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2010

Mois de juillet

Les Echos du 19 juillet

 

IL FAUT LE DIRE
Bienvenue !
" Après lui, c’est nous !" Ceux qui caressaient l’espoir que le président leur offrirait le pouvoir sur un plateau d’argent parce qu’ils se sont tenus cois pendant ses deux mandats constitutionnels ont maintenant le salaire de leurs "efforts" avec la mise en place effective du Parti du développement économique et la solidarité (PDES, ex-Mouvement citoyen, groupe des amis de longue date du chef).
Ils vont devoir se battre encore plus pour reconquérir la confiance de ce peuple qu’ils ont visiblement perdue. La tâche paraît tellement rude que la majorité des Maliens savent que la plupart des prétendants au fauteuil présidentiel ont participé plus ou moins à la gestion des affaires publiques.
Certes la mode est à l’idéalisation de tout ce qui est fait depuis 2002, mais ils seraient tout aussi comptables de ce qu’on pourrait reprocher au chef de l’Etat. Quand on s’invite au miel de quelqu’un, il ne serait pas sain de lui tourner le dos parce qu’il n’aurait plus que le fiel à offrir.
La décence commande que la responsabilité des méfaits soit alors partagée parce que bien des girouettes qui scrutent à présent la direction du vent ne devront leur salut qu’au président de la République. Quel thème mobilisateur vont-ils d’ailleurs découvrir, qui puisse entraîner l’électorat dans leur sillage ? La lutte contre la corruption, l’insécurité généralisée ? Que nenni ! Sauf à avoir la mémoire courte.
Car, en dehors de quelques velléités de l’opposition, réduite à sa plus simple expression, les nombreux partis qui se sont agglutinés à la majorité, occupés à tirer profit de tout, n’ont rien vu ni entendu des souffrances des citoyens. Ils ont fait comme si tout est clair, net et précis : aucune suggestion ou protestation qui vise à soulager un tant soit peu leurs électeurs. Ils ont même laissé dire dans ce pays que ce qui a été fait depuis 8 ans dépasse les réalisations de toutes les républiques réunies.
Pourquoi donc changer une équipe qui gagne ? Voilà une question/boutade qui pourrait servir d’argument massue de campagne au néo-parti.
D’aucuns avaient prophétisé qu’ils ne discuteraient jamais avec le Mouvement citoyen, ils vont devoir changer d’avis puisqu’il est devenu un parti à part entière, qui ne renoncera pas à sa vocation (la conquête et l’exercice du pouvoir) pour rien au monde. Il va donner des insomnies aux "poids lourds" autoproclamés, les malmener, débaucher leurs militants pour bien s’affirmer.
Les jérémiades, les cris d’orfraie, les bouderies… ne risquent de durer que l’espace d’un matin. Habitués à la douceur mièvre, beaucoup vont rapidement chercher à lui plaire, sinon à rentrer dans les rangs. Le pouvoir fascine. Qui est fou pour se mettre à sa périphérie ?
Au Sénégal, le Parti socialiste a tenu la dragée haute 40 ans durant à l’opposition ; Me Wade, devenu président sur le tard, envisagerait une succession dynastique. En Côte d’Ivoire, sans l’entêtement de Bédié, le PDCI serait encore aux affaires. Le Togo, le Gabon ? Rien que des démocraties à la baguette de fer.
Pourquoi faire bande à part en compagnie des seuls Ghana et Bénin : en lâchant la proie pour l’ombre ? Vive le parti PDES pour que vive la démocratie tropicalisée !
A. M. T.

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LE MOUVEMENT CITOYEN DEVIENT PARTI
Le PDES pour pérenniser la vision d’ATT
Le Mouvement citoyen, une association qui regroupait diverses associations apolitiques qui avaient soutenu le président de la République Amadou Toumani Touré pour un second mandat s’est métamorphosée en parti politique samedi dernier au CICB. Le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) entend pérenniser la vision du président ATT.
C’est dans une salle du CICB qui a refusé du monde qu’a été porté sur les fonts baptismaux le 17 juillet 2010 le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES). La cérémonie de lancement s’est déroulée dans un cadre festif avec les prestations du groupe théâtral Nyogolon et des chanteuses Mamou Sidibé et Salimata Sidibé.
Le PDES, selon son président, ministre de l’Equipement et des Transports, Hamed Diané Séméga, a été créé pour deux objectifs. Le premier est que le nouveau parti qui se réclame du président de la République Amadou Toumani Touré. Et pourquoi maintenant ?
La réponse d’Hamed Diané Séméga est que "à nos yeux, c’est maintenant plus que jamais que nous devons donner plus de visibilité et de cohérence à notre soutien au président de la République pour lui permettre de dérouler avec sérénité les étapes décisives du projet pour le développement économique et social".
En créant le PDES, a poursuivi M. Séméga, ses géniteurs visent un double objectif : préserver les acquis obtenus par le peuple malien sous ATT et œuvrer à pérenniser les idéaux et valeurs qui fondent la vision politique d’ATT. Préserver les acquis, pour M. Séméga, signifie : "soutenir le gouvernement afin qu’il maintienne le cap des politiques publiques menées dans le cadre de l’accès à l’électricité, à l’eau, aux soins de santé, aux services sociaux de base, à l’éducation".
Le 1er congrès ordinaire en janvier 2011
L’ambition pour la nouvelle formation est de fédérer les synergies d’action autour du projet PDES. A en croire le président du PDES ce nouveau parti aura à cœur de donner à la politique "sa réelle légitimité et sa véritable dignité". Toutefois, M. Séméga ne se trompe pas sur la dure réalité sur le terrain politique.
Il a indiqué que les militants et militantes du PDES devront prendre conscience des enjeux et que c’est au prix de l’effort et de l’engagement que le nouveau parti pourra se forger une place au soleil, malgré sa jeunesse en devenant à l’horizon 2012, année électorale, l’une des premières forces politiques du Mali.
Au regard de son potentiel humain, de l’expérience acquise de ses principaux animateurs et de la force de leur engagement M. Séméga a jugé qu’ils ont les moyens de réaliser leur ambition. Le PDES compte un bureau provisoire de 127 membres avec comme président Hamed Diané Séméga.
Le 1er vice-président n’est autre que Jeamille Bittar, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali et du Conseil économique social et culturel (CESC). Le poste de 2e vice-président est allé à Ndiaye Bah (ministre de l’Artisanat et du Tourisme). Maharafa Traoré, ministre de la Justice, est le secrétaire général du PDES.
Ce bureau provisoire va travailler avec 7 commissions (économie et finances, infrastructures et transport, santé et solidarité, politique, emploi et ressources humaines, information et communication, audit, contrôle) pour aboutir à la tenue du 1er congrès en janvier 2011.
Denis Koné

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MC-PDES
Une symphonie inachevée
Le Parti du développement économique et la solidarité (PDES) a été porté le week-end dernier sur les fonts baptismaux, avec une révision de casting, et certainement, des réserves de Koulouba.

" Le scénario de départ retenu pour la création ‘du grand parti’ d’ATT, n’était pas ça", affirme un proche du général. En effet, selon le premier scénario, c’était dans la droite ligne de la politique de consensus, "fédérer les mouvements et partis", de manière à avoir une grande entité acquise à la cause ATT et prête à poursuivre son œuvre après son retrait officiel en 2012.
Cependant, le Mouvement citoyen donne l’impression d’avoir changé le casting. Séméga et ses proches semblent pressés d’aller en besogne, puisqu’ils ont lancé le parti le samedi 17 juillet 2010, avec tout ce qu’ils ne devaient pas se permettre, pour pouvoir "rassurer" les alliés possibles. Des partis politiques, des entreprises de débauchages, de coptation et de ralliement furent organisés.
La moisson fut maigre, pour ne pas dire insignifiante. En dehors de Ndiaye Bah et d’une quinzaine d’anciens du Cnid/Fyt, aucun autre déserteur d’aucune autre formation politique n’a pris le départ. Aucun leader d’envergure d’une autre formation n’a répondu à l’appel. Certes, une petite poignée de personnalités de la société civile, dont le président du Conseil économique, social et culturel (CESC), ont été coptées. Mais on est vraiment loin du compte.
Le parti, à peine né, revendique déjà 20 députés, qui ne peuvent être que des nomades. Il se chargera "de tous les opportunistes qui pensent pouvoir faire carrière à ce niveau" et souvent qui ont détruit leur parti au profit de cette entité quelque peu hybride, en tout cas sans âme. Un bureau provisoire a pris les commandes, sans aucune consultation avec la base. Ce bureau pléthorique, pour un bureau de "mission" (127 membres) est censé organiser le congrès en 2011 et procéder à l’implantation des cellules représentatives du parti dans toutes les contrées du pays.
Quid d’Ahmed Sow ?
Point besoin d’être un expert politique pour prédire que ce sera la chronique d’un échec annoncé. A cela s’ajoute déjà un problème de leadership. Hamed Diané Séméga, de l’aveu même de nombreux membres, "ne fait pas l’affaire" du fait de son manque de charisme. A vrai dire, il ne fait pas le poids face aux présidentiables des autres partis.
Contrairement à ce qui se dit, ce n’est pas le scénario voulu par le président ATT. Du coup, contre mauvaise fortune, il a fait bon cœur : en laissant faire, mais, selon nos sources, il aurait demandé à certains de ses "boys" de rester en marge.
Parmi ceux-ci, Ahmed Sow. Pressenti un moment pour diriger le nouveau parti, le Dr. Sow ne fait pas partie du bureau exécutif. Père du PDES originel, il est mis en réserve du parti avec un poste de 1er président d’honneur. Plusieurs raisons expliquent la "retraite" de la tête pensante de la galaxie ATT.
Primo : depuis sa démission du gouvernement, il est à la tête d’une importante structure financière dont la gestion l’amène souvent hors du Mali. C’est dans ce cadre qu’il a mobilisé des financements pour des infrastructures pour le Mali, pour l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et pour d’autres pays africains, dont, entre autres, l’autoroute et le pont de Koulikoro, le barrage de Gouina… Le président craint que "son conseiller personnel" ne se "disperse" en prenant une part active dans le nouveau parti.
Secundo : ATT le réserverait pour "d’autres missions", ce qui fait qu’il n’a pas voulu qu’il soit trop marqué politiquement pour ne pas le gêner dans ses actions futures. Fidèle parmi les fidèles du président, son absence à la tête de la nomenclature active du PDES ne manquera cependant pas de susciter bien de questions chez les militants.
Certains proches disent aussi que ce sont les mêmes raisons qui ont amené le Premier ministre Modibo Sidibé à prendre totalement ses distances vis-à-vis du nouveau parti. Le PDES, dans tous les cas, dans sa forme actuelle, naît avec des tares congénitales : il devra se convaincre et convaincre qu’il est un parti, qu’il n’est pas un parricide, un liberticide ou un "particide" ; qu’il n’est pas non plus un conglomérat de personnes qui craignent l’après-ATT. Des tâches pour le moins herculéennes.
Alexis Kalambry

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PDES
Les incongruités d’un président
En reconnaissant que "l’émiettement des forces politiques contribue dangereusement à affaiblir la démocratie, à discréditer le jeu politique et à porter atteinte à la capacité de proposition et d’actions des partis politiques", le ministre de l’Equipement et des Transports, Hamed Diané Séméga, président du Parti pour le développement et la solidarité, a finalement admis le tort que son ex-association, le Mouvement citoyen, a fait aux partis politiques légalement constitués.
L’appel fraternel qu’il a lancé aux partis politiques à initier une forme de partenariat mutuellement avantageux, voire une forme d’union organique ou d’action risque fort de tomber dans des oreilles sourdes. Pour naître, le PDES a déjà puisé dans le vivier de partis politiques comme le Congrès national d’initiative démocratique (Cnid/Fyt) de Me Mountaga Tall. Tous les démissionnaires du moins ceux dont on a beaucoup parlé dans les médias en l’occurrence Ndiaye Bah, Abdoulaye Diop et le maire de Ségou Ousmane Simaga ont rejoint le PDES.
Ils ont été accueillis à bras ouverts. Me Tall aura d’ailleurs la malchance d’occuper un fauteuil à côté de Ndiaye Bah au lancement du PDES. La création du PDES a sans doute affaibli le parti du Soleil levant et tout porte à croire qu’il ne sera pas le seul parti à pâtir de ses fredaines.
Si M. Séméga était sincère dans ses déclarations, alors la logique voulait que le PDES refusât les militants qui démissionnent de leurs formations politiques pour rejoindre ses rangs. Or, sans cela, le PDES ne serait pas.
Denis Koné

 

MICRO TROTTOIR
Du Programme au parti, les avis divergent !
En marge du lancement du PDES le 17 juillet 2010 au CICB, nous avons rencontré des Bamakois qui ont bien voulu nous livrer leurs sentiments sur ce nième parti politique.

Amadou Tall (commerçant) :
" Il n’y a qu’au Mali qu’on voit ça. Comment peut-on accepter une chose pareille ? En plein mandat un indépendant se mue en militant d’un parti politique. Nos hommes politiques ne se rendent pas compte de ce qui passe. Ils ne mesurent pas la portée de leurs actes, mais c’est une agression faite à la démocratie".

Moumoune Traoré (jeune diplômé sans emploi) :
" Le changement du Mouvement citoyen en parti est une bonne chose. C’est la continuité des actions de l’initiateur de ce programme, le président ATT. Il a changé le visage de notre pays à travers de nombreuses infrastructures. En plus, pour réussir, il faut faire partie d’une mouvance politique surtout celle au pouvoir. Mais celui-là est un parti pour un vrai développement !"

Vieux Samassékou (manœuvre) :
" Tout cela n’augure rien de bon ! Le manque d’expérience fausse votre analyse. Je pense qu’il est toujours bon de partir quand les gens vous portent encore dans leur cœur. Ce que tu n’as pas fait au début ce n’est pas à la fin que tu dois le faire".

Mamadou Dia (fleuriste) :
" J’espère que ce parti réussira là où les autres ont échoué".

Mme Haïdara Aïssata Cissé (député élue de Bourem) :
" C’est une bonne chose en soi. Il permettra de coordonner les efforts pour un meilleur résultat. En tant que membres du PDES, nous nous battrons pour atteindre nos objectifs".
Propos recueillis par
Aminata A. Lah (stagiaire)

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APRES LA DECISION DE JUSTICE
Bill reste serein

Ils sont plus de 80 maires de la région de Koulikoro, présents à la rencontre de l’AMM à exprimer leur désarroi contre la décision d’annulation du Tribunal administratif de l’élection du 16 mai, qui a porté le maire Boubacar Bah à la tête de l’AMM. Unanimement les maires affirment soutenir sans réserve leur nouveau président dans ses actions.
L’actualité oblige, le verdict du Tribunal administratif de Bamako, qui a annulé le résultat du mode d’élection du nouveau président de l’AMM s’est invité dans les débats de la rencontre des maires de la région de Koulikoro samedi 17 mai. "Indignés", "écœurés", c’est du moins les mots qui revenaient au cours de cette rencontre avec les maires du Méguetan sur la décision du juge administratif.
Prenant la parole tour à tour, des maires très excités, mais tout en se disant sereins et confiants sur l’issue de la bataille judiciaire, ont apporté d’ores et déjà leur soutien indéfectible à leur nouveau président. Certains maires ont affirmé que "même s’ils reprenaient les élections 100 fois, la plate-forme (Ndlr, plus d’une douzaine de partis politiques ont convenu de la gestion consensuelle de l’AMM) va gagner autant de fois". Et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur l’issue, "la victoire nous appartient", ont indiqué des officiers de polices judiciaires, qui disent tourner la page d’élections de l’AMM et se consacrer à ce qui doit être fait dans le cadre d’un développement intercommunal.
Nonobstant le soutien au président de l’AMM, les uns et les autres ont voulu savoir les démarches entreprises par l’AMM et la plate-forme. C’est à cet exercice que Bill s’est donné. Au même titre que ses camarades maires, l’hôte s’est dit aussi serein et confiant quant à la suite des événements.
Pour Bill, ce n’est pas à lui de commenter un arrêt de justice. "C’est un document technique. Nos avocats sont payés pour faire ce travail", a affirmé Bill. Il a toutefois focalisé son intervention sur les aspects politiques, la vie de l’Association. Pour le nouveau président de l’AMM, au lendemain de la décision de justice, c'est-à-dire le jeudi 15 juillet, les avocats ont interjeté appel devant la Cour suprême "l’appel est suspensif". Ce qu’il leur permet a-t-il dit, de continuer leur travail dans la légalité.

Les maires soutiennent
Cet appel, à ses dires, a été suivi par des rencontres avec de responsables administratifs et juridiques. C’est l’appel que j’ai lancé à tous ceux qui m’ont appelé "que chacun garde son calme".
Rapportant les commentaires des professionnels de la justice, après consultation, Bill a affirmé que, de leur avis "le droit n’a pas été dit". A l’en croire, s’il s’agit du mode d’élection, que ce soit dans les anciens et nouveaux statuts, les modes de scrutins sont bien définis et un congrès d’une association est souverain de modifier ses textes tant qu’il ne met pas en cause le préambule de la Constitution. Et dans la Constitution, a t-il ajouté, "il est dit que chacun à des droits. Mais que ces droits sont décrits par la Loi".
Revenant sur l’implication des partis politiques dans l’élection de l’AMM. Bill a été on ne peut plus clair, "on ne peut pas reprocher aux partis politiques de donner des consignes à leurs militants, c’est eux qui les ont fait élire, même les indépendants. Surtout que la Constitution elle-même consacre les partis politiques en disant que le jeu, l’animation politique est assumé par eux. On ne peut pas nier la volonté des partis politiques".
Le maire de la commune V du district de Bamako, a informé que les partis membres de la plate-forme se sont réunis (samedi 17) et un communiqué en sortira. Pour la plate-forme, il s’agira de rencontrer les présidents de partis politiques pour prendre les décisions qui s’imposent. "Pour montrer qu’il ne s’agit pas d’un bureau d’AMM seul, mais d’un groupement de partis politiques et du Mouvement Citoyen".
Après avoir pris connaissance de toutes ces informations, les maires de Koulikoro, ont promis d’être les relais auprès de leurs populations. "Nous sommes plus que jamais soudés et nous ne nous prêterons à aucune diversion", a souligné le maire de Kolokani, Diagui Diarra, président du Conseil de cercle. Une déclaration sera faite dans les jours à venir pour soutenir l’AMM.
Amadou Sidibé

 

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RAPPORT 2009 DU MEDIATEUR
Un record de 333 réclamations

Le médiateur de la République, Me Bam Diatigui Diarra, a présenté la semaine dernière son premier rapport au président de la République et au président de l’Assemblée nationale. Septième du genre, ce rapport de 333 réclamations a fait l’objet d’une conférence de presse le vendredi 16 juillet.

Du 1er janvier au 31 décembre 2009, le médiateur de la République a reçu 333 dossiers de réclamations concernant notamment la protection sociale, les litiges domaniaux et fonciers et les demandes d’intervention. Ce chiffre est le plus important depuis le démarrage de l’institution.
Les réclamations reçues en 2009 sont de même nature que celles des années précédentes et se regroupent en huit grandes catégories : la gestion domaniale et foncière (90), la protection sociale (70), la justice (67), la gestion de carrières (46), les contrats et marchés publics (19), les litiges d’ordre privé (8), l’éducation (4) et autres (29).
Selon Founé Dembélé, le directeur du département de la réclamation, les réclamations domaniales et foncières ont été les plus importantes. A ses dires, elles arrivent en tête avec 27 % des réclamations. M. Dembélé ajoutera qu’à l’instar de l’année 2008, les réclamations relatives à la protection sociale connaissent une hausse et occupent la deuxième place avec 21 %.
" Avec 1 %, les réclamations relatives à l’éducation ont principalement concerné les problèmes de reconnaissance de diplômes obtenus à l’étranger ou dans des écoles privées maliennes".
Les réclamations relatives aux marchés publics et contrats concernent essentiellement les demandes de paiement de factures de prestations déjà fournies ou exécutées. Elles sont principalement dirigées contre le ministère de la Défense et des Anciens combattants qui, selon Me Bam Diatigui Diarra, le médiateur de la République, fait partie des administrations qui répondent le moins à leur correspondance.
Me Bam Diatigui Diarra a regretté que plusieurs administrations continuent à ne pas répondre aux recommandations ou correspondances du médiateur de la République.
Regrettant que le bureau du médiateur de la République ne soit pas tenu informé des suites réservées à ses recommandations et propositions de réformes formulées depuis le début de ses activités, Me Bam Diatigui Diarra a expliqué que son institution a sollicité la mise en place auprès du gouvernement et de l’Assemblée nationale d’une structure chargée desdites recommandations et propositions.
Recours pour le citoyen et conseil pour l’administration, le médiateur de la République aide les citoyens à résoudre les problèmes qu’ils rencontrent avec une administration, une collectivité publique ou tout autre organisme chargé d’une mission de service public. Il fait des recommandations de nature à résoudre les difficultés dont il est saisi. Il a fait son apparition dans notre pays en 1997.
Sidiki Doumbia


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COUPE CAF/DAC-CRB : 0-0
Les Rouges tenus en échec
En match aller du 2e tour des 8es de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), disputé samedi dernier au stade Modibo Kéita, le CR Belouizdad d’Algérie a contraint le Djoliba au nul vierge. La qualification se jouera dans deux semaines en Algérie et tous les acteurs restent confiants. Voici les réactions et coulisses d’une rencontre à vite oublier pour l’unique représentant malien sur le front africain.

Coulisses
Des problèmes
C’est une équipe du CR Belouizdad d’Algérie qui a fait le déplacement de Bamako avec des difficultés et pas des moindres. En plus des problèmes de primes, l’équipe algérienne n’avait pas son effectif au complet. Un coup d’œil sur le banc de touche ou de la feuille de match suffit pour le constater ou au lieu de 7 remplaçants, il y avait 5. Interrogé sur la question, l’entraîneur argentin du CR Belouizdad affirmé, "je suis un entraîneur qui aime l’attaque mais on a que 14 joueurs, on a beaucoup de problèmes".

Pourquoi le match s’est joué samedi ?
Le Djoliba a joué les 5 dernières années, sinon toujours ses rencontres des compétitions africaines des clubs les dimanches. Mais pour la première fois, il a disputé son match aller du tour de cadrage de la Coupe Caf, samedi. Une première qui n’a pas été fameuse avec un nul et beaucoup d’interrogations à ce sujet. Interrogé sur les raisons du choix du jour, le président du Djoliba, Karounga Kéita a répondu, "ça nous dérange pas".

Les rançons de la division au sein du club ?
" Notre équipe a des problèmes et ne pouvait prétendre réaliser un résultat ce soir a fortiori pour la suite de la saison. Je parlerai même d’année blanche n’eut été le relèvement des quotas", a laissé entendre un responsable du Djoliba.
" On ne peut pas être surpris par le résultat de ce soir quand on se rappelle que les dirigeants, les entraîneurs, les joueurs et les supporters sont divisés", a rappelé notre interlocuteur interrogé sur la prestation de son équipe.

Des Vuvuzelas au stade
On pensait que seuls les supporters des pays participants à la coupe du monde 2010 se sont épris de la vuvuzela, cette trompette en caoutchouc popularisée par les supporters des Bafana-Bafana à travers le monde. Mais depuis jeudi et samedi derniers, on aperçoit des supporters avec les vuvuzelas même s’ils éprouvent des difficultés pour souffler.
Le président de l’AS Bakaridjan, Amadou Baiba Kouma, présent au Mondial a décidé d’en amener chez lui pour encourager son équipe qui lutte pour la relégation. Et espère que cet instrument auquel S. E. Rantobeng William Mokou, ambassadeur de l’Afrique du Sud au Mali a promis d’en offrir en quantité demain mardi à notre pays, entrera dans les mœurs des supporters des Aigles.

Explications.
Nombreux sont les supporters Rouges samedi au stade qui voulaient avoir le cœur net sur les raisons qui ont poussé leur équipe à porter le maillot floqué "Orange-Mali". Les supputations allaient bon train. Si d’aucuns évoquaient le nom de la compétition comme raison d’autres par contre parlaient d’un business de leur président. Interrogé par nos soins, le président Karounga Kéita s’est montré on ne peut plus clair "nous sommes en négociation".
L’heure n’est pas l’heure
Le match du samedi annoncé pour 16 h 30 dans les communiqués a finalement été ramené à 16 h. Un contre-temps ou contre-pied, qui a surpris bon nombre de supporters et même d’officiels.

Fête gâchée
Des ressortissants algériens avaient prévu une fête après le match pour les joueurs du CR Belouizdad. Des commandes étaient passées et tout était fin prêt peu importe le résultat de la rencontre. Mais le hic est que les initiateurs n’étaient pas informés du programme de leur équipe d’autant plus que cette dernière devrait rallier l’aéroport depuis le stade. "On ne savait pas et quand j’ai vu notre ambassadeur donner au revoir à l’équipe dans les vestiaires, j’étais surpris", soupire Mounir, un des organisateurs du mini festin.

 

Ils ont dit…
Sékou Bakayoko (capitaine Djoliba) :
" C’est exactement comme les matchs de championnat où nous nous créons des occasions nettes de buts sans pouvoir les concrétiser. Nous allons continuer à travailler cet aspect et se remettre en cause sinon quand ça ne marche pas, la faute est collective. A 0-0, c’est bon à prendre, mais c’est également dangereux. Pour le match retour, nous devons travailler devant et avoir plus de sérénité et d’efficacité devant le but adverse"

Mameri Abdelkrim (capitaine CR Belouizdad) :
" Nous avons eu le résultat qu’on espérait en attendant le retour. Le Djoliba est une bonne équipe très soudée. On avait des blessés et peu de temps pour préparer ce match. Des situations qui nous obligent d’évoluer en 4-4-2, ensuite 4-5-1 pour gérer le reste. Le Djoliba peut se qualifier, mais nous attendons les voir à Alger"

Gamondi Miguel Angel (entraîneur CR Belouizdad) :
" Ce score me convient au regard des conditions où nous sommes arrivés ici. Imaginez, j’ai pris l’équipe seulement mercredi dernier, pour voyager le lendemain et obtenir un pareil résultat sur terrain adverse. Je félicite mes joueurs qui se sont donnés à fond jusqu’au bout en respectant les consignes. Je crois que le Djoliba n’a pas trouvé des solutions aux équations posées notamment au niveau des couloirs. De notre côté, il fallait contrôler leur n° 9 qui créait des problèmes à notre défense. On a 15 jours pour se préparer sinon la qualification reste ouverte pour les 2 équipes".

Arouna Macalou (entraîneur Djoliba) :
« Le résultat est décevant parce qu’il fallait gagner ce match à domicile. A cet effet, nous devons travailler davantage pour le match retour. Il nous reste encore des minutes et le même scénario peut se passer à Alger. D’ici nous resterons optimistes, tout en corrigeant les insuffisances de ce soir dont le manque d’efficacité des attaquants devant le but adverse. Les Algériens ont joué regroupés dans l’axe et nous n’avons pu exploiter les espaces notamment avec des occasions nettes. Nous, nous remettons en cause et au retour on verra ce qui se passera"
Boubacar Diakité Sarr

 

CLASSEMENT FIFA
Le Mali perd une place
Les Aigles du Mali occupent le 55e rang mondial dans le classement de la Fifa, publié mercredi dernier. Sur le plan africain, les poulains de Giresse occupent la 9e place. C'est cette place qu’ils occupaient dans le précédent classement.
Comme attendu, l’Espagne sacrée championne du monde, hérite de la première place devant sa victime en finale, les Pays-Bas. Troisième, l’ancien leader de ce classement, le Brésil devance l’Allemagne, l’Argentine et l’Uruguay, désormais 6e. L’Italie passe du 5e au 11e rang. La France perd 12 places et se retrouve 21e.
Les équipes africaines chutent dans l’ensemble à l’exception du Ghana et de l’Afrique du Sud.
Pour la Coupe du monde organisée sur son sol, l’Afrique du Sud a non seulement gagné le respect de la planète-foot par la qualité de son organisation, mais elle a aussi glané quelques places par la qualité de son jeu. Une victoire contre la France et les Bafana-Bafana s’offrent la plus belle progression de tous les mondialistes africains. Ils gagnent 17 places pour se retrouver 66e.
A l’inverse le Cameroun, battu trois fois en trois matches, chute du 21e rang et se retrouve 40e. Le Nigeria perd neuf places et pointe au 30e rang, juste devant l’Algérie (33e position mondiale).
Meilleure formation africaine lors de la Coupe du monde avec un quart de finale perdu d’extrême justesse, le Ghana gagne logiquement du terrain et passe devant la Côte d’Ivoire (26e). Toutes ces équipes mondialistes malgré leur parcours en Afrique du Sud, doivent cependant continuer à regarder de loin la meilleure équipe du continent, l’Egypte qui, malgré son absence au tournoi planétaire, dispose toujours d’une importante marge de sécurité à la 9e place mondiale.
C’est la récompense de la régularité des Pharaons, triples champions d’Afrique en titre. Le Mali perd une place dans le classement mondial et fait du surplace au classement africain.
Le prochain classement de la Fifa est prévu pour le 11 août prochain.
Boubacar Diakité Sarr

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