|
|
| |
| |
2010
Mois de
juillet
Les
Echos du 8 juillet
PRESIDENTIELLE
DE 2012
Modibo Sidibé candidat Adéma ?
L’insidieuse et indécence comique campagne pour la désignation
de Modibo Sidibé comme candidat Adéma à la présidentielle
de 2012 a encore repris après l’annonce de contacts avancés
entre l’Adéma, le Parena et le RPM.
Confier le pouvoir à des technocrates hors sol ne pouvait aboutir qu’à la
catastrophe économique et sociale que nous vivons.
Mais pourquoi Modibo candidat Adéma ? Allons-nous avoir un pistolet sur
la tempe pour le désigner ? Ce qui, je trouve, serait un choc politique
considérable. Il ne sera ni à la hauteur de notre affection, ni
de celle de notre amitié, de notre soutien encore moins de notre chaleur
ou espérance.
Mais quand admettrez-vous que le grand peuple Adéma ne faillira jamais
même si certains s’égareront ? Arrêtez de vous arc-bouter
sur le cas Adéma. Oui 2012 est un tournant majeur, mais n’est pas
la fin du monde et notre choix peut provenir de l’union retrouvée
Adéma-Parena-RPM et non celui que certains préconisent.
Modibo, c’est Alice aux pays des merveilles ! Je ne crois pas aux programmations
des hommes, car c’est dans les fonctions de responsabilité qu’ils
montrent ou non leur capacité à exercer la mission. Non à l’Adéma
nous ne croyons pas en ses capacités et cela depuis belle lurette. Nous
n’avons nullement besoin de cette nouvelle ponction prétendument
indispensable à notre retour aux affaires (sic).
Non, Modibo est le mal et non le remède et nous gardons intact tout ce
que nous avons écrit à son sujet en juillet 2009 qui du moins garde
toute sa force.
Notre réticence se mesure plus dans l’incapacité du Premier
ministre à la tête d’un gouvernement aphone et inaudible,
incapable de corriger les injustices et de transformer positivement notre société qu’à un
quelconque sentiment. Bravo pour la dépravation des mœurs. Tout est
dépassé, tant les déséquilibres et ses dérives
sociales, et maintenant macro-économique donnent l’impression d’un
bateau sans commandant.
Diriger, c’est constamment orienter, donner un sens à l’action
pas une agitation sans pensée en s’appuyant et en respectant sa
majorité parlementaire (base du reste de toute République) pour
un exécutif et naturellement se montrer comme son versant dont il tire
toute sa légitimité. Ce qui n’est pas le cas.
Ces opportunistes et vendeurs d’illusions peuvent continuer leur exercice
favori ; ils n’entraîneront pas le parti. Regagnez avec armes et
bagages le PDES (si vous en avez) vous qui durant le règne Adéma
avez occupé des postes de responsabilité avant de vous renier au
profit du Mouvement citoyen ! Réveillez vous camarades égarés,
votre mentor n’est ni un homme de principe, ni un fin manœuvrier encore
moins un dogmatique ou un tacticien ! Dites-moi, le PDES se dirigera-t-il de
lui-même à l’intérieur ou vous allez chercher à l’instrumentaliser
de l’extérieur au cas où ? Rien n’est à exclure.
Georges Clémenceau a dit qu’"il faut savoir ce que l’on
veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit,
il faut avoir le courage de le faire". Dans la voie de la reconquête
de Koulouba, nous ne serons, plaise à Dieu, bloqués par un déchirement
ou un quelconque conflit de leadership au sein du trio gagnant Adéma-Parena-RPM
ni dans la manière dont nous ferons l’actualité en pensant
et en agissant ensemble pour remplir la mission historique. Cette proclamation
vaut plus que des actes.
Par Allah, ce regroupement gagnera à travers son unique candidat n’en
déplaise aux commerçants d’illusions. J’aime ce regroupement,
je m’engage et vous camarades égarés pourquoi ne faites-vous
pas le chemin inverse ?
Oumar Sacko alias Adéma Barou
Acceuil
DENREES
DE PREMIERE NECESSITE
Le marché du sucre s’enflamme
Le prix du sucre reprend du poil de la bête après une accalmie d’environ
4 mois sur le marché national. La flambée actuelle est due à une
conjoncture internationale et la fin du protocole d’accord signé entre
l’Etat et les gros importateurs de sucre en janvier 2010 pour la fixation
d’un prix plancher.
Le 29 janvier 2010, face à la presse, le ministre de l’Industrie,
des Investissements et du Commerce, Abdoulaye Ahmadou Diallo, sonnait l’alerte
sur la hausse vertigineuse du prix du sucre sur le marché international.
La demande dépasse de loin l’offre avec des facteurs endogènes
comme l’utilisation de la canne à sucre en biocarburant, le déficit
sucrier dans les grands pays producteurs comme le Brésil, l’Inde,
l’Union européenne, etc., devenus gros importateurs en millions
de tonnes.
La campagne 2008 où la crise s’est véritablement installée
a connu une diminution dans la production mondiale de 7 millions de tonnes. L’offre
mondiale a connu dans le même temps une baisse de 4,14 % de tonnes alors
que la consommation mondiale s’est accrue de 2,2 %, soit 166 millions de
tonnes. La campagne 2009-2010 prévoit un déficit de 12 millions
de tonnes. La baisse prévisionnelle serait liée au repli de la
récolte de sucre en Europe de 18,1 millions à 16,5 millions de
tonnes.
La production locale est insuffisante sinon insignifiante pour couvrir les besoins
de consommation. Sukala-SA, la seule usine de production de sucre, ne couvre
que trois mois de consommation. La campagne 2009-2010 de Sukala-SA est estimée à 36
000 tonnes pour un besoin national annuel de 150 000 tonnes. Le Mali doit en
importer 140 000 tonnes. Dans le contexte de crise internationale, le marché du
sucre a enregistré une hausse de 30 % (sucre brut) et 15 % (sucre raffiné).
Pour maintenir les prix à la hauteur de la bourse du consommateur malien,
l’Etat et les importateurs de sucre avaient signé un protocole d’accord
dit de jumelage du sucre local au sucre importé avec un élargissement
de la base des importateurs. Cet élargissement des importateurs était
une fin déguisée de monopole sur le sucre.
Le protocole d’accord et la fin du monopole
Le protocole d’accord couvrait trois mois, du 1er février au 30
avril 2010. Il donnait droit à ses signataires composés des 4 grossistes
traditionnels (Bakoré Sylla de GGB, Modibo Kéita de GDCM, Amadou
Djigué de Djigué-SA, Abdoulaye Niang) et aux 4 nouveaux désignés
par l’Etat (Petit Barou de Sodima-SA, Ben Moctar, Somayaf, Sociétés
Sacko, et Batex-CI de Boubacar Cissé) d’importer trois tonnes de
sucre importé contre 1 tonne achetée à Sukala-SA.
Sur la base dudit protocole d’accord, les 36 000 tonnes de Sukala de la
campagne 2009-2010 ont été réparties entre GDCM (11 000
t), GGB (11 000 t), Amadou Djigué (3500 t), Abdoulaye Niang (3500 t),
Petit Barou de Sodima-SA (3000 t), Ben Moctar (3000 t), Somayaf (500 t) et autant
pour les Sociétés Sacko, et Batex-CI de Boubacar Cissé.
L’une des conditionnalités était de vendre le sucre au détail à un
prix plancher de 500 F CFA le kilo et le respect strict de l’achat du quota
de Sukala-SA pour avoir le précieux sésame de la licence d’importation
délivrée par la direction nationale du commerce et de la concurrence
(DNCC).
La mesure, qui a fait ses effets, a permis de stabiliser les prix pendant trois
mois (de février à avril 2010). Le marché malien du sucre,
selon les statistiques de la DNCC, était par conséquent devenu
le moins cher des pays de l’Uémoa. Au moment où le sucre était
vendu entre 600 à 700 F CFA au Burkina Faso, Sénégal, Côte
d’Ivoire, Bénin, Togo, Niger, etc., le consommateur malien l’achetait
entre 500 à 530 F CFA.
La flambée des prix sur le marché international, qui a des effets
collatéraux chez nous et la fin du protocole d’accord limité dans
le temps (trois mois), qui fixait un prix plancher de 500 F CFA expliquent largement
la hausse subite des prix sur le marché national.
Pour faire face à la réalité du marché international,
les gros importateurs de sucre dont le regroupement est présidé par
Bakoré Sylla de Grand grenier du bonheur (GGB), ont tenu une réunion
en juin. L’ordre du jour était d’ajuster les prix à 550
F CFA.
A environ un mois du ramadan, période de forte consommation du sucre dans
notre pays, le kilo de cette denrée précieuse est vendu selon les
marchés entre 550 et 600 F, soit près de 26 500 à 27 000
F CFA le sac de 50 kg. Selon des consommateurs de Kati, le prix au kilo a déjà atteint
700 F CFA (35 000 F CFA le sac de 50 kg).
Pour le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, le
salut du Mali viendra avec la réalisation des industries sucrières.
Il est attendu 138 millions de tonnes à N-Sukala en 2015, soit 90 % de
la consommation nationale. La Socimar, en chantier à Sansanding, devra
produire une quantité conséquente de sucre à la fin de ses
travaux, prévue en 2015.
A l’horizon 2015, notre pays couvrira totalement sa consommation nationale
de 150 000 t. De simple consommateur, le Mali, selon les vœux de Abdoulaye
Ahmadou Diallo, sera exportateur comme le Brésil, l’Inde ou des
pays de l’Union européenne.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
PROTECTION
DE LA VIE ET DE LA FAMILLE
La doctrine sociale de l’Eglise en débat
Depuis hier a débuté une rencontre regroupant près de 70
séminaristes de 10 pays francophones d’Afrique au Grand séminaire
Saint Augustin de Samaya. Organisée par l’organisme Pro-Life Internationale,
cette rencontre qui porte sur le thème "les nouveaux défis à la
vie et à l’Afrique", la rencontre du Mali, selon le recteur
du Grand séminaire, Clément Lonah, permet de renforcer les relations
entre séminaristes.
La rencontre de Bamako, 5e du genre, va débattre des questions de famille,
la préoccupation majeure de Human Life-Internationale, une organisation
basée en Virginie aux Etats-Unis qui se donne pour vocation, selon George
Wirnkar, responsable pour l’Afrique francophone, "de former à la
protection de la vie et de la famille, placer la personne humaine au centre du
développement".
Ouvrant les travaux, l’archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, a, "au
nom de l’Eglise de Bamako, du Mali et de Guinée", félicité Pro-Life
pour son ouverture sur l’Afrique, "continent pour la vie, menacée
par les marchands des virus de la culture de la mort et de la destruction de
la famille".
La rencontre de Samaya prendra fin le 9 juillet prochain et portera sur la doctrine
sociale de l’Eglise, et surtout sur l’encyclique du pape Benoît
XVI sur "le développement humain intégral dans la charité et
dans la vérité".
Human Life-Internationale est une organisation fondée par le père
Paul Marx qui a pour mission, essentiellement, de "faire connaître
et défendre l’Eglise et son enseignement inspiré de la Parole
de Dieu, sur l’institution du mariage et de la sexualité humaine
en général à travers le monde". "Il s’agit,
dira Mgr Jean Zerbo, de la défense de la sacralité de la vie et
de la famille selon les enseignements de l’Eglise catholique romaine".
Alexis Kalambry
Acceuil
| | |