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2010

Mois de juin

Les Echos du 22 juin

 

BASSARY TOURE, VICE-PRESIDENT BOAD
" Le projet de cimenterie au Mali est bon"
Pendant deux jours, des intellectuels africains ont fait le bilan des cinquante ans d'indépendance du continent noir. Ils sont arrivés au constat qu'ils peuvent, unis et solidaires, en mutualisant leurs expériences, impulser le développement de leur continent. A l'issue de la rencontre, nous nous sommes entretenus avec le vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), notre compatriote Bassary Touré. Il nous livre ici les raisons de ce forum et les rapports entre son institution et notre pays.
Les Echos : Qu’est-ce qui a motivé l’organisation de ce forum ?
Bassary Touré : Nous avons 7 de nos 8 Etats membres qui commémorent cette année leur cinquantenaire. Nous avons jugé que c’était là une occasion pour faire un peu de bilan, de regarder dans quelle direction on va partir. Ce forum, c’était d’abord une opportunité pour échanger sur nos visions d’ensemble.
Les Echos : Et quelles sont les leçons que la BOAD en tire ?
B. T. : Cette rencontre a été exceptionnellement d’un très haut niveau. Nous avions des professeurs d’université, des anciens gouverneurs de banques centrales, des anciens Premiers ministres, le secteur privé… C’était un environnement très fertile pour des discussions sur les questions de développement, d’environnement, de projets structurants, de ressources humaines…
Les Echos : Et après ?
B. T. : Nous allons structurer les conclusions, assurer un suivi et exploiter les idées novatrices. C’est un peu notre logiciel conceptuel. L’idée, c’est d’avoir ce forum de façon périodique pour raffermir nos points de vue, nous questionner sur nous-mêmes…
Les Echos : Qu’est-ce qu’on peut retenir comme intervention de la BOAD au Mali ?
B. T. : La BOAD a fait une intervention tous azimuts au Mali. Nous avons fait beaucoup de routes, nous intervenons dans l’échangeur multiple qui se construit actuellement. C’est peu grâce à la BOAD que la BDM a pu être restructurée. Nous avons financé au Mali des projets d’aménagement hydro agricoles comme l’Office du Niger. Dans le domaine des transports, on peut citer Transrail, Asky, la nouvelle compagnie aérienne et l’Asecna.
Les Echos : Le Mali a un projet de cimenterie qui est bloqué par la BOAD. Quelles sont les raisons de votre réticence ?
B. T : Le projet ne bloque pas. C’est d’ailleurs un très bon projet. Le Mali a quand même les plus importantes réserves de calcaires de la sous-région. Pour qui connaît le coût du ciment au Mali, comparé aux autres pays, pour qui voit son augmentation chaque année, on ne peut pas nier l’importance de ce projet. Il y a maintenant la ligne haute tension de Manantali. Tout cela pour dire que les conditions sont réunies pour une cimenterie au Mali.
Maintenant, la BOAD est un instrument sous-régional. Ce dont nous voulons nous assurer, c’est une vision d’ensemble, car nous sommes déjà intervenu dans une cimenterie. Nous avons commandité une étude sur notre stratégie globale. Cette étude est déjà terminée et sera soumise à notre conseil d’administration qui se réunit la semaine prochaine (Ndlr : cet entretien a eu lieu le jeudi 17 juin 2010). C’est après que le prochain conseil se prononcera sur le projet de cimenterie du Mali.
Les Echos : Vous parliez des infrastructures structurantes. Pourquoi notre région n’en a pas et qu’est-ce qui freine des projets de ce genre ?
B. T. : Nous voulons promouvoir les infrastructures structurantes, car nous voulons jouer sur la mutualisation, les économies d’échelle et l’efficacité. Pourquoi pas un chemin de fer Bamako-Lomé ? Pourquoi ne pas pouvoir prendre un avion de Bamako pour Lomé sans devoir passer par Abidjan et Ouaga ? Pourquoi pas un réseau énergétique intégré ? La BOAD veut une vraie intégration des économies, une complémentarité entre elles.
Maintenant, est-ce que nos sociétés sont préparées à cela ? Là est toute la question, mais il nous faut vraiment aller dans cette direction.
Les Echos : On a l’impression que les interventions de la BOAD vont plus aux institutions qu’au secteur privé. Est-ce un choix ou une méconnaissance du privé ?
B. T. : Sur les 1500 milliards de F CFA que nous avons investis jusque-là, 33 % sont allés au secteur privé. Au Mali, beaucoup de privés ont bénéficié de nos financements. Je peux citer les compagnies de téléphonie cellulaire, le Groupe Azalaï, la BDM. Il y a la nouvelle cimenterie que nous allons financer… Peut être que tout cela n’est pas suffisant, mais nous avons créé des fonds comme les Fonds Cauris et Gari pour donner un effet de levier à nos investissements dans le secteur privé. Nous avons vocation à financer le secteur privé.
Les Echos : La BOAD est devenue un terreau fertile de futurs candidats à la présidentielle. Vous verra-t-on candidat au Mali en 2012 ?
B. T. : (Rires) Je n’ai pas encore contracté le virus de la politique. Et je pense que cela ne se fera pas de sitôt. Pour le moment, mon objectif, est de donner une valeur ajoutée à la BOAD le temps que je suis là.
Propos recueillis, à Lomé, par
Alexis Kalambry

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TRANSPORT URBAIN
Bamako paralysée hier matin
La grève de 48 h déclenchée par la Fédération des syndicats et conducteurs du Mali n’aura finalement duré que 15 heures.
La Fédération des syndicats et conducteurs du Mali avait décidé d’aller en grève de 48 h du lundi 21 à minuit au mardi 22 juin à zéro heure. Cette grève était une manifestation de solidarité avec les chauffeurs de camions bennes de Koulikoro. Ces derniers avaient observé une grève de 48 h à la mi-juin contre la mesure d’augmentation de la taxe municipale de 2000 à 3000 F CFA.
Un compromis trouvé entre la Fédération des syndicats et conducteurs du Mali et le préfet de Koulikoro, hier vers 14 h, a circonscrit la souffrance des usagers des transports en commun. Selon Harouna Konaté, membre du bureau de coordination de la Fédération, "le préfet de Koulikoro a décidé de ramener les taxes municipales à leurs prix initiaux à 2000 F CFA". M. Konaté a expliqué que son bureau a aussitôt levé le mot d’ordre de grève. Il précise d’ailleurs avoir observé un arrêt de travail et réfute le mot grève.
La levée de la grève a beaucoup soulagé les usagers de la route. L’arrêt des Sotrama et des bus avait paralysé la capitale toute la matinée de lundi. Des apprentis chauffeurs empêchaient les taxis et bus de transporter des clients. Il a fallu l’intervention des policiers pour les en dissuader.
Si la grève est un droit, ne pas l’observer l’est aussi. Nul n’est donc contraint d’aller ou pas en cessation de travail. Mais de plus en plus dans le monde des chauffeurs et des transporteurs routiers, des énergumènes font recours à la violence pour empêcher des camarades qui veulent travailler pendant les grèves.
Harouna Konaté de la Fédération des syndicats et conducteurs du Mali dit faire la part des choses. Selon lui, les apprentis qui s’en prennent à des chauffeurs qui veulent travailler ne sont pas des leurs. "C’est nous qui avons demandé aux policiers de sévir contre tous ceux qui s’attaquent aux véhicules et biens d’autrui pour des fins de grève. Ce ne sont pas nos militants mais des voleurs qui nous infiltrent", a-t-il tranché.
Abdrahamane Dicko

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SAISON DES PLUIES 2010
Des inondations et des dégâts à craindre
Sur le bassin du fleuve Niger, les débits prévus pour 2010 sont supérieurs ou égaux à la normale, en dehors du haut du bassin pour lequel une situation normale à tendance déficitaire est prévue.
Au cas où cette prévision se réalisait avec une bonne répartition temporelle des pluies, les productions agricoles et pastorales pourront être équivalentes à supérieures à la moyenne dans les pays du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Cependant, il existe un risque élevé de fortes pluies pouvant provoquer des inondations, occasionner des dégâts importants, y compris des pertes de superficies emblavées.
Ces conditions humides seront également favorables au développement des ennemis des cultures, notamment les sauteriaux et les criquets pèlerins, pour lesquels la surveillance et les mesures de prévention devront être renforcées. Sur le plan hydrologique, la prévision dans le bassin du fleuve du Niger fait craindre des inondations catastrophiques. Déjà, du fait de l’occupation croissante et la dégradation du réseau hydrographique dans ce bassin, on assiste, ces dernières années, à une fréquence plus importante des inondations.
La gestion des barrages, comme celui de Manantali, devrait tenir compte de cette situation hydrologique excédentaire, probable pour la saison 2010. Les écoulements excédentaires prévus dans différentes parties du bassin du Niger font également craindre des inondations. Toutefois, cette situation excédentaire en saison de pluie dans le Niger moyen et inférieur ne devrait pas être interprétée comme une situation d’abondance absolue en ressources en eau. En effet, la prévision dans la partie amont du bassin est normale à tendance déficitaire. Ce qui pourra avoir un impact négatif sur la disponibilité des eaux dans le reste du bassin en saison sèche.
Or, c’est surtout durant cette période que la demande en eau est plus importante. Que ce soit pour la gestion du barrage de Sélingué, l’irrigation dans le Delta intérieur, la production énergétique du barrage de Kainji dans le Niger inférieur ou la navigation sur l’ensemble des tronçons. La situation du déficit pluviométrique prévue aux cotes du golfe de Guinée n’affectera pas significativement les écoulements des bassins du Volta et de la Comoé.
Sur le plan agricole, cette prévision peut, en cas de démarrage normal de la pluie, être mise à profit pour augmenter les superficies sous les cultures à haut potentiel de rendement (maïs, riz, sorgho) ou de rente (coton, arachide), en y apportant les quantités recommandées de fertilisants. Il est à noter que l’enherbement et les attaques de déprédateurs (insectes et maladies) pourraient constituer une contrainte majeure au cours de cette saison.
Il est alors nécessaire de conduire en temps opportun les opérations culturales (semis, sarclage, démariage, apport de fertilisants, traitements phytosanitaires si possible, etc.) suivant les recommandations de la recherche agricole.
Mohamed Daou

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TALO DOTE D’UN CSCOM
Promesse tenue
Le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré avait promis aux populations de Talo (cercle de Bla), lors de l’inauguration du Seuil, un Centre de santé communautaire (CSCOM). Cela a été matérialisée par l’inauguration de l’édifice par le ministre de la Communication, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, qui représentait son collègue du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, empêché.
Pour l’inauguration du CSCOM de Talo, financé entièrement par le ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées pour un coût global d’un peu plus de 22 millions de F CFA, les populations du N’Tèdougou (Commune rurale de Fani) sont sorties comme des essaims d’abeilles. Et la fête fut belle samedi dernier. Le jeune artiste balafonniste Mamadou Dembélé alias "Dabara", 1er lauréat de l’émission de télé réalité "Case Sangha", a tenu le public en haleine.
Du maire de Talo, Mamadou Traoré, au chef de village, Lamine Dembélé, en passant par les membres de l’Association des ressortissants pour le développement de N’Tèdougou (Talo et N’Tosso), l’Association du CSCOM (Asacota), grande fut la joie de tous les intervenants de la localité au cours de la cérémonie officielle d’inauguration. Ils ont remercié les plus hautes autorités du pays, notamment le président ATT, pour la réalisation de ce CSCOM.
Quelques doléances furent néanmoins formulées à l’endroit du MDSSPA notamment la réalisation d’un forage dans l’enceinte du centre, la clôture de l’édifice, l’octroi du matériel technique complémentaire et un réfrigérateur solaire.
Présente également, une délégation du Soroptimist International/Club Lumière de Bamako, une organisation mondiale de femmes versées dans le social, a rehaussé l’éclat de la cérémonie. Par la voix de Mme Sidibé Adam Traoré, cette organisation, indique-t-on, a tenu à équiper, pour environ 6 millions de F CFA, le nouveau CSCOM.
Très engagée aux côtés des populations de Talo, Soroptimist International/Club Lumière de Bamako y a déjà foré un puits à grand diamètre, créé une banque de céréales et construit une école de six classes, un bureau et un logement pour le directeur entièrement équipés avec la dotation des élèves en fournitures scolaires pendant six ans.
Le ministre de la Communication a indiqué que l’ambition des décideurs de ce pays est d’accompagner les hommes, les femmes et les jeunes pour leur permettre de faire face aux différents défis auxquels ils sont confrontés. Mme le ministre espère que la mise à disposition de ce centre va contribuer non seulement à la lute contre la maladie et la pauvreté, mais aussi à l’amélioration des indicateurs de santé dans notre pays.
Elle a invité les populations à fréquenter massivement le CSCOM afin qu’il soit classé parmi les plus fonctionnels du Mali, mais a aussi exhorté les autorités de Talo ainsi que l’ensemble de la population à veiller au bon entretien des locaux. Le ministre a remercié le Rotary Club International-Bamako/Kanu pour la mise à disposition d’une moto ambulance.
(correspondance particulière)RECENSEMENT ADMINISTRATIF DES MALIENS DE FRANCE
Le ministre Kafougouna Koné lance le Ravec à Paris
Le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, en compagnie de son collègue chargé des Maliens de l’extérieur Dr. Badra Aliou Macalou, a procédé le week-end dernier au lancement des opérations relatives au Recensement administratif à vocation d’état-civil (Ravec) en présence des autorités diplomatiques et consulaires accréditées dans la capitale française.
Trois sites ont été ouverts lundi 14 juin pour le démarrage du processus d’identification des quelque 400 000 Maliens ainsi que l’estiment certaines sources.
Pour le nouvel ambassadeur du Mali à Paris, S. E. M. Boubacar Sidiki Touré, dont c’était la première véritable grande rencontre avec la communauté, le Ravec devra permettre une meilleure prise en charge des Maliens de France en ce sens que le programme permettra de mieux connaître la communauté.
Le lancement du Ravec a été effectué en même temps que celui du cinquantenaire de l’indépendance nationale avec une conférence organisée par le Conseil de base des Maliens de France sur le même thème.
Depuis son lancement, les opérations du Ravec ont attribué un numéro d'identification nationale (Nina) à 10 598 053 personnes parmi lesquelles seulement 3 046 744 disposaient d'un acte de naissance.
O. Diagola
(Paris)

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BRUITS SOURDS
Cinquantenaire du Mali : ATT s’indigne
L’idée de célébrer les 50 ans du Mali indépendant émane du président de la République, Amadou Toumani Touré. Pour son organisation, une Commission nationale d’organisation, présidée par l’ancien ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Oumar H. Dicko a été mise en place. Aussi, "des grands projets et programmes" ont été lancés. Il en est ainsi de la construction du 3e pont de Bamako, de l’hôpital du Mali à Yirimadio, de l’hôtel à l’ACI-2000, etc. Tous ces travaux ont été lancés par le président ATT. L’objectif était de les voir réaliser avant le 22 septembre 2010 et fêter le cinquantenaire avec.
Il a été chanté sur tous les toits par les autorités que ces grands travaux seront bouclés avant la célébration du cinquantenaire. C’était sans compter avec les contingences du moment et les aléas qui pouvaient se présenter aux entreprises chargées de les réaliser. Aujourd’hui, force est de reconnaître que ni le 3e pont ni l’hôpital du Mali encore moins l’hôtel qui devaient sortir de terre avant le 22 septembre ne sera prêt. Le président, amer, s’est rendu compte qu’il a été induit en erreur par les ministres techniquement en charge du dossier.

IBK parraine Alpha Condé à Bamako
Dans la perspective de l’élection présidentielle guinéenne de ce 27 juin 2010 et dans le but de faire adhérer le maximum de Guinéens vivant sur le territoire malien à son projet de société, l’un des candidats favoris et opposant au régime de Lansana Conté et président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), Alpha Condé a tenu dimanche dernier au CICB un meeting au cours duquel il a partagé avec ses compatriotes son projet de société.
L’événement était parrainé par le président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita. Si celui-ci n’a pas fait le déplacement pour raison de calendrier, il s’est tout de même fait représenter par

Nancoma Kéita, membre du bureau politique national du RPM.
Après le meeting, le candidat du RPG, escorté par des bérets rouges, a sillonné la capitale avant de rendre une visite de courtoisie à ses compatriotes. Dans son projet de société, M. Condé ambitionne de sortir la Guinée de ses années de dictature, d’obscurantisme et lui donner sa vraie place dans le concert des nations. Plusieurs fois condamné et gracié par le régime de Lansana Conté, Alpha Condé avait trouvé refuge en France et ne retournera au bercail qu’après le décès de l’ancien président.

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MATERNITE A MOINDRE RISQUE
La responsabilité des collectivités
En prélude à la 6e édition de la Journée de la maternité à moindre risque qui se tient aujourd’hui, une conférence de presse a été organisée lundi au ministère de la Santé.
La 6e édition de la Journée de la maternité à moindre risque a pour thème : "Renforcement du rôle et des responsabilités des collectivités locales dans le système de référence/évacuation". Le directeur général de la santé a indiqué qu’en choisissant ce thème, les autorités sanitaires voulaient mettre en lumière le rôle des collectivités.
Expliquant que la mortalité maternelle a été qualifiée de honte des temps modernes, le Pr. Amadou Dolo de la Vison 2010 ajoutera que la science nous propose une solution à la mortalité maternelle. "Cette solution est la césarienne".
Malheureusement, la césarienne ne peut pas se faire dans certaines localités du pays. Ce qui fera dire à Pr. Dolo que la mise en place par l’Etat d’une stratégie face à ce problème est l’évacuation rapide des femmes en travail dans les centres de santé compétents. Et Pr. Dolo d’ajouter que les collectivités locales ont une grande responsabilité pour la mise en œuvre de cette stratégie. Pr. Dolo a déploré que chaque minute une femme en travail meurt.
Face au taux élevé de mortalité maternelle, la direction nationale de la santé, avec l’appui de l’Unicef, a mis en place en 1994 un programme de périnatalité avec un volet organisation du système de référence : évacuation pour la prise en charge des urgences obstétricales. Ce programme implique les collectivités locales (conseils de cercle et mairies) dans l’évacuation des parturientes, des nouveau-nés et des autres urgences.
Malheureusement, le bon fonctionnement de ce système est entravé par des problèmes comme le non-paiement des cotisations qui permettent les collectivités locales de répondre aux besoins.
Placée sous la présidence de Mme Toué Lobo Traoré, épouse du président de la République, la Journée de la maternité à moindre risque a pour objectif cette année de sensibiliser les collectivités locales, sur leurs rôles et responsabilités dans le système de référence/évacuation pour la prise en charge des urgences obstétricales.
Dr. Mountaga Bouaré, conseiller technique au ministère de la Santé, a réaffirmé qu’il y a une solution disponible à la mortalité maternelle.
Sidiki Doumbia

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L’AFRIQUE ET SON MONDIAL
Faut-il encore y croire ?
Toutes les équipes africaines peinent à marquer les buts qui pourraient leur assurer le second tour, même si le deuxième match des Ghanéens permet d’y croire encore.
La défaite samedi dernier au stade Tshwane de Pretoria des Lions indomptables du Cameroun face aux Danois jamais inquiétés a créé l’émoi chez les amoureux du football africain. Dominant quasiment la rencontre, le résultat final est tout simplement incroyable, mais édicte la vérité du football.
De leur côté, les Super Eagles du Nigeria, deux fois huitièmes de finaliste (1994 et 1998) dans cette compétition n’ont pas croisé les bras et furent les premiers à surprendre les Hellènes qui affichaient une rapidité extraordinaire. Ils réalisèrent de véritables exploits et la rencontre s’achèvera sur le score de 1 but à 2.
Par ailleurs, la seule équipe africaine à avoir remporté un match en Afrique du Sud et la dernière à avoir remporté un match lors du Mondial allemand (2-1, face aux Etats-Unis, en 2006, les Black Stars du Ghana, ont quand même démontré malgré le nul (1-1) contre l’Australie qu'ils étaient capables de confirmer leur expérience. Finalement, la confiance des Fennecs augmente de jour en jour. Cette équipe peut-elle survivre dans cette compétition sans une star internationale en son sein ?
La sélection algérienne avec des joueurs talentueux et un entraîneur charismatique, qui est désigné comme la plus faible de son groupe, ne semble plus prendre ce facteur en considération. Peut-être que la situation vécue en Angola lors de la demi-finale de la Can ne se reproduira pas et que nous pourrions enfin croire aux déclarations de son meneur, Karim Ziani qui disait : "Nous allons surprendre".
C’est peut-être dû à la garantie d’une bonne enveloppe qui leur a été réservée et beaucoup de promesses de la part de leur sponsor ou des entreprises du pays. Peut-être les joueurs manquaient-ils encore d’un bon moral ? L’équipe algérienne est en tout cas désormais très motivée. Après leur défaite face aux Slovènes, la seconde rencontre des Fennecs était beaucoup plus décisive et déterminante, pour tenter d’obtenir un minimum de points face à l’Angleterre, classée parmi les favoris de la compétition.
La suprématie anglaise fut vite oubliée dans le stade Green Point du Cap, bariolé des couleurs verte et blanche. Rooney et ses compagnons n'ont pas brillé et ce sont les Algériens qui ont été félicités puisqu'ils ont tenu bon, sans complexe. Le petit point obtenu redonne confiance aux supporters, qui ont festoyé jusqu’à trois heures du matin. Dispersés par cette folie, ils ne savaient plus où aller et la police a dû mettre bon ordre à cette pagaille.
A la fin de la rencontre, le sélectionneur algérien semblait très ému. "Nous sommes entrés sur le terrain pour en surprendre beaucoup. C’est plus déterminant encore, puisque nous savions que l’Angleterre est supérieure à nous, au vu de ses résultats dans cette compétition. Mais nous attendons le dernier match face aux Etats-Unis. Je remercie mes joueurs, ils ont tenu le coup. Mes félicitations aussi à nos homologues Anglais".
En clair, si nous voulons devenir compétitifs et surtout passer le cap de la participation en Coupe du monde que les autres viennent pour remporter. Il est temps de réagir et porter la réflexion à un autre niveau. Il faut savoir se situer dans une compétition.
Pour rappel, dans un championnat, il y a ceux qui travaillent pour la gagner, ceux qui pensent à former le dernier carré, ceux qui jouent le milieu du tableau et ceux qui ne pensent qu'à se maintenir ou à éviter la relégation... Quel est le choix ou disons la place que l'Afrique veut occuper ? Wait and see !
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

Des Ivoiriens sur le départ ?
L’éclatante victoire (3-1) du Brésil sur la Côte d’Ivoire dimanche à Soccer City avait sonné l’alerte. Mais la balade (7-0) des Portugais face à la Corée du Nord a précipité les choses, car ils étaient nombreux hier les Ivoiriens (supporters, journalistes, etc.) à appeler leur compagnie de voyage pour changer leur date d’autant plus qu’ils ne croient plus à une éventuelle qualification des Eléphants. A l’instar des Camerounais, Nigérians et même Sud-Africains de la diaspora, ils rentreront plutôt que prévu. "Qu’est-ce je vais faire ici sans la Côte d’Ivoire et les équipes africaines mal en point ?", déclarait un confrère ivoirien.

African Village sur la sellette
A peine un repas par jour, aucun moyen de communication encore moins de déplacement. Le tout dans un désordre révoltant ! Les Ivoiriens n’en pouvaient plus de souffrir le martyre par la faute d’African Village, prestataire de service à qui l’Etat ivoirien a donné le marché de la réception des supporters des Eléphants à la Coupe du monde à hauteur de 1,2 milliard F CFA. Selon nos sources, cette structure aurait déjà perçu 900 millions de F CFA pour démarrer la mission. A l’épreuve du terrain, les Ivoiriens sont abandonnés à eux-mêmes. Colère, indignation fusent de partout. Des représentants d’Africain Village sont pris en otage. Aux dernières nouvelles, le chef du gouvernement venu suivre le match Brésil-Côte d’Ivoire devrait intervenir. Comme on le voit si Drogba et ses coéquipiers mouillent le maillot sur le terrain même si le résultat ne suit pas, dans le camp des supporters, c’est la bérézina. Par la faute d’Africain Village. Et les confrères appellent ça ici le "calvaire des gaous" à Johannesburg.

Plus de 85 000 pratiquants viennent prier
La solidarité et la chaleur humaine sont une réalité au sein de la communauté musulmane de Johannesburg. A Lesania, localité située à 37 km de la capitale économique d’Afrique du Sud, les musulmans de toutes nationalités et de toutes les races se sont unis, pour bâtir un édifice au nom d’Allah. Plus de 85 000 pratiquants viennent implorer le bon Dieu tous les vendredis. Même si l’Afrique du Sud est un pays majoritairement chrétien, on n’empêche guère à son prochain de pratiquer sa religion, comme dans tout pays laïc ou démocratique. Construit en 1992 avec la contribution de tous les musulmans de Johannesburg plus précisément des Indiens, la mosquée Al Tawheed est un temple de Dieu, qui réunit chaque vendredi plus de 80 000 fidèles, pour la prière sainte. La mosquée est aussi un lieu de rencontre, de fraternité et de convivialité des communautés musulmanes d’Afrique du Sud. Maliens, Egyptiens, Congolais, Rwandais, Nigérians, Pakistanais et Indiens se retrouvent à chaque heure de prières selon son superviseur, Cheick Moussa Ali, un ressortissant de la RDC.
Rassemblés par
Boubacar Diakité Sarr (envoyé spécial)

TROIS QUESTIONS A DROGBA
" Je suis très déçu"
Le capitaine des Eléphants, nous a confié ses impressions juste après la victoire (3-1) du Brésil sur la Côte d’Ivoire dimanche au stade Soccer City de Soweto.
Les Echos : La Côte d’Ivoire s’est inclinée. Est-ce une grande déception pour vous ?
Didier Drogba : Oui, c’est une grande déception. Une grande déception parce que je pense qu’on aurait pu marquer peut être un but de plus ou deux. Si on marque à 2-1, ç’aurait été encore mieux pour la suite. J’ai essayé de faire mon possible pour l’équipe, voilà trois buts qu’on pouvait éviter aussi.
Les Echos : Vous contestez le second but brésilien ?
D. D. : Le deuxième but est contestable, il nous fait mal, nous oblige à nous découvrir. L’arbitre lui demande s'il l'a touché de la poitrine ou de la main. Il dit qu'il ne l'a pas touché. Aussi pour Kaka, mais quand je vois un coéquipier au sol, je ne pense pas qu'il est tombé tout seul.
Les Echos : Et la qualification ?
D. D. : Se qualifier, ce sera difficile, ça ne dépend pas que de nous. Non, je ne suis pas déprimé, je suis déçu. C’est une déception pour tout le groupe. Notre équipe a progressé depuis la dernière Coupe du monde, mais nous aurions pu être un petit peu plus ambitieux, sortir un petit peu plus, mais c'est le football.
Propos recueillis, à Soweto, par
Boubacar Diakité Sarr

 

 

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