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2010
Mois de
juillet
Les
Echos du 6 juillet
REFORME
DES TEXTES FONDAMENTAUX
Le RPM propose…
Le bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (RPM) a organisé dans
le cadre de l’exécution de son plan d’activités 2010
un atelier en partenariat avec la Fondation Centre malien pour le dialogue inter
partis et la démocratie (CMDID) sur le thème "la relecture
des textes fondamentaux". A l’issue de l’atelier le parti du
Tisserand a fait savoir ses points de vue sur certains articles des textes fondamentaux.
La Constitution du 25 février 1992, la loi n°06-044 du 4 septembre
portant loi électorale, la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant
charte des partis politiques en République du Mali et la loi n°047
du 13 juillet portant statut des partis politiques de l’opposition ont été les
textes sur lesquels les travaux de l’atelier du RPM, le week-end dernier,
ont portés.
A l’issue de l’atelier, le RPM a regretté que le projet de
texte de révision constitutionnelle du Comité d’appui aux
réformes constitutionnelles (Cari) ne soit jusque-là disponible
et soumis à un très large débat. Le parti que dirige Ibrahim
Boubacar Kéita a demandé d’inscrire parmi les clauses non
révisables de la Constitution la durée et le nombre de mandat du
président de la République.
Il a recommandé de compléter l’article 30 de la Constitution
du 25 février 1992 par la disposition "en aucun cas, nul ne peut
exercer plus de deux mandats". Le RPM propose que le Premier ministre soit
choisi au sein de la majorité parlementaire pour conforter le fait partisan
et le fait majoritaire. En conséquence, le Premier ministre, chef du gouvernement
et responsable devant l’Assemblée doit déterminer et conduire
la politique.
Sur le Haut conseil des collectivités territoriales, le RPM demande d’abord
une évaluation avant toute suppression étant donné qu’il
est l’institution suprême dans l’architecture institutionnelle
des collectivités territoriales à vocation de représentation
nationale et de promotion de la décentralisation.
En ce qui concerne le Sénat, le RPM s’interroge sur la pertinence
de sa création et son coût/efficacité. Le parti aux couleurs
vert et or approuve en revanche la proposition du Cari de supprimer la Haute
cour de justice comme institution de la République et recommande d’en
faire une véritable juridiction ainsi que la dissociation du régime
de sanctions des infractions commises par le président de la République
et celui des infractions commises par les membres du gouvernement dans l’exercice
de leurs fonctions.
Les pours et contres
Le RPM rejette la création de l’Agence générale des élections
(AGE) comme structure unique et pérenne d’organisation des élections
au Mali. Il propose par contre le maintien de l’administration dans un
rôle d’assistance technique et d’organisation matérielle
de l’ensemble des opérations électorales, référendaires
et la création d’une autorité administrative (Céni
ou AGE), chargée de la supervision, du suivi, du contrôle rigoureux
de toutes les opérations électorales et référendaires
ainsi que de la centralisation, du dépouillement et de la proclamation
des résultats des élections.
Il propose la participation des partis politiques à la composition et à la
procédure de désignation des membres de l’autorité administrative
indépendante qui seront choisis sur la base de critères de compétence,
d’intégrité et d’expérience.
Sur la charte des partis politiques, le RPM rejette le projet de réforme
du Cari relatif à la levée de la mesure d’interdiction de
militer dans les partis politiques des membres de la Cour suprême, de la
Cour constitutionnelle, des magistrats et des personnels des forces armées
et de sécurité. Le RPM est favorable à l’interdiction
des listes indépendantes.
Pour ce qui est du statut des partis politiques de l’opposition, le RPM
demande de mettre fin aux pratiques de marginalisation des partis politiques
de l’opposition, d’exclusion de leurs cadres par les pouvoirs publics.
Il recommande l’inscription du principe "l’opposition politique
et parlementaire" dans la Loi fondamentale et la loi portant charte des
partis politiques.
Denis Koné
Acceuil
LAFIABOUGOU
SECTEUR I
Un morcellement problématique
Un parking de voitures, situé à Lafiabougou secteur I, à quelques
encablures du terminus des Sotramas d’Hamdallaye, sur la route du lycée
Prosper Kamara est convoité par des spéculateurs fonciers. La population
y est farouchement opposée.
Les riverains du terminus des Sotramas à la frontière entre Lafabougou
secteur I et Hamadallaye ont été surpris de constater le démarrage
des travaux d’une fondation sur l’espace utilisé comme parking
par les résidents et d’aire de jeu pour les jeunes. La curiosité des
populations et leur attention ont été attirées par la présence
d’un groupe de policiers qui montaient la garde.
Pour acheter le silence des jeunes opposés au morcellement de leur espace,
les commanditaires de cette spéculation foncière ont tenté d’entreprendre
certains d’entre eux avec des espèces sonnantes et trébuchantes.
Cette entreprise de corruption flagrante a échoué, car ce sont
ces mêmes jeunes qui ont refusé de se laisser soudoyer en dénonçant
leurs corrupteurs.
La délégation spéciale de la mairie de la Commune IV saisie
par les notabilités du quartier a dit tout ignorer de cette affaire. Le
mandat de la délégation spéciale qui est temporaire (six
mois renouvelables une fois) ne l’autorise pas à gérer le
foncier.
Les populations de Lafiabougou secteur I n’ont pas encore trouvé la
vraie identité de leurs spéculateurs ni leurs commanditaires. Les
jeunes qui restent mobilisés sont prêts à tout pour sauvegarder
leur espace. Cette zone restée inviolable depuis plusieurs générations
résistera-t-elle encore pour longtemps aux prédateurs de la terre
?
Abdrahamane Dicko
Acceuil
BRUITS
SOURDS
ATT étoffe sa communication
Pour des habitués de Koulouba ou du petit écran, le président
ATT a étoffé son service de communication. On remarque dans ses
audiences la présence de notre compatriote Benson Diakité, un jeune
retraité de RFI, du Sénégalais El Hadji Kassé, ancien
directeur général du quotidien gouvernemental sénégalais,
le "Soleil" et consultant en communication. A ces deux confrères
s’ajoutent Seydou Cissouma, Diarra Diakité, Issa Doumbia et Kader
Maïga. De source digne de foi, Benson Diakité, qui a mouillé le
maillot dans le staff de communication d’ATT lors de la présidentielle
de 2007, a été nommé responsable de la communication présidentielle.
ATT qui se plaint de la communication gouvernementale ratisse large pour assurer
ses arrières en 2012. Notre source ne nous a pas dit quel rôle joue
Seydou Cissouma, l’ancien titulaire du poste. Est-il promu à des
fonctions plus importantes ? Motus et bouche cousue.
L’année blanche de fait au supérieur
L’année blanche est déjà consommée à l’Université de
Bamako. Le gouvernement serait en train de trouver les mots justes pour l’annoncer.
Un vrai gâchis pour l’école malienne, les parents d’élèves
et l’Etat malien. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur
(Synesup), en grève depuis trois mois, n’a pas varié d’un
iota sur certaines de ses doléances majeures comme l’harmonisation
des salaires avec ceux de la sous-région. Toutes les négociations
de la société civile et des partis politiques se sont soldées
par un échec. Or, la validation de l’année académique
par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur
(Cames) est subordonnée à l’effectivité d’un
certain nombre d’heures de cours dans l’année. Pour les professeurs,
les acteurs de l’éducation et même le gouvernement, la perte
de temps n’est plus rattrapable.
Acceuil
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