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2010

Mois de juin

Les Echos du 03 juin

 

STOCKS DE RIZ A L’OFFICE DU NIGER
Producteurs cherchent preneurs
En dépit des transactions commerciales intervenues entre les organisations paysannes et l’Office des produits agricoles du Mali (Opam), il existe du riz en vrac dans la zone Office du Niger qui attend d’être écoulé.
Vendredi et samedi derniers, les chefs d’agence et de bureau du Système des Nations unies étaient dans les plaines du delta intérieur du Niger à l’initiative du secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sédizon), Pour jauger l’immense potentialité de l’Office du Niger et identifier les problèmes qui peuvent faire l’objet d’intervention.
Samedi à N’Débougou, où il a été question des préparatifs de la nouvelle campagne agricole 2010-2011 à l’Office du Niger, les producteurs, par la voix de leur délégué général Abdoulaye Daou, ont lancé un cri de cœur relatif à l’important stock de riz déposé dans les magasins pendant que la nouvelle campagne pointe à l’horizon. Présentement, près de 4000 tonnes de riz paddy et 2200 tonnes de riz marchand dorment dans des magasins malgré les transactions commerciales effectuées entre les organisations paysannes et l’Opam.
Le PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, a déploré cet état de fait qui, selon lui, démontre l’insuffisance de l’organisation du circuit de commercialisation du riz. A cet égard dira-t-il, "il convient de mieux structurer le circuit de commercialisation afin que les producteurs puissent tirer profit des fruits de leur labeur". A l’Office du Niger, on ne parle pas de déficit, mais d’excédent.
Seulement, les producteurs sont confrontés à un problème d’écoulement. Avec cette mévente, bon nombre de producteurs se demandent comment faire face aux crédits agricoles et autres dépenses. En réalité, ils ne parviennent à s’acquitter des charges (redevance eau, crédits intrants…) qu’après la vente de leurs produits.
" Ici, dans la zone Office du Niger, nous avons du riz dans les magasins. Mais nous sommes confrontés à un problème d’écoulement. La mévente s’est installée. L’hivernage s’approche nous avons des stocks", a témoigné le délégué général des producteurs. Pendant que des stocks importants attendent d’être écoulés, les cultures de contre-saison sont arrivées à maturité.
Les récoltes ont même commencé dans certaines parcelles. C’est dire qu’au rythme où vont les choses, si rien fait, les récoltes de la contre-saison viendront s’ajouter à celles de la campagne écoulée.
Devant l’inquiétude des producteurs, les chefs d’agence et de bureau du SNU ont mis la main à la poche en achetant séance tenante deux tonnes de riz. Ce geste est destiné à inciter d’autres à leur emboîter le pas pour évacuer l’important stock sous les bras des producteurs.
En tout état de cause, les responsables du Système des Nations unies ont affiché un optimise certain, fondé sur le fait que c’est la preuve que les récoltes ont été bonnes au point que des excédents sont dégagés. La même thèse a été soutenue par le Sédizon qui a laissé entendre que sa gêne et sa désolation auront été "si les producteurs avaient parlé de déficit".
Gageons qu’après l’acte du Système des Nations unies, d’autres se bousculeront à la porte de l’Office du Niger pour des commandes plus importantes au bénéfice et des producteurs et des consommateurs.
Mohamed Daou

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INCENDIE DU MARCHE DE GAO
La compassion de l’Etat signifiée aux victimes
Deux membres du gouvernement, en l’occurrence le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama et son homologue du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, se sont rendus le vendredi 28 mai 2010 à Gao, à 1200 km de Bamako, pour apporter le soutien du gouvernement aux victimes de l’incendie du marché "Washington" de la Cité des Askia.
Les ministres étaient accompagnés des membres des cabinets du ministère de l’Administration territoriale, de l’Industrie et du Commerce, mais aussi du directeur national du développement social, Alassane Boccoum, et du directeur national de la protection civile.
Avant la visite du site, les ministres ont eu droit, au pied-à-terre de Gao, à un large exposé des faits par les membres de la commission mise sur pied après ce terrible incendie survenu dans la nuit du samedi 22 mai 2010. Un film concocté par l’ORTM Gao sur le sinistre, projeté à l’intention de la délégation, pouvait mieux peindre la situation.
Le gouverneur de la région, le colonel Kalifa Kéita, en sa qualité de président de ladite commission, a fait part ensuite des difficultés qu’ont connues les services des sapeurs-pompiers, qui ne disposaient que d’un seul camion-citerne contraint d’aller chercher l’eau à environ 7 km de la ville.
" La tâche fut très rude pour les agents de la protection civile. Ils étaient obligés de se rendre jusqu’à l’Asecna pour se ravitailler en eau parce qu’il n’y a pas une seule bouche d’incendie près du marché", a dit, dépité, le chef de l’exécutif régional.
Dénonçant la même situation, le maire de Gao, Sadou Harouna Diallo, a blâmé EDM-SA, mais aussi les nombreuses banques qui peuplent les lieux, incapables d’installer des bouches d’incendie. "Nous allons reconstruire notre marché. Désormais tous les marchés de Gao seront munis de bouches d’incendie", a déclaré le maire de Gao.
Du bilan de ce sinistre, le directeur régional du commerce de Gao, Soumaïla Guittèye, sur la "foi des déclarations", chiffre à 237 le nombre de victimes enregistrées opérant sous quelque 210 hangars et 32 boutiques. Selon lui, la Chambre de commerce estime à 670 millions CFA les pertes globales. Un chiffre "provisoire" d’autant que toutes les estimations n’ont pas encore été faites, dira-t-il.
Le directeur régional de l’urbanisme de Gao exige, lui, un sondage sur les deux bâtiments qui abritaient des boutiques "pour éviter tout écroulement impromptu des édifices".
Remerciant les autorités politico-administratives de la ville de Gao et l’Asecna pour les efforts fournis en vue de circonscrire rapidement le feu, le ministre Gassama a cependant mis à l’index "les installations électriques anarchiques qui ont pu occasionner un court-circuit". Le général Sadio Gassama a interpellé le directeur régional d’EDM-SA sur sa responsabilité à veiller sur "les branchements". D’autant qu’il y a deux ans, précisément le 31 mai 2008, un incendie similaire avait brûlé le marché de légumes de Gao.
Le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, a, pour sa part, invité les autorités locales de la ville à penser singulièrement aux victimes les plus précaires. "En matière de soutien et d’aide, par solidarité pensez aux victimes précaires, aux plus vulnérables", a lancé le ministre Diakité, appelant à des solutions pérennes pour éviter aux mieux les sinistres.
Réunis à la mairie de Gao, les deux ministres ont rencontré les commerçants, victimes du feu. L’occasion fut bonne pour les sinistrés de demander de l’aide. Ces appels de détresse ne sont pas tombés dans des oreilles de sourds. Séance tenante, le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile a remis un chèque de 30 millions de F CFA au gouverneur de la région en guise d’aide du gouvernement aux victimes.
Ibrahim Guindo
(CC/MDSSPA)

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COUR D’ASSISES
Quatre ans de réclusion pour le voleur de moutons
Mamadou Mamourou Sangaré, né vers 1960 à Dio-gare, a été condamné lundi dernier à 4 ans de prison ferme pour avoir volé deux moutons.
Accusés de vol qualifié et de complicité de vol qualifié, Dramane Diallo et Mamadou Mamourou Sangaré étaient lundi à la barre de la Cour d’assises pour s’expliquer sur leur méfait.
Dans la nuit du 11 au 12 novembre 2005, vers 4 h du matin, Yacouba Koné a constaté la disparition de ses deux moutons, un coq rouge et deux paires de chaussures. Il procède ainsi à des investigations qui le conduisent à Kati Farada devant la rôtisserie de Boubacar Guindo. Ce dernier, interrogé sur la provenance des deux moutons, affirme que c’est Mamadou Mamourou Sangaré, un voisin du quartier qui lui a vendu les deux moutons.
Interpellé sur les faits, Mamadou Mamourou Sangaré a reconnu avoir volé les deux moutons en compagnie de Dramane Diallo. C’est ainsi que Mamadou Mamourou Sangaré, Dramane Diallo et Boubacar Guindo ont été mis sous mandat de dépôt le 18 novembre 2005. Quelque mois après Dramane Diallo et Boubacar Guindo ont été mis en liberté provisoire. Mais Mamadou Mamourou Sangaré est resté en prison.
Les trois personnes devaient comparaître ensemble devant la Cour d’assises. Comme Boubacar Guindo est décédé, ce sont Mamadou Mamourou Sangaré et Dramane Diallo qui étaient devant les jurés. Le représentant du ministère public a demandé à la Cour de les retenir dans les liens de l’accusation.
Après délibération, la Cour a acquitté Dramane Diallo et a reconnu Mamadou Mamourou Sangaré coupable et l’a condamné à 4 ans d’emprisonnement ferme. Sous mandat de dépôt depuis 2005, Mamadou Mamourou Sangaré a déjà purgé cette peine.
L’autre fait marquant de ce procès a été la condamnation de feu Boubacar Guindo par contumace. Puisque son acte de décès n’avait pas été versé dans les dossiers, la Cour a déclaré feu Boubacar Guindo coupable en le condamnant à la perpétuité par contumace.
Sidiki Doumbia

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MINISTERE DE L’EQUIPEMENT
La Daf dans l’œil du cyclone
En moins de 5 mois (de janvier à avril 2008), la direction administrative et financière (Daf) du ministère de l’Equipement et des Transports a dilapidé près de 250 millions de F CFA. Ce dossier a été transmis à la justice.
Parmi les structures de l’Etat qui ont fait objet de contrôle de la Cellule d’appui aux structures de contrôle administratif (Casca) figure la direction administrative et financière du ministère de l’Equipement et des Transports. Les enquêteurs y ont découvert des pratiques irrégulières de gestion et d’administration et suggéré que le dossier soit transmis à la justice.
La direction administrative et financière du ministère de l’Equipement et des Transports est mise en cause par les contrôleurs tant sur le plan de l’administration que de la gestion financière. Administrativement, il est reproché à la Daf la non-observation des règles de concurrence minimales en violation de l’article 3 du code des marchés, mais surtout la caducité du décret déterminant le cadre organique de la Daf, l’inexistante de l’arrêté fixant les détails des attributions des sections, le manque de description détaillée des tâches attribuées aux agents.
Sur le plan financier, il lui est reproché des fractionnements de dépenses d’un montant de 239 millions de F CFA en violation des dispositions de l’article 4 du code des marchés, des factures sans numéros d’identification fiscale, la prise en charge de dépenses non éligibles sur la régie d’avances, l’existence d’un écart de 9,5 millions de F CFA entre le solde théorique et le solde physique constitué d’avance en frais de mission non encore justifié au titre de 2008 et des agios pour 30 090 F CFA.
Précisons que les faits s’étendent sur la période 1er janvier 2008-6 avril 2008. Il est également reproché à la Daf du MET l’augmentation de la consommation mensuelle de l’eau et d’électricité, l’inexistence de fiche de relevé des compteurs d’eau et d’électricité et l’application arbitraire par Energie du Mali (EDM) de la facturation.
Denis Koné

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CONTROLE DES STRUCTURES ETATIQUES
L’Opéra du Sahel épinglé pour plus de 3 milliards F CFA
La Cellule d’appui aux structures de contrôle administratif (Casca) dans son dernier rapport épingle l’Opéra du Sahel, accusé de dilapidation de fonds pour un montant de plus de 3 milliards de F CFA. Les faits sont tellement graves qu’il a été jugé nécessaire de transmettre le dossier à la justice.
L’Opéra du Sahel ou Bintou Wèrè est un projet co-financé par le Mali et la Hollande et relevait du ministère de la Culture. Il avait pour but d’offrir aux artistes de la sous-région, l’occasion d’étaler leurs talents dans les domaines du théâtre, de la danse, de la musique, etc.
Sa première représentation mondiale eut lieu le 17 février 2009 à Bamako en présence de la princesse Laurentien, du prince Friso et de la princesse Mabel des Pays-Bas. Cette unique production africaine a été tenue dans un théâtre en plein air spécialement construit sur les bancs du Niger devant 2000 spectateurs. Après une représentation générale le 2 novembre, l’Opéra voyagera vers d'autres pays.
La Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’Etat, dans son rapport de l’année 2010, a découvert que les fonds alloués à ce projet ont été gérés de manière non orthodoxe. Les faits sont si graves que les enquêteurs ont estimé nécessaire de transmettre le dossier aux autorités judiciaires afin de faire la lumière sur la gestion des fonds et de punir éventuellement les auteurs de cette dilapidation de fonds publics et aides étrangères.
Les enquêteurs reprochent aux responsables du projet la non-justification de dépenses d’un montant de 17 058 750 F CFA, la facturation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un montant 52 685 455 F CFA, la justification de retraits bancaires de 81 282 595 F CFA, le paiement sans base juridique de 20 010 400 F CFA d’honoraires à l’équipe technique.
Ce n’est pas tout, car les "limiers" ont également découvert l’exécution de dépenses d’un montant de 98 177 500 F CFA au titre de restauration et sans précision de la période de restauration ni de la liste nominative des clients. Autres griefs formulés à l’encontre des gestionnaires du projet ce sont : le non remboursement des cautions locatives pour 1,1 million de F CFA, le paiement non justifié de 7,2 millions de F CFA dont 4,8 millions F CFA à un tiers.
Dans leur travail d’investigation, les enquêteurs ont aussi découvert le paiement de 20 250 000 F CFA au titre de location de voiture à une société fictive, c’est-à-dire une société qui n’existe pas en réalité et le non enregistrement de 410 822 000 F CFA remis par une représentation diplomatique et encaissé par l’agent comptable ainsi que la non justification des factures de location de voiture pour un montant de 11,5 millions de F CFA.
Sur le plan administratif, il est reproché au projet de l’inexistence de statuts et de textes spécifiques définissant les missions et les modalités de fonctionnement de l’Opéra ainsi que la non création d’une association de droit malien ou d’une structure chargée de la production exécutive de l’Opéra conformément à l’article 1er du contrat de production. L’inexistence de bordereaux de livraison et de procès-verbaux de réception et l’inexistence d’appel d’offres en violation du code des marchés publics.
De quoi donner du tournis à tous ceux qui ont été peu ou prou concernés par la gestion de l’Opéra du Sahel dont la baguette risque d’être vraiment de fer pour beaucoup.
Denis Koné

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SEMINAIRE UNION EUROPEENNE/MALI
Un nouveau programme de développement
Dans le cadre de ses programmes d’aide au développement, la commission d’aide au développement de l’Union européenne (UE) présente un nouveau programme de développement…
Lancé par la commission européenne (CE), le dialogue structuré (DS) est une initiative conçue afin de discuter la participation des organisations de la société civile (OSC) et des autorités locales (AL).
C’est un mécanisme qui vise à améliorer l’efficacité de toutes les parties prenantes engagées auprès de la coopération au développement de la CE qui se base sur les débats liés à l’agenda sur l’efficacité de l’aide. En effet, c’est un mécanisme de concertation et de recherche du consensus, non un processus de négociation.
Processus inclusif, le DS est aussi global à plusieurs niveaux et s’article autour d’événements et de discussions en ligne. Bruxelles a abrité le lancement officiel et une session de travail s’y déroule présentement. Quatre autres séminaires pour chacune des régions, Afrique, Amérique latine, Asie, et leur voisinage en 2011. Après son lancement officiel en mars 2010, Bamako est la première à accueillir le séminaire du dialogue structuré pour la région Afrique.
En tant que processus inclusif, le DS rassemble la CE, le Parlement européen, les Etats membres de l’UE et les pays partenaires de l’UE. L’événement a réuni environ 120 personnes dont les représentants des OSC, des AL, des délégués UE venant de 14 pays africains. Il y a aussi des délégués de la CE, ceux du Parlement européen et des plates-formes d’OSC et AL européennes engagées dans la session de travail qui se tient à Bruxelles. Les séminaires régionaux ont été pensés pour que puissent être intégrées les perspectives et les voix venues des OSC et des AL des pays partenaires de l’UE.
La réunion a lieu dans la salle Union africaine de l’hôtel de l’Amitié en présence de Bakary Doumbia, président de la Fécong, le représentant de Mme l’ambassadrice d’Espagne qui est aussi la présidence de l’UE, Norbert Neuser député européen, Koos Richelle directeur général d’EuropeAid, membre de CE en plus des représentants de tous les partenaires de l’UE.
Le Premier ministre Modibo Sidibé a présidé l’ouverture de la rencontre. Chaque partie a mis l’accent sur l’importance de la bonne marche du projet et l’exécution correcte des activités par toutes les parties.
Le prochain séminaire se tiendra à Asunción (Uruguay), en Amérique latine. Le dernier est prévu à New Delhi (Inde) en novembre 2010.
Aminata Amadou Lah
(stagiaire)

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FACOH DONKI DIARRA
" Crime en mode majeur" en librairie
Facoh Donki Diarra, chercheur à l’Institut des sciences humaines, vient de faire paraître aux éditions Jamana (2010) son premier roman qui porte le titre de "Crime en mode majeur".
Il ne s’agit pas d’un polar (roman policier) comme son titre semble le suggérer, mais bien d’un roman de mœurs avec en toile de fond les dessous de la politique locale de l’époque. L’action du livre commence sous la période dure du Comité militaire de libération nationale (CMLN) et se termine avec l’avènement de la démocratie, soit une longue période historique qui voit défiler différents personnages, tous aussi antipathiques et impopulaires les uns que les autres.
Dans cette situation apparaît Macono, un jeune paysan sorti de l’école sans niveau, mais ambitieux et désireux d’atteindre le sommet de la pyramide sociale de l’époque. Assez sensé, il exploite la naïveté d’un officier de l’armée, par ailleurs beau-frère du chef de la junte militaire au pouvoir et chef de l’Etat, qui arrive, sans son influence, à le faire enrôler sans concours dans la police nationale.
Suivant le principe que la fin justifie les moyens, il s’enrichit énormément ainsi qu’il était permis à un policier de le faire à l’époque, mais dans son élévation sociale, il oubliera ses parents villageois auxquels il ne sert à rien malgré les nombreuses sollicitudes. Il parvient même au rang de commissaire de police et se marie avec une belle fille de la ville qui l’enfonce encore un peu plus dans le dénigrement de ses parents, arrivant aussi à faire de lui un paria en uniforme.
L’avènement de la démocratie n’arrive pas à le faire changer de méthode de travail et il fait comme si rien n’était. Finalement, il est confondu dans une affaire de vol d’or survenue dans son propre commissariat et est rayé des effectifs de la police malgré les nombreuses interventions préparées dans ce but. Récupéré par ses parents villageois, il rejoint le village natal, mais s’y comporte à nouveau en délinquant et commet encore un vol impardonnable, celui d’un objet sacré du culte traditionnel qu’il voulait vendre à des Européens. Il trouve une mort atroce dans cette effroyable tentative.
A travers cette œuvre, c’est une partie des mœurs politiques du CMLN qui est décrite avec minutie, de même que les méthodes répressives inhumaines et le recrutement par la voie du copinage et du clientélisme. Sur ce chapitre, la situation semble avoir peu évolué puisque ce sont les mêmes pratiques qui continuent même si de plus en plus l’argent joue un rôle prépondérant dans le recrutement à la police nationale ou dans la fonction publique.
L’autre problème que soulève ce roman, c’est l’inconscience des jeunes ruraux qui réussissent en ville mais ignorent volontairement leurs parents. Espérons que la leçon de Macono leur sera utile.
Facoh Donki Diarra est né vers 1953 dans un village de Koulikoro qui s’appelle Tiétiguila. Il a fait ses études supérieures en histoire en France, à l’Université de Dijon où il a obtenu un DEA en histoire contemporaine. Chercheur à l’Institut des sciences humaines de Bamako, il a écrit des articles sur le peuplement bamanan du Bélédougou (Etudes maliennes), aussi que des études de sociologie et d’anthropologie sur la société bamanan dans la revue culturelle Jamana. Il est l’auteur également de quelques nouvelles dans la même revue.

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

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OpeneNRICH

 

 




 
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