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2010

Mois de juillet

Les Echos du 16 juillet

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
La reprise des cours effective
La trêve observée par les enseignants du supérieur à la demande du chef de l’Etat est effective depuis le jeudi 15 juillet 2010 avec la reprise des cours dans toutes les Facultés après 4 mois de grève initiée par les syndicats d’enseignants.

Pour constater la reprise des cours dans les différents établissements universitaires, nous avons fait le tour dans certaines Facultés. Le moins que l’on puisse dire est que l’ambiance et la sérénité étaient au rendez-vous partout pour ce premier jour de reprise.
Aux Facultés des sciences juridiques et politique (FSJP) et sciences économiques et de gestion (Fseg), la reprise des activités était perceptible dès l’entrée de ces établissements. Des centaines de motos parquées à perte de vue témoignaient que l’ambiance était redevenue normale dans ces établissements restés inactifs pendant ces quatre derniers mois à cause de la grève des professeurs.
A la Fseg, l’amphithéâtre de 500 places était archicomble hier. Ici, nous avions assisté aux environs de 9 h aux côtés des étudiants de la 3e année gestion à un cours magistral d’économie internationale.
Le même climat studieux prévalait à la FSJP qui a enregistré dès 8 h la présence massive des professeurs et des étudiants visiblement engagés à rattraper le temps perdu. Dans l’amphithéâtre de 500 places de cette Faculté un professeur dispensait un cours de droit privé à l’intention des étudiants de la 4e année droit privé.
" Nous sommes très heureux de cette reprise. Nous sommes à une année de la fin de notre cycle de maîtrise. Si cette année était déclarée blanche, nous serions sérieusement pénalisés", a avoué Moussa Touré, un étudiant.
Cette reprise va avoir un impact réel sur les emplois du temps qui ont subi, selon des étudiants, un profond réaménagement. Certaines matières seraient même supprimées. Après plus de 4 mois de grève et pour valider l’année comme le souhaite le président de la République, il s’agira, pour les administrations scolaires, de se concentrer sur l’essentiel et de faire en sorte que le programme des matières principales soit épuisés.
Les nouveaux emplois de temps ont été affichés en début de semaine dans toutes les Facultés. La Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) n’a pas dérogé à la règle.
" Nous osons espérer que nous rentrons pour de bon", a souhaité Sylvestre Togo, secrétaire général du comité AEEM de la FMPOS, qui avait marché il y a quelques semaines sur la Primature pour exiger la reprise des cours.
Amadou Waïgalo

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PENURIE EN VUE DU GAZ BUTANE
Les industries de gaz ferment le robinet
Ce n’est pas une grève, mais un manque de moyens financiers qui contraint les opérateurs gaziers à fermer boutique. La pénurie de gaz domestique profile à l’horizon à l’orée du Ramadan et en plein hivernage.
Le gaz domestique est un combustible de substitution aux combustibles ligneux comme le bois et le charbon de bois. Son utilisation a été recommandée dans les pays du Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et subventionnée pendant des années par l’Union européenne dans les 9 pays du CILSS, dont le Mali.
Le portage de l’Union européenne terminé, le Mali rencontre de grandes difficultés à supporter le coût de la subvention, estimée à 3 milliards de F CFA par an. Les cinq opérateurs de gaz que sont Total, Fasogaz, Sigaz, Coumbagaz et Sodigaz accusent d’importants arriérés sur l’Etat. Le phénomène se répète tous les ans depuis une décennie.
Au 9 juillet 2010, la dette cumulée de subventions dues aux opérateurs gaziers se chiffrait à 2 167 067 458 F CFA. Un kopeck n’a été payé depuis décembre 2009. Le problème pour eux est que la Société ivoirienne de raffinerie (Sir), leur principal fournisseur, ne fournit plus à crédit. L’approvisionnement se fait cash.
Au Mali, les opérateurs gaziers s’estiment pris à la gorge par l’Etat. Le ministère de l’Economie et des Finances leur a sèchement fait comprendre que "le crédit de 2010 pour le gaz est épuisé depuis le mois de mai 2010". Ce qui veut dire que les industriels du gaz ne pourront compter sur la subvention qu’en 2011.
Le ras-le-bol
Face à la presse, le mercredi 14 juillet, le président du Groupement des professionnels de gaz domestique, Oudiary Diawara, PDG de Sodigaz, et son trésorier général, Lamine Ndiaye, PDG de Fasogaz, ont dit leur ras-le-bol. "Nous ne sommes pas en grève, nous sommes des privés et non un syndicat. Nous ne pouvons pas observer d’arrêt de travail. Mais nous sommes contraints et forcés de fermer à cause de la confiscation de nos moyens de travail par l’Etat", ont-ils affirmé.
Pour MM. Diawara et Ndiaye, le prix normal de cession de la bouteille de 6 kg est de 5160 F CFA. La subvention de l’Etat fait qu’elle est vendue à 1920 F CFA au consommateur. Mais les opérateurs courent derrière la différence de prix estimée à 3240 F CFA.
Selon les deux responsables de production de gaz, "l’Etat met 9 à 10 mois avant de nous régler. Après la longue attente devant le Trésor public, les factures sont payées au prix nominal de sa date de dépôt, sans intérêt ni majoration pour retard. Dans le même temps, nos entreprises souffrent et sont soumises aux intérêts des banques", ont-ils déploré, avant de s’insurger contre "le manque de respect du partenariat" qui les lie à l’Etat.
Le moment a été mal choisi pour les consommateurs qui ne sont pas à l’abri d’une pénurie et une forte spéculation du gaz. Le ramadan, prévu dans un mois environ et l’hivernage en cours sont des périodes de forte consommation de gaz au Mali. Le bois et le charbon dont l’usage est déconseillés par les environnementalistes est vendu cher ces temps-ci.
Au Sénégal, pays sahélien comme le nôtre, l’Etat met 30 milliards de F CFA par an dans la subvention et la consommation annuelle s’élève à 150 000 t contre 40 000 t pour la Mauritanie, 25 000 t pour le Burkina Faso et 9226 pour le Mali.
Dans leurs doléances, les opérateurs gaziers réclament le règlement intégral du différentiel de prix ; la mise en place de crédits supplémentaires pour la couverture de la subvention jusqu’à la fin de l’année ; la mise en place d’un système de règlement fluide pour soulager leurs trésoreries afin de satisfaire la demande des consommateurs en vue de l’hivernage et du ramadan.
Abdrahamane Dicko

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ASHTROM-BV AU MALI
Une entreprise qui pèse 471 familles
En moins de deux années de présence au Mali, la compagnie néerlandaise Ashtrom-BV est parvenue à se construire une attrayante image : celle d’une entreprise très attachée à sa réputation internationale, respectueuse de ses engagements contractuels et soucieuse d’entretenir un partenariat mutuellement avantageux avec le pays d’accueil.
Affiliée au groupe Ashtrom LTD, la compagnie Ashtrom-BV se consacre essentiellement aux BTP (bâtiments et travaux publics), en l’occurrence la construction et l’infrastructure. La société s’est bâtie une respectable réputation dans chacun de ces secteurs, à travers le monde : du Nigeria au Ghana et de l’Angola en passant par les Caraïbes et d’anciens pays de l’Est comme la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, etc.
Un peu partout, sa renommée s’est construite sur la réalisation de joyaux dignes d’estime. Ils portent le label de son expertise éprouvée en ingénierie et construction de bâtiments (résidentiels, commerciaux et industriels), ainsi l’empreinte d’une compétence avérée en construction de routes, de voies ferrées, d’aéroports et de ports maritimes.
Ce n’est pas tout. Grâce à un gisement inépuisable de compétences diversifiées, les activités d’Ashtrom-BV s’étendent également à d’autres domaines comme l’épuration des eaux usées, la réalisation de centrales électriques, de systèmes d’approvisionnement en eau potable, entre autres.
Dans chacun de ces domaines, l’entreprise néerlandaise se singularise par la fiabilité et la fonctionnalité des ouvrages qui portent son identité, ainsi que par une indiscutable conformité aux standards internationaux.
Au Mali où elle est présente dans le cadre d’un important chantier du Millenium Challenge Account, Ashtrom-BV n’a pas failli à sa respectable réputation internationale ni dérogé à sa tradition d’un partenariat sérieux et mutuellement avantageux, dans sa contribution au processus de développement du pays.
C’est le reluisant visage qu’elle présente en 4e région où elle a en charge, depuis deux ans, l’exécution du tronçon Niono-Goma Coura. Long de 81 km, ledit tronçon est d’autant plus important qu’il constitue le premier segment de la RN 33, route devant relier la région de Ségou à celle de Tombouctou via de nombreux centres économiquement stratégiques (Nampala, Niafunké, Tonka, Diré et Goundam).
Pour une bagatelle de 15,6 milliards de F CFA, les travaux se résument en la réalisation d’une route bitumée à deux voies, large d’une dizaine de mètres et comprenant deux accotements larges d’1,5 chacun. La conception de l’ouvrage a également prévu la construction d’une stratégique bretelle de 2 km de long devant relier le village de Dogofry au périmètre irrigué d’Alatoma.
Pour l’ensemble de ces tâches, Ashtrom-BV a souscrit à une échéance d’exécution de 24 mois. Très soucieuse d’honorer ses engagements, la compagnie néerlandaise n’a lésiné ni sur les efforts ni sur les moyens. Le lancement des travaux en 2008, par les autorités maliennes, a ainsi été suivi du déploiement d’un impressionnant arsenal de matériels qui, combinés à une ressource humaine de qualité, a permis d’atteindre près de 60 % de réalisation de l’ouvrage en un temps record.
Le rythme d’exécution aurait été sans doute plus soutenu si une suspension des travaux n’était intervenue à la demande du ministère de tutelle. Motivée par un besoin de ré-conception, cette interruption n’a pas ébranlé cependant la détermination de l’entreprise néerlandaise à conduire le projet à terme, en dépit d’énormes incidences financières et des nouvelles contraintes de délais occasionnées par cette suspension.
Des actions sociales aussi…
En clair, la nouvelle conception du tronçon Niono-Goma Coura s’est traduite par un accroissement significatif du volume des matériaux nécessaires à sa réalisation, mais le maître d’œuvre affiche tant de volonté de rendre concluant son premier essai en terre malienne, au grand bonheur des populations qui tirent un profit direct de sa présence en 4e région.
En effet, pour l’exécution du chantier, Ashtrom-BV a eu recours à un recrutement massif tel qu’aucune entreprise de sa trempe ne l’a jamais fait au Mali : un personnel d’environ 500 employés (ouvriers et ingénieurs compris) tous sécurisés à l’INPS à ses frais. C’est dire que l’entreprise constitue pour le moins une source de revenus pour autant de familles maliennes, qui vivent de sa présence temporaire dans la zone, depuis le début des travaux.
Du haut de ses 50 années de présence auprès des populations de divers horizons, Ashtrom-BV peut se prévaloir d’une grande expérience dans l’identification des besoins et priorités locales. Au Mali, cela s’est traduit par un impact très positif de son chantier sur de nombreux riverains bénéficiaires de son assistance en vulgarisation des pratiques hygiéniques et sanitaires. S’y ajoute, par ailleurs, une autre forme de transfert des connaissances les plus actuelles en ingénierie de construction.
La pérennisation de ces multiples avantages collatéraux semble d’autant plausible que la compagnie néerlandaise affiche une grande disposition à poursuivre le bail avec son nouveau pays d’adoption. Elle a l’intention, pour ce faire, de proposer aux autorités maliennes une gamme variée d’offres très prisées dans un pays en construction. Il s’agit notamment de la construction de la route Didiéni-Nara, de l’installation d’une station d’épuration des eaux usées dans la capitale, avec à la clé une condition très alléchante qu’est le préfinancement des travaux. Qui dit mieux ?
Alexis Kalambry

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INFRASTRUCTURES ROUTIERES
La BOAD finance des avenues à Bamako
Lassine Bouaré, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget, et Bassary Touré, vice-président de la BOAD, ont procédé à la signature de l'accord de prêt du projet d'aménagement en 2 x 3 voies du boulevard du 22-Octobre 1946, en 2 x 2 voies de la corniche et de renforcement de l'avenue du 5-Septembre à Bamako.
Dans son intervention à cette occasion, Bassary Touré, par ailleurs ancien ministre des Finances du Mali, rappellera que ce projet vient en renforcement de la construction de l’échangeur multiple au rond-point de la paix.
" Ce projet en 2 x 3 du boulevard du 22-Octobre et un 2 x 2 voies de la corniche permettra d’améliorer la circulation routière dans la ville de Bamako avec une meilleure répartition du trafic et la sécurisation du déplacement des usagers dans cette zone. Il démontre la volonté des autorités maliennes de régler le problème de fluidité du trafic dans la ville de Bamako", dira-t-il.
Le projet porte sur 9 milliards de F CFA, soit 95 % du coût global. Toutes les dispositions ont été prises pour accélérer l’instruction du dossier relatif à son financement. Avec ce montant, les engagements de la BOAD dans le secteur des infrastructures de transport au Mali s’élève à 89,5 milliards de F CFA.
La Banque a déjà financé la construction d’un échangeur multiple au rond-point de la paix et l’aménagement en 2 x 2 voies de l’avenue Kwame NKrumah et de la section urbaine de la route nationale n°5, la construction et le bitumage de la route Manantali-Mahina, l’aménagement du barrage de Taoussa, l’aménagement hydro-agricole du casier de Molodo-Nord à l'Office du Niger phase I.
En outre, la deuxième phase du projet d’aménagement hydro-agricole du casier de Molodo-Nord est en cours d’évaluation sur le terrain et deux prêts complémentaires relatifs aux projets de construction de la route Bougouni-Sikasso et la route Bandiagara-Bankass-frontière du Burkina sont en cours d’instruction à la Banque.
La Banque a également financé la réalisation d’une quinzaine de routes inter-Etats contribuant à diversifier les axes reliant tous les Etats. La BOAD contribue à la réhabilitation des chemins de fer Dakar-Bamako et Abidjan-Ouagadougou.
Les réseaux de télécommunication des pays de l’Union ont bénéficié des financements pour la réalisation d’investissements permettant de moderniser les équipements, d’élargir la gamme de services et d’accroître la densité téléphonique.
La Banque a ainsi contribué au financement du projet régional de production et de transport de l’énergie de la centrale hydroélectrique de Manantali. Dans le domaine de l’hôtellerie, la BOAD accompagne le Groupe Azalai Hôtels dans le financement de ses projets d’investissements.
" Ce sont ces performances qui valent à la BOAD la crédibilité dont elle jouit à l’intérieur de l’Uémoa (émetteur de référence sur le marché financier régional) ainsi qu’auprès des bailleurs de fonds internationaux (Banque mondiale, Groupe de l’AFD, BAD, BEI etc.)"
La BOAD sera à l’horizon 2020, une banque de développement forte et de référence mondiale dans le marché commun régional.
Alexis Kalambry

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DEVELOPPEMENT ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
Les femmes Dogon de Kadiolo montrent la voie
L’Association Moronbemu est aujourd’hui une référence pour toutes les femmes de Kadiolo située à 480 km de Bamako, à la frontière du Mali avec la Côte d’Ivoire. Elle mène des campagnes d’assainissement et des activités génératrices de revenus.
" Les femmes Dogon font aujourd’hui la fierté de toutes les femmes de Kadiolo. Leur association est très unie, très dynamique et très active sur tous les terrains" ! C’est ce que nous dit Mme Nana Kéita, membre de l’association musulmane Ançardine, à propos de "Moronbemu". Un nom dogon qui signifie "Unissons-nous" ou "Donnons-nous la main pour avancer". Cette association a été portée sur les fonts baptismaux le 25 mars 2005 par les femmes dogon vivant à Kadiolo (480 km au Sud de Bamako). C’est un regroupement apolitique, laïc et à but non lucratif.
" Que pouvons-nous faire pour mieux nous connaître et être utiles à la ville voire au cercle de Kadiolo ? Moronbemu est l’une des réponses à cette équation. C’est la volonté de nous rendre utiles à la communauté qui a été l’une de nos grandes motivations pour créer cette association. Elle nous a permis de créer un cadre d’échanges sur nos préoccupations et de participation à la vie socioéconomique et culturelle de la localité" , explique sa présidente, Mme Témé Fatoumata Témé.
" Contribuer au développement socio-économique de Kadiolo et assurer l’épanouissement des femmes dogon vivant dans cette localité ! Tel est notre objectif fondamental. Par la création de cette association, notre désire est aussi de renforcer la cohésion et la solidarité entre les femmes dogon de Kadiolo, de diversifier les sources de revenus des femmes, d’améliorer les conditions de vie de la communauté et, enfin, de favoriser l’entraide entre les femmes…", explique Mme Dougnon Hawa Dougnon, l’une des responsables de l’association.
Même si elle a été initiée par les femmes dogon, Moronbemu est ouverte à toutes les femmes qui adhèrent à la vision de ses fondatrices et qui acceptent ses statuts et règlement intérieurs. L’association réunit aujourd’hui plus d’une cinquantaine de membres de toutes les ethnies et de toutes les catégories socioprofessionnelles. Les frais d’adhésion sont de 1000 F CFA et la cotisation mensuelle est de 250 F CFA par membre.
La notoriété de l’association est liée à la pertinence des activités qu’elle mène à Kadiolo. "Notre priorité a d’abord été de sensibiliser les populations par rapport à l’assainissement. C’est ainsi que nous avons organisé des journées de salubrité dans les services administratifs (bureaux du cercle, santé, tribunal, la mairie…). A notre avis, un cadre de vie assaini est le meilleur tremplin pour le développement socio-économique. Nous avons aussi mené des activités génératrices de revenus comme la fabrication du savon. Mais, à cause de la hausse du prix du beurre de karité qui est notre matière de base, nous avons momentanément renoncé à cette activité. Et aujourd’hui, nous avons une minoterie", indique Mme Guindo Anta Guindo, l’une des fondatrices de l’association.
Des difficultés malgré le dynamisme
Quant à Mme Kansaye Adam Kamian, elle précise " nous avons toujours bénéficié du soutien politique et institutionnel des autorités politiques et administratives du cercle. Mais, c’est grâce au Projet d’Appui aux Communautés Rurales (PACR) que nous avons pu concrétiser le projet de minoterie. Ce projet nous a accordé 17 millions de F Cfa pour la construction d’un siège et pour l’achat des équipements nécessaires".
Malgré le dynamisme de ses membres, Moronbemu est confrontée à des difficultés. "Nous sommes confrontées à un manque de débouchés pour nos produits (céréales, farine, son…) qui ne sont pas encore connus du grand public. Et pourtant, ils sont de très bonne qualité. Cette année, nous avons participé au Salon international de l’Agriculture de Bamako (Siagri, du 24 au 30 avril 2010) et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) nous a décerné un diplôme de reconnaissance pour la qualité de nos produits. Nous demandons aux autorités maliennes et à leurs partenaires de nous aider à trouver des opportunités comme le Siagri. Par ailleurs, sur les 17 millions donnés par le PACR, la côte part de l’Association était de 10 % ce qui faisait près de 2 millions de F CFA. Une somme que nous avons empruntée au niveau d’une caisse d’épargne et de crédit de la place. Nous avons des difficultés à rembourser ce prêt parce que nos produits ne sont pas encore très connus", explique Mme Dougnon. Pour le moment, les revenus du groupement des femmes sont entièrement réinvestis afin de promouvoir et diversifier ses activités génératrices de revenus.
D’où cet appel à l’endroit des décideurs du cercle. "Nous remercions les autorités administratives et politiques pour leur soutien. Nous leur demandons de continuer à nous appuyer pour nous ouvrir de nouveaux marchés. Quant aux membres de l’association, je les exhorte à la persévérance. Quelles que soient les difficultés, nous ne devons jamais baisser les bras. Et nous exhortons les autres femmes de notre ville à nous rejoindre afin que nous soyons fortes et que nous puissions nous imposer par notre contribution au développement de la ville et du cercle de Kadiolo", souhaite Mme Dougnon Hawa Dougnon. Moronbemu mérite le soutien de tous par la noblesse de ses ambitions. Sans compter qu’elle est en train de montrer aux autres femmes la voie de l’émancipation économique, sociale et politique.
Alphaly
(envoyé spécial)

 

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DOSSIER
LE PDES ET L’AGRICULTURE
Labourer du vent
Le PDES est un document bien pensé et bien écrit, disent les spécialistes. Cependant, pas besoin d’être agronome pour comprendre que le volet agriculture ne fait pousser que du vent.
Il y a deux types de stratèges : les réalistes et les rêveurs. A côté de cette classification, se trouvent les imposteurs, ceux qui, pour la gloire du prince, mettent en marche des usines à chimères. Franchement, il faut classer les concepteurs du volet agricole du PDES dans la catégorie des charlatans et mystificateurs. Ce n’est tout simplement pas de la prospective, ou de la prévision, c’est de la fumisterie.
Voyons, grosso modo, ce que dit le texte. Le volet agricole du PDES, sur les années 2008 à 2012, a besoin de 1155 (mille cent cinquante-cinq) milliards de F CFA, plus que le budget annuel du Mali. Le plan prévoit des contorsions, voltiges et pirouettes au milieu des maigres ressources du Mali pour financer environ la moitié et pour l’autre, de tendre la gamelle à ceux qui répondent au doux euphémisme de PTF (partenaires techniques et financiers), ceux-là qui ont toujours fait de la résistance pour financer l’agriculture et l’enseignement supérieur.
Ce n’est pas le point le plus grave, la recherche de ces 1155 milliards de F CFA. Toutefois, un parcours détaillé du document révèle une vérité : soit les experts en prévision sont incompétents, de mauvaise foi ou nous avons affaire à des clowns. Ils promettent, en quatre ans, un accroissement de la production céréalière de 3,5 millions de tonnes en 2008 à 10 millions en 2012 !
Ce n’est plus "le grand bond en avant" comme dirait Mao mais bien Merlin (l’Enchanteur) le fanfaron. Et comment y arriveront-ils ? Ces penseurs qui, en majorité n’ont jamais caressé un instrument agricole, font de la prestidigitation (ce n’est pas de la prévision) et des analyses fantaisistes qui se déclinent comme suit en termes de croissance annuelle de la production : maïs (40 %), riz (13 %), blé (37 %), mil (7 %), sorgho (15 %), fonio (10 %). Remarquez qu’il n’y a aucune mention du taux de croissance du folklore, de la démagogie et de l’insouciance pour accompagner ces chiffres. Et ce n’est pas fini.
On nous apprend, sans l’humour "Pdésien", que 4,8 millions d’hectares seront aménagés d’ici 2012, soit un maigre 15 % des terres arables du Mali. Sauf que dans la précipitation et la légèreté, les concepteurs de ce plan agricole ont oublié un petit détail qu’un médiocre élève de centres d’apprentissage agricole aurait relevé : produire 10 millions de tonnes sur presque 5 millions d’hectares, c’est un rendement d’à peine 2 tonnes à l’hectare. Les milliers de tracteurs qui font la "mécanisation" de notre agriculture sont déjà en panne et les rares qui fonctionnent ramassent du bois, des ordures ou du sable.
C’est également "dans le cadre du PDES" métaphore cynégétique en vogue dans les rangs du gouvernement que Modibo Sidibé a lancé "l’Initiative rire… pardon riz". Une idée originale et intéressante au début, transformée en assemblée d’amateurs incompétents et irresponsables, un gouffre à milliards dans lequel sont sortis, les poches pleines, les voleurs, magouilleurs, prévaricateurs, illettrés, corrompus et oiseaux de malheur du pays. Selon certaines estimations, cette plaisanterie a coûté plus de 42 milliards de F CFA au pauvre Mali sans reddition de comptes et dans l’impunité la plus totale. Des vautours sans honneur et sans morale ont puisé impunément dans les caisses communes pour se goinfrer et huiler leurs familles, sans risque de conséquences fâcheuses.
Bref, le "PDES est en marche" depuis trois ans. La famine s’est installée dans le Septentrion, le kilo de riz a dépassé les 425 F CFA à Kayes, le sucre a un goût amer et le Parti de la demande sociale attend toujours son baptistère.
Ousmane Sow

 

LOI D’ORIENTATION AGRICOLE
La Loa, socle du PDES
L’autosuffisance alimentaire est un défi pour le Mali. En raison de la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps, le pays a toujours enregistré un déficit alimentaire, obligeant l’Etat à accorder des exonérations aux commerçants pour l’importation de denrées alimentaires, notamment le riz.

Pour rompre avec la chaîne de déficit alimentaire enregistré d’année en année, le président de la République a initié un projet de loi portant Loi d’orientation agricole (Loa). Cette loi, qui comporte 200 articles, fixe les orientations de la politique de développement agricole du Mali. Elle a été promulguée le 5 septembre 2006.
La Loa couvre toutes les activités économiques du secteur agricole et péri agricole notamment l'agriculture, l'élevage, la pêche et la pisciculture, l'aquaculture, l'apiculture, la chasse, la foresterie, la cueillette, la transformation, le transport, le commerce, la distribution et d'autres services agricoles, ainsi que leurs fonctions sociales et environnementales.
Le but principal de cette loi est de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive reposant prioritairement sur les exploitations familiales agricoles reconnues, sécurisées, à travers la valorisation du potentiel agro-écologique et des savoir-faire agricoles du pays et la création d'un environnement propice au développement.
La Loa vise, dans sa globalité, à garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur agricole le moteur de l'économie nationale en vue d'assurer le bien-être des populations. Son article 5 stipule que : "Les collectivités territoriales, les organismes personnalisés à vocation agricole, les exploitations agricoles, les associations, les coopératives, les organisations interprofessionnelles, les organisations non-gouvernementales (ONG) et les autres organisations de la société civile, concourent à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l'évaluation concertées de la politique de développement, dans les conditions fixées par les lois et règlements en vigueur".
Cette loi institue un Conseil supérieur de l'agriculture qui est un organe de concertation sur les politiques nationales de développement agricole et péri agricole. Le Conseil a pour missions de veiller à l'application de la Loa. A ce titre, il participe à la définition et veille à la cohérence de la politique de développement agricole, promeut la mobilisation des ressources et s'assure de la pleine adhésion des populations aux objectifs de la politique de développement agricole.
Les autres missions du Conseil sont le suivi de l'évolution des grandes orientations de la politique de développement agricole et la proposition d’avis. Le Conseil a également pouvoir de délibérer sur toutes les questions d'intérêt agricole qui lui sont soumises par les acteurs du secteur agricole et d’adopter avant le 31 mars de chaque année, le rapport annuel sur les mesures prises pour l'exécution de la Loi d'orientation.
Cette loi a permis à l’Etat de mettre en place un Fonds national de développement agricole. Celui-ci est destiné au financement de l'appui aux activités agricoles et péri agricoles, au renforcement des capacités des acteurs de la profession agricole et des interprofessions et des opérateurs péris agricoles, à la promotion des filières agricoles et, à l'installation des jeunes exploitants agricoles.
Les activités de préservation de l'environnement, l'intensification et de la diversification des productions agricoles, la facilitation de l'accès aux crédits agricoles et enfin la promotion de la commercialisation, la transformation et des exportations de produits agricoles sont d’autres missions qui relèvent du Conseil.
Denis Koné

 

" L’INITIATIVE RIZ"
Un des maillons du PDES
Si le développement de l’agriculture est un aspect important du PDES, "l’Initiative riz l’est davantage".
" L’Initiative riz" du Premier ministre Modibo Kéita est une réponse à la crise céréalière que notre pays connaît depuis plusieurs années. Elle a été lancée pendant la campagne agricole 2008-2009 avec un objectif de 1,6 million de tonnes de riz paddy non décortiqué, soit plus de 50 % que la saison précédente. Cette production est destinée à la consommation nationale et à l’exportation.
Ce programme apporte sa réponse à la crise structurelle du riz au Mali qui fait l’objet de forte spéculation alors que la zone Office du Niger dispose de grands potentiels agricoles pour ce genre de culture en toute saison.
Selon les prévisions, le million de tonnes attendues devaient représenter 900 000 t pour les besoins alimentaires du pays et 100 000 t pour l’exportation. Son coût se chiffrait à 42,6 milliards de F CFA dont 16,32 pour l’achat d’engrais.
Le bilan affiche un taux de réalisation de 1 607 647 t, soit 99,34 % dans l’ensemble des zones de production agricole du pays. Le coût de réalisation a été établi à 34 543 685 957 F CFA. Les partenaires financiers (PTF) ont apporté une contribution de 3 599 199 187 F CFA. Malgré tout le riz reste le repas du diable pour les plus humbles.
Abdrahamane Dicko

 

L’AGRICULTURE DANS LE PDES
Faire manger tous les Maliens à leur faim
Dans le PDES, l’agriculture est le levier de la croissance économique du Mali. La Loi d’orientation agricole (Loa) en est le véritable instrument de mise en œuvre avec l’affectation de 20 % du budget d’Etat à ce secteur. ATT et les siens ont promis de faire manger tous les Maliens à leur faim. Mais, qu’en est-il en réalité ?
" Je veux que l’agriculture soit le levier de la croissance de notre économie et source de richesses pour nos populations, dans le cadre d’un Mali exportateur de produits agroalimentaires, transformés et labellisés. Il est temps de s’engager dans une approche volontaire afin de préparer l’agriculture du Mali de demain". Tel est le credo du président ATT, parlant de l’agriculture dans le PDES, un programme conçu par ses amis.
En moins de 2 ans de la fin de son mandat, l’ambition notée dans le PDES a des difficultés à démarrer. Cependant, l’équipe de Modibo Sidibé, est en train de faire ce qu’elle peut dans l’exécution programmée du PDES.
L’ambition affichée est la production de 10 millions de tonnes de céréales par an à l’horizon 2012 pour faire du Mali une puissance agricole. Pour ATT, "la Loi d’orientation que je vous propose, sera un véritable instrument de valorisation et de croissance de notre potentiel national". La mise en œuvre du volet agricole du PDES regroupe les objectifs, activités, stratégies et moyens pour réaliser le plan de campagne. Le PDES a fixé l’objectif du plan à 10 millions de tonnes de céréales à l’horizon 2012.
La production céréalière passera de 3 885 477 tonnes en 2007/2008 à 10 287 874 tonnes en 2012 avec une progression moyenne annuelle d’environ 21 %. Les résultats annuels passeront de 4 580 000 tonnes à la campagne 2008/2009 à 8 930 000 tonnes pour 2011/2012.
Son financement est estimé à 1155 milliards F CFA dont 432 milliards de F CFA de subvention de l’Etat. La subvention attendue de l’Etat pour l’acquisition des équipements est de 132 milliards, soit environ 43 % du montant des équipements.
Cette subvention, a indiqué le ministre en charge du secteur, est de l’ordre de 50 % pour l’unité d’attelage, 20 % pour le tracteur, le motoculteur et la motopompe. Pour les intrants (engrais et semences), l’Etat doit accorder une subvention de 290,8 milliards de F CFA.
L’Etat intervient annuellement dans les aménagements à hauteur de 38 milliards. Sur la période 2008-2012, le financement à rechercher est de 78 milliards, dont 10 milliards à inscrire sur le BSI au titre des aménagements, 57,473 milliards de F CFA à chercher auprès des partenaires techniques et financiers, 2,390 milliards de F CFA pour les bénéficiaires et 7,970 milliards de F CFA pour les opérateurs privés.
Motorisation et aménagements hydro-agricoles
Dans le domaine de la motorisation et aménagements hydro agricoles, le plan fixe les objectifs de : 400 000 unités d’attelage, 1000 motoculteurs, 3000 tracteurs et accessoires, 10 000 motopompes, 10 000 matériels de post-récolte composés de 2000 batteuses de riz, 2000 décortiqueuses de riz, 4000 égreneuses de maïs et 2000 batteuses de mil. Dans le cadre de l’aménagement des terres, les actions inscrites dans le cadre des aménagements hydro-agricoles prévoient la réalisation de 103 356 ha.
Le plan d’action prévoit un appui conséquent à la recherche en matière de sélection variétale, une proposition de formules d’engrais adaptées et un plan de protection des cultures.
Il est prévu une meilleure organisation du monde rural ainsi que le renforcement de la capacité des producteurs, notamment par leur formation dans les domaines de la gestion des intrants, des matériels agricoles et des équipements collectifs.
Le plan d’action compte instaurer un cadre dynamique de communication dont les actions porteront sur l’information et la sensibilisation à travers les médias et la communication non publicitaire à travers l’organisation de fora au niveau national et régional. Une meilleure contribution à la réduction de la propagation du VIH/Sida en milieu rural figure en bonne place dans le plan d’action.
En matière de transformation, le plan d’action entend inciter les opérateurs économiques à la création d’unités agro-industrielles dans les grandes zones de production ou de consommation des produits agricoles, à protéger les unités de transformation du pays en prenant les mesures fiscales appropriées et à diversifier davantage l’utilisation des produits céréaliers dans l’alimentation humaine et animale.
Malgré leurs bonnes intentions, à quelques mois de la fin de son mandat ATT est incapable de satisfaire les Maliens dans l’autosuffisance alimentaire, malgré un PDES qui ne profite qu’à certains ou du moins aux barons. Le sac de riz reste toujours inaccessible. Rares sont les Maliens qui mangent à leur faim. Mais où est donc le riz "made in Mali" ?
Amadou Sidibé

 

SIBIRY BENGALY, INGENIEUR AGRICOLE
" La production céréalière est en augmentation"
Etendu sur la période 2008-2012, le volet agricole du Programme de développement économique et social (PDES) promet de répondre à l’insuffisance alimentaire et de résoudre certains problèmes économiques et sociaux. C’est ce que confirme Sibiry Bengaly, un ingénieur agricole.
Les Echos : Quel est le plan d’action du PDES pour le développement de l’agriculture ?
Sibiry Bengaly : Le plan d’action du PDES est le plan d’action annuel d’agriculture élaboré au niveau national. Il tient compte des préoccupations des producteurs, de la base jusqu’au niveau national. Nous faisons une synthèse de ce programme. Il est présenté au gouvernement et c’est le chef de l’Etat qui préside la rencontre de validité dudit programme.
Les Echos : Qu’est-ce qui a été concrètement réalisé ?
S. B. : Il y a fondamentalement l’Initiative riz qui est un programme très important. Il a déjà entamé sa troisième campagne et a généré un grand nombre d’emplois. Pour avoir le contact avec les paysans, des agents de base ont été recrutés. La première année, 102 agents ont été recrutés. Ensuite, il y a la subvention des engrais. Depuis les débuts de l’agriculture, c’est la première fois que des subventions sont allouées à ce volet. Les crédits de matériels agricoles ont permis aux agriculteurs de s’octroyer des tracteurs, batteuses et décortiqueuses. Il y a aussi le programme d’intensification du maïs, du coton à travers la subvention. En plus, cette année, nous avons élargi l’identification au sorgho et au niébé par rapport à l’acquisition de la semence.
Les Echos : Les tracteurs que vous donnez à crédit aux agriculteurs, savent-ils les manipuler ?
S. B. : Il y a eu un volet d’accompagnement afin d’apprendre aux cultivateurs la manipulation des différentes machines. Hormis quelques problèmes constatés, dans l’ensemble les tracteurs ont été bien utilisés.
Les Echos : A combien estimez-vous la réussite de l’utilisation des tracteurs ?
S. B. : Au-delà de 60 ou 70 %. Jusque-là, les machines n’ont pas présenté de pannes qui ont provoqué leur arrêt total.
Les Echos : Depuis son début, quel a été l’impact du programme sur la consommation et l’autosuffisance alimentaire ?
S. B. : Dans l’ensemble, nous constatons une amélioration dans la consommation locale. Malheureusement, je n’ai pas les chiffres des différentes campagnes, mais les résultats sont satisfaisantes. Avec les rapports annuels, nous avons constaté un surplus de production céréalière. Cela couvre les besoins de la population locale.
Les Echos : Les excédents sont-ils vendus dans la sous-région ?
S. B. : Nous sommes plus concentrés sur la consommation locale, nous ne maîtrisons pas le volet exportation, mais il arrive que certaines structures viennent s’approvisionner auprès de nos services de production.
Propos recueillis par
Aminata A. Lah
(stagiaire)

 

AGRICULTURE
Le PDES axé sur la souveraineté alimentaire
L’agriculture occupe 70 % des activités de la population au Mali. De ce fait, elle occupe une place de choix dans le Programme de développement économique et social (PDES). Le PDES a misé sur la stratégie du développement de l’agriculture. Pour atteindre cet objectif de souveraineté alimentaire, le PDES vise à faire de l’agriculture le levier de la croissance de notre économie.
A l’horizon 2012, il envisage l’équipement de tous les exploitants agricoles en matériels de culture et de doubler les équipements de petite et grande motorisation d’injection. Le programme prévoit également l’octroi de 1000 motoculteurs, de 10 000 motopompes, 3000 tracteurs, etc. Au titre des aménagements, il est prévu l’aménagement de 103 356 hectares, dont 61 910 hectares en maîtrise totale d’eau pour un coût de 212,5 milliards de F CFA.
Dans la zone Office du Niger, 60 000 hectares seront aménagés pour atteindre un million de tonnes de riz paddy. En même temps, le développement de la culture du blé, de l’oignon et d’autres cultures maraîchères continuera son chemin.
A cela, il faut ajouter le projet sucrier de Markala qui coûtera plus de 19 milliards de F CFA. Il permettra la production de 150 000 tonnes de sucre et la création de 7000 emplois directs.
Mohamed Daou

 

PDES ET AGRICULTURE
Des techniciens se prononcent
Le PDES enregistre de bons résultats sur le terrain de l’agriculture. C’est du moins ce qui ressort du micro trottoir ci-dessous animés par des techniciens. Réactions.
Bino Témé (directeur général de l’IER) :
" Tout ce qui fait actuellement c’est dans le cadre du PDES. Toutes nos activités sont consignées dans le PDES. Notre mission est claire. On produit des semences de bonne qualité, on fait des recherches pour atténuer les changements climatiques mais c’est toujours dans le cadre des orientations du PDES qui est un bon programme en matière de production agricole".
Sibiry Bengaly (ingénieur d’agriculture) :
" Le plan de la campagne agricole s’inspire du plan d’action du ministère de l’Agriculture qui prend charge les préoccupations du PDES. Le PDES est à la base de plusieurs initiatives et programme de l’agriculture comme l’Initiative riz. Toutes nos activités se déroulent dans le cadre du PDES. Certains problèmes comme le manque d’agents d’encadrement, de logistiques nous empêchent souvent d’exécuter normalement nos missions d’appui des producteurs. Malgré tout cela, le PDES enregistre de bons résultats sur le terrain".
Bourama Traoré (producteur) :
" C’est une très bonne initiative. L’agriculture progresse maintenant. On a maintenant les engrais à temps. Aussi, il faut reconnaître que la subvention des engrais a enlevé une grosse épine de nos pieds".
Oumar Diarra (économiste) :
" L’économie de notre pays est tributaire de l’agriculture. A travers la réalisation des infrastructures agricoles et la bonne initiative à la faveur de l’agriculture, on peut dire que le PDES se soucie de l’agriculture. C’est une très bonne chose".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

 

LOI D’ORIENTATION AGRICOLE
Support du PDES et moteur de l’agriculture
L’agriculture sera le levier de la croissance économique du Mali. La Loi d’orientation agricole (Loa) en sera le véritable instrument de mise en œuvre avec l’affectation de 20 % du budget d’Etat à ce secteur. L’ambition affichée étant la production de 10 millions de tonnes de céréales par an à l’horizon 2012 pour faire du Mali une puissance agricole.
Le Conseil supérieur de l’agriculture est le garant de l’application de la Loi d’orientation agricole. C’est un organe de concertation sur les politiques nationales de développement agricole et péri-agricole. Il a pour mission de veiller à l’application de la Loa.
Pour atteindre cet objectif, le PDES va injecter dans le système de production agricole au moins 1,2 million d’équipements de traction animale, 1000 motoculteurs, 10 000 motopompes, 3000 tracteurs et 10 000 matériels de post-récolte. Au cours de la période 2008-2012, environ 103 356 hectares seront aménagés dont 61910 en maîtrise totale pour un coût de 212,5 milliards F CFA.
Sur la même période, le PDES envisage d’aménager à l’Office du Niger 60 000 hectares de plus pour atteindre la production de 1 million de tonnes de riz paddy correspondant à la consommation totale du pays. Si, à cette production, on ajoute celles attendues de l’Office riz Ségou, de l’Office riz Mopti et de la Vallée du fleuve Sénégal, le Mali deviendra rapidement le principal fournisseur en riz de l’espace Uémoa. Les stocks nationaux de sécurité alimentaires seront augmentés progressivement, passant de 50 000 tonnes en 2007 à 100 000 tonnes en 2012 avec une augmentation annuelle de 10 000 tonnes.
La Loi d’orientation agricole, a indiqué Daouda Diarra lors de son lancement en 2008, définit le rôle de tous les acteurs étatiques et non-étatiques. Elle couvre l’ensemble des activités économiques du secteur agricole et péri agricole notamment l’agriculture, l’apiculture, la chasse, la foresterie, la cueillette, la transformation, le transport, le commerce, la distribution et d’autres services agricoles, ainsi que leurs fonctions sociales et environnementales.
Elle fixe les orientations de la politique de développement agricole du Mali. Celle-ci a pour but de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive reposant, prioritairement sur les exploitations familiales agricoles reconnues, sécurisées, à travers la valorisation maximale du potentiel agro-écologique et des savoir-faire agricoles du pays ainsi que la création d’un environnement propice au développement d’un secteur agricole structuré.
la Loa telle que souhaitée par ATT fera en sorte que d’ici à cinq ans le Mali n’exporte plus de bétail, mais plutôt mettre en place des industries pour créer de la valeur ajoutée sur la viande. Il n’a pas manqué de rappeler les résultats enregistrés par l’Etat depuis le lancement du processus d’élaboration de la Loa en février 2006.
Idrissa Sako


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CLASSEMENT FIFA
Le Mali perd une place
Les Aigles du Mali occupent le 55e rang mondial dans le classement de la Fifa, publié mercredi dernier. Sur le plan africain, les poulains de Giresse occupent la 9e place. C'est cette place qu’ils occupaient dans le précédent classement.
Comme attendu, l’Espagne sacrée champion du monde hérite de la première place devant sa victime en finale, les Pays-Bas. Troisième, l’ancien leader de ce classement, le Brésil devance l’Allemagne, l’Argentine et l’Uruguay, désormais 6e. L’Italie passe du 5e au 11e rang. La France perd 12 places et se retrouve 21e.
Les équipes africaines chutent dans l’ensemble à l’exception du Ghana et de l’Afrique du Sud.
Pour la Coupe du monde organisée sur son sol, l’Afrique du Sud a non seulement gagné le respect de la planète-foot par la qualité de son organisation, mais elle a aussi, glanée quelques places par la qualité de son jeu. Une victoire contre la France et les Bafana-Bafana s’offrent la plus belle progression de tous les mondialistes africains. Ils gagnent 17 places pour se retrouver 66e.
A l’inverse le Cameroun, battu trois fois en trois matches, chute du 21e rang et se retrouve 40e. Le Nigeria perd neuf places et pointe au 30e rang, juste devant l’Algérie (33e position mondiale).
Meilleure formation africaine lors de la Coupe du monde avec un quart de finale perdu d’extrême justesse, le Ghana gagne logiquement du terrain et passe devant la Côte d’Ivoire (26e). Toutes ses équipes mondialistes malgré leur parcours en Afrique du Sud, doivent cependant continuer à regarder de loin la meilleure équipe du continent, l’Egypte qui, malgré son absence au tournoi planétaire, dispose toujours d’une importante marge de sécurité à la 9e place mondiale.
C’est la récompense de la régularité des Pharaons, triples champions d’Afrique en titre. Le Mali perd une place dans le classement mondial et fait du surplace au classement africain.
Le prochain classement de la Fifa est prévu pour le 11 août prochain.
Boubacar Diakité Sarr

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