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2010

Mois de juin

Les Echos du 09 juin

 

CONFERENCE DE PRESSE DU 8 JUIN 2010
ATT gêné sur la question du remaniement ministériel
Une question posée à ATT sur le remaniement ministériel a été tellement déconcertante pour le président de la République qu’il n’a cessé de le manifester tout au long de sa traditionnelle conférence de presse du 8 juin au palais de Koulouba.
Comme à l’accoutumée, le président Amadou Toumani Touré (ATT) a campé hier le décor de sa conférence de presse marquant son 8e anniversaire au pouvoir. Il a passé environ une heure de temps à parler de ses grands projets et réalisations socioéconomiques avant de se prêter aux questions de la presse. Celles préparées d’avance avec les acteurs et les réponses connus et celles auxquelles il s’attendait le moins.
Le président ATT s’est laissé prendre au dépourvu sur une question de notre confrère Chahana Takiou du "22-Septembre", relative à un remaniement ministériel dont la presse n’a cessé de parler. Le confrère voulait surtout que le président se prononçât sur le départ du Premier ministre Modibo Sidibé. "Je serais à l’aise si je ne répondrais pas à cette question", a sèchement répondu le chef de l’Etat en lançant cette boutade : "Je sais que vous avez dressez des listes, vous avez fait et défait des gouvernements en sortant des noms et en mettant les nom des gens qui sont allés vous voir et d’autres qui ne voulaient pas que leurs noms soient enlevés".
ATT d’enchaîner : "Le gouvernement, c’est moi seul qui peut en décider. Si je ne le sais pas ou je ne le fais pas, vous non plus ne pouvez pas le faire ou le savoir", a-t-il dit. Il a gentiment, mais ferment demandé à notre confrère de lui permettre de ne pas répondre au deuxième volet de sa question concernant le départ ou non du Premier ministre Modibo Sidibé, assis et légèrement décalé à sa droite, dans la salle Maliba du palais de Koulouba.
La question tombée comme un cheveu dans la soupe a dérangé le président, qui fêtait pour la 3e fois d’affilée, l’anniversaire de son deuxième et dernier quinquennat. Il a dit à haute et intelligible voix sa gêne suite à cette question inappropriée. "Dogo, (petit frère), tu as gâté ma journée. On ne fait pas cela à son grand frère", s’est-il plaint en sonhraï. D’ailleurs il n’a cessé de le répéter en français.
La gêne d’ATT visiblement est qu’il ne pouvait rien dire sur le changement de l’attelage gouvernemental en se prononçant sur le départ de son chef physiquement présent.
Sinon le sujet n’a jamais été tabou ni pour lui encore moins pour la presse. Celle-ci n’a rien inventé à ce propos parce que le chef de l’Etat lui-même avait donné la primeur dans une de ses interventions lors qu’il avait évoqué un changement en profondeur du gouvernement avec l’entrée possible d’autres partis politiques, dont ceux de "l’opposition".
Nous y reviendrons.
Abdrahamane Dicko

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POLICE NATIONALE
Les pionnières oubliées
Dans le cadre des 50 ans du Mali, tous les corps des forces armées et de sécurité ont organisé des "quinzaines", qui ont été des occasions pour rappeler les dates marquant le parcours de l’institution. Dans le cas de la police nationale, les "vétéranes" ont été royalement ignorées.
Elles se nomment Coumba Touré, Astan Konaté, Samoura Kouyaté ou encore Kandia Kouyaté. Leurs noms ne diront certainement pas grand-chose à beaucoup de jeunes, y compris dans les forces armées et de sécurité. Et pourtant, ce sont elles qui ont brisé le mythe de corps réservés aux hommes.
En effet, ces 4 femmes, toutes vivantes et toutes à la retraite aujourd’hui ont été les premières à porter l’uniforme, tous corps confondus, en mars 1961, soit juste un an après l’indépendance du Mali !
Et pour cause, après 49 ans d’existence, la police fêtait sa quinzaine, dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale. C’était donc l’occasion, pour la police, de faire connaître davantage au grand public ses missions, son fonctionnement et l’organisation de ses services.
C’est en 1960 que la police fut créée au Soudan français. Le premier directeur des services de sécurité de la République du Mali fut M. Oumar Boré, nommé par décret n°67/PG-RM du 15 février 1961. L’actuel directeur général de la police nationale, le contrôleur général Niamé Kéita est le 16e directeur. Il a été nommé le 10 juin 2008.
On a donné la parole à tout le monde, sauf à ces pionnières qu’on n’a vu nulle part.
Alexis Kalambry

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POLITIQUE
Après le Cnid…
La classe politique fait l’objet d’une grande conjuration, d’un OPA du Mouvement citoyen qui passe par les maillons faibles des formations. Cela a débuté par le Congrès national d’initiative démocratique, par Ndiaye Bah.
Pour partir du Cnid, Ndiaye Bah avait besoin d’arguties. Il n’en a pas trouvé. Depuis 8 ans qu’il est normalement en mission du parti au gouvernement, il a créé plus de problèmes qu’il n’en a résolus.
Ndiaye Bah a été pris à son propre piège : si, comme il le développe dans sa lettre de démission, il part avec une partie importante du parti, pourquoi ne pas, au lieu de partir, organiser un congrès extraordinaire et débarquer Me Tall ? Ce ne serait pas le premier cas démocratique qu’on aurait vu.
Ensuite, pourquoi au Mouvement citoyen ? Pourquoi des hommes politiques, normalement blanchis sous le harnais, débarqueraient dans une association, iraient faire allégeance à un mouvement en fin de mission ? Car, ne l’oublions pas, le MC citoyen a été fondé pour accompagner ATT. Et la fin de mission du général, devrait signifier la mort naturelle du Mouvement.
Au moment où la classe politique, entièrement responsable de notre situation, entièrement coupable d’ATT cherche à se réhabiliter, Ndiaye Bah vient nous rappeler que le combat n’est pas gagné. Il ne devrait tirer aucune gloire de ce coup de poignard planté dans le dos de la démocratie malienne, et son acte, loin de le rehausser, ne fait que donner de lui une image négative, car depuis qu’il est au gouvernement, on l’a rarement vu poser un acte dans le sens du renforcement de son parti ou de la démocratie.
L’autre aspect de ce départ, c’est au-delà du Cnid, la volonté manifeste de créer le grand schisme au sein des partis politiques. Partout, il y a des pantins, des "militants” prêts à vendre leur patrie pour une bouchée de pain ou pour un strapontin. Mais, la réalité est que, quelque part, il y a un grand architecte qui planifie, calcule et projette tout cela, dans le seul dessein d’affaiblir les partis politiques, de les installer dans des crises internes, de les distraire du travail de préparation des échéances de 2012.
Aujourd’hui, ce grand architecte a réussi à attaquer le Cnid, via Ndiaye Bah. Il reste à savoir, qui après le Cnid ? Car, on a vu des offres publiques d’achat (OPA) lancées contre nombres de formations politiques par l’entremise de pseudo-conflits de leadership, d’école ou même de questions bassement matérielles.
Nous y reviendrons.
Alexis Kalambry

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SEGOU
Le Cnid en lambeau
Lundi à Ségou, des membres de la sous-section ont claqué la porte du Cnid/Fyt.
La crise latente qui secouait le Cnid ces dernières années a fini par avoir raison du parti. Il fallait s’y attendre avec la crise de leadership qui s’était installée au sein du Congrès d’initiative démocratique Faso Yiriwa ton entre le désormais ex-secrétaire général, Ndiaye Bah (ministre de l’Artisanat et du Tourisme), et son président, Me Mountaga Tall.
Persistant dans leur logique, l’ex-secrétaire général et d’autres membres du bureau national qui ont pensé que le parti est géré de "façon despote et anti-démocratique" par Me Tall ont rendu le tablier la semaine dernière. Naturellement, en quittant ils ont entraîné d’autres dans leur sillage. Du coup, le démon de la division a vu le jour.
Le Cnid est aujourd’hui mis à rudes épreuves. Au-delà de Bamako, la crise s’est propagée dans le reste du pays. C’est le cas de Ségou où lundi dernier, le président du comité mère du Cnid de Darsalam, Djibril Tall, à la tête d’une délégation composée de membres du comité directeur du parti et de plusieurs autres personnes venues de Bamako, a rencontré les membres de la sous-section de Ségou pour les faire adhérer à sa cause, c'est-à-dire démissionner du Cnid.
Selon nos informations en provenance de la Capitale des Balanzans "Djiby" est parvenu à ses fins. En effet, il a débauché 6 membres de la sous-section de Ségou. Il s’agit d’Ahmed Coulibaly, secrétaire général de la sous-section Ségou, Bakary Diarra, maire de Sakoïba, Lamine Koné, personne ressource, Bilal Touré, 1er secrétaire à l’organisation, Dramane Sissoko, 2e secrétaire à l’organisation et Bamadou Coulibaly, chargé de communication.
Ils en veulent à Me Tall d’avoir géré le parti comme son patrimoine privé. Le plan tel que tracé par ses "amis d’hier", devenus ses adversaires politiques, ne vise qu’à l’isoler davantage sur la scène politique. Selon nos informations, des conseillers municipaux de Dioro auraient également fait défection.
Après Ségou, la délégation des démissionnaires de Bamako serait dans la Capitale du Kénédougou (Sikasso) à la conquête d’autres militants à débaucher. Comme on le voit, le Cnid traverse un autre moment les plus difficiles de son existence.
A l’heure actuelle des débats, la question qui taraude les esprits est celle de la destination politique future des démissionnaires du Cnid.
Mohamed Daou

 

CNID
Déclaration
Le comité directeur du Cnid/Faso yiriwa ton a reçu une lettre de démission de Ndiaye Bah après 15 années au secrétariat général et 8 ans de mission au gouvernement au nom du Cnid/Faso yiriwa ton.
Cette lettre, après vérification comporte :
1. Au niveau des 74 membres du comité directeur : 15 noms communiqués sur lesquels :
• 3 fausses démissions ;
• 7 agents du ministère de l’Artisanat et du Tourisme ;
• 2 démissionnaires depuis 2007.
Soit au total 12 démissionnaires sur 74 membres.
2. Au niveau des 55 sections : Une démission confirmée ; 2 fausses démissions et 1 démission à confirmer sur les 4 annoncées pour les vice-présidents. 2 fausses démissions pour les secrétaires généraux.
3. Au niveau des 50 maires : 2 fausses démissions sur les 3 annoncées.
4. Au niveau des 600 conseillers municipaux : 17 démissions à confirmer
5. Au niveau du Mouvement des femmes : 4 démissions sur 46 membres.
6. Au niveau du Mouvement des jeunes : 1 démission sur 40 membres.
Comme on le constate donc, le déluge annoncé, au vu des chiffres avancés par les démissionnaires eux-mêmes, n’a pas eu lieu.
Le comité directeur qui a donné le meilleur de ce qu’il avait aux chefs de fil des démissionnaires les exhorte à ne pas renier le passé et à ne pas insulter l’avenir par la poursuite de la campagne de calomnies et d’injures en cours depuis quelques temps.
Le comité directeur rassure le peuple du Cnid que la maison Cnid tient bon et que le travail d’implantation du parti se poursuit inlassablement.
Enfin le comité directeur du Cnid/Faso yiriwa ton invite les militantes et militants à la sérénité, au travail pour une victoire que nous savons proche et inéluctable. Inch’ Allah.
Bamako, le 3 juin 2010
P/le comité directeur
Le 3e secrétaire général adjoint
Abba Touré

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GREVE DU SNESUP
La position d’ATT
Si le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) compte sur l’implication d’ATT pour trouver une issue à la grève illimitée, c’est parce que la crise est loin de connaître son épilogue. Le chef de l’Etat a fait connaître sa position dans l’émission "Baro", diffusée sur l’ORTM lundi soir.
Les négociations entre le gouvernement et le Snesup traînent, malgré les nouvelles propositions de l’exécutif, jugées "d’avancée" par les observateurs.
Le syndicat, pour dissiper les nuages, a envoyé une correspondance au chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, lui demandant son implication. Profitant de l’émission "Baro", ATT a fait connaître sa position sur les négociations en cours et a de nouveau tendu la main aux enseignants. Il leur a demandé d’accepter les propositions à eux faites.
Qualifiant les enseignants de "camarades" (se disant lui-même enseignant), le chef de l’Etat a reconnu la nécessité de revaloriser les conditions de travail des enseignants. "Leur travail est des plus difficiles", a reconnu le président de la République.
Il a instruit au gouvernement de faire, dans la mesure du possible, ce qui peut l’être concrètement et sans démagogie pour les grévistes. C’est ce qui a conduit le gouvernement à faire de nouvelles propositions aux syndicats allant dans le sens de l’amélioration des points de revendications exigés par le Snesup.
ATT a fait un survol de ce que le gouvernement a jusque-là consenti comme efforts. Pour celui qui s’est désigné arbitre entre le Snesup et le gouvernement, l’incidence financière des propositions de l’Etat est estimée à près de deux milliards F CFA.
Cependant, ATT a tenu à dire ses quatre vérités sur l’impossibilité de satisfaire totalement les exigences du syndicat. "Le Mali n’a pas les moyens de tout ce que les enseignants demandent tout de suite. Qu’ils acceptent pour le moment ce qui a été proposé et la suite sera vue".
ATT a lancé un message aux enseignants pour qu’ils se surpassent et mettent la nation au-dessus de tout.
Amadou Sidibé

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COUR D’ASSISES
L’empoisonneuse
Aminata Sabara alias Baro, une aide ménagère à Daoudabougou, a été condamnée par la Cour d’assises à 5 ans de réclusion avec sursis pour avoir empoisonné son enfant.
Le 26 février 2009, Aminata Sabara dite Baro, achète au marché de Daoudabougou de la soude caustique. Quelques jours plus tard, précisément le 28 février, elle met une quantité de cette substance dans un sachet d’eau qu’elle donne à son enfant discrètement dans la chambre à coucher de la mère de sa patronne.
Après le forfait et lorsque le nourrisson bavait avec des blessures dans la bouche, elle fit appel à Sokona Coulibaly, la mère de sa patronne qui évacue immédiatement l’enfant au centre de santé de Daoudabougou puis à l’hôpital du Point G et enfin à l’hôpital Gabriel Touré. Heureusement que l’enfant a pu être sauvé et confié à la Pouponnière.
Interpellée pour empoissonnement, l’inculpée a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. A la barre de la Cour d’assises, elle a reconnu avoir administré la soude caustique à son nourrisson de deux mois, dans le but de s’en débarrasser, face au refus de son présumé père de reconnaître et d’assumer sa paternité.
Le représentant du ministère public a dit que l’empoissonnement est une infraction formelle, et que même si l’enfant n’est pas mort, ces faits sont punis par les articles 199 et 200 du code pénal et peuvent donner lieu à l’application de peines criminelles.
A partir du fait que l’accusée a eu l’intention de se débarrasser de son enfant, la Cour l’a condamnée à 5 ans de prison ferme avec sursis.
Anne-Marie Kéita

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SUR LES 6 MILLIARDS CFA DE LA SOTELMA AFFECTES A L’AGRICULTURE
Le CSA réclame sa part
Le commissaire à la sécurité alimentaire (CSA), Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, a demandé lundi au Conseil supérieur de l’agriculture sa part sur les 6 milliards de F CFA de la Sotelma alloués au ministère de l’Agriculture.
Une session extraordinaire du Conseil supérieur de l’agriculture s’est tenue le lundi 7 juin sur le programme d’irrigation de proximité, financé sur les ressources issues de la privatisation de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma).
Après l’ouverture de la session et l’exposé du programme, le président de la République, qui présidait la séance, a donné la parole aux membres du Conseil qui ont fait leurs recommandations et commentaires.
Bakary Togola, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), a félicité l’initiative et salué le président ATT au nom de tous les producteurs.
Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, le commissaire à la sécurité alimentaire, a pour sa part, demandé si une partie des 6 milliards de F CFA pouvait être mise à la disposition de son commissariat. Il reste à savoir ce que le commissariat à la sécurité alimentaire peut faire de l’argent destiné à l’aménagement des zones agricoles.
Le directeur général du génie rural a répondu que le programme d’irrigation de proximité vise à réduire la pauvreté et à lutter contre l’insécurité alimentaire.
Il faut rappeler que les ressources de la Sotelma allouées au ministère de l’Agriculture seront utilisées pour l’aménagement de bas-bonds et mares par la construction d’ouvrages hydro-agricoles et de micro-barrages et la réalisation de périmètres maraîchers.
Sidiki Doumbia


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