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2010

Mois de juin

Les Echos du17 juin

 

ORGANISATION DU BAC 2010
Le MEALN satisfait des enseignants
Au terme de sa traditionnelle visite des centres d’examen, le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, a adressé une mention spéciale aux enseignants pour leur mobilisation pour le baccalauréat.
En visitant mercredi 16 juin 2010 quelques centres d’examen du baccalauréat, Salikou Sanogo n’a pas dérogé à la tradition. Il s’agissait pour le ministre et sa délégation, composée des représentants du gouvernorat et de la mairie du district, des membres de son cabinet, des deux directrices des Académies rives gauche et droite, de constater le bon déroulement des épreuves.
Dans l’impossibilité de se rendre dans tous les centres, le ministre a profité de l’ouverture du premier sujet de mathématiques au lycée Ba Aminata Diallo (LBAD) à 8 heures précises pour adresser un message d’encouragement et formuler des vœux de réussite aux 75 925 candidats du territoire national.
Le baccalauréat 2010 venait d’être lancé officiellement au LBAD (rive gauche) qui abrite 1123 candidats de la série sciences exactes (SE), repartis entre 38 salles.
Avant la visite du lycée Mamadou Kardigué Diakité (LMKD) à Lafiabougou, la délégation ministérielle a effectué un bref passage au lycée Technique (LT) pour s’enquérir des conditions de travail des 1325 candidats des séries MTE (maths technique économie), MTGC (maths technique génie civil), MTI (maths technique industrie).
Au compte de l’Académie rive droite, c’est le lycée Kankou Moussa (LKM) à Daoudabougou et le Centre de formation professionnelle (CFI), situé à Torokorobougou, qui ont reçu la visite du ministre et sa suite. Ces centres abritent respectivement 1020 candidats des séries SE et 510 autres de la série sciences humaines (SH).
Tout comme dans les autres centres visités, le président de centre du LKM a fait remarquer la présence effective de ses 75 surveillants. Mais, quelques absences de candidats étaient signalées ça et là, ce qui n’entachait en rien, selon les autorités scolaires, la bonne organisation de l’examen qui s’étend sur trois jours.
Salikou Sanogo a tenu à exprimer sa satisfaction à l’issue de son périple. Pour lui, la réussite de l’organisation des examens de fin d’année est à mettre non seulement au compte de l’ensemble des acteurs mais surtout grâce au sacrifice des enseignants. "Les enseignants, qui ont travaillé dur, ont un apport considérable dans l’organisation du baccalauréat", a avoué le ministre avant de se prononcer sur les nouvelles reformes du baccalauréat.
Contrairement aux années précédentes, les candidats seront, cette année, évalués dans toutes les matières et les méthodes de calcul pour l’admission ont connu des changements. Ainsi, la moyenne de classe intervient pour le candidat qui obtient une moyenne comprise entre 9 et 9/20. "S’il obtient 10/20 ou plus, il est déclaré admis avec mention passable", a précisé Salikou Sanogo.
Amadou Waïgalo


LMKD, une référence
La promotrice du LMKD de Lafiabougou, Mme Diakité Mariam Diakité, a reçu les encouragements et les félicitations du ministre pour le travail honorable qu’il produit à travers son établissement privé où sont basés 680 candidats des séries SB. De la maternelle au lycée en passant par le fondamental et le second cycle, la promotrice du LMKD, une sexagénaire, et icône de la promotion de l’enseignement privé, offre une gamme variée aux parent(s d’élèves. Elle représente une référence dans le milieu des écoles privées que les autorités entendent encourager.
A. W.

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GUICHETS AUTOMATIQUES D’ECOBANK
La perte de temps continue… pour les clients
A quoi sert-il de multiplier les guichets automatiques s’ils ne sont pas opérationnels ? C’est pourtant ce paradoxe qui prévaut aujourd’hui à Ecobank.
Les détenteurs de cartes électroniques Ecobank ne sont pas au bout de leur peine. Présentement, il est impossible de faire des retraits dans les guichets automatiques de la banque panafricaine. Chaque fois ce sont des problèmes, car les opérations sont déclarées invalides.
Cette situation inconfortable, pour les clients d’Ecobank, dure depuis plus de deux semaines. Si les échecs des opérations étaient généralement fréquents dans les guichets automatiques du centre ville, ils sont actuellement monnaie courante au siège même de l’institution financière. Au départ, les clients qui ne parvenaient pas à avoir satisfaction dans des points de guichets automatiques se rabattaient sur celui de la direction générale pour effectuer leurs opérations. Malheureusement, c’est tous les guichets automatiques Ecobank qui ont comme du plomb dans l’aile.
Or, le système des cartes électroniques vise à faciliter les choses aux clients en fluidifiant les opérations de retrait. Nombre de ceux-ci se sont abonnés à cette carte pour éviter de faire le pied de grue au moment des retraits. Mais, force est de constater que l’attente n’est pas comblée. Mardi après-midi encore, les guichets automatiques d’Ecobank à Djélibougou, Korofina, Banconi en Commune I étaient indisponibles.
Le hic, c’est qu’aucune explication n’est fournie par la direction de la banque, qui se dit panafricaine, pour éclairer la lanterne de ses abonnés et les orienter éventuellement. Selon des clients rencontrés, la seule explication technique avancée par la banque serait le problème de réseau qui n’a que trop duré. Pourtant, dans les guichets automatiques d’autres banques les clients accèdent régulièrement et aisément à leur compte.
" C’est le réseau qui est un peu défectueux. Les techniciens sont là-dessus. Ça viendra d’un moment à l’autre. Patati patata…", raconte-t-on aux clients à longueur de journée qui n’ont rien fait pour mériter cette mésaventure. En vérité, les abonnés aux cartes électroniques Ecobank sont pénalisés. Prompt à communiquer sur ses chiffres d’affaires, ses performances et autres prêts de financement, personne n’a cependant entendu Ecobank sur le problème que rencontrent ses guichets automatiques. Il en va pourtant de sa crédibilité et de son sérieux.
Mohamed Daou

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MISSABOUGOU
Le ballet des prédateurs fonciers
Jadis quartier périphérique oublié de Bamako, Missabougou est de nos jours une zone convoitée où la spéculation foncière fait rage.
Missabougou, en Commune VI, était à l’origine un quartier spontané sans eau potable ni électricité. Il est devenu ces derniers temps un quartier huppé avec des villas cossues et le terreau fertile de la spéculation foncière. Les 95 hectares attribués aux victimes des inondations du quartier n’ont pas échappé à la furia des spéculateurs fonciers.
Le gouverneur du district, Ibrahima Féfé Koné, dont le nom est cité dans la mafia foncière dans le district de Bamako, est depuis quelque temps sur la sellette. La première autorité administrative de la capitale est accusée par les propriétaires des 95 ha d’avoir ré-attribué leurs parcelles à de plus nantis.
La décision du gouverneur a été attaquée devant le Tribunal administratif qui l’a annulée, il y a quelques jours. Cette information avait été portée à la connaissance du chef de l’Etat au cours de sa conférence de presse du 8 juin par notre confrère, Bassidiki Touré, directeur de publication du "Guido".
ATT, au courant de la spéculation foncière à Bamako et particulièrement à Missabougou a fait remarquer que des gens font tout pour créer des litiges aux fins d’être dédommagés. Il a pris le cas de certains propriétaires fonciers qui construisent près des sites des ouvrages publics en espérant être dédommagés en cas de casses pour utilité publique.
Plus de 200 millions CFA pour un seul
La ruée sur le quartier de Missabougou et une partie de Yirimadio secteur I s’explique aujourd’hui pour deux raisons : le chantier de l’hôpital du Mali qui sera réceptionné le 22 septembre 2010 et la construction prévue de l’autoroute qui devra le relier à la voie principale du stade du 26-Mars.
A peine deux mois après la décision prise par le conseil des ministres de faire une autoroute deux fois deux voies, des chantiers ont commencé à pousser comme des champignons sur le chemin qui mène au nouvel hôpital et ses alentours immédiats. En plus des terrains nus sont proposés à la vente à des prix prohibitifs.
Les promoteurs de chantiers savent que les ouvrages qu’ils construisent sciemment dans l’emprise de la voie ne seront pas épargnés par la nouvelle route qui fera environ 30 mètres de large. Mais ils caressent le désir de gagner beaucoup d’argent avec l’Etat en agissant de la sorte.
La construction du 3e pont Mali/Chine à Missabougou a fait monter de l’eau à la bouche des populations de ce quartier. Les dédommagements pour les 83 membres du collectif des déguerpis de Missabougou ont coûté plusieurs centaines de millions de F CFA au Trésor public. Les primes de dédommagements gonflées par la complicité des agents de l’urbanisme ont atteint des sommes faramineuses. Le président du Collectif, Karim Sangaré, s’est tapé à lui seul 205 millions de F CFA.
L’appétit vient en mangeant, dit l’adage. La spéculation foncière qui est devenue un sport dans le district de Bamako a de beaux jours devant elle à Missabougou.
Abdrahamane Dicko

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L’AFRIQUE QUINQUAGENAIRE
Réalisme, audace et pragmatisme
" L’Afrique noire est mal partie", martelait René Dumont comme dans un rêve prémonitoire au départ des indépendances africaines (même s’il a mis du bémol dans sa position près de vingt ans après dans son ouvrage co-écrit avec Marie-France Mottin, intitulé "L’Afrique étranglée"), cinquante ans après, il n’y a pas matière à le démentir. Au moment où beaucoup de pays africains (17 pays) s’apprêtent à commémorer leur indépendance, il y a, dans l’ensemble, un constat d’échec.
Hélas ! L’Afrique continue de donner l’image de la vitrine de l’enfer pour son peuple : l’éducation est à la dérive, les maladies ravagent, la pauvreté se porte comme un charme avec son corollaire de mal vivre, la corruption fait son lit dans les différents pays africains avant de s’y métastaser tel un cancer, les conflits dévastent… la liste n’est pas exhaustive.
Je ne ressasserai pas les erreurs ou autres mésaventures vécues par le continent depuis les indépendances pour ne pas arracher des larmes aux âmes sensibles ou porter le coup de grâce à ceux qui souffriraient d’un infarctus du myocarde.
Au regard de ce tableau fort peu reluisant, les dirigeants africains sont-ils des autistes ? Ou se font-ils tout simplement les gorges bien chaudes des malheurs de leur peuple pour "fêter" les indépendances à coup de milliards ? Loin d’être saugrenues, ces questions méritent d’être méditées par tout Africain qui se soucie, un tant soit peu, de la misère du peuple africain.
Vu les défis qui attendent le continent le plus pauvre, il est inconcevable d’accorder la priorité au folklore sur fond de clientélisme au détriment du débat sur une voie susceptible de propulser l’Afrique sur le chemin du développement qu’elle mérite. Un développement au prorata de ses capacités économiques et humaines. Hors de cette logique, les dirigeants rateraient un grand rendez-vous avec l’histoire.
L’Afrique quinquagénaire est l’occasion inouïe pour les intellectuels africains qui se targuent de décrocher les diplômes dans les prestigieuses universités du monde de mettre enfin leur savoir au service du développement durable de l’Afrique. C’est la seule fierté qui vaille. Faute de quoi ils briseraient l’espoir de ces millions d’enfants désespérés qui comptent sur eux.
A notre humble avis, le salut de l’Afrique réside aujourd’hui dans une et unique chose : le sursaut d’orgueil teinté de réalisme et sous-tendu par une volonté politique prononcée. Bien entendu ceci nécessite un changement de comportement à divers niveaux. Tout d’abord, il importe pour les dirigeants africains de sortir la politique de la logique "alimentaire" pour la mettre au service et à la défense des intérêts du peuple.
Les intellectuels africains doivent tomber "le masque blanc" qui ne convient guère avec leur "peau noire". Allusion faite, pour paraphraser le Suisse Jean Ziegler, à la bourgeoisie compradore encline à la reproduction des habitudes de consommation et des schèmes de pensées impérialistes, et qui participent au pillage des ressources humaines, agricoles et minières de l’Afrique.
Les dirigeants africains doivent occuper la jeunesse du continent (les deux tiers de la population) pour en faire un facteur de développement au lieu de les laisser traverser la mer aux périls de leur vie à la quête d’un mieux être. Il s’agit pour l’Afrique donc, à l’instar des pays asiatiques comme la Chine, de rentabiliser son potentiel démographique (1 milliard d’habitants).
Aussi l’Afrique doit-elle se résoudre à échafauder un modèle de développement auto défini. Toute chose qui passe, bien sûr, par un soutien affirmé et sans faille à l’agriculture. Ceci est d’autant plus important que sept Africains sur dix vivent de la terre, si l’on en croit le hors-série n°24 de l’hebdomadaire "Jeune Afrique".
L’Afrique doit rompre d’avec la politique de la sébile en faisant une gestion judicieuse de ses immenses ressources. Surtout en endiguant l’évaporation des fonds étatiques. De 1970 à 2008, 1800 milliards de dollars auraient quitté frauduleusement l’Afrique, selon toujours l’hebdomadaire panafricain. Le développement d’un marché intérieur est également un gage certain de l’épanouissement de l’économie africaine.
Les dirigeants africains ne doivent pas entrer, sans une mûre réflexion, dans le wagon de la mondialisation que les thuriféraires prophétisent incontournable. Ils doivent savoir que la mondialisation s’insère dans une nouvelle forme d’accumulation progressive du capital symbolisé par le Consensus de Washington. Lequel prône la réduction au strict minimum du rôle de l’Etat et privilégie la privatisation ; à savoir : la vente des entreprises publiques au secteur privé ; la libéralisation des échanges et des marchés des capitaux par l’élimination des entraves au commerce et à la libre circulation des capitaux…
Qui plus est, ledit Consensus prête très peu d’attention aux questions de justice sociale, d’environnement, d’emploi, etc. L’Afrique a traîné et continue d’ailleurs à traîner les séquelles des politiques inspirées du Consensus de Washington. Cette thèse a été corroborée par le prix Nobel d’économie 2001, l’Américain Joseph E. Stiglitz : "Les règles qui régissent la mondialisation sont injustes. Elles sont spécifiquement conçues pour profiter aux pays industrialisés avancés… la façon dont la mondialisation est gérée prive les pays en développement d’une grande partie de leur souveraineté. Elle réduit considérablement leur liberté de prendre eux-mêmes des décisions dans des domaines essentiels au bien-être de leur population".
Des grands de l’Asie, notamment la Chine et l’Inde doivent leur brillante croissance actuelle à la résistance au Consensus de Washington. Dans le contexte de la mondialisation, nous pensons que l’Afrique doit ranimer le concept des Etats-Unis d’Afrique pour rendre la monnaie de la pièce aux Kwamé Nkrumah, Modibo Kéita, Julius Nyerere…
Loin du narcissisme et des pantalonnades de Kadhafi. Mais ceci passe, à notre avis, par la création préalable des ensembles sous-régionaux forts et viables avec une monnaie commune. On ne saurait terminer cette réflexion et passer sous silence la culture. Le berceau de l’humanité doit œuvrer davantage à la revalorisation de sa riche culture qui est un facteur de développement.
Ceci est d’autant plus important et urgent que la domination technologique de Etats-Unis nous mène droit à ce que Ignacio Ramonet a appelé "la vassalisation culturelle". A ce sujet, cette sentence du savant sénégalais Cheikh Anta Diop est à méditer : "L’humanité ne doit pas se faire par l’effacement des uns au profit des autres ; renoncer prématurément et de façon unilatérale à sa culture nationale pour essayer d’adopter celle d’autrui et appeler cela une simplification des relations internationales et un sens du progrès, c’est se condamner au suicide".
Moussa Camara

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COUR D’ASSISES
Cinquante-cinq dossiers jugés
La première session de la Cour d’assises de l’année 2010 s’est achevée le mardi 15 juin. Sur 60 dossiers enrôlés, la Cour en a jugé 55.
Il y a eu une condamnation à mort, 12 condamnations par contumace, dont 8 à la peine capitale, 7 condamnations à perpétuité, 30 condamnations à temps, 49 condamnations à prison ferme, 9 condamnations avec sursis et 25 acquittements.
Selon le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, ce bilan est positif. Le président de la Cour ajoutera que la Cour a répondu aux attentes de la population et estimera que ce résultat a pu être obtenu grâce à la cohésion, à l’entente et à l’engagement de tous les acteurs de la justice.
Anne-Marie Kéita

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LIVRES
Deux ouvrages lancés
" La Révolte de Zanguè, l’ancien combattant" de Fodé Moussa Sidibé, "les communes sous les manguiers" de Facoh Donki Diarra sont deux livres édités par La Sahélienne. Le lancement de ces deux chefs d’œuvre a eu lieu mercredi au Palais de la culture.
Editée par les éditions "La Sahélienne", "la Révolte de Zanguè, l’ancien combattant" est une histoire de prise de conscience. La révolte d’anciens combattants issus de l’armée coloniale, nostalgiques d’un passé guerrier où ils avaient cru sacrifier la meilleure partie de leur vie, devenus des laissés pour compte d’autant plus marginaux qu’ils ne parviennent même plus à "toucher leurs pensions".
Le vent des indépendances et des régimes politiques nouveaux à la lisière du totalitarisme était passé par là. Dans cette quête d’un nouveau positionnement dans la nouvelle société, Fodé Moussa Sidibé nous raconte comment les "anciens" vont sauter sur le motif de l’incompétence des pouvoirs locaux pour retrouver leur dignité bafouée.
Dans un langage fleuri, l’auteur, en véritable initié de la confrérie des chasseurs, s’emploie à rétablir le pont entre les connaissances anciennes et l’expertise acquise par les "anciens" dans l’armée coloniale pour relever un défi qui paraissait hors de portée.
Préfacé par Pr. Abdou Traoré dit Diop, "la Révolte de Zanguè, l’ancien combattant" n’est pas simplement une histoire d’émerveillement, mais une plongée dans le monde moderne. "Le livre parle d’anciens combattants, mais il est moderne. L’auteur n’a pas parlé en romancier ordinaire, il a parlé en chasseur", note Pr. Abdou Traoré dit Diop. L’auteur, Fodé Moussa Sidibé ajoutera que "la Révolte de Zanguè, l’ancien combattant" n’est pas un livre pour les anciens combats, mais pour tous les laissés pour compte.
Le second livre intitulé "les Communes sous les manguiers" de Facoh Donki Diarra, est une fiction. Sayo, le héros du roman, est entré dans l’âge adulte, convaincu que l’école est inutile et que l’argent peut tout, il se retrouve à l’heure de la décentralisation au centre d’intrigues de pouvoir.
Il est catapulté maire d’une commune dont la création est une absurdité. Il est subitement pris dans le tourbillon du système et donne l’impression de le subir plutôt que de le diriger. A travers Sayo, le personnage central, l’auteur s’amuse des acteurs locaux de la décentralisation qui relève parfois de la cupidité des uns et l’incurie des autres.
Pour l’auteur Facoh Donki Diarra, "les Communes sous les manguiers" n’est ni un compte rendu, ni une restitution de ce qui se fait en matière décentralisation dans la région de Koulikoro. "C’est plutôt une fiction qui s’est construite à partir d’un événement important ; à savoir : la réforme de la décentralisation entreprise par le gouvernement du Mali en 1996".
Sidiki Doumbia

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MONDIALE 2010
FRANCK SIMON A PROPOS DES 1ers MATCHES DES AFRICAINS
" C’est décevant comme bilan…"
Notre confrère de l’hebdomadaire français, France football, tire le bilan des premières sorties des équipes africaines au Mondial. Franck Simon, c’est de lui qu’il s’agit parle des expatriés maliens et vante aussi la personnalité du nouvel entraîneur des Aigles. Entretien.
Les Echos : Quel bilan pour les Africains après cette première journée ?
Franck Simon : Ce n’est pas un bilan positif puisque dès lors que vous avez 6 équipes qualifiées et que pour cette phase finale, vous avez 3 défaites déjà, 2 nuls et une victoire, soit 5 points sur 18 possibles au premier tour, c’est très décevant comme bilan. Mais ce n’est que la première journée, on se dit que la seconde journée sera plus prolifique en points.
Les Echos : Comment entrevoyez-vous cette 2e journée pour les Africains ?
F. S. : J’espère que déjà ils vont relever le niveau. C'est-à-dire on attend quand même des victoires de l’Afrique du Sud, on attend des confirmations du Ghana aussi, on attend le Nigeria qu’il marque au moins un point voire trois. Donc je table calmement sur 9 ou 10 points sur 18 possibles mais 10 seraient bien pour ce deuxième tour. En dessous de ça, ce sera très décevant et ça voudra dire que s’ils ne marquent pas plus que 12 points, cela veut dire il y aura pas de qualifié ou on aura très peu de qualifiés vraiment pour les huitièmes de finale.
Les Echos : La Coupe du monde au son de vuvuzelas, une ambiance quand même ?
F. S. : On a des beaux stades, mais je trouve qu’au niveau de l’ambiance, ça reste timoré. On a envie que ça démarre quand même. Peut-être que ça va démarrer aux 8es de finale. On n’entend pas tellement les chansons des supporters des autres pays. C’est seulement les vuvuzelas qu’on entend à la télé, à la radio et de fait on n’attend pas forcément les chants des supporters. On a entendu peu les Anglais contre les Américains, c’est un Mondial dominé par les vuvuzelas. Le son des vuvuzelas, ça ne gâche rien à mon avis. Après il y aura plus de chants, sinon ce n’est que le début.
Les Echos : Que pensez-vous des conditions de travail de la presse ?
F. S. : Elles sont excellentes parce qu’on a de grands centres de presse, on a la connexion wifi, on a des pupitres, des écrans pour suivre les matches, on a des navettes pour les hôtels, etc. Je trouve que les conditions sont vraiment bonnes et puis on sent que les Sud-Africains et la Fifa ont fait le nécessaire, on a des gens qui nous aident, les volontaires aussi. Il faut tirer un grand coup de chapeau à la Fifa et au pays, ils font des efforts. J’étais venu à la Coupe des Confédérations l’année dernière au mois de juin, c’était la répétition un peu et ça c’était très bien passé, mais là il y a beaucoup plus de journalistes. C’est vrai que s’il y a des matches comme Brésil-Corée du Nord, il n’y a pas assez de places dans la salle de presse, mais je trouve que ça se passe bien.
Les Echos : Que pensez-vous d’Alain Giresse à la tête des Aigles ?
F. S. : Je respecte les choix qui sont faits, c'est-à-dire que c’est la Fédération qui a opté pour Alain. Je crois qu’il y avait pas mal de candidats en lice, c’est quand même plutôt une bonne nouvelle. Il y a un gros potentiel, les gens qui voulaient être sélectionneurs savent que c’est une équipe qui est très intéressante, qui peut progresser et qui peut faire quelque chose. Alain Giresse a été pour moi un très grand joueur, c’est quelqu’un de très intéressant et en tant que technicien aussi, il a fait ses preuves. Ce n’est pas sa première équipe nationale, c’est un technicien qui est très ouvert, qui a une bonne mentalité, il faut l’encourager dans cette voie. Et puis on peut espérer que l’équipe du Mali reprenne une place au moins parmi les huit meilleures d’Afrique. Il m’avait dit avant la Can qu’il avait envie de continuer en Afrique quel que soit d’ailleurs le pays qu’il lui fera un appel du pied.
Les Echos : Bientôt, c’est la reprise des championnats en Europe. Et si on vous demande de revenir sur la performance des joueurs maliens lors de la saison écoulée dans leurs différents clubs ?
F. S. : Pour moi c’est difficile de ne pas parler de Seydou Kéita qui a quand même fait de très bonnes choses avec le Barça. Il y a aussi Mahamadou Diarra "Djilla", Momo, puis Kanouté, qui a pris du recul avec l’équipe nationale depuis la dernière Can. Le Mali est représenté dans tous les championnats, les Maliens sont partout. Il faut quand même noter que c’est aussi un élément positif pour le football malien. Que ses meilleurs joueurs brillent à leur juste valeur en Allemagne, en Italie, en Angleterre, la France ou même la Grèce est positif. A mesure que les années passent, ça me fait vraiment plaisir de voir que le joueur malien est considéré aussi bien qu’un Ghanéen, un Nigérian ou un Camerounais.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr


ZOLANI MAHOLA, ARTISTE
L’icône sud-africaine
Elle était sur la scène vendredi dernier au stade Soccer City de Soweto aux côtés d’autres stars lors de l’ouverture de la Coupe du monde comme Shakira, la Colombienne. Elle, c’est Zolani Mahola du groupe sud-africain Freshlyground.
Au lendemain de la cérémonie d’ouverture du Mondial-2010, Cahier culture est parti à la rencontre de Zolani Mahola, la grande star sud-africaine du moment. Auteurs de trois albums, Zolani Mahola et son groupe de musiciens utilisent des instruments traditionnels. A la cérémonie d’ouverture, c’est elle qui a donné le ton devant plus de 94 700 personnes au stade Soccer City de Soweto aux côtés de Shakira, la Colombienne.
Zolani Mahola est la chanteuse du groupe sud-africain Freshlyground. Elle a grandi à côté de la ville de Port Elizabeth. Elle a déménagé à Cape Town où elle a étudié l'art dramatique à l'université. Elle a ensuite obtenu le rôle principal dans la série "Tsha-Tsha" sur la chaîne sud-africaine, SABC1, et a formé "Freshlyground" avec six musiciens en 2002.
Elle fait partie des chanteuses les plus reconnues d'Afrique du Sud, notamment grâce à sa chanson inspirée par la vie de ses parents, "Nomvula". Elle a enregistré avec la chanteuse colombienne Shakira le titre "Waka Waka", retenu par la Fédération internationale de football comme chanson officielle de la Coupe du monde.
Avec son 4e album, "Radio Africa" (qui vient de sortir), le groupe se forge une nouvelle identité. Moins sucré, plus africain et minimaliste, c’est l’album de la maturité pour Zolani et son groupe, Freshlyground.
Zolani Mahola est la chanteuse du groupe sud-africain "Freshlyground". Elle fait partie des chanteuses les plus reconnues d'Afrique du Sud, notamment grâce à sa chanson inspirée par la vie de ses parents, Nomvula.
Boubacar Diakité Sarr
(depuis Johannesburg)

 

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