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2010

Mois de juin

Les Echos du16 juin

 

PROJET D’IRRIGATION DE ALATONA
Mille hectares aux populations affectées
Six mois après le début des travaux d’aménagement de la première tranche de 5200 hectares du Projet d’irrigation d’Alatona, le Millenium Challenge Account (MCA-Mali) vient de mettre 1000 ha aménagés à la disposition des populations affectées (Pap) pour la production du riz pour la campagne agricole 2010-2011. Les terres nouvellement aménagées concernent 200 concessions.
Dans le cadre du Projet d’irrigation d’Alatona, le programme du Millenium Challenge Account (MCA-Mali), met à la disposition de certaines populations pour la fin de ce mois de juillet 2010, 1000 ha aménagés. Ils sont prêts pour la production du riz pour la campagne 2010-2011.
Cette superficie sera répartie entre les populations affectées par le projet des villages suivants : Beldénadji (83 concessions), Wélingara (60 concessions), Féto (20 concessions), Tende (11 concessions), Toulé (14 concessions), Toulé II (12 concessions), soit 200 concessions pour cette première phase.
Pour les titres fonciers : chaque concession Pap, aux dires du MCA, bénéficiera de 5 ha dont 2 ha à titre gratuit "ce, en compensation des droits coutumiers que le propriétaire de la concession détenait sur les terres qu’il occupait et les 3 autres à payer sur une période de 20 ans à un prix de cession supportable pour les paysans".
Au regard des exigences techniques et de l’emplacement géographique des parcelles, chaque chef de concession recevra trois titres fonciers. Le premier titre foncier recevra l’eau d’irrigation pendant les deux saisons (1 ha), le second titre foncier recevra l’eau d’irrigation pendant la saison des pluies (1 ha), le troisième titre foncier recevra l’eau d’irrigation pendant la saison des pluies (3 ha).
Les femmes prioritaires
Dans le dispositif du programme, une place de choix, à en croire le MCA, "est réservée aux femmes rurales". Dans le but d’améliorer leurs revenus, il a été décidé d’octroyer sur chaque concession Pap 500 m2 de jardin maraîcher en titre foncier à l’ensemble des femmes de ladite concession.
En plus, les femmes auront à se regrouper au sein d’associations légalement constituées par village et bénéficieront à cet égard de titres fonciers maraîchers au nom de leur organisation. Les jardins maraîchers seront donnés gratuitement. Ils recevront l’eau d’irrigation en saison pluvieuse tout comme en saison sèche. Ces zones ont été placées à la tête des canaux secondaires. Au MCA, on affirme que les actions d’accompagnement vont concerner l’octroi de kit de démarrage, la formation des populations bénéficiaires.
Chaque concession recevra un kit de démarrage composé d’une paire de bœufs, une charrette, une herse, des sacs vides pour la récolte de riz, des sacs vides pour la récolte d’échalote, de l’engrais, des semences de riz, des semences d’échalote.
Pour ce qui est de la formation des populations bénéficiaires, les concessions ont reçu des formations techniques dans la production du riz et des produits alternatifs (maraîchage), dans la gestion d’eau et de l’entretien du réseau hydraulique à travers des organisations des exploitants du réseau secondaire (OERS).
Dans chaque concession, un homme et une femme ont été choisis pour suivre les formations organisationnelles, institutionnelles, et techniques en matière de production rizicole, maraîchère et sur l’éducation foncière. L’ensemble des villages déplacés seront réinstallés dans les meilleures conditions avec des points d’eau potable, des latrines, des écoles des centres multifonctionnels, etc.
Comme on le voit, appliqué à la lettre, le dispositif devra aider à faire du Mali la puissance agricole de la sous-région.
Amadou Sidibé

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BCS
Des travailleurs réclament le départ du DG
En marge du conseil d’administration de la Banque commerciale du Sahel (BCS), le mardi 15 juin, des travailleurs ont organisé un sit-in pour dénoncer les agissements de leur directeur général.
Une centaine de travailleurs de la BCS a passé hier plus de deux heures de sit-in devant leur banque. Organisé à l’occasion de la tenue du conseil d’administration, ce sit-in visait à dénoncer les comportements peu orthodoxes du directeur général de la BCS dont ils ont réclamé le départ pur et simple.
Des travailleurs, affiliés à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), ont remis aux administrateurs arabes et maliens des papiers sur lesquels il est mentionné en arabe et en français : "Nous ne voulons plus travailler avec le directeur général Ibrahim Abou Jafar", "Assez les insultes à l’égard du personnel", "Assez les traitements injustes entre les travailleurs", "Assez les abus de biens sociaux", "Nous demandons de meilleures conditions pour les travailleurs maliens".
Des travailleurs de la BCS dénoncent que Abou Jafar s’oppose à tous les avancements du personnel de la banque. Selon le secrétaire général adjoint du syndicat des travailleurs de la BCS, "il y a eu une tentative de négociation entre l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF) et le DG de la BCS. Pour calmer les esprits, l’APBEF a recommandé à M. Abou Jafar de rencontrer le syndicat pour instruire le dossier d’augmentation de salaire. Après le départ de l’APBEF, il a refusé de nous approcher".
Ibrahim Abou Jafar est directeur général de la BCS depuis 2003. Après deux mandats, il a été relevé en novembre dernier par Forebank, l’actionneur principal de la BCS. Malgré des multiples efforts, nous n’avons pas pu avoir M. Abou Jafar.
Banque de partenariat entre le Mali et la Libye, la BCS compte 104 agents. Le syndicat des travailleurs de la BCS, affilié à UNTM, compte plus de 100 adhérents contre 4 pour la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM).
Ce sit-in est le deuxième du genre en un mois et pour les mêmes motifs.
Sidiki Doumbia

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VIANDES DES ABATTOIRS DE BAMAKO
Un vétérinaire tire la sonnette d’alarme
L’absence de contrôle médical des ouvriers et inspecteurs vétérinaires, le manque de cuiseur pour la destruction des saisies et l’absence d’une politique de transport adéquat de viande, conformément aux dispositions réglementaires sont monnaies courantes. A tous les niveaux, le mal est infini.
La salle d’habillage et d’inspection vétérinaire est un véritable marché où s’entremêlent inspecteurs vétérinaires, ouvriers, bouchers, apprentis bouchers, marchands de tous ordres dans un désordre indescriptible où ne règnent que vacarme assourdissant, fumée de cigarette, odeurs nauséabondes.
La cour de l’Abattoir frigorifique de Bamako, quant à elle, en violation flagrante des exigences d’un abattoir moderne, est transformée en un parc à bétail où sont gardés des bovidés pour différentes spéculations.
Rappelons que l’abattoir est et demeure uniquement un lieu de production de viande et sous-produits de viande. L’absence chronique d’un cuiseur pose l’épineux problème de gestion des saisies. En effet, elle met en mal le dispositif de destruction de certaines catégories de saisies (carcasses charbonneuses ou tuberculeuses généralisées, etc. qui constituent de véritables menaces pour la santé des consommateurs). Alors comment peut-on concevoir un abattoir moderne sans cuiseur ?
Par ailleurs, fréquemment, les bovins, dans la salle de saignée, sont étourdis ou du moins assommés à coups de marteau avant d’être égorgés, car l’entreprise enregistre fréquemment des permis de cartouches étourdissantes. Comment peut-on offrir à des musulmans une telle viande ? L’incapacité notoire de l’Abattoir frigorifique de Bamako d’assurer le transport de la viande de manière hygiénique de l’abattoir au marché a amené des bouchers à utiliser des moyens de bord inappropriés.
C’est ainsi que des véhicules de transports en commun, des mobylettes, des vélos, des pousse-pousse sont fréquemment utilisés par des bouchers pour le transport de leur viande dans des conditions hygiéniques désastreuses. Comme si tout ceci ne suffit pas, le maître des lieux, c'est-à-dire le promoteur s’oppose le plus souvent aux missions d’inspections autorisées par les services techniques en charge de ces opérations au motif qu’il doit être informé quelques jours plus tôt.
Consommateurs exposés
Mais si à l’Abattoir frigorifique de Bamako (AFB), les conditions de production d’une viande saine ne sont pas respectées, à l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou, (AFS), c’est encore pire.
D’abord, l’accès est impraticable : une route poussiéreuse en saison sèche ; très collante et glissante pendant l’hivernage sans lumière qui le lie à Missabougou est la seule empruntée par les usagers. Ce qui fait que le transport de la viande de cet abattoir aux marchés se fait dans des conditions hygiéniques très déplorables.
L’absence d’eau, les opérations d’abattage, d’inspection et de conditionnement de la viande se font dans de conditions regrettables. Aussi invraisemblable que cela puisse être, il n’y a pratiquement pas d’eau à l’AFS. Il y a qu’un petit robinet dans la salle d’habillage qu’utilisent comme lave-mains, les apprentis bouchers, les ouvriers et des inspecteurs qui travaillent dans de conditions pénibles, pataugeant dans du sang, le couteau collant aux doits ensanglantés. Comment peut-on envisager un abattoir sans source d’eau potable suffisante ?
Ici, compte tenu de la vieillesse des équipements, le travail à la chaîne est très souvent perturbé soit par la cassure d’une scie électrique, soit par manque de cartouche ou tout autre matériel indispensable. Ce qui conduit le plus souvent les bouchers à abattre les animaux à même le sol. L'atmosphère prend alors les couleurs d’un véritable air d’abattage. Ce qui rend très difficiles les opérations d’inspection vétérinaire.
L’absence de contrôle médical des ouvriers et inspecteurs vétérinaires, le manque de cuiseur pour la destruction des saisies et l’absence d’une politique de transport adéquat de viande ; conformément aux dispositions réglementaires sont monnaies courantes ici à l’AFS en la matière. A tous les niveaux, le mal est infini.
Aussi, à la lumière de ces constats, on peut affirmer sans se tromper que le consommateur bamakois est dangereusement exposé aux risques sanitaires liés à la consommation de la viande provenant de ces abattoirs. Qu’a-t-il fait pour mériter une telle haine ?
Pourquoi les autorités administratives et techniques, suffisamment informées de ces anomalies, ne réagissent pas ? Quelles mains invisibles protègent ces malfaiteurs qui agissent en toute impunité au su de tout le monde en produisant de la viande dans des conditions dangereuses pour la santé des consommateurs ?
Moustaph Touré
(vétérinaire à Bamako)

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CINQUANTENAIRE D’ETATS AFRICAINS
Rétrospective et prospective de la BOAD
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) organise actuellement à Lomé, à son siège, un forum international sur les 50 ans d’indépendance de certains de ses pays membres.
Le Forum international de la BOAD s’intitule "Développement durable et promotion de grands projets structurants : évaluation des réalisations, défis à relever". Le but de ce forum, aux dires du président du groupe, le Béninois Abdoulaye Bio-Tchané, est de "jeter un regard rétrospectif sur les cinquante ans passés".
Selon lui, certes, notre continent a été celui des coups d’Etat, des conflits ethniques et territoriaux, du Sida, du paludisme et de la fièvre Ebola. C’est aussi, le règne des villes "trop vite grandies, des promesses des dirigeants non tenues et des espérances non comblées". Mais, selon le patron de la BOAD, malgré tout cela, il y a des progrès : certains de nos cadres reviennent s’investir, l’Afrique vient de connaître dix bonnes années de croissance…
Le forum de Lomé se propose donc de répondre à certaines questions cruciales : que faire pour que l’Afrique soit désormais un continent envié pour ses résultats ? Que faire pour que l’incroyable richesse naturelle du continent, l’extrême jeunesse de sa population ainsi que l’enthousiasme et l’optimisme de cette jeunesse se transforment en des résultats économiques positifs ayant des dividendes pour tous ? Que faire pour que chaque Africain se reconnaisse dans les objectifs de bien être social ?
Dans son introduction à la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre du Togo, Gilbert Houngbo, qui présidait, a déclaré que "depuis 1960, nos Etats ont parcouru des chemins souvent divers, mais tous avaient un seul et même objectif : réussir le développement. 50 ans après, un bilan s’impose. Ce bilan ne doit pas être, pour notre part, une simple analyse empreinte de nostalgie et de remords, mais plutôt un exercice d’une grande réflexion pour l’avenir de nos pays".
Le Mali est fortement représenté au forum de Lomé. Les films sur le parcours de l’institution ont été réalisés par Cheick Oumar Cissoko, le cinéaste malien. Parmi les communicateurs, (8 au total), trois sont nos compatriotes : il s’agit de Soumana Sako, ancien Premier ministre, qui doit intervenir sur le thème "quelles ressources humaines pour accompagner l’émergence du continent africain ?"
Aminata Dramane Traoré parlera des "exigences sociales, économiques, politiques et écologiques de l’émergence de l’Afrique" et Bassary Touré, vice-président de la BOAD, interviendra "sur la route du succès : quelques exemples de réussite en matière de financement de projets dans l’espace Uémoa".
Alexis Kalambry
(envoyé spécial à Lomé)

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DES VOLONTAIRES DE L’APEJ
Un sit-in devant le MEFP le 29 juin
Le contingent 2005-2008 des volontaires de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) organise le 29 juin un sit-in devant le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP) pour exiger son insertion dans la fonction publique.
L’information a été donnée mardi au cours d’une conférence de presse animée par le président de l’Association des volontaires de l’Apej, Abdine Karambé, entouré des membres du bureau. La décision de faire un sit-in devant le MEFP, selon les conférenciers, a été prise suite au blocage des négociations entre le MEFP et l’Association et, selon eux, de la mauvaise volonté des autorités à prendre leurs préoccupations à bras le corps.
Les volontaires de l’Apej, contingent 2005-2008, exigent leur insertion dans la fonction publique par voie de contractualisation. A leurs dires, l’Etat continue de recruter alors que le ministère oppose à eux l’arrêté n°08 3149/MTFRE-SG du 11 novembre 2008.
Cet arrêté fixe les modalités d’organisation du test de recrutement des agents contractuels de l’Etat. Aux dires des conférenciers, le ministère dit ne pas pouvoir procéder à des recrutements selon les termes de cet arrêté. Mais, des recrutements ont bien eu lieu après le 11 novembre 2008 notamment dans les départements de l’Emploi, de la Santé, de l’Agriculture ont indiqué les conférenciers, qui dénoncent une injustice dans la politique d’attribution des emplois.
A leurs dires, le sit-in du 29 juin a pour objet d’obtenir du département des propositions concrètes pour leur insertion.
Denis Koné

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ECHOS DES REGIONS
SIKASSO
Problématique des filles-mères : la démission des parents

Le phénomène des filles-mères affaiblit les efforts en faveur de la scolarisation des filles et d’un mieux-être de la mère et de l’enfant. Vu la complexité de la situation des filles-mères, des actions concertées doivent être menées pour que leur insertion dans la société soit efficace.
Dans le cadre de la Semaine de l’enfant africain, célébrée du 11 au 16 juin 2010, le Groupement des jeunes musulmans et l’Association alternative de recherche d’orientation sociale et éducative (Arose-Mali) ont organisé samedi dernier à Sikasso une conférence débat sur la problématique des filles-mères dans la 3e région. La conférence était co-présidée par Zakaria Ouattara et Yaya Berthé respectivement présidents des deux associations.
Aujourd’hui, la situation des filles-mères est suffisamment inquiétante pour interpeller les parents, l’Etat et les organisations de la société civile qui doivent mener des actions concertées. Ne disposant pas de données d’enquête sur les filles-mères, il est difficile de dire exactement de quels soutiens elles bénéficient. L’on peut toutefois affirmer que certaines bonnes volontés, à travers des associations et groupements, appuient les filles-mères en les formant en couture, en hôtellerie, aux techniques de transformation de produits locaux, etc.
Le premier cadre de prévention est la famille. La jeune fille-mère est d’abord issue d’une famille, d’un père et d’une mère qui appartiennent eux-mêmes à une communauté. Dans les sociétés traditionnelles, la jeune fille était d’abord sous la responsabilité première de la communauté. Aujourd’hui, la tendance est au regroupement au sein de la famille nucléaire et beaucoup voient cela d’un mauvais œil. Les enfants vivent la plupart du temps avec leurs géniteurs. Ils doivent recevoir de la part de ceux-ci une bonne éducation, un bon encadrement, des informations leur permettant de se protéger, de faire de bons choix et de prendre les décisions en toute connaissance de cause.
Les deux conférenciers ont tour à tour posé le problème dans un contexte social avec la rupture de nos mœurs au profit de valeurs de l’Occident. La plupart des travailleurs sociaux rencontrés estiment que le problème des filles-mères est devenu une difficulté dont la gestion n’est pas toujours aisée au regard de ses causes et de ses conséquences.
Les causes généralement avancées sont la pauvreté, l’ignorance des jeunes filles, leur cupidité, le relâchement de certaines valeurs, le manque de repères pour ces jeunes filles, la crise d’adolescence. Les filles-mères sont issues généralement de milieux pauvres et comme l’adage le dit "la pauvreté est mère de tous les vices". Les billets de banque ont forcément une certaine influence sur ces jeunes filles qui, souvent malgré elles vont avec des jeunes garçons ou des hommes afin de subvenir aux besoins alimentaires et financiers, alors qu’en réalité, elles se livrent à la prostitution. A cette situation des jeunes filles, il faut ajouter une démission des parents face à leur responsabilité, en effet certains parents savent rarement où leur enfant va, d’où il vient, qui il fréquente…
Quels modèles d’adultes avons-nous ?
Certains parents ont la bonne volonté et le souci de donner une bonne éducation à leur progéniture, mais au regard de certaines responsabilités ou contraintes, ils ne peuvent pas les suivre régulièrement. D’autres sont presque toujours absents. Généralement, ils pourvoient à tous les besoins matériels de leurs enfants, mais ne se rendent pas compte qu’ils ne leur donnent aucune éducation. En outre, certains enfants croient que ce qui est permis ou admis ailleurs l’est forcément chez eux.
Ils se laissent malheureusement influencer par certaines pratiques qui ne sont toujours pas bonnes pour eux et pour la société. On note également le manque de repères pour ces jeunes surtout que certains adultes ne sont pas des modèles à suivre. Des adolescentes se retrouvent ainsi avec des enfants dont les pères sont des adultes et qui refusent d’assumer leur paternité de peur de voir leur foyer se briser. Toutes choses qui peuvent déboucher à des avortements clandestins aux fins souvent tragiques, les abandons d’enfants, les infanticides, l’échec scolaire, le bannissement, le VIH/Sida et les IST.
" Nous avons vu des cas où des gens qui ont dépassé la cinquantaine ont eu des enfants hors mariage avec des filles de 18 et même de 16 ans. Cela nous choque", a avoué le conférencier Ouattara.
Pour soutenir ces filles, les conférenciers ont préconisé comme solutions, des actions de sensibilisation dans les écoles, les secteurs pour faire comprendre aux citoyens les dangers de l’abandon d’enfant pour les parents et la société, l’éducation à la vie familiale avec l’implication des deux parents, que les enfants prennent toujours les bons exemples sur leurs parents.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

 

CAISSE NYESIGISO DE MARKALA
Plus de 154 millions CFA de dividendes en 2009
La caisse d’épargne et de crédit Nyèsigiso de Markala a tenu son assemblée générale annuelle, le jeudi 10 juin 2010. C’était sous la présidence du sous-préfet de Markala, Baréma Bocoum, en présence de Modibo Coulibaly, directeur général de Nyèsigiso, des membres des organes dirigeants de la caisse locale et de très nombreux membres des comptoirs de la zone.
De nombreuses interventions ont marqué la cérémonie parmi lesquelles celles du directeur général, des responsables des organes dirigeants, du directeur de la caisse locale, etc. Chaque orateur a laissé entendre une assez bonne santé de la structure de micro finance.
Au cours de l’année 2009, la zone aura dégagé un bénéfice en termes d’excédent de 155 millions de F CFA, dans la foulée d’un en-cours de crédits chiffré à la bagatelle de près de 2 milliards de F CFA. Plus d’un milliard de crédits auront été octroyés, assortis d’un taux de remboursement de 94 % contre 4 % de mauvais payeurs enregistrés.
A ce jour, les adhérents de la zone sont de l’ordre de 8812 personnes. Leurs dépôts au cours de la période se chiffrent à près de 605 millions de F CFA. Cette année, la structure a fait un clin d’œil au social : faisant don de médicaments et de matériels médicaux aux Cscom de Dougabougou et de Sansanding. Le coût du geste est d’un million de francs CFA. Aussi les bons épargnants ont-ils été encouragés.
Dans un sketch, les comédiens du groupe "Nyongolon" expliqueront les devoirs et tout le bonheur que les membres d’une caisse Nyèsigoso pourraient tirer de la micro finance. Aujourd’hui, pour des motifs de "gestion prudente", la caisse a arrêté l’octroi de ses nouveaux crédits alléchants, en attendant, dit-on de trier les groupements, de plus en plus, nombreux, qui frappent à ses portes, animés, uniquement, du désir de s’arroger des crédits mais, sans se soucier des remboursements pourtant obligatoires.
H. Diabaté
(correspondant régional)

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SPORT CAHIER DU MONDIAL
AFRIQUE DU SUD-URUGUAY CET APRES-MIDI
Des supporters des Bafana-Bafana se prononcent
L’Afrique du Sud affronte cet après-midi l’Uruguay dans un match capital pour le compte de la 2e journée du groupe A. Micro-sondage pour savoir si les Bafana-Bafana peuvent aller loin dans leur Mondial ?

Lesogo (volontaire au stade Ellis Park) :
" Je pense que c’est possible"
" L’Afrique du Sud a l’avantage d’être le pays organisateur. Les gens ne savent pas que le fait d’évoluer à domicile galvanise l’équipe. C’était le cas du match contre le Mexique en ouverture. Car toute la population viendra soutenir son équipe nationale. Je pense que c’est possible, car l’Uruguay est prenable et la France ne fait plus peur".

Jermain (commerçant) :
" Je ne crois pas aux Bafana-Bafana"
" D’abord ce soir il faudra revoir beaucoup de choses sinon je ne crois pas que l’Afrique du Sud ira loin dans sa Coupe du monde. C’est possible de jouer la poule, c'est-à-dire avec un peu de chance accéder aux 8es de finale. Parreira n’a pas de joueurs pour rivaliser avec les autres nations de football comme l’Argentine, le Ghana, le Brésil qui ont un jeu fluide et dynamique. La force même de cette équipe, c’est la science de son technicien sinon le potentiel n’est pas".

Siya Thandi (élève au Collège de Johannesburg) :
" Je vois notre équipe en finale"
" Ici, point de doute : le Mondial est une compétition. Et comme toutes les équipes, l’Afrique du Sud a des chances de faire un bon tournoi. Mais tout passe par le match d’aujourd’hui contre l’Uruguay où il nous faut impérativement une victoire. Il faut que le public du stade Tshwane de Pretoria pousse notre équipe et qu’il soit optimiste. Je vois notre équipe en finale".

David Monsue (reporter photographe) :
" Ce sera pareil qu’en 1996"
" Malgré le nul concédé à la dernière minute contre le Mexique, l’Afrique du Sud fait partie des favoris, car toutes les équipes se valent. Le match de ce soir est important. C’est une équipe qui a de bonnes individualités. Franchement, elle a les moyens d’aller loin. Ensuite, il y aura le 12e homme, le public, pour pousser l’équipe à la victoire. Je pense que ce sera pareil qu’en 1996 lors de la Can. Je parle en connaissance de cause et franchement avec l’entraîneur Parreira, il faut compter avec cette équipe".

Joseph Mottohi (chauffeur) :
" Les chances sont maigres"
" L’Afrique du Sud évolue dans une poule difficile avec deux anciens vainqueurs de l’épreuve. A ce titre, elle a de maigres chances de s’en sortir. Tout dépend de son match d’aujourd’hui sinon avec de telles équipes expérimentées, ce sera difficile. Toutefois, il faut y croire mais…"

M’batthi Lungule Florah (ménagère) :
" Il faut y croire"
" En simple Africain, nous souhaitons voir l’Afrique du Sud en finale et remporter la Coupe, tout comme les autres équipes africaines. Mais le chemin est encore long et le match de ce soir est une étape. Le football est une discipline complexe et je pense que les Bafana-Bafana peuvent créer la surprise surtout avec leur entraîneur brésilien et le soutien du public. Cependant, il faut penser à gagner le match d’aujourd’hui et commencer à y croire. C’est possible. Kenako (le moment est arrivé)".
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

Dix-sept commentateurs africains
Pour la première fois, une équipe de 17 professionnels africains, sélectionnés au sein des télévisons du continent, dont notre confrère de l’ORTM, Djibril Traoré, et formés par Canal France International (CFI), commente en direct depuis l’ouverture sur le continent africain l’intégralité des 64 matches de la Coupe du monde en direct pour 41 télévisions africaines. Les commentaires se font en français, anglais et portugais avec des clins d’œil en bambara, swahili, wolof et d’autres langues africaines. L’audience est évaluée entre 400 et 500 millions de téléspectateurs.

Des Maliens sur le terrain
Koman Coulibaly (arbitre), Amadou Diakité (commission arbitre Fifa), Souleymane Magassouba (officier de sécurité) et Djibril Traoré (média) sont sur les terrains du Mondial pour honorer notre pays. Amadou Diakité, membre du comité exécutif de la Caf, président de la commission des arbitres de la même instance et membre de la commission des arbitres de la Fifa, est superviseur des arbitres et des rencontres du stade Soccer City de Soweto. Cet ancien président de la Fédération malienne de football pense que l'arbitrage est une œuvre humaine et estime que le Mondial de ce côté se passe pour l’instant bien. "Nous désignons des arbitres qu’il faut pour une rencontre donnée et en même temps nous suivons leur comportement", a-t-il dit.

Vladimir, plus jeune entraîneur et Rehhagel, le doyen
Le sélectionneur Slovène, Vladimir Weiss, 43 ans est le benjamin des sélectionneurs du Mondial-2010. Il devance de quelques mois Paul Le Guen, 44 ans depuis le 1er mars dernier, l’entraîneur français des Lions indomptables du Cameroun et l’Argentin Gerardo Martino du Paragyuay, 47 ans. Le doyen des coachs à 71 ans. Il s’agit du sélectionneur allemand qui a conduit la Grèce au titre miraculeux de champion d’Europe en 2004, Otto Rehhagel qui aura 72 ans le 9 août prochain. Il devance le sélectionneur brésilien des Bafana-Bafana, Carlos Alberto Parreira (67 ans) et le sélectionneur de la Serbie, Radomir Antic (65 ans). En outre, Marcelo Lippi et Raymond Domenech, les sélectionneurs de la finale Italie-France de 2006, sont les seuls à revenir à la tête de leur sélection.

La réplique du trophée en vente
Un Brésilien a fabriqué de multiples répliques du trophée pour tous les pays pour les vendre à plus de 500 Rands soit 25.000 F CFA. Comme lui, un supporter Colombien pour marquer l’absence de son pays à la Coupe du monde est venu avec les drapeaux floqués de la photo du célèbre portier des onze colombien, René Higuita. Ces drapeaux sont distribués gratuitement comme des pains.

Pékin achète des billets pour supporter la Corée du Nord
Des chinois qui supportent les nord Coréens, c’est loin du nouveau. "On la fait aux JO, et ce sera le cas lors des Jeux asiatiques" indique le porte parole du groupe de supporters chinois venus encourager la Corée du Nord face au Brésil hier mardi à Ellis Park. Face à la situation, un journaliste Sud Coréen s’injure en ces termes : "La Chine mélange le sport et la politique. Je pense que certains chinois n’aiment pas les Etats-Unis et la Corée du Sud", souligne notre interlocuteur.
Rassemblés par Sarr
(envoyé spécial)

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