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2010

Mois de juillet

Les Echos du 12 juillet

 

IL FAUT LE DIRE
Exemples
N’eut été la main (qui serait coupée dans un pays de charia) d’un Uruguayen qui a extrait le cuir qui allait au fond de ses filets à l’ultime seconde du match, les Black Stars auraient atteint un niveau jamais égalé par le football africain en Coupe du monde.
Mais qu’on se le tienne pour dit : l’excellent parcours des compatriotes d’Abedi Pelé n’est pas le résultat du seul savant dosage de talents variés. Et si l’on doit rendre à César ce qui est à César et à Rawlings ce qui lui appartient, on doit alors à l’honnêteté de reconnaître que c’est une des retombées de l’œuvre de réhabilitation nationale entamée dans les années 1980 par le capitaine d’aviation qui a accepté, au prix de sa vie, de nettoyer les écuries ghanéennes.
Ce pays était dans un gouffre indescriptible, la risée du continent après avoir fait l’admiration de l’Afrique tout entière. La corruption était répandue, l’héritage du père de la nation ayant été vendu aux enchères. Aujourd’hui, le Ghana est un modèle de démocratie avec trois alternances pacifiques et une gouvernance qui ne laisse aucune place aux obstacles au développement.
C’est dire qu’il y a peut-être lieu d’espérer, car avec un zeste de patriotisme et beaucoup de travail exécuté à "hauteur de souhait", les pays africains, qui sont loin d’être irrémédiablement condamnés aux galères, peuvent s’en sortir honorablement. Le général guinéen, jusque-là, n’est pas intéressé par le pouvoir, il veut placer les barrières pour que son pays ne déraille plus. Son émule est son cadet nigérien, qui a promis de faire de même et qui commence vraiment à serrer la vis.
Le général Djibo a donc ordonné ce week-end à ceux qui ont "mangé" un don japonais sous forme de riz au Niger pour près de 1,7 milliard de F CFA de rendre son dû au peuple, sans préjudice des sanctions prévues. Une affaire similaire serait en train d’être dévoilée au Mali si l’on s’en tient aux comptes-rendus de la presse. Si ce scandale s’avère, sera-t-il étouffé à l’instar de dizaines d’autres qui jalonnent le parcours de ce pays depuis une décennie ? Pas si sûr.
Nous qui souhaitons voir notre pays imiter le Ghana, caressons l’espoir que notre président du Parti de la demande sociale (PDS, le vrai), bâtisseur de logements pour les humbles, de routes et ponts du développement ; chantre de la mécanisation de l’agriculture… va enfin ouvrir le seul chantier qui reste au finish, c’est-à-dire celui du respect du bien public, du travail bien fait, de la sanction de la faute et de la récompense du mérite.
Les sillons sont tracés, il ne reste plus que de siffler la fin de la récréation dans le camp des sangsues du peuple parce que beaucoup de personnes se servent sans raison du nom du boss pour commettre des actes répréhensibles, qui restent hélas impunis.
A deux ans de la fin de son dernier mandat, le peuple a hâte de retrouver son ATT qui l’a libéré du joug du parti-Etat. Il veut qu’il le libère à présent de l’emprise des ennemis du peuple, de donner des réponses concrètes aux rapports du BVG et de la Casca au nom de son serment de fidélité au drapeau national et de défense des intérêts supérieurs de la nation.
S’il le fait, il sera encore plus populaire même en n’étant plus à Koulouba parce que quelqu’un l’a déjà dit : le meilleur marabout d’un dirigeant, c’est son peuple.
Aux actes M. le président !
A. M. T.

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PROPOSITION DE TREVE D’ATT AUX ENSEIGNANTS
Le Snesup observe 15 jours de trêve
Tout en acceptant la proposition de trêve à eux faite par le président de la République, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) se dit plus que jamais vigilant. A l’issue de son assemblée générale, samedi dernier, il a accordé dix-sept jours à ATT (du jeudi 15 au 31 juillet 2010) pour que des solutions concrètes soient trouvées à ses revendications.

Le 7 juillet 2010, le président de la République a décidé de prendre en main la crise de l’enseignement supérieur, paralysé par une grève illimitée déclenchée depuis bientôt quatre mois par les enseignants.
ATT a proposé au Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) d’observer une trêve afin de lui permettre de mettre en place un nouveau cadre de négociations et valider l’année universitaire 2009-2010 qui reste toujours menacée.
En effet, à l’issue de son assemblée générale extraordinaire du 10 juillet 2010 marquée par des débats intenses à l’Ecole national d’ingénieurs (ENI), le Snesup a accepté la main tendue du président de la République et a décidé d’observer une trêve allant du 15 au 31 juillet 2010, soit dix-sept jours, pour permettre aux autorités de faire des propositions concrètes au risque de rouvrir les hostilités.
Cependant, la prudence est de mise. Au cours de l’assemblée, un mot a particulièrement dominé les interventions de professeurs invités à donner leur avis et à faire des propositions en fonction de celles faites par le chef de l’Etat. Il s’agit bien du mot vigilance, vigilance encore, vigilance toujours.
Jargon militaire
Pour les grévistes, il n’est plus question de sacrifier quatre mois de lutte. "Nous n’avons pas le droit de sortir pendant tout ce temps et perdre", a plaidé un professeur de la Faculté des sciences et techniques (Fast) qui, comme beaucoup de ses pairs, a demandé au comité exécutif du Snesup d’observer la vigilance avec la proposition de trêve du président qui pourrait, a-t-il prévenu, leur tendre un " piège".
Selon les professeurs, le mot "trêve" est avant tout un jargon militaire qui pourrait sous entendre "reculer pour mieux sauter". Ces derniers voient en ce vocable une stratégie pour les divertir, d’où toute la justification de leur méfiance. "Le président doit bien comprendre que nous ne sommes pas en guerre", a laissé entendre un enseignant faisant allusion au profil militaire d’ATT qui a une longue expérience de médiation.
Les enseignants s’estiment aujourd’hui humiliés par les autorités qui ont, ont-ils déploré, injustement "exhibé" leur grille salariale sur la place publique. Ils trouvent cette attitude du gouvernement révoltante à partir du moment où le président lui-même a affirmé qu’il ne peut pas humilier des chefs de famille après la publication du rapport de la Casca épinglant des fonctionnaires de l’Etat, auteurs de malversations financières.
De quel droit le président peut se permettre de nous humilier ? C’est la question que la plupart des militants du Snesup se sont posé et qui ne garantissent pas la cohésion dans le nouveau cadre de négociation qu’ATT entend mettre en place pour résoudre définitivement la crise. Mais, attendons de voir !
Amadou Waïgalo

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IBK AU MEETING DES SECTIONS RPM DE BAMAKO
" Le RPM est prêt à tracer les voies de demain"
" Nous sommes comme toujours disponibles pour discuter, échanger, envisager et tracer avec tout parti politique qui le souhaiterait, les voies de demain pour notre cher pays dans le respect de l’identité et de la personnalité de chaque formation". Ce sont des propos d’Ibrahim Boubacar Kéita, président du RPM, au meeting des sections RPM du district de Bamako samedi sur le terrain Chaba.
C’est sur le terrain Chaba en Commune IV que s’est tenu le samedi 10 juillet le meeting du Rassemblement pour le Mali (RPM). Cette grande messe politique a rassemblé autour des membres du bureau politique national du RPM, les militants de toutes les sections du district ainsi que les sympathisants et partis amis du Tisserand. L’Adéma/PASJ et l’URD étaient représentées par respectivement le Pr. Ali N. Diallo et par Younoussi Touré.
Prévu pour 15 h, les militants vêtus de t-shirt, de chemises, de pagnes frappés aux couleurs et l’emblème du parti avaient envahi très tôt le lieu de la manifestation où des véhicules de transport en commun (Sotrama) venaient les y débarquer par dizaine. A 16 h 40 le président du RPM, Ibrahim Boubacar fit son entrée sur le terrain.
Cette arrivée d’IBK a été saluée par les cris de joie des militants sur des notes de musique de l’Ensemble instrumental du Mali, les jeux acrobates des masques de Lhassa sans oublier l’amie fidèle de IBK et du RPM la cantatrice Bako Dagnon.
Dans son adresse, le président du RPM a salué les efforts déployés par les uns et les autres pour faire du parti ce qu’il est aujourd’hui. L’école, le code de la famille, la sécurité alimentaire ont été des sujets évoqués par le président du parti. Si IBK trouve que "le panier de la ménagère malienne est percé depuis longtemps la grande préoccupation du jour concerne l’avenir du Mali et sa place dans le monde".
Il a souhaité une solution rapide à la crise scolaire et déploré les débordements malheureux qui ont accompagné le débat sur le code et qui ont vu certains desservir l’islam en se livrant à des comportements indignes. Rappelant la création du RPM, IBK l’a placée dans le contexte de l’ancrage de la démocratie.
" Le Mali a besoin, pour l'ancrage et la vigueur de sa démocratie, de partis politiques organisés, dédiés à l'animation d'une vie politique dont l'ambition doit être de fonder une vraie démocratie participative, efficace et exigeante, au seul service du peuple malien", a-t-il tranché. Il a rappelé que "la politique n'a de sens que lorsqu'elle envisage le sort de l'ensemble national, du destin national". "Nous sommes toujours disponibles pour discuter, échanger, envisager et tracer avec tout parti politique qui le souhaiterait, les voies de demain pour notre cher pays dans le respect de l’identité et de la personnalité de chaque formation", a-t-il poursuivi. Et de réaffirmer l’appartenance du RPM à l’opposition.
Promesses
Selon le secrétaire à la communication du parti, Boubacar Touré, l’organisation de ce meeting entre dans le cadre de la commémoration du 9e anniversaire du parti. Elle a été décidée par le BPN afin de donner l’occasion aux militants de Bamako de commémorer cette date importante du parti. Le 30 juin 2001 (date commémorative de la création du RPM). Celle de 2010 était un jour ouvrable et le parti s’est contenté d’une conférence de presse pour marquer l’événement, a-t-il fait savoir.
Bakary Issa Kéita, secrétaire général de la section RPM de la Commune IV, hôte du meeting s’est félicité de la tenue de cette importante activité du parti dans sa collectivité. A ses dires, "ce choix démontre la confiance et l’estime que le parti a placées en la section IV". Et à M. Kéita d’ajouter que "cette confiance et estime sont des facteurs de mobilisation dans la section. Et à cet égard, elle restera mobilisée et mettra tout en œuvre pour que le parti remporte les élections communales partielles en Commune IV et surtout l’élection présidentielle en 2012".
Quant à Bakary Koniba Traoré dit Bakary Pionnier "Bikotè", président de la coordination de Bamako, il a indiqué que le parti est né sous une bonne étoile. Dans un discours fort imagé, il a salué la détermination des militants et des responsables à relever le défi, celui de se hisser au pouvoir et faire du Mali un havre de paix et de prospérité.
Pour sa part, le secrétaire général des jeunes RPM, Moussa Tembiné, a évoqué les maux de la jeunesse malienne qui ont pour noms le chômage, la prostitution juvénile, la drogue, etc. "Tous ces maux ne sont pas une fatalité", a-t-il dit, avant d’exhorter la jeunesse malienne particulièrement du RPM à resserrer les rangs pour la victoire en 2012 synonyme d’amélioration future de leurs conditions de vie.
La présidente des femmes a également abondé dans le même sens. Elle a assuré le parti du soutien de toutes les femmes et promis une grande mobilisation en 2012 pour conduire le "Tisserand" à la victoire.
Denis Koné

 


Sabotage ou coupure ordinaire ?
Une rupture du câble électrique a entraîné un retard dans le démarrage du meeting. Après l’arrivée d’IBK sur le terrain, il a fallu patienter le temps que les agents d’EDM remettent le câble en fonction, coupé on se sait trop comment. C’est ce câble qui servait de source d’alimentation aux matériels de sonorisation sur le terrain.
D. K

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BOUBACAR BAH DIT BILL, MAIRE DE LA COMMUNE V
" Nous sommes dans la légalité à propos du paiement des TDRL"
Faire voir le bien-fondé des taxes et leur paiement conformément aux textes de la décentralisation, échanger avec les commerçants détaillants, artisans et les chefs de quartier : c’est à cet exercice que le maire de la Commune V, Boubacar Bah dit Bill ses conseillers et les services techniques se sont adonné jeudi dernier à la mairie de ladite commune.
Pour élaborer le Programme de développement sectoriel (PDSEC), la nouvelle équipe de la Commune V a initié un recensement en vue d’identifier tous les contribuables à la Taxe développement régional et local (TDRL). C’est dans cette logique que des avertissements ont été envoyés aux commerçants détaillants pour leur faire part de la réinstauration des taxes que l’ancien maire avait diminuées.
Certains commerçants détaillants pensent que cette "nouvelle donne" est une "surtaxe". D’autres pensent que les taxes sont légales, mais qu’elles ont été revues à la hausse par l’équipe de Bill. Dans le même temps, certains détaillants sont en train de monter sur leurs grands chevaux, faire le porte à porte pour insinuer que la TDRL fixée par la mairie est un complot contre les populations.
Bill et son équipe ont cru bon d’approcher les contribuables pour les sensibiliser sur le bien-fondé des taxes. C’est ainsi que les commerçants détaillants devront s’acquitter du paiement des TDRL de 6000 à 18 000 F CFA, égalant ainsi les vendeurs des marchés, qui payent 50 F CFA par jour, soit 18 000 F CFA le mois.
C’est en application de la loi 96058 relative aux TDRL, et celle sur les taxes de la voirie communale, et ce après plusieurs réunions avec les intéressés, que Bill a ramené les taxes à leur juste taux conformément aux textes. Au cours de la rencontre d’échange de jeudi, certains ont fait part de leurs inquiétudes. Pour eux, la "nouvelle" taxe que Bill et son équipe viennent de fixer est hors de leur portée. "On est conscient qu’il faut payer les TDRL, mais elles sont trop élevées pour nous. On ne peut pas".
L’ancien maire Fané accusé
Pour le 1er adjoint au maire, Ibrahima Dioné, après 5 mois de recouvrement la situation n’est pas désespérante, la majorité des commerçants payant régulièrement leurs taxes. Et d’ajouter que c’est au nom de la gestion collégiale : "Nous avons jugé bon d’expliquer le bien-fondé des taxes aux hésitants qui restent d’ailleurs très minoritaires". C’est pour couper court aux rumeurs que la marie, a-t-il poursuivi, a organisé la rencontre d’échange avec les commerçants détaillants.
Le maire Bah a expliqué de nouveau aux sceptiques la destination des taxes que le contribuable paye. Pour Bill, son équipe n’a rien inventé. " Tout ce que nous faisons est légal et a le feu vert de la tutelle".
La rencontre a été l’occasion, pour certains conseillers, de révéler les projets à court terme dans le cadre de l’assainissement de la Commune V. Elle a été l’occasion pour les participants d’évoquer certaines de leurs inquiétudes. Il s’agit du ramassage des ordures dans certains marchés, de la réhabilitation des différents marchés qui sont installés pour la plupart dans des zones marécageuses à la merci des eaux de pluie.
A la veille des élections municipales, le maire sortant, Demba Fané, avait ramené les TDRL de 18 000 à 6000 F CFA. "Pour des raisons inavouées" au grand bonheur de certains détaillants, qui avaient salué la mesure.
Pour des élus communaux, il s’agissait d’une violation des textes de la décentralisation. "Pour qui sait l’apport des TDRL dans le développement d’une commune, leur paiement est une obligation pour la mairie".
Le vendredi 9 juillet, la même information a été donnée aux artisans de la Commune. Dimanche, une assemblée générale d’information à l’attention de la population a clôturé la série.
Amadou Sidibé

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POLITIQUE DE DELIVRANCE DE VISA
Une association épingle le consulat de France à Bamako

La Cimade, service œcuménique d’entraide, vient de publier "Visa refusé", une enquête sur les pratiques consulaires en matière de délivrance des visas. Depuis plusieurs années, les permanences de l’organisme d’assistance et de soutien aux étrangers se font écho du labyrinthe administratif dans lequel se perdent ceux qui demandent un visa pour pouvoir venir en France. Nous vous donnons l’essentiel du rapport sur le Mali.
Une campagne a été lancée en 2009 dans six pays différents (Ukraine, Turquie, Maroc, Algérie, Sénégal, Mali) afin de dresser un état des lieux des pratiques consulaires, comprendre l’impact des dernières évolutions législatives en la matière et pouvoir apporter des propositions concrètes d’amélioration au dispositif en place.
La mission s’est déroulée sur une dizaine de jours, début mars 2009. Plusieurs temps d’observation devant le consulat et à l’OFII ont été menés, ainsi que de nombreux entretiens. A l’exception de l’équipe consulaire, qui n’a pas donné suite à notre demande de rendez-vous, nous avons pu nous entretenir avec les organismes et institutions françaises qui interviennent dans la procédure : l’OFII, l’espace Campus France et une élue de l’Assemblée des Français à l’étranger.
Selon les données du ministère des Affaires étrangères français, la communauté malienne en France représenterait 80 000 personnes. Globalement, la communauté malienne émigrée compte un peu moins de 4 millions de personnes, soit environ un tiers de la population totale du Mali.
Au-delà des raisons économiques qui peuvent expliquer ces flux migratoires, le Mali a toujours eu une tradition migratoire, comme en témoigne un conseiller technique du ministère des Maliens de l’extérieur : "Que ce soit à pied, à cheval, en pirogue ou à dos d’âne, le Malien va, courant après la fortune ou la science ou pour le simple plaisir de voir du pays, car une grande considération s’attache à celui qui a beaucoup voyagé, par conséquent à celui qui sait autre chose que ce que le commun voit dans les limites géographiques de son village ou de sa province. Un dicton bambara dit que si un homme se met à parcourir le monde, s’il n’amasse pas la fortune, il acquerra au moins la connaissance".
Cette diaspora malienne "de l’extérieur" contribue de manière très importante au développement du Mali. Les transferts d’argent témoignent de son apport substantiel à l’économie globale du pays. Suite à des enquêtes auprès de deux banques importantes de Bamako, le gouvernement malien estime ces transferts à plus d’une centaine de milliards de F CFA.
Les transferts venant de la France sont parmi les plus importants, avec ceux venant du Gabon. L’apport des Maliens vivant en France est donc primordial pour le Mali. A titre d’exemple, la ville de Montreuil en Seine-Saint-Denis, où la communauté malienne est très significative, met en œuvre un programme de développement rural important grâce à un apport des ressortissants maliens vivant dans cette circonscription, à hauteur de 500 000 euros (plus de 340 millions de F CFA). Plusieurs associations de Maliens immigrés en France se sont constituées et sont très attentives aux politiques migratoires françaises et aux prises de position de leur gouvernement sur le sujet.
La création d’un ministère spécifique chargé des Maliens de l’extérieur est tout à fait emblématique de l’importance donnée à cette thématique par le gouvernement malien. L’une des attributions de ce ministère consiste en la promotion des intérêts et la protection des ressortissants maliens établis provisoirement ou de façon permanente à l’étranger.
La demande de visa pour la France est en grande partie liée à la présence de cette forte communauté malienne installée en France. Des visas sont sollicités pour des visites familiales, des échanges commerciaux, culturels…
La politique de délivrance des visas en chiffres
Le comité interministériel de contrôle de l’immigration ne publie pas les chiffres concernant la délivrance des visas au Mali. Les seuls chiffres disponibles concernent les quinze consulats de France délivrant le plus de visa, et celui du Mali n’en fait pas partie. Le Mali ne compte qu’un seul consulat de France, à Bamako.
Le consulat se situe dans une artère très fréquentée du centre de Bamako, accolé à l’ambassade de France. Il n’est pas difficile d’accès mais n’en paraît pas moins une forteresse dans laquelle entrer semble être un privilège rare. De l’extérieur, on observe des murs élevés, des barbelés, des caméras de surveillance, des militaires et des policiers ainsi qu’un gardien dont le rôle est de "trier" les personnes qui souhaitent entrer à l’intérieur, c’est-à-dire bloquer l’immense majorité à l’extérieur !
Pour les personnes interrogées, l’aspect extérieur du consulat est tout à fait éloquent : Un grand nombre de Maliens passent régulièrement devant et ont tout le loisir de pouvoir observer les conditions d’accueil. Les réactions concordent. "La file d’attente dehors est choquante, dégradante. On ne nous respecte pas chez nous, pourtant nous méritons un minimum de courtoisie".
On ne peut en effet manquer la foule qui attend dès 7 h du matin devant la grille sur le trottoir. Il est difficile de trouver de l’ombre près du consulat et les personnes présentes ne voulant pas trop s’éloigner de la porte sont obligées de rester sous le soleil dans une chaleur déjà cuisante. Plusieurs personnes témoignent de la dégradation des conditions d’attente.
On pourrait penser que ces personnes attendent l’ouverture du consulat afin d’être reçues. Mais en observant la suite de la matinée, on remarque que très peu d’entre elles auront la chance d’entrer dans l’enceinte du consulat. La plupart verront leurs demandes traitées à l’extérieur, devant la grille, par l’agent qui fait figure de garde et semble jouer le rôle "d’intermédiaire" entre les demandeurs qui attendent sur le trottoir et les agents qui examinent les dossiers à l’intérieur.
Pour déposer une demande de visa, il faut prendre rendez-vous par téléphone. Cette prise de rendez-vous est gérée par une entreprise privée, un "calling center". L’appel est payant, 300 CFA par minute, soit 0,50/mn. L’appel doit être impérativement passé depuis l’opérateur téléphonique Orange.
L’accès à l’information
Pour connaître les pièces à fournir, il faut se rendre à l’extérieur du consulat, où un panneau sur le mur indique la liste des pièces selon le type de visa demandé. Ce mode d’information serait pertinent si ce tableau ne comportait pas plusieurs oublis ou même des erreurs de droit...
Quelques exemples :
Pour les ascendants de Français à charge, ce tableau ne mentionne que la possibilité de demander un visa "visiteur" alors même qu’il existe dans les textes un visa spécifique "ascendant de Français à charge" qui permet d’accéder à des droits beaucoup plus importants, en particulier une carte de résident en France.
Pour les visas "conjoints de Français", le panneau indique que le conjoint français doit fournir, entre autres : un contrat de travail, les dernières fiches de paie, le contrat de location ou de bail, les dernières quittances de loyer, EDF et téléphone, une attestation d’appartenance à la CPAM, le dernier avis d’imposition, une attestation d’allocation familiale, ainsi que la copie du passeport avec les visas et entrées et sorties du Mali… Or, ces critères ne sont pas prévus par la loi : pour la délivrance d’un visa en tant que conjoint de Français, le consulat doit vérifier la nationalité française du conjoint, la réalité du mariage ainsi que l’absence de menace à l’ordre public du conjoint étranger. Ce sont les seuls motifs légaux de refus de visa pour les personnes mariées à un ressortissant français. L’exigence de pièces justificatives qui ne seraient pas liées à l’une de ces conditions constitue donc une pratique abusive. Outre ces panneaux, l’information passe essentiellement par l’agent de sécurité posté à la porte du consulat.
L’agent de sécurité sort devant le consulat pour trier les personnes qui ont le droit d’entrer et de déposer leur dossier. Pour les autres, l’agent répond aux questions sur le trottoir de façon extrêmement succincte. Ces "entretiens" ne garantissent aucune confidentialité puisqu’ils se font au milieu de tous les demandeurs, chacun se pressant autour de l’agent pour obtenir une information ou connaître le sort qui lui a été réservé. De plus, l’agent de sécurité n’a pas de formation adéquate pour répondre aux questions qui lui sont posées, ce qui est d’autant plus problématique que c’est parfois la seule personne auprès de qui les demandeurs pourront obtenir des informations.
Cet agent a, de fait, un immense pouvoir et plusieurs personnes interrogées estiment que "si on est en mauvais terme avec lui, c’est foutu".
L’agent distribue des formulaires et des listes de pièces à fournir mais nous avons pu constater que ce ne sont pas toujours celles qui sont adaptées à la situation de la personne. Les personnes qui viennent se renseigner sur l’état d’avancement de leur dossier doivent remplir une demande écrite et venir trois jours plus tard chercher la réponse. Souvent, celle-ci tient en quelques mots : "dossier pas prêt", et mentionne éventuellement une autre date à laquelle l’intéressé devra se présenter à nouveau.
Un monsieur est convoqué au consulat. On lui refuse l’entrée en lui rendant sa convocation sur laquelle on a simplement ajouté à la main "dossier incomplet" et une nouvelle date de convocation trois mois plus tard. Il demande à l’agent en quoi son dossier est incomplet pour qu’il puisse apporter les pièces manquantes. L’agent ne lui répond pas et ce n’est qu’au bout de plusieurs interpellations insistantes qu’il finit par marmonner que le dossier ne doit pas être prêt et qu’il faut revenir plus tard.
Le monsieur repart donc sans aucune explication et sans savoir s’il doit rapporter des pièces supplémentaires. Il se présentera à la date de la nouvelle convocation, plusieurs mois plus tard, où le même scénario se reproduira peut-être…
Ces conditions d’accueil particulièrement éprouvantes sont l’un des problèmes majeurs au consulat français de Bamako. Certaines personnes travaillant dans des institutions françaises le disent elles mêmes : "l’accueil n’est pas au rendez-vous, le respect encore moins"…
Le dépôt du dossier
Le rendez-vous pris par téléphone permet de déposer son dossier de demande de visa. Mais il ne permet ni d’obtenir des informations, ni de déposer des pièces complémentaires en cours de procédure. Aucune procédure spécifique n’étant prévue pour ces situations, que cela soit par téléphone ou en se déplaçant, les personnes sont soumises au bon vouloir de leur interlocuteur. Il faut passer par quatre guichets pour déposer son dossier : celui où l’on paie, celui où l’on prend les empreintes digitales, celui où l’on est interrogé et, enfin, celui où l’on vous donne un prochain rendez-vous pour venir chercher la réponse.
Un étudiant en 4e année de gestion, qui souhaitait passer des vacances en France, explique comment s’est passé le dépôt de sa demande de visa touristique : "Il faut arriver vers 7 h du matin. Vers 8 h, le vigile regarde si le dossier est complet et s’il estime que oui, il te laisse entrer dans la cour du consulat. On s’assoit alors sur des sièges dehors et l’on se rapproche progressivement du premier guichet. Le premier guichet se situe encore à l’extérieur du consulat. On vérifie une nouvelle fois si ton dossier est complet et si tu as les documents photocopiés. On prend tes originaux et les photocopies et tu dois donner l’équivalent de 60 euros pour les frais du visa. On te donne alors un numéro de dossier et tu accèdes enfin à l’intérieur du consulat.
Une fois entré, on arrive au 2e guichet. La première chose qu’on te demande c’est de prendre tes empreintes digitales. Une fois tes empreintes prises, tu te rassois pour attendre l’interrogatoire au 3e guichet. C’est ce qui est le plus long. Il y a un ordre d’appel. D’abord ceux qui ont des ordres de mission, puis les plus de 60 ans, puis les étudiants et enfin les autres. Cette attente peut durer longtemps. Puis on nous appelle pour passer l’interview derrière une vitre avec un micro. On vérifie ton identité et l’on te demande ce que tu vas faire en France. Enfin, au 4e guichet, on te fixe un prochain rendez-vous pour que tu obtiennes la réponse. Parfois le délai est très rapide". En l’occurrence, pour lui c’était le lendemain et c’était un refus…
L’entretien
Dans la troisième salle, le demandeur passe "l’interview". Il y a trois ou quatre guichets prévus pour cela et un demandeur précise : "On n’a pas la même chance selon les guichets. Il y a quatre ou cinq dames qui font passer l’interview, certaines sont plus humaines que les autres et essayent de penser comme des êtres humains et pas comme des machines".
L’interview est plus ou moins rapide. Elle peut ne durer que cinq minutes comme plus de vingt minutes selon le nombre de questions posées. Cependant, malgré la diversité des expériences, la différence de classe sociale, le motif de la demande, la nature de la réponse, tous les témoignages convergent : " L’accueil n’est pas du tout sympathique. Les personnes qui interrogent font peur". "Il faut s’armer de courage pour faire face à des questions très énervantes". "C’est humiliant, ces questions que l’on vous pose derrière une vitre". "Ce sont des questions bêtes, dignes d’un interrogatoire de police".
Il y aurait même, selon des personnes travaillant au sein des institutions françaises, "une peur des guichetières entre elles, une suspicion qui règne dans le service". Une guichetière sympathique pourrait craindre d’être accusée de faire du favoritisme ou d’être corrompue. Dès lors, "les sourires ne sont pas au rendez-vous", bien au contraire, c’est à celle qui sera la plus distante.
Un commerçant venu déposer une demande de visa d’affaire, raconte que la guichetière l’a tutoyé et ne lui a dit ni bonjour ni au revoir. Il considère qu’elle l’a pris de haut et lui a parlé "comme si on était voisin de quartier". Elle lui a posé très peu de questions sur les raisons de sa venue en France ou sa situation familiale. Sur le moment, il a pensé que c’était bon signe, que le consulat n’avait pas besoin d’information complémentaire puisque le dossier était complet.
Depuis le rejet de son dossier, il présume que la brièveté de l’entretien s’explique par le fait que le consulat avait déjà pris sa décision. Mais il admet que ces suppositions, nées de son besoin de comprendre, ne s’appuient sur rien de tangible : "Tu n’as rien à quoi te raccrocher, car on ne te dit rien et quand tu sors de là, tu te sens nul, vide, jugé, grugé".
M. D., Secrétaire général d’une association, a déposé une demande de visa professionnel dans le cadre d’une mission du Fonds social de développement qui dépend de l’ambassade de France. Il s’est déjà rendu plusieurs fois en France et toutes ses demandes de visa antérieures ont été accordées. Mais l’entretien reste pour lui un moment pénible : "On pose des questions pour faire peur aux gens, pour les décourager, les déstabiliser. Il y a des gens qui ne veulent pas aller au consulat tellement ils ont peur à cause de ce qu’on leur a raconté".
En l’occurrence, lui-même s’est heurté à un problème de photo sur son passeport, sur laquelle il ne portait pas de lunettes alors qu’au moment de l’interview il en avait. "On ne m’a pas demandé poliment d’enlever mes lunettes, elle m’a dit ‘Il faut enlever les lunettes’ comme si elle parlait à son esclave". M. D. a obtenu son visa pour la France, mais son sentiment reste le même : "Ça ne me choque pas qu’on refuse les visas aux gens mais ce qui me choque c’est qu’on n’est pas reçu dans la dignité avec tout le respect qu’on doit à un être humain".

La réponse
Si la réponse pour une demande de visa court séjour est souvent rapide, celle pour une demande de visa long séjour, permettant de s’installer en France, peut être extrêmement longue… Les personnes ne sont en général pas informées du motif du retard et de la nécessité ou non de compléter leur dossier : "Cela peut mettre plusieurs mois avant que le dossier ne soit traité et que l’on ait l’information que le dossier n’est pas complet".
Pour obtenir leur réponse, les personnes sont convoquées : un accueil collectif est organisé l’après-midi et des guichets spécifiques sont prévus où les personnes sont appelées une par une. D’après la législation française, la plupart des refus de visa n’ont pas à être motivés. Cependant, au consulat de France à Bamako, les agents ne prennent généralement même pas la peine de dire aux personnes si leur visa a été accepté ou pas.
Le plus souvent ils se contentent de rendre leur passeport aux demandeurs, sans aucun commentaire, et leur laissent le soin de découvrir par eux-mêmes si le visa y est accolé. Si tel n’est pas le cas, les intéressés doivent en déduire que leur demande a fait l’objet d’un rejet. Parfois, les agents indiquent que le visa a été refusé, mais sans aucune autre explication : "On est appelé à un guichet. Il y a une vitre, on ne voit pas grand-chose. Une petite ouverture en bas de la vitre s’ouvre et par le trou on nous dit ‘refusé’, on nous rend le passeport et la petite fenêtre se referme. Il n’y a absolument aucune explication. Si tu protestes, la sécurité arrive. On ne te donne pas le temps de poser des questions".
Selon les multiples témoignages recueillis, il n’est pas non plus possible d’obtenir des informations permettant de savoir ce qui manquait dans le dossier.
Un commerçant, dont l’affaire fonctionne bien, désirait partir en France pour acheter de matériel, plus particulièrement des fils de coton, car au Mali il ne trouve que du matériel de mauvaise qualité. Il avait prévu un séjour de cinq jours. Il présente un dossier complet pour un visa d’affaire : compte bancaire, réservation d’hôtel, registre de commerce, patente commerciale…
Au moment de l’interview, on lui dit que la réservation d’hôtel ne suffit pas et on lui demande une invitation. Il ne reçoit aucune explication sur ce qu’est une invitation et sur la forme qu’elle doit revêtir. Cette invitation n’était d’ailleurs pas une pièce demandée dans la liste initiale…
On lui donne rendez-vous le lendemain sans lui demander de ramener quoi que ce soit. Il n’aurait de toute façon pas eu le temps de se procurer, pour le lendemain, une invitation établie par une personne résidant en France. Le lendemain, il arrive, on lui rend son passeport sans rien dire et la guichetière repart directement. "C’est la sécurité qui m’a expliqué que c’était refusé".
Ces refus, qui peuvent être très rapides lorsqu’ils concernent les demandes de visa touristique (en général 48 h après le dépôt de la demande) se passent donc dans le silence et l’incompréhension, tout échange étant rendu impossible. C’est parfois l’agent de la sécurité qui explique aux personnes que leur visa a été refusé. Selon certains demandeurs, ce sont les seules personnes qui acceptent de fournir des informations.
Cette absence complète de motivation crée un important sentiment de frustration et de colère. Le président d’une association, empêché de se rendre à un colloque international, déclare : "Cela m’a coûté cher : le billet était payé, plus les frais de visa, sans compter le gros travail fait avec les autres associations. J’étais en colère, je n’allais pas au colloque pour moi mais pour tous les autres. J’y allais pour présenter une situation qui pouvait intéresser tout le monde. C’était un moment très important, nous devions faire une intervention publique et même un débat télévisé".
Un jeune homme ayant fait l’objet d’un refus de visa professionnel confirme : "L’esprit humain a besoin de comprendre, de s’accrocher à quelque chose mais là on ne te dit rien, pas d’indication, pas d’explication. On prend ton argent et on te refuse sans rien t’expliquer. Je ne pensais pas que la France était capable d’une telle chose parce que j’avais tous les documents et j’avais confiance, je pensais que les refus c’était seulement pour les gens qui n’ont pas les documents. J’avais le billet aller-retour, je suis propriétaire de l’entreprise, j’avais payé une assurance, je ne comprends pas".
Et un haut fonctionnaire malien conclut : "Ce n’est pas normal qu’on n’explique pas aux gens pourquoi leur visa est refusé. Cela créé un sentiment d’injustice et de frustration".
A suivre…

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OFFICE DU NIGER
" La contre-saison aura lieu"
En tournée la semaine dernière dans la zone de Molodo, le PDG de l’Office du Niger a assuré les producteurs que la contre saison aura bel et bien lieu cette année à l’Office du Niger.
En parcourant la semaine dernière la zone de Molodo, le PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, voulait s’assurer des dispositifs mis en place pour la réussite de la nouvelle campagne agricole 2010-2011, mais aussi échanger avec les producteurs sur les préoccupations du moment.
La physionomie de la campagne est satisfaisante. Les opérations de récolte des cultures de contre-saison sont en cours sinon presque terminées. Quant à la saison 2010-2011, l’installation des pépinières et le repiquage du riz se poursuivent activement dans la zone de Molodo. Toutes choses qui constituent des signes annonciateurs du démarrage de la campagne agricole à l’Office du Niger.
En marge de sa visite de suivi, le PDG de l’Office du Niger a tenu à rencontrer sur place à Molodo les producteurs. Les échanges, qui ont duré près de deux heures, ont permis d’éclairer la lanterne des paysans sur les conditions dans lesquelles la campagne agricole 2010-2011 se déroulera à l’Office du Niger.
D’entrée de jeu, le PDG de l’Office du Niger a levé toute équivoque : "Les cultures de contre-saison auront bel bien lieu cette année à l’Office du Niger". Cette assurance de M. Dénon coupe court aux rumeurs persistantes depuis un certain temps et selon lesquelles il n’y aurait pas de cultures de contre-saison cette année à l’Office du Niger. L’annonce de la nouvelle a redonné espoir et confiance aux producteurs qui avaient commencé à craindre face aux supputations.
Contrairement aux autres années, c’est un registre qui sera ouvert cette année dans lequel seront recensés tous les producteurs désireux de pratiquer la contre saison. Pour ce faire, les candidats doivent s’y prendre à temps en faisant leur déclaration d’intention au moment où le registre sera ouvert. En procédant de la sorte, la nouvelle direction de l’Office du Niger veut éviter des chevauchements ou des interférences entre les calendriers de la culture de la saison hivernale et celle de la contre saison.
Déplorant le manque de suivi des conseils des agents de vulgarisation par les producteurs, le PDG de l’Office du Niger a annoncé que leur nombre sera renforcé avant d’inviter les uns et les autres au respect strict du calendrier agricole, gage d’une bonne réussite de la campagne agricole et de l’atteinte des objectifs.
" Suivez les conseils des agents de vulgarisation pour faire de belles moissons", a-t-il conseillé. S’il y a un sujet qui émerveillé Kassoum Dénon c’est bien le taux de paiement de la redevance eau qui s’élève à 97 % à Molodo contre 99 % à N’Débougou, Macina et 100 % à Niono. L’ensemble de la situation dans les zones d’intervention de l’Office du Niger fait ressortir un taux de recouvrement de plus de 90 %. Le PDG de l’Office du Niger a reconnu que beaucoup a été fait et a exhorté les producteurs à s’acquitter du peu qui reste.
A Molodo, il a été également question de la commercialisation du riz. Un problème auquel se trouve confronter les producteurs de l’Office du Niger. Pour sauter ce verrou, le PDG de l’Office du Niger a indiqué que dès le mois de septembre un registre sera également ouvert pour permettre aux producteurs de faire des déclarations d’intention de vente sur la base desquelles l’Opam et d’autres structures d’achats seront saisis.
A ce sujet, des rencontres seront organisées avec les délégués des producteurs et le syndicat afin de mettre en place un dispositif adéquat devant favoriser l’écoulement du riz. Pour créer une saine émulation entre les producteurs, le PDG de l’Office du Niger a parlé de l’organisation de concours du prix aux meilleurs producteurs. Ce concours sera destiné aux producteurs détenteurs d’au moins de 3 hectares. Et seront récompensés ceux qui parviendront à faire 8 tonnes à l’hectare. Les prix seront composés de tracteurs, de motoculteurs et de mini-rizeries.
Puisque le dialogue était interactif, les producteurs ont attiré l’attention de leur hôte sur le manque d’équipement et la dégradation du réseau d’irrigation de Molodo qui date de 1942. Des préoccupations en passe d’appartenir au passé avec le démarrage prochain des travaux du projet Molodo-Nord.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

 

 

AMENAGEMENTS HYDRO AGRICOLES A L’O. N.
L’eau coule dans le périmètre d’Alatona
Sur les 5200 hectares du projet d’irrigation d’Alatona, 1000 hectares ont été livrés samedi et c’est le ministre secrétaire général de la présidence de la République qui a présidé à Kouroumari (Diabaly) la cérémonie de mise en eau des 1000 hectares.
Le projet d’irrigation d’Alatona dont le président de la République a procédé au lancement des travaux le 16 janvier 2010 est entré dans sa phase active avec la réception le 10 juillet 2010 des 1000 hectares sur les 5200 hectares prévus. L’évènement qui intervient 6 mois après le passage du chef de l’Etat a eu pour cadre Kouroumari (Diabaly) sous la présidence du ministre secrétaire général de la présidence de la République Django Cissoko, en présence du secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger (Sédizon), Abou Sow, du PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, du directeur général du Millenium challenge Account (MCA), Mme Néné Traoré, et de nombreuses autres personnalités.
Avec la mise en valeur des 1000 hectares aménagés qui constituent la première tranche des 5200 hectares prévus, l’eau coule désormais dans le périmètre d’Alatona. L’ouverture de la prise du partiteur a été faite par le ministre secrétaire général de la présidence. Avec cette mise en eau du périmètre d’Alatona, financé par le gouvernement américain à travers le Millenium Challenge Corporation (MCC), pour un montant global d’environ 122,3 milliards de F CFA, ce sont près de 200 familles de 6 villages qui vont durant cette nouvelle campagne agricole s’investir dans la production du riz.
Chacune des familles concernées a reçu des formations en techniques culturales du riz, en maraîchage et une paire de bœufs de labour. De même, dans les jours à venir le projet mettra à leur disposition des semences et des engrais ainsi que du matériel agricole.
Le projet d’irrigation d’Alatona, qui est un projet de développement intégré qui est à sa 3e année, est prévu pour 5 ans. Il comprend 6 sous-activités interdépendantes ; à savoir : la route Niono-Goma Coura, les aménagements hydro agricoles, la construction d’infrastructures sociales, la création de titres fonciers sur les parcelles agricoles aménagées, la formation des producteurs et l’appui direct.
Porteur d’un message du président de la République, le ministre secrétaire général de la présidence a signifié aux populations bénéficiaires que le président ATT les engage à mériter la mise à leur disposition des infrastructures alors qu’il demande à l’administration, selon Django Cissoko, de continuer à assister le MCA et les populations bénéficiaires dans la conduite du projet.
Le 3e volet du message présidentiel a trait à des félicitations au MCC, au MCA, au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et à tous les partenaires au développement qui opèrent dans la zone.
Chaque parcelle aménagée a coûté 8 millions de F CFA. Pour le Sédizon, le projet d’irrigation d’Alatona fait partie d’un programme conçu par le président de la République pour l’aménagement de 60 000 hectares à l’Office du Niger d’ici à 2012. A en croire M. Sow, la mise en eau du périmètre d’Alatona représentera une production supplémentaire de 6500 tonnes à partir d’octobre prochain.
Le directeur général du MCA Mali, Mme Néné Traoré, a exhorté les populations bénéficiaires à prendre la mesure de l’opportunité qui leur est offerte et à prendre en main leur destin pour, a-t-elle dit, "qu’on puisse aussi désormais parler plus seulement du rêve américain, mais que leur exemple puisse servir à mobiliser les énergies pour un rêve malien".
Le directeur résident du MCC, John Anderson, s’est réjoui de voir l’eau couler dans le périmètre d’Alatona. La cérémonie de mise en eau a été émaillée de remise aux bénéficiaires dans la zone de titres fonciers de leurs parcelles d’exploitation. Pour compenser la disparition du couvert végétal pour les besoins d’aménagement, le MCA a procédé au lancement des activités de reboisement à Beldénadji.
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

 


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MONDIAL-2014
Cap au Brésil
Baptisé "Brésil Sensationnel Expérience" (l’expérience de la sensation brésilienne ou encore le voyage commence), le voyage de la Coupe du monde 2014 a débuté vendredi après-midi à Johannesburg avec la présentation du programme "Brésil Embratur" (la nouvelle campagne touristique du Brésil pour la Coupe du monde).
Etaient de la cérémonie d’inauguration de "Brésil Sensationnel Expérience", le 9 juillet à Joburg, le chef de l’Etat brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, le président de la République d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, le président de la Fifa, Joseph S. Blatter, ainsi que certains des plus grands joueurs brésiliens de tous les temps, dont Romario. L’emblème officiel de la compétition a été dévoilé.
Les festivités se sont déroulées dans l’auditorium du Centre de convention de Sandton de Johannesburg, suivies d’une conférence de presse et d’un concert. Le football se préparait ainsi à quitter l’Afrique pour mettre le cap sur l’Amérique du Sud et plus précisément au Brésil.
Un périple de quatre années, durant lesquelles de nombreux projets sont prévus pour que le second Mondial disputé sur le sol brésilien après 1950 laissera un impact durable et positif sur toute la zone sud-américaine.
Le concert officiel, organisé par la Fifa en coopération avec la municipalité de Johannesburg et la Fan-Fest, a été le point d’orgue de la journée, symbole du pont jeté entre l’Afrique du Sud et le Brésil, hommage aux supporters, et occasion de fêter ensemble un mois de passion et d’émotions. Organisé en soirée au Park Eldorado, le concert a rassemblé tout un éventail de vedettes sud-africaines et internationales comme Zolani Mahola ou encore l’excellent groupe sud-africain Freshly Ground.
" Brasil Embratur", New Brasilian International Advertising Campaign on Tourism a de nombreux défis à relever : s’assurer que toute la zone d’Amérique du Sud bénéficie de l’impact du plus grand événement sportif unidisciplinaire au monde, envoyer des messages positifs du continent sud-américain, continuer d’y promouvoir le développement du football, utiliser le potentiel social, sanitaire et communautaire de ce merveilleux sport, renforcer la paix en Amérique du Sud et y aider à l’établissement de bases étatiques solides vers une meilleure gouvernance.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)


SHAKIRA RIPOLL, ARTISTE
" Je suis une fan d’Espagne"
La chanteuse Shakira Isabel Mebarak Ripoll, vedette des cérémonies d’ouverture et de clôture du Mondial sud-africain avec "waka waka", l'hymne officiel de la Coupe du monde, a dévoilé samedi dernier qu’elle est fan de l'Espagne, qui était opposée hier dimanche en finale aux Pays-Bas, et de son buteur vedette David Villa. Elle a accepté de répondre à nos questions.
Les Echos : Quelle équipe remportera le Mondial ?
Shakira Isabel Mebarak Ripoll : Je suis d'origine hispanique, alors je suis pour l'Espagne. Je suis devenue fan du foot, j'en parle tous les jours, jamais je n'imaginais ouvrir la page sportive du journal. Maintenant, je me régale après chaque match.
Les Echos : Quels sont tes joueurs préférés ?
S. I. M. R. : J’aime beaucoup les buteurs comme David Villa mais aussi Lionel Messi, même s’il n’a pas marqué un seul but à ce tournoi. Les buteurs n’étaient pas de la fête. Je crois que prochainement, ce ne sera pas pareil.
Les Echos : Comment avez-vous vécu votre Mondial ?
S. I. M. R. : La Coupe du monde est une fête de tous les fans venus de partout. Vous avez pu le vérifier. Et je pense qu’il n’y a rien de plus beau à voir que cela. Les fans sont venus pour passer de bons moments autour du football, mais aussi découvrir peut être la culture sud-africaine, les Sud-Africains eux-mêmes, écouter. Ils repartent avec pleins de souvenirs. J’ai vécu un moment ici même, cette rencontre avec vous, compte pour moi et ma carrière.
Propos recueillis, à Soweto, par
Boubacar Diakité Sarr

Semenya fêtée à Soccer City
La championne du monde 2009 du 800 m, qui n'a plus concourue depuis la finale mondiale le 19 août 2009 en raison des doutes sur son sexe, effectuera son retour jeudi prochain à Lappeenranta (Fin). La Fédération internationale a autorisé la Sud-Africaine de 19 ans à reprendre une vie d’athlète normale, mettant ainsi fin à une polémique de plusieurs mois. Les fans de l’athlète ont choisi l’enceinte du stade Soccer City hier dimanche, jour de la finale du Mondial, pour manifester leur joie et leur soutien à celle qui est surnommée ici "Fille en or".
Une dernière initiative
Une initiative d’une société partenaire de la compétition a attiré hier du beau monde à Soweto. Les fans du football ont en effet eu l’occasion de s’essayer à un concours de sciences d’élites but. Les participants étaient jugés sur leurs capacités à crier le mot but ou d’autres phrases montrant le soutien à l’une des deux équipes finalistes. "Nous sommes en train de les soutenir pour qu’ils soient à la hauteur. Nous croyons aux deux équipes et aux combats qu’ils vont mener", a indiqué heureux le commercial de la société.
Un restaurant particulier
Situé à Alexandra, un bidonville d’Afrique du Sud, où a lieu le festival football for Hope, le restaurant a la particularité d’employer des séropositifs. Au nombre de 13 employés, dont 6 séropositifs, le restaurant se remplissait au bonheur de ses clients qui ne considèrent guère la sérologie des gens. "C’est impeccable, nous mangeons à notre faim depuis une décennie, on échange et c’est du plaisir", a affirmé Hoskin, un client fidèle. Les employés font leur boulot sans complexe. "Nous servons nos clients, on se parlent et on se donne rendez-vous sans aucune forme de transition car pour eux l’essentiel réside dans la fidélité, préservatif, etc." a avoué heureuse Alice. Pour la secrétaire principale du restaurant, c’est du plaisir simplement.
Rassemblés par Sarr

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