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2010

Mois de juin

Les Echos du11 juin

 

8 JUIN 2010
ATT, le messie ?
Il nous est donné un sauveur, un messie : le général Amadou Toumani Touré. Il en est convaincu : le Mali lui fera toujours appel.
Comme à chaque année, le président ATT, dans le cadre de la "commémoration" de son investiture, le 8 juin, occupe le devant de la scène médiatique depuis un certain temps. Cela a commencé par les traditionnels reportages de l’ORTM sur les "réalisations" et les "grands chantiers", reportages, bien entendus à l’eau de rose, tout étant beau dans le meilleur des mondes ! C’est Alice au pays des merveilles ! Mais dans une version franchement bâclée.
Ensuite, nous avons eu le "Baro", tout aussi traditionnel et sur lequel nous ne nous attarderons pas, vu qu’il s’agissait vraiment de "baro", c'est-à-dire une causerie de "grin" où chacun se donne le beau rôle, fait et défait le monde, avec pour soi le meilleur rôle ! On aurait pu changer l’intitulé en "wolofo baro" que le contenu répondrait mieux à l’appellation. Trois "intervieweurs" formés à l’école de la complaisance et de la flatterie servile assuraient le service.
La série a continué le 8 juin avec la traditionnelle conférence de presse, une conférence de presse, un calvaire pour tous ceux qui étaient obligés de se taper les plus de deux heures chrono de ce face-à-face.
Auparavant, sur une radio étrangère, il disait en substance : "Personne n’est jamais venue me demander si je dois rester ou partir. Je pense que c’est un problème qui me concerne moi-même et c’est moi qui doit réfléchir. Il ne faut pas oublier que je sais partir !"
Eternel recours ?
Ce que l’on peut faire comme remarque au premier coup, c’est que ATT n’a jamais reconnu de mérite à un autre avant lui : il a ouvertement affirmé à plusieurs reprises que jamais président de la République n’a accompli ce qu’il a fait, au point de donner son nom à des cités pour la vie éternelle. Il a donc bâti des cités, construit des écoles, des hôpitaux, fait des routes, des ponts… et trois mandats ! En effet le général a dit qu’il a déjà fait 3 mandats, la question ne se pose donc pas par rapport à lui.
Sans fausse modestie, ATT, à défaut d’avoir été "notre père de la nation", s’érige en messie. En effet, en dehors de lui-même, il ne voit pas qui peut sauver le pays. Pis, ATT a dit sur la radio en question qu’il votera en 2012 pour celui qu’il n’aime pas !
Qui aimerait céder son bien à une personne qu’il n’aime pas ? Qui donnerait en héritage ce qu’il aime à une personne qui ne compte pas à ses yeux ? Cette phrase peut-elle nous guider sur la place du Mali dans le cœur de notre président adoré, ou doit-on le prendre comme un autre "bè b’i ba bolo" ?
Sur le sujet, les analyses varient, car pour nombre de personnes, le général veut rester le messie, céder à quelqu’un qu’il n’aime pas de sorte qu’il soit toujours le "recours", le Rawlings du Mali, avec la différence que dans son cas, les choses seraient bien calculées et planifiées. Pour les autres, à défaut de rester directement pour un 4e mandat, il voudrait s’aménager les conditions d’un aller-retour.
Que Dieu nous garde notre président !
Alexis Kalambry

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TECHNOLAB-ISTA
Adame Ba Konaré parraine la 10e promotion
Ils étaient 60 diplômés dont 20 femmes à recevoir leur attestation de fin d’études de l’Institut supérieur de technologies appliquées (Technolab-Ista), c’était au cours d’une cérémonie présidée par Adame Ba Konaré le samedi 5 juin 2010.
A la cérémonie de la sortie de la 10e promotion de l’Institut supérieur de technologies appliquées (Technolab-Ista), le samedi 5 juin à l’hôtel Radisson, Mme Adame Ba Konaré aura été, tout le long de l’événement, la personnalité à laquelle l’assistance, qui a pris d’assaut la grande salle de l’hôtel, a porté une attention particulière.
Et pour cause. Mme Adame Ba Konaré est un professeur émérite d’histoire et ancienne première Dame du Mali. Elle a présidé la cérémonie qui a consacré la sortie de la soixantaine de diplômés de l’établissement. Les lauréats sont de différents ordres académiques (DUT, licence, maîtrise, ingénierie, Master et MBA).
Pour la circonstance, plusieurs invités de marque ont tenu à partager les moments de joie de cette cérémonie. Il s’agit du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du directeur général de Technolab-Ista, du représentant de l’Ecole supérieure de gestion de Paris (ESG), Dr. Camille Sari, des professeurs des établissements privés, des parents et d’autres invités de marque.
Très émue, Adame Ba Konaré s’est dite fière et heureuse, en même temps sensible et touchée d’avoir été choisie pour parrainer la cérémonie de remise de diplômes. "J’en mesure la portée symbolique", a-t-elle indiqué.
Pour elle, Technolob-Ista "est une école de qualité qui, en l’espace d’une décennie, s’est imposée comme une référence dans l’espace éducatif malien". Pour preuve, elle a révélé les qualités sûres des diplômés de Technolab-Ista opérant dans divers services, que ce soit au niveau des entreprises privées, de l’administration publique d’Etat ou dans les organismes internationaux de développement.
Saisissant l’opportunité, Adame Ba Konaré a félicité la direction, les enseignants, les partenaires et collaborateurs ainsi que les étudiants de l’Institut.
Sans prétention aucune, elle a attiré l’attention des étudiants sur l’importance de la formation, de l’éducation et de la recherche. Ainsi, elle leur a prodigué de précieux conseils pour affronter le futur dans un monde de plus en plus globaliser avec une concurrence qui ne laisse aucune chance aux médiocres.
" L’avenir du monde se joue sur le terrain de l’émulation. On ne peut pas être du monde d’aujourd’hui et de demain sans outils de savoir", a-t-elle prévenu. Et d’ajouter que "l’intelligence intrinsèque et le système D ne suffiront plus à avoir des repères dans ce village planétaire qu’est devenu notre monde. Il faut le connaître dans sa diversité et dans sa complexité, le comprendre pour circuler, dialoguer, négocier… et seule la formation offre la clé pour satisfaire à ces exigences-là".
Valeurs et vertus
La présidente de la Fondation Partage a mis l’accent sur la formation acquise dans l’établissement ainsi que les perspectives qu’elle offre. "Vous êtes dans des filières du futur qui vous prédisposent, chers étudiants, à cette compréhension et à ce dialogue, à ces échanges multiformes. Vous êtes sur la rampe pour devenir des citoyens planétaires pour de vrais, sans complexe, sans entrave, nantis d’un bagage que je considère comme étant votre capital-chance".
Une des particularités de Technolab-Ista, a-t-elle poursuivi, est qu’il est ouvert à d’autres continents, notamment à travers un partenariat qu’il a établi avec des institutions européennes ou américaines comme l’Ecole supérieure de gestion de Paris, l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) pour ne citer que celles-là. Sans compter le cycle de formation qui va du diplôme universitaire de technologie (DUT) à la maîtrise, à l’ingénierie informatique ou électronique, en passant par le DESS/DEA, Master/MBA ou bac+5. S’y ajoutent les étudiants doctorants des institutions académiques étrangères.
Mme Ba Konaré s’est félicitée de l’accès à l’établissement d’auditeurs venant d’autres pays africains. "C’est une excellente chose", a-t-elle estimé.
L’auteur de l’ouvrage "Quand l’ail se frotte à l’encens" a émis à la direction de l’établissement l’idée d’élargir les filières de formation à l’histoire et aux cultures africaines, a-t-elle expliqué, "aider à asseoir et à consolider l’identité et la conscience continentales des apprenants, car je suis de ceux qui croient en l’Afrique, qui croient qu’il n’y a d’avenir pour aucun de nos pays sans une vision macroscopique dans une Afrique unie, intégrée et solidaire".
La question de l’intégration africaine a aussi occupé une bonne place dans l’intervention d’Adame Ba Konaré également auteur de "L’Os de la parole". A l’en croire, l’intégration africaine est une nécessité vitale pour desserrer l’étau de toutes les puissances qui imposent leurs diktats aussi bien politiques qu’économiques et culturelles pour faire face à la houle déferlante des nations émergentes. "L’intérêt scientifique accordé à l’Afrique doit cesser d’être une affaire de spécialistes appelés africanistes. Chacun de nous, de plus en plus, devra avoir des réflexes de citoyen africain".
Aux récipiendaires, c’est un message de combat et de courage qu’elle a tenu sous les applaudissements nourris du publics. "Ce message est celui de nourrir l’ambition, de se fixer comme objectif non seulement d’entretenir la soif d’apprendre, d’aiguiser sa curiosité intellectuelle, mais également de ne pas être de technicien froids bardé d’outils technologiques, de réfléchir humain dans toutes leurs démarches, de ne jamais se départir dans leurs techniques managériales et de gestion au sein des entreprises et services, publics et para publics, de cette vocation première qui est la quête de l’Homme, début et commencement de toute chose, de l’homme solidaire de son prochain".
Pour elle, c’est sur ce terrain de la fraternité humaine, englobant hommes et femmes, bien entendu, que se jouera également l’avenir du monde. L’ex-première Dame a affirmé qu’elle mettra son expérience au profit de Technolab.
De 65 étudiants en 1998 à 530 en 2010
Le directeur de Technolab-Ista, Daouda Diakité, a félicité la marraine pour avoir accepter l’invitation. Il a ensuite tracé l’historique de la création de son établissement, passé de 65 étudiants en 1998 à 530 en 2010. "L’espoir est permis pour l’avenir", a dit M. Diakité. Pour le DG, l’année 2010 s’est annoncée beaucoup plus prometteuse avec l’agrément de Technlab-Ista comme MicroSoft Academy Program et un Centre de certification d’académie locale Cisco. "Ces perspectives d’accréditation offrent à nos démarches de formation des outils nécessaires à la démarche qualité recherchée". M. Diakité a fait mention de la collaboration avec l’ESG de Paris représentée à la cérémonie par le Dr. Camille Sari.
Grâce aux formations dispensées, affirme le DG, certains étudiants qui n’étaient pas en situation professionnelle ont pu s’insérer dans le tissu économique avant même la fin de leurs cursus académiques. Pour ceux ou celles qui n’ont pas encore pu s’insérer dans le tissu de production, des actions sont en cours au niveau du service d’orientation et d’appui de l’institut afin de parvenir à une approche pragmatique de soutien à leur insertion professionnelle.
Pour le DG, le mérite d’Adame Ba n’est plus a présenté. Toutefois, il a fait un survol des qualités du professeur. "Dans les rapports entre nations, le savoir constitue, comme toujours, une de ces ressources intarissables à partir desquelles toute la dynamique géostratégique tient tout son soubassement. Votre sens de la retenue, votre clairvoyance d’esprit, votre talent d’historienne engagée, chez qui le sens, la force de persuasion du verbe et le bien-fondé des combats font de vous une respectable et respectueuse icône africaine qui tient lieu de modèle d’inspiration", a dit M. Diakité avant d’ajouter que le choix sur son auguste personne comme marraine de la 10e promotion, tient ainsi à ce modèle d’inspiration et "nous voudrions bien que vous accompagniez désormais nos démarches avec votre expérience tant riche que diversifiée et votre rigueur reconnue".
Pour Sari Camille, le représentant de l’ESG de Paris, "les filières enseignées à Technolab-Ista répondent aux normes des filières enseignées à l’ESG de Paris". Il a salué le partenariat entre son établissement et Technolab-Ista qui, d’année en année, se consolide. Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Lassana B. Traoré, a mis l’accent sur la promotion de l’enseignement de qualité qui, dira-t-il, "est une préoccupation des autorités de notre pays". Les filières enseignées à l’Institut supérieur de technologies appliquées, a-t-il reconnu, répondent aux orientations de la politique éducative de notre pays.
Tout au long de son intervention, il a loué les mérites de l’école, considérée comme "une référence au Mali et à l’international". Profitant de la cérémonie, M. Traoré a assuré les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur que la relecture des textes sur ce type d’établissements va dorénavant édicter des mesures incitatives afin d’encourager les promoteurs méritants.
" Vous êtes une fierté pour le continent et un repère pour la jeunesse", a noté la porte-parole des diplômés. "A cause de vos qualités pédagogiques, de votre rigueur scientifique de chercheur, de votre œuvre historienne et surtout du modèle de femme de science, de conscience, et de combat…" Elle a promis de porter haut le flambeau de l’école et de faire comme la marraine dans l’exercice de leur profession.
Amadou Sidibé

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MALNUTRITION AU MALI
ATT fâché contre le forum des ONG
La conclusion du forum tenu par des ONG, la semaine dernière, sur la nutrition et qui estime que la cote d’alerte est atteinte, n’est pas du tout partagée par ATT.
Le forum des ONG sur la nutrition a sonné l’alerte en faisant savoir que le Mali a franchi la ligne rouge de la malnutrition dans certaines régions du pays. Les enfants, selon la conclusion du rapport du forum, ont été considérés comme les victimes de ce fléau silencieux.
Interrogé sur la question le 8 juin 2010, le président ATT n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les résultats d’une telle étude. L’ami des enfants qui venait de donner un large éventail de ses réalisations de 2002 à 2010, n’aime pas du tout voir ne serait-ce qu’un pan de son bilan peint en noir, surtout s’il s’agit des tout-petits.
ATT a fait étalage de son talent de nutritionniste pour expliquer qu’il n’est pas d’accord pour la simple raison qu’une telle situation ne peut s’expliquer que par le mode alimentaire dans notre pays. "Je le prends comme un simple constat. Il faut plutôt remettre en cause notre façon de nous alimenter", a plaidé le président.
Selon lui, dans certaines régions du Nord, si un adulte peut passer la journée avec 3 à 6 morceaux de date, un enfant supporterait mal cela. "Il va falloir changer notre habitude alimentaire", a-t-il fait savoir.
ATT, visiblement énervé, a pris à partie les organisateurs du forum que sont les ONG, qu’il leur faut trouver un tel rapport alarmiste pour avoir de l’argent à des bailleurs de fonds.
Abdrahamane Dicko

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COUR D’ASSISES
Des cambrioleurs prennent 4 ans
Accusés de vol qualifié, Salim Sanogo, Ousmane Traoré et Cheick Oumar Kéita ont été condamnés mercredi dernier par la Cour d’assises à 4 ans d’emprisonnement ferme.
Le 7 août 2006, la boutique de Mamadou Bathily a été cambriolée par Cheick Oumar Kéita, Salim Sanogo et Ousmane Traoré, qui ont emporté des balles de Bazin notamment 3 balles de Bazin riche, 2 balles de moins riches, 10 complets de Bazin teintés, et 5 complets de Bazin d’une valeur de plus de 13 millions de F CFA.
Outre ce vol du 7 août, Cheich Oumar Kéita, Salim Sanogo et Ousmane Traoré se sont rendus à la station Total de Médina coura où ils volent une moto Djakarta et une moto Yamaha 100.
Quelques jours après, Cheick Oumar Kéita vend 30 mètres de Bazin à Bamakan Doumbia une commerçante au Grand marché de Bamako qui, à son tour, revend 5 mètres à Moussodié Doumbia et 3 mètres à Mariam Doumbia.
Dénoncés, les cambrioleurs ont été arrêtés par le commissariat de police du 3e arrondissement. Au cours des enquêtes préliminaires, les inculpés ont reconnu les faits. Devant le juge d’instruction, ils ont reconnu les faits. Mais, à la barre ils ont tout nié.
Ousmane Traoré a expliqué que c’est parce qu’il a été torturé par la police qu’il a fait de faux aveux.
L’avocat de la défense a plaidé que c’est injuste d’amener des innocents à la barre alors que la matérialité des faits n’est pas prouvée.
Accusées de complicité de vol, Bamakan Doumbia, Mariam Doumbia, Moussodié Doumbia, Fatoumata Doumbia et Abdoulaye Coulibalily se sont également expliqués à la Cour.
Bamakan Doumbia dira que Cheick Oumar lui a vendu 30 mètres de Bazin à 20 000 F CFA. "J’ai revendu 5 mètres à Moussodié et 3 mètres à Mariam. Je ne savais pas que c’etait du Bazin volé sinon je n’allais pas l’acheter".
Le représentant du ministère public a demandé la Cour de condamner Salim Sanogo, Ousmane Traoré et Cheick Oumar Kéita conformément à la loi.
Après délibération, la Cour a déclaré non-coupables Bamakan Doumbia, Mariam Doumbia, Moussodié Doumbia, Fatoumata Doumbia et Abdoulaye Coulibalily. Elle a reconnu Salim Sanogo, Ousmane Traoré et Cheick Oumar Kéita coupables en les condamnant à 4 ans d’emprisonnement ferme.
Anne-Marie Kéita

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CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Les députés font front commun
Les parlementaires du Mali sont décidés à lutter contre les violences faites aux femmes. Ils en ont pris l’engament au terme d’un séminaire national.
“ Mettre fin aux violences faites aux femmes : le rôle des parlementaires” est le thème du séminaire parlementaire national organisé par l’Assemblée nationale du Mali et l’Union interparlementaire dont les travaux ont été clôturés vendredi dernier.
Au cours de leur séance, les députés et autres représentants d’organisations de la société civile, de départements et d’institutions nationales et étrangères ont échangé sur les formes de violences faites aux femmes et aux filles, leurs causes et conséquences et les obstacles pour y mettre fin.
Les cadres juridiques internationaux et régionaux permettant de traiter cette question de la violence envers les femmes ainsi que les stratégies parlementaires ont été d’autres thèmes débattus au cours de ce séminaire.
Six priorités des pratiques recommandées pour les Parlements dans la lutte contre les violences faites aux femmes ont été énoncées comme les principaux éléments et stratégies susceptibles de faire reculer la violence envers les femmes. Il s’agit adopter de bonnes lois, de veiller à ce que ces lois soient appliquées, d’éduquer et de sensibiliser, de construire des partenariats, de faire preuve de volonté politique, et de mettre en place un cadre institutionnel solide.
Et le député est la personne la mieux indiquée pour mettre ces priorités en œuvre, car le Parlement à la responsabilité de légiférer afin de prévenir et de combattre toutes les formes de violences à l’égard des femmes ainsi que d’en punir les auteurs et de réparer les préjudices causés aux victimes.
En tant que leaders d’opinion et responsables politiques, les députés peuvent contribuer à la formation d’un consensus national sur la nécessité de faire de l’élimination de la violence l’égard des femmes une priorité.
Pour la députée de l’Egypte, Mme Syada Greiss, présidente du Comité de coordination des femmes parlementaires de l’Union interparlementaire, le séminaire a permis l’examen détaillé des principaux instruments et organismes internationaux et régionaux de protection relatifs aux droits de l’Homme et aux députés d’identifier des mesures à prendre pour assurer le respect des droits fondamentaux des femmes et leur droit à une vie exempte de violence.
Selon des statistiques, 70 % des femmes ont souffert de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. Cette violence se produit partout, à la maison, au travail, dans la rue, à l’école en temps de paix comme en période de conflit.
Denis Koné

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DOSSIER

LA PREMIERE ALTERNANCE AU MALI
PRESIDENTIELLE DE 2002
Vingt-quatre candidats, un fauteuil
Ils étaient 24 candidats à se présenter à l’élection présidentielle le 28 avril 2002 au Mali. Au second tour organisé le 12 mai, c’est le candidat Amadou Toumani Touré (avec 64,35 % des voix) qui a été élu face à Soumaïla Cissé.
Après dix ans passés à la tête du pays (1992-2002), les Maliens devraient choisir un nouveau président en renplacement à Alpha Oumar Konaré, premier président démocratiquement élu du pays. L’élection présidentielle a été fixée au 28 avril. A ce scrutin, ce ne sont pas les candidats qui ont manqué. Pour la première fois de leur histoire, les Maliens devaient départager 24 candidats issus de tous bords : partis politiques, indépendants parmi lesquels un comédien.
Au nombre des candidats Mandé Sidibé (ancien Premier ministre, paix à son âme) qui avait démissionné de son poste le 18 mars 2002. M. Sidibé s'était retiré des primaires de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma au pouvoir), estimant que les textes du parti ont été violés lors de l'organisation de ces primaires. Ses partisans à l’Adéma s’étaient regroupés au sein du Cercle indépendant de réflexion et d’action pour la candidature de Mandé Sidibé.
Faisant partie des favoris, Ibrahim Boubacar Kéita, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM, une scission de l’Adéma), plus tard deuxième groupe politique à l'Assemblée nationale avec 37 députés. Sa candidature a été soutenue par 4 formations politiques : la Convention démocratique, le PMDD, le MPLO, le RDT.
Soumaïla Cissé, ancien ministre de l’Equipement, candidat issu des primaires au sein du parti de l’Abeille. Il a été le challenger d’ATT au second tour. Amadou Toumani Touré, dit "ATT" a dirigé le Mali pendant la Transition entre mars 1991 et juin 1992. Il était alors président du Comité de transition pour le salut du peuple et chef de l’Etat. En indépendant, l’ex-président de la Fondation pour l’Enfance, a damé le pion aux 23 autres candidats devenant ainsi le nouveau président au matin du 8 juin 2002.
Pour qu’il soit président, il a eu la bénédiction de 23 formations politiques parmi lesquelles l’US-RDA, le Bdia, le Miria, regroupés au sein du Mouvement pour la démocratie et le changement (MDC). Choguel Kokalla Maïga : président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), formation considérée comme l’une des principales forces de l’opposition et qui se réclame "héritière" de l’ancien président, le général Moussa Traoré, destitué en 1991.
Tiébilé Dramé : président du Parti pour la renaissance nationale, (Paréna), a été le candidat du parti du Bélier blanc. Avocat, député de Ségou, de 1992 à 1997, Me Mountaga Tall : président du Congrès national d'initiative démocratique (Cnid), s’est présenté pour la seconde fois à la présidentielle de 2002.
Les outsiders avaient pour noms : les indépendants Abdoulaye Sogolomba Konaté (ingénieur spécialisé en radiodiffusion télévision, résident en France) Madiassa Maguiriraga (président fondateur du Parti populaire pour le progrès PPP, opposition modérée), Mady Konaté (président du Parti pour la démocratie et le progrès, PDP).
Modibo Kane Kida (économiste, 1er vice-président du Mouvement des populations libres, unies et solidaires/Rassemblement malien pour le travail et l’alternance (Mplus/Ramata) représenté par Abdoulaye Amadou Sy, Mamadou Gakou de la Convention pour le peuple (COPP), Balla Moussa Coulibaly (président de l’Union pour la démocratie et le développement : UDD, Mamadou Bakary Sangaré dit "Blaise" de la Convention démocrate et sociale (CDS, mouvance présidentielle).
Considéré comme un opposant au pouvoir d’Alpha, Dr. Oumar Mariko a été le candidat du parti de la Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), Daba Diawara du Parti de l’indépendance, de la démocratie et de la solidarité (opposition modérée). Premier parti politique à voir le jour après le renversement du pouvoir de GMT, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès d’Almamy Sylla a été aussi candidat.
Secrétariat général de l’Organisation de la conférence islamique, Youssouf Hassane Diallo, Sanoussi Nanacassé, Ibrahima Diakité, inspecteur des finances, Modibo Sangaré, président de l’UNPR (Union nationale pour la renaissance) Abdoulaye Sogolomba Konaté ont eux aussi été candidats.
Sachant bien qu’ils n’avaient aucune chance à la présidentielle de 2002, Mamadou dit Maribatrou Diaby (paix à son âme), président fondateur du Parti pour l’unité, le développement et le progrès, considéré par certains de "sauveur de la démocratie en 1997" (il a participé à l’élection présidentielle de 1997 boycottée par tous les ténors de l’opposition au président Konaré. Ce qui le plus a étonné les Maliens, c’est la candidature "surprise" d’Habibou Dembélé "Guimba" : comédien, écrivain, une "figure" dans le monde artistique malien.
Amadou Sidibé

ELECTIONS 2002
La Céni et la DGE en renforts
Dans le souci de restaurer la crédibilité des consultations électorales au Mali, le gouvernement et des partis politiques se sont tournés vers un système mixte dans lequel l'administration garde ses fonctions traditionnelles d'organisateur des élections et la Céni, celles d’un organe indépendant garant de la transparence des opérations techniques, avec un rôle de superviseur.
Trois structures ont été impliquées dans l’organisation des scrutins de 2002 au Mali. Le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales (MATCL), qui avait pour mission de préparer techniquement et matériellement l’ensemble des opérations référendaires et électorales. La Délégation générale aux élections (DGE) devait élaborer et gérer le fichier électoral, la conception et l’impression des cartes d’électeurs, le financement public des partis politiques. La Commission électorale nationale indépendante (Céni), quant à elle, veillait à la régularité des opérations électorales à travers la supervision et le suivi des élections.
Aux différents niveaux, les attentes de crédibilité et de fiabilité ont été satisfaites. Deux principaux facteurs ont nettement contribué à l’amélioration de la situation politique antérieure : la voie du dialogue entretenue par les différents acteurs et l’établissement d’un fichier électoral fiable.
Tirant les leçons de la crise politique de 1997, le gouvernement a favorisé la communication médiatique et l’implication systématique de tous les intervenants de l’administration, des partis politiques, de la société civile et des partenaires dans tout le processus de réflexion et de prise de décision. Compte tenu de la controverse autour des consultations démocratiques de 1997, largement due à la méfiance des acteurs vis-à-vis de la rigueur et la fiabilité des listes électorales, l’administration territoriale s’est engagée à mettre en place un fichier électoral fiable : condition de base pour la réussite des futures élections. Grâce aux appuis du Canada, du Pnud et de la France, le fichier a été réalisé à l'issue d'une large campagne de recensement et a été finalisé à temps en 2001 pour tester sa fiabilité à travers une révision exceptionnelle.
Faire toujours mieux
A partir de la base de données fournie par le Recensement administratif à caractère électoral (Race), la liste des électeurs maliens en âge de voter à l’intérieur et à l’extérieur du pays a été constituée et informatisée. La constitution d’un fichier électoral fiable, informatisé, soumis à une révision annuelle et accepté par la classe politique, bien avant l’organisation des élections, a été un grand bond en avant, garantissant la réussite des élections dans un climat transparent, stable et apaisé.
Afin de garantir la participation des partis politiques aux échéances de 2002, les mécanismes de concertation et la professionnalisation de l’organisation des élections, notamment du fichier électoral, ont fortement contribué à la décrispation du climat politique.
Les élections présidentielles en 2002 au Mali ont revêtu une importance particulière pour les autorités maliennes après dix ans d'investissement dans la démocratie pluraliste, marqués par les deux mandats présidentiels d'Alpha Oumar Konaré, dont les acquis sont: une administration compétente dans l'organisation des élections libres et transparentes, une forte représentativité de la classe politique avec un grand nombre de partis politiques, des médias libres et indépendants et une société civile très active.
Malgré les dispositions prises par le gouvernement dans l’élaboration du fichier électoral, certains candidats malheureux aux élections de 2002 ont estimé que les élections n’ont pas été crédibles et transparentes, en ce sens que des assesseurs, présidents de bureau de vote ainsi que des coordinateurs de centre auraient été corrompus. La magouille et le clientélisme au rendez-vous.
Selon des témoignages, des bulletins de vote ont été falsifiés, des actes de naissance et cartes d’identités préfabriquées pour correspondre à des cartes d’électeurs volées ont servi au scrutin du 28 avril, sans réaction de l’administration. Aussi, la passivité des forces de l’ordre dans la prévention des vols avant les urnes partout.
Anne-Marie Kéita
Aminata Amadou Lah
(stagiaire)

LA PREMIERE ALTERNANCE AU POUVOIR
2002 : une année charnière pour l’ancrage démocratique
Les résultats des élections générales de 2002 acceptés par la classe politique malienne consacrent la première alternance au pouvoir au Mali avec le retour du général Amadou Toumani Touré soutenu par un Parlement dominé par les formations qui l’ont aidé à gagner l’élection présidentielle.
8 juin 2002. Le premier président démocratiquement élu du Mali, Alpha Oumar Konaré, après avoir, conformément à la Constitution, épuisé deux mandats à la tête de l’Etat, passe le relais à son successeur, le général Amadou Toumani Touré, candidat indépendant soutenu par une grande partie de la société civile et de partis politiques et qui a remporté l’élection présidentielle d’avril 2002.
L’arrivée ou du moins le retour du général Amadou Toumani Touré au pouvoir est consécutif à bon nombre de facteurs tant sur le plan politique, économique que social. L’année 2002, en effet, est une année charnière dans l’histoire du Mali non pas seulement par le fait qu’elle consacre la première alternance au pouvoir, mais aussi par le fait qu’elle marque une décennie de démocratie malienne. En 2002, la situation politique, économique et sociale avait beaucoup évolué.
Sur le plan social, beaucoup de réalisations avaient été faites par le pouvoir dans le domaine des infrastructures routières, du logement, de l’amélioration des conditions de vie des populations d’une manière générale. Dans le domaine du logement en particulier, la construction de logements sociaux va permettre à des citoyens moyens, voire pauvres d’accéder à des logements décents en même temps bon nombre de travailleurs verront leurs revenus mensuels substantiellement augmenter.
Fin 2002, la société civile verra la multiplication des associations, des médias, des syndicats. Toutes choses qui consacrent l’une des valeurs fondamentales de la démocratie, c’est-à-dire la liberté d’expression. Dans le domaine sanitaire, l’extension et la construction de centres de santé communautaire ont permis une amélioration considérable de l’accès des populations à des soins de santé primaires.
Sur le plan économique, le Mali pouvait se vanter de ses performances économiques à l’échelle africaine notamment dans les secteurs cotonnier et aurifère avec des productions record sans précédentes de coton-graines de 600 000 tonnes (2e après l’Egypte) et d’or estimé à 63 tonnes le classant au 3e rang africain de producteur du métal jaune après l’Afrique du Sud et le Ghana.
Sur le plan des infrastructures routières et de la communication, le pays a fait un bond considérable par la réhabilitation de certaines routes nationales, l’accès d’un grand nombre au téléphone cellulaire et l’extension de l’Internet à l’intérieure du pays. Si au plan économique et social, l’an 2002 représente en quelque sorte une année de progrès pour le Mali, il l’a été aussi sur le plan politique puisque le pays venait de réussir sa première alternance politique paisible au sommet de l’Etat.
Toutefois, cette alternance va se réaliser dans un contexte politique marqué par la montée d’adrénaline au sein du parti au pouvoir, l’Adéma/PASJ et une montée fulgurante du Rassemblement pour le Mali (RPM), dirigé par Ibrahim Boubacar Kéita. IBK a démissionné de l’Adéma/PASJ en octobre 2000 pour créer le RPM en 2001. La particularité de cette élection présidentielle de 2002 est qu’elle va susciter une multitude de candidatures : 24 candidats au 1er tour et un duel Amadou Toumani Touré et Soumaïla Cissé de l’Adéma/PASJ au second tour. Elle s’annoncera fatidique pour l’Adéma/PASJ.
Soumaïla Cissé, estimant n’avoir pas eu tout le soutien nécessaire de son parti, ira créer avec d’autres ténors de l’Adéma/PASJ, l’Union pour la République et la démocratie (URD) le 1er juin 2003. L’Adéma/PASJ venait de connaître ainsi sa troisième fissure après les démissions de Mamadou Lamine Traoré (paix à son âme) et Ibrahim Boubacar Kéita.
Au-delà des turbulences engendrées au sein des partis politiques par les élections générales de 2002, elles ont permis jusqu’en 2007 une stabilisation de la situation politique du pays à travers une gestion consensuelle du pouvoir. Cette alternance a jeté les bases de d’autres alternances espère-t-on dans les milieux politiques.
Denis Koné
PRESIDENTIELLE DE 2002
Des citoyens s’en souviennent
Dans le micro trottoir ci-dessous, des Bamakois témoignent qu’en 2002 Alpha Oumar Konaré a respecté la Constitution en se retirant et en favorisant l’alternance au pouvoir qui devra faire tache d’huile dans un Mali ancré dans la démocratie.
Abdoulaye Diarra (vétérinaire) :
“ Alpha a respecté la Constitution en se retirant en 2002. Il a organisé une élection présidentielle transparente. Pour moi, le premier tour et le second tour de ces élections ont eu lieu dans de bonnes conditions”.
Diaratou Cissé (secrétaire) :
“ A l’élection présidentielle de 2002, la Cour constitutionnelle a certifié 24 candidats. C’était trop. C’est ce qui a fait qu’il y a eu de nombreuses irrégularités. L’Etat doit tirer leçon de ces irrégularités et prendre toujours des précautions pour limiter le nombre de candidats”.
Moussa Kéita (ingénieur) :
“ Dans l'ensemble, l'élection présidentielle de 2002 a été bien gérée et a été transparente. Mais, il y a eu l’annulation de plusieurs bulletins de vote. Au 1er tour de scrutin, la Cour constitutionnelle a annulé plusieurs bulletins de vote en raison de problèmes comme les non inscrits et des PV disparus”.
Ousmane Traoré (économiste) :
“ L’élection présidentielle de 2002 a marqué une étape importante dans le Mali démocratique. Alpha s’est retiré et ATT a remporté l'élection au second tour sans qu’il y ait de problèmes majeurs”.
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

A. K.
Président d’un jour
Un président du bureau de vote peut être le maire, l’un de ses adjoints, un conseiller municipal ou un électeur de la Commune désigné par le maire. C’est le cas d’A. K., jeune diplômé sans emploi, qui a eu la chance de diriger les opérations de vote de la présidentielle de 2002. Portrait.
Grand de taille, à première vue, A. K. parait timide, mais derrière cette apparence quelque peu trompeuse se trouve un garçon sympathique, d’un commerce facile.
Choisi parmi une centaine de postulants au poste de président de bureau de vote au niveau de la Commune IV du district, il a dirigé ce dimanche 28 avril 2002 les opérations de l’élection présidentielle qui a opposé 24 candidats dont l’actuel président de la République, à l’époque candidat indépendant.
Désigné par le maire, le président pour une journée, avait pour mission d’assurer la police à l’intérieur du bureau de vote. Pour éviter tout incident ou manoeuvre violente tendant à perturber le scrutin, il a disposé des autorités civiles et militaires qui étaient tenues d’exécuter ses ordres.
Assisté d’au moins deux assesseurs, il était entouré aussi de beaucoup de délégués commis par les différents candidats pour attester de la sincérité du scrutin. Ils étaient chargés notamment de faire signer les électeurs sur la liste d’émargement et de tamponner la carte électorale.
Courageux et entreprenant, il avait l’œil sur tous les gestes et veillait à ce que personne ne vote sans sa pièce d’identité et sa carte d’électeur. "C’était une expérience pour moi, car je n’avais jamais fait ce travail", avoue-t-il. Et d’ajouter : "Mais après une journée de formation, j’ai pu comprendre que si on respecte la loi, les dispositions pour le bon déroulement du vote qui sont inscrites dans un document qu’on nous a remis, il n’y a de problèmes", témoigne A. K.
Afin d’assurer un suivi satisfaisant des opérations de vote, la loi électorale exige qu’au moins deux membres du bureau de vote soient présents en permanence.
" D’abord, si le président du bureau de vote a connaissance, pendant les opérations de vote, de tentatives de fraude électorale, ex : essais de bourrages d’urne devant lui ou de fraudes avérées, il dispose de moyens pour les faire cesser immédiatement".
En effet, ayant en charge la police au sein du bureau de vote, il dispose des forces armées et de la police.
" Si des fraudes se déroulent à l’abri du regard du président du bureau de vote, cas le plus fréquent et lui sont rapportées par d’autres membres du bureau ou par des électeurs, il appartient au président du bureau de signaler ces faits dans le procès-verbal des opérations de vote afin qu’ils apparaissent de manière officielle. Cela permet à toute personne intéressée de saisir le juge et, à ce dernier, de vérifier les allégations des parties", dit-il.
De manière générale, tout est prévu de façon à ce que le président du bureau de vote puisse prévenir les fraudes électorales et que l’organisation des opérations de vote soit, dans toute la mesure du possible, irréprochable.
Idrissa Sako

ALLIANCES POLITIQUES 2002
" Espoir-2002"… et les autres
L’élection présidentielle de 2002 intervient dans un contexte de multipartisme effectif et d’alternance imposée par la Constitution. Elle a été le théâtre d’une compétition entre 24 candidats et marquée par le rétablissement du consensus sur les règles du jeu et des alliances politiques nouées.
Suite à la crise du processus électoral de 1997, il a été organisé en janvier 1998 un forum politique national dont l’objet était l’évaluation et la relecture des textes fondamentaux, dont la loi constitutionnelle, la loi électorale, la charte des partis, le statut de l’opposition et la loi sur la presse. C’est dans ce contexte que la présidentielle du 28 avril 2002 a été organisée consacrant l’alternance marquée par un bouleversement de la scène politique.
Des alliances politiques pour conquérir le pouvoir ont été nouées sans que cela ne permette aux partis politiques d’accéder à la magistrature suprême, car c’est un candidat libre en la personne d’Amadou Toumani Touré qui a été élu à l’issue d’un 2me tour. Parmi les alliances qui se sont nouées, nous pouvons citer "’Espoir 2002".
L’alliance "Espoir-2002" était constituée de 15 partis politiques qui ont lié leur destin en vue des élections générales de 2002. Il s’agit notamment du RPM, du Cnid, MPR, PEI, du PLM, RDR, PRDT, PPP, RDT, MPDD, MPLO, la CD, l’UNPR et du RJP. Représentés pour la plupart par leurs présidents ou par des responsables au plus haut niveau, ces responsables politiques ont signé la plate-forme de l’alliance "Espoir-2002" et réaffirmé solennellement d’unir leurs efforts et de travailler ensemble dans le respect de leur identité propre pour assurer l’alternance politique en 2002 au Mali.
Pour atteindre leurs objectifs, ils ont pris un certain nombre d’engagements. Il s’agit, entre autres, d’effectuer un travail d’information, de formation et de sensibilisation en direction des populations en général, de leurs militants en particulier, d’organiser des concertations entre partis en vue de dégager des positions communes sur toutes les questions relatives aux élections et aux grandes questions de la nation.
Après adoption de ces principes, l’alliance "Espoir-2002" a aussi pris des dispositions de conduite pour les élections présidentielle et législative. S’agissant de la présidentielle, la plate-forme a laissé les partis ayant désigné un candidat de gagner la confiance de l’électorat dans le cadre du respect strict des principes et des lois démocratiques.
Ainsi, à l’issue du premier tour, les partis de l’alliance mettront leurs ressources en commun pour soutenir le candidat de l’alliance qui arrivera au second tour. "Il était convenu d’appeler les militants à voter librement pour l’un ou l’autre des deux candidats (de l’alliance) qui arriveront au second tour", a rappelé un militant du RPM.
Mais au terme du premier tour aucun candidat de l’alliance n’a passé. Cependant, "Espoir-2002" a conforté sa position à l’issue des législatives avec une majorité relative à l’Assemblée nationale qui avait fini par se diviser à cause de velléités politiques et des conflits de leadership.
Par ailleurs, pour soutenir ATT, certaines formations politiques, au nombre de 23 dont US-RDA, le Miria s’étaient regroupées au sein du Mouvement pour la démocratie et le changement (MDC). La candidature du RPM, de Ibrahim Boubacar Keita a, de son côté, bénéficié du soutien de quatre partis (MPLO, RDT…)
Amadou Waïgalo

EPILOGUE
L’alternance démocratique au Mali en 2002
En avril 2002, le mandat du président Alpha Oumar Konaré venant à terme, le Mali fut confronté à un problème d’alternance politique dont l’issue devrait permettre de juger de sa maturité politique et de la solidité de ses institutions démocratiques. La Constitution de 1992 lui prévoyait 2 mandats de 5 ans chacun et l’organisation, à la fin de ces deux mandats d’une élection présidentielle pour lui trouver un successeur comme lui-même avait été élu en 1992 et en 1997.
L’avènement de la démocratie en 1991 avait installé dans la classe politique une nouvelle mentalité, celle qui consistait, pour chaque leader politique, de se croire présidentiable dans le court terme, l’échéance électorale prochaine si possible. De cette manière, le moindre chef de parti politique, sans penser que le terrain pour cela était préparé ou non, croyait en sa chance d’être élu en 2002 à la place du président sortant.
Entre-temps, la division s’était emparée de beaucoup de partis politiques pour généralement des questions de leadership à la tête des formations. En dépit du fait que du 7 au 10 octobre 1999, lors du congrès ordinaire de l’Adéma, Ibrahim Boubacar Kéita avait été reconduit président, quelques mois plus tard, suite à des querelles internes, celui-ci fut poussé dehors par « le clan CMDT » qui contestait son leadership à la tête de l’Adéma.
Le président de la République n’étant plus autorisé à se représenter, beaucoup de cadres du parti avaient cru leur tour arrivé et s’étaient mis à rêver de Koulouba. Mais cette hauteur ne pouvait être atteinte, en démocratie, qu’avec la couverture d’un grand parti politique, c’est pourquoi des cadres de l’Adéma dont des membres du gouvernement dirigé par IBK lui-même entamèrent un travail de fractionnement visant à empêcher le Premier ministre et président du parti de se présenter en tant que candidat naturel du parti.
Il faut dire que ces cadres, pour avoir participé à plusieurs gouvernements, avaient eu l’occasion de s’enrichir énormément, au point de nourrir des ambitions présidentielles avec l’argent public et de prétendre à la succession d’Alpha Oumar Konaré.
La notion de candidat naturel du parti fut contestée et combattue, plaçant IBK dans une position inconfortable parce que ce dernier se voyait déjà dans la peau du candidat de l’Adéma et sûr de l’emporter dès le 1er tour à une large majorité.
La contestation grandissant, IBK a dû démissionner de la présidence de l’Adéma en 2000 et fut contraint, pour rester dans la course en 2002, de créer son propre mouvement politique, "Alternance 2002" qui se transforma peu de temps après en parti politique sous le nom de Rassemblement pour le Mali (RPM).
Le mouvement "Espoir-2000", en tant que structure politique à but électoraliste, draina au début tous les mécontents du régime d’Alpha O. Konaré qui furent rejoints par la suite par quelques grands intellectuels du pays que le régime en place avait marginalisés.
IBK mis à la touche, les problèmes ne s’arrangèrent pas pour autant dans les rangs de l’Adéma, car désormais tout le monde pouvait prétendre à la candidature. Il fallut inventer - où plutôt s’approprier - la formule américaine de la convention nationale pour départager les différents candidats et, lorsque celle-ci se tint en 2001, ce fut Soumaïla Cissé qui l’emporta au détriment de Soumeylou Boubèye Maïga, les deux têtes de proue de la contestation qui avait fait partir IBK de l’Adéma.
Dès cette époque, il apparut aux yeux des observateurs que l’Adéma avait perdu à la fois la bataille et la guerre. Du côté des autres formations politiques, à l’image du Cnid également éclaté en deux tendances, la division était tout aussi grave. Cette dissidence avait produit au Cnid, un parti politique rival, le Paréna dont le candidat Tiébilé Dramé se présenta concurremment à celui du Cnid, Mountaga Tall.
A tout ce beau monde, il fallait ajouter les candidats des petits partis politiques et les indépendants qui faisaient figure d’arbitres entre les grands. Parmi ces indépendants un candidat que les uns attendaient, les autres, non : Amadou Toumani Touré, général à la retraite (il avait démissionné de l’armée quelques mois plus tôt seulement).
Il avait l’avantage d’avoir dirigé la transition démocratique de 1991 à 1992 et organisé l’élection présidentielle de 1992, permettant ainsi à Alpha Oumar Konaré d’accéder au pouvoir.
En avril 2002, dans cette situation trouble, plus de 20 candidats se présentèrent au suffrage du peuple. Les résultats furent proclamés dans un cafouillage incroyable, car le candidat le plus populaire fut recalé au 1er tour au profit d’un autre qui manifestement, ne faisant pas le poids devant ATT.
Au second tour, ATT l’emporta à la surprise générale avec plus de 63 % de voix devant Soumaïla Cissé trahi pas sa propre famille politique. Cette élection restera comme une pomme de discorde dans la gorge de l’Adéma qui se divise dans le processus. Dépité et rendant son parti responsable de son échec, Soumaïla Cissé le quitta avec ses partisans et alla fonder un autre qu’ils baptisèrent Union pour la République et la démocratie (URD).
Facoh Donki Diarra

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SELECTIONS AFRICAINES AU MONDIAL-2010
L’espoir de disputer le second tour
Quelles sont les chances des pays africains (Algérie, Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Cameroun, Ghana et Nigeria) d'arriver à un stade avancé de la Coupe du monde qui aura lieu sur la terre africaine du 11 juin au 11 juillet 2010 ? C’est la question que bien de spécialistes se posent à quelques jours du début de la plus prestigieuse des compétitions sportives dans le monde.
En accueillant le Mondial pour la première de son histoire, l’Afrique aura à cœur de briller de mille feux. Et pourtant, à part le Ghana qui a atteint la finale perdue contre l’Egypte, nos "mondialistes" ont déçu lors de la phase finale de la Can "Angola-2010". Mais, on espère que les représentants du continent ont tiré tous les enseignements de ce triste épisode pour faire honneur à toute l’Afrique qui sera unie derrière ses représentants. Revue des troupes à quelques heures du Mondial sud-africain.
L’Afrique du Sud
Ce pays a organisé (du 25 mai au 24 juin 1995) et remporté la Coupe du monde de rugby à XV. En finale, les Springbok avaient battu les All Blacks de la Nouvelle-Zélande par 15-12. Douze ans après, elle a réédité cette performance en remportant le trophée en France.
La nation arc-en-ciel aura-t-elle la même réussite cette année avec l’organisation de la Coupe du monde de football sur son sol ? Rien n’est moins sûr ! En effet, il n’est pas évident que les Bafana-Bafana (les garçons, les garçons) surprennent le monde comme ils avaient surpris l’Afrique en remportant la Can de 1996 organisée par le pays.
Pour de nombreux observateurs, l’Afrique du Sud a tout d’un hôte fragile. D’ailleurs Carlos Alberto Parreira, le sélectionneur brésilien des Bafana-Bafana, considère lui-même son équipe comme la "plus faible" des six formations africaines. En tout cas, il a été le seul mondialiste africain absent de la Can "Angola-2010". Une absence inquiétante et surtout révélatrice de la méforme des Mandela-Boys.
N’empêche que, à quelques jours du Mondial, et malgré l'annonce du problème cardiaque du jeune milieu Andile Jali, Carlos Alberto Parreira est optimiste. "J'ai un bon feeling, je le sens dans mes tripes… A chaque fois que je vois mes joueurs s'entraîner, je vois vraiment leurs énormes progrès. Jour après jour, ils s'améliorent… On doit continuer à avancer, pas à pas et ne jamais reculer. On doit avoir confiance en nous, confiance dans le fait que l'on peut faire quelque chose de grand dans cette Coupe du monde", a expliqué l'ancien sélectionneur du Brésil.
Même si l’Afrique du Sud ne voudra pas être le premier pays organisateur à ne pas franchir le 1er tour, elle n’aura pas la tâche facile dans un groupe A qu’elle partage avec le Mexique, l’Uruguay et la France. Dans la sélection sud-africaine, seul le meneur de jeu Steven Pienaar approche du haut niveau et joue dans un bon club européen (Everton, Angleterre). Le match d’ouverture contre le Mexique pourrait bien lancer l’aventure sud-africaine avant d’affronter l’Uruguay et la France.
Mais, le plus important, c’est que le pays de Madiba est bien parti pour réussir le pari de l’organisation et faire la fierté de toute l’Afrique. En tout cas, les millions de Sud-Africains sont déjà prêts à réserver un accueil à la dimension de l’hospitalité africaine à la planète foot avec leurs vuvuzelas désormais considérés comme l’instrument national d’Afrique du Sud. Gagner le pari d’une parfaite organisation vaut toutes les victoires sportives pour les Sud-Africains.
Le Cameroun : Un outsider aux grandes ambitions
Décevant en Angola à la Can-2010, le Cameroun traverse une période de doute. Paul Le Guen cherche encore la bonne formule et tarde à réellement rajeunir son onze de départ. Toutefois, malgré ces incertitudes, les Lions Indomptables sont déterminés à rugir en Afrique du Sud.
C’est avec l’arrivée du Français Paul Le Guen, qui a remplacé Otto Pfister, que les Lions ont décroché leur qualification sur le fil pour disputer la 6e Coupe du monde de leur histoire. Il a validé son billet pour la Coupe du monde après un succès (2-0) contre le Maroc en novembre 2009. Une qualification difficile. "Progressivement, les joueurs ont vraiment compris que c’est important pour eux et le pays qu’il fallait se mobiliser. Ils ont réussi à faire une bonne rentrée et le mérite leur revient", indique le sélectionneur camerounais.
Après une victoire (3-0) contre le Togo, puis un autre succès (2-0) contre le Maroc, le Cameroun valide son ticket pour le mondial-2010. "On a l’avantage que ça se joue en Afrique, on aura l’appui de tout le continent africain et puis on va là-bas pour aller représenter valablement l’Afrique et le Cameroun", affirme le milieu de terrain, Jean II Makoun. Au Mondial-2010, le Cameroun jouera dans le groupe E en compagnie des Pays-Bas, du Danemark et du Japon. Samuel Eto’o et ses coéquipiers vont débuter contre le Japon à Blœmfontein avant de jouer contre le Danemark à Pretoria puis contre les Pays-Bas au Cap.
Le Nigeria : un géant en quête de son prestige d’antan
Il n’y a pas si longtemps encore, le Nigeria était considéré comme la nation africaine la mieux armée pour atteindre le dernier carré d’as de l’épreuve reine. Et pourtant, les représentants du pays le plus peuplé d’Afrique étaient absents en Allemagne en 2006. Ils ne figurent donc pas parmi les favoris en Afrique du Sud. Cette absence de pression fera de lui un véritable outsider au moment de rencontrer les grandes puissances du football mondial. Et cela malgré une qualification difficile.
Les principaux atouts des Super Eagles se situent dans le secteur offensif où la vitesse et le dynamisme priment grâce à Obafemi Martins, Yacubu Eyegbeni, Peter Odewgedji et les jeunes Victor Obinna et Oketchzu Chewu sans oublier N’kwanko Kanu qui participera certainement pour la dernière fois au tournoi mondial. Toutefois, le milieu de terrain nigérian doit faire face à un handicap de taille : l’absence de John Obi Mikel autour duquel s’organise la construction du jeu.
Le joueur de Chelsea a dû signer forfait lors des préparatifs à cause d’une blessure. Les Nigérians, qui ouvrent leur Mondial face à l’Argentine le 12 juin à Elis Park de Johannesburg, retrouvent d’ailleurs dans le groupe B deux adversaires qu’ils avaient déjà croisé dans leur groupe en 1994 du temps de leur splendeur. Il s’agit de l’Argentine et de la Grèce en plus de la République de Corée.
Le Ghana : l’ambition de faire mieux qu’en 2006
Ce petit territoire situé sur le littoral du Golf de Guinée entre la Côte d’Ivoire et le Togo est une valeur sûre du football mondial. Vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations en 1963, 1965, 1978 et 1982, le Ghana est ensuite rentré dans les rangs de l’épreuve reine du continent.
La Can-2008 à domicile, lui a donné l’opportunité de se repositionner dans l’élite du football africain avec une 3e place pleine de promesses. Une impression confirmée 2 ans plus tard en Angola lors de la Can-2010. Après avoir été dominé par la Côte d’Ivoire lors de leur entrée en scène, les Black-Stars se métamorphosent complètement et franchissent tous les obstacles jusqu’à la finale perdue (0-1) contre l’Egypte.
Le Ghana c’est aussi la fierté du continent africain à la vitrine des résultats obtenus au niveau des jeunes. Deux fois vainqueur de la Coupe du monde des cadets et champion du monde en titre au niveau des juniors, le Ghana a également obtenu la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.
Pour sa première participation au Mondial en 2006 en Allemagne, le Ghana a été le seul pays africain à accéder au 2e tour avant d’échouer face au Brésil. En 2010, en Afrique du Sud pour une deuxième participation consécutive, le pays des Opoku N’ti, Abdul Rajak Karim et Abedi Pelé, Michael Essien, Suley Muntari, Asamoah Gyan… se retrouve dans la poule D en compagnie de l’Australie, de l’Allemagne et de la Serbie.
Une tâche ni aisée ni titanesque pour atteindre le second tour. Cependant, le Ghana n’a pas beaucoup convaincu pendant la phase préparatoire. En témoigne sa défaite (1-4) le 1er juin 2010 contre les Pays-Bas. Sans compter l’absence du leader du groupe, Michael Essien forfait pour raison de blessure. N’empêche que les observateurs n’excluent pas un autre exploit inédit des poulains du Serbe Milosevac Rajevac.

L’Algérie : le grand retour des Fennecs
Les Fennecs seront l’un des six ambassadeurs africains au Mondial-2010. Déjà présente en 1982 en Espagne et en 1986 au Mexique, l’Algérie qui rempile pour une 3e participation se présente comme l’un des dignes représentants africains.
Après la génération des joueurs tels que Lahkdar Beloumi, Rabah Madjer et autres Ali Fergani qui ont marqué de leur talent le football algérien, la nouvelle couvée des Fennecs n’enttend pas se rendre en Afrique du Sud en simple touriste. Logée dans le groupe C avec l’Angleterre, les Etats-Unis et la Slovénie, l’Algérie est sûre de ses potentialités et caresse le secret espoir d’aller le plus loin possible dans la compétition sous la conduite du sexagénaire Rabah Saadanne.
Pour optimiser ses chances, l’expérimenté technicien devrait miser sur une sélection jeune et répondant physiquement à ses attentes. Sur les 23 joueurs sélectionnés en stage depuis la Suisse, les plus âgés (entre 28 et 32 ans) sont Karim Ziani, Yazid Mansouri, Antar Yahaya, Nadir, Bougherra et Abdel Kader Lafaoui.
Depuis plus d’un mois, ils se préparent à l’abri en Suisse. Et l’Algérie se rendra en Afrique du Sud auréolée d’une place de demi-finaliste de la dernière Can-2010. Une performance qui peut motiver les Fennecs à se surpasser pour leur grand retour sur la scène continentale internationale.
Côte d’Ivoire : Drogba contre Kaka et Christiano R.
L’équipe nationale ivoirienne disputera son 1er match le 13 juin 2010 contre le Portugal à Port Elizabeth. Les Eléphants se trouvent dans le groupe 7 avec le Brésil, quintuple champion du monde, le Portugal de Christiano Ronaldo et la Corée du Sud.
La 2e qualification de la Côte d’Ivoire à une Coupe du monde est le fruit du remarquable travail de fond mené auprès de jeunes espoirs depuis 1993 avec l’école de football de l’Académie Mimosifcom. A l’image du capitaine Didier Drogba, victime d’une fracture en amical contre le Japon, la plupart des joueurs ivoiriens évoluent dans les meilleurs clubs en France, Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Italie, en Grèce et aux Pays-Bas.
Même s’ils ont hérité d’un groupe difficile, les Eléphants ne manquent pas d’atouts pour tirer leur épingle du jeu. C’est une sélection complète presque dans tous les compartiments même si la fracture de Drogba sera un handicap de taille dans l’animation offensive. Tout comme le changement de coach (le Suédois Sven Goran Ericsson a succédé à Vahid Halilhodzic sur le banc) à quelques mois du Mondial n’a pas rassuré les observateurs.
Certes le Suédois est un entraîneur expérimenté qui a conduit l’Angleterre en quart de finale de la Coupe du monde 2002 et 2006. Mais, le public n’est pas sûr qu’il puisse faire un miracle. "Avant de parler de tactique, laissez-moi commencer à travailler avec les joueurs. Nous allons mettre en place un système de jeu qu’ils doivent assimiler. Mais, sachez que, en deux semaines, on ne peut pas tout révolutionner, on ne peut pas faire des choses dont ils n’ont pas l’habitude. C’est impossible", a d’ailleurs reconnu Sven Goran Ericsson lors d’une récente conférence de presse.
Le vrai problème de la Côte d’Ivoire, c’est le complexe de supériorité de sa pléiade de stars. Pour réussir un bon parcours au mondial il faudrait que le groupe fasse preuve de beaucoup d’humilité. Le technicien suédois a en tout cas retenu tous les piliers de la sélection, y compris le milieu de terrain, N’Dri Koffi Romaric du FC Séville (Espagne). Ce dernier avait été privé de la Can-2010 par le précédent sélectionneur, Vahid Halilhodzic en raison d’un retard à l’entraînement. Il y a aussi d’autres retours comme Gilles Yapi Yapo de Young Bernes (Suisse) et Kanga Akalé de Lens (France). Quant à Lassina Traoré, l’attaquant de Clouz (Roumanie), il est à sa première sélection. Ce qui est sûr, c’est que les Eléphants sont très attendus en Afrique du Sud. A eux de se surpasser pour mériter leur statut de grande sélection africaine.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial, avec Alphaly)

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