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2010

Mois de juillet

Les Echos du 20 juillet

 

"JATIGI FAGA YIRI"
Le PDES face à la protestation citoyenne
Le Parti pour le développement économique et la solidarité est bel et bien né. Mais telle une graine qui germe sur un autre arbre vidant ce dernier de sa sève nourricière (jatigi faga yiri), le nouveau parti à qui ATT dit accorder ses bénédictions, va-t-il vider le Mouvement citoyen (MC) de sa belle dynamique citoyenne ? Si en 2002 ATT a bénéficié de cette dynamique de fond pour le soutien de sa candidature et par la suite l'action de son gouvernement, le PDES qui vient de naître doit faire face à une vague de protestation voire de contestation, en son sein et de la part de partis majors de l'échiquier politique national.
Rarement création d'une formation politique a donné lieu à autant de commentaires, de critiques, de curiosités, mais aussi de protestations. C'est que le Mouvement citoyen aujourd'hui Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), au-delà du fait qu'il a été initié pour soutenir ATT dans sa stratégie de conquête de Koulouba en 2002, vient troubler le paysage politique national telle une marée de boue drainée dans une rivière déjà assez trouble.
Le Parti pour le développement économique et la solidarité "ce nom, mieux que tout discours, situe l’ancrage du nouveau parti : avec le président ATT, derrière le président ATT et pour le président ATT !", claironne Hamed Diané Séméga, élu à la tête de la formation et qui préside également aux destinées du MC. Pourtant au sein des associations créées pour soutenir ATT dans sa conquête de Koulouba en 2002, les visions diffèrent, les aspirations divergent et des membres actifs tergiversent.
Dynamique citoyenne contre esprit partisan
Trois camps se disputent âprement le MC. Ceux qui, voulant assumer l'héritage des 10 ans d'ATT à la tête du pays, souhaitent poursuivre son œuvre et demeurent convaincus qu'ils ont une chance pour la succession en 2012, en se dotant d'une force politique. Pour ce groupe qui vient de s'emparer de la direction du nouveau parti, "pour avoir une chance d’être élu à la présidence de la République, il faut réunir trois conditions idéales".
La première : avoir atteint une dimension nationale incontestable. La deuxième : être au pouvoir ou l’avoir exercé longtemps. La troisième : avoir l’appui d’un bon appareil de parti ainsi que l'a si bien dit Georges Pompidou. Et parmi les trois conditions idéales, ils satisfaisaient une seule : celle d'être au pouvoir depuis dix ans qui procure une force économique et financière capitale dans les batailles électorales.
Mais sachant bien que quelque soit cette manne économique, à défaut de forces sociales et politiques (la première et la deuxième condition) ils ne pourront que constater à leurs dépens dans le lanterneau politique que le manque du seul ATT rend tout le reste désert, pour paraphraser le poète.
Il est vrai, ATT a bénéficié de la dynamique citoyenne avec les dizaines d'associations créées pour le soutenir face aux politiques en 2002 qui se sont presque tous rangés derrière le champion du consensus politique mais qui ont réalisé un peu tardivement que ce positionnement aboutira à la fin à une perte durable de crédibilité dans l'opinion. On se rappelle les premières critiques de l'action gouvernementale de la part du RPM, le parti d'Ibrahim Boubacar Kéita au sujet de la gestion du problème du Nord. Ce qui a véritablement froissé le chef de l'Etat puisque pointait du doigt un système de gestion.
Lorsque des élus, souvent en dehors de leur bureau politique à l'Assemblée nationale, ont commencé aussi à critiquer l'action gouvernementale, des hommes plus alertes comme Djibril Tangara ont compris très tôt que le défaut de députés et donc de parti constituerait tôt ou tard un handicap. L'homme a eu tort d'avoir eu raison très tôt (lire notre édition n°3510 du mercredi 14 juillet).
ATT ayant publiquement déclaré sa volonté de quitter le pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat de cinq ans et se rendant compte aujourd'hui que son seul nom ne suffira plus à rallier les forces politiques et sociales pour défendre son héritage alors qu'il ne sera plus là et que son projet de société (le Programme de développement économique et social) doit courir jusqu'en 2014 au moins soit deux années après la fin de son dernier mandat, se serait donc résolu à préparer ce futur incertain en donnant son aval, si ce n'est pas lui qui l'aurait même insufflé, pour la création d'un parti politique alors même qu'il s'était dit opposé à une politique partisane, mettant à la touche le premier président du Mouvement citoyen qui s'était entêté malgré l'opposition présidentielle à créer une formation politique pour encadrer les forces sociales que sont les associations fédérées au sein du MC.
Du palais présidentiel de Koulouba serait même né le nom du parti qui vient de s'ajouter à la kyrielle de formations partisanes du pays. Une filiation sans ambiguïté mais manquant de véritable sens politique. En effet, comment convaincre les militants et sympathisants du MC dont la plupart, surtout les jeunes, sont venus sans renier leur parti politique d'origine ?
" Je supporte ATT, mais je suis militant d'un autre parti politique", vous diront aujourd'hui la grande majorité des membres du Mouvement citoyen dont certains déclarent ouvertement rejoindre aujourd'hui leur formation puisqu'ATT n'est plus là et personne d'autre ne pourra, à leurs yeux, prendre la place qu'il laissera en incarnant cette figure de chef dévoué, encore que les critiques ne furent pas toujours tendres à son égard.
Les technocrates isolés
Le second groupe qui campe sur la position citoyenne congénitale au MC prônait un candidat indépendant pour continuer l'œuvre du général et rester sur l'image de l'engagement pour le Mali, a perdu la main définitivement avec la création du Parti.
Ses tenants auraient voulu faire du Premier ministre actuel, le dauphin du général pour assurer la continuité du Programme de développement économique et social. Mais Modibo Sidibé, policier dans l'âme avec tout ce que ceci connote de prudence et de précaution devant toute situation, semble prendre du temps, trop de temps, pour se décider à endosser la casaque neutre du MC. C'est ce qui expliquerait, selon certaines sources haut placées, le report du remaniement gouvernemental toujours annoncé mais jamais opéré.
Modibo Sidibé, apprend-on, a demandé des garanties suffisantes qu'il n'a pu avoir, lui qui de 1991 à aujourd'hui, a été aux premières loges pour vivre les combines politiques de fin de mandat.
On aurait pensé un moment à Ahmed Sow, le père du Programme pour le développement économique et social. Le technocrate a vite fait de prendre ses distances vis-à-vis de "ces politicards obnubilés par les coups bas, les intérêts personnels et la médisance populaire", commente, sous le sceau de l’anonymat, un membre influent du premier cercle des fidèles d'ATT. Rien donc ne dit que cette opposition de vue teintée de guerres picrocholines ne laissera de tâches fâcheuses éloignant davantage les deux camps, surtout que leur attachement au Mouvement citoyen semble indéfectible.
Et même si le MC continuera à exister à côté du nouveau parti, il semble acquis aujourd'hui que le camp des technocrates a fait cas de son désaccord avec les dirigeants du parti qui, eux, ont intégré la maxime de l'essayiste, mémorialiste et poète américain Henry David Thoreau : "La politique n’est pas la morale, elle s’occupe seulement de ce qui est opportun".
Mais alors qu'est-ce qui est opportun se demande un troisième camp, convaincu que le nouveau parti servira un seul homme : Hamed Diané Séméga.
Séméga, candidat du PDES ?
Puisque le PDES, programme de gouvernement, concocté en 2007 pour assurer la réélection d'ATT, sera l'enjeu de la présidentielle de 2012, peu importe l'homme qui sera amené à le porter. Pour les questions de style, ainsi que Thomas Jefferson, on nagera avec le courant, l'essentiel étant de rester solide comme un roc sur les questions de principe.
Mais il sera si difficile pour Séméga et ses amis de remplir toute la place laissée vacante par ATT même avec un bureau provisoire avec son chapelet de vice-présidents comptant des ministres opportunistes, des conseillers proches et des hommes d'affaires malgré la cooptation de la figure emblématique de Bakary Togola du monde paysan.
Le tout nouveau président du PDES aura-t-il la carrure nécessaire pour rassembler toutes les forces économiques, politiques et sociales qui gravitent autour du Mouvement citoyen pour créer cette synergie indispensable pour les victoires prochaines ? Même si M. Séméga semble occulter l'horizon 2012 en affirmant son ambition d'homme d'Etat pour porter les espoirs des générations futures, désormais, en tant qu'homme de parti, il lui faudra bien de formules nuancées, de compromis et de combinaisons d'intérêts, pour être un homme de gouvernement.
Le conseil de Gaston Doumergue n'est sûrement pas méconnu du conseiller en stratégie de communication qui règne sur Koulouba depuis des années avec admiration. Le nouveau parti doit d'abord faire face à ses dissensions internes nées dès le soir de sa naissance par le difficile accouchement de son bureau provisoire qui ressemble à une véritable Arche de Noé avec tout ce monde d'horizons divers, si éloignés souvent et où presque tout le monde considère tout le monde comme un opportuniste.
Il faudra un travail de titans aux stratèges pour maintenir le cap avec l'attelage gouvernemental d'abord et puis lorsque les hostilités débuteront avec les adversaires politiques, faire valoir l'utilité d'une énième formation politique. Ce qui n'est pas gagné d'avance.
Oussouf Diagola
(correspondant permanent à Paris)

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MC-PDES
Le poujadisme à la malienne
Il ne manquait plus que ça ! Un parti politique malien à l’image de l’Union de défense des commerçants et artisans (UDCA), mouvement fondé en 1953 en France par Pierre Poujade avec comme doctrine une attitude politique revendicative et étroitement corporatiste.
Le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), créé samedi par ceux qui se disent les amis du président de la République Amadou Toumani Touré, s’apparente plus à un courant poujadiste, c’est-à-dire de revendication corporatiste, de défense d’intérêts de groupuscules qu’à une force politique dédiée à défendre les intérêts du peuple. Ceci apparaît clairement au regard de la composition du bureau provisoire et de la présidence d’honneur.
Sur les 23 présidents d’honneur, la plupart sont des opérateurs économiques de renommée, établis à l’intérieur du pays comme à l’extérieur notamment dans le pays d’Ali Oumar Bongo Odimba, le Gabon. On y trouve également de hauts gradés de l’armée comme le général Bréhima Siré Traoré. Bakary Togola, président de l’Apcam et Jeamille Bittar, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali en sont respectivement 4e vice-président et 1er vice-président. Ils sont plus connus des citoyens maliens dans leurs activités respectives (le commerce et l’agriculture) que sur le champ politique.
Quant aux ministres et autres hauts cadres de l’administration, ils sont plus connus technocrates qu’hommes rompus aux arcanes politiques. Ce manque de maturité politique pour les cadres du PDES saute à l’œil avec le stratégique poste de secrétaire général confié à Maharafa Traoré, un homme dont il faudrait chercher dans les annales pour lui trouver un cursus politique.
Tout cela fait que le PDES s’oriente vers un parti destiné à défendre les intérêts de corporations que sont de grands commerçants, de grands producteurs, d’industriels et une partie de la haute bourgeoisie représentée à travers les ministres et autres hauts cadres de l’administration.
La paresse intellectuelle affichée par les géniteurs du Parti pour le développement et la solidarité à ne pas lui trouver un contenu autre que celui du Programme de développement économique et social du président de la République (qui est en fait le programme de travail du gouvernement et dont plus d’une quarantaine de formations politiques peuvent réclamer les échecs et les réussites) en dit long sur la capacité du nouveau parti à pouvoir mobiliser, voire à "être en 2012 l’une des premières forces".
" Il n’y a pas de vent contraire pour celui qui sait où il va", aime dire le président du PDES, Hamed Diané Séméga. Mais on a comme l’impression que le PDES est créé pour être un instrument pour gérer, sauvegarder ou sauver au sens propre du terme ceux qui voient sombre l’après ATT.
Denis Koné

 

 

PARTI PRESIDENTIEL
Nouhoum Togo, le pyromane secrétaire national à l’éducation
Nouhoum Togo, l’ancien pagailleur de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), pyromane de la coopérative Jamana, de l’Assemblée nationale et d’autres structures publiques et privées, le 5 avril 1993, a été nommé secrétaire national à l’éducation de ce parti très spécial. Quelle éducation ce parti entend donner à notre peuple ? Nous y reviendrons.

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LYCEES
La réforme est là, le personnel non !
C’est en principe en octobre prochain que la réforme du lycée avec l’introduction de nouvelles séries entrera en vigueur. Mais, la question que beaucoup de Maliens se posent se rapporte à l’insuffisance du personnel enseignant qualifié dans l’enseignement des nouvelles matières comme les langues nationales, informatique, économie, les arts…
Dans sa campagne de concertation qui vise à intégrer les suggestions et propositions pour améliorer son projet de réforme des séries au lycée, le ministère de l’Education de l’Alphabétisation et des Langues nationales a organisé samedi dernier une journée de concertation avec certains acteurs de l’école dont les enseignants, les animateurs des Académies, et les promoteurs d’écoles privées.
A la lumière des échanges, les uns et les autres sont conscients de la nécessité d’adapter les séries au lycée à celles des établissements universitaires conformément au principe de l’adéquation formation/emploi prenant en compte les priorités nationales en matière de développement.
Selon le directeur national de l’enseignement secondaire général et technique, Dr. Bakary Casimir Coulibaly, les séries actuelles des lycées existent depuis maintenant trois décennies, donc obsolètes. Il estime que ces séries portent en elles-mêmes les germes de l’échec au niveau de l’enseignement secondaire et principalement au baccalauréat.
Pour lui, tout comme pour le ministre Salikou Sanogo, les filières qui existent présentement dans les lycées n’ont pas de répondant au niveau de l’enseignement supérieur, d’où le besoin de réajuster l’enseignement secondaire aux disciplines enseignées dans les Facultés et grandes écoles.
Le bien-fondé du réaménagement des séries étant justifié, la plupart des acteurs s’interrogent sur l’accompagnement de l’initiative par le personnel enseignant qualifié dans les domaines de l’art, de l’informatique, de l’économie ou des langues nationales.
C’est une lapalissade de dire que l’insuffisance d’enseignant constitue un des maillons faibles de notre système éducatif. Or, la réussite du projet dépend en partie de leur disponibilité et surtout de leur capacité à dispenser les nouvelles matières. Au MEALN, on est convaincu que les enseignants peuvent se recycler au sein des comités pédagogiques ou auprès de leurs collègues pour assurer l’enseignement des nouvelles matières.
Tronc commun
Pour certains enseignants, il serait plus prudent d’appliquer la réforme au fur et à mesure. Ils pensent qu’il serait même louable de choisir un établissement pilote pour l’expérimentation de la réforme.
" Le lycée Technique représente à mon avis une structure qui pouvait servir d’école test", ajoute un promoteur d’école privée. Il croit que les écoles privées ne sont pas prêtes pour l’application de la réforme prévue dès la rentrée prochaine.
Sur ce point, les autorités scolaires ne tergiversent pas. Le directeur national de l’enseignement secondaire, général et technique estime que c’est à l’école privée de s’adapter à l’école publique et non le contraire. Il s’agira alors, pour les promoteurs d’écoles privées, de se conformer aux exigences de l’Etat, conformément aux textes en vigueur. Aussi les promoteurs se demandent-ils si les nouvelles réformes auront une incidence sur les frais scolaires que l’Etat leur verse en guise de formation de ses élèves.
Avec la réforme applicable sur les élèves qui seront admis cette année au diplôme d’étude fondamentale (DEF), il n’y aura qu’une seule 10e commune, trois 11e (lettres, sciences économiques et sociales et sciences).
Les terminales langues-lettres (TLL), arts/lettres (Tal), sciences sociales (TSS), sciences expérimentales (TS-Exp), sciences exactes (TSE) et sciences économique (TS-Eco) font aussi leur apparition dans la nouvelle réforme.
Amadou Waïgalo

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BRUITS SOURDS
Politique : Tall le raccroche au nez de Ndiaye Bah
Cas de conscience peut-être ? Toujours est-il que l’ex-secrétaire général du Cnid aurait quelques jours après sa démission du parti appelé Me Mountaga Tall sur son portable pendant que celui-ci était en tournée à Kayes pour lui dire qu’il veut qu’ils se rencontrent pour échanger. Il semble que "Baba" n’ait pas accédé à cette demande et aurait raccroché au nez son ex-compagnon.
De sources crédibles, Ndiaye Bah n’a pas renoncé. Il aurait appelé le jeune frère de Me Tall à Ségou un certain Karamoko pour lui faire la même suggestion. Vrai ou faux ? Ndiaye Bah, qui représente le Cnid au gouvernement, a choisi son camp : le Parti pour le développement et la solidarité (PDES) porté sur les fonts baptismaux samedi à Bamako. Au sein de celui-ci, il occupe le poste de 2e vice-président. Ceux qui ont parcouru les colonnes des Echos hier lundi, les "deux amis" séparés étaient côte à côte samedi au lancement du parti PDES. Ils sont salués mais pas plus. Mieux, Me Tall a quitté la salle avant la fin de la cérémonie.

 

Meeting du RPM : des numéros de voitures relevés
Le samedi 10 juillet 2010, le Rassemblement pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Kéita a eu 9 ans. Pour célébrer cet anniversaire, le parti du Tisserand a organisé au terrain Chaba un grand meeting auquel les sections de Bamako ont pris part. Il a été donné de constater au cours de ce meeting qu’un agent relevait secrètement les numéros des véhicules qui se rendaient au meeting. Aux dires de l’agent, l’objectif du recensement de numéros des voitures ne vise qu’à intercepter des véhicules suspects. Mais cette thèse pour d’aucuns n’est qu’un faux-fuyant. Ils rétorquent que l’opération ne visait qu’à ficher des véhicules et leurs propriétaires : répertorier qui est dans le RPM et qui ne l’est pas. Ce recensement des numéros est intervenu à une semaine de la création du parti des amis du président de la République (PDES). Ce qui fait croire à d’autres que le fait que des numéros de véhicules aient été relevés secrètement n’avait ni plus ni moins qu’un motif politique.

 

DEF 2010 : faible taux de réussite
Les résultats du DEF de l’année en cours ne sont pas encore proclamés. Mais, de sources crédibles, ils le seront certainement cette semaine. En attendant, les nouvelles qui nous sont parvenues parlent de faible taux de réussite. Celui-ci oscillerait entre 15 et 22 %. Devant un tel taux, il est question de repêcher les candidats n’ayant pu atteindre la barre de 10 de moyenne. Jusqu’à combien vont-ils repêcher ? En tout cas, ce système qui consiste à laisser passer des élèves avec 7 ou 6 de moyenne s’est érigé en règle ces dernières années dans notre pays. Il atteste du faible niveau des élèves.

 

 

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FORMATION PROFESSIONNELLE
L’ADEA en conclave à Abidjan
L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique, ADEA, a mis en place des pôles d’excellence. Ces pôles d’excellence sont des cadres d’échange et de partage d’expériences pour les pays membres, dans les domaines de la formation. Ainsi, il en existe dans le domaine de l’alphabétisation, du développement de la petite enfance, de l’alphabétisation…
Le dernier né est le "pôle qualité interpays dans le domaine du développement des compétences techniques et professionnelles". Ce pôle tient depuis le lundi, 19 juillet, sa première rencontre à Abidjan. A cette rencontre, prennent part 24 pays africains, francophones, anglophones et lusophones, pour, "créer au niveau continental, un espace inédit de partage d’expériences, de réflexion et d’analyse du développement des compétences techniques et professionnelles entre des pays qui n’ont pas eu, jusqu’à présent, la possibilité de se rencontrer et de travailler en commun", selon les mots du ministre ivoirien de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Gilbert Bleu-Laine.
Pour Ahlin Byll-Cataria, secrétaire exécutif de l’ADEA, "si l’Afrique suscite de plus en plus de l’intérêt, ceci est tempéré par le manque de compétences adaptées aux besoins", d’où, selon lui, l’importance de la thématique de la conférence d’Abidjan.
Déjà, les 26 et 28 avril dernier, à Bamako, les pays membres de l’ADEA avaient réuni les pays de l’Uémoa pour réfléchir sur ce qui aboutit à la rencontre d’Abidjan.
Les participants débattront donc de domaines comme l’approche de la formation par le développement des branches professionnelles ; l’harmonisation des curricula de formation ; la mise en place de centres régionaux d’excellence ; la mise en place d’un cadre régional de certification et de qualification ; le développement de la mobilité et de l’insertion des populations actives au niveau sous-régional régional et continental.
La délégation malienne est conduite par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Iba N’Diaye. Il présentera aujourd’hui l’expérience malienne de promotion de politiques et pratiques innovantes de développement des compétences techniques et professionnelles.
Alexis Kalambry
(envoyé spécial à Abidjan)

 

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MOPTI
La Commune de Deri "riz"
Le ministre de l’Agriculture Aghatam Ag Alhassane a assisté, le dimanche 18 juillet, à la dernière récolte de riz de contre-saison dans le périmètre de Deri et donné le coup d’envoi de repiquage du riz de la nouvelle campagne agricole. Rétabli juste avant le démarrage des travaux de la culture de la contre-saison, ce périmètre a produit suffisamment de riz créant une abondance de la céréale dans toute la Commune de Deri.

La culture de contre-saison a été assez bonne dans le périmètre irrigué de Déri (région de Mopti, cercle de Douentza). Rétabli et étendu juste avant le démarrage des travaux de la culture de contre-saison, le périmètre a produit plus de 99 tonnes de paddy. Avec cette production, la Commune de Deri connaît une abondance en riz.
Selon Abdoulaye Mahamoud Dicko, le chef de village de Deri, un sac de 80 kg de riz était naguère à 16 500 F CFA dans la Commune. "Maintenant le sac de 80 kg de riz se négocie à 14 000 F CFA dans la zone. Même avec ce prix, il y a la mévente parce qu’il y a assez de riz sur le marché".
Le ministre de l’Agriculture s’est dit très satisfait. "Le périmètre irrigué est une solution. Si nous parvenons à rétablir un calendrier nous pouvons aller jusqu’à 3 récoltes par an", a-t-il dit. Il a aussitôt donné le coup d’envoi du repiquage du riz pour de la nouvelle campagne agricole.
Expliquant que le périmètre était en plein chantier l’année dernière, Daniel Kelema, le directeur national de l’agriculture s’est heureux du bon déroulement la contre-saison dans le périmètre et les dispositions mises en place pour la campagne 2009-2010.
L’aménagement du périmètre irrigué de Deri a coûté des centaines de millions de F CFA. Le directeur général adjoint du génie rural, Abdoudrahamane Touré, a indiqué que sa mise en valeur sera un processus continuel jusqu’à l’exploitation totale de la potentialité, estimée à 110 hectares.
La Commune de Deri se trouve à une centaine de kilomètres de Douentza. Elle compte près de 3000 âmes.
Sidiki Doumbia

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" L’ISLAM ET LES DEFIS ACTUELS"
Les musulmans francophones en conclave à Bamako
La capitale malienne sera pendant quatre jours la plaque tournante des musulmans de l’espace francophone.
Notre pays abritera du 23 au 26 juillet, au CICB, la 6e édition du Colloque international des musulmans de l’espace francophone (Cimef) sous la présidence du président de la République Amadou Toumani Touré.
En prélude à l’événement, le Haut conseil islamique du Mali a convié la presse le lundi 19 juillet à son siège à Hamdallaye ACI. La conférence de presse a été animée par le Dr. Mamadou Diamouténé, secrétaire général du Haut conseil islamique et président du comité d’organisation du Cimef/Mali-2010 en compagnie de ses collaborateurs.
Plate-forme de rencontre bi-annuelle traitant des questions d’actualité pointues des communautés francophones, le Cimef, selon le président du comité d’organisation, regroupera 150 participants composés d’éminentes personnalités nationales et étrangères du monde musulman à l’image de Tarik Ramadan (Grande-Bretagne).
Articulé autour du thème "l’islam et les défis actuels", le Cimef permettra, à en croire Dr. Diamouténé, d’accroître la capacité des leaders musulmans de l’espace francophone à mieux appréhender et proposer des solutions aux défis majeurs identifiés à la lumière des principes de l’islam.
Il devra aussi définir des stratégies de diffusion et d’appropriation par les musulmans de l’espace concerné des solutions que préconise l’islam face aux questions comme le réchauffement climatique, la paix et la sécurité…
Des conférences publiques, des ateliers et des tables rondes seront au rendez-vous du Colloque, a précisé le leader religieux. Pour une bonne réussite de l’événement, M. Diamouténé a exhorté les hommes de médias à une large diffusion des travaux du colloque
Pour Alassane Coulibaly, membre de la commission information et communication du Cimef/Mali-2010, le Colloque permet non seulement de créer une dynamique de rapprochement entre les acteurs religieux tant au plan national qu’international, mais aussi de révéler la capacité d’organisation du pays organisateur. Comme le Bénin, a-t-il souligné, qui a réussi une bonne organisation en 2002 malgré ses 20 % de musulmans.
Le Cimef est né de la volonté d’un groupe d’organisateurs et conférenciers au Séminaire international de formation des responsables des associations musulmanes (Sifram), tenu à Abidjan (Côte d’Ivoire) en septembre 1999. Les éditions précédentes du Cimef ont eu lieu en Côte d’Ivoire (2000), au Bénin (2002), au Niger (2004), au Burkina (2006) et au Togo (2008).
Moussa Camara
(stagiaire)

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