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2010
Mois de
juillet
Les
Echos du 26 juillet
PDES
La bande des 127 bientôt à l'œuvre
Si le président ATT veut toujours servir le Mali et sortir par la grande
porte, il doit veiller au renforcement des partis et non travailler à les
affaiblir.
Hamed Diané Séméga, "le ministre 11 millions de thé",
président du bureau extra large du nouveau parti présidentiel,
le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES),
affirme que l'objectif du parti est de veiller sur les réalisations et
autres acquis de l'ère ATT. Balivernes !
La désignation de Mme Touré Lobbo Traoré, épouse
du chef de l’Etat comme marraine, de même que la présence
massive des proches collaborateurs du président de la République
est la preuve évidente que ce dernier, mieux que des bénédictions,
a donné son autorisation pour la création du parti, s'il n’en
est pas l'initiateur. Or c'est à ce niveau que le risque pour le président
est énorme.
D'abord, il apparaît comme quelqu'un qui ne respecte pas sa parole donnée
et qui n'est pas à cheval sur les règles de justice.
La désignation de Mme Touré comme marraine prouve que ATT a violé une
fois de plus sa parole donnée de ne pas créer un parti politique.
Il doit dissuader son épouse à y renoncer. Quelle leçon
les partis de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP)
vont-ils en tirer ? Qu'en diront les Djibril Tangara, Ousmane Ben Fana et autres
? Eux qui ont été mis à la touche pour avoir créé un
parti politique pour ATT.
Mieux ou pire, le président ATT est fortement interpellé, car ce
qui fait qu'il est aujourd'hui un cas d'école en Afrique, un "mythe" c'est
d'avoir réussi une gestion consensuelle du pays sans être membre
d'un parti politique. Aujourd'hui, ce mythe s'évapore.
Si le président ATT veut toujours servir le Mali et sortir par la grande
porte, il doit veiller au renforcement des partis et non travailler à les
affaiblir.
Le PDES qui est une connexion dangereuse entre des agents de l’Etat et
une certaine classe des affaires, la plus cupide, la plus sangsue, ne vise que
la satisfaction de leurs intérêts bassement matériels et
non un quelconque développement du Mali. Le président ATT doit
le comprendre et agir.
Modibo Sissoko
(Bamako)
Acceuil
IMMIXTION
ET VIOLATION DES TEXTES DU SPN
Le Syntade à bras raccourcis sur le DG de la police
Niamé Kéita, le directeur général de la police, sera
responsable de tout ce qui pourrait arriver suite à ses violations des
textes du Syndicat national de la police (SPN) et son immixtion dans les affaires
du SPN. C’est sur ce ton menaçant que Siaka Diakité, SG du
Syntade et de l’UNTM, a animé une conférence de presse samedi
dernier.
Immixtion de la direction générale de la police nationale dans
les affaires de la Section syndicale de la police nationale (SPN), violations
flagrantes du statut et règlement intérieur de la police nationale
par le directeur général de la police. Ce sont des griefs du Syndicat
des travailleurs des administrations d’Etat (Syntade), affilié à l’UNTM,
portés contre Niamé Kéita, le DG de la police.
Samedi 24 juillet 2010, à la Bourse du travail, Siaka Diakité,
secrétaire général du Syntade, est revenu longuement sur
les violations commises par M. Kéita. Il avait à ses côtés
le secrétaire général de la SPN, Tidiane Coulibaly. Plusieurs
militants du syndicat de la police ont également répondu à l’appel
de leur SG.
Pour Siaka Diakité, samedi 17 et dimanche 18, juillet, un groupe de policiers,
qui ne possèdent ni les qualités ni les compétences, se
sont concertés pour "renouveler" le bureau du SPN. Ces policiers
qui ne sont autres que des éléments d’une dissidence créée
de toutes pièces par le directeur de la police "en vue de renouveler
le SPN" a agi dans l’illégalité.
Aux dires de Siaka, le renouvellement d’une section du Syntade est "supervisé par
un organe supérieur", ce qui n’a pas été le cas.
D’ailleurs, rappellera-t-il, au Syntade, le renouvellement des organes
n’est pas à l’ordre du jour. "Aucune structure n’a
organisé un congrès pour modifier ses textes encore moins renouveler
les instances".
Le SG du Syntade a affirmé que le mandat actuel de renouvellement du bureau
du SPN arrive à terme en 2012. "Une administration n’a pas
mandat de convoquer une conférence nationale d’un syndicat".
A ses dires, force doit rester à la loi. Les agissements de Niamé Kéita,
selon lui, violent les dispositions de l’Organisation internationale du
travail (OIT).
L’arme de la grève
Ces violations des textes de l’OIT et du SPN lui ont été signifiées.
Mais, la dissidence, sous sa protection a fait fi des réserves formulées
par le bureau de la SPN et a entamé une tournée "d’intoxication" à l’intérieur
du pays avec des instructions fermes de Niamé Kéita. Ce dernier,
aux dires de policiers, a, par message N°0098 en date du 12 avril 2010, invité les
chefs d’unités "à prendre toutes les dispositions pour
la réussite de la mission".
Le SPN, "s’est vu dans l’obligation de saisir le DG de la police
par correspondance n°002/SPN du 15 avril 2010, pour lui demander de se mettre
en marge de la vie du syndicat".
Comme si de rien n’était, le DG de la police, ajoutent des agents,
est revenu à la charge par un message radio fax n°152/DPGN-SG du 1er
juin 2010 adressé aux directeurs régionaux de Kayes, Koulikoro,
Sikasso, Ségou et Mopti afin "de prendre et de faire prendre toutes
les dispositions pour le bon déroulement de la tournée".
Siaka Diakité, qui prévient n’avoir pas dit son dernier mot,
a révélé que les tournées de la dissidence (qui avait
même été suspendue par lettre n°007/SPN du 8 juin 2010)
ont été fait faites avec les moyens de l’Etat (véhicules,
carburant). A la question de savoir pourquoi Niamé se comporte de la sorte
? Siaka, a été on ne peut plus clair : "Parce qu’on
ne nous aime pas. La carence est camouflée par la violence. On ne veut
pas qu’on dise ce qui se passe. On empêche la police d’atteindre
ses objectifs premiers".
Pour Siaka, les autorités ont été saisies sur les actes
posés par Niamé et ses protégés. "Les courriers
ont été envoyés et nous attendons le délai légal
pour la réponse". Les moyens légaux de pression pour être
entendu, a-t-il dit, ne manquent pas. "On va les obliger à nous entendre
s’ils n’agissent pas". Parmi les moyens envisagés, a
souligné le SG, figure la possibilité d’aller en grève "s’il
le faut".
Pour un policier, "depuis l’arrivée de l’actuel directeur
de la police, la police malienne est minée par des problèmes et
est ridiculisée tous les jours par les récalcitrants".
Les autorités sont averties et devront prendre le problème avec
sérieux.
Amadou Sidibé
Un bon statut de la police
Le secrétaire général du SPN, Tidiane Coulibaly, a dit samedi
sa satisfaction sur le nouveau statut de la police nationale. Il a renouvelé ses
remerciements aux députés d’avoir accepté de passer
le statut au vote. "Jamais ses acquis n’ont été égalés
dans l’histoire de la police nationale", a reconnu M. Coulibaly.
Le 2 juillet, les députés ont adopté par 102 voix pour,
0 contre et 0 abstention, la loi sur le nouveau statut des policiers du Mali.
A. S.
Acceuil
Le
Mopam s’attaque à la
mauvaise gouvernance
A la faveur de son premier anniversaire, célébré le 24 juillet,
le Mouvement pour un autre Mali (Mopam /Jamana Nyeta) annonce les couleurs d’un
parti politique et donne de la voix. Son président, Adama Koly Coulibaly,
a dénoncé les maux qui rongent la République, samedi dernier
dans une conférence de presse à l’Espace Bouna.
Un an après sa naissance, le Mopam/Jamana Nyeta, un mouvement associatif
au départ, va franchir un nouveau pallier. Il décide de se transformer
en parti politique pour mieux faire valoir ses ambitions. La nouvelle a été donnée
le samedi dernier par son président, Adama Koly Coulibaly, entouré des
membres de son comité directeur, au cours d’une conférence
de presse marquant le premier anniversaire du Mouvement.
En un an d’existence, le bilan du Mopam, présenté par son
président est assez fourni. Aux dires d’Adama Koly Coulibaly, le
Mouvement, chaque fois, a réagi sur les questions d’intérêt
national, en particulier sur le projet de code des personnes et de la famille
invitant le gouvernement "à gérer le dossier avec perspicacité".
Le Mopam a soutenu l’opposition parlementaire (Parena et Sadi), dans sa
quête d’éclairage sur les fonds issus de la liquidation de
la Société des télécommunication du Mali (Sotelma)
et de la Banque internationale du Mali (BIM-SA). Il a fait valoir sa position
sur le projet de révision constitutionnelle, en demandant au gouvernement
de prendre le temps d’expliquer clairement le texte aux populations.
Pour son propre rayonnement, le Mopam s’est implanté dans les régions
de Sikasso, Ségou, Mopti et le cercle de Koutiala. Des bureaux embryonnaires
ont été mis en place dans ces localités, a précisé M.
Coulibaly.
La mauvaise gouvernance en cause
" Les données ont changé en un an. Nous avons voulu éclaircir
notre position en nous transformant en parti politique, pour mieux nous épanouir
et bien parler de la chose publique", a affirmé Adama Koly Coulibaly.
Selon lui, la mutation du Mopam en parti politique est une situation normale
et la démarche la plus pragmatique est d’aller à pas mesurés. "C’est
pourquoi nous avons commencé par l’association", a-t-il ajouté.
En réponse à une question sur le problème de l’école,
de la corruption et le foncier, le président du Mopam a fait savoir qu’il
s’agit d’un problème de gouvernance. "Le premier responsable
d’un pays est comme un chef de famille. Il a le devoir d’éduquer
ses enfants, les nourrir, récompenser le mérite des meilleurs et
châtier les mauvais. Tant qu’on ne règle pas le problème
de gouvernance dans notre pays, tout sera difficile", a répondu M.
Coulibaly.
Pour ceux qui pensent que le Mopam est un parti satellite à la solde du
nouveau né qu’est le Parti pour le développement économique
et la solidarité (PDES), il a tenu à lever l’équivoque
ajoutant que le Mopam est au contraire constitué d’hommes et de
femmes mécontents de la façon de gérer le pays. "Ce
sont des hommes et des femmes déterminés pour que le Mali change",
a-t-il répliqué. Et de préciser que le parti en gestation
s’engagera à collaborer avec toutes les forces de progrès
dans la mesure où, a-t-il reconnu, l’avenir appartiendra aux grands
ensembles "parce qu’un parti seul ne peut rien faire. Mais la création
du nôtre est un passage obligé pour nous".
Toutefois, une candidature du Mopam à la présidentielle de 2012
n’est pas encore d’actualité. Adama Koly Coulibaly pense,
que c’est trop tôt de se prononcer. "On affiche nos ambitions
en attendant la réaction du peuple", s’est-il contenté de
répondre.
Abdrahamane Dicko
Banalisation des partis politiques ?
Certains pensent que la création de mouvements associatifs transformés
ensuite en partis politiques participe de la banalisation des partis politiques
classiques. Le Mopam/Jamana Nyeta ne partage pas cette analyse. "Nous n’avons
jamais banalisé les partis politiques. Mais on ne savait pas quel camp
choisir avec l’émiettement de l’échiquier politique
national", a dit Adama Koly Coulibaly. Mais l’espoir n’est pas
déçu au Mopam, dont les responsables ont conscience qu’"on
ne peut pas bâtir un Mali fort et émergent avec 120 partis politiques".
Il y a nécessité, selon M. Coulibaly, d’aller vers un
grand regroupement politique.
A. D.
Acceuil
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