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2010

Mois de juin

Les Echos du 24 juin

 

ASSEMBLEE NATIONALE
Fronde contre la peine de mort
Le projet de loi portant abolition de la peine de mort, initié par le président de la République, Amadou Toumani Touré, et qui entre dans les réformes engagées, ne rencontre pas l’assentiment des députés dont certains exigent son retrait pur et simple.
Programmé pour être examiné lors de la séance plénière du jeudi 17 juin, le projet de loi portant abolition de la peine de mort a été renvoyé à la prochaine session pour complément d’information à la demande de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice et des institutions de la République.
La commission travaille dur pour pouvoir entendre toutes les personnes dont elle a requis l’avis, mais de l’autre côté au sein des députés, des voix souhaitent que le gouvernement retire le projet. Selon ces députés, le projet de loi portant abolition de la peine de mort pourrait engendrer des réactions sociales similaires à celles que le pays a connues après le vote du Code des personnes et de la famille.
A entendre ces députés, le pays n’a plus besoin de remous sociaux. Autre argument développé : les mentalités ne sont pas encore prêtes à accepter une suppression de la peine de mort. En clair, ces députés souhaitent le statut quo.
Celui-ci est caractérisé par le fait que bien que des condamnations à la peine de mort sont prononcées par les juridictions, il n’y a pas eu dans notre pays une seule exécution depuis près de trois décennies. La dernière exécution capitale au Mali remonte au 21 août 1980 quand deux condamnés à mort, pour meurtre et vol à main armée, ont été passés par les armes.
Une abolition consciente
Depuis lors, les peines de mort prononcées sont commuées en réclusion criminelle à perpétuité par grâce présidentielle. C’est dire que les plus hautes autorités de notre pays depuis l’avènement de la démocratie, profondément imprégnées des valeurs d’humanisme, ont toujours fait le choix de ne pas ôter la vie à un être humain, fût-il un criminel.
En faisant adopter le projet de loi, le pouvoir actuel voudrait transformer en règle de droit ce qui n’est que pratique, mais qui s’inscrit dans le respect de la vie conformément aux valeurs sacrées d’humanisme, de clémence, de compassion et de pardon qui sont celles de notre société.
En outre, en supprimant la peine de mort, notre pays met en accord ses principes et ses règles avec les dispositions de sa Loi fondamentale dont l’article 1er prescrit que "la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne" et d’autre part avec des engagements internationaux auxquels il a souscrit.
Denis Koné

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CONTRE POINT AU SOMMET MONDIAL
Le G8 dans le collimateur de CAD-Mali
Cette année, en réaction au sommet du G8 (qui se tiendra au Canada), la CAD-Mali va remettre une pétition aux plus hautes autorités du pays.
La Coalition des alternatives africaine/Dette et développement (CAD-Mali) est reconnue au Mali pour être un mouvement qui dénonce l’attitude du G8. Cette année, à la différence des années précédentes, il n’y aura pas de forum dans sa forme classique. Le président de la CAD-Mali, Sékou Diarra, et son équipe l’ont décidé ainsi.
Cette décision, selon M. Diarra, qui était face à la presse mercredi, "découle du temps limité, des moyens matériels et financiers et de mobilisation des compétences humaines, mais aussi le souci d’articuler l’événement Forum des peuples au processus d’évaluation en cours et de la tenue du Forum social mondial prévu en 2011 à Dakar".
Toutefois, la CAD, aux dires de Sékou Diarra, a décidé de rester dans la symbolique du Forum des peuples par l’organisation de manifestations pendant la durée du sommet 2010 du G8 au Canada.
Il s’agira, a ajouté M. Diarra, d’interpeller les décideurs nationaux et internationaux sur les pratiques et politiques de multinationales du Sud comme du Nord (en milieu rural et urbain) sur les terres dans les pays du Sud, singulièrement au Mali.
L’école malienne sera au cœur de la manifestation. Le meeting populaire, qui se tiendra le 27 juin avec des séries d’interventions d’organisations travaillant sur la thématique de l’accaparement des terres, se poursuivra par la remise de la pétition et de l’appel des mouvements sociaux aux départements de l’Administration territoriale ; du Logement des Affaires foncières le 28 juin.
Amadou Sidibé

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Dr. HAROUNA SISSOKO
Cri de cœur sur le 6e sens et la naïveté en politique
A mon avis, chacun de nous a un 6e sens considéré à tort ou à raison comme le sauveur, le fétiche, le guide, l’arme secrète… Bref, le subconscient qui décide, qui tranche. En tant qu’être, je n’échappe pas à la règle. Ceci dit, permettez-moi chers concitoyens, de partager avec vous ce cri de cœur portant sur ce que j’appelle la naïveté en politique et dans la vie.
Ainsi, dans les situations confuses ou aléatoires, chaque personne (qu’elle soit un homme ou une femme, religieux ou animiste, politicien ou non, intellectuel ou analphabète, détenteur de pouvoir ou non, écrivain ou non), fait toujours appel à ce petit sens qu’elle héberge discrètement et jalousement pour trancher (prendre la meilleure décision ou la mesure rationnelle, voire exacte). Et ce n’est pas par hasard que Dieu, le Miséricordieux, a doté l’homme d’un 6e sens qui a deux côtés (pile et face).
En effet, selon que l’on soit généreux ou méchant, bon ou mauvais, bien intentionné (inspiré) ou non, croyant ou animiste, modeste ou vaniteux, fidèle ou traître, un côté du 6e sens vous sourit. Tel semble être le cas de cette nouvelle race de politiciens qui a jailli brusquement sous la IIIe République comme une fontaine dans le désert. La suite, on le sait. Il faut boire jusqu’à l’excès, car nul ne sait à quel moment cette fontaine va tarir.
C’est fort de mon petit 6e sens, que j’ai rêvé en 1991 à Kolondièba qu’AOK est devenu le 1er président du Mali démocratique et Ali N. Diallo, le président de l’Assemblée nationale. Et quelques années plus tard, j’ai rêvé à Koutiala qu’un leader politique est mort dans un accident tragique de la circulation. C’est TMK.
Auparavant, j’avais prédit que le fameux congrès de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) ne se tiendra jamais en mars 1991. Le reste, on le sait, c’est ATT qui renverse Moussa Traoré. A l’orée de 2012 et au moment où se dessinent de grands bouleversements politiques, mon 6e sens m’a parlé en ces termes :
1. Le destin de l’homme est invariable. Vouloir le changer, c’est s’opposer à la volonté et à la puissance de Dieu.
2. La naïveté, c’est croire en un homme, un propos ou simplement une chose, sans avoir le moindre réflexe (bon sens) de l’analyser dans tous ses aspects.
3. La naïveté, c’est ignorer la raison, la vérité au profit de l’illusion, du mensonge et de la duplicité.
4. La naïveté, c’est abandonner le navire en pleine mer au profit de la natation.
5. La naïveté, c’est suivre bêtement des intérêts sordides sans chercher à savoir d’où ils viennent, à quoi ils servent et pourquoi ils sont accordés ou attribués.
6. La naïveté, c’est renier son destin, son idéal, sa foi pour une aventure, une cause sans lendemain.
7. La naïveté, c’est se prostituer et vouloir goûter à toutes les sauces, c’est vouloir tirer profit de toutes les situations avantageuses sans se soucier du futur, qui est plus porteur que tout.
8. La naïveté, c’est vouloir tromper tout le monde et en même temps.
La naïveté, c’est se substituer au peuple en tout lieu et en toute circonstance.
9. La naïveté, c’est trahir ses amis, ses collaborateurs, ses militants, ses partisans pour préserver des avantages liés à un poste (ministre, maire, directeurs, députés…)
10. La naïveté, c’est ne rien retenir sur l’histoire politique, démocratique et sociale du Mali (la révolution de mars 1991).
11. La naïveté, c’est se croire trop fort, trop puissant au point d’ignorer l’apport (sababu) de ses semblables et la puissance divine dans sa réussite (promotion).
12. La naïveté, c’est prendre les autres comme des crétins, des gens écervelés sans conscience, sans ardeur et sans ambition.
13. La naïveté, c’est être cupide et aveugle au point d’ignorer que les autres ont des droits, une conscience et des sens pour voir, sentir, goûter, entendre et juger.
14. La naïveté, c’est composer avec des rapaces venus de tous les horizons et prêts à tout pour dévorer le peuple et s’emparer impunément de tous ses biens.
15. La naïveté, c’est croire que le peuple n’a pas de mémoire pour apprécier le comportement des citoyens et trancher le moment venu.
16. La naïveté, c’est croire que l’injustice est éternelle et que le pouvoir divin ne s’appliquera à tous les êtres que dans l’Au-delà.
17. La naïveté, c’est vendre son âme au diable en trahissant son idéal pour se maintenir à un poste (ministre, député, maire, directeur, etc.) ou avoir des prébendes liées à une opportunité donnée.
18. La naïveté, ce sont ces alliances politiques contre-natures, débridées et taillées sur mesure, donc pleines de pièges et qui ont fait le malheur de notre démocratie en l’entachant par des combines, voire des trahisons ayant occasionné l’éclatement de grands ensembles politiques qui ont fait pourtant la fierté et la gloire du Mouvement démocratique malien en 1992.
19. La naïveté, c’est se taire sur les agissements de ces hommes tapis dans l’ombre des partis politiques avec pour mission sacrée de les morceler dans le seul de servir soit un mentor soit leurs intérêts personnels.
20. La naïveté, c’est oublier que les alliances comme l’ARD, Espoir 2002 en 2002 et l’ADP et le FDR en 2007 ont été tissées à dessein (conquête de pouvoirs législatif et exécutif), mais sur un château de cartes.
21. La naïveté, c’est se taire sur le contraste entre les agissements des milliardaires de la démocratie et l’état de pauvreté extrême du peuple malien.
22. La naïveté, c’est ignorer la misère des citoyens maliens (éducation, santé, habitat, alimentation) et se glorifier tambour battant des avancées de notre pays dans certains domaines.
23. La naïveté, c’est croire que le Mali avance au moment où l’école s’écroule et le mérite à travers le travail correct est banalisé, voire ignoré.
24. La naïveté, c’est croire en ces discours creux, flatteurs, trompeurs et opportunistes.
25. La naïveté, c’est ignorer la souffrance de ces milliers de travailleurs maliens dont les salaires sont assimilables à des per diem (indemnités).
26. La naïveté, c’est ne pas être sensible à l’angoisse et au désespoir de ces élèves et étudiants à la recherche de professeurs humains et le développement.
27. La naïveté, c’est reconnaître les relations de fonctionnalité entre l’éducation, la santé et la qualité des ressources humaines et le développement.
28. La naïveté, c’est croire que le Mali peut se développer dans la démagogie, l’opportunisme, la médiocrité et la corruption, le détournement des deniers publics et l’impunité.
29. La naïveté, c’est accorder une prime à l’anarchie voulue et planifiée dans tous les secteurs de développement.
30. La naïveté, c’est la censure de l’information par l’ORTM, un service étatique qui se dit pourtant champion dans la passion du service public. Et au même moment, l’ORTM est inaccessible dans le cercle de Bafoulabé à partir de 8 h 30 du matin.
31. La naïveté, c’est le silence abasourdissant des gouvernants autour des mouvements sociaux dans tous les secteurs traduisant du coup le mal et la vie ou le désespoir généralisé des milliers de travailleurs.
32. La naïveté, c’est le manque d’esprit d’anticipation et de dialogue fécond pour la résolution des problèmes.
33. La naïveté, c’est vouloir instituer la culture de l’excellence dans une administration truffée de médiocres et préoccupés par le gain personnel et l’insouciance pour la chose publique.
34. La naïveté, c’est confondre le nationalisme et le patriotisme. La naïveté, c’est ne pas respecter sa parole et ses engagements dans un parti politique et dans un système démocratique civilisé.
35. La naïveté, c’est croire que l’homme vit simplement de pain.
36. La naïveté, c’est occulter la transparence dans un système démocratique ouvert, dynamique et viable en dépit de ses faiblesses apparentes.
37. La naïveté, c’est l’exclusion arbitraire de 98 % des Maliens de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et du Régime d’assistance médicale (Ramed) au profit de seulement 2 % de la population (fonctionnaires et députés) pour une somme faramineuse de 25 milliards de F CFA.
38. La naïveté, c’est le refus d’appliquer ou de respecter les lois de la République qui sont faites pour tous les citoyens.
39. La naïveté, c’est banaliser la chose politique par la transformation (métamorphose) des hommes politiques et ceux de la presse en assistés ou vautours prêts à sauter sur tous les appâts ou cadavres gras.
40. La naïveté, c’est sous-estimer l’apport des partis politiques non représentées à l’Assemblée nationale dans la construction nationale.
41. Le ridicule, c’est quitter son parti politique en ignorant superbement certaines dispositions des réformes politiques en gestation qui sanctionnent les politiciens nomades sans conviction.
42. Le ridicule, c’est cette injustice criarde qui consacre la primauté de l’enseignement privé (couches aisées) sur l’enseignement public (couches pauvres)
43. Le ridicule, c’est empêcher ou refuser l’instruction des enfants issus des couches pauvres.
44. Le ridicule, c’est l’utopie et l’aveuglement de certains responsables face à la volonté affichée du peuple de tourner la page sombre de l’histoire du Mali.
45. La naïveté, c’est le manque ou le déficit de clairvoyance, de réalisme, d’analyse et de cohérence dans les actes quotidiens des acteurs politiques.
46. Le ridicule, c’est la privatisation sauvage de nos sociétés et entreprises d’Etat, synonyme de perte de souveraineté.
47. Le ridicule, c’est le chômage des milliers de jeunes diplômés notamment dans les secteurs sociaux (éducation et santé) où les besoins sont aigus et énormes.
48. Le ridicule, ce sont ces colonies d’enfants mendiants qui pullulent dans les rues de Bamako et d’ailleurs comme des moucherons.
49. Le paradoxe, c’est prôner le consensus, l’entente et la cohésion entre tous les fils du pays et soutenir la déstabilisation, voire la dislocation (destruction) des partis politiques par des boucs émissaires affûtés en leur sein.
50. Le paradoxe, c’est la transgression des principes démocratiques et législatifs dans la gestion des deniers publics.
51. Le paradoxe, c’est garder l’opacité sur l’identité des coupables des détournements de deniers publics et des sommes détournées et remboursées.
52. Le paradoxe, c’est la protection dont bénéficient les corrompus et les coupables de détournements des ressources publiques.
53. Le paradoxe, c’est la prise en otage du Conseil national de l’Ordre des médecins du Mali (CNOM) par un bureau illégitime (mandat expiré depuis plus de 5 ans) et bénéficient de la complicité du ministère de la Santé qui a reporté à trois reprises son renouvellement.
Enfin, à travers cette réflexion que j’assimile à un exercice pédagogique dans notre système démocratique en pleine mutation, je voudrais tout simplement attirer l’attention des uns et des autres sur cette phrase de feu le président Félix Houphouët-Boigny : "La paix, ce n’est pas un vain mot, c’est un comportement". Et j’ajoute : La sagesse et la grandeur ne sont pas de slogans creux, mais des idées et des actes réfléchis et pondérés.
Maintenant, il appartient au peuple malien de trancher avec son 6e sens lors des élections présidentielle et législatives de 2012
A bon entendeur, salut !

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GREVES
La nouvelle stratégie
Les enseignants grèvent pour réclamer des conditions meilleures par rapport à ce qu’ils vivent de près ou de loin financièrement, socialement, juridiquement.
Aucun pays ne recrute les travailleurs au hasard. C’est selon le besoin et la capacité de pouvoir les payer, les mettre dans les conditions de travail progressivement. Mais aucun pays ne fait pratiquement ce travail tant que les travailleurs ne grèvent pas. Partant, la grève est une nécessité pour les travailleurs d’un pays.
L’histoire a prouvé que les grèves et quelques rébellions font avancer un pays socialement, économiquement, administrativement et juridiquement. De ce fait, aucun enseignant du supérieur à la base ne grève pour faire mal à un dirigeant, à la population.
Des grèves, il en aura toujours et chaque année avec plus d’ampleur du côté des enseignants. Pour éviter cette éventualité l’alternative existe : la nouvelle stratégie, c’est-à-dire le maximum.
Il ne s’agit plus de 5 % par-ci, 10 % par là. Il s’agit de faire le maximum pour que les enseignants arrêtent de grever au moins pendant dix ans ou plus. Qui est prêt pour faire ce travail ? Nous mènerons toutes campagnes pour cette personne prochainement.
Quelque soit ce qui nous oppose, nous devons nous comprendre et privilégier l’avenir ensemble.
Un seul pays !
Une seule République !
Une seule nation !
Vive le Mali !

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" SANKE MO 2010"
Le 3e festival a vécu à San
Du 20 au 26 juin 2010 se tient à San le festival de "Sanké mô", une fête culturelle qui mobilise la population de San et villages environnants, toutes couches confondues. Cet évènement est un moyen pour chaque Sanois de se plonger dans le passé et de renouveler sa fidélité à la tradition.
Célébrée chaque année depuis 1400 au mois de juin, la pêche de Sanké ou "Sanké mô", qui en est à sa 610e édition, est l’occasion, pour les Sanois et les villages environnants, de commémorer, à travers des manifestations, la découverte des trois lieux sacrés de San ; à savoir : le bois sacré de Santoro, le puits sacré de Karantela et la mare sacrée. Au fil des ans, le "Sanké mo" a été transformé en festival en 2008.
Initié en juin 2008 par l’Association des ressortissants de San (ARS-Entente sanoise) et l’Alliance "Dofera ni Banabako" de San (ADBS), la rencontre annuelle du "Sanké mô" est une manifestation culturelle qui vise à promouvoir les valeurs culturelles de la ville de San, et partant, le tourisme local.
Classé patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2009, le "Sanké mô" est un rituel pour chaque natif de la localité. Avant de se transformer en festival, l’événement s’étendait sur trois jours.
Pour la petite histoire, la pêche de la mare sacrée se tient les jeudis. Mais auparavant dans la matinée, les femmes Traoré et les épouses des Traoré se réunissent pour préparer le "moukoufara", nourriture faite à base de mil qui est servi aux hôtes, c’est-à-dire les Bobos des villages de Parana et de Tèrèkougon venus pour la circonstance les accompagner.
Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco
Organisée en partenariat avec la mairie et les autorités traditionnelles, l’édition de cette année, qui se tient jusqu’au 26 juin prochain, est à la fois importante et particulière "parce qu’elle coïncide avec le cinquantenaire de notre pays, et particulière en raison de l’inscription du Sanké mô au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco il y a un an".
Pour le Pr. Bacary Kamian, historien natif de San, la création de sa ville a plusieurs versions. Mais selon la plus répandue, affirme-t-il, San aurait été fondée entre le 14e et le 16e siècle par un chasseur marka du nom de Bakorè du clan des Traoré venu de Tion situé de 20 à 25 km de San.
L’histoire de la pêche collective se confond avec celle de la cité. Au 14e siècle, un chasseur du nom de Bakorè Traoré découvrit le site de l'actuel San. Un jour, accompagné de son chien de chasse, il s'égara en brousse. Pendant ses pérégrinations pour retrouver un repère, il déboucha sur les rives d'une mare. L'endroit était reposant et l'eau de la mare grouillait de poissons, au point que le chasseur décida de s'installer là ne serait-ce que pour un bout de temps.
" Môgô bè sé ka san kè yan" (on peut passer un an ici sans se soucier de la nourriture, en bambara), se serait-il dit, satisfait de sa découverte. Le chasseur finira par s'installer définitivement au bord de la mare. La ville de San venait d'être fondée, affirme le Pr. Kamian. Les artistes invités sont Koko Dembélé, Mbaou Tounkara, Niana Sidi, Dabara, Abel Bayo, Oumar Konta et DJ Idriss, le concepteur de "mini cassé".
Ramata S. Kéita

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BORDEAUX
Les combattants d’Afrique à l’honneur
Du mardi 15 juin 2010 au dimanche 31 octobre 2010, se tient l’exposition photographique sur les anciens combattants d’Afrique et leur rôle dans la libération de la France.
Dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin, du cinquantenaire des indépendances et des actions engagées par la municipalité en direction des anciens combattants d’Afrique, le Centre Jean Moulin présente une exposition sur les combattants d’Afrique, réalisée en partenariat avec le ministère de la Défense.
Cette exposition, selon le site de l’événement, témoigne de l’engagement des soldats africains au service de la France, du continent africain aux tranchées de Verdun en 1916, des forêts ardennaises en 1940 aux sables de Bir Hakeim en 1942, des maquis des Vosges à la libération de la France en 1945, de l’Indochine à l’Algérie.
La ville de Bordeaux, le Centre Jean Moulin et le ministère de la Défense rendent hommage à l’action des anciens combattants d’Afrique, en mémoire et en reconnaissance de leur contribution à la libération de la France du joug nazi. Complétée par les œuvres photographiques de Loïc Le Loët, l’exposition rassemble des objets et documents prêtés par le Musée des troupes de marine de Fréjus, le Musée de l’artillerie de Draguignan et l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (Ecpad).
Amadou Sidibé

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MONDIAL AFRIQUE DU SUD
DOMENECH, EX-COACH DES BLEUS
" On est passé à côté"
Déçu, le sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech, que nous avons approché juste au retour des Bleus de Bloemfontein, dresse un bilan peu reluisant de la France. Le désormais ex-coach de l’équipe de France, puisqu’il a joué mardi son dernier match à la tête des Bleus, livre au passage un message à son successeur, Laurent Blanc.
Les Echos : Comment avez-vous vécu cette dernière ?
Raymond Domenech : C’est la déception de tout le monde.
Les Echos : Quel message délivrez-vous à votre successeur ?
R. D. : Je souhaite bonne chance à mon successeur et à l’équipe de France. Je deviens à partir de maintenant le premier supporter de l’équipe de France. Pour moi, ça été six années exceptionnelles d’une manière ou d’une autre, dans les deux sens mais exceptionnelles et je souhaite vraiment que cette équipe de France réussisse parce qu’en cas de bonheur, je serai le premier heureux. Je souhaite à Laurent tout le bonheur possible avec cette équipe.
Les Echos : Raymond, le groupe éclate ce soir ou demain ?
R. D. : C’est une même question. Il n’éclate pas, le groupe rentre à l’hôtel comme c’était prévu et ce soir (hier mercredi) on repart pour Paris. C’était organisé donc.
Les Echos : Quel sera votre sort ?
R. D. : Pour le moment comme ça à chaud, tout ce que je dis, je le répète, c’est une grande tristesse, un désarroi pour les gens, pour le public français, pour le football français. On est passé à côté. On est le premier à être surpris par ce qui est arrivé et l’on est uniquement dans la déception. On n’est pas dans l’explication pour le moment.
Les Echos : Comment imaginez-vous votre retour en France ?
R. D. : Depuis longtemps, je ne me suis pas préoccupé de mon sort. Je me suis préoccupé du sort de l’équipe de France. Pour moi, ce qui compte, c’est l’avenir de l’équipe de France et je dis que cette équipe a un avenir, je lui souhaite longue vie et j’espère qu’à l’Euro et à la prochaine Coupe du monde, les Français retrouveront une équipe.
Les Echos : Est-ce que vous avez des appréhensions pour la prochaine étape, pour le reste ou non ?
R. D. : Non, rien …
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

MALGRE LEUR ELIMINATION
Des Sud-Africains gardent l’espoir
Dans le micro trottoir ci-dessous, des Sud-Africains gardent l’espoir et indiquent que leur équipe et son encadrement sont à féliciter malgré l’élimination au Mondial.

Mathevula (policière) :
" Malgré leur élimination, les Bafana Bafana nous ont rassurés. Tel que c’est terminé, il ne faudrait pas être inquiet de l’avenir de cette équipe. Notre équipe est capable de tout, surtout du meilleur, seulement il a manqué d’un peu de chance lors du match d’ouverture et surtout contre l’Uruguay".

Cecilia Maphalala (ouvrière) :
" Seule la victoire est belle. L’essentiel était de terminer en beauté par une victoire en hommage au pays. Des leçons seront tirées de cette élimination et les encadreurs ont encore quelque temps pour travailler les aspects qui n’ont pas marché jusqu’ici. Je pense qu’il faut garder le coach Parreira, c’est un entraîneur de qualité sinon comment avec un effectif avec peu de stars, on arrive à tenir des équipes du niveau du Mexique et de la France ?"

Achim Rikhotso (technicien de télécom) :
" On n’a pas beaucoup assuré en ouverture et surtout contre l’Uruguay, d’où notre élimination. Mais nous sommes fiers. Cependant, sans faire la fine bouche, il manque beaucoup aux Bafana Bafana. On avait en face des équipes qui ont des joueurs rapides et expérimentés comme Forlan de l’Uruguay".

Thabiso M’tema (journaliste SABC) :
" Comme à la Coupe des Confédérations, les Bafana Bafana sont passés à côté à cause de l'inexpérience sinon le coach est à féliciter parce qu'en si peu de temps il a su mettre en place une équipe sans star ni meneur. Ça n'a pas été plus glorieux en attaque contre le Mexique sinon, l’on aurait pu nous qualifier avec la victoire de ce soir".
Propos recueillis, à Johannesburg, par
B. D. S.

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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