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2010

Mois de juin

Les Echos du 08 juin

 

AGRICULTURE
Six milliards de la Sotelma pour irriguer 3440 ha

Le président de la République a mis, lundi, 6 milliards issus de la privatisation de la Sotelma à la disposition du ministère de l’Agriculture pour la réalisation d’un programme d’irrigation de proximité qui aménagera 3440 ha dans les 8 régions du pays. Cette initiative présidentielle a fait l’objet d’une session extraordinaire du Conseil supérieur de l’agriculture.
Une session extraordinaire du Conseil supérieur de l’agriculture s’est tenue hier dans la salle de banquets du palais de Koulouba sous la présidence du président de la République, Amadou Toumani Touré. Cette session a été consacrée au lancement des activités du Programme d’irrigation de proximité comme action de soutien à la croissance économique. Financé sur des ressources issues de la privatisation de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des actions de soutien à la croissance économique.
Le nouveau programme a été exposé par Soumaïla Samaké, le directeur général du génie rural. Selon M. Samaké, le programme est conforme aux dispositions du volet agricole du Programme de développement économique et social (PDES) et à la Déclaration de politique générale du Premier ministre, qui prévoit l’aménagement et la mise en valeur de 103 000 ha, dont 30 000 ha d’aménagement de proximité.
Le Mali est le pays qui a le plus grand potentiel de développement de l’agriculture irriguée de toute l’Afrique de l’Ouest. Mais, l’essentiel de la production agricole de notre pays est tributaire de la pluviométrie et des crues des cours d’eau.
Convaincu du rôle déterminant des aménagements hydro-agricoles, le gouvernement a initié et mis en œuvre des programmes qui ont porté les superficies irriguées à 345 430 ha.
" Le programme d’irrigation de proximité comporte un volet prioritaire portant sur environ 21 000 ha conçu sur la base des inventaires et des demandes des populations", a expliqué Soumaïla Samaké, ajoutant que le programme est en cours de formulation avec l’appui technique de la Coopération allemande.
Le nouveau programme aménagera 3420 ha de bas-fonds et mares par la construction d’ouvrages hydro-agricoles et de micro-barrages et réalisera 20 ha de périmètres maraîchers. Il a pour but de développer l’aménagement progressif des zones recelant d’importantes potentialités hydro-agricoles. Ces aménagements seront réalisés dans toutes les régions : Kayes (1515 ha), Koulikoro (366 ha), Sikasso (1155 ha), Ségou (62 ha, dont plus de 60 000 ha en zone Office du Niger), Mopti (150 ha), Tombouctou (180 ha), Gao (320 ha) et Kidal (10 ha).
Le Programme sera mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture dans le cadre des activités du Programme national des petits et bas-fonds. Le ministre de l’Agriculture, Aghatam Ag Alhassane, a admis que cet argent confortera l’agriculture. Pour le président ATT, l’objectif visé est de faire du Mali une puissance agricole.
L’exécution des travaux du programme qui s’étale entre février 2010 et mars 2011 est assurée par des entreprises sur la base d’appels d’offres.
Sidiki Doumbia

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CHRONIQUE D’IBA
Injustice globale
Quand la terre tourne au rythme de la violence, du terrorisme d’Etat, que font les citoyens et les dirigeants ?
Je me suis réveillé ce matin la tête remplie de petites graines me tapant sur le système, une sévère migraine sans doute. Plus bas, mon cœur me serrant, était lourd comme si un ferry s’était posé dessus. Je le sens, je le sais, ce n’est pas ma journée et je suis un brin anxieux. Je pense très fort aux futures générations. Que de la peine pour elles ! Comment vont-elles se débrouiller dans cette société où l’homme est la pire des espèces, où l’injustice est criarde partout ?
Pourtant, le Tout Puissant ne cesse de nous envoyer des signaux, de nous rappeler sa présence en posant des actes susceptibles de nous faire craindre, de nous faire comprendre que nous n’avons aucune latitude sur certaines quadratures de la vie. Par conséquent, nous devons agir avec mesure, mais certains pays, comme Israël, n’en ont cure !
L’Etat d’Israël, encore lui et toujours lui, plus violent que jamais, se croit invincible et tout permis, mais à force elle est peut-être en train de creuser sa propre tombe, car les populations, à travers le monde, se lassent de ce qu’elle fait endurer au peuple palestinien : colonisation, construction de murs de séparation, blocus maritime, assassinats, bombardements…
L’Etat juif favorise l’émergence d’un sentiment anti-israélien et tout ce que cela engendre. Après l’attaque monstrueuse contre les bateaux d’humanitaires (avec 10 000 tonnes d’aide matérielle : maisons préfabriquées, équipement médical…) à destination de Gaza le 31 mai dernier, des réseaux se créent pour envoyer d’autres expéditions.
Pendant ce temps, les dirigeants se rétractent après les condamnations du début. Mais comment peut-on justifier la mort, de surcroît la mort d’humanitaires ? Ils étaient venus apporter assistance à cette population palestinienne privée de tout : Israël interdit la vente de ciment à Gaza et les habitants sont obligés de construire leur maison avec de la terre. Les enfants palestiniens souffrent de malnutrition.
Les gouvernements occidentaux, si prompts à condamner des régimes à travers le monde et à brandir des sanctions, se font tous petits quand il s’agit de voter des résolutions à l’ONU, de ramener Israël à la raison. Les citoyens du monde, ceux-là mêmes qui marchent actuellement dans les plus grandes capitales du monde de Paris à Amman en passant par Istanbul et New York, se sentent abandonnés par des leaders comme Obama qui incarnait le divorce d’avec la politique deux poids deux mesures. Quand les prétendus justiciers n’honorent pas la justice, il y a de quoi s'alarmer.
Le puissant lobby juif a exécuté son lavage de cerveau et Israël est en passe de décrocher la coupe mondiale de l’Etat voyou qui ne recule devant rien pour maquiller la vérité. Ses soldats débarquent dans des flottilles sur les eaux internationales avec des armes à feu et des chiens. Que voulaient-ils ? Etre accueillis à bord avec des roses et un verre de thé ?
Du côté de Nice, vous savez le grand sommet Afrique-France et ses présidents qui ont répondu à l’appel de Sarkozy, que des condamnations mais sans plus. En tout cas, pas de quoi faire trembler Benyamin Netanyahou et ses acolytes. Les grands porteurs de boubous voulaient surtout immortaliser la pause photo avec Nicolas Sarkozy pendant que leurs citoyens sont mangés par les requins dans la Méditerranée. Les relations d’amitié, c’est d’abord la France qui régularise la situation des sans-papiers, c’est aussi la France qui s’interdit d’expulser dans des conditions humiliantes les ressortissants africains.
Par contre, j’ai apprécié le leadership de Jacob Zuma et à ceux qui disent qu’ATT n’est pas Zuma, je leur réponds que le président malien a intérêt à s’aligner sur la pensée de son homologue sud-africain qui ne fait que respecter les textes de l’Union africaine en affirmant que les putschistes ne sauraient prendre part aux sommets. N’était-il pas plus opportun de les isoler ? Très souvent, ces putschistes ont servi les anciens régimes. Ils ont eu à commettre des forfaits. Il ne suffit pas de troquer le treillis contre le costume cravate pour être blanc comme neige.
A Bamako, on est plutôt rouge comme sang. Non, je ne parle pas du général président. Il est sur le départ et si je ne le laisse pas, il y aura une fatwa familiale contre moi. Bref ! Depuis ma dernière lecture "Quand le pouvoir délire" de Mamadou Belco Ndiaye, j’évite de serrer les mains. Elles sont nombreuses à être rouges ! Les tortionnaires sous le régime de Moussa Traoré courent la rue. Certains sont cités dans le récit poignant de M. Ndiaye, qui comme beaucoup de Maliens, ont été arbitrairement arrêtés, torturés dans le Septentrion malien. "Fort Niantao", nom du maître des lieux qui est toujours vivant, est notre Auschwitz local.
A M. Mamadou Belco Ndiaye, vous qui avez survécu aux pires des atrocités, n’attendez pas la justice. Elle ne viendra pas à vous. La jeunesse malienne et les familles des victimes comptent sur vous pour porter plainte afin de faire justice à ceux qui n’ont pas eu votre chance. Il n’est jamais trop tard. Si vous ne réagissez pas, si vous vous contentez de vous en remettre à Dieu, alors vous laissez la place à ce genre de crimes de se reproduire dans notre Maliba.
Le futur père de famille que je suis, tremble à l’idée que nos plus hautes autorités prennent conseils et bénédictions auprès de criminels qui n’ont même pas eu la pudeur de demander pardon au peuple malien. A ce rythme, demain ils seront présentés comme des héros dans nos manuels scolaires. Allah Akbar !
Birama Konaré

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KOUTIALA
Unité retrouvée dans la section Adéma
La salle de spectacle de Koutiala a refusé du monde samedi dernier. Qu’est-ce qui a motivé une telle mobilisation ? Le peuple Adéma de la Capitale de l’Or blanc s’y était donné rendez-vous pour la rentrée politique de sa section, intitulée : "Forum de redynamisation du parti à Koutiala".
La rencontre que les Abeilles de Koutiala ont voulue exceptionnelle, était placée sous le signe de la redynamisation de leur parti dans le Miniankala. Il faut dire que la section des Rouges et Blancs était minée depuis quelque temps par des dissensions internes. Les dirigeants locaux, encouragés par la direction du parti, ont décidé de taire leurs querelles intestines et d’insuffler du sang neuf à leur formation politique au niveau de Koutiala.
L’événement valait le déplacement des responsables du parti dans la Capitale du Miniankala. C’est ainsi que le comité exécutif du parti était représenté par son 3e vice-président, Tiémoko Sangaré, et par la secrétaire générale du Mouvement des femmes abeilles en la personne de Mme Oumou Traoré. Il y avait aussi le président du Mouvement des jeunes de l’Adéma, Lazare Tembély. De nombreux députés ont également fait le déplacement pour soutenir leurs camarades de Koutiala.
C’est dans une salle pleine comme un œuf que le secrétaire général de la section de Koutiala, Abdoulaye Dembélé, a pris la parole pour présenter les acquis du parti dans sa circonscription en termes de conquête électorale. Malgré la crise interne, le parti affiche à son compteur 2 députés, 8 maires, 107 conseillers municipaux et la présidence du conseil de cercle.
Le député Abdoulaye Dembélé a expliqué les dissensions par les tensions et les frustrations liées à la constitution des listes de candidatures. Il s’est félicité de l’unité retrouvée et s’est réjoui des nouvelles adhésions de militants venus essentiellement de l’Union pour la République et la démocratie (URD).
A sa suite, plusieurs représentants de partis amis ont pris la parole pour dire leur volonté de travailler avec l’Adéma en vue du développement de Koutiala. L’un d’entre eux a tenu ces mots de sagesse : "La compétition ne doit pas nous empêcher de nous unir autour de l’essentiel". Certains n’ont pas écarté la possibilité d’alliances en vue des futures échéances électorales.
Mme Oumou Traoré a soutenu que les tiraillements au sein du parti sont compréhensibles en ce sens que l’Adéma est une grande famille. "Dans une grande famille, tout le monde n’a pas forcément la même vision des choses. Mais les divergences finissent toujours par s’estomper au profit de l’intérêt commun", a-t-elle laissé entendre.
Lazare Tembély a lancé à la tribune que le peuple Adema n’a pas à nourrir de complexe en disant que son parti est le plus fort, le mieux organisé de l’échiquier politique, mais respectueux des adversaires. "Nous voulons redynamiser le parti ici à Koutiala. Pas parce que nous étions en panne, mais pour nous mettre en ordre de bataille pour 2012", a expliqué le président de la jeunesse Adéma.
Tiémoko Sangaré, qui présidait la rencontre, a félicité la section de Koutiala pour son initiative d’organiser un forum de redynamisation du parti dans sa circonscription. Pour le 3e vice-président de l’Adéma, il y a un seul remède contre les dissensions au sein du parti, c’est l’entente derrière la bannière commune et le respect des textes.
" Le respect des règles de gouvernance du parti constitue un impératif incontournable. Quand on se met ensemble et qu’on adopte des règles, on doit s’efforcer de les respecter", a-t-il énoncé, appelant le peuple Adéma à faire de sa grande famille, la plus agréable et la plus enviée sur la scène politique.
Il n’a pas oublié de souhaiter la bienvenue aux nouveaux adhérents, les assurant qu’une place leur sera faite dans leur nouvelle famille. "L’Adéma appartient à nous tous. Tous les militants sont égaux en droit et en devoir".
(correspondance particulière)

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EXAMENS
Plus de 14 726 candidats à l’assaut du Cap
Les épreuves du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) ont démarré lundi 7 juin 2010 sur toute l’étendue du territoire avec 14 727 candidats inscrits dont 3697 dans le secteur industriel contre 11 030 pour le tertiaire.
Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, a effectué hier la traditionnelle tournée de certains centres d’examen pour constater de l’effectivité des dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves du Cap.
La délégation ministérielle, composée du gouverneur du district de Bamako Ibrahima Féfé Koné, du maire de la capitale, Adama Sangaré, et des membres du cabinet s’est félicitée du climat de sérénité qui prévalait dans les centres visités.
C’est au lycée Askia Mohamed que Salikou Sanogo a procédé à la remise officielle du premier sujet aux 1161 candidats dont 417 filles du secteur industriel (plomberie, dessin bâtiment, boulangerie pâtisserie) repartis entre 44 salles. Là-bas, il faut noter qu’une quinzaine de surveillants n’ont pas répondu à l’appel.
" Nous avons pris des dispositions pour remplacer immédiatement les surveillants absents par des suppléants", a révélé le chef de centre du lycée Askia Mohamed. En dépit de ces absences et quelques retards ça ou là de candidats, aucun autre problème majeur n’était à signaler.
Le Centre de formation professionnel Soumaoro Kanté (CFP) et l’Ecole centrale pour l'industrie, le commerce et l'administration (Ecica) qui abritaient les candidats des filières tertiaires ont également reçu la visite du ministre qui a tenu à leur prodiguer de conseils et bonne chance aux candidats.
Aux termes de sa visite, Salikou Sanogo a réaffirmé sa satisfaction. A la question de savoir s’il avait des inquiétudes par rapport à la collaboration des enseignants pour la bonne réussite des examens de fin d’année, il a répondu que ces derniers l’ont assuré de leur disponibilité.
Amadou Waïgalo

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CARAVANE DE L’INTEGRATION
Le Mali, pays hôte des caravaniers
Pour sa cinquième étape, la Caravane de l’intégration, est entrée au Mali le samedi 5 juin par Kita en provenance de la Guinée-Conakry.
L’entrée au Mali de ces étonnants voyageurs par la ville de Kita, le bassin arachidier du pays, s’est déroulée dans une bonne ambiance qui a régné tout au long du trajet entre la Guinée-Conakry et le Mali. Les populations des villes et villages traversés n’ont cessé de manifester leur engouement et leur joie à l’équipe.
Partis du Sénégal, le 11 mai, les caravaniers ont sillonné tour à tour des villes du pays de départ ainsi que celles de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la Guinée-Conakry. En Guinée-Conakry où elle a passé 7 jours, la Caravane de l’intégration, parrainée par l’Uémoa et qui est une initiative d’Africable, la chaîne du continent, entame ainsi sa 5e étape.
Les messagers de l’intégration africaine, au Mali depuis le samedi sont entrés par la ville de Kita, au sud-ouest du pays en provenance de Mamou, Kindia, Kankan et Siguiri, en Guinée Conakry.
Le voyage jusque-là se déroule dans d’assez bonnes conditions. Les autorités et populations des pays et villes d’accueil se sont toujours mises à la disposition de la caravane en ce qui concerne la mobilisation et l’accueil.
Le camion-podium embourbé dans le village de Sirakoro situé à 80 km de Kita, a été un moment difficile pour l’équipe de la caravane qui a accusé du retard sur son programme.
Le Mali est la plus longue étape sur les 11 étapes prévues de la caravane. Elle va y séjourner pendant 18 jours et visitera 18 régions et cercles. Après les parcours de Kita-Kéniéba ; Kéniéba-Kayes ; Kayes-Nioro ; du 4 au 7 juin 2010, les caravaniers étaient à Bamako la capitale, le 7 juin.
Pour coller à l’actualité malienne, il est prévu à la date anniversaire de l’accession au pouvoir du président ATT, le 8 juin, une émission 24 h à Bamako. Les caravaniers seront en ce moment les hôtes du président de la République.
L’entrée en fanfare des caravaniers a donné lieu lundi soir à une grande manifestation au CICB, avec une brochette d’artistes nationaux et internationaux. Kita est la première ville de l’étape malienne à ouvrir ses portes aux caravaniers de l’intégration. Le voyage de Kita et la ville frontalière de Siguiri en territoire guinéen, a duré près de 24 h. La Caravane a quitté Siguiri le vendredi 4 mai à 8 h pour arriver à Kita en début de matinée du samedi 5 mai 2010 heure locale du Mali.
La durée du voyage s’explique beaucoup plus par les nombreux arrêts en cours de route. Ces arrêts ont été provoqués par les nombreuses cérémonies organisées par les autorités et les populations des localités traversées. Celles-ci manifestaient à tout bout de champ leur sympathie et engouement aux caravaniers.
Toutes les étapes se suivent et se ressemblent sur le plan accueil et cérémonial organisés à l’endroit de la Caravane de l’intégration, lancée le 8 mai 2010, à Dakar, aux pieds du Monument de la Renaissance africaine, par le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade.
Les populations des villages guinéens et maliens offraient dans la mesure de leurs moyens convivialité et amour à la délégation. Au-delà des manifestations folkloriques faites de manière spontanée, des populations donnaient à boire à leurs hôtes ou leur apportaient des cacahuètes en guise de solidarité.
La caravane est toujours un moment intense d’échanges et de connaissance de l’autre dans le cadre d’une intégration africaine. L’ensemble des caravaniers sous la direction d’Eric Amenouvé et du logisticien, le colonel Gimba Sissoko, ont partagé le quotidien des habitants de Doko et Niagassola en Guinée et de Sossaba et Konikoro au Mali.
A Kita, les caravaniers ont été installés au centre d’accueil de la ville. Les hôtes de la Cité de l’Arachide ont ensuite procédé à la traditionnelle parade dans la ville. Les autorités administratives, politiques et coutumières ont reçu à leur tour le salut des caravaniers. Dans la soirée, une animation au camion podium a créé une réjouissance populaire à Kita.
Abdrahamane Dicko

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COUR D’ASSISES
La bande de malfrats
Accusés d’association de malfaiteurs, de vol qualifié, complicité de vol par recel, détention et vente illégale d’armes, Boubacar Bah alias Flaké, Malick Diakité alias "le Gros", Kasim Dembélé, Madou Ballo alias "Madèsse", Sidiki Karambé, Mamadou Coulibaly alias "Sagara", Bourama Guindo, Chaka Kéita, Aliou Diarra dit "Dabakalani", Boubakar Tounkara alias "400", Modibo Coulibaly, Mandé Sidibé dit "Rougeaud", Bengaly Kanté et Hamadi Traoré ont été, chacun, condamnés par la Cour d’assises à 5 ans de prison ferme.
Selon les faits, c’est à l’aube du 5 août 2006 que la patrouille de la brigade de recherche du commissariat du 2e arrondissement a procédé à l’interpellation de Boubacar Bah, poursuivi par la clameur publique pour s’être, en compagnie de Malick Diakité dit "Le Gros" et Kasim Dembélé alias Baba, introduit dans une concession sise à l’Hippodrome pour y soustraire une mobylette.
L’enquête diligentée aboutit successivement à l’interpellation de Malick Diakité, Kassim Dembélé et Alou Diarra. Ce dernier dénonce Hamadi Traoré qu’il présente comme étant le vendeur au profit de leur bande, des pistolets de fabrication artisanale détenus par le chef de la bande en l’occurrence Malick Diakité.
Les investigations ont permis en outre l’interpellation des autres membres du groupe et à la saisie de plusieurs mobylettes et bicyclettes, ainsi que d’un arsenal de matériels composés, entre autres, d’un pistolet, trois coupe-coupe, deux couteaux, deux tenailles, un tournevis et un gourdin.
Interrogés sur les faits, les inculpés, à l’exception de Bengaly Kanté, les ont reconnu, affirmant leur appartenance à une association de malfrats spécialisée dans le vol des mobylettes dans des quartiers ciblés comme l’Hippodrome, le Banconi, Fadjiguila et Dianguinébougou.
Un des témoins et victime d’agression du nom de Karim Fofana a pu sans difficulté reconnaître Madou Ballo comme étant celui qui l’a braqué avec le pistolet en lui intimant d’abandonner sa moto.
Le ministère public, parti des faits, a reconnu que c’est une bande formée dans le but de commettre des attentats contre les personnes ou des propriétaires. De ce fait, les preuves sont suffisamment établies pour les condamner, a-t-il conclu.
Après les interventions des avocats de la défense qui n’ont pas pu prouver leur innocence, la Cour après délibération a condamné chacun des accusés appartenant à la bande, à 5 ans de prison ferme.
Anne-Marie Kéita

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BRUITS SOURDS
Koulikoro : Bras de fer exploitants de sable/autorités
A Koulikoro, les exploitants de sable et les autorités municipales ne parlent plus le même langage. A l’origine de cette mésentente, l’augmentation du prix de sortie des camions bennes. Dans un passé récent, ceux-ci étaient soumis au paiement de 2000 F CFA par camion. Mais, cette année, le conseil communal a fixé le prix de sortie des camions à 3000 F CFA, soit 1000 F CFA de plus.
Une décision contre laquelle les exploitants de sable ont vigoureusement protesté jugeant le coût élevé. Pourtant, les autorités communales de Koulikoro n’entendent pas les choses de cette oreille. Elles maintiennent leur décision. La conséquence de ce bras de fer avait entraîné la semaine dernière une certaine paralysie dans le sous-secteur de transport de sable et de graviers.
Ce qui, à n’en pas douter, avait perturbé le déroulement normal de nombreux chantiers dans le district de Bamako et environs puisque les transporteurs de sable et de graviers avaient décidé de mettre la clé sous le paillasson jusqu’à ce que les autorités municipales revoient à la baisse le nouveau tarif à eux imposés. A ce rythme, si un compromis n’est pas trouvé, il n’est pas exclu que le prix du sable prenne de l’ascenseur dans les jours à venir.

Gao : Des partants volontaires à la retraite au parti Sadi
La nouvelle est tombée samedi dernier à Niamana où les cadres et militants du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi) s’étaient retirés pour parler de la conquête et de la gestion du pouvoir à l’initiative de la Fondation Rosa Luxemburg en partenariat avec le parti Sadi : des partants volontaires à la retraite de Gao ont appelé les responsables de Sadi pour leur signifier qu’ils sont désormais membres à part entière du parti. Outre ces partants volontaires à la retraite de Gao, il y a ceux de Bourem et d’Ansongo qui ont également donné leur voix. Des nouvelles adhésions qui ne pouvaient que réconforter les responsables du parti Sadi par la voix de son président.
Cheick Oumar Sissoko a laissé entendre que la notion de partants volontaires à la retraite qui découle de l’ajustement structurel imposé par les bailleurs de fonds depuis les années 1989-1990 a eu des conséquences néfastes sur la vie de nombreux foyers. Ainsi, dira-t-il, des familles ont été disloquées, des couples séparés, des chefs de famille humiliés et morts en paria. A en croire M. Sissoko, sur les 313 milliards de F CFA mis à la disposition du gouvernement malien pour être versés aux partants volontaires à la retraite, celui-ci n’a débloqué que 29 milliards de F CFA. Où est parti le reste du fonds ?
Selon le porte-parole des partants volontaires à la retraite, un certain Mamadou Lamine Maïga, le choix du parti Sadi repose sur le fait qu’il saura défendre le dossier auprès de qui de droit. Les " arrivants" seraient des militants URD.

Double identité du maire de Ségou : verdict le 10 juin prochain
Il n’est un secret pour personne que l’actuel maire de la Commune urbaine de Ségou est détenteur de deux extraits d’acte de naissance. L’affaire est pendante devant le Tribunal de première instance de Ségou qui doit en principe rendre son verdict ce 10 juin.
En attendant, le maire Cnid est poursuivi pour détention de deux actes de naissance. Sur le premier extrait, son nom est Ousmane Karamoko Simaga fils de Karamoko et de Fatoumata Kaloga en date du 18 septembre 1961.
Par contre, sur le 2e acte, il porte le nom de Banzoumana Simaga fils de Karamoko et de Fatoumata Kaloga. Selon nos informations, l’acte qui porte la mention Banzoumana Simaga est le document original et authentique mais que celui portant le nom Ousmane Simaga est un faux document puisque établi le 9 avril 2009 à la veille des élections communales. Le pot au rose a été découvert après une joute orale entre l’actuel maire de Ségou et son chargé de l’état civil, Mamadou Diallo, qui l’aurait dénoncé à la gendarmerie.
Dès lors, le candidat malheureux du MPR, Mamadou Traoré s’est saisi du dossier et a porté contre le maire. Si les faits s’avèrent, la décision de la justice aura comme implication l’annulation de la liste Cnid et l’organisation des élections communales partielles dans la Cité des Balanzans.


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