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2010

Mois de juillet

Les Echos du 7 juillet

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Les coûts de la grille exigée par le Snesup
Un des points de désaccord entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement supérieur, notamment le Snesup, est la grille indiciaire. Le gouvernement a fait la proposition d’une augmentation de 10 % à compter du 1er juillet 2010, de la grille de rémunération des personnels enseignants et chercheurs de l’Enseignement supérieur. "Cette grille est portée à 1100 points, le plafond auquel les agents de l’Etat ont accès".
Les Echos s’est procuré la proposition de la grille du Snesup (voir fac-similé), jamais parvenu officiellement au gouvernement (le syndicat a préféré la remettre à l’Assemblée nationale et à des médiateurs obscurs). Un expert des fonctions publiques africaines d’expression francophone livre ici sa réflexion.
Que contient cette grille ? La rémunération de trois corps (assistant et attaché de recherche, maître de conférences et maître de recherche, professeurs et directeur de recherche). Un assistant débutant commence à la 3e classe (1er échelon) avec un indice de 1368 points, soit un salaire de base de 452 466 F CFA, sans compter les primes et indemnités réclamées par le syndicat.
Cet assistant terminera à la classe exceptionnelle à l’indice 2745, soit un salaire de base de 907 908 F CFA. Le maître de conférence ou maître de recherche débute à l’indice 1791 avec un salaire de 592 373 F CFA et termine en classe exceptionnelle avec un indice de 2832 (salaire de base de 936 684 FCFA).
Le professeur débute à l’indice 1926 (637 024 F CFA) et termine à l’indice 3000 (992 250 F CFA). Un expert a évalué l’incidence annuelle de cette grille en transposant l’effectif (1069) du personnel enseignant et en tenant compte de "la nouvelle hiérarchie", non observée dans aucun pays de la sous-région, notamment du Cames.
L’incidence annuelle de la grille du Snesup, sans les primes et indemnités est estimée à 8,3 milliards F CFA (quasiment le double de la masse salariale globale actuelle des 1069 enseignants du supérieur). Le syndicat exigerait du gouvernement une application dès 2010 de 60 % (4, 9 milliards F CFA) et 40 % en 2011 (3,4 milliards F CFA).
En ajoutant les primes (prime de risque représentant 10 % du salaire brut mensuel, prime académique, prime de recherche, prime de fonction spéciale) et indemnités (indemnités de logement, indemnité de sujétion), estimées à 5,9 milliards F CFA, l’incidence globale des revendications du Snesup est évaluée à 14,2 milliards CFA. Les doléances du Snec sont dans l’ordre des mêmes grandeurs.
En plus, le syndicat exige des "frais d'encadrement du Master" pour 600 000 F CFA, des frais d'encadrement de thèse pour 1 800 000, des "frais d'encadrement de stage" pour 200 000 F CFA et des "frais de jury soutenance" pour 20 000 F CFA, sans compter une allocation spéciale familiale par enfant/mois de 15 000 F CFA.
A u titre des heures supplémentaires : 15 000 F CFA l’heure pour les cours magistraux des professeurs et des maîtres de conférences, et 12 000 F CFA pour les assistants et attachés de recherche ; 12 000 F CFA l’heure pour les travaux dirigés et les travaux pratiques des professeurs et des maîtres de conférence, des assistants et attachés de recherche.
En faisant une comparaison interne, on constate que la grille du Snesup est hors norme. Les agents de la fonction publique plafonnent à l’indice 900 (297 675 FCFA), même s’ils sont titulaires d’un doctorat, le général d’armée à l’indice 1000 (330 750 F CFA) et les magistrats à 1100 (363 825 F CFA). Dans les indices spéciaux, les membres du gouvernement plafonnent à l’indice 1200 (396 900 FCFA). Déjà, au plan national, pas besoin d’être un spécialiste pour constater l’incohérence de la grille proposée.
Au plan international, en comparaison avec les salaires des enseignants de l’Université Abdou Moumouni du Niger (la référence des syndicats) qui compte 10 000 étudiants et 300 enseignants (NB : l’Université de Bamako et les grandes écoles comptent 75 000 étudiants, 1310 enseignants et chercheurs, dont 1069 enseignants sur le campus), les résultats sont les suivants :
Un assistant débutant au Niger à l’indice 500 (valeur de l’indice 4180 F CFA : 12 = 348,33 F CFA) gagne 174 166 F CFA contre 452 466 F CFA du Snesup, d’où une variation de 278 299 F CFA, soit 159,79 %.
Un maître de conférences débute à l’Université Abdou Moumouni à l’indice 1300 (452 833 F CFA) contre un indice de 1791 (592 373 F CFA) du Snesup, d’où une variation de 139 540 F CFA, soit 30,81%. Il termine au Niger à l’indice 1860 (647 900 F CFA), tandis que le maître de conférences, 1re classe, 3e échelon du Snesup est à l’indice 2442 (807 692 F CFA), d’où une variation de 159 792 F CFA, soit un taux de 24,66 %.
Le professeur titulaire débute à l’Université Abdou Moumouni à l’indice 1550 (539 917 FCFA) contre un indice de 1926 (637 025 FCFA) du Snesup, d’où une variation de 97 108 FCFA, soit 17,99 %. Il termine au Niger à l’indice 2250 (783 750 F CFA), tandis que le professeur titulaire, 1re classe, 1er échelon du Snesup est à l’indice 2295 (759 071 F CFA). Le professeur titulaire du Snesup est à l’indice 3000 (992 250 FCFA), d’où une variation de 208 500 F CFA, soit un taux de 26,60 %.
De cette analyse comparative de la grille du Niger et de celle proposée par le Snesup, la conclusion est que les rémunérations proposées dépassent largement les salaires de la grille du Niger, qui est son pays de référence où la hiérarchie comporte les quatre corps (assistant, maître assistant, maître de conférences et professeur titulaire), où les enseignants s’inscrivent sur les listes d’aptitude du Cames et n’avancent pas par décret, mais sur la base de leur productivité (recherche et publications).
A l’analyse, on comprend aisément pourquoi, le chef de l’Etat et le gouvernement se sont montrés prudents à satisfaire dans l’immédiat toutes les doléances des syndicats évaluées à plus d’une dizaine de milliards de F CFA. Ils ont déclaré, à maintes reprises, que l’Etat a donné ce qu’il pouvait se permettre immédiatement. Le reste devant faire l’objet de planification. C’est tout le sens du Plan décennal de développement de l’enseignement supérieur, dont le début de la mise en œuvre de la première phase (2011-2015) est prévu en 2011.
Les syndicats, dont les membres prétendent constituer une partie de l’élite de notre pays doivent comprendre le message de leurs partenaires, les soucis des différentes composantes de notre nation et lever le mot d’ordre de grève, tout en continuant à revendiquer et négocier, le Gouvernement ayant laissé "la porte ouverte" dans le cadre de la formulation et de la mise en œuvre du plan de développement de l’enseignement supérieur.
Cheickna Traoré
(Lafiabougou)

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BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL
Sidi Sosso Diarra promet un rapport explosif
Dans une interview accordée à Jeune Afrique datée du 6 juillet 2010, le Vérificateur général, Sidi Sosso Diarra aborde plusieurs points concernant sa mission, ses déboires et ses futures ambitions. Mais ce qui capte le plus est l’avant-goût du rapport 2009 qu’il remettra au chef de l’Etat ce 19 juillet. Un document qui va faire trembler la République avec son cocktail de sujets abordés.
Le rapport 2009 dont la première copie sera remise au chef de l’Etat le 19 juillet et aux différents présidents des institutions de la République est un cocktail explosif. Sidi Sosso Diarra s’est attaqué à "l’Initiative riz" du Premier ministre Modibo Sidibé. Mais l’abordage de ce sujet n’a pas été sans problème, aux dires du Vérificateur général. "Un gros problème rencontré est la non-comptabilité des fonds de la Primature, contrairement à ce qui se passe au Burkina Faso, par exemple, où il est question de la justification de certains fonds", a-t-il fait remarquer.
Fait partie des dossiers explosifs promis par Sidi Sosso Diarra, la privatisation de l’Huicoma, qui selon lui, "contient beaucoup de zones d’ombres" et dont l’enquête a été réitérée par les députés. "Vous le voyez, ce rapport risque d’être iconoclaste et de faire du bruit", a commenté le Vérificateur général.
Cerise sur le gâteau : l’audit des directions régionales du trésor et la comptabilité est révélé dans le futur rapport. Bamako, déjà vérifié en 2008, n’est pas sur la liste rouge. "Il y a beaucoup de mauvaise surprise… Le gros problème c’est que le ‘côté dépense’ est informatisé, alors que le ‘le côté recette’ est encore à l’âge de la pierre", a indiqué Sidi Sosso Diarra.
Ce rapport, qui constitue le cadeau d’adieu de Sidi Sosso Diarra dont le mandat de 7 ans prend fin en mars 2011, sera suivi d’un tout dernier. Celui-ci fera le bilan de son septennat au BVG, a-t-il jugé.
Abdrahamane Dicko

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CHRONIQUE D’IBA
L’extraordinaire Coupe du monde africaine
La première Coupe du monde organisée sur le continent noir a battu bien des records et l’univers du ballon rond nous a montré d’autres facettes moins glorieuses.
Cette Coupe du monde africaine avait tout pour émerveiller et faire vibrer le continent entier : d’Alger à Johannesburg, de Dakar à Addis-Abeba. Pourtant, ce projet n’a pas été un long fleuve tranquille. Très tôt, des voix se sont fait entendre sur l’incapacité des "Sudaf" à exécuter les travaux à temps. Par ailleurs, la crise financière, la poussée de la violence, les attaques contre la communauté zimbabwéenne ont fait craindre le pire, mais les autorités locales n’ont jamais baissé les bras. Bien au contraire, les stades, les infrastructures routières et d’accueil ont été réalisés. Des milliers d’agents ont été formés afin de garantir la sécurité des footballeurs et de leurs supporteurs.
La fête devait donc être belle ! Des artistes du monde entier, Shakira en tête, avec sa reprise sans autorisation de "Zangaléwa" sous l’appellation "waka waka", a fait monter la température. La Fondation Mandela, aussi, a confirmé la participation du "patrimoine mondial" au match inaugural. Un rendez-vous manqué suite au décès tragique de son arrière petite-fille, Zenani Mandela, à la sortie du concert de coup d’envoi du mondial. Incroyable !
De tout ce monde, il a fallu que le sort s’acharne sur cette petite. Madiba n’assistera pas au match d’ouverture. Contre mauvaise fortune bon cœur. C’est peut-être le sacrifice qu’il fallait pour que tout se déroule bien. Zenani a peut-être évité à son arrière grand-père, à la santé fragile, une grosse fatigue qui aurait pu lui être fatale, who knows ?
Le Mondial commence mal pour les Africains. Des six pays participants, cinq se font remercier sans management dès la première étape. L’Afrique du Sud entre dans l’histoire en devenant le premier pays organisateur à sortir dès le 1er tour. Walaî, pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur les Noirs ? Bref, il ne reste plus que le Ghana et l’Afrique s’aligne derrière elle prouvant ainsi que nous sommes aptes à nous unir.
C’est la magie du foot, je ne vous apprends rien ! Le Ghana, déjà une fierté par sa bonne gouvernance, est en phase d’inscrire le continent dans les annales de la Coupe du monde. Le rouge, le jaune étoilé et le vert de son drapeau maquillent désormais les capitales africaines et même les townships de Soweto où les bambins commencent à idolâtrer les jeunes joueurs descendants de Kwame Nkrumah.
Cela dit, le Ghana reste un pays africain, les Black Stars sont à l’image du continent souvent incapable de saisir l’histoire, incapable de transformer un penalty en but. Tous les marabouts d’Afrique réunis, toutes les prières, la forte présence et les encouragements de dignitaires africains au Soccer City Stadium n’ont pas permis à Gyan de marquer ce tir direct obtenu suite au geste criminel de Luis Suarez, qui par pure indélicatesse, je pèse mes mots, a interdit à l’Afrique de rentrer dans l’Histoire.
Ce défenseur antisportif uruguayen a fait sortir de ses mains le ballon de la ligne de but du gardien Fernando Mulsera. Eh Allah ! Il n’a pas mesuré ce que ce point représentait pour tout un continent. Il allait cicatriser un siècle d’échec, renforcer les liens de fraternité qui nous lient.
Que la Fifa revoit les règles du football international pour que plus jamais la tricherie ne l’emporte sur l’effort et le mérite. Durant cette Coupe, les faux jugements, les erreurs d’arbitrage ont causé plus que de la colère, des crises cardiaques à travers le monde. Ne serait-il pas temps de donner la possibilité aux arbitres de recourir à la vidéo ? Ne me dites surtout pas que tous les Etats n’ont pas les moyens de s’équiper pendant que des joueurs gagnent des millions d’euros par mois.
En parlant de joueurs multimillionnaires, j’aurais tellement souhaité que la France de Nicolas Sarkozy s’inspire des politiques africaines pour une fois. Le Nigeria voulait interdire à son équipe de football de participer à toute compétition internationale pendant deux ans afin de restructurer son jeu. Dans un passé pas très lointain, les Eléphants de Côte d’Ivoire, suite à leur mauvaise prestation à la Can-2000, ont été internés par le général Robert Gueï dans le camp militaire de Zambakro pour avoir fait "la honte de la nation". Au lieu de laisser les Bleus tranquillement rentrer chez eux, certains par jet privé et qui s’empresseront sans doute d’aller se consoler dans les bras des Zahia de la République, il aurait fallu les faire suivre une formation de patriotisme et des cours d’éducation civique. C’est quoi ces joueurs qui s’insultent et se martyrisent ?
L’image de cette équipe française, majoritairement black, retournant dans le car de l’équipe de France ne cesse de parasiter mes pensées. Heureusement, qu’il n’y a pas que les Noirs qui ont disjoncté en Afrique du Sud. Toujours au sein des Tricolores, Raymond Domenech, le coach décrié, prié depuis des mois de rendre son tablier, a livré son show : provocations habituelles, arrogance à l’égard de la presse, refus de serrer la main de l’entraîneur des Bafana-Bafana, l’équipe nationale du pays organisateur. Ça fait des records !
Que le Ghana sèche ses larmes. L’Uruguay rentrera dans le Guiness des records en devenant le pays le plus détesté par tout un continent, un milliard d’habitants en l’espace d’une seconde. Les joueurs de la Celeste n’iront nulle part ! Vous vous rappelez la main de Thierry Henry contre l’Irlande ? Vu le résultat des enfants de Roselyne Bachelot, il lui aurait mieux fallu garder sa main dans la poche. A partir de cette faute, tous les éléments se sont mis en place pour que les Bleus perdent : la pression médiatique, la presse assassine, Rama Yade et l’hôtel de luxe, Domenech…
Il y aura une justice et nous ne nous contenterons pas d’avoir organisé le 1er Mondial en terre africaine. Cela a pris près d’un siècle. Que dame Coupe du monde revienne vite, peut-être en Afrique de l’Ouest ou en Afrique centrale pour des raisons d’accessibilité. Et l’Afrique se réunira derrière ses nations, car désormais nous avons une revanche à prendre.
Birama Konaré

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SPECULATION FONCIERE, CORRUPTION…
De forts soupçons sur le maire de Kita
Le maire de Kita, Sory Dabo, est accusé par la jeunesse de la ville de spéculation foncière. Le Conseil des jeunes (CNJ-Kita) vient de lui adresser une lettre pour réclamer l’arrêt des travaux de construction de magasins sur une place publique.

A Kita, comme partout au Mali, la moindre parcelle fait aujourd’hui l’objet de spéculations de la part de prédateurs fonciers. Dans la pratique, les mairies et les services techniques de l’Etat sont indexés sans que la responsabilité soit située. Les Etats généraux du foncier initiés par les autorités pour juguler le fléau, ont été un forum au vu de ce qui se passe sur le terrain.
Le maire de la Capitale de l’arachide, Sory Dabo, est en mauvais termes avec la jeunesse qui s’oppose aux travaux de construction de la voie située au nord ouest de la tribune officielle qui abrite des manifestations officielles et le terrain de sport municipal. L’espace sert de parking à l’occasion des manifestions publiques et sa vente va visiblement obstruer l’accès déjà bloqué par des magasins construits de part et d’autre.
La construction des magasins supplémentaires sur cette place est aujourd’hui décriée par le Conseil local des jeunes (CNJ-Kita) qui vient d’adresser au maire une lettre de protestation exigeant l’arrêt immédiat des travaux.
" M. le maire on voyait en vous un maire qui allait développer la ville de Kita à travers d’autres stratégies qui ne sont pas la vente illicite et abusive des parcelles qui devraient servir la population dans l’intérêt de tous", écrit le CNJ-Kita dans sa correspondance.
Le CNJ demande l’annulation pure et simple de l’opération de vente de l’espace qui fait présentement l’objet d’aménagement par des "grands" commerçants de la place. La correspondance du CNJ invite enfin Sory Dabo à se conformer à son programme de campagne pour que la paix et la quiétude règne dans la capitale de l’arachide.
Corruption
Selon un conseiller du maire, les chefs de quartier s’étaient opposés à l’initiative de Sory Dabo de vendre la parcelle. Mais, ces derniers, regrette le conseiller, observent présentement un silence sourd.
" Le maire a envoyé une enveloppe de 50 000 F CFA à chacun des chefs de quartier et je peux vous confirmer que seul un d’entre eux du nom de Niama Tounkara a refusé de percevoir ces sous avant de réitérer son soutien à la jeunesse", révèle le conseiller au maire.
Cette affaire de vente abusive de parcelle vient s’ajouter à d’autres jugées plus graves par des Kitois. En effet, l’aménagement du marché de Nafala à Kita a suscité un tollé suite à la construction de 36 hangars dont une trentaine seraient vendus à des commerçants.
Or, la mairie avait promis d’installer sous ces hangars les femmes vendeuses de légumes qui étaient installées au bord des voies publiques. Il faut rappeler que ces dernières avaient été déplacées, manu militari pour occupation illégale de voie publique.
A Kita, il est également reproché à la mairie de grignoter dans l’espace du cimetière de la ville. Toutes ces accusations contribuent à éloigner la mairie de sa population et surtout alimentent une tension sociale qui pourrait révoltée la frange juvénile qui n’a pas encore digéré la transformation de son foyer en gare routière.
Amadou Waïgalo

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AMENAGEMENT DES ZONES INDUSTRIELLES AU MALI
" L’AZI-SA a le monopole"
L’aménagement des zones industrielles au Mali est dévolu à la seule Agence pour l’aménagement des zones industrielles, une société anonyme (AZI-SA).
Le litige foncier qui oppose AZI-SA à la Société de viabilisation, d’industrialisation et de cession (Sovic) à Kayes pour l’aménagement de la Zone industrielle de cette ville serait dû à un laxisme de l’Etat et à une volonté délibérée de Sovic de transgresser les textes en matière domaniale et foncière, affirme une source proche de l’AZI-SA.
Selon les textes, ajoute-t-elle, seule AZI-SA détient le monopole de l’aménagement des zones industrielles au Mali. Ce monopole découle, poursuit-elle, de la convention signée entre l’Etat et AZI-SA le 25 juillet 2002 dont l’article 1er précise que "l’Etat du Mali confie à l’Agence pour l’aménagement des zones industrielles (AZI-SA) l’aménagement en ses lieu et place et pour son compte de toute zone industrielle au Mali".
Pour des autorités d’AZI-SA, la Sovic ne peut donc prétendre aménager la Zone industrielle de Kayes et tout ce qu’elle prétend avoir réalisé l’a été dans l’illégalité. "L’agrément et tous les autres documents dont se prévaut Sovic ne peuvent lui donner droit à la délimitation, au bornage, au balisage aux levées topographiques de la Zone industrielle de Kayes car Sovic ne détient pas le titre foncier mais bien AZI-SA depuis mai 2005 alors que la Sovic n’était pas encore créée", précise le PDG de l’Agence, Yacouba Traoré.
Du reste, ajoute-t-il, les travaux de délimitation, de bornage et de balisage ainsi que les levés topographiques pour l’établissement du titre foncier de la Zone industrielle de Kayes ont été réalisés par AZI-SA à travers le cabinet de géomètre expert Carto Service installé à Sogoniko immeuble Puma.
Pour ce faire, il a fallu à AZI-SA, créée en 2000, d’attendre plus de deux ans pour avoir l’accord préalable du ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme. Ces travaux ont été inscrits dans le programme de travail du gouvernement pour le second trimestre 2005 du ministère de la Promotion des investissements et des Petites et moyennes entreprises.
Le PDG reconnaît cependant qu’une relecture des textes est en cours pour permettre à d’autres sociétés comme la Sovic d’intervenir dans l’aménagement des zones industrielles. "Mais en attendant aucune société autre qu’AZI-SA ne peut intervenir dans le domaine".
L’Agence pour l’aménagement des zones industrielles est une société dont le capital est reparti entre l’Etat (40 %), les collectivités locales (20 %), la Fédération nationale des employeurs (15 %) la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (15 %), l’Ordre des ingénieurs conseils du Mali (5 %), l’Ordre des géomètres-experts du Mali (5 %). Les missions de l’Agence telles qu’elles ressortent de ses statuts et de la convention sont : l’identification, la délimitation, le bornage de terrains à vocation industrielle au Mali avec les services techniques compétents, l’aménagement et la réhabilitation des zones industrielles, la construction de bâtiment pour le compte des promoteurs industriels, l’aménagement d’espaces et d’équipements marchands pour les artisans et petits métiers, les parcs et foires d’exposition.
Malgré son statut de société anonyme, AZI-SA est un organisme personnalisé de l’Etat avec une mission de service public prononcée. Compte tenu de cette spécificité et de sa zone d’intervention, notamment le domaine privé de l’Etat, une convention a été nécessaire pour régir ses relations avec l’administration.
Denis Koné

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SIKASSO
La Semaine régionale artistique et culturelle
Du 3 au 10 juillet 2010, les jeunes et artistes des sept cercles de la 3e région se rencontrent dans la Cité du Kénédougou dans le cadre de la Semaine régionale artistique et culturelle.
La Semaine des arts et de la culture est un rendez-vous qui favorise la promotion des valeurs culturelles en permettant de perpétuer les chants, danses et rythmes traditionnels, l’art et les objets traditionnels en voie de disparition ou de déperdition.
Les acteurs des différentes localités (Bougouni, Koutiala, Kolondiéba, Yorosso, Kadiolo, Yanfolila et Sikasso) vont s’affronter dans 7 disciplines : orchestre locale, pièce de théâtre, solo de chant, ballet à thème, ensemble instrumental, chœur et danse traditionnelle. Initialement prévue à Kolondiéba, la Semaine a été déplacée à Sikasso pour défaut de locaux devant abriter les compétitions.
C’est le samedi 3 juillet à la tribune du Mamelon et en présence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le Pr. Tiémoko Sangaré, que Kamakily Sissoko, conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Sikasso, a lancé la Semaine.
Etaient aussi présents les honorables députés de la région, le président de l’Assemblée régionale et ceux des cercles. Le parrain de la Semaine, Moussa Koné, PDG des hôtels "Maïssa", s’est dit heureux du choix porté sur sa modeste personne. La cérémonie a été ponctuée du défilé des différentes troupes accompagnées par certaines associations et groupements des jeunes et des femmes.
Les troupes vont se succéder sur la scène durant une semaine, chacun en faisant valoir son patrimoine propre au fil des nuits sous l’œil vigilant d’un jury composé des spécialistes des arts et de la culture.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)
(stagiaire)

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ALLEMAGNE-ESPAGNE
Qui jouera la finale ?
Pour le duel 100 % européen de la demi-finale du Mondial de cet après-midi au stade de Durban, entre l’Allemagne et l’Espagne, difficile de prédire l’équipe vainqueur qui jouera la finale du dimanche prochain au stade de Soccer City de Soweto.
Un match beaucoup plus ouvert sans doute et spectaculaire. Il y a deux ans, l’Espagne avait battu (1-0) en finale de l’Euro, l’Allemagne. L’auteur du but, Torres, se fait jusque-là discret. Il n’a pas marqué le moindre but, ce qui est d’ailleurs à l’image de sa saison perturbée par des blessures à Liverpool. Mais l’entraîneur Vicente Del Bosquet lui fait confiance.
Espagne-Allemagne est une affiche de rêve pour Iker Casillas. "Je pense sincèrement que l’Allemagne est la meilleure équipe du Mondial. C’est une équipe très jeune. Elle a battu l’Angleterre (4-1) et l’Argentine (4-0). Ça veut dire qu’elle est vraiment très forte. Pour nous, c’est une grande satisfaction d’être en demi-finale. Nous sommes contents pour tous les Espagnols qui doivent être heureux. Contre le Paraguay, le match a été difficile, mais on est bien, surtout il ne faut pas penser à la finale. Avant ça, il y a l’Allemagne".
Espagne-Allemagne, cet après-midi devant plus de 70 000 spectateurs promet. Six joueurs allemands et sept joueurs espagnols étaient de la finale de l’Euro, il y a deux ans à Vienne (Autriche). Ils vont se retrouver sur la pelouse du très beau stade Moses Mabhida de Durban. Mais Casillas et sa défense sont avertis et devront être au maximum contre les Allemands qui marquent beaucoup de buts. Et pour les poulains de Del Bosquet, ce match se présente très bien puisqu’il y aura ni suspendus ni blessés. Selon les médias espagnols, cette équipe d’Allemagne qui a mis 4-0 à l’Argentine, fait peur au pays.
L’Allemagne, qui a disputé sept finales et s’est présentée à onze reprises dans le dernier carré, visera un quatrième sacre dimanche prochain. Mais pour cela, il faudra franchir l’étape espagnole. Dans l’équipe de la Nationalmanschafft, la plupart des cadres ont déjà un Mondial dans leurs jambes, c’est le cas du capitaine Philip Lahm et de Schweinsteiger. C’est une équipe qui a démoli méthodiquement l’équipe d’Argentine.
Pour la Roja, c’est quelque chose de nouveau. Reste à savoir comment les Espagnols vont supporter cette pression. Certes, ils ont déjà gagné l’Euro-2008, après il faudra voir aussi l’obligation d’une revanche pour les Allemands par rapport à cette finale perdue. L’Espagne ce jour, avait très clairement paru supérieure. Torres est très critiqué, Vicente Del Bosquet l’a encore confirmé il fera partie des onze de départ. "On espère d’ici qu’il refera le coup de la finale du dernier Euro", déclare un confrère du quotidien sportifs espagnol "Marca". L’Espagne aura besoin de tous ses cadres, l’Allemagne sera privée de Thomas Muller. Muller, jeune de 21 ans, issu du centre de formation du Bayern de Munich, est l’une des révélations de l’équipe d’Allemande puisqu’il a inscrit aussi 4 buts.
Il devrait être remplacé logiquement par Piotr Trochowski de Hambourg.
Boubacar Diakité Sarr

S. E. JORGE FRANCATO, AMBASSADEUR DU BRESIL A PRETORIA
" On est éliminé, mais la vie continue…"
C’est un diplomate brésilien très amer mais fair-play que nous avons rencontré et qui parle des poulains de Carlos Dunga, juste après l’élimination de la Seleçao par les Orange en quart de finales du Mondial. Jorge Francato, ambassadeur du Brésil en Afrique du Sud avec qui nous avons suivi le match en direct sur l’écran géant installé au cœur de l’exposition dénommée "Maison Brésil", se confie à nous.
Les Echos : Cette élimination fait mal ?
Jorge Francato : Oui, on a perdu le match, éliminé du coup de la compétition, mais la vie continue et ce sera ici que ça va recommencer avec la Maison Brésil en prélude à la prochaine Coupe du monde que notre pays devra organiser. Ce sera une belle Coupe du monde et j’espère que l’équipe brésilienne sera à la hauteur.
Les Echos : Selon vous qu’est-ce qui n’a pas marché ?
J. F. : On a marqué en première mi-temps avec une belle prestation de l’équipe. Mais en seconde période, elle a laissé des initiatives à l’adversaire qui en a profité. Les Pays-Bas ont marqué la 2e mi-temps et ont été récompensés par une égalisation et le but de la qualification. C’est le football ou la balle roule pour tout le monde. Souvent on gagne, souvent on perd aussi. On espère que la prochaine fois, le Brésil se comportera autrement. C’est le plus important.
Les Echos : Avez-vous d’autres appréhensions ?
J. F. : Non, on suivra les autres équipes et on continuera la fête ici à la Maison Brésil. Nous continuerons notre programme habituel avec l’arrivée dans les jours à venir de S. E. le président Lula.
Les Echos : Connaissez-vous le Mali et son football ?
J. F. : Oui, les diplomates se rencontrent et discutent de leurs pays. Je me rappelle encore il y a quelques mois, le président malien était au Brésil et je sais également par le passé que le Mali a affronté le Brésil dans les catégories de jeunes.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

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