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2010

Mois de juin

Les Echos du 1er juin

 

INSECURITE ALIMENTAIRE AU MALI
Les paysans dénoncent le gouvernement
Les organisations professionnelles paysannes ont déploré au cours d’un point de presse dimanche 30 mai 2010, le laxisme de l’Etat dans la gestion de la crise alimentaire qui sévit au nord-est et à l’ouest du Mali. Sans minimiser les efforts de l’Etat dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, ils ont néanmoins dénoncé l’absence totale des autorités sur le terrain, laissant les populations à leur seul sort.
La Fédération nationale de groupements interprofessionnels de la filière viande au Mali (Fébévim), la Coordination nationale des organisations paysannes (Cnop) et l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) sont montées au créneau pour dénoncer l’attitude inactive du gouvernement face à la crise alimentaire qui prévaut dans les parties septentrionale et occidentale de notre pays.
Il s’agissait, pour ces trois organisations du monde paysan réunies au siège de l’AOPP d’attitrer l’attention de l’opinion nationale et internationale par le biais de médias sur ce que le président de la Fébévim, René Alphonse, a appelé "l’extrême gravité" de la situation pastorale et alimentaire dans certaines régions de notre pays.
Le coordonnateur national du Cnop a fait une évocation de la crise. Selon lui, il y avait des inquiétudes qui avaient été manifestées par les structures d’alerte qui ont, a-t-il souligné, suffisamment informé que la situation allait être critique. Cependant, le gouvernement n’a pas su anticiper par la prise de mesures préventives sur la base des informations fournies par le Système d’alerte précoce (Sap), qui pressentait la crise au regard de l’installation tardive des pluies, le déficit de fourrage, l’insuffisance criarde de l’eau.
" Malgré la situation extrêmement préoccupante qui prévaut au nord-est du Mali et constatée par les producteurs et les organisations de la société civile, les autorités persistent à minimiser cette crise, en se basant sur des statistiques discutables", a dénoncé le secrétaire général de la Cnop, Mamadou Lamine Coulibaly, et de marteler que la situation impose aux organisations paysannes de porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale "la généralisation de la crise dans toutes les communes nord-est du Mali".
Le refus de l’évidence
Aux dires des conférenciers, la crise alimentaire au Mali n’est pas un cas isolé. D’autres pays de la sous-régions comme le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et le Nord du Nigeria, officiellement déclarés déficitaires par leurs gouvernements, subissent la même crise. Mais, la différence est que dans ces pays, des plans d’intervention/appui de plusieurs partenaires techniques et financiers (PTF) sont initiés pour juguler la crises.
C’est le cas d’Echo, l’Office humanitaire de l’Union européenne (UE) qui compte mettre en œuvre un "Plan Sahel" en réponse à la crise alimentaire dans ces pays. Evidemment, notre pays n’est pas concerné par ce plan à cause du fait que nos autorités refusent d’admettre le préalable, c’est-à-dire l’existence de la crise.
Les producteurs du Mali, à travers leurs organisations faîtières, demandent ardemment l’élargissement inconditionnel des aides publiques (céréales, aliment bétail) à toutes les communes concernées par la crise. Ces aides devront se concrétiser, selon nos interlocuteurs, par des mesures conjoncturelles.
" Il faut que l’Etat arrive à assurer sa présence dans les sites de concertation, multiplier les banques de céréales suffisamment dotées et proches des populations, encourager et rendre transparent le processus de distribution", a plaidé René Alphonse. Aussi les AOPP ont-elles réclamé leur implication dans la gestion et la distribution des aides à toutes les victimes de la crise.
Amadou Waïgalo

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PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT AU MALI
Un changement de comportement s’impose
La lutte contre la pollution et la protection de l’environnement ne peut aboutir sans une réelle volonté de tous. Un changement de comportement à tous les niveaux s’impose.
La protection de l’environnement constitue de nos jours un enjeu majeur. C’est fort de ce constat que les autorités ont institué une Quinzaine de l’environnement et de l’assainissement en marge de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année. Au Mali, cette année, la Quinzaine s’étalera du 4 au 18 juin 2010.
Les quatre directeurs centraux du département de l’Environnement se sont prêtés aux questions des journalistes à la Maison de la presse pour les entretenir sur le programme d’activités élaboré. Le directeur national de gestion des stations d’épuration, Lamine Théra, celui du Secrétariat permanent du Cadre institutionnel de l’environnement, Mamadou Gakou, le directeur national de l’environnement et de contrôle des nuisances, Félix Dakouo, le directeur adjoint de l’Agence du bassin du fleuve Niger et le chef de file des partenaires financiers/environnement ont profité de la rencontre pour parler des missions assignées à leurs services respectifs. Ils ont parlé des efforts qu’ils sont en train de déployer dans le sens de la protection de l’environnement.
Selon le directeur de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration, la rénovation des stations d’épurations des eaux usées de Mopti, la construction très prochaine de deux autres à Bamako, à l’horizon 2017. "La phase d’étude est terminée. Nous sommes à la recherche de financement de 200 milliards de F CFA", a dit M. Théra. S’y ajoute, la rénovation prochaine de la station des eaux usées de Tombouctou en panne.
Lamine Théra, à toutefois déploré que certains continuent malgré les phases de sensibilisation à déverser des déchets liquides et solides dans le fleuve. "Les eaux usées du Point G, de certaines unités industrielles sont déversées dans le fleuve Mamadou Gakou et le DGA de l’ABN ont ajouté "que malgré les efforts, il y a une tendance de détérioration de notre cadre de vie du fait de l’homme".
A l’en croire, le Mali a un arsenal juridique de protection de l’environnement qu’il s’agit simplement d’appliquer. M. Dakouo a soutenu que beaucoup ont été sanctionnés pour avoir "dépassé" les limites, mais regretté que ces gens soient les "maillons faibles", étant donné que les vrais pollueurs résistent aux textes au vu et su de tous.
Des gros bonnets s’accaparent des lits des cours d’eau pour construire des immeubles après avoir transgressé le passage des eaux. De Kabala (Commune de Kalabancoro) à Magnanbougou/Corniche, ce sont des maisons qui sortent des terres dans des bas-fonds.
Au-delà d’une simple journée de l’environnement, il faudrait des campagnes soutenues pour sensibiliser davantage les populations sur la nécessité pour elles de maintenir leur cadre de vie sain. Cela les préservera des maladies et d’autres désagréments.
Amadou Sidibé

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CIMENTERIE DU MALI
Les réticences du ministère des Mines
En plus des banquiers, le ministre des Mines semble se fermer au projet de Cimenterie du Mali à Dio.
Wacem, West African Cement, une société appartenant à M. Motoparti Prasat, un Indien, a développé une expérience dans le domaine de la cimenterie en Afrique de l’Ouest, puisque la société indienne est déjà au Togo, au Ghana, au Burkina et au Niger bientôt. Elle vient de créer en joint-venture avec l’Etat malien, la Diamond Cement Mali (DCM), qui a pour mission de valoriser les riches gisements de calcaire du Mali et qui dorment depuis notre première expérience malheureuse de 1963.
Ils sont cependant nombreux nos compatriotes qui ne voient pas d’un bon œil le projet des cimenteries de Wacem. Parmi ceux-ci, certainement le ministre des Mines. En effet, à la pose de la première pierre, le président ATT a promis à DCM de lui donner le site de Djikoye.
Le site de Djikoye, ancien gisement exploité par la Cimenterie de Diamou est à seulement 5 km d’Astro, le site de DCM. Et Djikoye a une réserve de près de 5 millions de tonnes de calcaire. L’attribution de ce site à Diamond Cement Mali devrait permettre de renforcer sa capacité de production, pérenniser davantage l’exploitation et contribuer à résorber le chômage sur une plus longue durée.
Une mafia du ciment
Depuis la promesse du président, DCM a introduit le permis de recherche et la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) a monté le dossier de permis d’exploitation. "Depuis 5 mois, ce dossier est sur la table du ministre des Mines qui ne veut pas signer", ajoute une source proche de la DNGM, qui explique la volte-face du ministre par "des pressions internes".
En effet, le ministre était parmi ceux qui bousculaient DCM, avant de se rétracter subitement. Nos sources voient encore là, la main de Vicat qui convoite cette mine. La Société des ciments Vicat est une entreprise cimentière française, n°3 du marché derrière Lafarge et Ciments français/Italcementi qui intervient beaucoup au Sénégal.
Selon une note envoyée à un fournisseur indien, Vicat, qui voudrait cette réserve, y voit là un bon moyen pour approvisionner en calcaire ses usines du Sénégal, mais également pour précipiter la fin des usines de DCM pour qui, cette mine est vitale.
La question que l’on doit se poser est de savoir si le Mali doit juste rester un marché de consommation, d’écoulement ? Car, au lieu d’installer au Sénégal des usines qui produisent plus que la capacité de ses pays, pourquoi Vicat ou même Lafarge ne sont jamais venus faire travailler directement les Maliens ? Surtout que de source sûre bien avant les Indiens, ces sociétés avaient été démarchées directement par le président ATT avec des offres alléchantes qui ne les ont pourtant pas fait venir ?
A suivre…
Alexis Kalambry

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25e SOMMET AFRIQUE-FRANCE
Le temps des affaires
Le 25e sommet Afrique-France s'est ouvert hier à Nice en présence de 38 chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique. Le président français Nicolas Sarkozy qui recevait pour la première fois ses pairs africains "entre dans l'histoire" de ce rendez-vous devenu un rituel depuis son instauration en 1973 par Pompidou.
En ouvrant les travaux de la rencontre au sommet entre dirigeants africains et français, l'hôte Nicolas Sarkozy a créé la surprise en annonçant vouloir "en finir avec 50 ans de Françafrique" et de faire de l’année 2010 "la véritable année de la décolonisation".
Evoquant, la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, le président français demandera à "faire une place" au continent avançant que "aucun des grands problèmes auxquels notre monde est confronté ne pourra trouver de solution sans la participation active du continent africain […] longtemps en marge, [mais qui] s'impose chaque jour davantage comme un acteur absolument majeur de la vie internationale".
Le président égyptien Hosni Moubarak, qui copréside le sommet, a aussi plaidé pour une meilleure représentation de l'Afrique déclarant que "nous voulons à tout prix mettre fin à la marginalisation dont souffre le continent africain, pour qu'il puisse participer d'une voix claire et forte à la prise de décision politique et économique, au niveau international".
La veille, les ministres des AE étaient réunis sur la problématique, mais vraisemblablement les positions étaient si éloignées que le ministre français des Affaires étrangères était obligé de concéder à la presse qu'il n'y a pas eu de solution satisfaisante. Des diplomates africains ont confié que les débats ont été "très agités", voire "houleux" pour certains et parfois "très dures".
Et c'est le président congolais Denis Sassou Nguesso, une grosse pointure de la rencontre qui déclarera que "on ne peut pas continuer à se réunir sans l'Afrique et prendre des décisions sans l'Afrique pour le compte du monde entier" ajoutant que c'est "l'Afrique [qui] décidera quels pays devraient la représenter au Conseil de sécurité".
Le renforcement de la paix et de la sécurité à travers trois enjeux que sont le soutien possible à apporter au système africain de sécurité collective (les Forces africaines en attente) ; l’intérêt commun de la France, de l’Europe et de l’Afrique à lutter ensemble contre des menaces transnationales (terrorisme, trafic de drogues, piraterie) et les moyens de régler les crises institutionnelles sur le continent africain, forment avec la problématique du climat le triptyque de sujets politiques.
Dans l'après-midi de la première journée, des représentants des entreprises et des syndicats ont planché sur l’environnement des affaires, le financement des entreprises en Afrique, la formation professionnelle, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, les sources d’énergie de demain. Ces cinq ateliers ont été présidés par des ministres.
Avec un taux de croissance annuelle de 5 % plus fort que la moyenne dans le reste du monde qui s'établit à 4 %, l'Afrique constitue désormais une niche pour l'économie mondiale. Si l'on sait que la France perd chaque année de son influence politique sur le continent, avec seulement 5 % des échanges mondiaux avec le continent contre 40 % au début des années 60, l'on comprend mieux pourquoi "la France a tout intérêt, si elle veut garder des liens privilégiés, à redéfinir sa politique africaine" comme l'écrivait Midi-Pyrénéen, un journal régional.
Oussouf Diagola
(envoyé spécial à Nice-France)

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AMM
Bill installé
Le nouveau bureau de l’Association des municipalités du Mali (AMM), conduit par le maire de la Commune V de Bamako, Boubacar Bah dit Bill, a été investi dans ses fonctions hier lundi. Le nouveau président entend être un rassembleur pour un développement harmonieux des communes du Mali.
Boubacar Bah dit Bill, nouveau président de l’Association des municipalités du Mali et les 74 autres membres du bureau, élus aux termes des travaux du congrès ordinaire de l’AMM, tenu les 15 et 16 mai 2010 au CICB, ont été investis dans leurs fonctions.
La cérémonie de passation de service entre le bureau sortant et le bureau rentrant s’est déroulée dans la salle de conférences de l’Association. C’était en présence d’anciens membres du bureau, mais sans le président sortant (Abdel Kader Sidibé) et d’autres invités.
Compte tenu de l’absence du président sortant, le secrétariat permanent a procédé à la remise des documents officiels au nouveau président après avoir procédé à la lecture du procès-verbal ainsi libellé : "Ce jour 31 mai 2010, dans la salle de conférence de l’AMM s’est tenue la cérémonie de passation de service entre Abdel Kader Sidibé, maire de la Commune III, président sortant de l’AMM, et Boubacar Bah, maire de la Commune V, président rentrant sous la supervision du représentant du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales".
Un certain nombre de documents constituant les dossiers comptables et financiers, administratifs a été soumis à l’appréciation et à la signature des deux présidents. Ces documents sont constitués, entre autres, des rapports financiers de l’AMM, le rapport d’activités 2005-2009, l’inventaire des immobilisations de l’AMM (registre des immobilisations), la liste du personnel de l’AMM, la situation des cotisations des membres de l’AMM.
Constatant l’absence du président sortant, les documents ont été remis au nouveau président symbolisant ainsi l’installation du nouveau bureau dans ses fonctions.
Denis Koné
Encadré
L’absence de Kader vue par Bill
Après la cérémonie de remise des documents de l’AMM au nouveau président, celui-ci s’est prêté à des questions des journalistes et naturellement les hommes des médias se sont intéressés à l’absence d’Abdel Kader Sidibé à la cérémonie de passation, la légitimité de cette passation, etc.
Pour le nouveau président, la présence à la cérémonie de passation du président sortant n’est pas obligatoire et n’empêche en rien la passation de service, les membres du secrétariat permanent de l’AMM étant là. "Je suis bien là. Nous ne sommes pas entrés dans les locaux par effraction. Nous n’avons pas non plus eu ces documents par effraction".
Denis Koné

UNE VISION :
" Aller ensemble"
Après son installation, le nouveau président de l’AMM s’est adressé brièvement aux membres du nouveau bureau et aux maires des 703 communes en général. Extraits de son discours.
Dans son message, le nouveau président a réitéré sa détermination à être un président rassembleur et son engagement à faire des communes qu’elles soient urbaines ou rurales des pôles de développement. Il a invité les maires à faire preuve d’imagination et de savoir-faire.
" Nous devons nous sentir concernés par tout ce qui se passe autour de nous", a indiqué le nouveau président pour qui, l’Association se battra aussi pour préserver l’intégrité des maires souvent bafouée abusivement par des autorités de tutelle ou de la justice, oubliant que le maire lui-même est un officier judiciaire.
De nombreuses communes (environ 300) sont en réseau, en relation de coopération décentralisée et pour le nouveau président de l’AMM ne va pas s’immiscer dans les affaires de ces réseaux. Elle va plutôt, en tant qu’association, apporter sa contribution. A entendre Bill, l’AMM fera tout pour les appuyer parce que, a-t-il fait remarquer, c’est là que les communes créent le plus de richesses.
Les communes qui se sentent déshéritées bénéficieront de l’expérience des autres. "Nous allons au rassemblement de tous et de toutes parce qu’il ne s’agit pas de nos personnes. Il s’agit de nos collectivités. Tous les maires quels qu’ils soient seront associés au travail que nous allons entamer", a promis M. Bah. Et d’ajouter que "au cours des trois prochaines années, nous allons travailler en équipe pour que chacun puisse apporter sa somme d’expériences, pour que chacun puisse être accompagné pour résoudre les défis régionaux qui se posent à nous parce qu’on aura aider à améliorer sa capacité de négociation, à mobiliser des ressources complémentaires du fait que l’Association aura retrouvé une autre crédibilité".
Denis Koné

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COUR D’ASSISES
Une fille, quatre violeurs
La Cour d’assises a condamné le 28 mai 2010 Natié Pléa, Kourouba Coulibaly, Diokolo Coulibaly et Balla Coulibaly à 5 ans de prison ferme. Ils étaient accusés du viol sur une fille du nom d’Aïssata Diallo dans un hameau de Macina.
Le 14 août 2006, Mami Diallo dans le hameau de Biango aux environs de 19 h, charge sa fille Aïssata Diallo de remettre dans un hameau voisin s’appelant Troh un cadeau de mariage à son ami Koni Coulibaly dont le jeune frère Nison Coulibaly doit se marier. A cet effet, la jeune fille se fait accompagner par un frère et une sœur pour toutes éventualités qui pouvait survenir en cours de route, car il faisait déjà nuit.
A leur arrivée dans ledit hameau, ils coïncident avec les manifestations du mariage. L’animation emporte ses accompagnateurs si bien qu’ils se joignent à la foule. Entre-temps, Aïssata Diallo est partie remettre le cadeau à son destinataire.
Dès son arrivée, elle a attiré l’attention de quatre jeunes garçons : Natié Pléa, Kourouba Coulibaly, Balla Coulibaly et Djokolo Coulibaly qui se mettent immédiatement à ses trousses et l’entraînent avec l’aide de Balla dans la chambre de ce dernier. Ensuite ils la terrassent et la déshabillent de force. Ils entretiennent des relations sexuelles avec elle pendant que les autres la maintiennent par les pieds et les mains.
Interpellés, tant à l’enquête préliminaire qu’à l’information, Natié et Kourouba ont reconnu les faits. Balla et Diokolo les ont reconnus partiellement avant de se rétracter devant le juge d’instruction, en rejetant les faits proprement dits sur Natié et Kourouba.
Balla affirme qu’il n’était pas présent au moment des faits et était repassé après pour constater que la fille Aïssata ne se sentait pas bien et avait son pagne maculé de sang. Diokolo a déclaré être absent au moment des faits et qu’il était sur les lieux des manifestations, car il était le parrain du mariage quand bien même, il a vu Natié et Kourouba s’entretenir puis entrer dans la chambre avec la fille.
Malgré leurs dénégations, la victime Aïssata, interrogée, est restée formellement constante dans ses déclarations faisant savoir la participation des quatre. Elle a réaffirmé que les quatre ont eu des rapports sexuels avec elle à tour de rôle. "Pendant que l’un d’eux procédait à l’acte, les autres obstruaient la bouche et prenaient mes membres de manière à vaincre toute résistance ".
Pour le ministère public, la participation des quatre est une réalité constante. Aussi, le rapport médicale du 30 août 2006 indique qu’Aïssata a subi des actes de pénétration sexuelle forcés si bien qu’ils ont provoqué une déchirure vaginale avec des saignement abondants notamment des légions au niveau des lèvres.
L’avocat de la défense a demandé à la Cour de tenir compte de la naïveté des accusés, car ils venaient juste d’avoir 18 ans au moment des faits et étaient à leur première expérience sexuelles.
La Cour les a condamnés à 5 ans de prison ferme.
Anne-Marie Kéita

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COUPE DU CINQUANTENAIRE
Les quarts de finalistes connus
Les rencontres des 8es de finales de la 50e édition de la Coupe du Mali de football, sponsorisée pour la première fois par Orange-Mali, ont été disputées le week-end dernier.
Samedi en rencontre inaugurale au stade Modibo Kéita, les Scorpions, sous l’œil vigilant du nouvel entraîneur des Aigles, Alain Giresse, se sont imposés (2-0) face aux Stadistes de Sikasso. La seconde opposition Usfas-CSK n’a duré qu’un quart d’heure avant qu’une forte pluie n’interrompe la partie. Les deux équipes devaient remettre ça hier lundi au stade Modibo Kéita.
A Ségou, le Nianan de Koulikoro, sous la houlette de son coach ivoirien, a réalisé un exploit en éliminant par (2-1) l’AS Bakaridjan. C’est par ce même score que la pensionnaire de la Ligue 2, l’ASB, l’a emporté (2-1) à Koulikoro devant le CSD. A Kayes, le Sigui s’est largement imposé (4-0) devant Attar Club de Kidal. Le détenteur du trophée, le Djoliba AC, en déplacement a obtenu son ticket face au Tata de Sikasso (3-0).
Dimanche, l’Asko a confirmé sa suprématie sur le COB, battu proprement (2-0). C’est la troisième défaite des Verts face aux Oranges en compétition officielle. La deuxième rencontre, Stade malien de Bamako/Balanzan de Ségou a tourné à l’avantage de la première, qui s’est promenée (4-0).
Une pluie de cartons rouges a marqué ces 8es de finales. Un phénomène à la mode dans notre sport roi qui devrait amener Malifoot à revoir les paliers de sanctions. Le tirage au sort des quarts de finales devrait avoir lieu cet après-midi et les rencontres en fin de semaine.
A noter qu’à l’entame de chacune des rencontres, Malifoot a rendu un vibrant hommage à notre confrère à Karim Doumbia, journaliste à l’ORTM, président de l’Association des journalistes sportifs du Mali (AJSM), décédé mercredi dernier à Bamako.
Boubacar Diakité Sarr

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