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2010

Mois de juillet

Les Echos du 22 juillet

 

FRANCE
Des amis d’ATT rejettent le PDES
Le parti PDES, qui se réclame du président Amadou Toumani Touré, connaît des défections dans ses rangs. Des Maliens de France ont claqué la porte (voir fac-similé).
L’association, le Rassemblement de la société civile malienne en France (RSCMF), Comité du 5 décembre 2001, dont le soutien a été constant au président ATT à travers sa présence au Cena du Mouvement citoyen, s’est signalé par une lettre de démission en date du 18 juillet 2010, au lendemain de la création du PDES qui se réclame lui aussi d’ATT.
Dans sa lettre de démission, le RSCMF Comité du 5 décembre 2001, sous les sceaux de son président, Yacouba Dembélé, et son secrétaire général, Daouda Kéita, dit prendre acte de la décision du Cena du Mouvement citoyen de se transformer en parti politique.
Tout en se disant attaché aux idéaux du président ATT, le Comité du 5 décembre 2001, se fait précis. Selon la teneur de sa lettre, "(…) la signature de l’accord d’union entre le Mouvement citoyen de France et le Comité du 5 décembre 2001 s’inscrivait uniquement dans un esprit associatif et non politique, respectant notre volonté de nous limiter à l’unique soutien au président de la République et à son projet pour un second mandat, à savoir le PDES".
Le bureau exécutif du Rassemblement de la société civile malienne en France, le Comité du 5 décembre 2001, au cours de sa réunion du 17 juillet 2010 a conclu "qu’un engagement politique doit être personnel et ne peut pas être collectif".
" Nous déclarons dans cette tribune que notre association, le Rassemblement de la société civile malienne en France, le Comité du 5 décembre 2001 ne s’engagera pas dans un nouveau parti politique", déclare la lettre de démission.
Celle-ci se montre ferme en indiquant que la présente décision s’applique à toutes leurs structures en France, au Mali, à Bamako et dans leurs villages. "Aucune de nos structures tant en France qu’au Mali ne répondra à une convocation du nouveau parti", précise la lettre.
Le RSCMF soutient, que son combat associatif auprès de nos compatriotes dans nos villages et en France date de 25 ans. Son engagement aux côtés d’ATT remonte au 5 décembre 2001. "Après nous, de nombreuses associations sont venues soutenir le président jusqu’à le mener à la victoire en 2002, avant de fédérer en Mouvement citoyen", témoigne la lettre.
Les démissionnaires souhaitent tout de même bon vent au nouveau parti, décident de rester membres de l’association Mouvement citoyen et réaffirment leur soutien ATT.

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20 CONSEILLERS SUR 27 REJETTENT LE COMPTE ADMINSITRATIF
Le maire de la Commune III dans de beaux draps

Pour la deuxième fois consécutive, la majorité des conseillers (20) ont rejeté le compte administratif du maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé. Tous les regards sont tournés vers le gouvernorat du district pour la suite des événements. Car, en l’occurrence, le maire est suspendu par le gouverneur en concertation avec le ministre de l’Administration territoriale sans préjudice des vérifications de la Section des comptes de la Cour suprême.

Vingt voix contre le compte, six pour et un bulletin nul : c’est le résultat du vote du compte administratif du maire de la Commune III que des conseillers ont donc rejeté pour la seconde fois le mardi 20 juillet lors de la session qui a ouvert ses travaux lundi dernier.
Cette session se tient sur ordre du gouverneur du district de Bamako, Ibrahima Féfé Koné, qui a instruit au maire de reprendre la session sur son compte administratif rejeté une première fois à l’issue de la session du 23 mars au 2 avril 2010. Ce jour-là, une majorité des conseillers présents dans la salle avaient rejeté le compte administratif 2009 du maire Kader Sidibé.
En pareille circonstance, la délibération des conseillers présents dans la salle est envoyée au gouverneur du district, qui crée les conditions pour la suite. Selon certains observateurs, très généralement, c’est la Section des comptes de la Cour suprême, qui est sollicitée pour vérifier le compte du maire.
Au cours de la session du 23 mars, la majorité des conseillers de la Commune avait demandé à M. Sidibé qu’il apporte des éclaircissements sur neuf points contestés par le conseil communal. Pour eux, le document compte administratif est mal élaboré. On y constate : un "couper coller" mal corrigé (voir chiffre 2008, page 9, section fonctionnement dépenses, les chiffres non corrigés par les services de la comptabilité, le travail consistant à faire ressortir le budget réalisé, celui non réalisé et le pourcentage des réalisations, effectué à moitié).
S’y ajoute l’absence du document sur le compte de gestion lors de la convocation du conseil. Ceux qui ont rejeté le compte affirment que le document n’a été donné au conseil qu’un jour avant la fin de la session. Ils déplorent l’absence des documents comme la mise à disposition de parcelles courant 2009, les décisions d’affectation de parcelles courant 2009, la situation de paiements effectués en 2009, les plans approuvés et non approuvés en 2009.
A ces lots s’ajoutent les supports relatifs aux versements reçus notamment de l’ANICT, du PAOFEM et de la DNCT (les justificatifs du paiement des fonctionnaires des collectivités mis à la disposition de la Commune ; les 19 000 000 F CFA virés au compte de la Commune par l’ANICT).
Pour la vingtaine de conseillers, il s’agit aussi de l’absence du compte de gestion ayant motivé la non-tenue de la réunion de la commission des finances sur le compte administratif seul, ainsi que l’écart entre le compte administratif et le compte de gestion est considérable, la non tenue de la réunion du bureau sur le compte administratif.
Le budget approuvé de 2009 a été modifié sans décision du conseil, l’absence de bordereau de réception des pelles chargeuses et des spiros qui sont sous réserve (conditions obligatoire pour l’achat desdits véhicules) figuraient dans la délibération n°005 MC-III/DB.
Toutes choses qui mettent en grande difficulté le maire Kader.
Amadou Sidibé

 

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MAHAMADOU AHAMADOU, SG COMITE AEEM ENSUP
" Nous sommes prêts à nous sacrifier pour sauver l’année"
Le secrétaire général du comité AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) de l’Ecole normale supérieure (EN Sup), Mahamadou Ahamadou alias "Cosinus", assure que son Association est disposée à sacrifier ses revendications pour sauver l’année universitaire. Dans l’entretien qui suit, il lance un appel aux enseignants et aux autorités à faire preuve de sacrifice dans l’intérêt national. Interview !
Les Echos : Quelle analyse faites-vous de la trêve des enseignants et surtout de la reprise en main de la crise de l’enseignement supérieur par le président de la République ?
Mahamadou Ahamadou : Pour qui connaît le rôle et la place de l’enseignement supérieur et en tant que leader estudiantin, je ne peux que me réjouir de la situation. Nous aussi, en tant que membres de l’AEEM, allons nous mettre au travail pour sauver l’année.
Les Echos : Est-ce à dire aujourd’hui que l’AEEM est prête à renoncer à ses revendications pour sauver l’année universitaire 2009-2010 ?
M. M. : En tout cas aujourd’hui nous sommes prêts à sacrifier toutes nos revendications pour ne pas en rajouter à la crise et pour sauver l’année universitaire. L’opinion publique ne comprendra certainement pas que nous organisions des marches et d’autres activités pour supplier nos professeurs à retourner en classes et qu’à notre tour nous abandonnions ces mêmes classes. Cela n’a pas de sens.
Les Echos : Est-ce que vous avez à l’AEEM des propositions de solutions pour sauver l’année ?
M. M. : Pas exactement. Mais nous essayons de canaliser nos camarades pour que les cours ne soient pas perturbés. On ne manquera pas aussi de plaider auprès des autorités et de la société civile pour que tous s’impliquent davantage dans la recherche d’une solution durable à la crise de l’enseignement supérieur.
Les Echos : Avez-vous un appel particulier à lancer à vos enseignants et aux autorités ?
M. M. : Nous leur demandons de mettre au-dessus de toutes les considérations l’intérêt du peuple. Cela est possible à condition que chaque partie fasse des concessions au profit de la jeune génération et de l’avenir du Mali. Il s’agit, à mon avis, d’agir en véritables patriotes.
Les Echos : Sur un autre plan, nous avons récemment vu le gouvernement apporter des réformes dans les filières du lycée ? Cette question constitue-t-elle un centre d’intérêt pour l’AEEM ?
M. M. : Par rapport à cette question, nous pensons, à notre niveau, que tout ce qui va dans le sens de l’amélioration de la qualité de l’enseignement est salutaire. On est appelé un jour à concourir avec nos camarades de la sous-région. Donc il va de soi de se mettre en conformité avec les normes internationales pour rester compétitif.
Les Echos : Que pensez-vous de l’application des recommandations issues du Forum national de l’éducation ?
M. M. : J’avoue que des efforts sont en train d’être faits surtout au niveau de l’enseignement secondaire qui a subi des changements ces derniers temps. Il y a au moins dix ans que le Mali n’avait pas organisé un baccalauréat digne de ce nom, mais cette année cet examen était à la hauteur des attentes. Il est temps qu’on rompe avec la médiocrité.
Les Echos : L’actualité dans les facultés, c’est aussi la bancarisation des bourses. Quelle est votre opinion sur cette nouvelle mesure et que fait l’AEEM pour sensibiliser les étudiants pour une meilleure introduction de ce système de paiement des bourses ?
M. M. : La bancarisation est une bonne chose, mais à condition que ses promoteurs parviennent à bien appliquer les avantages dont ils parlent. Par exemple quand ils parviennent à faire en sorte que l’étudiant qui est à Kidal arrive à toucher sa bourse sur place sans difficulté, alors nous pouvons dire alléluia.
Propos recueillis par
Amadou Waïgalo

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APRES LANCEMENT DU PDES
Le maire de Markala fait allégeance à Séméga
Demba Diallo, maire de la Commune de Markala, et sa délégation étaient à l’honneur le week-end denier après le lancement du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES). Ils ont été reçus par le président du dernier né des partis politiques.
Venus en masse à Bamako pour être les témoins oculaires du lancement de leur parti, le maire et sa délégation ont dit leur joie d’être reçus par les leaders du PDES. Satisfaits de leur déplacement massif, le président du nouveau parti, Hamed Diané Séméga, accompagné du ministre de la Justice, Maharafa Traoré, secrétaire général du parti, et de Seydou Cissouma, 3e vice-président, conseiller à la communication du président de la République, ont tenu à les rencontrer. C’était samedi dernier, à Lafiabougou, dans la villa d’Abdoulaye Touré, autre membre du bureau provisoire du parti.
Les échanges se sont déroulés dans une bonne atmosphère de cordialité, assortis de compliments, d’expression de meilleurs vœux réciproques. Les interlocuteurs se sont dits conscients du volume du travail à abattre sur l’arène politique malienne dans laquelle ils viennent de se lancer.
Pour les deux parties, l’objectif commun est la défense et la pérennisation des actions et de l’ambition politiques de leur père spirituel, ATT, au profit des Maliens, depuis 2002. Aujourd’hui, seul le parti compte. Pas question de militants de l’ancien Mouvement citoyen ou de membre de tel club ou association de soutien à ATT, commentera le président Séméga.
Aux visiteurs, le leader du PDES a demandé d’accueillir à bras ouverts tout nouveau militant, de souhaiter la bienvenue aux dissidents venus d’autres partis pour militer et défendre les couleurs de la nouvelle formation. Il a encouragé le maire et sa délégation à cultiver et maintenir l’entente dans les rangs du PDES. Le maire a expliqué son engagement personnel, celle de la délégation et de toute sa circonscription à arborer fièrement les couleurs du PDES et à travailler ardemment à son implantation à la base.
A la direction nationale du PDES, les Markalais ont réclamé attention, soutien et conseils. Demba Diallo, premier secrétaire national adjoint à la jeunesse du PDES, s’est félicité des actions déployées par le ministre Séméga en direction de sa commune, notamment l’éclairage public et le projet de bitumage de l’artère principale de la ville dont il a diligenté la réalisation des études préliminaires.
H. Diabaté
(correspondant régional)

 

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KOLONDIEBA
Rentrée politique de l’Adéma
La ville de Kolondiéba a vibré au rythme d’une grande fête qui a mobilisé une bonne frange de ses habitants. C’était le samedi 17 juillet 2010. Les rues de la ville étaient aux couleurs "Rouge et Blanc". La raison ? L’Adéma tenait sa rentrée politique dans la localité.
A l’occasion, une forte délégation du parti de l’Abeille, conduite par le 3e vice-président du comité exécutif Pr. Tiémoko Sangaré, avait fait le déplacement. Parmi les invités de marque, on notait la présence de la présidente du Mouvement des femmes de l’Adéma, Mme Konté Fatoumata Doumbia, qui est aussi le maire de la Commune I de Bamako, ainsi que le président du Mouvement des jeunes du parti, Lazare Tembély. Sans compter l’ensemble des députés et élus locaux de l’Adéma dans la région de Sikasso.
Cette forte mobilisation en valait la peine. Car le parti de l’Abeille recevait en son sein de nouveaux arrivants, transfuges d’autres partis. D’entrée de jeu, le secrétaire général de la section Adéma de Kolondiéba n’a pas caché ses ambitions. "Nous voulons montrer à la direction du parti que l’Adema a bel et bien du poids à Kolondiéba", a-t-il martelé dans son discours de bienvenue à ses hôtes.
Si le parti de l’Abeille avait du poids à Kolondiéba, il a augmenté de volume à l’occasion de cette rentrée politique. Les abeilles ont accueilli dans la Ruche Abdoulaye Bamba, ancien 2e secrétaire à l’organisation du bureau national de Sadi. Il était candidat aux législatives de 2007 sous les couleurs de Sadi en Commune VI du district de Bamako.
Est arrivé aussi dans la Ruche Sibiri Koné, ancien maire et tête de fil du parti Barica à Kolondiéba. Sibiri a emmené avec lui 4 conseillers communaux du parti Barica. Dramane Fané aussi a rejoint l’Adéma. Il est conseiller communal et militait au parti MPlus/Ramata. Toute la section de ce parti a rejoint les abeilles.
La rentrée politique de l’Adema a convaincu certains acteurs politiques locaux de rejoindre le parti. Un conseiller communal de la sous-section de Kebila a changé de couleurs au profit de l’Adéma. Il a été imité par tous les militants du parti PCR de la Commune de Kolondiéba et de l’intérieur du cercle.
Il y a aussi Dramane Koné de la section Cnid et plusieurs autres de ses camarades qui militaient au sien de la jeunesse Cnid de Kolondiéba. Tous les membres de la coordination Codem de la Commune de Kolondiéba ont débarqué à l’Adéma avec armes et bagages. Cerise sur le gâteau : des militants Adéma qui avaient quitté le parti, sont revenus dans la Ruche.
Au cours du meeting, la plupart des intervenants ont insisté sur l’unité des militants du parti afin de le renforcer davantage. Les préoccupations locales n’ont pas été occultées. En l’occurrence l’état défectueux de la route Zantiébougou-Kolondiéba. Plusieurs intervenants ont demandé au 3e vice-président du parti de s’impliquer pour le bitumage de cette route.
Le Pr. Tiémoko Sangaré a souhaité la bienvenue dans la Ruche aux nouveaux arrivants. En leur assurant qu’ils bénéficieront de la considération et du respect de tous les militants du parti. Il a plaidé aussi pour le fair-play dans le combat politique. Pour lui, la compétition politique ne doit pas virer à l’animosité entre les acteurs. "Nous devons nous donner la main pour construire ce pays", a-t-il exhorté les autres partis politiques dont plusieurs étaient représentés au meeting.
La journée politique a été conclue en beauté par la finale de la Coupe Adéma. Le match a opposé Benkadi au Réveil club. C’est la deuxième équipe qui a remporté la finale par le score de 1 but à 0. Le vainqueur a reçu 75 000 F CFA, un jeu de maillots et un ballon. La finale malheureuse a gagné 50 000 F CFA, un jeu de maillots et un ballon.
(correspondance particulière)

 

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FORUM DE LA DIASPORA INTELLECTUELLE
Trois questions à Ahmed Sow
En prélude au 1er Forum de la diaspora intellectuelle, scientifique et technique du Mali qui se tiendra du 29 au 31 juillet 2010, nous avons approché Ahmed Sow, ancien ministre, qui livre dans l’entretien qui suit ses impressions sur l’événement.
Les Echos : Le département des Maliens de l’extérieur organisera les 29, 30 et 31 juillet, le Forum de la diaspora intellectuelle à Bamako. Qu’en pensez-vous ?
Ahmed Sow : Même les autorités nationales disent que la diaspora est la première industrie du pays. Vu sa contribution dans l’économie, c’est pratiquement la première ressource, je peux dire que son apport dépasse l’ensemble de l’aide extérieure que nous recevons. S’agissant de la diaspora intellectuelle, le nombre d’intellectuels maliens qui évoluent à l’extérieur est considérable. Nous avons des cadres aux USA, à Singapour, en Australie, en Europe… qui occupent de hautes fonctions. Les inviter à venir échanger avec leurs frères est une bonne chose. Je pense que l’un des objectifs de ce forum sera de créer de véritables réseaux de travail et de recherche entre intellectuels de la diaspora et ceux de l'intérieur du pays autour des domaines prioritaires de l'économie nationale. Bref, le forum est la bienvenue.
Les Echos : Quelles sont spécialement vos attentes ?
A. S. : Les ressources humaines étant au début et à la fin de tout processus de développement, il est évident que nos compatriotes intellectuels qui sont des cadres valables pourront, après échanges avec leurs frères restés au pays, constituer un puissant levier dans le processus de développement économique et social de notre pays. Je ne doute pas que ce forum vise une implication pratique et durable des intellectuels de la diaspora dans l'élaboration de stratégies et programmes de développement, à maximiser et à diversifier leur apport au développement économique et social du pays.
Les Echos : Des intellectuels maliens de la diaspora soutiennent qu’il manque au pays des structures d’accueil, de travail…
A. S. : C’est une réalité, mais tout cela peut avoir une solution dans le dialogue et c’est à nous tous de travailler pour combler ce déficit. Certes, il y a des faiblesses, mais trouvons des voies et moyens pour relever le défi. C’est la raison du forum. Le retour et la réinsertion des Maliens de l'extérieur dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques de développement économique et social de la nation sont des chantiers qu’il faut explorer.
Propos recueillis par
Idrissa Sako

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TALENTS DU MONDE
Deux jeunes chefs d’entreprises maliens de retour au pays
Après trois mois passés en France, les deux Maliens de la première promotion du programme international Talents du monde sont de retour au pays, les valises pleines d’idées et de projets.
La formation, financée en majeure partie par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), l’Union européenne et par le Conseil régional de Bretagne, visait à offrir à de jeunes chefs d’entreprises originaires de pays de l’Uémoa l’occasion de développer leurs connaissances en administration des affaires tout en tissant des liens avec des entreprises françaises. Avec en toile de fond la valorisation des partenariats publics privés, l’un des objectifs explicites était notamment la transmission en Afrique des connaissances pratiques et théoriques acquises dans la région d’accueil, la Bretagne.
Joints par téléphone plus tôt cette semaine par Les Echos, quelques jours à peine après la fin du programme, le 9 juillet dernier, Adama Diakité et Adama Pafadnam ont indiqué qu’ils ne sont pas revenus les mains vides en terre malienne. Pour être sélectionnés à participer au programme, ils avaient dû présenter un projet. C’est justement sur ces idées concrètes que les participants ont planché pendant leur périple européen.
Adama Pafadnam a réussi à nouer des liens d’affaires entre son entreprise, Faso Technologie, et des partenaires bretons, avec qui il va travailler dans le développement d’un projet dans le domaine de la technologie de l’information. Il espère implanter la domotique, un concept visant à utiliser la technologie pour améliorer le confort des domiciles et la productivité des entreprises, dans les pays de l’Uémoa.
De son côté, Adama Diakité est parti en France avec un projet d’usine de briques supérieures permettant de réduire l’utilisation du bois dans la construction, estimée à 150 millions de F CFA. Il est revenu en Afrique avec des ambitions quadruplées. Lors de son stage dans une entreprise du domaine de la construction en France, il a multiplié ses angles d’attaque, en s’aventurant dans le domaine de l’assainissement. Une vision qui se chiffre maintenant à 600 millions de F CFA.
" J’ai monté des réseaux en Bretagne et je suis revenu avec un tout autre projet. De plus, comme je suis ingénieur civil, j’ai pu suivre des formations en entreprise sur des technologies qui n’existent pas encore au Mali. C’est un avantage indéniable", a-t-il expliqué.
Mis à part la théorie et la pratique, Talents du monde a une dimension humaine, puisque pendant trois mois, les deux dizaines de participants sont logés dans un institut, où ils doivent apprendre à vivre ensemble. Pour la première cuvée, cela n’a pas été de tout repos, comme l’a indiqué Adama Pafadnam. "Il y a eu des problèmes de cohabitation. C’est dans la nature humaine, c’est normal. On a appris à se comprendre, à s’accepter".
La deuxième cohorte du programme Talents du monde se rendra en France en septembre prochain.
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaire)

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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