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2010

Mois de juin

Les Echos du 02 juin

 

PARC NATIONAL DU MALI
Le gouvernement cache la vérité
Le gouvernement a cédé à Trust Aga Khan pour la culture, l’espace compris entre le Musée national et le Jardin zoologique, pour exploitation. Ce projet cache beaucoup de zones d’ombre, contrairement à ce que le gouvernement tente de nous faire croire.
Le ministère de la Culture, et le Trust Aga Khan pour la culture (AKTC) ont signé en février 2006, un projet "Parc national du Mali". L’objectif visé par la réalisation de ce projet est de faire du "Parc national du Mali", "un espace culturel de loisirs au service du développement économique et social de la ville ; une grande infrastructure environnementale permettant d’assurer la conservation des espèces végétales autochtones ; un pôle d’attraction pour les visiteurs nationaux et étrangers".
Le site ainsi attribué à AKTC comprend le Musée national, le Parc botanique, le Jardin zoologique et même une partie de la forêt classée de Koulouba. Mais, ce qu’on ne dit pas, c’est que le Cespa a été prié d’aller se trouver un nouveau logement, après un investissement de plusieurs milliards de F CFA du Mali et de ses partenaires pour abriter ce centre, unique en Afrique et qui fait la fierté de tout le monde.
Le Jardin botanique a été conçu pour empêcher l’inondation des quartiers de Niaréla et de Bozola qui étaient, à chaque saison des pluies, victimes des eaux de ruissellement qui descendaient de la colline de… Koulouba.
Pour ne citer que ces deux aspects, le projet de "Parc national du Mali" cache beaucoup de zones d’ombre puisque le contrat liant l’Etat du Mali (via le ministère de la Culture) à Trust Aga Khan pour la culture, a été rédigé par ce dernier, et donc en sa faveur.
Ainsi, à la surprise générale, le conseil des ministres du mercredi 19 mai 2010, sous la présidence d’Amadou Toumani Touré, président de la République, a, selon le communiqué qui a été rendu public, affirmé que le projet "Parc national du Mali" sera mis en œuvre avec l’appui du Trust Aga Khan pour la culture qui contribuera au financement du projet sous forme de don. Cela est loin d’être la vérité. En effet, Trust Aga Khan pour la culture se sert grassement sur la bête et pour cause !
En effet, peut-on parler de "don", quand, selon les clauses contenues dans les articles 4 et 10 de "la lettre d’intention", l’Etat malien et Trust Aga Khan pour la culture conviennent qu’AKTC aura l’exploitation en bail emphytéotique de 25 ans renouvelables ? Pis, pendant la durée du projet (25 ans renouvelables), Trust Aga Khan pour la culture "et toute entité que celle-ci pourrait créer", est exonéré de "tous impôts, taxes, droits de douane ou autres impositions au Mali, de quelque nature qu’ils soient".
Peut-on encore parler de don en l’occurrence ?
Alexis Kalambry

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OCCUPATION DES BUREAUX DU PRESIDENT
Le dernier baroud d’honneur de Kader à l’AMM
La tension que l’on croyait apaisée au sein de l’Association des municipalités du Mali (AMM) est loin de l’être à cause de l’intransigeance de son ancien président, Abdel Kader Sidibé, qui a occupé de force hier les bureaux de président de l’Association.
L’ancien président de l’Association des municipalités du Mali, Abdel Kader Sidibé, maire de la Commune III de Bamako persiste dans sa logique de demeurer président de l’Association des municipalités du Mali.
Avide du pouvoir, il est allé occuper hier le bureau du président au siège de l’AMM. Un signe qui démontre que l’ancien président de l’AMM et actuel maire de la Commune III refuse toujours de reconnaître le verdict du congrès ordinaire tenu les 15 et 16 mai 2010 au CICB.
Au cours de ce congrès, Boubacar Bah dit Bill, maire de la Commune V, a été élu président. Boubacar Bah était aussi le candidat désigné par le parti Adéma/PASJ et par une plate-forme de partis politiques, derrière lequel tous les autres devaient se ranger.
Mais Abdel Kader Sidibé ne l’entendait pas de cette façon. Contre les principes et règlements de son parti, l’Adéma/PASJ, il s’est autoproclamé candidat. Ce qui lui a valu d’être exclu d’office du parti.
L’occupation du bureau de président est intervenue 24 heures après la passation de service entre lui et son successeur. Cette passation s’était déroulée sans l’ancien président qui a boudé la cérémonie.
Il a créé un bureau parallèle. Mais certains des membres de ce bureau envisagent de porter plainte contre lui, car certains y ont été associés à leur insu. Ce mercredi le nouveau bureau sera reçu par le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales qui avait d’ailleurs déjà reçu Bill.
Denis Koné

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5e SOMMET FRANCE-AFRIQUE
L’empreinte sarkozyenne d’une "relation renouvelée"
C’est pratiquement en 24 h chrono que le président français a mené avec sa faconde particulière le 25e sommet France-Afrique. Ouvert lundi 31 mai 2010 à 14 h locales, le sommet a pris fin mardi 1er juin 2010 pratiquement à la même heure.
L’information la plus importante est la création d’une association entre les patronats d'Afrique et de France annoncée par la patronne des partons français Laurence Parisot qui a parlé de "un enthousiasme nouveau, régénéré" né lors de ce 25e sommet où plus de 200 entreprises françaises et africaines ont adopté une charte professionnelle pour les investisseurs sur le continent africain, bannissant la corruption et louant la transparence.
La charte, appelée charte anti-corruption, pour le principe clairement annoncé de "refuser toute forme de pratique corruptive et toute pratique ayant pour objet ou pour effet de fausser la concurrence saine et loyale" promet de dégager des ressources pouvant contribuer au développement des pays africains.
Les entreprises s'engagent dans les domaines de la "responsabilité économique, sociale et environnementale" mais attirent l’attention qu'elles "ne peuvent mettre en œuvre l'intégralité" de son contenu de la charte "du jour au lendemain".
Les signataires s'engagent toutefois à "adopter une bonne gouvernance […], sélectionner des partenaires (fournisseurs, sous-traitants) […], éviter, en toutes circonstances, les conflits d'intérêt réels ou potentiels".
Sur le plan social la charte fait état de l’obligation de respecter "l’interdiction du travail des enfants, l'interdiction du travail forcé, la non-discrimination, la liberté d'association et la reconnaissance effective du droit à la négociation collective" et n’oublie pas dire l’engagement des parties à "améliorer les conditions matérielles de travail, de fournir aux collaborateurs des conditions d'hygiène et de sécurité au moins conformes à la législation locale".
La danse du ventre des entrepreneurs français devant le continent convoité par des partenaires jugés plus crédibles parce que plus efficaces comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou les pays arabes, dénote d’une nouvelle stratégie pour maintenir au moins les positions commerciales françaises sur le continent à défaut de ne pas gagner de nouveaux marchés puisqu’un certain Nicolas, nouvellement élu à la présidence de la république française en 2007, a osé affirmer clairement que "l’Afrique, commercialement, l’intéresse pas la France".
Sarkozy semble revenu à la réalité de la Françafrique à Nice en affirmant dans son allocution de clôture que "la France et l'Afrique débordent de projets, pas des projets les uns contre les autres mais les uns avec les autres". Et le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, fera valoir que ces dernières années, on a beaucoup réduit les risques pour les investisseurs en travaillant sur la gouvernance en améliorant le climat des affaires pour faire en sorte que le retour sur investissement soit amené à 5 dollars pour un dollar d’investissement.
Nicolas Sarkozy qui sait l’Afrique a surtout besoin de technologies pour l’exploitation de ses ressources s’est déclaré ouvertement pour "le partage des technologies, notamment sur les énergies renouvelables et solaires" expliquant que "c’est bien plus intéressant de partager la technologie plutôt que des budgets d'aide au développement qui n'ont pas toujours tenu leurs promesses".
Voilà peut-être pourquoi, à l’exception de Jacob Zuma d’Afrique du Sud et de Goodluck Jonathan du Nigeria, Nicolas Sarkozy n’a eu d’entretien avec aucun autre des 38 chefs d’état et de gouvernement africains présents.
Lors de la conférence presse de clôture on remarquera juste que le doyen Paul Biya était invité à ses côtés tout comme l’Ethiopien Mélès Zenawi qui préside la commission des chefs d’état sur le climat.
Sur le plan politique ce sommet reste dans les grandes généralités comme "la nécessité de renforcer les relations entre la France et l’Afrique en créant un partenariat fondé sur des intérêts partagés et une confiance mutuelle" comme écrit dans la déclaration finale qui résume en 24 points les trois thèmes débattus ; à savoir : la gouvernance mondiale, la sécurité en Afrique et la lutte contre le changement climatique.
Sur le premier point Sarkozy promet d’obtenir un siège pour l’Afrique. S’agissant de la paix et la sécurité en Afrique et la lutte contre le réchauffement climatique la déclaration note que la France à consacrer 300 millions d’euros sur la période 2010-2012 pour "soutenir les efforts des Etats africains" en matière de sécurité et formera 12 000 militaires africains.
" Ce sommet, avec les thèmes qu'on a mis sur la table (gouvernance, sécurité et climat), avec la présence des entreprises, tourne la page d'une relation complexe et complexée", a fait savoir Nicolas Sarkozy qui a expliqué que "c'est très étrange les sommets. Quand un chef d'Etat est passionné par l'Afrique, il y a beaucoup de suspicion. Quand il est moins passionné, il y a beaucoup de critiques".
Oussouf Diagola
(envoyé spécial à Nice-France)

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ATTENTAT PUBLIC A LA PUDEUR
Quatre autres "couples" sous les verrous
Il revient au procureur de la Commune IV de décider du sort de quatre "couples" arrêtés pour attentat public à la pudeur dans un espace vert à Hamdallaye ACI-2000.
Poursuivant son action de salubrité publique des artères publiques de Bamako, des espaces verts et jardins, la Brigade des mœurs et de la protection de l’enfance, sous la conduite du contrôleur général, Ami Kane, conformément à ses missions, a de nouveau frappé dans la nuit de dimanche à lundi 31 mai.
Après l’arrestation de six "couples" pour "outrage public à la pudeur", dans l’espace vert du prolongement du rond point "N’ko", quatre autres se sont fait prendre dans une posture "amorale" en plein air. A la tête de ses hommes, le contrôleur général de police a rapidement cerné les fautifs.
Profitant de l’obscurité, certains Bamakois, sans honte, s’adonnent à des ébats en plein, heurtant beaucoup d’âmes sensibles.
Face à la situation, les autorités municipales sont donc interpellées pour davantage éclairer l’espace réservé à ceux qui veulent prendre de l’air. Ce qu’il faut dire, c’est que les échos de la transformation de certains espaces verts de Bamako avaient fait le tour des mosquées de la capitale.
A Hamdallaye, des prêcheurs lors des "koutbas" ne cessaient de faire cas de cela. Des jeunes s’étaient même proposés d’en finir avec la pratique, qui souille nos bonnes mœurs. Pour Ami Kane, les opérations vont continuer sur les autres espaces verts de Bamako.
Amadou Sidibé

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COUR D’ASSISES
Le "trafiquant" s’en tire à bon compte
Placé sous mandat de dépôt depuis 2007 pour trafic d’enfants, Zakaria Ouedraogo, élève coranique, né vers 1984 à Coin (Burkina Faso), a été acquitté le lundi 31 mai par la Cour d’assises.

Zakaria Ouedraogo était lundi à la barre de la Cour d’assises. Il était accusé de trafic d’enfants, mais le procès du jeune Burkinabé n’a pas duré trop longtemps. Il était reproché à Zakaria Ouédraogo d’avoir transformé 17 enfants en valeur marchande et de les utiliser pour la récolte de riz.
Les faits remontent en octobre 2006. Précisément le 12 octobre 2006, aux environ de 8 h, la gendarmerie de la Brigade territoriale de Niono en contrôle de routine au poste DTR a constaté la présence de 17 enfants dans un minibus en provenance de Ségou. Ces enfants seraient âgés de moins de 18 ans au moment des faits.
Interpellés, Zakaria Ouédraogo et Aziz Djiré, accompagnateurs desdits enfants ont indiqué que ceux-ci étaient des talibés de nationalité burkinabé et qu’ils partaient à Diabaly pour travailler dans les champs de riz. Zakaria Ouédraogo a expliqué qu’il a agi sur instruction de son maître marabout Abdramane Konta.
A la barre, l’accusé a réitéré ses explications. Il y avait un doute par rapport à l’âge des enfants. Les réponses du présumé coupable ont, semble-t-il, convaincu la Cour qui, après délibération, l’a déclaré non coupable.
Sidiki Doumbia

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MINES
Le code minier en relecture
Le code minier de 1999 dans son application a laissé entrevoir des insuffisances qu’il faut corriger.
L’organisation lundi à Sélingué par le ministère des Mines d’un atelier de concertation et d’information sur la relecture du code minier répond à l’exigence d’apporter des correctifs à l’ancien et d’introduire des nouveautés dans le prochain.
Le Mali, de l’indépendance à nos jours, a mis en application quatre codes miniers (1963, 1970, 1991 et 1999). Tous, à travers des règles claires, transparentes et attractives ambitionnaient de faire du secteur minier le moteur de la croissance du Mali.
Mais très vite, ces différentes dispositions ont présenté des limites qui se sont traduites notamment par une certaine désaffection des sociétés et compagnies minières. Les innovations introduites dans le projet portent sur la révision du système fiscal, la problématique de la participation de l’Etat.
Autres nouveautés : le développement communautaire, la meilleure prise en compte de la réhabilitation des mines pendant et après leur fermeture. Cette stratégie aura comme supports la mise à jour des bases de données géo scientifiques, la diversification de l’exploitation des substances minérales, la transparence dans la gestion des revenus.
La mouture du projet du code minier passé en revue et enrichi par des expériences de terrain des participants (miniers, société civile, cadres du département des Mines, direction nation nationale de la géologie et des mines…) sera soumise au gouvernement avant son dépôt sur la table de l’Assemblée nationale pour adoption.
Selon le ministre des Mines, Abou-Bakar Traoré, qui a présidé la rencontre, tout ce processus sera bouclé en principe en 2011. Le ministre a indiqué qu’il est bon de réaménager le code "en vue d’un partenariat fécond entre les sociétés minières et l’Etat".
Le ministre Traoré de dire que le nouveau code minier en gestation prévoit la participation de l’Etat à hauteur de 20 % mais aussi offre la possibilité aux privés de venir dans les mines. Le code minier est le document qui régit la situation des mines. Sur l’ensemble des 7 mines en activité, seule une est sous le code minier de 1999.
Mohamed Daou

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DOSSIER CAN 2002
SOS stades !
En réaction à vos différents articles publiés vendredi dernier, j’avoue, d’une part, que j’ai eu grand plaisir à les lire tant il était nécessaire de nous rappeler l’importance de ces grands investissements, dignes de l’homme d’Etat qu’est A. O. Konaré.
D’autre part, je suis resté sur ma faim et j’ai tenu à vous entretenir de vive voix sur le sujet. Qu’en est-il ? Il s’agit du destin d’une partie de ces grands investissements que sont les stades érigés à Kayes, Bamako, Sikasso, Ségou et Mopti.
Tout n’est pas de construire de telles infrastructures, encore faudrait-il songer à les rentabiliser, à les inscrire dans une dynamique de contribution au remboursement des dettes contractées. En effet, le pays semble ne pas vouloir rompre d’avec cette attitude sclérosante du tout par l’administration d’Etat. En sorte que ces géants des villes citées ressemblent peu à peu à de véritables gouffres à sous maintenant, pour, plus tard, à des spectres : il ne sera plus possible de le gérer à tel point que l’abandon les régira.
Lorsqu’on envisagera de les céder à des tiers, on soulèvera un tollé d’indignations alors que c’est maintenant qu’il faut que l’on s’interroge sur la vie de nos stades : comment sont-ils gérés ? Que rapportent-ils ? Quelle stratégie faut-il mettre en place pour éviter un clash futur ?
Un exemple : lors d’un match récent au stade du 26-Mars, une image désolante s’est offerte aux téléspectateurs et aux fans peu nombreux ayant fait le déplacement ; l’état du gazon était tout simplement piteux. Qu’est-ce qui conduit à ce genre de constat sinon un manque de perspective, de plan de gestion rigoureuse ?
Que n’associe-t-on pas les différents acteurs du sport pour qu’ensemble on trouve une solution durable à cet état de fait qui va, un jour, se montrer ingérable ? Ne faut-il pas un audit crédible et constructif des stades ? Il s’agit de la chose publique construite avec l’argent que le peuple rembourse.
Bravo donc pour l’initiative mais je vous convie à pousser l’investigation dans le sens qui amène le lecteur à une réflexion prospective et non un contentement, une contemplation des réalisations.
Un de vos fidèles lecteurs.

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