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2010

Mois de juillet

Les Echos du 29 juillet

 

PARTI PRESIDENTIEL
Les hommes modèles du PDES
Le parti présidentiel, PDES, créé pour veiller sur les acquis de l’ère ATT, a pris comme présidents d’honneur des hommes qui peuvent être difficilement des références en termes de probité et d’intégrité.
Ce choix témoigne certainement de la notion d’honneur qu’on a dans ce parti. Une connexion dangereuse d’agents de l’Etat et la partie la plus corrompue du milieu des affaires au Mali. On a vu des moyens de l’Etat déployés sans gêne pour transporter les "militants". Le président ATT se reconnaît-il dans ce parti ?

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BOUBACAR TOURE RPM A PROPOS DU PDES
" Nous observons et restons vigilants"
Dans un entretien qu’il a nous a accordé, le secrétaire chargé à la communication du Rassemblement pour le Mali (RPM), Boubacar Touré, ancien député, évoque le sentiment du parti du Tisserand après la création du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES).
Les Echos : Quel sentiment a-t-on au RPM avec la création du Parti pour le développement et la solidarité qui se réclame du président Amadou Toumani Touré ?
Boubacar Touré : Je tiens à préciser que nous avons accueilli sincèrement et avec joie l’invitation pour être à la création du parti déjà annoncé par le président de la République lors de son "baro", le 8 juin. C’est pourquoi Nancouma Kéita nous y a représentés. Par rapport à la création du parti, je pense que mieux vaut tard que jamais. Ce parti est venu trop tard à mon avis, parce qu’on est resté longtemps dans l’intrusion. Parce que la notion d’indépendance ne devrait pas avoir de place si ce n’est pas pour un peu trahir ou ne pas respecter l’esprit et les propositions retenues lors de la conférence nationale, le multipartisme intégral, dès qu’on parle de l’intégralité pour le multipartisme.
Donc, sans limites, tout citoyen quelles que soient sa pensée philosophique, sa perception de la vie, son programme de société, doit pouvoir créer l’instrument de conquête du pouvoir qu’est le parti politique dans le principe républicain et démocratique. Mais, durant des années, on a assisté à une intrusion puis à cette création du parti appelé PDES, le Parti pour le développement mais pas le programme de développement. Sa création met fin à l’intrusion, à la violation de l’esprit de la Conférence nationale.
Les Echos : C’est un parti que se réclame du président de la République et réclame également plusieurs députés. En tant qu’ancien député, est-ce le PDES ne va pas changer la donne au sein de l’hémicycle ?
B. T. : Non ! Le Parti pour le développement et la solidarité n’a pas de député. Il n’y a aucun député élu sous le label PDES. Aucun ! Si la question du nomadisme était tranchée, il n’aurait aucun député. C’est un nouveau parti qui, peut-être, va débaucher. Un débauchage qui n’est pas forcément à l’honneur et à la promotion du multipartisme et de la démocratie parce que nous savons tous aujourd’hui que le nomadisme est comme un couteau planté dans le tendon. On est élu sous un label. Non, c’est un parti qui débauche et qui va débaucher. Si le nomadisme avait sa solution de manière réglementaire, ce parti se préparerait plutôt pour les échéances à venir afin d’avoir ses conseillers, députés. Sinon, les députés ou les conseillers se trouvant là-bas aujourd’hui, c’est sous un autre label.
Les Echos : C’est un parti qui compte également plusieurs ministres, plus que les partis politiques qui forment l’ADP. Bien que vous soyez de l’opposition est ce que cela ne viole-t-il pas le consensus au sein de cette entité ?
B. T. : Est ce que c’est beaucoup de ministres dans le parti ? Ou beaucoup de militants de ce parti qui sont ministres ? Parce que quant le président de la République leur accordait sa confiance ce n’était pas sous le maillot du parti pour le développement et la solidarité !. Mais la personne la mieux indiquée pour répondre à cette question, c’est certainement l’ADP, pas nous de l’Opposition. Nous observons, et nous restons vigilants.
Les Echos : Selon vous, le PDES n’empiète-t-il pas sur le Programme de développement social et économique.
B. T. : Je souhaite que les animateurs aident les Maliens à ne pas faire la confusion entre le PDES parti politique et le PDES programme de développement initié par le président de la République et les partis politiques et amis qui ont décidé de l’accompagner.
Même si certains animateurs du parti PDES soutiennent que c’est pour accompagner le PDES-programme j’espère qu’ils aideront les citoyens à ne pas faire la confusion parce que le résultat de ce programme rentre aujourd’hui dans le patrimoine national. Donc, pas d’amalgame.
Et je pense aussi qu’il y aura moins de trafic d’influence, que le président a le souci de son image d’homme d’Etat, et qu’il fera tout pour qu’il n y ait pas un Mali du PDES parti et l’autre Mali, le Mali des non-militants PDES.
Propos recueillis par
Denis Koné

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SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA
" La situation interpelle avant tout notre responsabilité et notre degré d’engagement contre les réseaux terroristes"
La situation au nord est inédite et grosse de toutes les incertitudes. A nous de trouver les leviers pour passer ce cap. C’est du moins ce qui ressort de l’interview que nous a accordée Soumeylou Boubèye Maïga, et dont nous vous proposons la première partie.
Les Echos : Quelles lectures faites-vous de l’assassinat au Mali d’un otage enlevé au Niger par AQMI ? Le droit de poursuite que le Mali a accordé à ses voisins inclut-il ce genre d’opération ? Qu’est-ce que cette notion de droit de poursuite contient ?
Soumeylou B. Maïga : De prime abord, l’on peut considérer que c’est une entorse à notre souveraineté, quand bien même c’est de la part de pays amis, puisque nous sommes en présence d’une action planifiée qui ne me semble pas entrer dans le champ d’application du droit de poursuite. Même si je ne suis pas sûr qu’elle ait pu se dérouler dans la profondeur mentionnée par les médias ?
En même temps, c’est une action qui intervient dans un contexte marqué par un engagement inégal des Etats de la région face à une menace transnationale, dont l’évolution devient chaque jour plus dangereuse pour la sécurité et la stabilité régionale et internationale.
De ce point de vue, ces groupes vont au moins intégrer qu’ils peuvent être désormais attaqués de la part de plusieurs protagonistes et qu’ils ne demeureront plus impunis.
Toutefois, je pense qu’en dépit de la nature de la menace, chaque Etat est le premier et principal responsable de la sécurité sur son territoire et c’est cet engagement qui le rend apte à être partie prenante dans le nécessaire partenariat multilatéral. Dans cet ordre d’idée, aucun Etat ne peut déléguer à d’autres la tâche de faire le ménage chez lui, en l’occurrence de mener une action de guerre, surtout préventive, sur son territoire.
C’est donc une situation qui interpelle avant tout notre responsabilité et notre degré d’engagement contre les réseaux terroristes. Et nous ne devons pas développer de discours pouvant faire croire que c’est l’engagement international qui est prioritaire et fondamental.
Les Echos : Et maintenant ? Qu’est-ce qui peut se passer ?
S. B. M. : Le premier risque, si on ne fait rien et qu’on accepte le fait accompli, est de conforter objectivement la volonté de AQMI de nous projeter dans le champ de sa confrontation globale et de transformer ainsi cette partie de notre territoire en un point de ralliement de différents groupes djihadistes, qui trouveraient là un nouveau front contre les apostats et autres mécréants, comme ils disent.
Avec une extension possible sous différentes formes, à l’ensemble de nos territoires. A l’évidence, l’incrustation de AQMI sur une partie de notre territoire, à partir duquel il y a un corridor qui ouvre jusqu’au Nigeria ainsi que vers l’océan Indien, constitue une menace stratégique grave pour la stabilité de nos Etats mais aussi pour la cohésion de nos sociétés, majoritairement musulmanes, au sein desquelles il y a de grosses franges de la population, jeunes surtout, en forte quête identitaire et d’engagement qui sont des cibles idéales de recrutement.
En observant ce qui se passe vers la partie orientale du continent à partir du foyer somalien, on peut craindre à terme une jonction des fronts comme c’est déjà le cas pour les flux de la drogue (la cocaïne venant de l’Ouest, l’héroïne de l’Est).
Le deuxième risque, c’est une sanctuarisation qui consacrerait une érosion de la souveraineté de l’Etat et qui prendrait les populations en otage, rendant impossible tout l’effort de développement parce qu’en même temps que le retrait des intervenants étrangers, les programmes nationaux, eux-mêmes, seront difficilement exécutés.
C’est pourquoi, l’instauration et le maintien de la sécurité demeurent, pour nous, le premier enjeu de gouvernance et de développement dans cette zone. Ceci suppose, outre un engagement militaire tangible, la mobilisation de tous les démembrements de l’appareil sécuritaire et judiciaire à travers notamment la poursuite, l’instruction et le jugement des actes terroristes, la détection et la répression des transactions financières suspectes en vue d’assécher les ressources illicites qui contribuent à accroître les capacités des terroristes, à alimenter leurs activités et dont on observe le recyclage ici et là.
Je pense modestement que c’est une telle posture qui pourrait faciliter la concrétisation de notre proposition d’un sommet sur la sécurité, la paix et le développement dans la bande sahélo-saharienne.
Les Echos : La situation ne désavantage-t-elle pas ATT ?
S. B. M. : Le président ATT a raison dans l’analyse qu’il fait du caractère incontournable de la coopération multinationale et de la chronologie que devrait observer la mise en œuvre de la démarche régionale.
A savoir tenir d’abord une conférence des chefs d’Etat qui donnera les orientations et directives aux différents échelons.
En effet, même si on doit saluer la tenue de différentes réunions au niveau des ministres et des structures sécuritaires et militaires ainsi que l’installation d’un état-major conjoint à Tamanrasset, dont on n’a d’ailleurs pas mention du rôle qu’il a pu jouer dans les opérations des 22-23 juillet, je pense qu’il s’agit-là d’instances et d’outils qui ne pourront être pleinement efficaces et opérationnels qu’à partir d’un partenariat stratégique fondé sur une unité de doctrine, que seuls les chefs d’Etat peuvent décider.
C’est une étape essentielle pour la confiance mutuelle indispensable dans une telle coopération qui doit porter sur des domaines de souveraineté par excellence comme la mutualisation de la collecte, de l’analyse et de l’évaluation du renseignement, la mise en place de modules d’instruction communs aux unités dédiées au sein de nos forces armées respectives en vue d’obtenir une plus grande cohérence dans les modes opératoires, la mise sur pied d’opérations conjointes et coordonnées, etc.
C’est à cette condition que nous pourrions aussi avoir la maîtrise de la riposte au terrorisme et développer dans une démarche commune une meilleure articulation avec les partenariats mis en place par des pays extra-africains dont la sécurité et les intérêts peuvent être menacés chez nous. Parce qu’il faut bien réaliser que l’espace sahélo-saharien est une réalité géopolitique et géostratégique nouvelle qui nous impose une démarche totalement novatrice en matière de sécurité collective.
Propos recueillis par
Alexis Kalambry

 

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TRAITE D’ILLEGAL ET D’ILLEGITIME
Le SPN de Siméon Kéita réplique au Syntade
Le Syndicat de la police nationale, tendance adjudant Siméon Kéita, a vigoureusement riposté au cours d’une conférence de presse mardi 27 juillet au GMS aux propos de Siaka Diakité, SG du syntade, qui a traité, samedi dernier, le "nouveau" bureau d’illégal et accusé le DG de la police de favoritisme.
Soixante-douze heures après la conférence de presse organisée par le Syntade et le Syndicat de la police nationale, dirigé par Tidiane Coulibaly, qui ont dénoncé "l’immixtion du directeur général de la police nationale dans les affaires du Syndicat de la police nationale", c’était au tour de la dissidence dirigée par le secrétaire général Siméon Kéita de riposter, mardi dernier, aux propos de Siaka Diakité, le SG du Syntade.
La conférence de presse s’est tenue au Groupement mobile de sécurité (GMS). M. Kéita, qui se présente comme le nouveau SG du SNP était entouré de membres de son bureau et de policiers. Pour le conférencier, l’objectif de la rencontre était de "partager certaines réalités" et les changements intervenus à l’issue de la conférence de section les 17 et 18 juillet derniers. Le "nouveau" SG de la police, est revenu sur ce qui a prévalu au changement d’équipe du syndicat.
Selon M. Kéita, conformément aux dispositions du statut et règlement intérieur de la Section syndicale de la police nationale, une conférence de section se tient tous les trois ans. Et entre la tenue de la conférence de section, est organisé le conseil de section qui se tient chaque année. C’est en application de ces mesures réglementaires que la conférence de section de la police nationale s’est tenue. Exceptées les régions de Kidal et de Gao, a affirmé Siméon, toutes les autres étaient représentées au renouvellement du bureau.
Or, a-t-il dit, en violation de l’article 13 du règlement intérieur, le SG "sortant" Tidiane Coulibaly, a fait 11 ans à la tête du SPN (1999-2005), instaurant une sorte de monotonie au SPN (son dernier mandat a pris fin en juin 2008). Ce qui, à ses dires, "avait fini par affaiblir le bureau qui était dans l’incapacité de défendre les intérêts des policiers".
" C’est au regard des disfonctionnements et des violations ressortis dans des correspondances adressées à l’ancien bureau, que ceux qui se disent légalistes et légitimes ont fini par aller aux assises". Mais, la correspondance, à en croire M. Kéita, a buté à une fin de non-recevoir. "En réunion des SG des sections, il a été décidé que des missions sillonnent les régions pour expliquer à l’ensemble des militants la situation qui prévalait".
Suivant le statut et le règlement du SPN, à la demande des 2/3 des membres du bureau une réunion extraordinaire a été convoquée à l’issue de la tournée, qui s’est attelée au renouvellement du bureau. "Les textes prévoient la tenue d’une session extraordinaire", a dit le sergent-chef Siriman Fané.
Siaka et Tidiane dans l’illégalité
La tenue extraordinaire de la conférence de section, ont poursuivi les policiers, a été précédée de l’envoi d’une correspondance au secrétaire général du Syntade, Siaka Diakité, "demandant son arbitrage et la tenue des assises". Ce dernier, dans sa réponse, ont-ils révélé, "a dit ne pas pouvoir effectuer le déplacement".
Parlant du DG de la police, accusé "d’immixtion dans les affaires syndicales", le "nouveau" SG du SPN a dit que pour des raisons de discipline, le bureau de la division de Bamako, a jugé nécessaire d’informer Niamé Kéita, DG de la police nationale, de la tournée entreprise dans les régions, qui, à son tour, a informé les chefs et les camarades des régions de leur arrivée. "L’administration a accepté de nous accorder une autorisation d’absence. Nous ne voyons pas de mal à informer nos chefs".
Il a passé le fer sur Siaka et Tidiane Coulibaly qu’il a accusé de violer les textes du syndicat. Le premier est pris à partie sur sa volonté de changer le mandat de 3 à 5 ans. "Chaque syndicat est régi par un texte. Au SPN, seule la conférence de section à pouvoir d’amender le statut et règlement". Et d’ajouter que le SPN n’est pas régi par les dispositions du Syntade. "Si quelqu’un est dans l’illégalité, c’est Siaka".
Quant à "l’ancien" SG, M. Coulibaly, le sergent-chef Siriman Fané, a démontré qu’il viole l’article 30 du règlement intérieur qui "interdit toute activité syndicale aux agents en formation". Coulibaly Tidiane et certains de ses poulains sont des élèves inspecteurs ou commissaires actuellement en formation. "Ce seul grief suffit à écarter M. Coulibaly du SPN", a-t-il insisté.
Sortira ou ne sortira pas du Syntade ? Le bureau dirigé par M. Kéita, s’est dit ouvert au dialogue et à l’unité de tous les policiers du Mali, c’est pourquoi, "il n’est pas question pour le moment de quitter le Syntade".
Le conférencier a ensuite tiré à boulets rouges sur le SG du Syntade. Pour lui, M. Diakité n’a fait que dire ce qu’il pense à propos de leur reconnaissance par le Syntade. "Il a donné son avis, c’est très normal. Heureusement, qu’il n’est pas le seul à décider. Nous espérons qu’il sera rappelé à l’ordre par ses camarades".
A la question d’un confrère sur un éventuel affrontement entre policiers, les "nouveaux chefs" de la police ont donné une réponse on ne peut plus claire : "Jamais, il n’y aura cette éventualité. Nous sommes des responsables. Et nous allons résoudre nos différends avec la manière".
Amadou Sidibé

 


La police malienne : cinq ans sans dotation
Profitant de la conférence de presse, le sergent-chef Siraman Fané, a effleuré la question de la dotation de la police malienne Pour lui, cela fait cinq ans qu’il n’y a pas de dotation à la police. "80 % des éléments du GMS utilisent leurs salaires pour se faire des tenues. Notre pouvoir d’achat ne nous permet pas d’acheter des uniformes", a souligné M. Fané. A cela s’ajoute le problème de véhicules. Des situations qui interpellent le DG de la police.
Le statut de la police : "nous ne le reconnaissons pas"
Si le SG du SPN, Tidiane Coulibaly, s’est félicité du vote du nouveau statut des policiers, son camarade sergent-chef Fané, a mis les pieds dans le plat de ce statut. Pour lui, à quelques exceptions près, c’est l’ancien document qui a été reconduit. "Nous ne nous reconnaissons pas dans ce statut".
A. S.

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SEYDOU Z. DIARRA, PRESIDENT DES APE DE SIKASSO
" Le faible taux de réussite au DEF est révélateur"
Les résultats de l’examen au diplôme d’études fondamentales (DEF) de l’année 2009-2010 sont médiocres à l’Académie de Sikasso. Sur 13 543 inscrits, 7301 sont déclarés admis, soit un taux de 36,46 %. Sur ces résultats peu reluisants, le président de la Fédération régionale des associations des parents d’élèves de Sikasso, Seydou Zoumana Diarra, a bien voulu nous entretenir.
Les Echos : Quelle appréciation faites-vous du taux de réussite au DEF dans la région de Sikasso ?
Seydou Zoumana Diarra : Les résultats publiés ne nous étonnent pas. Nous étions informés des dispositions prises par le département en ce qui concerne le déroulement et l’introduction de certaines matières. Nous avons informé les parents d’élèves sur les instructions du ministre de l’Education. A l’issue de la conférence nationale de l’Association des parents d’élèves qu’il présidait, il a été dit que les pays de l’Uémoa vont harmoniser et exécuter leurs curricula.
Nous avons constaté au Mali comme dans certains pays de l’espace Uémoa, la suppression du CEP, qui n’est pas de l’avis des parents d’élèves. Pour le DEF et le baccalauréat, il y a eu la réintroduction de 4 matières et une révision du système de calcul des notes d’examen et de classe. Autant de raisons qui expliquent, à mon avis, les résultats du DEF 2010. Je ne serais pas surpris si les résultats du bac ressemblaient à ceux du DEF.
Les Echos : Qu’avez-vous constaté pendant et après l’examen du DEF dans la région ?
S. Z. D. : La surveillance a été stricte dans les centres d’examen que j’ai sillonnés à Sikasso. Les enseignants comme les élèves se méfiaient, car tout cas de fraude enregistré était sévèrement puni. Après la proclamation des résultats, j’ai été saisi par plusieurs parents d’élèves expulsés et non-admis. J’ai joué en ces moments difficiles la carte de l’apaisement, mais, en réalité, ces parents ont été timides avec leurs enfants. Certes, l’éducation, c’est à l’école, mais elle se fait aussi en grande partie à la maison.
Apprenons aux enfants à ne pas tricher, à rester corrects le jour de l’examen ! D’une manière générale, les parents sont en train de faillir de ce côté-là. Il y a lieu de revoir cela. De plus, nous déplorons les sorties intempestives des élèves. En ma qualité d’enseignant à la retraite et de président de l’APE, je conseille aux parents de suivre leurs enfants qui sont capables de beaucoup de choses à leur insu, parce que par la magie de l’informatique les notes sont falsifiables. Les parents doivent s’informer à la source sur le mérite de leurs enfants. Nous allons dans tous les cas vers un curriculum d’intégration sous-régionale, qui exige la qualité et les bonnes manières à l’école.
Les Echos : Est-ce que vous encouragez l’Etat à repêcher certains élèves pour hausser le taux ?
S. Z. D. : Le ministre a dit en son temps qu’il n’y aura pas de repêchage. Tant mieux ! Ne comptons pas sur une pression quelconque. Seul l’Etat peut décider. Attendons de voir les résultats des autres examens. Ceux du DEF 2010 sont en deçà de ceux des années précédentes, mais tout n’incombe pas à l’Etat. Essayons, en toute honnêteté, d’analyser les problèmes et de situer les responsabilités.
Les Echos : Que préconisez-vous pour arrêter les actes de vandalisme après la proclamation des résultats ?
S. Z. D. : J’ai été informé que des actes de vandalisme ont été commis par des non-admis dans certains établissements. C’est déplorable. Ces actes ne sont pas à encourager. Un échec est dur, mais il faut savoir le surmonter. Faisons en sorte que nos enfants soient respectueux et de bons modèles de cadres pour le Mali de demain ! En 3e région, nous ferons tout pour une école apaisée et demandons aux parents de s’impliquer davantage dans sa gestion.
Propos recueillis par
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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ASSSASSINAT DE MICHEL GERMANEAU
Le RPM et le RDS pour une sécurité du Nord
L’exécution de l’otage Michel Germaneau par la nébuleuse AQMI au Maghreb a suscité l’indignation dans la classe politique malienne particulièrement du Rassemblement pour le Mali RPM et du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS).
Dans des correspondances adressées à notre rédaction, ces deux partis condamnent cet acte et invitent les autorités à sécuriser le Nord du pays. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte barbare qui jure avec les valeurs universelles de solidarité, de tolérance et de paix que partagent l’écrasante majorité des Maliens et pour lesquelles le RPM s’est toujours battu", indique le parti du Tisserand dans sa correspondance, qui appelle toutes les formations politiques à la compassion et à la mesure. Et de réaffirmer son attachement au rétablissement de la sécurité dans le Nord du pays en concertation avec le gouvernement.
Le RDS, de son côté, "regrette la mort de M. Germaneau suite à l’intervention guerrière des troupes françaises et mauritaniennes". Le parti que dirige le Pr. Younouss Hamèye Dicko se dit inquiet "par la violation de la souveraineté du Mali par la France qui réapparaît clandestinement et militairement dans notre pays alors que son dernier soldat a été évacué de notre sol le 20 janvier 1961". Aussi le parti lance-t-il un appel à la France afin qu’elle cesse toute intervention sur le territoire malien sans concertation avec le gouvernement.
Michel Germaneau, un ressortissant français, était détenu entre les mains d’AQMI qui réclamait la libération de certains de ses membres détenus en Mauritanie.
Denis Koné

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MALI-GUINEE
Giresse publie sa liste
Le sélectionneur des Aigles du Mali a rendu publique la liste des 23 joueurs retenus pour la rencontre amicale Mali-Guinée le 11 août 2010 à Marignane (France).

L’entraîneur des Aigles du Mali, Alain Giresse, était face à la presse mercredi au siège de Malifoot pour justifier la liste des 23 joueurs qu'il a choisis pour le match amical Mali-Guinée, prévu le 11 août prochain à Marignane, près de Marseille (France).
Pour insuffler une nouvelle dynamique à l’équipe, il a fait appel à l’ancien défenseur du Stade malien de Bamako qui évolue au club égyptien, d’Al Nasri, Issiaka Eliassou, et à l’ex-attaquant de l’Asko et de l’AS Réal, Yacouba Diarra de l’Etoile du Sahel de Tunis.
Il a aussi puisé dans les clubs locaux. Sur sa liste figurent Soumbeyla Diakité, Abdoulaye Maïga (Stade malien de Bamako) et le portier du COB, Adama Kéita. Des cadres comme le capitaine Mahamadou Diarra "Djilla" (Réal Madrid) et Seydou Kéïta (FC Barcelone) complètent le tableau.
Avec une liste de 20 expatriés et 3 locaux, le sélectionneur entame sa campagne de la Can-2012. On note l’absence de Frédéric Oumar Kanouté, Mohamed Lamine Sissoko "Momo" et

Mahamadou Sidibé "Maha".
" Je n’ai pas eu la possibilité d’être en contact avec eux. Je peux pas prendre des joueurs avec qui je n’ai pas pu avoir un dialogue pour envisager leur venue en équipe nationale".
A l’en croire, pour les éliminatoires de la Can, la porte reste ouverte. "Je n’ai pas fermé la porte. A un moment donné, c’est le joueur qui ressent cette envie, cette volonté de venir jouer avec l’équipe nationale. On ne peut pas réclamer ou exiger un joueur s’il n’a pas envie. Ce ne sera bon pour personne. Il va perdre son temps, on va perdre notre temps. Il faut une conjonction des deux parties, c'est-à-dire entre l’appelant et l’appelé", a tranché l’entraîneur.
Pour le code de conduite de Malifoot, Giresse ne s’en est pas encore servi. "La charte est en préparation et c’est évident qu’à la première lecture, c’est une charte qui correspond à ce qu’on attend d’un joueur en équipe nationale".
Boubacar Diakité Sarr

 

Liste des 23 joueurs retenus
Oumar Sissoko, Metz (France), Soumbeyla Diakité (Stade malien), Adama Kéita, (COB, Mali), Adama Coulibaly (Auxerre, France), Ousmane Berthé (Jomo Cosmos, Afrique du Sud), Adama Tamboura (Metz, France), Drissa Diakité (Nice, France), Samba Sow (Lens, France), Mahamadou Samassa (Marseille, France), Sidi Yaya Kéita (Lens, France), Bakaye Traoré (Nancy, France), Abdoulaye Maïga (Stade malien), Seydou Kéita (FC Barcelone, Espagne), Modibo Maïga (Sochaux, France), Issiaka Eliassou (Al Nasri, Egypte), Yacouba Diarra (Etoile du Sahel, Tunisie), Sigamary Diarra (Lorient, France), Abdou Traoré (Bordeaux, France), Lassana Fané (El Merrick, Soudan), El Hadji Mahamane Traoré (Nice, France) et Souleymane Diamoutené (Lecce, Italie).

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