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2010

Mois de juillet

Les Echos du 30 juillet

 

IL FAUT LE DIRE
ATT et son serment
Ceux qui avaient conseillé au président de la République de se limiter à un mandat voulaient son bien, car ils avaient compris tout le complexe de l’homme. Celui d’avoir droit à tout et de n’en faire qu’à sa tête. Sinon comment comprendre qu’après avoir prêter serment de respecter la forme républicaine de l’Etat qui impose la séparation des pouvoirs que le chef de l’Etat intervienne dans les dossiers judiciaires contre le Vérificateur général et l’ex-PDG de la BHM, Mamadou Baba Diawara ?
Comme si cela ne suffisait pas, le serment prêté sur la défense de l’intégrité du territoire national est violé par le bombardement d’une partie du pays par une armée étrangère. Au vu de cette situation d’ensemble, les deux dernières années du mandat du président ATT risquent fort d’être douloureuses pour le peuple malien.

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SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA
« La création du PDES apporte plus de clarification »Les militants Adéma n’ont pas besoin de changer de parti pour manifester leur soutien à ATT. ATT restera à égale distance des Partis qui le soutiennent et l’accompagnent. Le succès de l’action unitaire des partis et du Mouvement Citoyen dans le cadre de l’AMM déplaît à certains. Alpha Oumar Konaré est loin d’être inactif et prendra toute sa part dans les différents processus.
Les Echos : Que pensez-vous du PDES ?
Soumeylou B. Maiga : Personnellement, j’estime que chaque fois qu’il y a création d’un parti politique, cela signifie que les gens réalisent qu’il n’y a pas de raccourci alternatif quand on veut porter un projet collectif et avoir une légitimité à participer à la gestion des affaires publiques. En l’occurrence, l’initiative dont vous parlez provient de milieux qui pensaient, majoritairement, faire prospérer une doctrine et une pratique basées sur la négation du fait partisan. Il faut donc saluer cette conversion en ce qu’elle va contribuer de manière décisive à nous sortir de la question des indépendants. Il y aura probablement d’autres créations. Ne dramatisons pas la multiplication des partis parce que quelles que soient leur taille et leur audience, ils contribuent à élargir l’espace d’expression démocratique, à offrir un cadre et une perspective à des préoccupations qui estiment être insuffisamment prises en charge.
É tant entendu qu’il nous appartient de travailler ensemble à trouver les bases et les conditions de nous fédérer sur ce qui est essentiel pour notre pays et nos concitoyens.
Les Echos : ATT ne va-t-il pas le préférer aux autres partis ?
S.BM : C’est vrai que le PDES se réfère explicitement à ATT. Je pense que cela n’aura d’effet sur l’équidistance dans laquelle ce dernier se tient par rapport à tous les partis qui le soutiennent. Quant à nous, cela ne nous pose aucun problème dans la mesure où les militants de l’Adéma-PASJ contribuent de manière déterminante, depuis bientôt dix ans, au double quinquennat d’ATT sur la base de valeurs et d’ambitions communes pour le Mali. Ce sont des valeurs d’engagement patriotique, de générosité pour construire un pays démocratique, solidaire, de justice, de progrès économique et social pour le plus grand nombre, qui ont marqué notre combat individuel et collectif et qui s’inscrivent dans l’histoire au-delà des personnes. Je peux vous assurer que pour nos cadres et militants, ils n’ont guère besoin de changer de parti ni pour rester fidèles à ces valeurs ni pour manifester leur soutien à ATT. J’ajouterais que nous nous inscrivons plus dans un bilan qui a besoin d’être constamment transformé que nous ne revendiquons d’héritage.
A ma connaissance, nous avons de bonnes relations avec les promoteurs du PDES.
Avec eux et beaucoup d’autres nous avons engagé, depuis quelque moment, des échanges sur la nécessité de bâtir un cadre unitaire de réflexion, d’organisation et de mobilisation de forces désireuses de s’inscrire dans une démarche de rassemblement, essentiel pour renforcer notre capacité collective de bâtir une société de démocratie, de justice et de progrès, pour garantir l’autorité et l’impartialité de l’Etat ainsi que la morale et l’éthique du service public, pour assurer une meilleure présence au monde. Maintenant que la création du PDES apporte plus de clarification dans le paysage politique, je pense qu’il nous sera plus facile d’avancer.
Les Echos : La situation à l’AMM ne démontre t-elle pas division de l’Adéma ?
S.BM : Non. Bien au contraire. Parce que nos maires sont quasiment tous suivis la décision du parti. En fait, nous savons que le succès de l’action unitaire de la quasi-totalité des partis ayant des maires et du Mouvement Citoyen déplaît à certains milieux davantage soucieux de protéger des situations de rente.
Nous restons sereins, vigilants, mobilisés, solidaires et confiants parce que, même si par extraordinaire, les élections devaient êtres repris à l’issue du parcours judiciaire inutilement imposé à la nouvelle équipe, la ligne que nous défendons en sortira vainqueur.
Les Echos : Et Alpha dans tout ça ?
S.BM : Je peux vous rassurer qu’Alpha est très attentif à tout ce qui se passe et est très loin d’être inactif. Le moment venu, il ne se soustraira pas à ce qui est attendu de lui et prendra toute sa part aux différents processus.
Les Echos : Quelles lectures faites-vous de l’assassinat au Mali d’un otage enlevé au Niger par AQMI ? Le droit de poursuite que le Mali a accordé à ses voisins inclut-il ce genre d’opération ? Qu’est-ce que cette notion de droit de poursuite contient ?
Soumeylou B. Maïga : De prime abord, l’on peut considérer que c’est une entorse à notre souveraineté, quand bien même c’est de la part de pays amis, puisque nous sommes en présence d’une action planifiée qui ne me semble pas entrer dans le champ d’application du droit de poursuite. Même si je ne suis pas sûr qu’elle ait pu se dérouler dans la profondeur mentionnée par les médias ?
En même temps, c’est une action qui intervient dans un contexte marqué par un engagement inégal des Etats de la région face à une menace transnationale, dont l’évolution devient chaque jour plus dangereuse pour la sécurité et la stabilité régionale et internationale.
De ce point de vue, ces groupes vont au moins intégrer qu’ils peuvent être désormais attaqués de la part de plusieurs protagonistes et qu’ils ne demeureront plus impunis.
Toutefois, je pense qu’en dépit de la nature de la menace, chaque Etat est le premier et principal responsable de la sécurité sur son territoire et c’est cet engagement qui le rend apte à être partie prenante dans le nécessaire partenariat multilatéral. Dans cet ordre d’idée, aucun Etat ne peut déléguer à d’autres la tâche de faire le ménage chez lui, en l’occurrence de mener une action de guerre, surtout préventive, sur son territoire.
C’est donc une situation qui interpelle avant tout notre responsabilité et notre degré d’engagement contre les réseaux terroristes. Et nous ne devons pas développer de discours pouvant faire croire que c’est l’engagement international qui est prioritaire et fondamental.
Les Echos : Et maintenant ? Qu’est-ce qui peut se passer ?
S. B. M. : Le premier risque, si on ne fait rien et qu’on accepte le fait accompli, est de conforter objectivement la volonté de AQMI de nous projeter dans le champ de sa confrontation globale et de transformer ainsi cette partie de notre territoire en un point de ralliement de différents groupes djihadistes, qui trouveraient là un nouveau front contre les apostats et autres mécréants, comme ils disent.
Avec une extension possible sous différentes formes, à l’ensemble de nos territoires. A l’évidence, l’incrustation de AQMI sur une partie de notre territoire, à partir duquel il y a un corridor qui ouvre jusqu’au Nigeria ainsi que vers l’océan Indien, constitue une menace stratégique grave pour la stabilité de nos Etats mais aussi pour la cohésion de nos sociétés, majoritairement musulmanes, au sein desquelles il y a de grosses franges de la population, jeunes surtout, en forte quête identitaire et d’engagement qui sont des cibles idéales de recrutement.
En observant ce qui se passe vers la partie orientale du continent à partir du foyer somalien, on peut craindre à terme une jonction des fronts comme c’est déjà le cas pour les flux de la drogue (la cocaïne venant de l’Ouest, l’héroïne de l’Est).
Le deuxième risque, c’est une sanctuarisation qui consacrerait une érosion de la souveraineté de l’Etat et qui prendrait les populations en otage, rendant impossible tout l’effort de développement parce qu’en même temps que le retrait des intervenants étrangers, les programmes nationaux, eux-mêmes, seront difficilement exécutés.
C’est pourquoi, l’instauration et le maintien de la sécurité demeurent, pour nous, le premier enjeu de gouvernance et de développement dans cette zone. Ceci suppose, outre un engagement militaire tangible, la mobilisation de tous les démembrements de l’appareil sécuritaire et judiciaire à travers notamment la poursuite, l’instruction et le jugement des actes terroristes, la détection et la répression des transactions financières suspectes en vue d’assécher les ressources illicites qui contribuent à accroître les capacités des terroristes, à alimenter leurs activités et dont on observe le recyclage ici et là.
Je pense modestement que c’est une telle posture qui pourrait faciliter la concrétisation de notre proposition d’un sommet sur la sécurité, la paix et le développement dans la bande sahélo-saharienne.
Les Echos : La situation ne désavantage-t-elle pas ATT ?
S. B. M. : Le président ATT a raison dans l’analyse qu’il fait du caractère incontournable de la coopération multinationale et de la chronologie que devrait observer la mise en œuvre de la démarche régionale.
A savoir tenir d’abord une conférence des chefs d’Etat qui donnera les orientations et directives aux différents échelons.
En effet, même si on doit saluer la tenue de différentes réunions au niveau des ministres et des structures sécuritaires et militaires ainsi que l’installation d’un état-major conjoint à Tamanrasset, dont on n’a d’ailleurs pas mention du rôle qu’il a pu jouer dans les opérations des 22-23 juillet, je pense qu’il s’agit-là d’instances et d’outils qui ne pourront être pleinement efficaces et opérationnels qu’à partir d’un partenariat stratégique fondé sur une unité de doctrine, que seuls les chefs d’Etat peuvent décider.
C’est une étape essentielle pour la confiance mutuelle indispensable dans une telle coopération qui doit porter sur des domaines de souveraineté par excellence comme la mutualisation de la collecte, de l’analyse et de l’évaluation du renseignement, la mise en place de modules d’instruction communs aux unités dédiées au sein de nos forces armées respectives en vue d’obtenir une plus grande cohérence dans les modes opératoires, la mise sur pied d’opérations conjointes et coordonnées, etc.
C’est à cette condition que nous pourrions aussi avoir la maîtrise de la riposte au terrorisme et développer dans une démarche commune une meilleure articulation avec les partenariats mis en place par des pays extra-africains dont la sécurité et les intérêts peuvent être menacés chez nous. Parce qu’il faut bien réaliser que l’espace sahélo-saharien est une réalité géopolitique et géostratégique nouvelle qui nous impose une démarche totalement novatrice en matière de sécurité collective.
Propos recueillis par
Alexis Kalambry

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FORUM DE LA DIASPORA INTELLECTUELLE DU MALI
L’apport de l’intelligentsia extérieure dans le développement
Le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine organise du 29 au 31 juillet le 1erForum de la diaspora intellectuelle, scientifique et technique du Mali à Bamako. L’ouverture de la rencontre était placée sous la présidence du chef de l’Etat Amadou Toumani Touré.
L’objectif du Forum qui prend fin le 31 juillet est, selon les organisateurs, de développer la contribution de la diaspora intellectuelle par l’optimisation de la promotion de leurs acquis, savoir et savoir D faire dans tous les domaines d’activité de la vie productive nationale. Aussi, s’agit-il de matérialiser les stratégies d’optimisation de cette contribution.
Pour le président ATT qui s’est dit fier de la diaspora intellectuelle, cette rencontre est d’une importance capitale, "l’apport de la diaspora intellectuelle, dans l’accompagnement du système universitaire, de lobbying des fonctionnaires internationaux pour l’immersion des acteurs, cadres et services publics maliens dans le circuit des opportunités d’affaires et de la coopération internationale n’est pas à négliger". Il a aussi reconnu le rôle que nos compatriotes jouent dans leurs domaines respectifs. "De la Fao à l’Onusida en passant par l’OIT, le Cilss, le LiptaKo-Gourma, la Cédéao et les grandes Universités des Etats-Unis, d’Europe et d’autres coins du Monde, vous faites la fierté de notre peuple", a-t-il dit. Et d’ajouter que la mobilisation actuelle du département des Maliens de l’extérieur pour la tenue d’un Forum des investisseurs il y a quelques mois est un indicateur de performance des opportunités qu’offrent les Maliens de l’extérieur.
Il s’agira aussi de développer une synergie d'actions coordonnées et harmonisées qui doit permettre d'atteindre des résultats tangibles comme le développement de la contribution des intellectuels maliens évoluant à l’extérieur.
" L'intérêt que cette communauté suscite, a conduit le gouvernement à organiser le premier Forum de la diaspora malienne à Bamako en octobre 2003. Ce cadre de concertation a été très édifiant tant du point de vue du potentiel que des innombrables problèmes à résoudre. Les ressources humaines étant un puissant levier dans tout processus de développement économique et social", a dit Dr. Badara Alou Macalou. Il a ajouté que le nouveau programme Tokten (agriculture, santé, PME/PMI), d’autres formes de prestation de service et missions de haut, niveau des intellectuels expatriés au Mali sont d’un apport inestimable pour les projets de développement institutionnels et socioéconomiques. Les contributions de l’intelligentsia scientifique et technique dans le domaine managérial, de l’assistance à la création d’entreprise, de la promotion industrielle et en appui conseil sont un potentiel dont le pays ne devrait pas se passer. Le développement national compte également sur leur contribution comme groupes de réflexion prospective, d’études opérationnelles et d’assistance à l’Etat et à l’Administration publique.
Comment mettre cette diaspora intellectuelle à contribution ? Comment produire avec elle une base nationale de références et d’actions de développement opérationnel diversifié ? Comment maximiser et diversifier l’apport de cette diaspora intellectuelle malienne dans la promotion des différents secteurs d’activités du pays et que faire pour la mettre en interface avec les compétences nationales ? Autant de questions que le département entend donner des réponses afin que nos compatriotes qui évoluent dans des domaines aussi riches que variés à travers le monde puissent contribuer à l’émergence d’un Mali prospère.
Idrissa Sako

 

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PROMOTION DES TICS DANS L’ESPACE UEMOA
Vers une interconnexion des Etats membres
La réunion de concertation des ministres en charge des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (Tic) des Etats membres de l’Uémoa s’est tenue le 29 juillet 2010 à Bamako.
La cérémonie d’ouverture de la réunion de concertation des experts sur les télécommunications et les Tics de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) a été présidée par la ministre des Télécommunications et des nouvelles Technologies, Mariam Flantié Diallo qui avait à ses côtés le président du Conseil sectoriel de l’Uémoa.
Axée sur la restitution du rapport examiné par la commission de l’Uémoa sur les actions entreprises et envisagées en matière de télécommunication et des Tics, la rencontre a permis également des échanges d’expériences des délégués venus des Etats membres.
Selon les experts, cette concertation permettra de mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme d’actions, notamment l’adaptation des textes nationaux régissant le secteur dans l’espace communautaire dans la perspective de l’avènement du marché commun ouvert et concurrentiel, la mise en place d’une infrastructure des Tics à haut débit interconnectant tous les états membres…
Mariam Flantié Diallo, ministre de la Communication et des nouvelles technologies, a rappelé que le Conseil des ministres de l’Uémoa a adopté en novembre 2000 une recommandation relative à la mise en œuvre d’un programme d’action pour l’amélioration des télécommunications dans l’Union.
Ces recommandations, a-t-elle ajouté, ont porté sur l’amélioration des liaisons inter-Etats et la promotion des Tics, le développement des ressources humaines, la mise en place d’un cadre institutionnel regroupant les principaux acteurs du secteur des télécommunications…
Selon la ministre Mariam Flantié Diallo, les recommandations issues de la concertation, seront traduites dans les faits, conformément à la volonté des gouvernements respectifs pour insuffler une dynamique nouvelle au développement et à la promotion des télécommunications et des Tics dans un cyberespace communautaire sécuritaire au bénéfice des populations de l’Union.
José Antonio Da Cruz Al Meida, président du conseil sectoriel de l’Uémoa, a félicité les experts pour le travail accompli qui leur permettra d’avancer rapidement vers une interconnexion haut débit des Etats membres de l’Union.
Aminata Traoré
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaires)

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JOURNEES PORTES OUVERTES DES EMASE
Pluie de doléances des privés maliens
Les lampions se sont éteint, le mardi ans la soirée, sur les 1er journées portes ouvertes des entrepôts maliens au Sénégal (Emase). Une démarche que le ministère de l’Equipement et des Transports et le Conseil malien des chargeurs (CMC) entend pérenniser en organisant d’autres journées dans d’autres entrepôts maliens.
Les premières journées portes ouvertes des Emase sont un événement conjointement organisé par le ministère de l’Equipement et des Transports du Mali, de celui chargé de l’Economie maritime au Sénégal. Le secteur privé malien et sénégalais, co-organisateur de l’événement, à travers le Conseil malien des chargeurs, (CMC) son correspondant Sénégalais, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), ont pris une part active aux festivités.
Ces premières journées ont été une aubaine pour les opérateurs économiques maliens tant leurs préoccupations étaient grandes. Dans la courtoisie emprunte de franchise, les opérateurs économiques maliens ont tenu un langage de vérité à leurs partenaires du port autonome de Dakar, des Emase et de Dubaï port world.
Le mardi 28 juillet, 2e jour des journées portes ouvertes des Emase, une conférence s’est tenue à la capitainerie du port, organisée par les Emase, le port autonome de Dakar (PAD) et Dubaï port world (DP World). Chacune des structures concernées a fait une opération de charme en direction de leurs partenaires du secteur privé.
Les exposés faits par le directeur des Emase, Ousmane Aly Touré, le directeur commercial du PAD, Mamar N’Gari Bah, et celui de DP World, Allassane Diop, ont campé le décor. Chacun d’eux a donné la carte postale de leur service en mettant en exergue, les avantages et facilités accordés aux commerçants et surtout la compétitivité et la compétence dont ils font montre.
La série d’exposés a été bouclée par l’intervention d’Ousmane Babalaye Daou, président du CMC. Il a parlé au nom de la soixantaine d’opérateurs économiques qui ont effectué le voyage de Dakar. En entame de ses propos, il a rendu hommage aux autorités du Mali et du Sénégal qui ont voulu que cette coopération économique féconde entre les deux pays existe.
Doléances
Les propos liminaires du président du CMC cachaient à peine les préoccupations qui sont les leurs. Ils sont arrivés à Dakar les bras pleins de revendications. La liste des doléances lue dans la salle de la capitainerie, juste après les différents exposés par Youssouf Coulibaly, président de la commission et simplification des procédures au CMC.
La constellation de doléances était adressée tant aux autorités des deux pays qu’à leurs partenaires du PAD, des Emase et de DP World. La kyrielle de doléances avaient trait pêle-mêle à la mise à la disposition du fonds TRIE, conformément aux dispositions réglementaires de l’Uémoa, la mise en place du code de sécurité internationale IPS pour mieux sécuriser les marchandises en transit, la mise en place d’un cadre de concertation CMC/CMTR/CCIM/partenaires sénégalais pour la mise en application des tarifications consensuelles.
En plus, les recommandations issues de la conférence font cas d’une rencontre entre CMC, le CMTR, la CCIM, DP World et compagnies maritimes afin de réduire les frais de cautionnement des conteneurs, de mettre en œuvre les textes prévus dans le cadre de la facilitation des transports de l’Uémoa, la suppression de la TVA pour les achats des produits locaux au Sénégal, la vulgarisation des tarifs officiels pratiqués au port de Dakar. La liste des recommandations n’est pas exhaustive.
Les différentes recommandations ne sont pas tombées dans des oreilles sourdes. Elles ont été faites en présence du DG du port autonome de Dakar, Bara Sadi, du directeur national des Transports terrestres, fluviaux et maritimes, Djibril Tall, du DG de l’Autorité routière, Mory Kanté, etc.
La rencontre s’est tenue sur une note d’optimisme puisque les différentes parties ont promis de se donner la main pour l’amélioration de leur partenariat. La voie est ouverte pour l’érection du PAD en principal port de desserte du Mali.
Après Dakar, le tour revient à d’autres capitales portuaires de la sous-region pour l’organisation de leurs journées portes ouvertes.
Abdramane Dicko
(envoyé à Dakar)

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DOSSIER
LE PDES ET L’ECOLE
La débâcle !
Sauf jugement partisan, personne ne peut dire qu’avec le PDES, la question de l’école et de l’éducation se porte mieux. On avance en reculant, pour ne pas dire qu’il n’y a pas d’école au vrai sens du mot. La responsabilité première de cette situation catastrophique des écoles maliennes est à attribuer à l’Etat du Mali dans sa façon de gérer.
De tous les axes de développement du PDES d’ATT, la question de l’école a été reléguée au second plan. Pas parce que les concepteurs du PDES n’en n’ont pas fait mention dans le document, mais parce que ceux qui sont chargés de l’appliquer n’en n’ont pas fait une priorité. En 2007, le document PDES élaboré réserve à l’éducation veut un "système éducatif performant". Il s’agit, selon les théoriciens, de "développer un partenariat toujours plus accru pour une école apaisée afin de faire de ce secteur un creuset socio-économique en mettant l’accent sur l’enseignement professionnel et de remodeler notre Université pour en faire un moteur d’innovation…"
L’école est le lieu d’acquisition de savoirs et des compétences. Est-ce le PDES a compris ainsi ? En tout cas, dans la pratique, rien n’est sûr.
Cela ne surprend pas. Le chef de l’Etat, lui-même, n’a pas conscient que la formation des ressources humaines de qualité est quelque chose pour le devenir du pays. D’ailleurs, il a déclaré au cours d’une de ses sorties que le Mali n’a pas besoin d’intellectuelles pour se développer.
Ce qu’il faut dire, c’est qu’avec le Mali, made in PDES, l’enseignement et l’éducation sont relégués à l’arrière-plan. On n’hésite pas à injecter de l’argent dans le superflu qui " enrichit" des poches privées au lieu d’aplanir les vrais problèmes.
Aujourd’hui, les maux de l’école malienne sont là, patents : baisse du niveau, insuffisance de manuels scolaires et didactiques, effectifs pléthoriques, manque d’enseignants de qualité… Jamais, au Mali, l’école ne s’est portée aussi mal que sous le PDES d’ATT.
L’école malienne, aux dires d’un ancien inspecteur d’enseignement, suscite plus que jamais des interrogations, voire des inquiétudes. Et de citer la faiblesse de la qualité de l’enseignement, la gestion mal assurée des flux à tous les niveaux, les mauvaises qualité et conditions d’apprentissage. A ce lot s’ajoute le recrutement de toutes sortes de personnes dans l’enseignement.
Pour lui, "si le niveau est trop faible, c’est que les élèves ne reçoivent pas un enseignement de base, donc les formateurs mal formés". Toutes choses qui ont leurs conséquences sur le recrutement des jeunes sur le marché de l’emploi.
A l’extérieur du Mali, l’étudiant où le diplômé malien n’inspire pas confiance. " Il n’y a pas d’école chez vous. On s’amuse avec". Telle est la sentence que rapportent des compatriotes éconduits. Pis, à ses dires, la plupart des étudiants maliens "ne peuvent maintenir le cap la tête haute aux côtés de leurs camarades de la Côte d’Ivoire, du Burkina ou autre Sénégal, Bénin". Pour l’étranger à la quête de ressource humaine qualifiée, on préfère d’autres nationalités que le diplômé malien.
Malgré toutes ses tares, il faut signaler que des efforts sont faits dans la construction d’infrastructures (écoles, Cap, Académie) et la dotation en matériels de certains établissements.
Amadou Sidibé

BALLA KONARE PROFESSEUR A LA FSJP
« Le PDES traite le thème de l’école de façon dérisoire »
Le PDES, au vu de Balla Konaré, professeur de Droit public international, à la Faculté des sciences juridiques et politique (FSJP) de l’Université de Bamako, n’a aucune vision de l’école malienne. Interview.
Les Echos : sous quel angle, le PDES traite-t-il le thème de l’éducation ?
Balla Konaré : Je puis affirmer que le PDES que d’aucuns qualifient de programme de destruction sociale et économique traite le thème de l’éducation de façon dérisoire. L’éducation est loin d’être une priorité pour les auteurs et les autorités de la République. Pour preuve, les recommandations du forum de 2008 restent lettre morte, ce qui est un mépris pour la volonté populaire exprimée. Il faut surtout signaler que le but de ce forum était selon le discours du Premier ministre tenu quelques jours auparavant de désengager l’Etat du financement de l’enseignement supérieur tel que voulu par le FMI et la Banque mondiale. Or, l’école doit rester une question exclusive de souveraineté nationale.
Les Echos : Pensez-vous que le PDES peut apporter une solution tangible et durable au problème de l’école minée par des grèves corporatistes et la baisse généralisées des niveaux ?
B. K. : A l’observation, on se rend compte que le PDES est incapable d’apporter une solution durable au problème à cause de la gestion tapageuse et folklorique. Quand on opte pour le pilotage à vue des affaires publiques, on ne peut guère apporter de solution durable. Nous continuons encore à étudier dans des salles de cinéma et dans des bâtiments commerciaux tels Azar Center, Bakaïna et autres. Je vous dis d’ailleurs que la création de l’Université de Ségou est une fuite en avant et un moyen de détourner l’argent du contribuable malien comme cela s’est passé et se passe encore de nos jours dans d’autres types de projet. Le manque d’enseignants et d’infrastructures dans tous les ordres d’enseignement est un problème réel que le gouvernement est incapable de résoudre malgré les déclarations officielles douteuses. Les grèves d’enseignants et la baisse du niveau des élèves sont liées à l’orientation néo-libérale imposée à nos Etats par le FMI et la Banque mondiale et au manque de volonté politique réelle des autorités de la 3è République à concevoir une école performante.
Les Echos : Quel est, selon vous le problème réel de l’école malienne ?
B. K. : Convenez avec moi que l’école est le fruit de la vision politique globale et par conséquent on ne peut la séparer de la société en général. C’est vous dire que le problème de l’école est un problème sociopolitique lié à l’option néo-libérale imposée d’ailleurs d’une part et d’autre part, à la déliquescence de l’Etat national. La crise de l’école n’est que le reflet de la crise sociale globale, qui s’exprime avec une certaine acuité à ce niveau compte tenu de deux facteurs essentiels. D’une part, l’école est un laboratoire de pensées et de réflexions par excellence, d’autre part les enseignants et les étudiants constituent une catégorie sociale très sensible à l’injustice sociale. Or aujourd’hui, l’injustice sociale est criarde dans notre pays où une couche de politiciens parvenus et de fonctionnaires et commerçants véreux ont accaparé les richesses nationales, à leur profit et à celui des multinationales ici présentes.
Les Echos : la crise actuelle de l’école est-elle un signe prémonitoire de l’échec du PDES ?
Sans aucun doute, mais aussi de la 3è république.
Les Echos : Quelle est votre vision de l’école traitée par le PDES ?
Je répète que le PDES n’a aucune vision de l’école. Les seules références sont le PRODEC et les objectifs du millénaire pour le développement. Le premier, on le sait, est un échec total malgré la manipulation des statistiques et le second est un moyen par les puissances occidentales de compromettre l’indépendance de notre pays.
Propos recueillis Par
Abdrahamane Dicko

MICRO-TROTTOI
Des partenaires de l’école se prononcent
Il faut nécessairement reformer l’école malienne. C’est du moins ce qui ressort du micro trottoir ci-dessous.

Badra Sylla (société civile) :
" La situation actuelle de l’école nous dépasse. Si ce n’est pas les enseignants, c’est les étudiants. Au niveau du supérieur, l’Etat s’est laissé faire. Le gouvernement doit prendre des mesures draconiennes contre les syndicats".

Oumar Traoré (syndicaliste) :
" La profession d’enseignement n’est pas noble dans notre pays. L’Etat doit accepter de négocier avec les syndicats afin de mettre les enseignant dans de bonnes conditions. Et, il y aura plus de débrayage".

Moussa Sissoko (parent d’élève) :
" Il faut nécessairement reformer l’école malienne, sinon ça ne va pas. Ce qui s’est passé au niveau du supérieur n’est pas du tout normal. Les enseignants devaient revendiquer étant en classe. Mais, les différends syndicats n’ont pas accepté de mettre de l’eau dans leur vain. Il faut que les négociations continuent pour maintenir le cap".

Mariam Sidibé (parent d’élève) :
" L’éducation de nos enfants est notre souci majeur. L’Etat et les syndicats doivent tout faire afin que les enfants restent en classe".

Yacouba Koïta (syndicaliste) :
" Le gouvernement sait ce qu’il faut faire pour que l’école soit à la hauteur. En réalité, l’école n’est pas la préoccupation principale des dirigeants"
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

L’ECOLE
L’enfant chéri du PDES
Le système éducatif malien connaît une profonde évolution ces quinze dernières années avec l’augmentation de la scolarisation des enfants. Le taux brut de scolarisation en 2001/2002 était de 64 % (75 % pour les garçons, 54 % pour les filles). Depuis 2007, le PDES du président de la République a accordé également une place de choix au secteur.
Malgré une politique inspirée par le Programme de développement économique et social du président de la République sur la base duquel il a été réélu en 2007 et une implication importante des ONG, le système éducatif malien reste confronté à de nombreuses difficultés : retard dans la scolarisation des filles, manque de moyens (infrastructures, manuels scolaires, personnel) dû notamment aux restrictions budgétaires imposées par les institutions internationales, classes surchargées, abandons fréquents.
Les effectifs du système éducatif malien ont augmenté de 11 % en moyenne sur les sept dernières années, à un rythme nettement plus rapide que la croissance démographique. Le taux brut de scolarisation (TBS) a plus que doublé sur la dernière décennie. Il est passé de 32 % en 1992-1993 à 67 % en 2002-2003, dans le premier cycle de l’enseignement fondamental. Les salles de classes du secteur public ont augmenté de 140 % sur la période avec une nette accélération à partir de 2001 grâce au Pise (Programme d’investissement sectoriel de l’éducation) et celles du privé ont quasiment décuplé.
Les objectifs fixés par le Pise pour la scolarisation des filles ont été dépassés avec un taux de 59,9 %. Le Mali a, par ailleurs, introduit une forme d’enseignement bilingue : on utilise la langue maternelle dans les classes les plus basses pour transiter graduellement vers le français dans les classes les plus élevées. Au début de l’année scolaire 2002-2003, environ 1250 écoles primaires publiques sur 6087 utilisaient la "pédagogie convergente".
Pour faire face à la demande d’enseignants, le gouvernement malien s’est lancé dans un chantier de construction d’instituts de formation de maîtres (IFM). Aujourd’hui, le pays compte 12 IFM, dont huit ont été construits entre 2001 et 2005 pour plus de 6 milliards de F CFA. Trois autres sont en projet et permettront à l’Etat de faire face aux besoins d’enseignants. Cependant, les investissements dans les infrastructures de l’éducation (salles de classe, bureaux, mobilier...) concernent tous les secteurs de l’enseignement.
Afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, le PDES du président de la République a prévu des actions qui ont été initiées en matière de formation continue des cadres et de recyclage des enseignants contractuels. Des résultats encourageants ont été enregistrés avec l’adoption de la politique nationale de formation continue des enseignants du fondamental.
Pour une efficacité du PDES dans le secteur, les départements en charge de l’Education nationale devront initier des actions en vue de cultiver l’excellence à l’école. Un acquis déjà : les écoles fondamentales ont été dotées de 4 millions de livres.
Idrissa Sako

L’EDUCATION DANS LE PDES
Le Prodec plagié
Le président de la République n’a raté aucune occasion ces derniers temps pour exprimer ses indignations au sujet de la crise qui secoue notre système éducatif. ATT se vente, de façon paradoxale de la place importante qu’occupe l’éducation dans son Programme de développement économique et social (PDES) sans que cela ne soit réellement visible.
Pour Madani Soumounou enseignant de formation et promoteur d’école privée à Kalabancoura, le volet éducation dans le PDES est une inspiration et un plagia du Programme décennal de développement de l’éducation (Prodec), qui a défini la politique éducative pendant la décennie 2000-2010.
Les deux mandats d’Alpha Oumar Konaré avaient été mis à profit pour élaborer le Prodec. "C’est dans ce cadre qu’on a assisté à la construction massive d’écoles aussi bien dans les villes que dans les campagnes", a rappelé Madani Soumounou. Et d’ajouter que "c’est aussi le Prodec qui a initié la création d’écoles communautaires et suscité la promotion d’écoles privées". A l’époque le slogan : Un village une école, a largement dominé les discours.
Notre interlocuteur est convaincu que l’exécution du Prodec fut une grande avancée du secteur de l’éducation un secteur qu’il considère comme capital dans tout projet de développement humain durable.
M. Soumounou pense qu’ATT a, à son arrivée au pouvoir en 2002, trouvé sur place toutes les structures mises en place par le Prodec. Le PDES, croit-il, s’en est largement inspiré du Prodec.
Concrètement, le PDES s’est investi à poursuivre les chantiers du Prodec notamment au niveau de l’enseignement supérieur où plusieurs amphithéâtres ont été construits.
Le PDES revendique aussi la décentralisation de l’Université concrétisée par l’ouverture de l’Université de Ségou prévue pour l’année prochaine.
Mais, Madani Soumounou admet que la crise de l’éducation est bien antérieure à l’accession d’ATT à la magistrature suprême.
Cependant, il avoue que c'est avec le PDES que l'école a sombré et continue d'être dans un "gouffre" d’où sa conviction d’un bilan négatif de l’éducation dans les deux mandats d’Amadou Toumani Touré.
Amadou Waïgalo

EDUCATION ET PDES
Le Prodec, ou le développement qualitatif et quantitatif de l’éducation
Avec l’instauration de la III République et l’élection d’Alpha Oumar Konaré, président de la République, l’éducation devient une priorité. Pour booster le taux de scolarisation, le régime définit et adopte le programme décennal de développement de l’éducation (Prodec).
Le programme décennal de développement de l’éducation a été validé en 1999 avec la Banque mondiale. Il a pour objectif fondamental de rehausser le taux brut de scolarisation à 95 % au premier cycle de l’enseignement fondamental à l’horizon 2010. pour atteindre cet objectif, les autorités du pays décline le Prodec en 11 axes que sont : réorienter l’enseignement de sorte qu’il s’adapte à nos besoins, faire en sorte que l’enseignement secondaire général et technique soit plus performant, que le supérieur également soit performant adapté aux besoins prioritaires du pays et surtout avec des coûts maîtrisés. L’utilisation des langues maternelles parallèlement à celle du français qui demeurait la seule langue usitée, une politique simple du livre et du matériel didactique, c'est-à-dire faire en sorte que chaque élève puisse avoir son livre et son matériel de travail, former davantage les enseignants, nouer un partenariat autour de l’école et procéder à une refondation institutionnelle du système éducatif. Le dernier axe enfin a été de mettre en œuvre une politique de communication centrée sur le dialogue et la concertation entre tous les partenaires de l’école le tout soutenu par une politique de financement de financement rééquilibrée, rationnelle et s’inscrivant dans la décentralisation.
Le Prodec a obtenu des résultats au niveau quantitatif. Le nombre d’élèves a presque triplé entre 1991/1992 et 2000/2001. Le scolarisation en 2001/2002 était de 64 % (75 % pour les garçons, 54 % pour les filles. Le Prodec a suscité la création des centres d’éducation au développement.
Ceux-ci ont été créés au Mali au début des années 1990, dans un premier temps dans la 2e région avant d’être étendus aux autres régions. Ils accueillent les enfants âgés de 9 à 15 ans non scolarisés afin de leur faire suivre un cycle d’étude de quatre années avec une formation générale (calcul et apprentissage de la lecture et de l’écriture en langue locale dans un premier temps, français à partir de la deuxième année) et formation professionnelle en liaison avec les besoins locaux. Le Mali comptait 202 centres d'éducation pour le développement (CED) en 1994 ; 618 en 2002 et 981 en 2005 accueillant 28 715 apprenants.
Si l’ambition du Prodec a été aussi de donner aux scolaires un enseignement de qualité et aux enseignants de condition meilleurs de travail, il faut reconnaître que cette ambition est loin d’être atteinte eu égard à la persistance de la crise scolaire.
Denis Koné

LE PDES ET L’EDUCATION
Le désespoir
En matière d’éducation, le manque d’inspiration des concepteurs du PDES en dit long sur leur désespoir…
Le PDES du général Amadou Toumani Touré est un document censé brosser un portrait complet des ambitions du candidat de 2007 pour faire du Mali "un pays émergent". Autant les idéologues ont été inspirés en matière d’éducation. La sécheresse des propositions est symptomatique de la désillusion des autorités publiques et surtout de leur découragement. Elles ont abandonné la partie.
Le seul point fort du PDES en matière d’éducation est d’atteindre un taux de scolarisation de 100 % à l’horizon 2012. Il s’agit d’une simple reprise des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En dehors de cet objectif, le PDES s’approprie les réalisations du Programme décennal de l’éducation (Prodec) et du PISE, notamment sa phase II qui fait l’objet d’un financement de 18 milliards de francs CFA.
En dehors de cette énumération, le PDES est conçu pour mettre en exergue l’enseignement technique. Le constat est que le Mali manque cruellement de main d’œuvre qualifiée. Sur plusieurs chantiers, les entrepreneurs sont obligés de faire recours à des ouvriers étrangers pour pallier la carence de formation des Maliens. Or, l’industrialisation et de la mécanisation de l’agriculture supposent la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée et abondante.
Il y a également des chapitres consacrés à l’éducation préscolaire et maternelle et le PDES ambitionne de faire de l’Université de Bamako, un pôle d’excellence et d’innovation. Cette dernière prétention est certainement à classer dans la catégorie des blagues lourdes. Il n y a tout simplement plus d’universités à Bamako et les étudiants qui en sortent doivent se remettre à Dieu pour convaincre qu’ils ont des connaissances acquises.
En somme, les concepteurs du PDES, les gouvernements, les partis politiques, la société civile et la population ont tous un dénominateur en ce qui concerne l’éducation au Mali : un drame national. On parle souvent de la "baisse de qualité" de l’enseignement, du niveau des enseignants et des enseignants. Ce sont des circonlocutions qui entrent dans le cadre du fameux "mouslaha" malien car, en vérité, le désespoir est complet, total : l’école malienne s’est effondrée. Des générations entières d’enfants issus de familles sans gros moyens n’auront jamais les chances égales aux autres. En cela au moins, les concepteurs du PDES ont su éviter la démagogie et la prétention.
Ousmane Sow

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CSK-REAL
Pour l’histoire
Dix-sept ans, après avoir accédé à l’élite nationale, le CSK retrouve le stade Modibo Kéita pour une autre date de l’histoire. Cette fois-ci pour le compte de la finale de la 50e Coupe du Mali de football. Demain samedi, les Boys du CSK affronteront l’AS- Réal. Ce dernier signe son retour après son sacre de 1991 face à Mandé et son échec de 1993 devant le Stade malien de Bamako.
Les Scorpions n’ont d’autre choix que de vaincre. La défaite leur est strictement interdite pour une place africaine. En dépit de sa courte défaite de la 25e et avant-dernière journée en championnat face à l’Asko, les Scorpions ont certes fait douter leurs supporters à quelques jours de la finale, mais leur coach, Moussa Kéita "Dougutigui", s’est montré réservé et n’a surtout pas versé dans l’optimisme béat. Pour lui, cette avant dernière manche de la Ligue 1 est tout aussi difficile que celle de la finale de demain.
Les Centristes n’auront pas en face une équipe démobilisée. Ils auront fort à faire face aux camarades de Kalifa Coulibaly, l’auteur du second but des Aiglons face au Sao du Tchad. Idrissa Kanté "Gorgui", qui croit dur comme fer au sacre de son équipe, va concentrer toute sa stratégie autour de Cheick Fanta Mady Diarra, attendu pour cette rencontre avec une grande impatience par les fans pour faire cette différence en tirant vers le haut toute l’équipe. Si bien que de tous les joueurs centristes, la stratégie du président délégué, Sékouba est celui sur lequel pèse la plus grande pression. Aura-t-il la faculté de supporter tout cela ? "Je sens qu’on est prêt à réaliser quelque chose de grand ce samedi".
La pression ? Je connais trop bien. C’est toute l’équipe qui est déterminée à remporter ce trophée, le premier de l’histoire de notre club, pas uniquement Cheick Fanta Mady Diarra. Je flaire un bon coup", dira Cheick Fanta Mady Diarra à la veille de la finale. C’est dire qu’à travers Binké surnom de Cheick Fanta Mady, c’est toute l’équipe qui est carrément dans le bain de cette rencontre.
L’autre joueur sur lequel pèsent aussi tous les espoirs côté Scorpions, c’est Kalifa Coulibaly, fils de l’ancienne gloire du club, Benny. Sera-t-il cette dynamite tant attendue ou tout simplement un pétard mouillé ? Là encore on en saura plus ce samedi. Idrissa Kanté "Gorgui", qui connaît bien l’environnement réaliste pour avoir été ancien du club, soutient lui aussi que les Scorpions feront tout pour réécrire l’histoire et qu’ils livreront une grande bataille à ses hommes. La partie ne s’annonce guère de tout repos. "Les Scorpions constituent une grande équipe qui a surtout beaucoup gagné en maturité ces dernières années. Elle n’est plus dans l’ombre des deux équipes phares, le Djoliba et le Stade, ou encore du COB, mais c’est elle qui leur fait désormais de l’ombre", dira un inconditionnel du club, qui ajoutera que son équipe est prête à relever le défi. "Nous avons aussi notre mot à dire dans cette rencontre. Nous avons aussi les moyens de remporter le trophée", conclura notre interlocuteur, qui compte sur le soutien de la grande famille des Noirs et Blancs.
Il faut dire enfin qu’à l'occasion de la finale de demain, la Fédération malienne de football et son sponsor officiel, Orange-Mali ont concocté un programme culturel, notamment un podium musical sera en place avec les artistes comme, Baba Salah, Master Soumi, Génération RR, DJ Sénateur et Roberto Magic Sapeur. Les ballons et le trophée de la finale viendront du ciel avec les éléments de la Fédération malienne de sport air (FMSA).
Boubacar Diakité Sarr

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