)

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Africable souffle ses six bougies
24 juin 2004-24 juin 2010, cela fait six ans jour pour jour qu’Africable a été créée. La chaîne panafricaine a commémoré hier son sixième anniversaire dans la plus grande simplicité.
L’histoire d’Africable relève d’un conte de fée. Son promoteur, Ismaïla Sidibé, entrepreneur malien œuvrant dans l’audiovisuel, a eu l’idée de lancer sa chaîne après des années d’expériences accumulées dans sa société de vente d’images par satellite. Membre de l’organisation africaine de câbles opérateurs, il a lancé Africable en actionnariat avec des membres de la jeune structure avant de se retrouver propriétaire à part entière de la chaîne.
De 2004 à 2010, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Africable s’est imposée comme une référence en matière d’intégration sous-régionale. Son slogan est « la chaîne qui efface les frontières ». Selon son PDG, Ismaïla Sidibé, elle a pour vocation de donner un visage africain aux informations données sur le continent, puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
La rubrique « Afrikinfos » est la quintessence de l’actualité nationale des télévisions nationales du Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Bénin, Togo, Guinée-Conakry, Gabon et Cameroun. Le programme est enrichi d’autres émissions comme les débats thématiques avec des intellectuels africains, les grandes interviews avec les chefs d’Etats et des émissions de télé réalité comme « Mini stars », « Case Sanga », « Mandé Masa ka Baramusso ». Africable est également un créneau de diffusion des sitcoms africains. Les grands événements du continent comme les cérémonies de commémoration des indépendances des Etats, les grandes rencontres comme le Fespaco sont diffusés en direct.
La jeune télévision voit grand. Elle s’est jointe à la célébration du cinquantenaire des Etats africains. Sous le parrainage de l’Union économique et monétaire ouest africaine (l’Uémoa), Africable a lancé le 8 mai 2010 à Dakar au Sénégal, sous la présidence de Me Abdoulaye Wade, la Caravane de l’intégration. Ce premier grand road TV africain qui sera bouclé le 31 juillet 2010 sillonnera 11 Etats pendant 90 jours.
Africable est captée en mode clair au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Bénin, Togo, Cameroun, Rwanda et le Gabon. Elle émet sur trois satellites en direction de l’Europe, de l’Asie, du Moyen-Orient et du continent américain et diffusée sur le bouquet Canalsat Horizon et sur Internet.
Abdrahamane Dicko

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DOSSIER
CONSENSUS SOUS ATT
Propagande ou réalité ?
Depuis l’arrivée d’ATT, les partis politiques se sont embarqués dans le bateau « béni oui-oui chef » à la recherche du seul profit. Le chef dicte sa loi et les autres acceptent, c’est ça le consensus à la malienne.
Par définition, le consensus est un moyen de prendre une décision qui fait appel à la créativité de chacun. C’est un processus dans lequel aucune décision ne peut être prise tant que tous les participants d’une équipe ne l’acceptent ou du moins ne soit consulté au préalable. Les minorités sont entendues au cours du processus, et pas seulement à la fin : la décision est élaborée collectivement. Voilà un des fondements du consensus. Le consensus à la malienne prend à contre pied le système.
Qu’en est-il du consensus dans le contexte malien ? Que pense la société civile de son application ? Au Mali, tout prouve que le consensus actuel est le fait d’individus qui ne représentent que leur personne. A son élection à la tête du pays, ATT a hérité d’une situation où les populations se détournaient du politique. Aussi, le général s’est entouré de partis politiques pour une « gestion consensuelle » du pouvoir.
Pour Issiaka Keita, de l’association pour la justice et la paix, le consensus qui se caractérise par l’absence de toute majorité à gérer le pouvoir et qui implique la participation de tous, a été instauré au Mali, après une crise profonde entre les partis politiques du pays. Pour lui, de peur d’être la cible des partis politiques comme cela a été le cas avec l’ancien président Alpha Oumar Konaré, ATT a opté pour un consensus. « Il n’avait pas le choix. Il est venu au pouvoir avec la bénédiction de plusieurs partis » dit-il.
Pour cet ancien membre de l’AEEM, « tout le problème du consensus au Mali, est qu'il n’a pas été fait dans l'intérêt du Mali, ni dans celui de son peuple. Nous avons eu droit à un consensus taillé sur mesure pour leurs intérêts personnels » a-t-il déclaré.
Divergence de point de vue
Le consensus à la malienne, à en croire M. Keita, est passé à côté des ces objectifs premiers. « Le consensus érigé en mode de gouvernance devait permettre aux Maliens de se retrouver et poser les grandes questions de la nation. Mais, malheureusement, il a servi à faire la promotion d’un certains nombre de personnes ».
On se rappelle aussi que dans une interview qu’il avait accordé à un confrère, l’ancien ministre de l’Administration territoriale du président Alpha Oumar Konaré, Dr. Ousmane Sy, avait lui aussi dénoncé avec véhémence la « clochardisation » de l’homme politique, l’unanimisme qui prévaut en lieu et place d’un vrai consensus au Mali.
En son temps, Dr Sy avait jugé le consensus d’ATT en contradiction avec ses convictions et les principes fondamentaux de la démocratie.
« Les décisions les plus importantes sont le plus souvent prises par le chef du clan qui en impose aux autres dont le rôle se limite à exécuter, assister ou obéir impuissants». Albert Diarra, juriste pense qu’au Mali, la chanson est connue « Celui qui ne partage pas la vision du chef, celui qui n’agit pas conformément à cette vision, est libre de partir ». A défaut, la personne est poussée à la sortie par des moyens pas forcément catholiques.
Pour Aminata Diarra, économiste, le consensus d’ATT « a permis à la classe politique de se comprendre même si cela joue sur la crédibilité des formations politiques ». Pour elle, le Mali a connu une situation d’accalmie à la différence de plusieurs pays de la sous région.
Amadou Sidibé


Le multipartisme piétiné
L’instauration du pluralisme politique était une des exigences du mouvement démocratique après plus de 20 ans de mutisme imposé par la dictature militaire et le régime de parti unique constitutionnel. Ceci explique la floraison des formations politiques au lendemain des événements de mars 1991 dans un pays où, en toute logique, 2 ou 3 grands partis politiques auraient être dû suffire. Mais la Conférence nationale (juillet-août 1991) ayant opté pour le multipartisme intégral, il fut difficile, voire impossible, de limiter le nombre des partis politiques par la suite même lorsqu’il apparût que certains n’étaient ni plus ou moins que des bureaux ou des grins où des amis se retrouvaient pour discuter.
Le financement public des partis politiques obtenu vers 1996-1997 fut un autre motif de création des partis politiques dont beaucoup vivent le jour sans le plus souvent ni programme ni projet de société. A partir de ce moment, les partis politiques se créèrent plus pour l’obtention du financement public que pour la conquête du pouvoir politique qui reste en définitive la vocation première de toute formation politique sérieuse. Il faut aussi ajouter que même au sein des partis politiques ayant un programme ou un projet de société, rares étaient ceux qui animaient vraiment la vie politique, formaient leurs militants et tenaient régulièrement leurs assises. Beaucoup se contentaient de percevoir le financement public et de faire des affaires personnelles avec ce pactole.
En dépit de ces anomalies, durant ces deux mandats, Alpha Oumar Konaré fit tout son possible pour respecter les partis politiques et le jeu démocratique, même aux pires moments de l’exercice du pouvoir dans les années 1994-1995 lorsque la contestation battait son plein. Non seulement, il ne fit rien pour empêcher la naissance d’autres partis politiques dont beaucoup ne servaient plus à rien ou presque, mais également aida à survivre ceux qui avaient de la peine à accompagner convenablement la démocratie.
Alors qu’en 1992 au moment de l’élection présidentielle, il n’y avait qu’une vingtaine de partis politiques régulièrement constitués et capables de présenter un candidat, en 1997 ce nombre était allé croissant, mais avec une multitude de partis politiques dont les 3/4 étaient insignifiants et ne représentaient que des intérêts privés cachés sous les couleurs de la politique. Quoiqu’il en soit, l’ère d’Alpha Oumar Konaré fut une belle période pour les partis politiques qui eurent tout le loisir de mener leurs activités et d’exister convenablement. S’il y eut quelques emprisonnements de leaders politiques, ce fut à la suite d’actes excessifs posés comme le refus de reconnaître en 1997 sa légitimité alors que beaucoup de chefs de partis avaient boycotté le scrutin présidentiel de cette année.
Avec l’arrivée d’Amadou Toumani Touré au pouvoir en 2002, le jeu démocratique changea de forme et de contenu. Convaincu que son triomphe de 2002 était dû à sa seule aura et qu’il ne devrait rien aux partis politiques (il a dit à des amis qu’il ne devrait rien à personne), il ne cacha jamais son mépris des partis politiques, préférant s’appuyer sur le Mouvement citoyen pour gouverner. Ce mouvement, issu de la société civile, était constitué d’individus refoulés par les partis politiques ou n’ayant pu s’affirmer au sein de ceux-ci par manque de grande culture politique sans doute.
Pour cette raison dès 2002, ils avaient rallié ATT qui est un président moins politique que son prédécesseur et dont la compagnie ne demande pas de grands débats d’idées comme il en existe dans les partis politiques. Non seulement, l’absence de débats est une des causes de leur cour à ATT, mais également il y a la possibilité de réaliser de bonnes affaires dans son ombre, rien qu’en vantant les mérites du PDES. A la suite du chef de l’Etat qui de tout temps eut une piètre opinion des partis politiques qui l’ont pourtant aidé à grimper, les cadres du Mouvement citoyen firent semblant d’aller dans la même direction mais, passé le seuil de 2007, ne bénéficient plus du même appui de Koulouba et durent se faire discrets sous peine de représailles de la part de la classe politique. En 2002, piétinant les partis politiques qui disposaient à l’Assemblée nationale d’une majorité confortable, il choisit son Premier ministre dans la société civile au détriment des chefs de partis. Lorsque Ag Hamani s’usa au pouvoir sans rien résoudre de concret, ATT le fit remplacer par O. Issoufi Maïga dont on savait peu de chose hors du fait qu’il était apolitique, mais avait fait partie d’un gouvernement d’Alpha Oumar Konaré.
Ceci n’empêcha pas pourtant les partis politiques de le soutenir massivement en 2007 au détriment des candidats portés par les partis politiques et de gagner haut les mains ce scrutin.
D’aucuns pensent que ce pied de nez aux partis politiques procède de la volonté d’humilier les cadres du mouvement démocratique qui ont renversé Moussa Traoré en 1991 ; en renfort à cet argument, ils montrent la tentative de restauration de l’ancien régime par les nombreuses nominations faites à ce niveau et l’importance politique donnée au Mouvement citoyen qui n’est, en partie, que le cadavre exhumé de l’UDPM.
A l’épreuve du pouvoir personnel, celui d’ATT, à mi-chemin entre la dictature militaire et le régime présidentiel, les partis politiques se mirent sous les ordres du chef de l’Etat, perdant du coup leur identité et leur autonomie. Un tel régime est capable de tous les revirements, y compris celui de se maintenir par la force après avoir mis aux pas toute la classe politique.
Facoh Donki Diarra

OUMAROU AG IMBARCAOUANE 2E VICE-PRESIDENT DE L’AN
« Le consensus nous a permis de travailler »
Le consensus vécu par le Mali depuis 2002 a permis une stabilité politique, un apaisement du climat social. Il a permis au Mali de réaliser un bond dans son développement économique, social et même politique. C’est l’avis d’Oumarou Ag Imbarcaouane 2eVice-président de l’Assemblée nationale, membre du Comité exécutif de l’Adema/PASJ qui dresse ici un bilan du consensus.
Les Echos : Comment définissez-vous le consensus politique qui a lieu au Mali en 2002?
Oumarou Ag Imbarcaouane : Le consensus politique comme l’a dit le président de la République lui-même est « gouverner ensemble, dans le respect de nos différences ». Le consensus politique signifie de se mettre d’accord sur l’essentiel, de se rassembler autour de cet essentiel pours bâtir le pays. C’est ce processus que nous avons vécu de 2002 à 2007 et qui continue jusqu’à présent en 2010.
Les Echos : Si on vous demandait de faire un bilan du consensus. Quels sont, selon vous, ses avantages et ses inconvénients ?
O.A.I: Le consensus politique a beaucoup d’avantages et a été et demeure une très bonne chose pour notre pays. Il n’est pas dit que dans le consensus il n’y a pas d’opposition. Non ! Le consensus a permis une stabilité sociale. Il a permis à ceux qui travaillent d’aller paisiblement sur les lieux de leur travail et de travailler. Il a permis d’apaiser la tension sociale de nous éloigner des querelles, des marches de protestations et autres actions inutiles qui gaspillent nos maigres ressources et nos énergies, pour se consacrer à la réalisation de nos objectifs qui n’est autre que le développement de notre pays.
On ne peut réaliser rien de durable pour le bien être des populations dans un pays en guerre. Vous savez, quand je suis à l’étranger, je suis très fier d’être Malien. Nous sommes un pays pauvre, mais nous arrivons à bien gérer nos maigres ressources, à résoudre paisiblement nos différends. Nous avons connus deux formes d’oppositions : une opposition parlementaire et une opposition extraparlementaire incarnée par l’ex-Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo) qui ne reconnaissait même pas les institutions de la République. Regardez ce à quoi nous avons abouti ! De 1992 à 1994 quand on sortait de son domicile pour aller au travail, il fallait choisir sa route pour ne pas recevoir de jets de cailloux sur sa tête. De plus il y avait la rébellion et l’Etat devait faire face à ces deux problèmes. De 2002 à aujourd’hui il y a eu quelque soubresaut au nord, mais le consensus nous a permis de le gérer et de travailler, de réaliser beaucoup dans tous les domaines. Je dis, ce pays a toujours été géré dans le consensus même si, ici à l’Assemblée nationale, il existe une opposition. Mais je dis que malgré cela, le président Dioncounda Traoré a fait de sorte que tous les groupes même celui créé récemment en l'occurrence le groupe Codem, aient de poste au niveau du bureau de l’Assemblée nationale. Je puis vous confirmer aussi que même le RPM n’a jamais eu un comportement de parti d’opposition quant bien même lui et le groupe Parena-Sadi ont toujours voté contre la Loi des finances. Vous savez, même les députés ont été élus sur le consensus, c’est-à-dire sur des listes communes. Mais, c’est à l’Assemblée que tel ou tel député se retrouve dans l’opposition ou dans la majorité.
Les Echos : J’allais Justement vous demander comment le consensus est vécu par vous et les autres députés au sein de l’Assemblée nationale ?
O.A.I : C’est vrai que je suis là depuis la première législature de la IIIe République. A l’Assemblée nationale ici, il y a eu deux ou trois motions de censure et je dis que nous avons connus les deux formes d’opposition (parlementaire et extraparlementaire). Mais regardez ce que nous avons pu faire de 2002 à nos jours en termes d’infrastructures, de santé, d’éducation, bref dans tous les domaines. On ne peut rien construire sans paix et le Mali est un pays de paix. Une paix ne peut s’acquérir que dans un consensus. Le consensus nous a permis d’aller à l’essentiel, c’est-à-dire nous consacrer aux défis du développement de notre pays. Et je puis assurer que pour cela, le Mali jouit d’un grand respect auprès de la Communauté internationale parce que ce consensus est unique en son genre.
Denis Koné

LE CONSENSUS D’ATT
« Mou et boiteux », selon le RPM
« Une chose est sure, le Mali et sa démocratie sont les grands perdants », a affirmé Boubacar Touré, secrétaire chargé à la communication du Rassemblement pour le Mali (RPM).
Pour le RPM, il n’y a pas eu de mise en commun des idées, la donne a été faussée par le président Amadou Toumani Touré. Le fait majoritaire n’a pas été respecté. Afin d’éviter l’impasse dans laquelle le monde politique allait se trouver, un certain nombre de partis politiques se sont alliés au candidat indépendant Amadou Toumani Touré. Pour l’occasion, ATT avait proposé un consensus. Telle que définie par l’ex- député RPM, Boubacar Touré, « le consensus est un accord sur la gestion avec tous les acteurs ». Il est aussi, selon lui, un rassemblement et une harmonisation d’idées pour un intérêt commun, celui du bien être du pays. Ce que, d’après M. Touré, est le créneau de son parti : le bien être et le développement du Mali.
Selon le secrétaire à la communication du RPM, le consensus d’ATT n’a pas su mettre en commun des idées, ni le choix des hommes qu’il fallait pour l’exécution de la tâche. « ATT a mis un gouvernement pour mieux démarrer sa première année présidentielle sans avoir consulté les acteurs concernés », a regretté M. Touré. En fin 2002, lors de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Mohamed Ag Hamani, le RPM a accepté de participer au gouvernement de transition. Cela, dit-on, par fidélité à leur décision de report de voix au candidat ATT lors du second tour des élections présidentielles de 2002. Certains membres du parti ont, à l’époque, intégré le gouvernement.
Le patriote déçu
« Nous, au RPM, nous-nous attendions à une mise en commun de l’ensemble des programmes des partis qui ont décidé d’accompagner le candidat ATT lors des élections législative, nous sommes restés sur notre faim », a déploré M. Touré. C’est dans ce cadre que, Feu Kadari Bamba, député RPM avait déclaré au nom du parti : « Nous soutenons le gouvernement qui vient de présenter sa déclaration à travers son Premier ministre, mais nous n’abandonnons pas notre âme », a expliqué M. Touré avec fierté et ajouté que le parti, malgré les débuts difficiles, assistera le gouvernement.
Afin de prouver sa volonté de bien faire, le RPM, avec son président Ibrahim Boubacar Kéita, à la présidence de l’Assemblée nationale, n’hésite pas à convoquer un ministre, même s’il est du RPM. Boubacar Touré a rappelé l’interpellation de M. Nancouma Kéita alors ministre de l’Environnement. Ce dernier se rappelle de la rigueur dont a fait preuve Touré à son égard. Touré explique que : « la camaraderie s’arrête au parti, à l’Assemblée, c’est le député et le ministre », insiste t-il.
Personnalisation de l’idée
« Malheureusement beaucoup de partis ont perdu leur âme ! Certains n’ont cherché que leur intérêt matériel. », a déclaré Touré car selon lui, un parti est créé pour conquérir le pouvoir, tout doit être fait pour que les partis puissent mener à bien leur mission. « On n’a plus le droit de donner ses opinions sans être classé pro ou anti ATT. Est-ce que plus d’une centaine de partis sont créés pour que la majorité démissionne et dire que le pouvoir appartienne à une tierce personne ? Autant passer à la nomination ! ». Boubacar Touré estime qu’il faut réanimer la démocratie, lui redonner toute sa force et sa place, rééduquer la population malienne au combat politique, à participer aux débats d’idées, d’où le respect d’une majorité qui est donnée par les citoyens et la minorité constituée par l’opposition.
Boubacar Touré pense que : « aucun ministre même sous tutelle d’un parti, n’a le droit de travailler uniquement pour l’unique intérêt de son parti. Par contre, qu’il y ait réussite ou échec, le ministre est désigné par son appartenance ».
Aminata Amadou LAH
(Stagiaire)

CONSENSUS ET GOUVERNANCE
Le non respect du fait majoritaire
Le consensus a été une formule politique trouvée par ATT pour gouverner le pays après son élection en 2002. Dans son esprit, il s’agissait de mettre d’accord tous les partis politiques qui l’avaient soutenu lors de ce scrutin. Mais il y avait aussi la méfiance qu’il avait vis-à-vis des partis politiques qui pour lui, luttaient seulement pour le pouvoir et non pour le développement réel du pays.
Pour bien montrer qu’il n’était d’aucun bord politique dès 2002, ATT a choisi son 1er Premier ministre hors des partis politiques en la personne de Hamed Ag Hamani. Lorsque celui-ci a été limogé, il a choisi un autre Premier ministre indépendant : Ousmane Issoufi Maiga.
Il faut dire que dans un cas comme de l’autre, ATT n’a pas respecté le fait majoritaire. Or, la règle démocratique veut que le parti majoritaire à l’Assemblée nationale ou les groupes de partis majoritaires à l’Assemblée nationale fournissent le chef du gouvernement. ATT n’à que faire de cette règle.
La plupart des grandes décisions de la nation ont été prises sans consulter les partis politiques ni même les chefs des autres institutions. Quoi qu’il en soit, la pratique a démontré qu’ATT ne respectait pas beaucoup les règles du jeu démocratique. Et son pouvoir petit à petit a évolué vers la forme de « pouvoir personnel ».
Mohamed Daou

LE CONSENSUS
Un concept ignoré par la constitution du Mali
Le consensus donne l’impression que tout va bien alors qu’au fond, les problèmes demeurent au grand dam des populations abonnées par des politiques préoccupés à « grignoter leur part dans la gestion » du pouvoir.

Selon Kader Traoré professeur de droit public à la Faculté des sciences juridique et politique (Fsjp) la Constitution malienne ne se prononce pas sur le consensus, mais elle admet que le concept peut se dégager dans la pratique de la gouvernance.
Pour le cas précis du Mali, Kader Traoré est convaincu qu’à l’initiation du consensus en 2002 par le président de la République Amadou Toumani Touré, les perspectives étaient prometteuses dans la mesure ou le concept a même permis, croit-il, d’apaiser et de calmer à l’époque l’atmosphère sur la scène politique.
Cependant, M. Traoré pense que le consensus malien s’est dénaturé au fur et à mesure à causse des hommes politiques plus préoccupés à accéder ou conserver les postes de responsabilité que de défendre les intérêts du peuple malien.
A en croire notre interlocuteur, le pouvoir qui est par nature « flou » peu difficilement se gérer dans le consensus qui est plus une manière pour les leaders politiques de « grignoter quelque chose » que de s’engager véritablement dans la conquête du pouvoir conformément à leur mission.
Parlant de l’apaisement que pourrait éventuellement susciter la gestion consensuelle du pouvoir, le professeur de droit public pense que le consensus est trompeur car faisant croire à l’opinion, notamment internationale que tout va bien alors que les populations restent confrontées à de nombreuses difficultés socioéconomiques.
« Au Mali, des problèmes persistent à tous les niveaux, et les tentions sociales risquent de dégénérer sans que les hommes politiques ne réagissent », a regretté notre interlocuteur avant de faire allusion aux problèmes de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) et de l’école qui n’ont, d’après lui, presque jamais préoccupés les hommes politiques.
Cette inaction, au nom du consensus, contribue à accentuer ces problèmes qui peinent à trouver un dénouement définitif.
Amadou Waïgalo

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KWESI NYANTAKYI, PRESIDENT GHANA FOOTBALL
« Union sacrée du continent autour des Black Stars »
Le président de la Fédération ghanéenne de football, Kwesi Nyantakyi approché à Soccer City mercredi dernier juste après la qualification des Black Stars en huitième de finale, appelle à une union sacrée autour de l’unique représentant du continent au Mondial. Entretien.
Les Echos : Comment avez-vous vécu les derniers instants du match ?
Kwesi Nyantakyi : Ce soir, l’Allemagne a eu des opportunités, elle en a converti une, nous n’avons pas malheureusement eu cette chance. Les résultats du premier tour n’ont pas été favorables à l’Afrique avec une élimination de la majorité de nos représentants. J’en appelle à l’ensemble du continent pour qu’il soit derrière l’équipe ghanéenne pour la pousser à la victoire.
Les Echos : C’est fait le Ghana est qualifié dans un groupe pas facile comme on le pense ?
K. N. : Personne n’a le choix comme vous avez vu, le Ghana a battu la Serbie, la Serbie à son tour a battu l’Allemagne et l’Allemagne qui avait battu l’Australie s’est inclinée face à la Serbie. Donc nous n’avons peur de rien. Si tu regardes notre groupe, toutes les équipes ont perdu. Ce qui suppose qu’il avait des forces en présences à égalité de chance (équilibrées).
Les Echos : Etes vous satisfaits avec trois matches et deux buts marqués sur penalty ?
K. N. : Oui, dans la mesure où dans ce mondial le constat est réel : on ne marque pas de buts. Jusque là il n’y a pas assez de buts dans une seule rencontre sauf le Portugal qui a marqué 7 buts et l’Allemagne 4. Par rapport aux autres mondiaux dont la dernière avant les 8es de finale, il n’y a pas eu assez de buts également.
Les Echos : Quel est désormais votre objectif ?
K. N. : Notre objectif pour rester modeste, c’est au moins faire partie du carré d’as. Maintenant, il n’y a pas de complexe à se faire. Notre sélection a les moyens d’aller loin, par conséquent nous allons faire de notre mieux. Dans mon subconscient, il est dit que nous pouvons aller loin dans cette Coupe du monde.
Les Echos : Que pensez-vous du reste des équipes africaines ?
K. N. : Les quatre sélections africaines que sont le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie sont d’ores et déjà éliminées. Quant à la Côte d’Ivoire, nous lui souhaitons un concours de circonstances favorable afin qu’elle continue avec nous. Comme vous voyez ; à part le Ghana toutes les autres équipes africaines ont été éliminées. Nous devons progresser parce que tous les pays africains sont éliminés de la compétition. Nous avons envie de gagner la Coupe. Ceci étant, la bonne image de l’Afrique dans son Mondial serait avec quatre représentants en huitièmes de finale. Néanmoins, le foot africain a montré une bonne image d’elle. Il n’est plus ce faire-valoir qui prenait régulièrement le bouillon devant les grands du monde. Aujourd’hui, au moment ou je vous parle il n’y a qu’un seul qualifié au second tour, mais les Africains ont su se mettre au diapason des meilleurs.
Les Echos : Selon vous, où se trouve le mal ?
K. N. : Il faudrait un débat entre techniciens pour savoir ce qui ne va pas, mais quand on voit les sélections africaines, on s’aperçoit qu’elles ont le niveau pour passer ce tour. Ici le problème se trouvait ailleurs que sur la pelouse. Le Ghana doit être un digne représentant de l’Afrique en allant le plus loin possible dans cette compétition.
Les Echos : En 2006 en match de poule, le Ghana avait battu les Etats-Unis ?
K. N. : Nous ne partons pas avec la faveur des pronostics parce que nous avons battu les Etats-Unis en 2006. C’est une compétition totalement différente avec des joueurs différents. Ce n’est plus du tout la même chose, les deux équipes ont des arguments à faire valoir pour gagner cette rencontre. Tout le monde sait qu’on va vers une rencontre de très haut niveau.
Propos recueillis à Johannesburg par
Boubacar Diakité Sarr

GHANA-Allemagne
Mesut Özil, élu homme du match
L'Allemand Mesut Özil a été élu homme du match, mercredi dernier à Soccer City, lors de la rencontre face au Ghana (1-0). L'attaquant du Werder de Brême, a inscrit le but de la qualification pour les huitièmes de finale en faveur de son pays en marquant d'un tir de vingt mètres.
Natif de la Ruhr, le milieu allemand d’origine turque a été désigné homme du match Allemagne-Ghana (1-0) mercredi dernier à Soccer City « C’est une fierté pour moi et je suis heureux d’être le sauveur de mon équipe » a déclaré Mesut Özil à la fin du match et estime que le Ghana est une bonne équipe sinon l’une des favorites pour le titre de champion du monde. « Comme les autres équipes données favorites dont le Brésil, nous avons un fort potentiel ici. Notre objectif, c’est de gagner le titre ». Du haut de ses 21 ans (né le 15 octobre 1988), et guidé par une ambition toute naturelle, Mesut Özil, la perle du Werder et de la Mannschaft, raisonne déjà comme un vétéran de la sélection. Ozil, révélation de la National Manchafft (appellation de l’équipe nationale allemande) s’est révélé avec Shalke 04 (un titre national juniors en 2006) « J’ai suivi le Mondial à domicile en famille et depuis j’avais à cœur d’honorer le maillot de la Nationale Manchafft » se rappelle-t-il. Transféré au Werder de Breme en 2008, il est efficace dans l’axe et sur le coté gauche. Comme mercredi dernier à Soccer City contre le Ghana, en mai 2009, Özil a inscrit le but de la victoire face à Leverkusen en finale de la Coupe et dispute la finale de l’Europa Ligue face à Donetsk. Sollicité par la Turquie, il se concentre sur l’Euro Espoirs avec la Mannschaft. Et ça paie : il s’offre un triomphe face à l’Angleterre (4-0), 1 but et 2 passes décisives). Lancé chez les A face à la Norvège, en février 2009, il impose son coup d’œil et sa technique. Au mondial, il est le principal relais de Joachim Löw. Pour réussir cette mission, il peut compter sur l’appui de Podolski ou Schweinsteiger.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

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