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2010
Mois de
juillet
Les
Echos du 12 juillet
IL
FAUT LE DIRE
Exemples
N’eut été la main (qui serait coupée dans un pays
de charia) d’un Uruguayen qui a extrait le cuir qui allait au fond de ses
filets à l’ultime seconde du match, les Black Stars auraient atteint
un niveau jamais égalé par le football africain en Coupe du monde.
Mais qu’on se le tienne pour dit : l’excellent parcours des compatriotes
d’Abedi Pelé n’est pas le résultat du seul savant dosage
de talents variés. Et si l’on doit rendre à César
ce qui est à César et à Rawlings ce qui lui appartient,
on doit alors à l’honnêteté de reconnaître que
c’est une des retombées de l’œuvre de réhabilitation
nationale entamée dans les années 1980 par le capitaine d’aviation
qui a accepté, au prix de sa vie, de nettoyer les écuries ghanéennes.
Ce pays était dans un gouffre indescriptible, la risée du continent
après avoir fait l’admiration de l’Afrique tout entière.
La corruption était répandue, l’héritage du père
de la nation ayant été vendu aux enchères. Aujourd’hui,
le Ghana est un modèle de démocratie avec trois alternances pacifiques
et une gouvernance qui ne laisse aucune place aux obstacles au développement.
C’est dire qu’il y a peut-être lieu d’espérer,
car avec un zeste de patriotisme et beaucoup de travail exécuté à "hauteur
de souhait", les pays africains, qui sont loin d’être irrémédiablement
condamnés aux galères, peuvent s’en sortir honorablement.
Le général guinéen, jusque-là, n’est pas intéressé par
le pouvoir, il veut placer les barrières pour que son pays ne déraille
plus. Son émule est son cadet nigérien, qui a promis de faire de
même et qui commence vraiment à serrer la vis.
Le général Djibo a donc ordonné ce week-end à ceux
qui ont "mangé" un don japonais sous forme de riz au Niger pour
près de 1,7 milliard de F CFA de rendre son dû au peuple, sans préjudice
des sanctions prévues. Une affaire similaire serait en train d’être
dévoilée au Mali si l’on s’en tient aux comptes-rendus
de la presse. Si ce scandale s’avère, sera-t-il étouffé à l’instar
de dizaines d’autres qui jalonnent le parcours de ce pays depuis une décennie
? Pas si sûr.
Nous qui souhaitons voir notre pays imiter le Ghana, caressons l’espoir
que notre président du Parti de la demande sociale (PDS, le vrai), bâtisseur
de logements pour les humbles, de routes et ponts du développement ; chantre
de la mécanisation de l’agriculture… va enfin ouvrir le seul
chantier qui reste au finish, c’est-à-dire celui du respect du bien
public, du travail bien fait, de la sanction de la faute et de la récompense
du mérite.
Les sillons sont tracés, il ne reste plus que de siffler la fin de la
récréation dans le camp des sangsues du peuple parce que beaucoup
de personnes se servent sans raison du nom du boss pour commettre des actes répréhensibles,
qui restent hélas impunis.
A deux ans de la fin de son dernier mandat, le peuple a hâte de retrouver
son ATT qui l’a libéré du joug du parti-Etat. Il veut qu’il
le libère à présent de l’emprise des ennemis du peuple,
de donner des réponses concrètes aux rapports du BVG et de la Casca
au nom de son serment de fidélité au drapeau national et de défense
des intérêts supérieurs de la nation.
S’il le fait, il sera encore plus populaire même en n’étant
plus à Koulouba parce que quelqu’un l’a déjà dit
: le meilleur marabout d’un dirigeant, c’est son peuple.
Aux actes M. le président !
A. M. T.
Acceuil
PROPOSITION
DE TREVE D’ATT AUX ENSEIGNANTS
Le Snesup observe 15 jours de trêve
Tout en acceptant la proposition de trêve à eux faite par le président
de la République, le Syndicat national de l’enseignement supérieur
(Snesup) se dit plus que jamais vigilant. A l’issue de son assemblée
générale, samedi dernier, il a accordé dix-sept jours à ATT
(du jeudi 15 au 31 juillet 2010) pour que des solutions concrètes soient
trouvées à ses revendications.
Le 7 juillet 2010, le président de la République a décidé de
prendre en main la crise de l’enseignement supérieur, paralysé par
une grève illimitée déclenchée depuis bientôt
quatre mois par les enseignants.
ATT a proposé au Syndicat national de l’enseignement supérieur
(Snesup) d’observer une trêve afin de lui permettre de mettre en
place un nouveau cadre de négociations et valider l’année
universitaire 2009-2010 qui reste toujours menacée.
En effet, à l’issue de son assemblée générale
extraordinaire du 10 juillet 2010 marquée par des débats intenses à l’Ecole
national d’ingénieurs (ENI), le Snesup a accepté la main
tendue du président de la République et a décidé d’observer
une trêve allant du 15 au 31 juillet 2010, soit dix-sept jours, pour permettre
aux autorités de faire des propositions concrètes au risque de
rouvrir les hostilités.
Cependant, la prudence est de mise. Au cours de l’assemblée, un
mot a particulièrement dominé les interventions de professeurs
invités à donner leur avis et à faire des propositions en
fonction de celles faites par le chef de l’Etat. Il s’agit bien du
mot vigilance, vigilance encore, vigilance toujours.
Jargon militaire
Pour les grévistes, il n’est plus question de sacrifier quatre mois
de lutte. "Nous n’avons pas le droit de sortir pendant tout ce temps
et perdre", a plaidé un professeur de la Faculté des sciences
et techniques (Fast) qui, comme beaucoup de ses pairs, a demandé au comité exécutif
du Snesup d’observer la vigilance avec la proposition de trêve du
président qui pourrait, a-t-il prévenu, leur tendre un " piège".
Selon les professeurs, le mot "trêve" est avant tout un jargon
militaire qui pourrait sous entendre "reculer pour mieux sauter". Ces
derniers voient en ce vocable une stratégie pour les divertir, d’où toute
la justification de leur méfiance. "Le président doit bien
comprendre que nous ne sommes pas en guerre", a laissé entendre un
enseignant faisant allusion au profil militaire d’ATT qui a une longue
expérience de médiation.
Les enseignants s’estiment aujourd’hui humiliés par les autorités
qui ont, ont-ils déploré, injustement "exhibé" leur
grille salariale sur la place publique. Ils trouvent cette attitude du gouvernement
révoltante à partir du moment où le président lui-même
a affirmé qu’il ne peut pas humilier des chefs de famille après
la publication du rapport de la Casca épinglant des fonctionnaires de
l’Etat, auteurs de malversations financières.
De quel droit le président peut se permettre de nous humilier ? C’est
la question que la plupart des militants du Snesup se sont posé et qui
ne garantissent pas la cohésion dans le nouveau cadre de négociation
qu’ATT entend mettre en place pour résoudre définitivement
la crise. Mais, attendons de voir !
Amadou Waïgalo
Acceuil
IBK
AU MEETING DES SECTIONS RPM DE
BAMAKO
" Le RPM est prêt à tracer les voies de demain"
" Nous sommes comme toujours disponibles pour discuter, échanger,
envisager et tracer avec tout parti politique qui le souhaiterait, les voies
de demain pour notre cher pays dans le respect de l’identité et
de la personnalité de chaque formation". Ce sont des propos d’Ibrahim
Boubacar Kéita, président du RPM, au meeting des sections RPM du
district de Bamako samedi sur le terrain Chaba.
C’est sur le terrain Chaba en Commune IV que s’est tenu le samedi
10 juillet le meeting du Rassemblement pour le Mali (RPM). Cette grande messe
politique a rassemblé autour des membres du bureau politique national
du RPM, les militants de toutes les sections du district ainsi que les sympathisants
et partis amis du Tisserand. L’Adéma/PASJ et l’URD étaient
représentées par respectivement le Pr. Ali N. Diallo et par Younoussi
Touré.
Prévu pour 15 h, les militants vêtus de t-shirt, de chemises, de
pagnes frappés aux couleurs et l’emblème du parti avaient
envahi très tôt le lieu de la manifestation où des véhicules
de transport en commun (Sotrama) venaient les y débarquer par dizaine.
A 16 h 40 le président du RPM, Ibrahim Boubacar fit son entrée
sur le terrain.
Cette arrivée d’IBK a été saluée par les cris
de joie des militants sur des notes de musique de l’Ensemble instrumental
du Mali, les jeux acrobates des masques de Lhassa sans oublier l’amie fidèle
de IBK et du RPM la cantatrice Bako Dagnon.
Dans son adresse, le président du RPM a salué les efforts déployés
par les uns et les autres pour faire du parti ce qu’il est aujourd’hui.
L’école, le code de la famille, la sécurité alimentaire
ont été des sujets évoqués par le président
du parti. Si IBK trouve que "le panier de la ménagère malienne
est percé depuis longtemps la grande préoccupation du jour concerne
l’avenir du Mali et sa place dans le monde".
Il a souhaité une solution rapide à la crise scolaire et déploré les
débordements malheureux qui ont accompagné le débat sur
le code et qui ont vu certains desservir l’islam en se livrant à des
comportements indignes. Rappelant la création du RPM, IBK l’a placée
dans le contexte de l’ancrage de la démocratie.
" Le Mali a besoin, pour l'ancrage et la vigueur de sa démocratie,
de partis politiques organisés, dédiés à l'animation
d'une vie politique dont l'ambition doit être de fonder une vraie démocratie
participative, efficace et exigeante, au seul service du peuple malien",
a-t-il tranché. Il a rappelé que "la politique n'a de sens
que lorsqu'elle envisage le sort de l'ensemble national, du destin national". "Nous
sommes toujours disponibles pour discuter, échanger, envisager et tracer
avec tout parti politique qui le souhaiterait, les voies de demain pour notre
cher pays dans le respect de l’identité et de la personnalité de
chaque formation", a-t-il poursuivi. Et de réaffirmer l’appartenance
du RPM à l’opposition.
Promesses
Selon le secrétaire à la communication du parti, Boubacar Touré,
l’organisation de ce meeting entre dans le cadre de la commémoration
du 9e anniversaire du parti. Elle a été décidée par
le BPN afin de donner l’occasion aux militants de Bamako de commémorer
cette date importante du parti. Le 30 juin 2001 (date commémorative de
la création du RPM). Celle de 2010 était un jour ouvrable et le
parti s’est contenté d’une conférence de presse pour
marquer l’événement, a-t-il fait savoir.
Bakary Issa Kéita, secrétaire général de la section
RPM de la Commune IV, hôte du meeting s’est félicité de
la tenue de cette importante activité du parti dans sa collectivité.
A ses dires, "ce choix démontre la confiance et l’estime que
le parti a placées en la section IV". Et à M. Kéita
d’ajouter que "cette confiance et estime sont des facteurs de mobilisation
dans la section. Et à cet égard, elle restera mobilisée
et mettra tout en œuvre pour que le parti remporte les élections
communales partielles en Commune IV et surtout l’élection présidentielle
en 2012".
Quant à Bakary Koniba Traoré dit Bakary Pionnier "Bikotè",
président de la coordination de Bamako, il a indiqué que le parti
est né sous une bonne étoile. Dans un discours fort imagé,
il a salué la détermination des militants et des responsables à relever
le défi, celui de se hisser au pouvoir et faire du Mali un havre de paix
et de prospérité.
Pour sa part, le secrétaire général des jeunes RPM, Moussa
Tembiné, a évoqué les maux de la jeunesse malienne qui ont
pour noms le chômage, la prostitution juvénile, la drogue, etc. "Tous
ces maux ne sont pas une fatalité", a-t-il dit, avant d’exhorter
la jeunesse malienne particulièrement du RPM à resserrer les rangs
pour la victoire en 2012 synonyme d’amélioration future de leurs
conditions de vie.
La présidente des femmes a également abondé dans le même
sens. Elle a assuré le parti du soutien de toutes les femmes et promis
une grande mobilisation en 2012 pour conduire le "Tisserand" à la
victoire.
Denis Koné
Sabotage ou coupure ordinaire ?
Une rupture du câble électrique a entraîné un retard
dans le démarrage du meeting. Après l’arrivée d’IBK
sur le terrain, il a fallu patienter le temps que les agents d’EDM remettent
le câble en fonction, coupé on se sait trop comment. C’est
ce câble qui servait de source d’alimentation aux matériels
de sonorisation sur le terrain.
D. K
Acceuil
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