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2010

Mois de juin

Les Echos du10 juin

 

NDIAYE BAH
Un ennemi de la démocratie
Le coup de poignard de Ndiaye Bah, ci-devant secrétaire général du Cnid, va au-delà de sa formation et se présente comme une tentative de donner un coup de grâce au Mouvement démocratique.
L’affaire est connue : un cadre, dès qu’il est mis en mission à un poste de ministre se voit calife à la place du calife. Il multiplie les bras de fer, crée des conflits là où il n’y en a pas et se conforte dans une position de proconsul.
Ndiaye Bah doit tout au Cnid qui l’a fait. Il ne s’agit pas de morale ou de reconnaissance du ventre, seulement d’un minimum de gratitude et d’égard envers la formation qui l’a sorti des ténèbres. Ce n’est pas sa première tentative de diviser le parti. On se souvient déjà que depuis longtemps, Ndiaye Bah a voulu prendre le parti en otage. Cela n’avait pas marché. En effet, en fin 2007, au sortir des élections, il a voulu faire un putsch. Il était parti jusqu’à vouloir suspendre Me Tall. Ce qui aurait pu être compris si la majorité était avec lui.
Ce diplômé en anglais, sciences politiques et juridiques et en gestion fait peu cas de son cursus : il n’a ni le flegme qui caractérise les usagers de la langue de Shakespeare, ni la dextérité politique ou le flair du gestionnaire.
Depuis octobre 2002 qu’il est nommé ministre de l’Artisanat et du Tourisme dans le gouvernement d’Ahmed Mohamed Ag Hamani, il est reconduit dans les mêmes fonctions en 2004 dans le gouvernement d'Ousmane Issoufi Maïga, en 2007 dans le gouvernement de Modibo Sidibé ainsi que lors du remaniement du 9 avril 2009. Depuis 2002 donc qu’il est au gouvernement au nom du Cnid, pense-t-il qu’il est le seul cadre de ce parti ou le plus méritant ?
Cerbère du Mouvement citoyen
Lors de sa tentative de 2008, il s’était outré que le parti lui fasse des remontrances parce qu’il avait osé lui faire des remarques à l’effet qu’il avait soutenu des militants suspendus ! Se servant de son strapontin gouvernemental pour combattre son parti, il a tout tenté. Et comme cette fois encore, il n’a pu partir avec un seul député. A l’époque, toute honte bue, et constatant qu’il était minoritaire, il était revenu faire amende honorable au parti.
Est-ce à dire que ses excuses n’étaient pas sincères ? Un couteau entre les dents, un gourdin caché dans le dos, il avait fait sa génuflexion, le temps de se renforcer. ATT mettra à sa disposition les moyens pour mieux combattre et détruire son parti. En effet, comment comprendre que Ndiaye Bah puisse continuer à bénéficier de sa confiance au moment où il vend son parti à la concurrence, au Mouvement citoyen, au moment où celui-ci se transforme en parti politique ?
Ce genre de comportement ne sert en rien la démocratie et les valeurs qu’elle incarne. La loyauté n’est pas qu’un mot. On se souvient également du cas de Zeïnab Mint Youba, sortie de nulle part pour devenir ministre de la Santé et qui n’a rien trouvé de mieux que de lâcher ses parrains au profit de ses nouveaux amis… pour deux sous.
Alexis Kalambry

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DEMISSIONS AU CNID/FYT
A Bougouni aussi…
La "marée noire" qui guette le Cnid/Fyt continue. Après des démissions constatées au comité directeur, aux sections de Ségou et Sikasso, Bougouni annonce la couleur et le pire est à venir.
Sale temps pour Me Mountaga Tall, président du Cnid/Fyt, accusé de tous les pêchés d’Israël par les militants démissionnaires. Du fait du désamour créé autour de sa propre personne, les réunions du comité directeur sont boudées. Selon des indiscrétions, ces réunions ne sont suivies que par une quinzaine de membres sur la soixantaine que compte la direction du parti du Soleil levant.
Plus les jours passent depuis la démission annoncée la semaine dernière d’une soixantaine de membres du comité directeur, dont le secrétaire général Ndiaye Bah, plus les nuages s’amoncellent sur le parti dont des sections entières rendent leurs tabliers.
Le déluge a eu lieu dans la section de Bougouni. Dans sa lettre de démission, datée du 5 juin 2010, la section entière au nombre de 78 membres, sous la direction de Mamadou Samaké, a pris ses distances du parti. Ils motivent leur départ en évoquant "les souffrances et humiliations endurées pour le parti et la situation désastreuse qui prévaut en ce moment au sommet, qui est de nature à empirer nos maux".
De sources proches de ce qui reste encore du comité directeur du Cnid, d’autres sections comme Yanfolila, Kayes, Kidal et Tombouctou sont dans la logique de rendre le tablier ce week-end. Dans la même instance dirigeante du parti, ceux dont le départ est mis en doute par Me Tall (pour, selon lui, n’avoir reçu aucune lettre dans ce sens) sont dans le starting-block.
Vers un nouveau parti
Le secrétaire général Ndiaye Bah par qui est venu le malheur, le secrétaire politique, celui des jeunes et des femmes, entre autres, seront rejoints dans les jours à venir par d’autres camarades du bureau et non des moindres. "Il s’agit de question de jours, juste le temps de mettre la forme", nous a-t-on appris dans le milieu des frondeurs. Les démissions au comité directeur sont estimées à 80 % dans les jours à venir.
Ségou, la ville natale et fief de Me Mountaga Tall, a rejoint la fronde de même que la section de Sikasso le dimanche 6 juin 2010 (voir Les Echos du mercredi 9 juin). Le maire Cnid de Ségou, Youssouf Simaga, dont le nom n’apparaît pas sur la liste des démissionnaires de sa section, est sur le pied de départ.
Le Cnid ainsi décapité en est à sa plus grande scission et la deuxième depuis sa création, il y a 19 ans. De mémoire d’analystes et d’observateurs de la scène politique nationale, jamais un parti au Mali n’a enregistré une aussi forte saignée dans ses rangs surtout au sein de sa direction.
Les démissionnaires dont des membres fondateurs du parti réfutent toute idée de regagner le Mouvement citoyen, qui reste une association. Ils entendent créer un parti politique qui sera porté sur les fonts baptismaux à la fin de ce mois.
Abdrahamane Dicko

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CODE DES PERSONNES ET "AIR COCAINE"…
ATT dénonce sa communication
Le mardi, face à la presse, le président ATT a déploré l’ampleur prise par le code des personnes et de la famille et l’avion de la drogue par le manque de communication.
Au moment où la contestation des associations islamiques battait son plein contre l’adoption du code des personnes et de la famille, ATT avait déploré l’absence de communication et surtout le fait qu’il était seul à gérer le problème. Il s’était confié à l’époque à une radio étrangère.
Le mardi 8 juin à Koulouba, à l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse marquant l’anniversaire de son accession au pouvoir, ATT a rebondi sur une question pour faire le même constat. "La communication a fait défaut et a été désastreuse", a regretté le chef de l’Etat.
ATT a parlé de la démarche qu’il avait engagée auprès du Haut conseil islamique (HCI) et de la société civile, dans le cadre du dialogue et d’une bonne compréhension du document.
Le code renvoyé à une deuxième lecture attend d’être voté par l’Assemblée nationale. "Le Mali n’a jamais été contre le mariage religieux, moi-même je suis passé par là en tant que musulman, il en est de même pour le Premier ministre et le gouvernement", a fait savoir le chef de l’Etat. Selon lui, sur les 1142 articles du code, les divergences ne portent que sur une dizaine.
Tout comme l’absence de communication sur le code des personnes et de la famille, l’avion de la drogue, appelé "Air Cocaïne" par la presse, a été victime de la même légèreté, mais cette fois-ci délibérée. Plus de 7 mois après la découverte de la carlingue d’un avion calciné dans le Nord, dans la Commune de Bourem, le président de la République en est encore à se demander d’où il venait, ce qu’il transportait et où il partait.
Aux dires d’ATT, lorsqu’il a été informé qu’un avion calciné a été retrouvé à Bourem, il a ordonné l’ouverture d’une enquête. Mais il a affirmé que la commission d’enquête a délibérément gardé le silence le temps de boucler l’enquête.
" Nous avions commis une erreur. Entre-temps, une radio internationale a informé les Maliens avant que nous ne le fassions", a-t-il dit. ATT a également dénoncé ce qu’il a appelé "des complicités africaines, internationales et maliennes" qu’il a jugées "malsaines".
Selon le président de la République, au cours des enquêtes, il n’a été trouvé nulle part, à l’Asecna ou à l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), une trace du plan de vol de cet aéronef.
Notre pays, a-t-il assuré, a porté plainte contre X, "pour atteinte à la sécurité aérienne du Mali". A ses dires, un pays qu’il n’a pas nommé s’est déclaré, il y a deux mois, intéressé à venir voir l’avion. "Je ne sais pas pourquoi cet intérêt manifeste ", a-t-il fulminé.
Abdrahamane Dicko

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DESIGNATION DES CANDIDATS AUX POSTES ELECTIFS
Une épine dans le pied des partis politiques
La désignation des candidats à des postes électifs a toujours créé un problème au sein des partis politiques maliens à cause des ambitions démesurées et du non-respect du règlement intérieur quand ces derniers en disposent. Résultat : à chaque élection, c’est des sautes d’humeur allant parfois jusqu’à des démissions ou à des tensions qui tardent à s’estomper.
La récente élection du président de l’Association des municipalités du Mali (AMM) a encore donné la preuve qu’au sein des partis politiques au Mali, la démocratie interne n’est pas la valeur la mieux partagée et la plus comprise surtout par ceux qui occupent des fauteuils qu’ils doivent céder.
L’Union pour la République et la démocratie (URD) a connu ce même problème de démocratie interne en octobre 2009 lors de la formation du nouveau bureau de l’Assemblée nationale. Le choix des candidats Gossi Draméra et Ibrahim Dianessy pour le poste de 4e secrétaire parlementaire a donné lieu à un "incident malheureux qui terni l’image du parti", selon les propos du président du parti Younoussi Touré.
L’URD avait jeté son dévolu sur Gossi Draméra qui devrait faire son entrée dans le bureau de l’Assemblée nationale en remplacement de M. Dianesy. Tout comme l’Adéma/PASJ à l’égard du maire de la Commune III, l’URD n’a pas toléré le comportement antidémocratique de ses députés. Mme Djiré Penda, finira par occuper le poste de 4e secrétaire parlementaire à l’Assemblée nationale au nom de l’URD.
L’origine de ces tensions est certainement due d’une part à une absence de modes clairs de désignation des candidats aux postes électifs et aux ambitions démesurées de certains politiciens qui mettent leurs intérêts personnels au-dessus des intérêts de leur formation politique, voire du peuple. Parce que chaque responsable politique, à quelque niveau que ce soit, détient une parcelle de l’avenir du peuple.
Malgré l’existence d’instances statutaires (conférence, convention, congrès, réunion statutaire, etc.), les partis politiques au Mali peinent à faire l’unanimité autour d’un candidat ou groupe de candidats. Le problème est que l’argent a ravi la vedette au militantisme et a pris une place importante à chaque élection fut-elle législative, présidentielle, communale, au sein des conseils régionaux.
Le candidat du parti est toujours combattu par une partie des militants dont certains, au nom du principe de démocratie interne, de respect de leur parti, finissent par se ranger derrière le candidat du parti. Les plus tenaces, ceux qu’on peut appeler de "jusqu’au-boutistes", à défaut d’avoir les moyens de créer un parti, démissionnent et intègrent un autre parti.
Le résultat est que le Mali, d’une population d’environ 15 millions d’habitants, se retrouve avec plus de partis politiques. Heureusement que la tendance actuelle n’est plus à la création de nouvelles formations politiques, mais aux rassemblements.
Denis Koné

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COUR D’ASSISES
Elle écope de 5 de réclusion pour meurtre
Bintou Coulibaly a été condamnée mardi par la Cour d’assises à 5 ans d’emprisonnement ferme pour avoir, à Bachiébougou (cercle de Ségou), commis volontairement un homicide sur sa coépouse, Fatoumata Coulibaly.
Bintou Coulibaly était mardi dernier à la barre devant la Cour d’assises. Accusée de meurtre, cette femme a, en effet, tué, courant octobre 2007, sa coépouse Fatoumata Coulibaly : en lui assenant deux coups de pilon sur la tête.
La dissension entre elle et sa coépouse a commencé quand les femmes du village de Bachiébougou se sont trouvées, le dimanche 7 octobre 2007 en brousse comme à l’accoutumée autour des travaux de cueillette, notamment des feuilles de baobab qui leur servent de condiments. Pendant cette activité, une vive altercation avec des injures a opposé Bintou Coulibaly à sa coépouse Fatoumata Coulibaly jusqu’à en venir aux mains.
Séparées par les autres femmes présentes sur le lieu, elles rejoignent leur domicile. Mais Bintou n’arrivait pas à digérer ou concevoir que sa coépouse Fatoumata Coulibaly qui l’a terrassée par deux fois au cours de leur bagarre ne cessait de raconter cette scène à travers le village.
Se sentant humilier et prise de colère, Bintou Coulibaly rejoint Fatoumata Coulibaly autour du mortier où elles pilent quotidiennement leur mil et lui assène deux coups de pilons sur la tête. Assommée, Fatoumata rend l’âme. Quelque temps après, Bintou a été appréhendée et mise sous mandat de dépôt. "Je vous demande pardon. J’ai fait un acte ignoble. Je ne vais plus le refaire", a imploré Bintou.
Après délibération, la Cour l’a reconnue coupable en lui accordant des circonstances atténuantes. Elle l’a condamnée à 5 ans d’emprisonnement ferme.
Me Issouf Fané, avocat de la défense, a reconnu que la Cour a accordé de larges circonstances atténuantes à sa cliente.
Sidiki Doumbia

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GANADOUGOU
Conflit foncier entre Diallo et Sangaré
Les populations des villages de Tondjila et de Zankorobougou, dans la Commune de Niéna à 80 km de Sikasso à l’ouest ont manqué de s’affronter le samedi 5 juin dernier. N’eussent été les interventions des sages, du maire de Niéna, des forces de sécurité et du sous-préfet de Blendio, assurant l’intérim de son homologue de Niéna, le pire serait arrivé.
La longue trêve observée dans la localité après le conflit de 2002 entre les communautés Diallo et Sangaré avait manqué de peu de se rompre samedi dernier. Pour un étranger dans la zone conflictuelle, il est difficile de distinguer les habitants des deux villages, qui partagent au quotidien les mêmes lieux de culte et parlent la variante bambara du Ganadougou depuis près d’un siècle. Mais qu’est-ce qui a donc pu bien briser l’harmonie et plonger la zone dans la psychose d’affrontements sanglants ?
Selon plusieurs sources, la méfiance entre les Diallo et les Sangaré est liée aux parcelles de terre situées derrière le village de Tondjila. Celles-ci sont occupées depuis longtemps par les cultivateurs Sangaré, venus de Kassoumbougou pour s’y installer. A la fin de chaque hivernage, ils donnaient une partie de leurs récoltes aux Diallo, propriétaires traditionnels des terres.
Cette année, à la suite de disputes, les Diallo ont réclamé leurs terres, car elles feraient partie de leur patrimoine foncier. Toutefois, selon les informations dont nous disposons, les causes sont lointaines. Les occupants Sangaré n’ont jamais voulu partager un rituel des Diallo. Il s’agit d’une cérémonie annuelle appelée "Dabason", pratiquée par les Diallo du Ganadougou et pis encore le dernier rebondissement est lié à la cueillette des fruits d’un anacardier par les enfants Sangaré dans les champs des Diallo qui ont réagi et blessé un des enfants.
La montée de fièvre du samedi 5 juin est née de la volonté du conseil général des villages Diallo sur ordre du patriarche d’empêcher les Sangaré de cultiver les terres en ces temps de préparatifs de l’hivernage. Les jeunes Diallo des villages de Tondjila, Zankorobougou, Nangola, Nangoumé ont obstrué les voies menant aux champs de leurs adversaires armés de gourdins, de machettes. Un blocus qui a empêché les lève-tôt Sangaré à accéder à leurs installations agricoles.
Derrière le "rideau de fer", un travail de sabotage a été orchestré par des individus qui ont séquestré et menacé des Sangaré de Tondjila. Après le siège, le constat effectué par les victimes est des plus désolants : au cours d’une visite guidée sur le site en question, la tristesse se lisait sur les visages des victimes et des autorités locales. Les Sangaré pensent avoir subi un grave préjudice et entendent mener une action judiciaire pour obtenir réparation après avoir maintes fois prôné la paix et demandé pardon aux Diallo en leur offrant des boucs et coqs qui furent refusés par le patriarche des Diallo et les différents chefs de villages.
" La terre appartient à celui qui la met en valeur", comme le stipule la loi agricole. "Il faut sauver le peuple Sangaré du Ganadougou qui risque de ne pas cultiver cette année sous la menace de leurs cousins Diallo", s’est exprimé Daouda Sangaré porte-parole des Sangaré qui souhaite encore une médiation des plus hautes autorités et de la justice.
L’autorité administrative a instruit à la brigade de gendarmerie, qui procède au constat d’usage, de veiller au grain jusqu'à une issue heureuse dans ce conflit.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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ROGER MILLA, EX-INTERNATIONAL CAMEROUNAIS
" Il faudra faire attention aux équipes africaines"
Invité par le Comité local d’organisation de la Coupe du monde-2010 mardi dernier en présence de Nelson Mandela pour recevoir sa distinction en sa qualité d’ambassadeur de la candidature sud-africaine au Mondial-2010, l’ex-attaquant des Lions indomptables du Cameroun, Roger Milla, donne son sentiment sur les sélections africaines. Entretien.
Les Echos : Que pensez-vous des Eléphants de la Côte d’Ivoire ?
Roger Milla : La Côte d’Ivoire est une équipe potentiellement compétitive pour cette édition 2010 de la Coupe du monde. Je crois que les Eléphants seront débordants d’énergie parce que c’est sur le continent africain. Il y a d’autres qui représentent aussi l’Afrique. Donc je crois qu’il faudra faire attention à toutes ces équipes. Que ce soit le Nigeria, l’Algérie ou le Ghana, les équipes africaines en terre africaine auront, à mon avis, leur mot à dire.
Les Echos : Est-ce que la Côte d’Ivoire ne risque pas de connaître les mêmes déboires ici qu’en Angola ?
R M. : Non, il y a quand même vingt-trois joueurs et sur les vingt, il y aura au moins six nouvelles têtes qui vont rentrer par rapport apparemment à la Can. Donc voilà, je sais qu’avec Eriksson, il va essayer de maintenir l’état physique parce que ça été je dirai le détail qui a fait heurter cette équipe ivoirienne parce qu’elle a perdu la fraîcheur physique. Sachant encore une fois de plus que ces joueurs évoluent dans les championnats étrangers et qui pratiquement ont peut-être 40 à 50 mètres dans les jambes déjà. C’est pour vous dire que ce n’est pas facile.
Les Echos : Pensez-vous que des joueurs comme Makoun sont suffisamment en forme pour aborder cette compétition ?
R. M. : C’est l’une des pièces maîtresses avec les Lyonnais. Makoun est en forme et il a sa chance, donc j’espère qu’à chaque homme fort, il faudra se mettre au diapason des uns des autres, pleine d’humilité pour que justement le collectif prime avant tout.
Les Echos : Avec aussi les Lions indomptables où l’effectif est le même qu’en Angola, est-ce que les mêmes causes ne vont pas produire les mêmes effets ?
R. M. : Non, je crois encore une fois que c’est la culture de nos sélections. Je crois qu’il faut essayer de garantir les cadres. Il faut justement essayer d’avoir une prise sur la jeune génération. L’Afrique a sa façon, sa manière de jouer une compétition qu’il faut respecter telle quelle. Je crois que les entraîneurs ont cerné l’état d’esprit, la culture africaine pour avoir une gestion parfaite du groupe.
Les Echos : Et votre prise de bec avec Samuel Eto’o ?
R. M. : C’est notre mission de mettre la pression sur les jeunes et c’était le cas avec mon jeune frère Eto’o. Je n’ai fait qu’un travail de grand-frère sinon rien d’autre. En fin de compte, nous nous sommes compris.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

LES A-COTES DU MONDIAL-2010
Les Bafana Bafana chez Mandela !
C’est mardi que les Bafana-Bafana avec leur sélectionneur en tête, le Brésilien Carlos Alberto Parreira, ont rendu visite à Nelson Mandela à son domicile de Johannesburg. Des sources autorisées indiquent qu’à l’occasion, le prix Nobel de la paix portait un maillot des Bafana-Bafana avec le n°4 dans le dos, celui d’Aaron Mokoena, le capitaine et la star de la sélection sud-africaine. Mandela à 92 ans n’est que rarement apparu en public ces derniers temps en raison d’une santé fragile. Et sa présence au stade de Soccer City ce vendredi pour le match d’ouverture, Afrique du Sud-Mexique fait débat. Le ministre des Sports et le porte-parole de l’ANC affirment qu’il y sera. La Fondation Mandela et son petit-fils ont démenti. A signaler que c’est la deuxième visite des joueurs de Parreira chez Mandela en l’espace de deux semaines. Tout un symbole.
Foot et musique ensemble
Les organisateurs de la Fan fest (fête des supporters) ont pris d’assaut tôt hier mardi le stade Soccer City pour leur dernier réglage avant l’ouverture officielle du Mondial prévue ce vendredi. Accompagnés de quelques supporters venus d’ailleurs, ils ont chanté et dansé les musiques en tout genre. Sur la place publique érigée au stade non loin du centre de presse, les nombreux invités dont des journalistes accrédités ont écouté le premier morceau qui n’était autre que "Africa" de l’ambassadeur de la musique malienne, Salif Kéita.
Un coup d’envoi bien médiatisé
Quelque 6000 journalistes selon un responsable du centre de presse de Johannesburg assisteront demain à la cérémonie d'ouverture et au match Afrique du Sud-Mexique. En effet, depuis le 1er juin dernier, les journalistes étrangers ont commencé à retirer leurs badges d'accréditation pour le congrès de la Fifa et les rencontres de la Coupe du monde.
Le froid s'invite à la fête
Les nombreux journalistes, touristes et autres invités de marque qui participeront à la fête du football mondial devront s'habiller chaud. Il en est de même pour les milliers de volontaires autour puisque les températures pourraient atteindre un minimum de 4°C et un maximum de 21°C à Johannesburg. Ce qui n'empêche guère la balade des avions et autres hélicoptères dans le ciel avec les menaces terroristes. Ces pilotes devront aussi affronter le froid, avec des températures d’au moins 28°C selon un spécialiste de l'air.
Rassemblés, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

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