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2010

Mois de juin

Les Echos du 21 juin

 

"HUICOMABOUGOU"
L’argent du plan social et des arriérés de salaires divise
La signature du protocole d’accord entre l’Etat, l’UNTM, le patronat et le Groupe Tomota résout sur le plan social le problème des ex-travailleurs de Huicoma. Mais le partage de l’argent du plan social et des arriérés de salaires est une grenade à fragmentation déjà dégoupillée.
Lors de sa traditionnelle conférence de presse du 8 juin, le président de la République, Amadou Toumani Touré (ATT) faisait part de sa joie de voir résolu le problème des ex-travailleurs de Huicoma en sit-in à la Bourse du travail depuis plusieurs mois. L’espoir d’ATT reposait sur la signature du protocole d’accord par l’Etat, l’UNTM et le patronat. Il restait celle du Groupe Tomota effective depuis le mardi 15 juin 2010.
Ce protocole d’accord signé par les différentes parties résout le problème dans sa dimension sociale. Il prend en compte le plan social que l’Etat s’est engagé à payer pour 2,1 milliards de F CFA. L’Etat prendra en compte 4 mois d’arriérés de salaires pour 300 millions de F CFA.
Le Groupe Tomota avait payé 4 mois d’arriérés de salaires en janvier 2010, estimés à 300 millions de F CFA pour faire baisser la tension. L’arrêt de travail et le manque de graine de coton que la CMDT ne peut pas fournir aux usines de Huicoma a fini par mettre sur cale les huileries de Koutiala et Kita. Seule Koulikoro fonctionne au ralenti.
Last not but least. Si l’Etat, l’UNTM, le patronat et le Groupe Tomota ont paraphé le fameux protocole d’accord dont la substance demeure le plan social et les arriérés de salaire, "Huicomabougou" met une patate chaude entre les mains des autorités.
Le critère de partage du butin risque d’engendrer une autre bombe sociale plus explosive. Le Groupe Tomota s’en est lavé les mains et a demandé à l’Etat de prendre ses responsabilités. L’Etat a prévu de payer les 4 mois d’arrières de salaires (300 millions de F CFA) en juin et programme le plan social (2,1 milliards de F CFA) sur le budget 2011.
Les intrus s’invitent à la "fête"
Le problème est que les grévistes de la Bourse du travail ne sont pas tous des travailleurs de Huicoma. "Huicomabougou" a vu ses rangs grossir avec l’arrivée des retraités et d’autres agents saisonniers. Ceux-ci ayant pris part aux grèves de la faim et d’autres manifestations, attendent leur part du gâteau parce qu’ils ont été présentés comme des travailleurs réguliers.
Il y a eu un précédent. Le partage d’une enveloppe de 200 millions de F CFA, offerte par ATT à la veille de la fête de Tabaski avait suscité une forte tension à "Huicomabougou". La délégation partie pour prendre l’argent a été suspectée d’avoir été traitée à part par le chef de l’Etat. Dans le même temps, retraités, saisonniers et travailleurs se sentaient concernés. Des coups de poing avaient failli pleuvoir.
Pour l’exécution du plan social, le Groupe Tomota ne reconnaît le droit de travailleurs qu’à une vingtaine d’agents sur 163 pour la simple raison qu’ils sont en grève illimitée depuis près de trois mois. Ce qui a fait que l’entreprise a recruté 194 agents à Koulikoro pour éviter la fermeture de son usine.
Le Groupe Tomota ne serait plus prêt à réengager les grévistes de "Huicomabougou" dont la liquidation du plan social et la grève illimitée jouent contre la régularité de leur situation contractuelle.
Abdrahamane Dicko

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CODE DE LA FAMILLE ET PEINE DE MORT
Les bêtes noires des députés et du gouvernement
" Chat échaudé craint eau froide". Ainsi, pourrait-on résumer le renvoi jeudi du projet de loi portant abolition de la peine de mort par l’Assemblée nationale et la rencontre avec le Haut conseil islamique du Mali (HCIM).
La séance plénière des députés, jeudi, à l’Assemblée nationale a été dominée par le renvoi de 6 projets de lois surs les 10 inscrits à l’ordre du jour, le renvoi de l’interpellation du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, mais surtout le renvoi à une autre session, c’est-à-dire au mois d’octobre 2010 du projet de loi portant abolition de la peine de mort.
Depuis le début de cette législature, jamais autant de projets de lois n’avaient été renvoyés. Selon des députés, le renvoi des projets de lois n’est pas une volonté délibérée des députés. Il résulte généralement du fait que les commissions chargées de les examiner dans le fond n’ont pu écouter toutes les personnes ressources qu’elles souhaitent pour que celles-ci les orientent vers les meilleures décisions.
Mais le renvoi du projet de loi portant abolition de la peine de mort suscite certains commentaires. Ce projet et celui sur le Code de la famille et de la personne constituent les bêtes noires tant pour le gouvernement que pour les députés. Mardi en recevant les représentants du Haut conseil islamique pour échanger sur le projet du Code, l’Assemblée nationale s’inscrivait dans une logique d’un vote à long terme puisque la prochaine rencontre entre le bureau de l’AN et la délégation du HCIM n’étant prévue que le 22 juin. Or, la présente session, dite session d’avril, doit prendre fin le 3 juillet.
Pour ce qui est du projet de loi portant abolition de la peine de mort, son renvoi à la prochaine session sous-entend que son vote ne sera pas pour bientôt. La prochaine session s’ouvre au mois d’octobre. Elle est dite session budgétaire parce que aura comme plat de résistance l’examen et le vote du Budget d’Etat 2011.
On imagine peu les honorables examiner ce projet qui, comme le Code, demeure un sujet très sensible sur lequel la plupart des députés ne voudraient pas se faire griller. A l’Assemblée nationale, on murmure un éventuel rejet pur et simple du projet de loi sur l’abolition de la peine de mort.
La réalité, c’est que l’AN ne semble point disposer à examiner ou voter des lois qui suscitent la polémique au sein de la société. Sa stratégie de renvoi des deux projets est plutôt un signal au gouvernement qui ferait mieux de retirer ces projets.
Denis Koné

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ZONE OFFICE DU NIGER
Des populations opposées à un bail dûment signé
Une partie de la population du village de Sanamadougou Bamana, situé dans la zone Office du Niger, a tenté de prendre en otage le projet d’aménagement agricole des Moulins modernes du Mali (M3-SA). Certains ont tenté d’arrêter les travaux d’aménagement agricoles avec violence. Le pire a été évité grâce à l’intervention de la gendarmerie.
Dans le cadre de leurs activités, les Moulins modernes du Mali (M3-SA) du Groupe GDCM dont le promoteur est Modibo Kéita ont mis en place un projet d’aménagement agricole de 20 000 ha à l’Office du Niger pour un investissement de 84 milliards de F CFA. Ces terres doivent servir à la culture de blé, (comme matière première), de riz, d’agrumes et d’autres arbres fruitiers.
Le projet se situe dans le cadre de l’autosuffisance agricole du Mali le rendant exportateur dans les cinq prochaines années. Des études de faisabilité avec des experts internationaux ont donné des résultats probants. Le blé cultivé expérimentalement est jugé d’être de meilleure qualité que celui importé avec un meilleur rendement. La zone Office du Niger rejoint les sites de culture de blé au Mali.
La première phase du projet porte sur l’aménagement de 7400 ha. Les M3-SA et la direction de l’Office du Niger ont signé le contrat de bail n°001/PDG-ON du 31 mai 2010. Deux autres conventions ont été signées avec l’Etat malien sous le sceau du secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger.
Les villages de Sanamadougou Bamana, Sanamadougou Maraka, Diado et Saou sont concernés par le bornage des superficies cultivables. Les premières rencontres avec les villages cibles du projet ont été fructueuses. Les populations y ont adhéré avec l’espoir de voir leur terroir développé, car le projet est multidimensionnel et intégrateur. Il doit déboucher sur la construction d’écoles, de centres de santé, d’adduction d’eau potable, de construction de route.
Certains villageois, au cours des rencontres d’information, ont demandé l’aide du promoteur des M3-SA pour la construction d’un pont sur une rivière qui coupe deux villages voisins, l’installation de moulins à grains, etc. Ces demandes ont été satisfaites. Mais sur les quatre villages qui sont les sites du projet et qui avaient donné leur accord, une partie de Sanamadougou Bamana s’est rétractée.
" Xénophobie" ?
Sur un coup de tête et de violences, des jeunes de Sanamadougou ont tenté d’arrêter les travaux. Ils se sont attaqués aux bornes qu’ils ont déplantées au motif qu’ils n’ont pas été informés et que le chef de village n’a pas bénéficié du respect dû à son rang. Pour éviter tout malentendu, le promoteur des M3-SA a fait arrêter ses travaux pour des besoins de négociations.
Le mercredi 16 juin, le préfet de Ségou s’est rendu à Sansanding au chef de lieu de préfecture en compagnie du maire de Sanamadougou, du commandant de brigade, du PDG du Groupe GDCM. Les villageois ont refusé toute idée de dialogue en posant la condition de faire accepter dans la salle de réunion plus de 200 personnes. Des excités ont fait dans la provocation avec des jets de pierre contre la délégation conduite par le préfet.
Le vendredi 19 juin, les incitations à la violence ont continué à Sanamadougou Bamana. Les mêmes meneurs se sont attaqués aux travaux d’aménagements situés à 4 km du village. Les matériels de travail : bulldozers, pelleteuses, grues, etc. étaient leurs cibles. Ils ont eu à en découdre avec les forces de l’ordre qui avaient formé une ceinture de sécurité autour de ces engins.
L’Association pour le développement de Sanamadougou (ADVS) dont la plupart des membres vivent à Bamako est accusée d’être le fauteur de troubles. L’ADVS a juré "qu’aucun autre fils du Mali ou étranger n’investira dans leur village si ce n’est pas un des leurs". Par les mêmes pratiques, cette association a mis à l’eau le projet Sosumar des Américains et est en train de saborder les projets du Millenium Challenge Accunt (MCA), ceux de N-Sukala, Malibya et du Groupe Tomota.
L’ADVS, qui ne tient pas compte du fait que la terre appartient à l’Etat et que celui-ci est juste tenu de respecter le droit coutumier en la matière, met le feu aux poudres à tout bout de champ. Ses méthodes sont les menaces et violences en passant par des lettres incendiaires à des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid), pour les mettre en garde de financer les investisseurs potentiels.
Abdrahamane Dicko

 


Plaintes en série
Le conseil du Groupe GDCM, Me Modibo Sylla a porté plainte devant le juge de paix de Markala contre 8 personnes du village de Sanamadougou. La plainte fait état de dénonciation calomnieuse, déplacement de bornes et rébellion. La plainte en dénonciation calomnieuse est faite contre Madou Djoh Diarra, se prévalent de la qualité de chef de village de Sanamadougou. Il a adressé une lettre en date du 14 mai 2010 au gouverneur de Ségou avec ampliation aux différentes autorités politiques et administratives. Ladite lettre accuse le PDG du Groupe GDCM "de corruptions individuelles et collectives pour s’accaparer de leur champ de culture". Pour le conseil, "les dons faits aux populations de Sanamadougou l’ont été sur leur propre demande et sur la place publique du village, en présence du chef de village et ses conseillers".
La 2e plainte est à l’encontre de Mamadou Diarra et ses complices Bakary Sidy Coulibaly, président des jeunes, son adjoint Kéléké Dembélé et Youssouf Coulibaly, conseiller au chef de village. Ceux-ci ont incité à la rébellion et à la violence des jeunes du village et des contrées voisines contre le préfet, le sous-préfet, le maire, le commandant de Brigade et le PDG de M3-SA et sa délégation à la réunion de Sansanding le 16 juin 2010. Une dernière plainte est lancée contre Mamadou Nama Diarra, Sidy Bakary Coulibaly, Bah Coulibaly dit Kandian et Bakary Diarra pour enlèvement de bornes de délimitation implantées par les techniciens de l’Office du Niger au compte du projet des M3-SA, approuvé par l’Etat du Mali et l’Office du Niger.
A. D.

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L’"IDA-16" A VECU
Les donateurs misent gros
Les attentes du Mali ont été comblées à l’issue de la réunion de la 16e reconstitution des ressources de l’Association internationale pour le développement (Ida).
L’une des attentes du Mali à la 16e réunion de l’Ida, première du genre dans un pays francophone, était d’amener les partenaires financiers à faire plus pour sortir le continent de l’ornière. Ce vœu a été formulé mardi à la faveur d’une conférence de presse par le ministre de l’Economie et des Finances et repris mercredi par le président de la République à l’ouverture officielle des travaux.
A la clôture des travaux samedi, l’appel du Mali a trouvé un écho favorable du côté des bailleurs de fonds puisque les deux parties (Maliens et donateurs) ont procédé à Koulouba à la signature de deux importantes conventions. La première d’un montant de 85,3 milliards de F CFA est relative au Programme d’accroissement de productivité agricole au Mali (Papam). A terme, il contribuera notamment à l’aménagement de 2700 hectares à l’Office du Niger.
La 2e convention portant sur le crédit d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté s’élève à 37,6 milliards de F CFA. Par ces accords, c’est un peu plus de 122 milliards de F CFA que les bailleurs viennent de mettre à la disposition de notre pays. De quoi réconforter le ministre de l’Economie et des Finances, Sanoussi Touré qui estime qu’avec ces financements accrus le Mali pourra engranger d’autres succès.
Pour le représentant résident de la Banque mondiale au Mali, Ousmane Diagana, "malgré la crise économique internationale les indicateurs macro économiques du Mali sont restés bons dans l’ensemble". Il rappellera que le choix du Mali d’accueillir cette rencontre de haut niveau réside dans la bonne gouvernance, dans la bonne gestion des crises dont il a su faire preuve. La bonne gestion macro économique est un autre indicateur qui a plaidé en faveur du Mali.
Mohamed Daou

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TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE KAYES
Des maires de Yélimané invalidés par l’Etat confirmés
Dans l'affaire de l'invalidation des maires Adéma de Yélimané en faveur de candidats URD sous la houlette de l'administration publique (voir Les Echos n°3493 du mardi 15juin 2010), le Tribunal administratif de Kayes a rendu mercredi son verdict confirmant, comme nous le disions, qu'un changement de majorité n'influe aucunement sur la démission d'un bureau déjà en place.
La préfecture du cercle de Yélimané avait, dans des conditions douteuses, décidé de l'annulation des voix, voire du scrutin des dernières élections communales dans quatre municipalités Adéma ou assimilées en faveur de l'URD dont le leader Mahamadou Hawa Gassama est déclaré par l'Adéma et ses partis coalisés (Parena, RPM et RDA) "d'accointances frauduleuses" avec l'administration centrale à Bamako.
Le cercle de Yélimané a connu ces derniers jours un lourd climat de défiance entre populations obligeant un déploiement inhabituel de forces de l'ordre à cause de cette situation qualifiée de "hold-up électoral" par les populations.
La partie adverse a introduit un pourvoi en cassation à la Cour suprême. Mais, il existe une jurisprudence à ce niveau et qui laisse penser que le juge suprême confirmera la décision du Tribunal administratif de Kayes, ce qui ne fera que renforcer la stabilité et la quiétude à Yélimané.
O. D.

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ET DE TROIS POUR YOUNOUSS H. DICKO !
" Anaïssoune ou au Temps de la baraka"
Dans un pays de lecture, "Anaïssoune ou au Temps de la baraka" de Younouss Hamèye Dicko, lancé sous l’égide des Editions Jamana le 19 juin 2010, pouvait devenir très rapidement un succès en librairie. L’espoir n’est pas perdu, car la qualité du livre paraît incontestable.
" Anaïssoune ou au Temps de la baraka" est le titre d’un livre publié par les Editions Jamana. Son auteur s’appelle Younouss Hamèye Dicko, professeur émérite de l’enseignement supérieur, directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de Radio-Mali, plus tard Radio télévision du Mali (RTM) et deux fois ministre de la République du Mali…
Samedi dernier, au Musée national, "Anaïssoune ou au Temps de la baraka" a été lancé et dédicacé en présence de l’éditeur, d’une foule nombreuse de parents, amis et connaissances de l’auteur et d’amoureux tout court des belles lettres.
Sa trame ? "Anaïssoune ou au Temps de la baraka" est un récit autobiographique, nous apprend la dernière page de couverture du livre. "Il retrace l’enfance de l’auteur dans son Gourma natal dans un temps d’avant l’arrivée des Européens marqué par une abondance relative en tout. La chaude atmosphère familiale dans laquelle Anaïssoune - c’est son prénom affectif - est élevé fait rêver de même que l’harmonie sociale établie depuis les temps les plus reculés entre les communautés.
Peul, Songhay et Tamasheq se partagent l’espace désertique du Gourma qui vit au rythme de la succession des saisons auxquelles hommes et bêtes doivent s’adapter, chacune venant avec ses rigueurs. En fait, à travers ce récit, c’est tout le pastoralisme peul, songhay et tamasheq qui est restitué avec en toile de fond les joies et les peines des différentes communautés ayant reçu en héritage ce mode de vie.
Mais la colonisation européenne à la fin du XIXe siècle et l’institution de l’école française pour laquelle Anaïssoune est sollicité malgré l’avis de ses parents, mirent fin à cette vie nomade et orientèrent les choses de l’existence humaine vers l’Ouest alors que jusque-là, tout y compris les prières, était à l’est".
Selon le modérateur, Ntji Idriss Mariko, M. Dicko est né vers 1940 à Rharous (Tombouctou). Brillant professeur de français, le ministre Mariko a confirmé qu’il a rencontré l’auteur de "Anaïssoune ou au Temps de la baraka" à l’Ecole normale dans l’enceinte du lycée Terrasson de Fougères (actuel lycée Askia Mohamed) en 1956-1957 et témoigné des bonnes aptitudes en français à l’époque déjà de celui qui allait plus tard devenir docteur ès sciences physiques, un cursus qu’il a effectué en France, en particulier à Montpellier après un bref passage à Dakar.
On notera avec lui que Younouss Hamèye Dicko est membre fondateur de la Société africaine de physique, auteur de plusieurs communications, syndicaliste et dirigeant politique, il est l’initiateur du système LMD (licence, master, doctorat) au Mali dans le cadre de l’Ecole supérieure des technologies et management (ESTM) dont il est le directeur général depuis sa retraite de la fonction publique en 2003.
Reconnaissances
Parlant de ses motivations, l’auteur a expliqué qu’il a écrit Anaïssoune parce que "nous constituons une charnière". "Nous avons, a-t-il poursuivi, vécu la colonisation. Nous avons connu sa fin ; mon père avait des habitudes que mes enfants ne connaissent. Je me suis dit qu’il faut que je laisse une trace. De plus, ce pays a été arc-en-ciel avant les Boers et les Afrikaners en Afrique du Sud. Nos empires brassaient nos populations. On avait toujours vécu en paix. Je peux assurer qu’avant la rébellion, je n’avais jamais connu la différence entre moi et les Touaregs…"
Pour le directeur général de Jamana, Hamidou Konaté, la Coopérative culturelle est fière d’avoir édité ce livre parce qu’il est écrit par un "homme de conviction" et de "rigueur intellectuelle". "Pour nous, c’est un grand plaisir de constater qu’un grand nombre de Maliens s’intéressent au livre. Ecrire n’est pas facile, mais je lance un appel à témoignage. Les aînés présents que vous êtes, je vous invite à écrire parce qu’il faut que le pays apporte quelque chose au rendez-vous de la globalisation", a plaidé M. Konaté.
Des professeurs de lettres ou de simples férus de la lecture ont salué la qualité de l’écriture et la rigueur intellectuelle de l’auteur qui, ont-ils reconnu, a réalisé un travail qui mérite de se transformer très rapidement en best-seller, c’est-à-dire un succès en librairie. Le directeur général du Musée national a promis que son service, dont la vocation est la conservation, accompagnera néanmoins toute la dynamique culturelle en cours.
Camarades d’école, disciples, collaborateurs et simples connaissances n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de Younouss H. Dicko qui a eu droit à un florilège de qualificatifs louangeurs : courtois, solidaire, rigoureux, original, modeste… Toutes choses qui donnent droit à l’ambroisie comme nourriture et au nectar comme boisson à celui qui est encensé, c’est-à-dire qui le placent au rang de dieu grec… Ce qui est peut être déjà de bon augure pour son Au-delà aussi.
Abdoul M. Thiam

 

" Anaïssoune ou au Temps de la baraka" (222 pages Ed. Jamana) en vente dans toutes les librairies au prix de 7000 F CFA.
M. Dicko est auteur aussi de "Il était une fois cent et une îles sur la Néva" (1984 chez Lino) et "Les sables rouges de Kounti" (1988, Editions imprimeries du Mali).

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SPORT MONDIAL AFIQUE DU SUD
DJIBRIL TRAORE, COMMENTATEUR
" Les équipes africaines sont à la peine..."
Djibril Traoré, journaliste à l’ORTM, membre de la Commission médias de la Confédération africaine de football (Caf) fait partie aujourd’hui de l’équipe de 17 professionnels africains, sélectionnés pour commenter l’intégralité des 64 matches de la Coupe du monde en direct pour 41 télévisions africaines. Cet imminent commentateur pense que le spectacle est au rendez-vous et estime qu'il ne faut pas s’attendre à des miracles pour les équipes africaines. Entretien.
Les Echos : Pour le compte de quelle entité vous faites la narration de la Coupe du monde 2010 ?
Djibril Traoré : Je fais partie d’une équipe de commentateurs africains sélectionnés par Canal France International (CFI) et l’Union africaine des radiodiffusions télévisons (UAR). Nous sommes une quinzaine de journalistes francophones, anglophones et lusophones. Nous commentons les matches en direction des pays francophones d’Afrique et un peu de l’Amérique du Sud aussi et comme ces pays sont généralement repris sur satellite à travers le monde entier, je peux dire qu’on est un peu suivi à travers le monde d’où la grande responsabilité que nous avons. Parce qu’ils ont estimé que les commentateurs qu’ils ont fait venir pourront être à la hauteur - je sais que nous ne sommes pas les meilleurs - mais ils ont estimé qu’on peut être à la hauteur. Voilà à peu près ce qu’on fait et puis en même temps on fait des analyses sur les matches, notre boulot ne s’arrête pas à commenter. On fait des analyses, des résumés de matches qu’on envoie dans les différents pays et ce sont ces résumés qui sont repris le soir après les journaux.
Les Echos : Après le premier tour, comment voyez-vous les équipes africaines ?
D. T. : Elles sont à la peine. La Coupe du monde se prépare en 10, 20 ans, l’Afrique veut préparer la Coupe du monde en quelques mois, ce n’est pas possible. Donc même pour les équipes africaines qui arriveront à franchir le premier tour, je qualifierai cela de miracle ou d’accident. Les chances de l’Afrique du Sud sont minimes pour ne pas dire existantes pour le 2e tour. Peut-être qu’elle va battre un mauvais record, c'est-à-dire être le 1er pays organisateur à être éliminé avant les 8es de finale. C’est quand même dommage mais je crois qu’à 95 % l’Afrique du Sud est déjà éliminée. C’est difficile pour le pays organisateur, franchement.
Les Echos : Comment appréciez-vous les conditions de travail des médias surtout des commentateurs ?
D. T. : C’est très difficile parce que nous estimons que nous sommes en nombre insuffisant, nous sommes juste 5 francophones pour commenter 64 matches avec beaucoup de matches sur les sites et quelques matches en cabines et le déplacement est difficile. La fatigue se présente déjà juste après une semaine de compétition. Je crois qu’il faut tirer les leçons, mettre les bouchées doubles et les conditions pour que les gens puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Personnellement, à ce jour, j’ai déjà fait beaucoup de matches, souvent 2 matches par jour. Je fais un sur le site, un en cabine le jour ou j’ai deux matches et généralement avec un match, je suis sur le site. Les déplacements sont nombreux en avion ou en voiture. C’est vraiment très fatigant.
Les Echos : En tant que commentateur, quel… commentaire faites-vous des vuvuzelas et des critiques sur le ballon officiel de la compétition ?
D. T. : Tant que ça peut assurer le spectacle, je suis pour. Ce n’est pas les vuvuzelas qui ont empêché l’Uruguay de battre l’Afrique du Sud alors que l’Afrique du Sud joue quand même chez elle et habituée aux vuvuzelas.
Le ballon, il roule pour tout le monde. Tous les gardiens sont dans les mêmes conditions, les joueurs qui frappent ce ballon si ça prend le chemin des filets c’est qu’il y a but et ils sont contents. Donc je n’ai vraiment rien à reprocher à ces deux phénomènes du Mondial et je trouve même que le spectacle est garanti.
Les Echos : Que pensez-vous aussi des chaussures des joueurs aux multiples couleurs ?
D. T. : Les équipements des footballeurs sont de plus en plus fabriqués par les sponsors. Vous savez que c’est les enfants, ils évoluent avec la mode, donc eux-mêmes ils mettent ce qu’ils veulent, les dizaines qu’ils veulent. S’ils trouvent leur plaisir et leurs performances, je crois que c’est une bonne chose, c’est une évolution. De toute façon tous les joueurs ont la latitude de faire la publicité pour les marques de chaussures qu’ils veulent. Seulement c’est l’équipe qui est détentrice des droits en ce qui concerne les maillots et les culottes à part les chaussures. Personne ne peut rien reprocher à cela.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

Des avions pour surveiller la compétition
Depuis le coup d’envoi du Mondial-2010, des avions avec caméras surveillent les rues de la capitale sud-africaine et les sites de la compétition. Selon nos informations, le dispositif vise à assurer la sécurité des personnes surtout lors des matches à haut risque comme c’était le cas vendredi dernier entre la Slovénie et les Etats-Unis où deux avions survolaient le stade avant, pendant et après le match. "Un réseau de surveillance couvre tous les sites de la compétition ainsi que l’ensemble du territoire", a confirmé un responsable des services de renseignements sud-africains.

Lendemain difficile
Au lendemain de la désillusion du pays hôte contre l'Uruguay (0-3), l'ambiance était sombre jeudi en Afrique du Sud en raison des obsèques de l'arrière-petite-fille de Nelson Mandela et de la multiplication des accrochages entre policiers et stadiers en grève. S’y ajoutaient les bruits autour de la commémoration des 34 ans du soulèvement de Soweto qui avait été brutalement réprimé par le régime d’apartheid, massacrant des milliers de jeunes. Ici tout le monde est inquiet de la tournure prise par les événements, le comité d'organisation de la Coupe du monde a solennellement appelé les Sud-Africains à rester mobilisés pour la suite du tournoi.

Le centre Diambars de Johannesburg
" Notre centre a réussi au Sénégal et nous avons eu l’idée d’implanter un autre ici en Afrique du Sud", a expliqué le joueur de Manchester City, consultant d’une chaîne de télévision française à la Coupe du monde 2010. A l’en croire, Diambars Afrique du Sud ne peut pas mettre fin à Diambars Sénégal. Selon lui, le projet est basé sur l’éducation avec le souci de donner des diplômes aux enfants. Le centre Diambars, situé dans la banlieue de Johannesburg, a recruté 20 pensionnaires pour sa première année. En mars prochain, ils seront 40 avec 20 autres nouveaux pensionnaires, a conclu Patrick Vieira, l’un des fondateurs du centre.

Les absents ont tort
Cinq milliards de F CFA : c’est la manne financière récoltée par chaque équipe qualifiée à la Coupe du monde de football. Un montant qui pourrait s’élever jusqu’à 7 millions d’euros, ou plus pour les équipes dépassant le 1er tour de la compétition. C’est ce qui ressort de la clé de répartition que la Fifa a publiée, suivant laquelle l’équipe de France par exemple, pourtant très proche de l’élimination au 1er tour, va toucher un pactole de 7 millions d’euros. Il s’agit du remboursement des frais de préparation plafonnés à 1 million d’euros et de 6 millions d’euros versés à chaque équipe qualifiée, ce qui fait 7 millions d’euros, soit plus de 4,4 milliards de F CFA. D’où un fort regret pour les absents.

Un Ayew veut cacher un autre
Il peut s'en passer des choses en une saison. André Ayew ne dira pas le contraire. Il y a quelques mois, il ne savait pas de quoi son avenir serait fait. Malgré une très bonne saison à Lorient, où il était prêté par Marseille, le fils d’Abedi ne faisait pas partie des plans de Didier Deschamps, l’entraîneur de Marseille. Aujourd'hui, tout s'est clairement passé au-delà de ses espérances et au bonheur du père Abedi. Ce dernier sur le plateau de la première chaîne de télévision sud-africaine, n’a pu contenir ses larmes après le commentaire de l’ancien attaquant de Trinidad et Tobago et de Manchester United, Dwight York sur le fils Ayew. Artisan du succès face à la Serbie (1-0), le jeune milieu de terrain est un atout des Black Stars dans cette Coupe du monde. Son histoire est déjà très riche en attendant une seconde 8e de finale pour le Ghana.
Rassemblés par B. D. S

EQUIPES AFRICAINES AU MONDIAL
Des Maliens perdent l’espoir

Dans le micro trottoir ci-dessous, des Bamakois indiquent que les équipes africaines ont étalé toutes leurs faiblesses au Mondial.

Mamadi Koné (étudiant) :
" Je ne me suis pas trop intéressé à l’équipe de la France, ce sont les équipes africaines qui m’intéressent. Malheureusement, leur jeu ne m’a pas beaucoup convaincu. C’est le Ghana seul qui est un peu en bonne position. Le Ghana aussi devait se qualifier mais il a laissé passer une grande opportunité samedi face à l’Australie".

Sidi Diarra (réparateur) :
" Les équipes africaines ne sont pas à la hauteur. A la rigueur, on peut compter sur le Ghana et la Côte d’Ivoire. Celles-ci devront néanmoins se ressaisir pour atteindre un certain niveau dans cette compétition organisée pour la première fois sur leur terre".

Hama Guindo (commerçant) :
" Parmi toutes les équipes africaines, tout mon espoir est basé sur le Ghana. Le jeu que le Ghana a déroulé face à l’Australie n’est pas très convaincant mais j’espère que cette équipe ira loin".
Alassane Touré (transitaire) :
"Ç a ne va pas ! Je n’espère pas beaucoup sur les équipes africaines. Elles ont toutes des problèmes".

Ali Maïga (boutiquier) :
" Je fais confiance à l’équipe ghanéenne. C’est la concentration qui lui manque, sinon elle joue bien".

Dramane Traoré (sociologue) :
" On peut toujours espérer. Je pense que les équipes africaines ont assez de problèmes, mais on peut espérer sur le Ghana. La Côte d’Ivoire a également une très bonne équipe mais elle a eu la malchance de tomber sur des prétendants sérieux".

Boubacar Diarra (agent de sécurité) :
" Les équipes africaines feront mieux de se ressaisir. Le Nigeria et le Cameroun ont déjà montré leurs limites. L’équipe algérienne a beaucoup de lacunes bien qu’elle a pu se maintenir encore dans la compétition. On peut encore clairement attendre quelque chose du Ghana".

Moussa Sow (chauffeur) :
" Pour le moment, c’est le Ghana seul qui m’a convaincu. Si le Ghana parvient à franchir le premier tour, il ira en finale. Les jeunes Ghanéens jouent avec le cœur et ils ont le niveau. C’est l’expérience qui leur manque".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

 

 

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L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

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