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2010

Mois de juin

Les Echos du14 juin

 

ELEPHANTS DU GOURMA
De quoi sont morts les pachydermes ?
Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Tiémoko Sangaré, a effectué une visite dans le Gourma du 8 au 9 juin 2010. Objectif : s’enquérir des causes de la forte mortalité qui a frappé le cheptel d’éléphants du Gourma. Au total 21 pachydermes sont morts entre le 25 mai et le 5 juin 2010.
Le ministre Tiémoko Sangaré était accompagné pour la circonstance notamment du directeur national des eaux et forêts, Alassane Boncana Maïga, et du coordonnateur du Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma et des éléphants (PCVBG-E), Biramou Sissoko.
La délégation a sillonné le Gourma profond en essayant de suivre le parcours du troupeau d’éléphants dont des membres sont tombés morts. Selon les explications des techniciens du Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma et des éléphants, le 24 mai 2010, 11 groupes totalisant environ 180 individus ont quitté la mare de Banzéna, principal pôle d’attraction des éléphants et du bétail en cette période critique de l’année.
Il faut préciser que la mare de Banzéna est située en plein cœur de la réserve partielle des éléphants de Douentza classée en 1959. Située dans le ressort de la Commune rurale de Bambara Maoudé (cercle de Rharous, région de Tombouctou), la mare de Banzéna est devenue la limite nord du parcours des éléphants. De mars à fin mai tous les éléphants du Gourma y séjournent et amorcent le retour vers le Sud lorsque les premières pluies tombent dans les zones de Tin Habou et de Inani.
Le 24 mai dernier, les éléphants ont quitté la mare de Banzéna et se sont dirigés vers le lac Korarou sur une distance de 70 à 80 km. Les raisons de ce long déplacement ? En cette période de l’année, les éléphants doivent cohabiter avec un cheptel domestique de 50 000 têtes du Mali, du Burkina et du Niger.
Les éléphants sont arrivés au lac Korarou et l’ont trouvé à sec. D’ailleurs ce lac n’est plus alimenté en eau depuis 30 ans. Les pachydermes se sont dirigés alors vers le lac Aougoundou situé à 15 km environ de Korarou. C’est dans la nuit du 25 au 26 mai que le drame est survenu sur le trajet entre le lac Korarou et le lac Aougoundou. Au niveau de Dandéhilal (Kersani), des individus sont tombés morts les uns après les autres (11 cas sur les 21 observés) sur une distance de 12 km du lac Aougoundou.
Après avoir longtemps erré à la recherche du précieux liquide pour se désaltérer, le troupeau est arrivé au bord du lac Aougoundou. Tenaillés par la soif, certains individus n’ont pu s’empêcher de trop boire. Ce qui leur fut fatal. Après l’abreuvement, 8 éléphants sont tombés morts aux abords immédiats du lac. Deux autres carcasses ont été vues à des endroits plus ou moins éloignés des 19. Selon les observations des agents du PCVBG-E, sur 21 éléphants morts, 20 sont des mâles et 13 sont des jeunes.
La question fondamentale est : pourquoi les éléphants ont quitté la mare de Banzéna pour amorcer une longue distance (90 à 100 km) vers le lac Aougoundou ? Recherche de pâturages ? Recherche d’eau ? Autre raison écologique ? Le scénario suivant semble être le plus logique : il n’y avait pas suffisamment d’eau pour les éléphants (au nombre de 300 individus environ) et les troupeaux domestiques qui avaient déjà occupé le site. Par habitude, les éléphants n’empêchent pas les bovins d’avoir accès à l’eau. Le déplacement vers le lac Korarou était donc la solution convenable pour eux de trouver une bonne quantité d’eau.
D’autre part, il faut signaler qu’un éclaireur a été observé en janvier 2010 dans le secteur de Korarou, Sobou et Takouti, Commune de Diaptodji. Ce circuit n’avait pas été emprunté par les éléphants depuis plus de 25 ans, ce qui conforte le scénario de la recherche de l’eau.
La disposition des carcasses en "ligne" entre le lac Korarou et le lac Aougoundou montre que les individus sont tombés morts par l’épuisement et la soif (12 cas sur 21) au fur et à mesure que le troupeau progressait.
Les 8 carcasses observées au bord du lac Aougoundou concernent ceux qui sont morts après avoir bu une quantité excessive d’eau (information confirmée par les paysans). Le dernier cas est un nouveau-né mort plusieurs jours après les autres, c'est-à-dire le 5 juin. Il est fort probable que cela soit dû à la mortalité naturelle. La proportion élevée des jeunes (13/21) et de sub-adultes (6/21) montre que ce sont surtout les sujets fragiles qui ont été les principales victimes.
La forte mortalité des éléphants s’explique par le fait qu’ils doivent partager leur espace vital avec un important cheptel domestique. Cet état de fait a été confirmé par les populations lors d’une rencontre avec le ministre Sangaré au bord de la mare de Banzéna. Tous les intervenants ont soutenu la nécessité de créer des points d’eau pour le bétail domestique, afin que les éléphants puissent profiter pleinement de leur mare.
Cette solution recoupe les propositions faites par le PCVBG-E ; à savoir : la création des points d’eau pour les éléphants dans les aires de conservation et des points d’eau à usages partagés dans l’espace entre les aires de conservation, la création des périmètres pastoraux dans le Gourma (comme au Prodeso), la relecture du texte de classement de la réserve pour ne permettre le pâturage qu’à travers des couloirs bien balisés.
Le ministre Sangaré s’est réjoui de l’adhésion des populations à la préservation des éléphants. Il faut dire que les éléphants du Gourma constituent la population de pachydermes africains la plus septentrionale. La recherche de l’équilibre avec leur milieu les oblige à effectuer de longs déplacements suivant un mouvement migratoire d’environ 1000 km de parcours à la recherche de nourriture et d’eau dans un chapelet de mares entre le Mali et le Burkina Faso. Estimés à 354 individus (en juin 2007), leur survie relève presque du miracle écologique dans cette zone aride quand on sait que la population de pachydermes est en expansion depuis plusieurs années et que leurs besoins en eau et fourrage sont énormes.
Tiémoko Sangaré a expliqué aux populations que la finalité de la protection des éléphants est justement le bien-être des personnes humaines. La biodiversité est importante pour l’équilibre de notre écosystème. En plus, le développement de l’éco-tourisme autour de ces éléphants servira de sources de revenus pour les populations locales. "Nous misons sur l’adhésion des populations et non sur la force pour réserver cette mare aux éléphants. C’est pour le bien-être des hommes que nous protégeons les éléphants", a-t-il fait savoir à ses interlocuteurs dont certains ne sont pas loin de croire que l’Etat préfère les éléphants aux animaux domestiques.
Bréhima Touré
(CM/MEA)

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DIPLOMATIE
Les amours allemandes pour l'Afrique
Certains néologismes sont lourds, si lourds qu'ils sont appelés barbarismes. Pourtant l'Allemagnafrique - tout le contraire de la Françafrique ritualisée politiquement assez différent de la Chinafrique du business - semble avoir quelque charme malgré que Horst Köhler ait manqué d’élégance en démissionnant de son poste honorifique de président fédéral d'Allemagne, lundi 31 mai à la veille de l’arrivée des délégations pour les "Journées de l’Afrique" dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines que l’Allemagne célébrait à sa façon en mettant un accent particulier et très offensif sur l’organisation d’événements spécialement conçus pour l’occasion avec l'implication personnelle de M. Köhler.
Celui que la presse allemande a surnommé le "Fantôme du château” en raison de son effacement avait eu le malheur de déclarer que les "instabilités régionales ont un impact négatif sur le commerce, les emplois et les revenus du pays". Les Allemands qui ont connu la guerre n’ont pas apprécié que la guerre soit une justification économique même s’ils appréciaient beaucoup ce président honorifique membre de la CDU, économiste réputé, qui fut directeur général du Fonds monétaire international.
Pas de "querelle d'Allemand"
Les intérêts allemands ont toujours été défendus tellement dans la discrétion qu’un diplomate français a osé dire un jour à l’ambassadeur Matthias Mülmenstädt, actuel directeur général des affaires africaines que "l’Allemagne est présente en Afrique mais pas visible".
Pour ce vieux routier de la diplomatie allemande entré en service depuis 1980 en commençant par la Russie, puis Washington, Tel-Aviv, Montréal, etc., la réflexion du diplomate français sonnait ainsi comme un défi surtout que c’est à lui que la chancelière fédérale, Angela Merkel, fit appel en 2006 pour faire en sorte que l’Afrique soit une des priorités de son gouvernement.
Certes, les pays d’Afrique viennent bien après l’Afghanistan ou certains pays de l’Europe de l’Est, mais il est à noter que "l’Allemagne a cessé de considérer l’Afrique comme un continent en proie aux crises, à la pauvreté et à la corruption", souligne l’ambassadeur Mülmenstädt qui explique que "depuis 2007, le ministre fédéral Frank-Walter Steinmeier a fixé les orientations nécessaires d’une politique moderne à l’égard de l’Afrique".
On peut dire de cette stratégie nouvelle pour la reconquête de l'Afrique, que pour une fois, il n'y a pas eu de "querelle d'Allemand" si l'on se réfère à la rigueur, sinon à la rigidité de l'esprit germanique, discutant des points mineurs jusqu'à étalement total du problème.
Frank-Walter Steinmeier a bénéficié de nouveaux crédits budgétaires et a donc décidé que des fonds supplémentaires soient débloqués en faveur du continent "devenu plus sûr et où les gouvernants reconnaissent désormais que c'est à eux de prendre en main leur destinée parce que les populations ne veulent plus se laisser opprimer par les anciennes élites", résume le directeur des affaires africaines parlant des lignes directrices de la nouvelle politique africaine de l'Allemagne.
M. Mülmenstädt qui fait aussi remarquer que le PNB du continent par tête d'habitant est supérieur à celui de nombreux pays émergents en plein essor dépassant le millier de dollars américains, ajoute cependant que "les nombreux défis auxquels les pays africains sont confrontés sont des problèmes mondiaux" parlant de criminalité organisée, de la corruption, des enjeux du changement climatique et fait souligner que "le continent joue un rôle de plus en plus important sur la scène internationale, les Etats d'Afrique sont nos partenaires et nous sommes sur un pied d'égalité, au plan bilatéral tout comme dans les organisation multilatérales".
" Valeurs et intérêts"
Depuis, ce sont quelque 110 millions d'euros qui ont été alloués à la prévention et à la gestion des crises, à la promotion de l'Etat de droit et à la démocratisation, à la formation et à l'équipement de forces de sécurité... dans l'objectif de "renforcer les capacités du continent à assumer ses responsabilités", précise-t-on dans le document de onze pages qui détaille les lignes directrices de la politique africaine de l'Allemagne.
Mais à côté de ces valeurs universelles, le pays d'Angela Merkel entend faire valoir qu'il est une grande nation exportatrice qui dépend d'un système mondial à la fois performant et sûr. "La paix, la sécurité et la stabilité en sont donc les conditions préalables", disent, presque en chœur, le responsable Afrique de l'Ouest, Peter Fahrenholtz, et celui en charge de la région des Grands lacs, Jonas Koll.
Et pourtant, c'est pour n'avoir pas été compris exprimant ce point de vue en diptyque "valeurs et intérêts" que "le Fantôme du château" a rendu son tablier. L'opinion nationale allemande ne pouvait accepter que pour ces intérêts, l'Allemagne soit amenée à participer à une guerre qui n'est pas la sienne. La même problématique tracasse sérieusement le représentant personnel d'Angela Merkel pour l'Afrique.
Günter Nooke se demande en effet comment expliquer à un écolier allemand que son gouvernement qui avait soutenu un homme politique a dû être obligé de soutenir la justice internationale pour l'arrêter et le juger pour ses agissements même s'ils ne sont pas été commis dans son propre pays (il s'agit du Congolais Jean-Pierre Bemba aujourd'hui devant la Cour pénale internationale) et malgré son imposante carrure, l'homme se sent tout aussi petit devant les opinions publiques africaines qui regardent son pays du coin de l'œil.
Trouver la bonne formule
L'Allemagne cherche alors à trouver la bonne formule pour que son soutien à certains régimes en place en Afrique pour les aider à maintenir la paix et la sécurité ne soit pas généralement vue par les citoyens comme le fait d'armer les forces de l'ordre contre les pauvres populations qui luttent chaque jour pour leur survie en tentant de trouver le pain quotidien.
La solution pourrait peut-être venir de l'Académie du service diplomatique, une structure originale et unique dans le monde de par son fonctionnement ouvert sur les jeunes diplomates du monde entier qui viennent y parfaire leur formation.
Travaillant avec 140 pays de par le monde, l'Académie du service diplomatique reçoit depuis 2006 au moins un représentant africain parmi les 300 bénéficiaires annuels de ses programmes de formation qui durent de trois à six mois pour leur permettre de comprendre les grands enjeux de la mondialisation à travers l'économie, le système financier, les question de droits, la problématique environnementale, la construction nationale, etc. mais aussi les sensibiliser aux intérêts premiers allemands.
Même si ce programme est assez récent en direction de l'Afrique, son directeur, Matthias Fischer, pense toutefois que le noyau de réseau de contact déjà installé promet de mieux comprendre "l'Afrique, un continent en mutation".
Oussouf Diagola
(envoyé spécial à Berlin)

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IL FAUT LE DIRE
Alibi
Pour une majorité de ceux qui demandent des prestations de service, c'est adieu veaux, vaches et cochons du 11 juin au 11 juillet 2010, période de la Coupe du monde. Comme par enchantement, les travailleurs seront aux abonnés absents, les tâches pour lesquelles ils sont payés seront reléguées aux oubliettes.
Vendredi dernier, alors que des usagers d’un service public, dont nous faisions partie attendaient la reprise des activités à 14 h 30 (heure légale), ils se sont fait dire que le travail ne reprend normalement qu’à 15 h et que de toute façon avec l’ouverture du Mondial, il n’est pas sûr que les agents soient en poste.
Voilà un autre paradoxe dans ce pays : les gens ne se donnent pas à fond, mais aiment à jaser sur leurs conditions de vie et de travail. Et là où les gens ne font que semblant de travailler, il faut avoir vraiment un boulon desserré pour demander une prestation due en cette période de fête mondiale du ballon rond. Au mieux des cas, on vous éconduira avec une moue dubitative en guise de cadeau à la famille.
Pauvre Mali ! Pendant un mois, dans les bureaux, aux heures de service, on n'aura à la bouche que ce dribble déroutant de Cristiano, de Messi, d'Iniesta, de Kàkà ou de Xavi ; ce tir de Maïcon ou de Taï Taïwo à décapiter un zébu à la fleur de l’âge, ce tacle appuyé de Sergio Ramos, ce "vol plané" et cette "détente aérienne" suivis d’un "ramassage dorsal" de Victor Valdes ou d'Iker Casillas (il faut avoir le don de l'ubiquité pour réaliser cette prouesse du diable)…
Pour se délecter, des agents publics, qui ont pignon sur rue, ont déjà tout prévu pour ne rater aucune seconde de cette compétition, qui ne devrait en principe nous concerner que très peu. Parce que l'équipe du Mali n'ose même pas rêver être là, les Maliens rêvent de la voir sur ce champ d'honneur ? Toujours est-il qu’ils ont aménagé leurs bureaux en espaces VIP avec écran plat comme s’ils étaient sur des gradins sud-africains, leurs collaborateurs des échelles inférieures devant se contenter de bâcler le travail imparti pour suivre les matches à la maison ou ailleurs. Le lièvre ressemble à l'âne, mais l'un n’est pas le rejeton de l'autre.
On fait semblant de travailler, disions-nous, parce que, ici, ceux qui se donnent à fond sont sinon dévalorisés, du moins traités en parias qui torturent la conscience des fainéants, plus nombreux, qui se plaignent sempiternellement de la maigreur de leurs salaires. Le Mondial pour la première fois en Afrique, on le voit, n'est qu'un alibi, car nous en connaissons qui envoient paître à longueur de journée les usagers, s’absentent sans raison. Mariages, décès, fiançailles ou arrosages sont prétextés.
Le foot n'est pas leur dada, mais c'est l'excuse toute trouvée pour continuer à abuser encore de ce peuple qui a besoin de bon exemple, de travail, de travail et encore de travail, mais qui se tait par complaisance. Or, les pays présents au Mondial ont travaillé dur pour être là. Le tournoi est une sorte de vacances pour eux. Au Mali, non seulement, on refuse d'être à leur niveau par le travail, mais on se permet de prendre des vacances pour les suivre... dans leurs heures perdues.
Hélas ! Ainsi va notre vie parce qu’il n’y a personne pour insister sur la bonne voie et donc pour sanctionner les brebis égarées à défaut d’encourager les méritants. On s’en foot du désordre. Qui dit mieux ?
A. M. T.

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DEF 2010
Les épreuves commencent ce matin
De 146 784 candidats l’année dernière à 169 678 cette année, le nombre de candidats qui vont se soumettre aux épreuves du diplôme d’études fondamentales (DEF) à partir de ce matin a connu une augmentation sensible.
Les épreuves de la session de juin 2010 du DEF démarrent ce lundi 14 juin 2010 sur toute l’étendue du territoire national. Ils sont 169 678 candidats repartis entre 1485 centres qui prendront part, cette année, au DEF nouvelle version.
Les réformes initiées récemment par le ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales sur le DEF font que, contrairement aux années précédentes, il soumettra les candidats à une évaluation dans toutes les matières enseignées au cours de l’année scolaire.
Les matières dites "d’évaluation" dont les sciences naturelles, l’histoire et la géographie, l’éducation physique et sportive (EPS) sont réintroduites comme au bon vieux temps en tant que matières dans lesquelles les candidats seront évalués.
Les autorités en charge de l’éducation avaient retiré, dans les années 1995, ces matières de la liste des disciplines au DEF. Leur réintroduction traduit la volonté du ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales à tester le niveau des candidats dans toutes les matières enseignées afin d’afficher des résultats qui reflèteront le niveau réel et global des examinés dans des matières variées qu’ils ont étudiées tout au long de l’année scolaire.
L’autre innovation que va engendrer la réintroduction des matières d’évaluation est que désormais les moyennes générales vont intervenir dans certains cas. Les élèves qui auront une moyenne comprise entre 9 et 9,99 sur 20 pourront faire recours à leur moyenne annuelle pour obtenir la note de l’admission (10/20).
De 146 784 candidats inscrits l’année dernière, le nombre de candidats à l’examen qui ouvre la porte des études secondaires est passé cette année à 169 678, soit une croissance de 15,60 %.
Amadou Waïgalo

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PROPOSITIONS DU GOUVERNEMENT AU SNESUP
Un enseignant dénonce l’Etat
Malgré les tirs du gouvernement et les jugements d’une franche importante de la population, des enseignants ne décolèrent toujours pas. Au contraire, ils pensent que le gouvernement n’est pas sincère avec lui-même. Ce qui n’est pas de nature à ouvrir une issue favorable.
Dans la recherche de solutions aux revendications du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) en grève illimitée depuis bientôt trois mois, le gouvernement a fait une seconde proposition aux enseignants, qualifiée "d’avancée par beaucoup".
Ce qui avait valu aux grévistes d’être qualifiés de maximalistes et de radicaux par une certaine opinion. Et les enseignants sont qualifiés de tous les péchés d’Israël. Très remontés certains du supérieur ont réagi aux propositions du gouvernement qu’ils jugent de désinformation et d’intoxication.
Naffet Kéita, professeur à la Flash, relève les propos "bancals" du gouvernement. Pour lui, il n’a jamais été question de mauvaise volonté pour regagner les classes où décréter l’année blanche. "Nous avons décidé de ne pas enseigner, mais continuons à faire des recherches".
S’agissant des propositions, il pense qu’elles "ressemblent à tout sauf à la réalité". Pour preuve, dit-il, la différence entre son salaire actuel sur la fiche de paie et celui mentionné dans la nouvelle proposition est dérisoire. Et d’ajouter que le taux d’augmentation ne renvoie pas à la réalité.
L’alignement de l’indice à 1100 à l’instar des magistrats, selon M. Kéita est inacceptable "par rapport aux charges de travail, les enseignants exposés à toutes sortes de dangers ne doivent pas être comparés aux magistrats. N’est pas enseignant du supérieur qui le veut".
Année perdue
Il profite de l’opportunité pour jeter une pierre dans le jardin des négociateurs du gouvernement. "Le problème est que tant qu’ils vont être gérés par des gens qui n’ont pas de considération pour les enseignants, il n’y aura pas de solution".
A ceux qui pensent que les enseignants sont des maximalistes, le sociologue leur répond qu’ils ne cherchent qu’à rentrer dans leur droit. "Nous sommes toujours ouverts au dialogue dans le respect et la considération".
Les enseignants avertissent le gouvernement que conformément aux textes, ils seront en congés de deux mois à partir du 1er juillet pour ne revenir que le 1er septembre, début de l’année académique 2010-2011.
Naffet Kéita donne son avis sur l’arrêt des cours, qui, reconnaît-il, est en train de porter un coup terrible à la validation de l’année scolaire au niveau de l’enseignement supérieur public. "En l’état actuel, quelque soit la volonté des enseignants, s’il y a même compromis il sera difficile de sauver l’année normale sauf si c’est pour faire plaisir aux parents d’élèves".
Si l’année scolaire au niveau de l’enseignement public est décrétée année blanche, l’histoire retiendra que c’est arrivé à cause de l’intransigeance et du Snesup et du gouvernement, qui sont restés chacun sur sa position, nonobstant les appels et médiations répétés de la société civile.
Amadou Sidibé

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COUR D’ASSISES
Le voleur condamné à mort par contumace

Accusé d’association de malfaiteur et vol qualifié, Abdoulaye Coulibaly dit Blo a été condamné le vendredi 11 juin à la peine de mort par la Cour d’assises. Seydou Sacko, son compère, lui, a été condamné à 5 ans d’emprisonnement ferme.

Pour avoir effectué une série de vols à Koutiala, Seydou Sacko, Lamine Sanogo et Abdoulaye Coulibaly étaient le vendredi 11 juin à la barre de la Cour d’assises.
Ces trois personnes ont, de concert avec Abdoulaye Coulibaly dit Blo, perpétré, courant 2007, une série de vols avec effraction dans certaines boutiques de Koutiala. Les investigations menées par les agents avaient été longtemps infructueuses.
Le 20 novembre 2007, aux environs de 5 h du matin alors qu’il se rendait à la mosquée, Nouhoum Zongo a aperçu une charrette à bras, un sac de sucre, deux cartons de thé et une barre de fer abandonnés devant la boutique de Bourama Mallé. Il prend le temps de balader sa lampe torche dans les environnants.
C’est ainsi qu’il aperçoit Abdoulaye Coulibaly. Interpellé sur sa présence suspecte à cette heure tardive, Abdoulaye Coulibaly a laissé entendre qu’il est en train d’aller rendre visite à une amie de sa fiancée hospitalisée au Centre de santé de référence de Koutiala. Devant cette réponse approximative, Nouhoum Zongo alerte les maîtres du lieu, en l’occurrence Bakary Koné et Oumar Dio qui appréhendent le suspect et le conduisent à la police.
Interrogé par les enquêteurs, Abdoulaye Coulibaly dénonce Seydou Sacko. Les investigations menées par la suite à partir de la barre de fer dénommé "pied-de-biche" abandonnée devant la boutique de Bourama Mallé permet de remonter à Seydou Sacko. Réfugié dans sa chambre, Seydou est arrêté peu de temps après. Il conduit à son tour les enquêteurs au domicile de son compère Abdoulaye Coulibaly dit Blo qui est également appréhendé.
Seydou Sacko et Abdoulaye Coulibaly dit Blo ont facilement reconnu les faits expliquant qu’ils ont décidé de verser dans le banditisme en s’attaquant à des propriétés d’autrui pour gagner facilement leur vie. Les inculpés ont fait savoir que pour parvenir à leur fin, ils assemblaient tout un arsenal constitué de barre de fer, de fausses clés, de scies de paires de ciseaux, de coupe-coupe, ajoutant qu’après les opérations, les butins étaient acheminés dans la boutique de Seydou Sacko, le chef du gang qui servait de couverture pour la revente.
Seydou Sacko a reconnu également avoir frauduleusement soustrait de concert avec Lamine Sanogo une moto marque P-50 au préjudice de son voisin Dramane Diarra.
A la barre, les accusés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Le représentant du ministère public a demandé à la Cour de les retenir dans les liens de l’accusation. La Cour a déclaré les trois personnes coupables en leur accordant les circonstances atténuantes.
Se prononçant sur la peine, le représentant du ministère public a demandé à la Cour de condamner Abdoulaye Coulibaly et Lamine Sanogo à la peine du temps de leur détention. Me Aliou Touré, l’avocat de la défense a réitéré cette demande du ministère public.
Après délibération, la Cour a condamné Lamine Sanogo et Abdoulaye Coulibaly à 2 ans et 6 mois d’emprisonnement. Elle a condamné Seydou Sacko à 5 ans de réclusion. Quant à Abdoulaye Coulibaly dit Blo, qui n’était pas présent au procès, il a été condamné à la peine capitale.
Sidiki Doumbia

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LIONEL MESSI
" Je suis satisfait…"
Lionel Messi s’est volontiers prêté à nos questions dans la zone mixte du stade Ellis Park de Johannesburg samedi dernier. Très satisfait de la courte mais précieuse victoire (1-0) de son pays, l’Argentine face au Nigeria, le génial milieu argentin attend avec impatience son prochain match contre la Corée. Il apprécie notamment son coéquipier du Barça, Seydou Kéita. Entretien.
Les Echos : Etes vous satisfait de ce score ?
Lionel Messi : Je suis très ravi d'avoir joué un rôle majeur dans la victoire de mon équipe sur le Nigeria. C’est vrai que j’ai tenté de scorer, mais la défense était toujours regroupée autour de moi et en plus le gardien du Nigeria était en forme. Je suis néanmoins satisfait du résultat. Il est important de gagner un premier match en Coupe du monde même si j’ai le regret de n’avoir pas marqué de but. Cela arrive et dépend souvent du rôle et le plan du jeu de notre entraîneur.
Les Echos : Votre entraîneur était-il satisfait de vous ?
L. M. : Maradona a dit qu’il était satisfait de ma performance. Il m’avait confié une mission. Je me sentais vraiment à l'aise avec le ballon aujourd'hui, c'est ce qui compte vraiment pour moi. Nous avons été en mesure de mettre certains passages du football bien ensemble et nous avons mérité d'avoir gagné de plus. Il était très important de gagner notre match d'ouverture, beaucoup plus que la façon dont j'ai joué aujourd'hui.
Les Echos : Et le prochain match contre l’autre vainqueur du groupe, la Corée ?
L. M. : Nous savons que nous devons gagner davantage les matches pour une qualification au second tour. Donc nous devons oublier ce match contre le Nigeria et maintenant, nous devons commencer à penser à la République de Corée, mais nous avons le temps.
Les Echos : Que pensez-vous de Seydou Kéita au Barça ?
L. M. : Ah Kéita, c’est un très grand milieu qui possède beaucoup de qualités. Il est courageux dans l’effort et il apporte beaucoup à l’équipe.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

MONDIAL-2010
Dans les coulisses et les leçons de la cérémonie d’ouverture
Des maisons de l’humanité au stade
On aura tout au vu vendredi au stade Soccer City de Soweto, où des chambres aménagées au nom de l’humanité étaient sur place. A l’intérieur, un panier de repas est distribué pour chacun, histoire de tenir jusqu’à la fin de la rencontre : deux sacs contenant un maillot, une écharpe aux couleurs arc-en-ciel, un vuvuzelas, une banane.
Des journalistes aux cimes !
Les médias sont placés au 5e étage, même les équipes télé doivent se débrouiller pour trouver la meilleure place possible. Quelques journalistes web campent dans le couloir et profitent du wifi pour envoyer leurs photos bien avant la fin de la cérémonie d’ouverture ou de la première partie du match.

La fête de Soweto
Le stade Soccer City est situé à Soweto, une ville emblématique et symbolique pour la nation arc-en-ciel pour plusieurs raisons, dont l’apartheid. Cette ville se sentait plus concernée par la cérémonie d’ouverture d’où un déploiement massif des forces de sécurité avec en mire un mini camp militaire. Et c’est sur une des pistes aménagées pour la circonstance que les hélicoptères prenaient leur vol de surveillance tout au long de la cérémonie d’ouverture. Devant le stade, les habitants de Soweto arrivaient peu à peu. Tous étaient dans leur 31 "Uniforme du Mondial" et restaient en queue à chanter gloire à Mandela avant de regagner leur siège.
En hommage
Incontestablement, il s'est passé quelque chose dans le stade Soccer City, c'est-à-dire le premier président noir du pays, Nelson Mandela, avait demandé d'inclure dans le spectacle une chanson britannique intitulée "Hope" (espoir), qui devait être interprété par le jeune ténor sud-africain Siphiwo Ntshebe. Mais celui-ci est décédé d'une méningite le 25 mai à l'âge de 34 ans et a été remplacé par le vocaliste Timothy Moloi.

Du beau monde
Parmi les invités dans la tribune officielle se trouvait le vice-président américain, Joe Biden, le prince Albert de Monaco, les chefs d’Etats du Mexique, Felipe Calderon, d’Afrique du Sud, Jacob Juma, l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, l’ex-épouse du premier président noir d’Afrique du Sud, Winnie Mandela, la vedette Naomy Campbell, Mme De Klerk, les présidents de la Fifa et Caf Sepp Blatter et Issa Hayatou, etc. Tous ont assisté et soutenu les vents de 24 h à l’heure et la température de 14 degré du stade.
Fierté nationale et absence
Les Sud-Africains s'enthousiasment dans un élan de fierté nationale rarement vu depuis la libération de Nelson Mandela en 1990 et les premières élections multiraciales 4 ans plus tard. L'absence du vieux leader à la cérémonie d'ouverture, qui a annulé sa venue en raison du décès de son arrière petite-fille Zenani Mandela, tuée jeudi soir dans un accident de voiture après avoir assisté au concert célébrant le début du mondial. L'ancien président sud-africain, qui a joué un rôle de premier plan pour obtenir l'organisation de l'événement dans son pays, a reçu une pluie de condoléances dont celles de la Fifa.

Des ballets aériens et la tradition au menu
Le Mondial s'est ouvert de façon spectaculaire par un ballet aérien avec trois chasseurs supersoniques, puis cinq avions d'acrobatie à l'empennage peint aux couleurs du drapeau sud-africain (vert-rouge-jaune-bleu-noir-blanc). Sur le sol, les tribunes orange et or du Soccer City ont ensuite vu se dessiner une Afrique en patchwork grâce à des carrés géants de tissus aux motifs traditionnels : vendredi, le continent noir était au centre du monde.
Tutu a dansé
Un des prix Nobel de la paix sud-africains, l'ancien archevêque anglican du Cap Desmond Tutu, 78 ans, dansait à la tribune vendredi dernier au son du trompettiste sud-africain Hugh Masekela, l'Américain R. Kelly, l'Algérien Khaled et le Nigérian Femi Kuti. Il avait un maillot des Bafana-Bafana passé par dessus le pull et un bonnet or et vert enfoncé jusqu'aux oreilles. C’était ses secondes esquisses des pas de danse après celui de la nuit du concert.

Les héros de la cérémonie
La star du R&B R Kelly a chanté avec des choristes en blanc et argent, des figurants portant les drapeaux des 32 nations qualifiées. Puis, les chœurs ont égrené les noms des 32 pays, dans l'ordre alphabétique, terminant par un sonore "South Africa" hurlé par le stade de 95 000 places, alors presque plein. Il fut d’ailleurs avec la chanteuse colombienne, Shakira (auteur de l’hymne officiel du Mondial, Zangalewa du quatuor de gendarmes de la garde présidentielle du Cameroun parue en 1986), les héros d’un soir au Soccer City. La chanson était intitulée Waka Waka (This Time For Africa).

Chant et danse comme motivation
A bord du bus de l’équipe des Bafana-Bafana, des joueurs récitaient les instructions en zulu et mieux c’est en dansant le même zulu que les poulains de Carlos Alberto Parreira ont pénétré sur la pelouse de Soccer City de Soweto devant des Mexicains déconcentré à jamais.
Ouverture réussie
Sobre et colorée, courte et dense, imposante sans être pompeuse, la cérémonie d’ouverture du Mondial 2010 fut un modèle du genre. Pas de grand discours ennuyeux, ou guerriers, mais un hommage à la beauté due en grande partie à la présence de ces superbes ambassadrices, défilant aux quatre coins du stade Soccer City de Soweto, représentant tous les continents présents en Afrique du Sud et les pays qualifiés. Les organisateurs du prochain Mondial brésilien, mais aussi de la Can-2012 ont apprécié. Les supporters et téléspectateurs aussi.
Rassemblés par
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

EQUIPES AFRICAINES AU MONDIAL
Premières sorties encourageantes
Moins la prestation des Fennecs d'Algérie, les Bafana-Bafana de l'Afrique du Sud, hôte de la compétition et les Greens Eagles du Nigeria ont rassuré, à leur première sortie, les millions de supporteurs et de téléspectateurs africains sur le continent et de la diaspora. Un nul et une courte défaite, l'espoir est permis.
Afrique du Sud-Mexique (1-1) : les Bafana-Bafana à côté de l'exploit
Au vue des matches préparatoires, on attendait cette prestation à hauteur de souhait des hommes de Carlos A. Pereira face aux Mexicains presque habitués à cette prestigieuse fête du ballon rond qu'est le Mondial. L'enjeu, match inaugural du pays organisateur, a failli casser la lame des guerriers zoulous, tant les attentes du public sud-africain étaient grandes. Un bon quart d’heure avant de rentrer dans le jeu : aucune passe à deux, pertes de ballons, mauvaise relance... ont caractérisé le jeu des jatigi du Mondial dans le stade de Soccer City chauffé à blanc par près de 90 000 spectateurs.
Dans ce jeu décousu et confus des Bafana-Bafana, les Mexicains, menés par un certain Geovani, ont passé, deux fois et dans les premières minutes, à côté du but. Mais les dieux du stade et les talents du gardien sud-africain ont enrayé les dangers matinaux et même plus tard. Le match serait presque plié si cela réussissait aux visiteurs, car, les Bafana-Bafana allaient douter au point de se recroqueviller pour empêcher l'humiliation.
Passer cette demi-heure, les Sud-Africains ont relevé la tête en portant le danger dans le camp adverse. La pause intervient sur un jeu égal, les réglages et sûrement les exhortations psychologiques ont donné un effet positif à l'engagement des Bafana-Bafana. Le but sud-africain à la 55e vient couronner la légère domination à la fin de la première mi-temps.
Si l’arbitre ouzbek avait sifflé un penalty en faveur des Bafana-Bafana, personne n'aurait crié au scandale, car l'attaquant de la nation arc-en-ciel a été bousculé et empêché de tirer dans la zone de vérité par le défenseur mexicain.
C'est dans un élan d'euphorie et d'emportement émaillé de mauvais positionnement de la défense Sud africaine que l'égalisation est arrivée. C'est le poteau qui a sauvé les Mexicains d'une défaite nette.
Prendre un but égalisateur pour faute de placement et de mauvaise estimation du trajectoire du ballon et privé de victoire dans les dernières minutes du jeu face à une équipe désorganisée comme celle du Mexique, on peut dire, encore que le mental et l'inexpérience des Bafana-Bafana sont en cause.
Pour la prochaine sortie contre l'Uruguay, un autre jeu sud-américain, Mokeana et ses coéquipiers auront besoin d'affiner leur organisation et leur collectif. Les premières rencontres de ce groupe ont montré à suffisance qu'il n'y a pas de favori. Tout est possible.
Argentine-Nigeria (1-0) : Eniema, l'homme du match
Ce n'est pas aisé de débuter un Mondial face à des équipes comme l'Argentine, plus qu’habituée, mais aussi détentrice à deux reprises de ce trophée mondialement convoité. On ne donnait pas cher de la peau des Aigles verts du Nigeria face une équipe dont l'organisateur est Lionel Messi, un des plus talentueux au monde. Mais c'est comme si, Vincent, le gardien nigérian, avait juré que Messi ne marquera pas.
Ce gardien africain a réalisé l'exploit en sortant, du bout des doigts, des ballons bien enroulés de Messi. L'unique but et victorieux de la partie marqué par l'Argentine a trouvé Vincent un peu désaxé et légèrement masqué par un défenseur. Comme quoi, face ''aux grands'' la vigilance doit être au maximum.
Les Nigérians ont besoin de croire un peu plus en leur possibilité. Encore une fois, c'est dans la tête que tout se construit. Il y a eu des gestes de la part des Nigérians que l'on rencontre fréquemment dans les équipes africaines, comme des interventions approximatives, des passes qui déjà au départ du ballon on sait que le pourcentage de réussite est quasi faible.
Voilà toute la différence avec le football européen ou sud-américain. Le Cameroun et la Côte d'Ivoire confirmeront-ils cette assurance donnée par les deux premiers pays africains ? Attendons de voir !
Badri

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