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2010
Mois de
juillet
Les
Echos du 16 juillet
ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR
La reprise des cours effective
La trêve observée par les enseignants du supérieur à la
demande du chef de l’Etat est effective depuis le jeudi 15 juillet 2010
avec la reprise des cours dans toutes les Facultés après 4 mois
de grève initiée par les syndicats d’enseignants.
Pour constater la reprise des cours dans les différents établissements
universitaires, nous avons fait le tour dans certaines Facultés. Le moins
que l’on puisse dire est que l’ambiance et la sérénité étaient
au rendez-vous partout pour ce premier jour de reprise.
Aux Facultés des sciences juridiques et politique (FSJP) et sciences économiques
et de gestion (Fseg), la reprise des activités était perceptible
dès l’entrée de ces établissements. Des centaines
de motos parquées à perte de vue témoignaient que l’ambiance était
redevenue normale dans ces établissements restés inactifs pendant
ces quatre derniers mois à cause de la grève des professeurs.
A la Fseg, l’amphithéâtre de 500 places était archicomble
hier. Ici, nous avions assisté aux environs de 9 h aux côtés
des étudiants de la 3e année gestion à un cours magistral
d’économie internationale.
Le même climat studieux prévalait à la FSJP qui a enregistré dès
8 h la présence massive des professeurs et des étudiants visiblement
engagés à rattraper le temps perdu. Dans l’amphithéâtre
de 500 places de cette Faculté un professeur dispensait un cours de droit
privé à l’intention des étudiants de la 4e année
droit privé.
" Nous sommes très heureux de cette reprise. Nous sommes à une
année de la fin de notre cycle de maîtrise. Si cette année était
déclarée blanche, nous serions sérieusement pénalisés",
a avoué Moussa Touré, un étudiant.
Cette reprise va avoir un impact réel sur les emplois du temps qui ont
subi, selon des étudiants, un profond réaménagement. Certaines
matières seraient même supprimées. Après plus de 4
mois de grève et pour valider l’année comme le souhaite le
président de la République, il s’agira, pour les administrations
scolaires, de se concentrer sur l’essentiel et de faire en sorte que le
programme des matières principales soit épuisés.
Les nouveaux emplois de temps ont été affichés en début
de semaine dans toutes les Facultés. La Faculté de médecine,
de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) n’a pas dérogé à la
règle.
" Nous osons espérer que nous rentrons pour de bon", a souhaité Sylvestre
Togo, secrétaire général du comité AEEM de la FMPOS,
qui avait marché il y a quelques semaines sur la Primature pour exiger
la reprise des cours.
Amadou Waïgalo
Acceuil
PENURIE
EN VUE DU GAZ BUTANE
Les industries de gaz ferment le robinet
Ce n’est pas une grève, mais un manque de moyens financiers qui
contraint les opérateurs gaziers à fermer boutique. La pénurie
de gaz domestique profile à l’horizon à l’orée
du Ramadan et en plein hivernage.
Le gaz domestique est un combustible de substitution aux combustibles ligneux
comme le bois et le charbon de bois. Son utilisation a été recommandée
dans les pays du Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse
dans le Sahel (CILSS) et subventionnée pendant des années par l’Union
européenne dans les 9 pays du CILSS, dont le Mali.
Le portage de l’Union européenne terminé, le Mali rencontre
de grandes difficultés à supporter le coût de la subvention,
estimée à 3 milliards de F CFA par an. Les cinq opérateurs
de gaz que sont Total, Fasogaz, Sigaz, Coumbagaz et Sodigaz accusent d’importants
arriérés sur l’Etat. Le phénomène se répète
tous les ans depuis une décennie.
Au 9 juillet 2010, la dette cumulée de subventions dues aux opérateurs
gaziers se chiffrait à 2 167 067 458 F CFA. Un kopeck n’a été payé depuis
décembre 2009. Le problème pour eux est que la Société ivoirienne
de raffinerie (Sir), leur principal fournisseur, ne fournit plus à crédit.
L’approvisionnement se fait cash.
Au Mali, les opérateurs gaziers s’estiment pris à la gorge
par l’Etat. Le ministère de l’Economie et des Finances leur
a sèchement fait comprendre que "le crédit de 2010 pour le
gaz est épuisé depuis le mois de mai 2010". Ce qui veut dire
que les industriels du gaz ne pourront compter sur la subvention qu’en
2011.
Le ras-le-bol
Face à la presse, le mercredi 14 juillet, le président du Groupement
des professionnels de gaz domestique, Oudiary Diawara, PDG de Sodigaz, et son
trésorier général, Lamine Ndiaye, PDG de Fasogaz, ont dit
leur ras-le-bol. "Nous ne sommes pas en grève, nous sommes des privés
et non un syndicat. Nous ne pouvons pas observer d’arrêt de travail.
Mais nous sommes contraints et forcés de fermer à cause de la confiscation
de nos moyens de travail par l’Etat", ont-ils affirmé.
Pour MM. Diawara et Ndiaye, le prix normal de cession de la bouteille de 6 kg
est de 5160 F CFA. La subvention de l’Etat fait qu’elle est vendue à 1920
F CFA au consommateur. Mais les opérateurs courent derrière la
différence de prix estimée à 3240 F CFA.
Selon les deux responsables de production de gaz, "l’Etat met 9 à 10
mois avant de nous régler. Après la longue attente devant le Trésor
public, les factures sont payées au prix nominal de sa date de dépôt,
sans intérêt ni majoration pour retard. Dans le même temps,
nos entreprises souffrent et sont soumises aux intérêts des banques",
ont-ils déploré, avant de s’insurger contre "le manque
de respect du partenariat" qui les lie à l’Etat.
Le moment a été mal choisi pour les consommateurs qui ne sont pas à l’abri
d’une pénurie et une forte spéculation du gaz. Le ramadan,
prévu dans un mois environ et l’hivernage en cours sont des périodes
de forte consommation de gaz au Mali. Le bois et le charbon dont l’usage
est déconseillés par les environnementalistes est vendu cher ces
temps-ci.
Au Sénégal, pays sahélien comme le nôtre, l’Etat
met 30 milliards de F CFA par an dans la subvention et la consommation annuelle
s’élève à 150 000 t contre 40 000 t pour la Mauritanie,
25 000 t pour le Burkina Faso et 9226 pour le Mali.
Dans leurs doléances, les opérateurs gaziers réclament le
règlement intégral du différentiel de prix ; la mise en
place de crédits supplémentaires pour la couverture de la subvention
jusqu’à la fin de l’année ; la mise en place d’un
système de règlement fluide pour soulager leurs trésoreries
afin de satisfaire la demande des consommateurs en vue de l’hivernage et
du ramadan.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
ASHTROM-BV
AU MALI
Une entreprise qui pèse 471 familles
En moins de deux années de présence au Mali, la compagnie néerlandaise
Ashtrom-BV est parvenue à se construire une attrayante image : celle d’une
entreprise très attachée à sa réputation internationale,
respectueuse de ses engagements contractuels et soucieuse d’entretenir
un partenariat mutuellement avantageux avec le pays d’accueil.
Affiliée au groupe Ashtrom LTD, la compagnie Ashtrom-BV se consacre essentiellement
aux BTP (bâtiments et travaux publics), en l’occurrence la construction
et l’infrastructure. La société s’est bâtie une
respectable réputation dans chacun de ces secteurs, à travers le
monde : du Nigeria au Ghana et de l’Angola en passant par les Caraïbes
et d’anciens pays de l’Est comme la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne,
etc.
Un peu partout, sa renommée s’est construite sur la réalisation
de joyaux dignes d’estime. Ils portent le label de son expertise éprouvée
en ingénierie et construction de bâtiments (résidentiels,
commerciaux et industriels), ainsi l’empreinte d’une compétence
avérée en construction de routes, de voies ferrées, d’aéroports
et de ports maritimes.
Ce n’est pas tout. Grâce à un gisement inépuisable
de compétences diversifiées, les activités d’Ashtrom-BV
s’étendent également à d’autres domaines comme
l’épuration des eaux usées, la réalisation de centrales électriques,
de systèmes d’approvisionnement en eau potable, entre autres.
Dans chacun de ces domaines, l’entreprise néerlandaise se singularise
par la fiabilité et la fonctionnalité des ouvrages qui portent
son identité, ainsi que par une indiscutable conformité aux standards
internationaux.
Au Mali où elle est présente dans le cadre d’un important
chantier du Millenium Challenge Account, Ashtrom-BV n’a pas failli à sa
respectable réputation internationale ni dérogé à sa
tradition d’un partenariat sérieux et mutuellement avantageux, dans
sa contribution au processus de développement du pays.
C’est le reluisant visage qu’elle présente en 4e région
où elle a en charge, depuis deux ans, l’exécution du tronçon
Niono-Goma Coura. Long de 81 km, ledit tronçon est d’autant plus
important qu’il constitue le premier segment de la RN 33, route devant
relier la région de Ségou à celle de Tombouctou via de nombreux
centres économiquement stratégiques (Nampala, Niafunké,
Tonka, Diré et Goundam).
Pour une bagatelle de 15,6 milliards de F CFA, les travaux se résument
en la réalisation d’une route bitumée à deux voies,
large d’une dizaine de mètres et comprenant deux accotements larges
d’1,5 chacun. La conception de l’ouvrage a également prévu
la construction d’une stratégique bretelle de 2 km de long devant
relier le village de Dogofry au périmètre irrigué d’Alatoma.
Pour l’ensemble de ces tâches, Ashtrom-BV a souscrit à une échéance
d’exécution de 24 mois. Très soucieuse d’honorer ses
engagements, la compagnie néerlandaise n’a lésiné ni
sur les efforts ni sur les moyens. Le lancement des travaux en 2008, par les
autorités maliennes, a ainsi été suivi du déploiement
d’un impressionnant arsenal de matériels qui, combinés à une
ressource humaine de qualité, a permis d’atteindre près de
60 % de réalisation de l’ouvrage en un temps record.
Le rythme d’exécution aurait été sans doute plus soutenu
si une suspension des travaux n’était intervenue à la demande
du ministère de tutelle. Motivée par un besoin de ré-conception,
cette interruption n’a pas ébranlé cependant la détermination
de l’entreprise néerlandaise à conduire le projet à terme,
en dépit d’énormes incidences financières et des nouvelles
contraintes de délais occasionnées par cette suspension.
Des actions sociales aussi…
En clair, la nouvelle conception du tronçon Niono-Goma Coura s’est
traduite par un accroissement significatif du volume des matériaux nécessaires à sa
réalisation, mais le maître d’œuvre affiche tant de volonté de
rendre concluant son premier essai en terre malienne, au grand bonheur des populations
qui tirent un profit direct de sa présence en 4e région.
En effet, pour l’exécution du chantier, Ashtrom-BV a eu recours à un
recrutement massif tel qu’aucune entreprise de sa trempe ne l’a jamais
fait au Mali : un personnel d’environ 500 employés (ouvriers et
ingénieurs compris) tous sécurisés à l’INPS à ses
frais. C’est dire que l’entreprise constitue pour le moins une source
de revenus pour autant de familles maliennes, qui vivent de sa présence
temporaire dans la zone, depuis le début des travaux.
Du haut de ses 50 années de présence auprès des populations
de divers horizons, Ashtrom-BV peut se prévaloir d’une grande expérience
dans l’identification des besoins et priorités locales. Au Mali,
cela s’est traduit par un impact très positif de son chantier sur
de nombreux riverains bénéficiaires de son assistance en vulgarisation
des pratiques hygiéniques et sanitaires. S’y ajoute, par ailleurs,
une autre forme de transfert des connaissances les plus actuelles en ingénierie
de construction.
La pérennisation de ces multiples avantages collatéraux semble
d’autant plausible que la compagnie néerlandaise affiche une grande
disposition à poursuivre le bail avec son nouveau pays d’adoption.
Elle a l’intention, pour ce faire, de proposer aux autorités maliennes
une gamme variée d’offres très prisées dans un pays
en construction. Il s’agit notamment de la construction de la route Didiéni-Nara,
de l’installation d’une station d’épuration des eaux
usées dans la capitale, avec à la clé une condition très
alléchante qu’est le préfinancement des travaux. Qui dit
mieux ?
Alexis Kalambry
Acceuil
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