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2010

Mois de juin

Les Echos du 23 juin

 

ATT AU 8 JUIN 2010
La cécité intellectuelle contagieuse
Le ciel a-t-il entendu le cri de cœur des millions de Maliennes et Maliens vivant dans la précarité et l’injustice économique criarde ? En tous les cas, l’aveu ou la confession du président de la République, Amadou Toumani Touré, est nettement parlant.
En l’absence de tout arbitre totalement impartial pour siffler juste, le chef de l’Etat s’est montré auto-satisfait de son bilan à la tête de l’Etat, et cela à quelques encablures de la fin de son deuxième et dernier mandat. Aussi bien dans sa traditionnelle émission "Baro", ses échanges avec la presse dite "bambaraphone" sur l’état de la nation et la conférence de presse qui l’a suivie, devenue elle aussi traditionnelle, il s’est livré à une sorte de lyrisme du genre narcissique. Mais sans préjuger de quoique ce soit, entre nous, et très sincèrement, est-ce que ça va dans ce pays ? Je dirai tout simplement non.
On n’a pas besoin d’être "sorbonnien" ou "hardwarien" pour le savoir. Vraiment pitié tout simplement. Il suffit de faire un tour au bord des grandes artères qui desservent Bamako. Vous ne verrez que des camions et des minis bus remplis de bois et charbon pour approvisionner les ménages de la capitale. Le même phénomène crève les yeux à l’entrée de toutes les grandes agglomérations de notre pays.
Les fagots de bois et de charbon ont ravi la vedette aux sacs de fruits et légumes, que commerçaient jadis les populations rurales avec celles des villes. Ce spectacle est le premier signe de la précarité dans nos campagnes. Ce qui est synonyme de l'absence de tous projets ou programmes de développement rural dans notre pays. Tous les économistes le savent. Sans production et sans création de valeur ajoutée, pas de développement. Où en est-il avec la production du bois et charbon ? Qu’ATT nous le dise. Au cas, contraire on serait atteint de cécité intellectuelle.
Un petit rappel des faits peut aider les non initiés à mieux décrypter le problème. Il y a quelques années, le territoire malien, conformément à sa composition géographique, avait été reparti en zone de production agricole intégrée, un peu à l’image du système américain. Le schéma répartissait le pays en quatre grandes zones agricoles : le Mali-Sud, qui comprenait la région de Sikasso et une partie de la région de Kayes et de Koulikoro, le Séno dans la région de Mopti, le Mali-Centre et le Sahel occidental. Le Septentrion et une partie de la région de Kayes étaient des zones exclusivement d’élevage. Dans chacune de ces zones, une politique agricole particulière y était mise en œuvre.
Le Mali-Sud était réservé au développement des filières agricoles de rente, notamment le coton et l’arachide. La production et la commercialisation du coton et de ses sous-produits étaient gérées par la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), cette entreprise fait encore la fierté de certains de nos leaders politiques, notamment le parrain de l’URD, pour y avoir fourbi ses premières armes en tant que cadre compétent de ce pays.
Quant à l’arachide, sa production et sa commercialisation étaient confiées à l’Office du développement intégré de la production arachidière et céréalière (Odipac). Outre l’encadrement, la CMDT et l’Odipac étaient également chargées de la formation (l’alphabétisation) des producteurs dans leur langue maternelle. Car, il est connu de tous qu’aucun pays ne peut se développer dans une langue étrangère. Si la première est encore dans l’agonie en attendant sa belle mort, l’Odipac est mort et enterré, il y a longtemps.
Mais le gouvernement d’Alpha Oumar Konaré avait compris, que cette zone de grande production ne pouvait être tenu au pilori sur le quai du développement, c’est le financement Odipac et bien d’autres qui sont arrêtés, alors en lieu et place de celui-ci, il a été demandé à la CMDT de prendre la place. Et, jusqu’à la grande crise de 2000, tout allait bien. En plus de ces installations, l’Huicoma, une filiale alors de la CMDT a repris l’ancienne usine de production d’huile de la Sépama. Elle était fermée depuis les années 1980.
Comme autre avantage de la spécificité malienne en matière de démarche de développement à l’époque : à la différence du modèle américain, le Mali avait développé à côté de ces deux produits de rente, les filières céréalières, notamment la culture du sorgho, du mil, du maïs, etc. L’objectif de cette politique était d’assurer au pays son autosuffisance alimentaire. Et, les choses avaient réellement commencé à se mettre en place pour un développement durable dans ces deux zones.
Cette observation était valable pour les autres zones citées . Jusqu’à une date récente, la zone du Séno approvisionnait le marché malien et sous-régional en sorgho. Mais depuis, faute d’encadrement conséquent, les producteurs se sont détournés de la terre et se livrent à une exploitation préjudiciable des ressources ligneuses de nos maigres forêts. Conséquence : c’est le désert qui ravage nos terres avec ses corollaires de famine et de misère.
La preuve, le Septentrion aujourd’hui vit une situation lamentable de sécheresse. Sans pâturage, les bêtes se meurent par milliers. Les populations nomades, qui n’ont de ressources que leur troupeau, assistent impuissantes au désastre. La conjugaison de ces facteurs a également poussé les populations sur le chemin de l’exil forcé. Bamako se remplit chaque jour de nouveaux arrivants.
Le Mali est, certes reconnu pour être un pays d’immigration et d’émigration, mais le mouvement migratoire actuel en dit long sur l’état de pauvreté dans nos campagnes. Il était extrêmement rare de voir une fille ou même un garçon sénoufo ou peul faire le ou la domestique à Bamako, maintenant cette situation crève les yeux. Ce n’est nullement notre intention de vexer quelque ethnie que ce soit, mais en général, ce sont les jeunes filles en instance de mariage de la région de Ségou et un peu le Ouassoulou ou le Ganadugu dans la région de Sikasso, qui étaient fréquentes à Bamako.
Elles venaient pour la plupart chercher leur trousseau de mariage. Et, une fois que les premières pluies commencent à tomber, elles se précipitaient pour rentrer en famille. Mais, maintenant ceux ou celles qui ne sortaient pas de chez eux, parce qu’ils ou elles avaient suffisamment d’occupations dans leurs villages ou hameaux respectifs, commencent à sortir et le danger, c’est qu’ils ou elles ne veulent même plus retourner en famille.
En dépit de ce spectacle peu reluisant, Monsieur le président de tous les Maliens est auto-satisfait de son bilan. Nous n’avons pas la prétention de dire que tout est noir, mais de grâce, qu’il laisse la place aux observations. On lui reconnaît volontiers, qu’il a trouvé certes des trous dans les pieds de la démocratie malienne, mais son rôle était, et d’ailleurs c’est sa raison d’être, n’est pas président de la République qui le veut, de corriger ces quelques anomalies.
Mais, c’est justement là où il était attendu qu’il a lourdement pêché non pas par "novisme", mais express, parce que c’est très lucratif. C’est entre autres le champ économique et social.
Alassane Touré
Magnabougou
À suivre…

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OFFICE MALIEN DE L’HABITAT
Les logements sociaux et le reste !
Notre confrère, L'Indépendant, dans sa livraison n°2881 du vendredi 11 juin, traitait du cas d’un véhicule entretenu à 21 millions F CFA. Ce que le confrère n’a pas dit, c’est que, déjà, en 2009, l’Office malien de l’habitat (OMH) avait fait pire : le véhicule K-2365 a été réparé à plus de 4 millions F CFA et réformé au directeur général à moins d'un million de F CFA.
Ce véhicule réformé a été remplacé par un VX acheté à plus de 50 millions de F CFA "pour les missions du service". Mais, le service se débrouille pour ses missions. Et, selon nos sources, un autre VX doit être acheté sous peu pour… Mme le ministre. Mme le ministre est royalement traité par l’OMH qui vient de signer un avenant à son frère, pour la suite des travaux du Diafarana kô.
En effet, son frère, patron de l’entreprise AMC-BTP (Agence malienne de construction bâtiments et de travaux publics) a eu un marché financé sur budget OMH pour les travaux du Diafarana kô. Le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a initié un vaste programme d’assainissement et d’embellissement des infrastructures de drainage de la ville de Bamako, dont le Diafarana kô.
Les travaux d’aménagement dudit collecteur ont été subdivisés en 3 lots comme suit : lot 1 (construction du collecteur et des voies pédestres), lot 2 (aménagement urbanistique et éclairage public), lot 3 : ouvrages d’art et voies d’accès.
L’avenant qui a été signé à 92 976 455 F CFA TTC, à AMC-BTP, pour un délai d’exécution de 20 jours, porte sur le lot n°3 et comprend les travaux supplémentaires comme le revêtement en béton bitumeux en remplacement de l’enduit superficiel initialement prévu ; le rajout du poste éclairage public ; la protection des talus en perrés maçonnés sur le remblai d’accès au pont ; la mise en place des bordures T2 sur toute la longueur des voies d’accès ; la réalisation des signalisations horizontales et verticales ; la réalisation des marches d’escaliers sur la passerelle située au niveau de la colline de Lassa.
L’OMH a en fait pire : c’est peut-être là le secret de la longévité de son patron qui entame sa 14e année au poste de directeur général de l’Office. En effet, depuis la création de l’OMH en 1996, il est là, inamovible. Ayant compris comment s’y maintenir, il sait gâter ses chefs et ministres.
C’est sûr aussi que, pour les logements, les mêmes problèmes vont continuer !
Alexis Kalambry

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CRISE DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Le Snec dénonce le gouvernement
En réplique à la communication du gouvernement par rapport à la majoration des salaires et autres indemnités octroyées aux enseignants, le Syndicat national pour l’éducation et la culture (Snec) se porte en faux et crie à une diminution des avantages accordés aux enseignants.
Hier, à la Bourse de travail, le secrétaire général du comité Snec de l’enseignement supérieur, Ismaïla Komé, a tiré sur la sonnette d’alarme au regard de l’état actuel des négociations entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignant supérieur qui a presque conduit les établissements universitaires à l’année blanche.
Le conférencier a employé plusieurs fois l’adjectif "impasse" pour caractériser la nature des négociations qui sont désormais au statu quo. Il a regretté le fait que le gouvernement est allé jusqu’à "cultiver la méfiance" dans ses rapports avec les enseignants à travers ses communications sur les nouvelles propositions qui ne sont, a-t-il jugé, que le fruit de la diversion.
Pour justifier ses accusations, le secrétaire général du comité Snec de l’enseignement supérieur a donné des détails sur les nouvelles propositions de l’Etat qui vont plus dans le sens de la diminution des avantages que de leur augmentation comme le prétend le gouvernement.
Pour un enseignant assistant débutant, le gouvernement accorde une majoration de 10 % de la grille salariale en vigueur alors que le projet de grille du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique proposait, selon le conférencier, 50 % d’augmentation.
De plus le projet de grille prévoit une augmentation de la prime de fonction spéciale de 27 500 F CFA, l’octroi d’une prime de recherche au taux annuel de 520 000 F CFA, une prime de documentation au taux annuel de 190 000 F CFA une indemnité mensuelle d’encadrement de 20 000 F CFA.
" L’indemnité mensuelle d’encadrement est octroyée en lieu et place des frais dus aux heures supplémentaires d’encadrement de mémoires qui revient à 1,5 million de F CFA par an et par assistant", a précisé M. Komé. Et de noter que sa suppression fait une diminution de 55,97 %.
ATT démenti
Or, l’Etat se glorifie d’avoir accordé, sur l’ensemble des majorations, qui se chiffrent, selon le conférencier, à 121 048 F CFA, soit 54,20 % pour un assistant à raison de 150 844 F CFA comme salaire et 105 963,6 F CFA au titre des indemnités et primes. "Ce qui fait une diminution de 1,77 % pour un assistant", a dévoilé notre interlocuteur.
D’ailleurs, le Snec, qui observe une grève illimitée depuis plus de 3 mois n’entend pas se laisser divertir par ces propositions du gouvernement. Le conférencier persiste et signe qu’ils ne sont pas dans une logique d’augmentation, mais plutôt celle de l’alignement. Pour rappel, le Snec tout comme le Syndicat des enseignants du supérieur (Snesup) exige l’alignement pur et simple de leurs salaires sur ceux de leurs collègues de la sous-région.
Ismaïla Komé a démenti les propos du président de la République qui, au cours de sa traditionnelle conférence de presse du 8 juin, a dit que les enseignants veulent tout et tout de suite avant de confirmer que l’Etat est dans la limite de ses possibilités dans la résolution des revendications des syndicats. "Nous n’avons jamais demandé que toutes ses doléances soient satisfaites immédiatement. Ce que nous voulons, c’est un accord de principe", a-t-il martelé.
Aussi, le Snec propose une réorientation du budget affecté à l’enseignement supérieur qui doit être, a-t-il suggéré, axé plus sur les enseignants que sur le personnel de l’enseignement supérieur (le ministère et ses services techniques) qui absorbe, selon lui, une masse salariale de 4 milliards de F CFA par an contre seulement 2 milliards de F CFA pour les professeurs.
Amadou Waïgalo

 


Les vacances de l’année b…
Les enseignants n’entendent pas renoncer à leurs vacances qu’ils veulent s’accorder dans les prochains jours confortement aux textes en vigueur. Mais, au train où évoluent les choses, les professeurs en allant en vacances à la fin de ce mois comme cela se dit dans le milieu universitaire vont précipiter l’année blanche qui hante tous les esprits et qui apparaît de plus en plus imminent.
A. W.

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DEMISSIONS AU CNID
La montagne a-t-elle accouché d’une souris ?
La crise qui avait secoué le Congrès d’initiative démocratique (Cnid/Faso yiriwa ton) avec le départ de Ndiaye Bah, ministre de l’Artisanat et du Tourisme et une dizaine de membres du comité directeur est révolue. C’est du moins ce que pense le comité directeur qui a tenu à faire le point des départs réels ou supposés.
Après la conférence explicatrice à Ségou (fief de son leader, Me Mountaga Tall), le parti du Soleil levant vient de faire le point des démissions réelles ou supposées. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le départ de Ndiaye Bah et autres n’a finalement pas drainé grand monde.
Au regard du bilan dressé par le comité directeur, la montagne a même accouché d’une minuscule souris. Sur les 74 membres du comité directeur, il n’y a eu dans les faits que 11 démissionnaires, dont 7 membres du cabinet du ministère de l’Artisanat et du Tourisme, dirigé par M. Bah.
A l’Assemblée nationale, le parti garde ses 9 députés. Parmi les quatre conseillers nationaux, il n’y a pas de démissionnaire. Idem au niveau du conseil de sages qui compte 50 membres. Sur les 50 maires du parti, seul le maire de Ségou a démissionné. Sur les 46 membres du bureau du Mouvement des femmes, 3 ont démissionné dont deux sont au cabinet du ministre Bah.
Le bureau du Mouvement des jeunes qui compte 40 membres a enregistré un démissionnaire qui, selon les sources du CD, serait un ex-agent du département de l’Artisanat et de Tourisme. Au niveau des sections, aucune section n’a démissionné en tous les cas, les présidents des sections de Sikasso, Bougouni, Yanfolila ont confirmé que leurs sections n’ont pas démissionné. A Mopti, seul le conseiller au ministre a démissionné. A Kidal, sur les 7 membres démissionnaires annoncés, 5 ont confirmé leur démission.
Au total ce sont 44 dont 11 membres du comité directeur qui ont effectivement démissionné du Cnid, selon le CD. Ce dernier affirme d’ailleurs ne pas se préoccuper de la crise qui a pris fin avec le départ de Ndiaye Bah. "Le comité directeur s’occupe du parti et non des partants". "Pour nous, les démissions signent non pas le début, mais la fin de la crise", ironise le CD du Cnid.
Denis Koné


Des démissions à Koulikoro, C VI et à Djanéguela
Nous apprenions hier au moment où nous mettions cet article sous presse des démissions à Djanéguéla, en C VI du district de Bamako et à Koulikoro. A Djanéguéla, c’est le président de section M. Bablé Koné qui démissionne. M. Bablé quitte le Cnid avec 37 autres militants. En Commune VI du district de Bamako c’est M. Benghaly Y. Koné, secrétaire général de la section jeunesse du parti et 31 autres militants qui claquent la porte du Cnid. A koulikoro des démissions ont aussi été enregistrées après la tenue d’une assemblée générale. Galado Modibo, président de la section et 62 militants ou membres du bureau ont également plié bagages.
D. K

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CONFERENCE DE SECTION DU CNID
" Baba, Ségou te soutient"
La salle Mieruba de Ségou a abrité le dimanche 20 juin dernier la conférence de section du Congrès national d’initiative démocratique (Cnid/Fyt) de Ségou. Celle-ci a eu la particularité de recevoir une forte délégation du comité directeur conduite par le président Me Mountaga Tall venu faire le point de la situation des démissions au 16 juin dernier.
Ils étaient des centaines de militants à prendre d’assaut le Mieruba pour entendre les explications de l’importante délégation du comité directeur par rapport à la démission de certains membres du Cnid.
Après les mots de bienvenue du président de la section de Ségou, tour à tour le président des jeunes et des femmes ont réitéré leur soutien au parti et au président Moutaga Tall. D’ailleurs, les banderoles affichées dans la salle en étaient l’expression parfaite : "Baba Ségou te soutient", "Ce que Dieu a construit personne ne peut le détruire".
De même l’honorable député Hady Niangado a souligné l’attachement des députés aux idéaux du parti. Aussi, il a assuré l’ensemble des militants qu’aucune défection ne sera enregistrée du côté de l’hémicycle. Il n’a pas manqué de fustiger l’attitude des démissionnaires qui doivent tous au parti du Soleil levant.
Pour le président Tall, c’est la fin d’une crise qui couvait dans le parti depuis deux ans. Le reproche fait par les démissionnaires ; à savoir : une gouvernance anti-démocratique, anachronique, a été balayé du revers de la main par le président Me Tall. L’époque de l’esclavage est révolue au Mali depuis longtemps, a-t-il répliqué. Il a dévoilé que de peur d’être mis en minorité lors du prochain congrès prévu dans les tout prochains jours, ils ont préféré prendre la poudre d’escampette pour d’autres "pâturages" qu’ils pensent plus profitables.
Depuis, dénoncera-t-il, c’est la calomnie colportée par-ci, par-là. Sur les 15 démissions annoncées au niveau du comité directeur, 4 ont été démenties. Sur les 11 restants, selon Me Tall 7 personnes travaillent au département de Ndiaye Bah. Au total, a-t-il dit, ils ont annoncé le départ de 65 personnes sur lesquels 32 personnes ont démenti. Il ne reste donc que 33 démissionnaires parmi lesquels aucun conseiller encore moins député à l’exception du maire de Ségou.
Pour ce qui est du cas de Sikasso certaines personnes citées ne sont pas identifiées ou sont inconnues au Cnid. En ce qui concerne Bougouni, a souligné le président du Soleil levant, la lettre signée ne mentionne nulle part une démission de la section mais celle d’un collectif de responsables et militants dont la plupart restent des inconnus.
En évaluant l’impact de leur départ du parti Me Tall qualifie d’une tempête dans un verre d’eau. "Nous ne nous laisserons pas distraire, le parti a décidé de ne plus réagir aux faux documents des démissionnaires", a conclu Me Tall.
Daouda Coulibaly
(correspondant régional)

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COOPERATION
Le Barreau du Mali avec le Barreau du Luxembourg
Une forte délégation du Barreau du Mali, conduite par le Bâtonnier, Seydou I. Maïga, a pris part du 4 au 6 juin derniers à la rentrée du Jeune Barreau du Luxembourg.
Depuis 2004, les deux Barreaux entretiennent des rapports de coopération très étroits, qui se traduisent par des échanges mutuellement profitables. Ainsi chaque mois de novembre, une équipe de formateurs luxembourgeois séjourne au Mali, pour animer en tandem avec les professionnels maliens, des sessions à l’adresse de leurs confrères sur des thématiques touchant l’actualité du droit et la déontologie de la profession.
D’ici la fin du mois de juin, deux jeunes avocats maliens iront en stage dans des cabinets luxembourgeois, entièrement pris en charge par le Barreau hôte. L’excellence des relations se traduit également par l’appui qu’accorde le Barreau du Luxembourg à l’équipement de la salle des avocats du Mali en ordinateurs avec une connexion Internet, et bientôt en ouvrages juridiques.
Cette coopération se veut aussi culturelle, car en plus des relations professionnelles, avocats maliens et luxembourgeois s’imprègnent réciproquement de l’histoire et de la culture de l’autre.
Mamadou G. Diarra

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MONDILA AFRIQUE DU SUD
BRADLEY, SELECTIONNEUR AMERICAIN
" Nous devons battre l’Algérie"
Le sélectionneur de l'équipe américaine, Bob Bradley, estime que les Etats-Unis n'auront d'autre alternative que de gagner face à l'Algérie cet après-midi à Pretoria, pour le compte du dernier match du 1er tour (groupe C).
" Avec les données actuelles, nous devons absolument battre l'Algérie lors du dernier match pour passer au second tour. La sélection algérienne a démontré de très belles choses devant l'Angleterre, chose qui devra nous pousser à rester vigilants", a indiqué Bob Bradley, cité dimanche par le site de la Fédération américaine de football (US Soccer).
Lors de leur deuxième sortie, les Américains ont fait match nul avec la Slovénie (2-2), alors que l'Algérie a fait de même devant l'Angleterre (0-0). Evoquant le match des Fennecs contre l'Angleterre, le premier responsable du staff technique de l'équipe américaine, ne tarit pas d'éloges sur la sélection algérienne.
" Quand on tient tête à l'un des favoris du tournoi, en l'occurrence l'Angleterre, cela veut dire qu'on détient un vrai potentiel. L'équipe de l'Algérie m'a paru très organisée dans ses trois compartiments, avec en sus une bonne condition physique", a-t-il ajouté.
Bob Bradley estime que son équipe devra faire preuve d'une grande rigueur face à l'Algérie pour espérer gagner ce match décisif pour la qualification. "Maintenant, je sais ce qui nous attend mercredi, nous devons être disciplinés dans notre jeu et jouer l'attaque à outrance devant une défense algérienne très athlétique", a-t-il affirmé.
Enfin, pour ce qui est du remplacement de l'attaquant Robbie Findley, suspendu face à l'Algérie pour cumul de cartons, Bob Bradley ne semble pas inquiet. "J'ai l'embarras du choix pour associer un joueur à Jozzy Altidore. En deuxième mi-temps face à la Slovénie, le milieu Clint Dempsey a joué devant et je pense qu'il a été bon, il y a aussi la possibilité d'incorporer Herculez Gomez, avec son gabarit il peut être très utile", a-t-il avancé.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

 

ECHOS DU MONDIAL
Les supporters trouvent un hôtel
Les supporters allemands arrivés hier de Port Elizabeth ont finalement trouvé un pied-à-terre grâce à un de leur compatriote résidant à Johannesburg qui a tout mis en œuvre pour qu’ils retrouvent le sourire. Arrivés de Port Elizabeth où ils étaient basés depuis vendredi, les supporters de la National Mannschaft étaient à la recherche d’un local où poser leurs valises. Fin de calvaire pour ces supporters qui n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer sous le froid.

 

Bon accueil
L’équipe nationale du Ghana est arrivée lundi en fin de matinée à Johannesburg où elle affronte cet après-midi la RFA. Ce match s’annonce déterminant pour les deux équipes si elles espèrent franchir le cap du 1er tour. A leur arrivée, Rajevac et ses hommes ont eu droit à un accueil chaleureux du comité d’organisation du Mondial et des responsables du corps diplomatique ghanéen. Et dans la discrétion totale, ils ont pris quelques minutes plus tard la route de leur hôtel. La reconnaissance du stade a été faite hier, juste avant la conférence de presse animée par Milovan Rajevac, Pantsil et Asamoah.

 

Une conférence de presse sans la presse locale
Arthur Boka et Gervinho, accompagnés du coach Sven Goran Eriksson, ont animé hier à l’hôtel des Eléphants, une conférence de presse où l’essentiel portait sur le match de vendredi contre la Corée du Nord. Mais le hic, c’était l’absence notoire de la presse locale (ivoirienne) qui pourtant était fortement représentée en Afrique du Sud. Au sujet du match de vendredi au stade de Nelspruit, le coach Eriksson estime que son équipe garde encore une chance de qualification. Par contre le joueur de Lille, Gervinho n’a plus d’espoir. "Ce sera difficile", déclare-t-il.

 

Première séance d'entraînement à Soccer City
La séance d'entraînement, qui a duré plus d'une heure et demie, a permis au staff technique des Black Stars de tester différentes variantes de jeu, en soumettant les joueurs à des exercices avec ballons, suivis de combinaisons et tirs à l'approche des buts. L’entraîneur Milovan Rajevac a ensuite programmé des exercices d’application de courte durée au cours desquels il a pu jauger la forme et le rendement des joueurs. Il a essayé ensuite plusieurs formules en attaque, avec les différentes combinaisons.
Boubacar Diakité Sarr

 

HERVE PENOT, JOURNALISTE FRANÇAIS
" C’est dur pour les équipes africaines"
Un confrère du quotidien français, l’Equipe, revient sur le match Brésil-Côte d’Ivoire, évoque le difficile parcours des équipes africaines au Mondial. Hervé Penot parle de la problématique des entraîneurs blancs sur le continent.
Les Echos : Que retenez-vous du match Brésil-Côte d’Ivoire ?
Hervé Penot : Et bien la qualité supérieure du Brésil, puisque les Brésiliens ont su faire la différence sur une qualité individuelle, une qualité de passe, des passes des uns et des autres qui sont sûrement moins étonnantes. Il y a rien à dire, le Brésil était supérieur à la Côte d’Ivoire qui a marqué un but qui n’est plutôt pas mal, ça va leur permettre d’arriver, de réussir à battre la Corée du Nord sinon pour la qualification, c’est compliqué.
Les Echos : Le troisième tour s’annonce difficile surtout pour les équipes africaines encore en lice, non ?
H. P. : Une grosse difficulté. Je ne crois pas le Ghana battre même faire match nul contre l’Allemagne. J’espère me tromper mais je ne le crois pas. L’Algérie, je ne crois pas non plus tellement, je pense que les Etats-Unis ont une très bonne équipe et là franchement c’est un peu compliqué.
Pour les équipes africaines, c’est très compliqué, la Côte d’Ivoire je ne pense pas s’ils vont passer à moins d’un retournement de situation inattendue parce que j’imagine bien le Portugal accompagner le Brésil.
Les Echos : A l’opposé, les Asiatiques et les Sud-Américains ne se portent pas mal ?
H. P. : Ils sont assez présents surtout les Sud-Américains. L’Argentine est très bonne, le Brésil est évidemment présent, le centre américain avec le Honduras qui a fait de bons progrès. Pour le continent noir, on sent qu’il y a des équipes qui commencent à progresser. Il faut reconnaître quand même que l’Afrique arrive à faire des choses un peu mieux aussi. Mais ce sera un crash si sur les six équipes, elle n’a pas une qui passe en huitièmes de finale de sa Coupe du monde.
Les Echos : Et certains accusent le mauvais coaching de ces sorciers blancs sur le banc des Africains ?
H. P. : Il faut arrêter un moment de croire que c’est le Blanc qui a la solution. C’est faux. En revanche, il n’y a peut-être pas non plus beaucoup de techniciens de très haut niveau pour l’instant dans les pays. Donc, la raison ce n’est pas une couleur de peau, de savoir si on est blanc ou noir, c’est le travail fourni par la personne, s’il est respectable, s’il est respecté.
Au Mali, Alain Giresse qui va venir, est quelqu’un de très bien. Pour lui, ce n’est pas une couleur de peau en ce moment-là. C’est le travail que peut faire un technicien. Il ne faut pas oublier que dans les pays africains aussi, parfois ce sont les joueurs qui ne respectent pas les techniciens africains. Parce que déjà, il y a un rapport à l’argent qui biaise un tout petit peu les relations.
Les Echos : Pourtant la Fifa et la Caf s’investissent beaucoup dans la formation ?
H. P. : Oui, mais visiblement ça ne porte pas complètement ses fruits puisqu’il y a pas de clubs bien structurés. Regardez en Egypte, il y a des clubs structurés, de très bons entraîneurs. La preuve ce sont les meilleurs entraîneurs du continent.
Les Echos : Quel jugement portez-vous sur le niveau du tournoi ?
H. P. : Jusqu’à présent, le niveau est un peu moyen parce que les équipes ne se livrent pas, il y a la crainte d’être éliminé assez vite. Et s’il y a une équipe surprise, une équipe qui gêne beaucoup, c’est les Etats-Unis. C’est une très bonne équipe.
Propos recueillis, à Soweto, par
Boubacar Diakité Sarr

 

MONDIAL-2010
La fête de la musique, c'est tous les jours
En Afrique du Sud comme dans nombre de pays africains, on a célébré la fête de la musique le 21 juin. Mais cette année, Mondial oblige, c'est tous les jours la fête de la musique dans les rues de Johannesburg, où rythmes africains, coréens, brésiliens et d'ailleurs accompagnent les retransmissions des rencontres sur écrans géants.
Après les matches du Mondial-2010, les foules de supporters prolongent la fête avec des orchestres embauchés pour la circonstance. A Rhodes Park, une place animée du centre de Johannesburg, la musique ne s'arrête quasiment pas. Il y a même des cours de samba pour qui veut.
Et les musiques fusionnent volontiers. Au même endroit, nous avons assisté à des rencontres entre chanteurs coréens et percussionnistes brésiliens, danseuses africaines et rockers sud-africains. Ces musiciens, qui ne s'étaient jamais vus, ont livré un spectacle unique.
A la Fan Fest (fête des supporters) de la Square Mandela à Sangton, la retransmission des matches se prolonge également par des animations musicales qui durent une bonne partie de la nuit. Le public chante et danse sur les hymnes des équipes.
Incontestablement, la samba brésilienne est la reine du bal du Mondial. Il est vrai qu'après leur équipe, c'est la Seleçao que les Sud-africains plébiscitent. A Eldorado Park de Soweto, des hommages ont été rendus à Lucky Dube, assassiné, et à Vusi, une autre célébrité décédée, il y a quelques jours.
On le savait déjà, foot et musique font bon ménage. Ce sera encore plus vrai cette année, avec une fête de la musique des plus éclectiques. Musiques du monde pour une Coupe du monde, la fête fut grandiose dans la capitale sud-africaine et environs.
B. D. S.
(envoyé spécial)

 

AFRIQUE DU SUD-2010
Algérie et Ghana plus près de la qualification
C’est aujourd’hui que deux des représentants africains, qui peuvent encore rêver jouent leur dernier match de groupe. Il s’agit de l’Algérie dans le groupe C et le Ghana dans le groupe D. Tous les espoirs reposent sur les épaules de ces deux équipes. Un nul, pour le Ghana, et une victoire, pour l’Algérie, seront nécessaires. Mais comment réussir ces prouesses ?
Les Fennecs ont été attentistes. Leur prestation contre l’Angleterre suffisait à remporter les premiers précieux trois points contre la Slovénie. Mais un certain joueur nommé Ghesal, qui ne sait pas que la victoire ou la défaite d’une équipe peut dépendre d’un seul joueur, a étriqué le sort des Fennecs au premier match.
Cinq minutes après sa sortie sur carton rouge, l’Algérie a pris le but fatal. Maintenant, il s’agira de continuer sur la même lancée comme lors du match contre l’Angleterre. Cette fois-ci, avec plus d’application devant, de rigueur et de vigilance derrière. Les Yankees, furieux du match nul contre la Slovénie, parce que privés d’un but qu’ils ont jugé bon, vont abattre toutes leurs cartes. Ils ont prouvé ces dernières saisons qu’il faut compter désormais avec eux sur l’échiquier international.
Avec Bradley, Demsey et autres, la tâche des protégés de Rabah Saadane s’avère difficile mais pas plus que contre les Anglais. Alors le coup est jouable. Seulement, Ziani et ses coéquipiers doivent avoir un mental de gagneur et veiller à la précision dans les derniers gestes. Une victoire est impérative.
Ghana-RFA : les Blacks Stars, à un doigt
Un Drogba ou un Eto’o manque à la sélection ghanéenne ; un renard des surfaces, capable de scorer sur trois ou quatre occasions de but. Les Blacks Stars ne doivent pas compter sur un résultat vierge de zéro but partout. Ils ont l’obligation de marquer un but, si possible le premier.
Les Allemands, favoris du match mais pas invincibles - les Serbes l’ont prouvé - savent que leur survie dépend de cette rencontre, alors leur machine tournera à plein régime. Les Blacks Stars doivent éviter les envolées solitaires et les gaspillages des occasions par des tirs lointains comme contre l’Australie.
Les tirs, loin des 18 m, doivent être exceptionnels. Annan et ses coéquipiers du milieu de terrain ont les moyens de garder le ballon le peu de temps possible et ne le lâcher que si nécessaire. Si chaque joueur donne le maximum de lui-même quel que soit le temps qu’il va jouer, un précieux nul, à défaut, est possible.
Les coups de gueules à la Anelka ne font qu’affaiblir le groupe et Souley Mutari s’y est déjà essayé aux dires de la presse internationale. Plus que jamais, les Africains comptent sur la solidité défensive des Black Stars, leur discipline tactique, leur complémentarité et leur cohésion auxquelles ils doivent ajouter l’efficacité pour sauver le continent d’une élimination précoce au 1er tour.
Badri

 

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