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2010

Mois de juillet

Les Echos du 14 juillet

 

MUE DU MOUVEMENT CITOYEN
Les poulains d’ATT et les zones d’ombre
C’est en principe ce week-end que se tient à Bamako l’assemblée générale constitutive du Parti pour le développement économique et social du Mali (PDES). Beaucoup de questions surgissent sur les vrais motifs de la création d’un "parti présidentiel" aujourd’hui alors qu’une frange du Mouvement citoyen (MC) celle de l’ancien ministre du Développement social, Djibril Tangara, avait réclamé sans succès l’érection du MC en parti politique.
" L’histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu’elle n’a pas élus, si grande soit la peine qu’ils se sont donnée", a dit le penseur autrichien Stefan Zweig. Le Mouvement citoyen (MC) va enfin mener ses activités politiques à visage découvert et le temps a donné raison à un homme, qui, par le passé, s’était vainement battu pour qu’il en soit ainsi. Cet homme n’est autre que Djibril Tangara.
L’ancien ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées croyait en la nécessité d’ériger cette association tantôt dite "apolitique" tantôt qualifiée de " politique", qu’il a lui-même contribué à porter sur les fonts baptismaux, au début des années 2000 en parti politique. Une conviction que l’on comprend aisément dans la mesure où le Mouvement était sorti de son cadre associatif pour s’immiscer dans les affaires politiques. Au grand désarroi des textes régissant les formations politiques.
Face au refus catégorique de nombre de ses camarades politiques et du général ATT lui-même, selon des indiscrétions, de voir le MC transformé en un vrai parti politique, Djibril Tangara a jeté l’éponge de la présidence du MC pour créer la Force citoyenne et démocratique (FCD). Selon l’actuel président du conseil d’administration de l’Ageroute, "les textes du MC stipulent que lorsque vous êtes dirigeant d’un cadre politique, on ne peut vous permettre d’être dirigeant d’un organe du MC". Aussi l’enfant de Kignan avait dans la foulée déclaré que "nous considérons la FCD comme l’aile politique du MC".
Les intérêts inavoués définissant les plans d’action du réseau de placement des cadres proches du général ATT qu’est le MC, très peu d'actions ont séparé ces déclarations de Djibril Tangara et la décision de faire du MC un parti politique. Au point de révéler la primauté des calculs politiciens au sein des laudateurs du régime en place.
Comme Djibril Tangara avec la FCD, l’actuel président du comité exécutif national (Cena) du MC, Hamed Diané Séméga ou le "fils spirituel d’ATT" note "le soutien inconditionnel" du futur Parti pour le développement économique et social du Mali (PDES) au président de la République. "Avec le président ATT, derrière le président ATT et pour le président ATT", clame le ministre de l’Equipement et des Transports.
La FCD et le PDES se donnent donc comme ambition principale d’accompagner le chef de l’Etat dans ses œuvres à la tête du Mali et de défendre son héritage politique. Mais à quelle fin ? Là se trouve toute la question. Les prochaines échéances nous en édifieront certainement.
Amis d’hier, adversaires d’aujourd’hui ?
Pour l’heure, l’on imagine mal des dirigeants politiques, de surcroît africains, continuer à se réfugier derrière un président indépendant en fin de mandat. La preuve éloquente est que les démissionnaires politiques de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) parlent de moins en moins de soutien à ATT, les élections de 2012 occupant de plus en plus leurs esprits.
Souvent dubitatif sur les ambitions du parti PDES pour la magistrature suprême, souvent sans équivoque sur les destinées politiques de la formation qu’il représente, Hamed Diané Séméga affirme tout de même par voie de presse que " tout parti politique à vocation à se battre pour la conquête et l’exercice du pouvoir, y compris le mouvement politique que nous allons créer".
D’un seul groupement d’hommes et de femmes aveuglement dévoués à un indépendant, qui n’a pas eu besoin de talent pour "manipuler" à sa guise de hauts cadres, se retrouverait-on avec "deux partis politiques présidentiels ?" Bien que Djibril Tangara ait inlassablement mouillé le maillot pour ATT, notamment lors de sa réélection en 2007, la FCD semble moins bénéficier des faveurs de l’homme du 26 mars 1991. Du moins à s’en tenir aux déclarations publiques du général. Comme sur le futur PDES, ATT n’a jamais eu l’audace de mentionner ouvertement la FCD, pourtant composée de personnes ressources qui l’ont soutenu bien avant son accession à la magistrature suprême.
Se référant au PDES lors de son compte-rendu du 8 juin dernier à la presse, ATT a dit qu’"ils ont ma bénédiction". Un tel propos n’a été entendu du général à l’endroit de la FCD. Ce qui a tendance à confirmer les allégations que Djibril Tangara serait tombé en disgrâce. Même si l’ex-président du Cena du MC, tout en réitérant son soutien à ATT, ne l’a jamais admis après son éviction du gouvernement en octobre 2007.
Le MC nouvelle version qu’est le futur PDES sera-t-il moins fort sans la FCD que l’ancien directeur des impôts de Mopti, Djibril Tangara, avait appelé "aile politique du MC" ou assistera-t-on à un bicéphalisme autour de "l’héritage d’ATT" ? En tout cas, dans un entretien récent accordé à nos confrères de "L’Expression" en Côte d’Ivoire, où il a passé une partie de son enfance, Djibril Tangara dresse un bilan "satisfaisant" de sa formation politique.
" Je suis arrivé à composer un bureau de 91 membres, tous du MC. La FCD est une formation jeune, mais elle est costaud par les hommes et les femmes qui l’animent. Et, surtout qui ont une expérience dans l’accompagnement d’un chef d’Etat. S’agissant des élections communales de 2009, la FCD a participé pour la première fois à une élection générale. Sur les 703 communes que compte le pays, nous avons engagé des candidats sur près de 200 communes, avec des moyens très minces. Au finish, nous avons glané 90 conseillers et quatre maires", s’est félicité M. Tangara.
Des rapports FCD-MC, bon nombre de nos compatriotes retiennent ce problème de siège qui a failli voir Djibril Tangara expulser le MC du local qui abritait ce dernier à Hamdallaye ACI-2000. En définitive, des questions importantes restent pendantes à l’orée de la grande mue du MC en PDES. Et à défaut d’éclaircissements verbaux des vrais acteurs, les gestes et actes seront assez évocateurs non seulement à l’assemblée générale constitutive du parti présidentiel ce week-end, mais aussi à l’occasion des prochaines joutes électorales.
Ogopémo Ouologuem
(correspondant aux USA)

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14-JUILLET AFRICAIN A PARIS
Pas de visa pour les chameaux du Mali

Des troupes de 14 pays africains, qui célèbrent cette année 2010 le cinquantenaire de leur indépendance, défileront ce matin sur "la plus belle avenue du monde". Sur l’asphalte des Champs Elysées, 36 méharistes du Mali, avec à leur tête le colonel Daouda Sogoba et le porte-drapeau, le sous-lieutenant Adama Diakité, battront le pavé à pied. Leurs chameaux n’ont pas été autorisés.

L’homme est presque passé sur toutes les télévisions françaises et à RFI, la radio mondiale. Le colonel Adama Sogoba a affirmé sa fierté en tant que Malien de défiler avec ses hommes le 14 juillet 2010 sur l’avenue des Champs Elysées à l’invitation du président français Nicolas Sarkozy.
A la tête de la troupe du Mali, composée d’éléments des six unités méharistes du pays avec une forte représentation de l’unité de Ménaka, l’homme regretterait à peine, de n’avoir pu amener les chameaux pour ses hommes. "Des contraintes" ont fait que ce souhait noble a été abandonné, se limitera-t-il dans ses explications.
En effet, les 36 hommes devaient défiler sur leurs montures, pour montrer la dignité de l’armée malienne à célébrer son 50e anniversaire d’indépendance. Finalement, à côté des 241 cavaliers de la garde nationale française, le colonel Sogoba et ses hommes se contenteront de leurs paires de godasses pour descendre les 1910 mètres de ce "lieu des enfers" qui tire son nom de la mythologie grecque, où séjournaient les âmes vertueuses.
Les 13 détachements africains de 36 hommes chacun (en fait les troupes comptent 38 éléments, deux sont en réserve au cas où), défileront par ordre alphabétique. Ils seront accueillis "en frères d'armes", mais aussi "en représentants de nations indépendantes, à l'histoire déjà longue", selon une déclaration de Nicolas Sarkozy qui passera les troupes en revue avant de rejoindre la tribune officielle, place de la Concorde, aux côtés de 12 chefs d'Etats africains et de nombreuses personnalités politiques françaises et étrangères, parmi lesquelles le roi Abdallah d'Arabie saoudite.
Pour l’occasion, la tribune présidentielle est décorée aux couleurs françaises et européennes et parée des 14 drapeaux des nations africaines invitées même si Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a décliné l’invitation préférant se faire représenter par son ministre de la Défense et Andry Rajoelina de Madagascar, snobé pour sa prise de pouvoir anti-démocratique.
Et pourtant, à la table du déjeuner de travail, hier à l’hôtel Marigny, peu de convives sont qualifiés de démocrates par les organisations de défense de droits de l’Homme et les observateurs de la bonne gouvernance qui pointent du doigt le bilan des cinquante dernières années des relations entre la France et ses anciennes colonies.
" Un débat ambitieux aurait permis de faire le bilan critique de cette politique qui n’a malheureusement que très rarement servi la lutte contre la pauvreté et les injustices", affirment de nombreuses organisations de la société civile africaines et françaises.
Malgré tout, le déjeuner a été "l’occasion de confirmer la rénovation de notre lien privilégié avec l’Afrique et de construire avec nos partenaires africains une relation résolument équilibrée, transparente et décomplexée", affirme un communiqué de l’Elysée.
Ce déjeuner consacré au "partenariat rénové entre la France et les pays africains invités" devait faire le point sur les évolutions engagées et de tracer les perspectives pour l’avenir.
Oussouf Diagola
(Paris)

 

14-JUILLET AUJOURD’HUI
Des cyclistes pour dire "50 ans de Françafrique, ça suffit !"
Trente cyclistes qui participent à la "course contre la Françafrique" de l'association Survie sont arrivés mardi à Paris, juste avant les dictateurs africains invités avec leur armée le 14 juillet par l'Elysée à l'occasion des célébrations françaises du "cinquantenaire des indépendances".
La trentaine de cyclistes était partie de Lyon samedi 3 juillet dernier. Sur leur parcours, le peloton organisait chaque soir une projection-débat afin d'informer davantage les Français sur le scandale de la Françafrique.
Cette caravane cycliste organisée par Survie a ainsi couru environ 500 kilomètres. En arrivant à Paris "avant les dictateurs", le mardi 13 juillet, elle a porté avec 75 organisations associatives, syndicales et politiques les revendications de l'appel à manifester "50 ans de Françafrique, ça suffit".
Oussouf Diagola
(Paris)

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RAPPORT DU CESC SUR LA SECURITE A l’AN
Vers une interpellation du gouvernement
L’Assemblée nationale prend acte du rapport du Conseil économique social et culturel sur la sécurité au Mali. Elle pourrait interpeller le gouvernement sur la question dès la session prochaine.
La 1re session ordinaire de la 4e mandature du Conseil économique social et culturel s’est tenue en janvier dernier sur le thème "la sécurité au Mali". Ce thème a été traité à travers divers sous-thèmes, notamment la politique nationale de sécurité et de protection civile : défis et perspectives ; la politique nationale de lutte contre les mines antipersonnel et la prolifération des armes légères et de petit calibre ; la politique nationale de sécurité alimentaire, la sécurité routière, les conflits intercommunautaires.
A l’issue des travaux, un rapport a été élaboré à l’adresse de l’Assemblée nationale et du gouvernement. Aux termes de l’article 109, alinéa 2 de la Constitution, "le gouvernement et l’Assemblée nationale ont obligation, quand ils sont saisis, de donner suite aux avis et rapports formulés par le Conseil économique, social et culturel dans un délai maximum de 3 mois pour le gouvernement et avant la fin de la session en cours pour l’Assemblée". Ainsi au cours de leur dernière plénière le 3 juillet, les députés ont pris acte du rapport du CESC.
En matière de politique nationale de sécurité, les honorables ont estimé, à travers la Commission de défense nationale, de la sécurité et de la protection civile, que les objectifs stratégiques à atteindre sont de privilégier la prévention, de renforcer les capacités opérationnelles des forces, d’endiguer l’insécurité routière et fluviale, de renforcer la coopération avec les autres pays voisins.
Ils ont abouti à la conclusion qu’il est plus que jamais impératif et urgent de réglementer la fabrication des armes légères et de petit calibre et des armes à feu. La fabrication des armes à feu s’est avérée être une activité intense au Mali, se sont inquiétés des députés. Pour la sécurité routière, les actions, estime l’Assemblée nationale, doivent porter sur la sensibilisation, l’information et l’éducation des jeunes usagers de la route, notamment en milieux scolaires.
En ce qui concerne la sécurité alimentaire, il a été admis par l’AN le principe de la mise en œuvre de politiques durables pour une production nationale suffisante et compétitive par le suivi des prix et stocks sur le marché intérieur.
Au sujet des conflits intercommunautaires, il s’est avéré que ces conflits mettent face à face des groupes humains et non des individus et perturbent l’ordre public et la stabilité sociale. Généralement de causes domaniales et foncières, ethniques ou religieuses, les conflits intercommunautaires doivent être, ont réaffirmé les députés, traités de façon consensuelle en mettant l’accent sur le rôle de la société civile et des autorités politiques. Les députés ont salué le rapport qui "évoque l’essentiel de la problématique de la sécurité" au Mali.
L’insécurité est un sujet récurrent qui a gagné du terrain dans notre pays au point qu’il ne passe pas de jour sans qu’un paisible citoyen ne soit agressé par de bandits. Pour certains députés, le gouvernement pourrait être interpellé sur la question sécuritaire dès la session prochaine.
Denis Koné

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PARENA
La main tendue de Tiébilé Dramé à l’Adéma
Ç a sentait le changement dans le camp du Parti pour la renaissance nationale (Parena) le week-end dernier, alors qu’une délégation de Bamako était en tournée dans les régions de Nioro du Sahel et de Kayes.
Lors du premier arrêt, vendredi après-midi à Nioro du Sahel, le président du parti, Tiébilé Dramé, a profité de discussions sur le manque de moyens des militants de la région et sur les perspectives pour poser la question de l’avenir du Parena. Un avenir qui va, selon lui, passer soit par la fusion avec l’Adéma, soit par la création d’un front de gauche.
" Ceux qui se ressemblent doivent se rassembler. Nous resterons ouverts aux alliances qu’il faut, avec ceux qui nous ressemblent, comme l’Adéma. Nous devons solidifier nos bases et tendre la main à ceux qui ont un parcours et des idées semblables aux nôtres", a-t-il martelé devant l’audience partisane, avant de poursuivre que les décisions se feront démocratiquement et non unilatéralement, après consultation de la base militante.
Le rapprochement entre le Parena et l’Adéma s’est également fait sentir le lendemain, alors que Tiébilé Drame participait à une activité de l’association E2D (voir le texte à ce sujet, Ndlr) à titre de président d’honneur, à l’invitation de Mme Sy Kadiatou Sow, la présidente de l’Adéma

Association.
" Un ANC à la malienne"
En interview avec "Les Echos" lundi dernier à Kayes, lors des dernières heures de la tournée du Parena dans l’Ouest malien, Tiébilé Dramé a repris les propos qu’il avait tenus lors du rassemblement de Nioro du Sahel. Il a expliqué que le rapprochement entre l’Adéma et le Parena a pris du retard, mais qu’il n’est pas relégué aux oubliettes.
" Nous avions rendez-vous avec l’Adéma le 18 mai dernier. Nous devions faire une annonce publique le 25 mai, mais l’Adéma a reporté à quelques heures de la tenue de l’activité. Le rapprochement est toujours possible, il ne se fera peut-être pas le mois prochain, mais ça arrivera", a-t-il indiqué.
Selon lui, la consolidation des forces du Parena, de l’Adéma et possiblement d’autres partis, le RPM et le Sadi notamment, permettrait d’oublier les partis pour se concentrer sur le sort du Mali. "Le pays a trop de problèmes : les écoles, l’emploi, la stabilité, la sécurité, l’islamisme, la drogue, la sécurité alimentaire", a-t-il affirmé. "Nous avons besoin d’un parti-front, un ANC à la malienne", a-t-il conclu.
Vendredi dernier, lorsqu’il a présenté la question aux militants rassemblés à Nioro du Sahel, des opinions défavorables au rapprochement ont été exprimées. A l’échelle nationale, le Parena a beaucoup à gagner de la concrétisation d’une alliance de gauche, une réalité qui est bien différente dans le cercle de Nioro, où le parti est solidement ancré.
La fusion avec l’Adéma pourrait effectivement s’avérer difficile à digérer pour certains à Nioro du Sahel, où l’éventuel partage d’influence et de pouvoir risque de ne pas faire l’unanimité dans les rangs du Parena.
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaire)

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NIORO DU SAHEL
L’E2D donne le coup d’envoi de projets
L’association Ensemble pour le développement durable de Nioro, l’E2D, lançait samedi dernier un projet de développement durable pour neuf communes du cercle de Nioro du Sahel.
Le projet vise l’amélioration de l’accès à l’eau ainsi que l’atteinte de la sécurité et de la solidarité alimentaires. Les moyens identifiés pour atteindre ces objectifs sont nombreux : l’aménagement des sources d’eau, l’amélioration des banques céréalières, l’appui à divers groupes œuvrant dans la production et la transformation du riz et du fonio et la formation de leaders paysans.
Selon le secrétaire au développement adjoint de l’E2D, Modibo Traoré, l’angle d’approche du projet est tiré du Plan de développement économique, social et culturel des communautés visées. Une grande partie du travail de l’E2D sera d’aller chercher les fonds nécessaires au démarrage et à l’aboutissement du projet, qui se chiffrent à près de 650 millions de F CFA.
" 90 % de cette somme proviendra des partenaires, les communes impliquées contribueront à raison de 10 %", a-t-il précisé. Le gouvernement malien, des ONG et d’autres partenaires seront approchés, des contacts auraient d’ailleurs déjà été noués avec certains interlocuteurs.
Modibo Traoré croit que six mois seront nécessaires pour la collecte de la somme nécessaire à la mise en marche du projet, ce qui laissera la majeure partie de la durée de l’action, prévue sur 36 mois, pour faire bouger les choses sur le terrain.
La moitié de la participation des communes sera financière, le reste se fera sous la forme de main d’œuvre. Les jeunes des communautés seront appelés à mettre l’épaule à la roue. Selon Maciré Traoré, l’implication des communes ne vise pas qu’à remplir les coffres.
" Si la population n’est pas impliquée, que 100 % des fonds proviennent de l’extérieur, l’entretien et la durabilité de la chose posent problème. Même si la participation des communes n’est que de 10 %, dont 5 % en main-d'œuvre, les gens sentent qu’ils sont une partie intégrante du projet, qu’ils doivent s’en occuper", explique-t-il.
Au lancement, les notabilités n’en finissaient plus de parler des jeunes, de leur implication et de leur importance pour le développement de Nioro. C’était le cas du ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, arrivé à l’activité avec près de deux heures de retard. Si les discours parlaient des jeunes, le micro a été monopolisé par les adultes pendant une bonne partie de l’activité.
" Les jeunes ont été impliqués dans l’élaboration du projet, et apporteront leur soutien sous la forme de main d’œuvre", a répondu Modibo Traoré lorsque nous avons souligné l’ironie que représentait la prononciation de discours sur les jeunes pendant que les principaux intéressés se tournaient les pouces à l’extérieur de la salle, l’air peu touchés par les belles paroles des notabilités sur scène.
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaire)

 

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FORMATION DES ELUS LOCAUX DU CNID/FYT
Réforme constitutionnelle et finances locales
Le projet de réforme constitutionnelle et les finances locales sont au centre d’un atelier de trois jours organisé à l’intention des élus communaux du Cnid/Fyt.
Un atelier, initié par le comité directeur du Cnid/Fyt, en collaboration avec la Fondation Korand Adenauer, a été lancé le lundi 12 juillet. Il vise à informer les militants à la base et les élus des grandes décisions de la nation engageant le parti. Les deux thèmes exposés aux participants portent sur le projet de réforme constitutionnelle et les finances locales.
Le premier sujet a été décortiqué par un expert du Comité d’appui aux réformes institutionnelles (Cari), Mamadou Sissoko, et le second par un agent du Centre de formation des collectivités territoriales (CFT), Makono Diarra. L’atelier était placé sous la co-présidence du chargé de programme de la Fondation Konrad Adenauer, Paul Dehoumou, et le président du Cnid/Fyt, Me Mountaga Tall.
Le président du parti, à l’ouverture des travaux, a mis l’accent sur l’importance de la réforme constitutionnelle, qui touche à l’organisation et à l’articulation des pouvoirs publics, le système électoral, le renforcement des partis politiques, les médias, le rôle de la société civile dans un processus démocratique, entre autres.
Les finances locales, aux dires de Me Tall, sont d’une importance capitale dans la mesure où, dira-t-il, les maires sont les premiers maillons de la chaîne qui se doivent d’assainir leur compatibilité pour avoir une bonne trésorerie et faire face aux besoins et dépenses communaux.
Me Tall a ressassé le passé récent de son parti avec la crise qui le secoue depuis quelque temps. "Notre parti a traversé des turbulences. Nous avons fini de nous occuper des partants, nous nous occupons du parti", a-t-il une fois de plus laissé entendre. Le président du Cnid s’est donné une légitimité en indiquant que l’ensemble des élus de son parti participent à cet atelier.
Le seul grand absent, à ses dires, est le maire Ousmane Karamoko Simaga de Ségou dont il a confirmé la démission. Il a également annoncé que les maires de Séguélé dans la première région et de Talataye à Gao n’ont pas pu effectuer le déplacement de Bamako à cause d’un déficit d’information.
Abdrahamane Dicko


Haro sur "les tripatouilleurs"
Le chargé de programme de la Fondation Konrad Adenaeur a bien apprécié la révision constitutionnelle en chantier dans notre pays et dans bien d’autres et a indiqué qu’elle anime les débats politiques dans la sous-région.
Selon lui, plusieurs réformes de textes fondamentaux ont été faites dans les pays qui nous ont devancés dans la démocratie. "La réforme constitutionnelle n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais ce qui est grave, ce sont des raisons opportunistes pour se maintenir au pouvoir. Des raisons tendant à fragiliser une tendance politique au détriment de celle qui vous aide à vous maintenir au pouvoir", a affirmé Paul Dehoumou.
M. Dehoumou a fait savoir que la Fondation Korand Adenauer organisera en août, à Ouagadougou, un colloque international sur les révisions constitutionnelles. "Nous allons dénoncer ces pratiques en vue d’y mettre le holà", a-t-il prévenu.
A. D.


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JOSEPH SEPP BLATTER PRESIDENT FIFA
" Je donne neuf sur 10 et rend hommage à Mandela"
Comme de tradition, la Fifa et le comité d’organisation locale ont tenu une conférence de presse post Coupe du monde lundi à Johannesburg. En plus du président Blatter, étaient présents Issa Hayatou, président de la commission d'organisation de la Coupe du monde et vice-président de la Fifa, Irvin Khoza, président du comité organisateur, Afrique du Sud-2010, le président du comité exécutif d’organisateur, Danny Jordaan, et le directeur de la communication par intérim de la Fifa, Nicolas Maingot. A l’issu de la conférence, le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Sepp Blatter, a fait un bilan de l’épreuve sud-africaine et a répondu aux questions des journalistes dont "Les Echos". Il est revenu sur différents aspects de l’épreuve, la réussite, le tournoi en lui-même et l’arbitrage.
Les Echos : Quelle est l’image que vous allez garder du Mondial sud-africain ?
Joseph Sepp Blatter : Félicitations au gouvernement sud africain, du fait d’avoir tenu sa promesse et merci au comité d’organisation, aux volontaires, aux responsables de la sécurité. Ici c’était quelque chose de très grand. Donc encore une fois je félicite le continent, car il a démontré qu’il peut organiser un grand événement sportif à dimension exceptionnelle. Nous devons placer notre confiance en l’Afrique et à l’Afrique du Sud. Je suis heureux. Les félicitations sont à l’Afrique du Sud. Nous avons eu un champion, c’est l’Espagne.
Les Echos : Etes-vous réellement satisfait du déroulement du Mondial- 2010 ?
J. S. B. : Je suis très satisfait. Je suis ravi de constater que le fair-play a été roi, comme le prouvent les statistiques qui montrent moins de blessures et de cartons. Cela signifie que les joueurs respectent leurs adversaires. Par ailleurs, quelque 500 tests de dopage ont été effectués, des tests d’urine et sanguins et aucun ne s’est révélé positif. Au rayon des bonnes nouvelles, il faut noter l’intérêt toujours croissant du public pour l’épreuve : les Fan Fest venus du monde et d’Afrique du Sud ont attiré les foules, les chiffres sont considérables, les audiences télévisuelles sont énormes.
Les Echos : Que pensez-vous du comité local d’organisation ?
J. S. B. : L’Afrique a mérité nos compliments. Elle a prouvé qu'elle pouvait organiser un tel événement, il s'agissait d'y croire et d'avoir confiance, nous y avons cru et ils l'ont bien fait. Je dirai encore que c’est une question de confiance : nous avons fait confiance à l’Afrique depuis le premier jour. J’ai toujours défendu cette initiative. Et regardez le résultat : les stades sont de vrais joyaux, aucun pays en Europe ne peut se targuer d’avoir autant de stades de ce standard. C’est un exemple pour de futures constructions. Si je dois noter le continent, je donnerai 9 sur 10.
Les Echos : Et votre avis sur l’arbitrage ?
J. S. B. : Je rappelle que les lois du jeu sont de la responsabilité de l’International Board (IFAB). Le Board va rouvrir le dossier de la technologie pour la ligne de but. Il y aura un meeting le 20 juillet au Pays de Galles au cours duquel ce sujet sera implémenté dans l’agenda de la réunion du mois d’octobre. Concernant toujours les questions d’arbitrage, je comprends, mais il faut se remettre en question. Si le jeu est parfait, il n’y a pas de discussions. C’est ça le foot, nous analyserons les aspects. Il y a des erreurs, l’erreur est humaine, aucune œuvre humaine n’est parfaite. Pour la finale, je remonte un peu l’histoire au moment ou j’étais DTN de la Fifa, nous avons mis sur pied les lois du jeu, j’étais affecté aux litiges, le travail des arbitres et assistants et même de la finale était difficile.
Les Echos : Les critiques sur les joueurs vous déçoivent ?
J. S. B. : Pas de commentaire, dans le foot, nous parlons de l’école de la vie, le foot se base sur la discipline et sur l’esprit d’équité. A nos jeunes joueurs, nous dirons, apprenez la discipline.
Les Echos : La Fifa devrait revoir les sanctions sur le cas d’Iniesta. Il a enlevé son maillot juste pour rendre hommage ?
J.S. B. : Je ne peux rien dire pour le moment, c’est un aspect qui concerne la commission de discipline et la commission d’organisation.
Les Echos : Et sur la prestation du Ghana avec la main de Suarez et encore une place supplémentaire en vue pour l’Afrique ?
J. S. B. : Ecoutez, ce n’est pas à moi de faire l’appréciation technique des équipes, j’ai félicité le vainqueur. Je félicite le Ghana parce qu’il était l’équipe la plus jeune du tournoi, puis l’Allemagne et l’Espagne. J’ai une affection pour l’Afrique. La distribution des places pour le Mondial-2014 se fera à tête reposée par le comité exécutif de la Fifa.
Les Echos : La sécurité et des morts en Ouganda lors de la finale, ça vous dit quoi ?
J. S. B. : La sécurité peut être, nous devons féliciter la police qui a coordonné et travaillé en symbiose avec les autres acteurs. Au total, 36 services ont travaillé pendant le Mondial, mais des choses se passent. Pour le cas ougandais, vous savez, dans le monde, on ne peut pas arrêter les crimes et les attaques. Pendant que le Mondial se joue, le monde ne s’arrête pas. Je suis triste et quand j’ai appris la nouvelle, j’étais abattu. Mais, il faut connaître le décor et savoir si c’était lié au football. Nous avons aujourd’hui le Football for Hope, le football pour l’éducation, le Foot Santé, on s’occupe des questions de santé. Je déplore ce qui s’est passé en Ouganda.
Les Echos : Un mot sur le pays organisateur et son Madiba ?
J. S. B. : Je remercie le peuple sud-africain, le gouvernement pour les garanties qu'ils ont apportées, et au comité local d'organisation (LOC) d’Irvine Khoza et Danny Jordaan, aux responsables de la sécurité, et à la formidable hospitalité offerte par les gens d'Afrique du Sud. Les bienfaits du Mondial et les compliments vont à l'Afrique du Sud, pas à la Fifa.
Le Mondial-2010 est avant tout l’histoire d’un homme vivant, un homme qui a souffert et qui disait à sa sortie de la prison qu’il faut apporter la paix et le succès au continent. J’ai rencontré Mandela en 1992, et à l’époque, il avait suggéré d’insérer son pays à la Fifa. Il avait un rêve : voir un jour le Mondial chez lui. Le moment était arrivé et je clos cette Coupe du monde en lui rendant un hommage. Hommage mérité à ce grand humaniste.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

 

ILS ONT DIT…
Issa Hayatou (président de la commission d'organisation) :
" Le dimanche dernier était l’apothéose. Nous avons été témoins de l’Histoire. Avant le coup d’envoi, de nombreux médias pensaient que cette épreuve serait un échec, or tout ou presque s’est bien passé. Je remercie le président Blatter qui a cru en l’Afrique, il a eu le courage de donner cette coupe au continent. Je crois que cela sonne le glas de préjugés du passé : l’Afrique peut le faire et c’est une fierté pour moi d’avoir offert une belle épreuve. Nous déplorons que cinq des six équipes africaines aient été éliminées au 1er tour. Mais ce n’est pas la fin du monde. Et puis le Ghana a très bien représenté le continent en étant à deux doigts des demi-finales".

 

Irvin Khoza (président du comité d’organisation) :
" La Fifa nous a fait confiance, il n’y a pas eu de problèmes majeurs. Depuis 2004, nous travaillions en partenariat avec la Fifa et telle est la recette du succès. Les chiffres ont montré que c’est une des Coupes du monde les plus réussies et j’en suis très heureux. Nous avons montré que nous avions les capacités d’organiser et cela ne peut nous donner que confiance pour l’avenir. Au moins un million de touristes sont venus en Afrique du Sud juste pour le mois de juin, ce chiffre parle de lui-même".

 

Franz Beckenbauer (ex-international allemand) :
" Je crois que le monde entier parle de l’Afrique du Sud, de la beauté de cette Coupe du monde. Tout a parfaitement fonctionné et vous verrez que dans de nombreuses années, on parlera encore de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Les vuvuzelas ont été critiquées parce que le son est différent et crée une ambiance différente. Mais on est en Afrique et ça appartient à l’Afrique. J’ai assisté à quelques matches dans les stades et j’ai trouvé ça très bien".

 

Carlos Alberto Parreira (ex-sélectionneur Bafana Bafana) :
" J'aimerais me reposer jusqu'à la fin de l'année, profiter de la famille et des amis, et après on verra. Nous n'avons pas obtenu le résultat souhaité, mais avons laissé une bonne image. Le football va se développer sur le continent et j'espère qu'il y aura une autre Coupe du monde en Afrique. J’ai une longue histoire avec les Coupes du monde et à plusieurs occasions, j’ai vu des équipes à forte réputation trébucher".

 

Christian Karembeu (ex-international français) :
" Je suis très fier que l’Afrique puisse être hôte d’un si grand tournoi. Tous les yeux ont vu l’Afrique, ce qu’elle est réellement et je pense qu’elle s'est bien montrée. C’était le moment ou jamais pour l’Afrique d’être soi-même. Nous savons que désormais cette Coupe du monde va permettre au continent de vivre sa vie à son rythme. La Fifa a réalisé ce rêve et c’est super autant pour l’Afrique que pour l’Europe. Nous devons désormais en profiter pour cette première expérience".
Propos recueillis, à Soweto, par
B. D. S. (envoyé spécial)

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