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2010

Mois de juillet

Les Echos du 6 juillet

 

REFORME DES TEXTES FONDAMENTAUX
Le RPM propose…
Le bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (RPM) a organisé dans le cadre de l’exécution de son plan d’activités 2010 un atelier en partenariat avec la Fondation Centre malien pour le dialogue inter partis et la démocratie (CMDID) sur le thème "la relecture des textes fondamentaux". A l’issue de l’atelier le parti du Tisserand a fait savoir ses points de vue sur certains articles des textes fondamentaux.
La Constitution du 25 février 1992, la loi n°06-044 du 4 septembre portant loi électorale, la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques en République du Mali et la loi n°047 du 13 juillet portant statut des partis politiques de l’opposition ont été les textes sur lesquels les travaux de l’atelier du RPM, le week-end dernier, ont portés.
A l’issue de l’atelier, le RPM a regretté que le projet de texte de révision constitutionnelle du Comité d’appui aux réformes constitutionnelles (Cari) ne soit jusque-là disponible et soumis à un très large débat. Le parti que dirige Ibrahim Boubacar Kéita a demandé d’inscrire parmi les clauses non révisables de la Constitution la durée et le nombre de mandat du président de la République.
Il a recommandé de compléter l’article 30 de la Constitution du 25 février 1992 par la disposition "en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats". Le RPM propose que le Premier ministre soit choisi au sein de la majorité parlementaire pour conforter le fait partisan et le fait majoritaire. En conséquence, le Premier ministre, chef du gouvernement et responsable devant l’Assemblée doit déterminer et conduire la politique.
Sur le Haut conseil des collectivités territoriales, le RPM demande d’abord une évaluation avant toute suppression étant donné qu’il est l’institution suprême dans l’architecture institutionnelle des collectivités territoriales à vocation de représentation nationale et de promotion de la décentralisation.
En ce qui concerne le Sénat, le RPM s’interroge sur la pertinence de sa création et son coût/efficacité. Le parti aux couleurs vert et or approuve en revanche la proposition du Cari de supprimer la Haute cour de justice comme institution de la République et recommande d’en faire une véritable juridiction ainsi que la dissociation du régime de sanctions des infractions commises par le président de la République et celui des infractions commises par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.
Les pours et contres
Le RPM rejette la création de l’Agence générale des élections (AGE) comme structure unique et pérenne d’organisation des élections au Mali. Il propose par contre le maintien de l’administration dans un rôle d’assistance technique et d’organisation matérielle de l’ensemble des opérations électorales, référendaires et la création d’une autorité administrative (Céni ou AGE), chargée de la supervision, du suivi, du contrôle rigoureux de toutes les opérations électorales et référendaires ainsi que de la centralisation, du dépouillement et de la proclamation des résultats des élections.
Il propose la participation des partis politiques à la composition et à la procédure de désignation des membres de l’autorité administrative indépendante qui seront choisis sur la base de critères de compétence, d’intégrité et d’expérience.
Sur la charte des partis politiques, le RPM rejette le projet de réforme du Cari relatif à la levée de la mesure d’interdiction de militer dans les partis politiques des membres de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, des magistrats et des personnels des forces armées et de sécurité. Le RPM est favorable à l’interdiction des listes indépendantes.
Pour ce qui est du statut des partis politiques de l’opposition, le RPM demande de mettre fin aux pratiques de marginalisation des partis politiques de l’opposition, d’exclusion de leurs cadres par les pouvoirs publics. Il recommande l’inscription du principe "l’opposition politique et parlementaire" dans la Loi fondamentale et la loi portant charte des partis politiques.
Denis Koné

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LAFIABOUGOU SECTEUR I
Un morcellement problématique
Un parking de voitures, situé à Lafiabougou secteur I, à quelques encablures du terminus des Sotramas d’Hamdallaye, sur la route du lycée Prosper Kamara est convoité par des spéculateurs fonciers. La population y est farouchement opposée.
Les riverains du terminus des Sotramas à la frontière entre Lafabougou secteur I et Hamadallaye ont été surpris de constater le démarrage des travaux d’une fondation sur l’espace utilisé comme parking par les résidents et d’aire de jeu pour les jeunes. La curiosité des populations et leur attention ont été attirées par la présence d’un groupe de policiers qui montaient la garde.
Pour acheter le silence des jeunes opposés au morcellement de leur espace, les commanditaires de cette spéculation foncière ont tenté d’entreprendre certains d’entre eux avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Cette entreprise de corruption flagrante a échoué, car ce sont ces mêmes jeunes qui ont refusé de se laisser soudoyer en dénonçant leurs corrupteurs.
La délégation spéciale de la mairie de la Commune IV saisie par les notabilités du quartier a dit tout ignorer de cette affaire. Le mandat de la délégation spéciale qui est temporaire (six mois renouvelables une fois) ne l’autorise pas à gérer le foncier.
Les populations de Lafiabougou secteur I n’ont pas encore trouvé la vraie identité de leurs spéculateurs ni leurs commanditaires. Les jeunes qui restent mobilisés sont prêts à tout pour sauvegarder leur espace. Cette zone restée inviolable depuis plusieurs générations résistera-t-elle encore pour longtemps aux prédateurs de la terre ?
Abdrahamane Dicko

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BRUITS SOURDS
ATT étoffe sa communication
Pour des habitués de Koulouba ou du petit écran, le président ATT a étoffé son service de communication. On remarque dans ses audiences la présence de notre compatriote Benson Diakité, un jeune retraité de RFI, du Sénégalais El Hadji Kassé, ancien directeur général du quotidien gouvernemental sénégalais, le "Soleil" et consultant en communication. A ces deux confrères s’ajoutent Seydou Cissouma, Diarra Diakité, Issa Doumbia et Kader Maïga. De source digne de foi, Benson Diakité, qui a mouillé le maillot dans le staff de communication d’ATT lors de la présidentielle de 2007, a été nommé responsable de la communication présidentielle. ATT qui se plaint de la communication gouvernementale ratisse large pour assurer ses arrières en 2012. Notre source ne nous a pas dit quel rôle joue Seydou Cissouma, l’ancien titulaire du poste. Est-il promu à des fonctions plus importantes ? Motus et bouche cousue.

 

L’année blanche de fait au supérieur
L’année blanche est déjà consommée à l’Université de Bamako. Le gouvernement serait en train de trouver les mots justes pour l’annoncer. Un vrai gâchis pour l’école malienne, les parents d’élèves et l’Etat malien. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Synesup), en grève depuis trois mois, n’a pas varié d’un iota sur certaines de ses doléances majeures comme l’harmonisation des salaires avec ceux de la sous-région. Toutes les négociations de la société civile et des partis politiques se sont soldées par un échec. Or, la validation de l’année académique par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames) est subordonnée à l’effectivité d’un certain nombre d’heures de cours dans l’année. Pour les professeurs, les acteurs de l’éducation et même le gouvernement, la perte de temps n’est plus rattrapable.

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LOGEMENTS SOCIAUX
Le temps du dépôt des candidatures
2010 correspond à la sixième du dépôt des dossiers pour l’obtention d’un logement social. Lundi 5 juillet, en plus du retard pris dans le démarrage des opérations à cause des agents du Trésor qui ne sont arrivés une heure après l’heure "h", c’est sur place qu’il a été porté à la connaissance des postulants que la domiciliation devra être ajoutée aux dossiers.
Activité de l’Office malien de l’habitat (OMH), le marathon du dépôt des dossiers de candidature pour l’acquisition d’un logement social a recommencé hier ! Les dépôts cette année se font timidement pour un départ. Plus détaillés, plus "contraignants", les critères d’obtention de ces fameux logements sociaux sont de plus en plus difficiles à satisfaire.
Avec une once de chance d’avoir les logements sociaux, il faut être sûr d’avoir tous les dossiers en bonne et due forme. A chaque année, comme au DEF et au baccalauréat, il y a de nouveaux candidats qui s’ajoutent aux malchanceux de l’année précédente. Les novices sont constamment aidés.
Pour ne pas se tromper dans la constitution du document, il faut être un habitué du circuit et surtout être très sportif pour supporter les nombreux allés et venus au cas où la personne en face veuille vous aider.
Toutes les familles maliennes ont besoin d’un toit. Or, il n’est pas donné à tout le monde de construire, de par les moyens économiques, financiers et aussi de la situation sociale. Pour cette année, deux options de logement ont été ajoutées : le F4 et le F5 et aussi l’apport personnel qui atteint jusqu’à 2 500 000 F CFA.
Avec une population à majorité analphabète, les dossiers sous pli fermé posent problème. Autrement dit, ceux qui ne s’y connaissent pas ont une chance de moins.
A. T. est âgée d’une soixantaine d’années. Elle postule pour la deuxième fois. Pleine de foi, elle espère que cette fois sera la bonne : "C’est une bonne chose d’avoir une maison à soi, mais avec des critères de plus en plus contraignants, je prie doublement pour être parmi les heureux élus".
Son avis est partagé par beaucoup de candidats. Son fils qui l’accompagne, un journaliste, et deux autres dames déplorent la corruption qui a gangrené le système d’attribution des logements sociaux.
Secrétaire d’administration, C. F. C., mariée et mère de 4 enfants, en est à sa 6e participation. Amère, elle s’emporte : "Je croyais que ces logements étaient pour nous les fonctionnaires qui n’avons pas assez d’argent pour construire une maison et les autres démunis. Malheureusement, la politique a perdu de sa valeur. Les loyers coûtent de plus en plus chers. Ceux qui s’occupent de ces logements en ont fait une seconde source de revenu".
Vendeuse de brochettes à côté des bureaux de l’OMH depuis plusieurs années, Awa est, elle aussi, du même avis : "les logements n’ont plus rien de social".
Aminata A. Lah
(stagiaire)

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SOUTIEN A LA DEMOCRATIE
WADR aide des radios Jamana
Trois radios du groupe Jamana du Mali (Ségou, Koulikoro et Benkan) viennent de bénéficier d’un soutien technique de la part de la radio West Africa Democracy suite à la signature d’un partenariat entre le Groupe Jamana et la radio sous-régionale basée à Dakar au Sénégal.
Cet appui se présente comme suit : une moto, deux ordinateurs et leurs accessoires : hauts parleurs et onduleurs.
C’est le directeur général du groupe Jamana, Hamidou Konaté, qui a reçu ce matériel des mains d’Alexis Bies, responsable des programmes de la WADR, représentant le directeur général, Peter Kahler, en présence de quelques membres du personnel de Jamana.
Ce don est effectué selon les termes des accords avec les radios partenaires auxquelles la WADR avait promis de leur fournir aussi bien une assistance en équipement matériel mais aussi dans le domaine du renforcement des capacités de leur personnel qu’ils soient journalistes ou techniciens.
Ce projet d’appui aux radios communautaires de la sous-région fonctionne grâce à Osiwa Open Society Initiatives qui pourvoit aux fonds nécessaires pour son exécution.
La WADR a repris ses diffusions via satellite. Les radios partenaires qui recevront les émissions de la WADR grâce aux installations de réception choisiront les programmes à rediffuser dans leurs localités. Les radios partenaires de la WADR, quant à elles, proposeront des sujets d’intérêt sous-régional pour diffusion par la West Africa Democracy Radio.
La WADR est une radio internationale, établie par Osiwa pour travailler de concert avec un réseau de radios communautaires de la sous-région pour faciliter l’échange d’information et pour œuvrer pour la promotion et la défense de la démocratie et de l’établissement de sociétés ouvertes.
La WADR a signé des partenariats avec plus de trente radios en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone, en Gambie, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Elle diffuse ses programmes en français et en anglais depuis Dakar, la capitale sénégalaise où elle peut être suivie sur la fréquence 94.9, sur satellite vers le reste de l’Afrique. Ses programmes peuvent aussi être suivis sur Internet à : www.wadr.org.

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CONTRE LE BLANCHIMENT D’ARGENT
La Centif informe les principaux acteurs
La Cellule nationale de traitement des informations financière (Centif) a organisé, le lundi 5 juillet au CICB, un atelier de sensibilisation et d’information sur le régime de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à l’intention de la police, de la gendarmerie, de la douane et de la magistrature.
Après les hommes de médiats, la Centif a organisé le 5 juillet 2010 à Bamako une formation à l’endroit des agents de la police, de la gendarmerie, de la douane et des magistrats afin d’intensifier la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le blanchiment d'argent est l'action de dissimuler la provenance d'argent acquis de manière illégale (spéculations illégales, activités mafieuses, drogue, d'armes, extorsion, corruption).
Selon le représentant de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), le phénomène évolue et devient de plus en plus complexe.
Pour le représentant du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba), les policiers, gendarmes, douaniers et magistrats sont des acteurs privilégiés dans la lutte contre le blanchiment d’argent.
Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, Lassine Bouaré, dira que cet atelier s’inscrit au nombre du plan d’action de la Centif. Aux dires de M. Bouaré, l’atelier est un cadre idéal d’échange indispensable pour la réussite de la mission.
Le blanchiment d’argent a toujours des conséquences néfastes sur la société. En amont, il y a toujours une infraction sous-jacente, c’est-à-dire une activité dont le revenu est considéré comme de l'argent sale (prostitution, vente illégale de médicaments, trafic de drogue, corruption, détournement de fonds...)
Avec la lutte de plus en plus importante contre le blanchiment d'argent dans les banques et paradis fiscaux, ainsi que la levée du secret bancaire sur ordre de la justice, les criminels sont obligés de se tourner vers d'autres intermédiaires pour blanchir leur argent.
Les commerces comme la bijouterie et les entreprises d'import-export sont devenus les premières cibles du blanchiment d'argent.
Sidiki Doumbia

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SPORT ET MONDIAL AFRIQUE DU SUD
COUPE DU MALI/CSK-DJOLIBA AC : 2-0
Les Centristes, pour une première en finale de dame Coupe
Le doute qui caractérise la maison Rouge (joueurs, dirigeants et supporteurs) s’est, une fois de plus, confirmé le dimanche dernier dans la première demi-finale de la Coupe nationale du Mali qui l’a opposée au Centre Salif Kéita (CSK). Le CSK a éliminé le Djoliba AC par un score net et propre de 2 buts à 0 dans un stade Modibo Kéita rempli seulement au quart.
Dès le coup de sifflet, annonçant le début de la partie, de l’arbitre Ibrahim A. Haïdara à 16 h 30, le CSK s’est montré conquérant en menaçant les buts du Djoliba. Un tir cadré de Yacouba Niaré, à la 17e seconde de jeu, obligea le gardien Cheick O. Bathily à fermer l’angle de sa cage.
Cette alerte chaude devant les buts du Djoliba annonçait une partie emballée, mais ce ne fut pas le cas. Le CSK néanmoins va contrôler la direction du jeu par son organisation caractérisée par une circulation du ballon et une occupation rationnelle du terrain.
Le Djoliba n’a pas pour autant perdu la bataille du milieu tenu par un Guimballa Tounkara toujours volontaire et engagé. Les Rouges de Bamako arriveront même à sortir le nez de la marée jaune après les 20 premières minutes en portant son offensive devant les buts gardés par Mamadou Traoré (24e et 25e).
La partie s’équilibra jusqu’à la fin de la mi-temps. Les statistiques des tirs cadrés en faveur du CSK (deux contre un), en première mi-temps, se concrétiseront à la 48e par un but de Adama Diarra. Cheick O. Bathily a mal apprécié la trajectoire du coup de tête de l’attaquant centriste sur un corner venu de la gauche du camp Djolibiste. La partie était loin d’être finie.
Le Djoliba accroîtra dès lors son volume de jeu. Il bousculera la défense centriste mais sans jamais réussir le dernier geste. Aboubacar Magassa, dans l’axe de la défense du CSK, et ses camarades ont fait preuve d’omniprésence.
Après ce vent de la riposte qui a duré une vingtaine de minutes, le CSK, par Adama Diarra, pour la seconde fois, plantera la banderille à la 83e. Ce qui sonnera le glas dans le camp adverse. A 2-0 et à sept minutes de la fin de partie, le sort du Djoliba était scellé.
Le Djoliba, détenteur de la 49e édition de la Coupe du Mali et recordman des titres avec 19 trophées est ainsi éliminé en demi-finale de cette 50e édition qui marque le cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Aucun observateur n’était surpris de cette défaite des Rouges de Hèrèmakono quand on sait que les protégés de Kigoma Michel, coach du Djoliba, étaient sur une série de quatre matches sans un seul but.
Le CSK, pour sa part, trois fois demi-finaliste, jouera sa première finale de Coupe du Mali depuis sa création en 1993. Les Centristes, bien partis pour la conquête de dame Coupe du Mali, étaient partis préparer cette rencontre à Bougouni, qui dispose désormais d’une installation adéquate pour ce faire.
Le vainqueur de la deuxième demi-finale, Stade-Réal, est averti, les Centristes ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. Leur coach, Idrissa Kanté l’a dit : "Nous allons continuer à travailler".
Badri

DEMI-FINALES MONDIAL 2010
Vers un remake de la finale de 1974 ?
Les statistiques des buts marqués et encaissés depuis le début de la 19e édition de la Coupe du monde Afrique du Sud 2010 font des Pays-Bas et l’Allemagne les favoris des demi-finales qui commencent aujourd’hui par la confrontation Pays-Uruguay à 18h 30 au Cap.
En cinq rencontres, les Pays-Bas et l’Allemagne ont marqué respectivement 9 et 13 buts et n’ont encaissé respectivement que 3 et 2 buts. Quand les Néerlandais marquent plus d’un but par match, les Allemands, eux, en réussissent plus de deux.
Les adversaires de ces favoris, Uruguay et Espagne, ont chacun à leur actif 10 et 6 buts pour un passif de 3 et 2. Sur les 10 buts des Uruguayens, 4 ont été marqués sur penalty. C’est dire que les deux adversaires ont marqué seulement un but par match.
Mais là, ce ne sont que des tendances. Surtout que l’issue de certains matches ont déjoué plus d’un pronostic. Un but dans un match peut suffire pour remporter le gain de la partie. Ce ne sont pas les Allemands qui le démentiront, car la seule défaite, concédée par le Nationalmanchaft et contre la Serbie, est arrivée par un score de 1-0.
Uruguay/Pays-Bas : le face à face des duos
Ils ont pour noms Sneijder-Roben pour les Néerlandais et Forlan-Suarez pour les Uruguayens. Quel duo des deux équipes l’emportera ? Pas facile à trancher, mais autant les Oranje des Pays-Bas ont moins peiné pour arriver là, autant les Uruguayens ont échappé de justesse à la trappe des Black Stars.
On ne peut ignorer que la chance aussi, minime soit-elle, fasse partie des facteurs d’une victoire. Roben, gaucher mais qui évolue en faux ailier droit, tentera son traditionnel schéma qui d’ailleurs est compris par les adversaires. Seulement, c’est un joueur mobile, qui provoque et obtient le plus généralement des fautes.
A l’opposé, Diego Forlan, aussi mobile, préposé aux coups francs et autre situation standard, cherchera toujours à mettre son complice Suarez dans les meilleures conditions de marquer un but. Nous sommes partis pour une première demi-finale ouverte, mais indécise.
Allemagne-Espagne : revanche ou confirmation ?
Ce sont les Espagnols qui avaient battu les Allemands à la dernière finale de la Coupe d’Europe des nations. Un contentieux que le Nationalmanchaft n’est pas prêt d’oublier et qu’il faut vider. L’occasion, une demi-finale de Coupe du monde, est toute indiquée pour prendre une revanche sur les protégés de Vicente Del Bosquet, coach de l’équipe nationale d’Espagne.
Pour ce faire, Ozil et ses coéquipiers du bastion défensif allemand doivent trouver une solution à l’efficacité d’un certain David Villa, devenu le buteur attitré des Espagnols. Les champions d’Europe auront à cœur de confirmer leur suprématie sur le football du continent. Contrairement au jeune gardien allemand, Casillas manque de précision dans ses prises de balle. Ce qui peut lui jouer, à tout moment, un vilain tour.
Au sortir de ces confrontations, il ne serait pas étonnant de voir opposer en finale, les Pays-Bas à l’Allemagne. Une finale qui fera rejaillir des souvenirs de 1974 où Franck Beckenbauer avait remporté la coupe face à Johann Cruijff. Le contraire, Uruguay-Espagne illustrerait non seulement le retour du vieil Uruguay, premier détenteur de la Coupe du monde en 1930 mais aussi une consolation pour les Latino-Américains qui étaient arrivés à passer tous (5/5) le premier tour.
Badri

Ils ont dit…
Oscar Tabárez (sélectionneur de l’Uruguay) :
" Les gens qui croient à la destinée ont sans doute une explication pour ce qui s’est passé aujourd’hui, mais moi je n’en ai pas. C’était un match très dur. Nous n’avons pas bien joué, mais nous avons tenu le coup malgré des circonstances très compliquées. Nous avons encaissé un but en fin de première mi-temps et l’on nous a sifflé un penalty à la dernière seconde. Nous n’avons peut-être pas très bien joué, mais nous nous en sommes sortis avec les tripes".
Milovan Rajevac (sélectionneur du Ghana) :
" Le football est comme ça, c’est tout ce que je peux vous dire. C’était un match très difficile pour nous, parce que nous avions déjà joué 120 minutes contre les Etats-Unis en huitièmes. En fin de match, nous avons eu l’occasion d’entrer dans l’Histoire avec ce penalty. Il faut être fier de ce que nous avons accompli. C’est le sport et le résultat est juste. La chance a souri à l’Uruguay".
Diego Forlan (attaquant de l’Uruguay) :
" Nous avons énormément souffert, mais qu’importe ! Ce soir, nous faisons partie des quatre meilleures équipes du monde ! Mon tir au but ? J’ai eu envie de changer par rapport à d’habitude, mais finalement, j’ai tiré normalement. C’était indispensable de marquer, j’ai juste pensé à ça".
John Pantsil (défenseur du Ghana) :
" Je ne comprends pas ce qui est allé de travers et pourquoi on n’a pas pu se qualifier pour les demi-finales. Bien sûr qu’on est très déçus. On a eu beaucoup d’occasions et on a eu ce penalty de dernière minute pour marquer le but de la victoire. Je pense qu’aujourd’hui, ce n’était pas notre jour. Si ça avait été notre jour, on aurait marqué plutôt que d’obtenir ce penalty. On n’a pas eu de chance".
Propos recueillis par
B. D. S.

AMADOU DIAKITE SUR L’ELIMINATION DU GHANA
" Je suis très abattu"
" Je suis très abattu, mais il faut reconnaître que le Ghana s’est bien battu. Le football africain vient de rater un tournant important avec l’élimination du Ghana en quarts de finale du premier Mondial africain, alors qu’il avait la possibilité de passer en demi-finale n’eut été le penalty raté à la 120e", a déclaré le président de la commission des arbitres de la Confédération africaine de football (Caf).
" Il ne faut pas les en vouloir, nous sommes passés par toutes les étapes", a soutenu Amadou Diakité.
Le suspense devient insoutenable à la 120e, sur un cafouillage dans la surface, Luis Suarez arrête de la main une tête de Kwadwo Asamoah sur sa ligne. Il est logiquement expulsé et Asamoah Gyan, qui a déjà inscrit deux penalties dans ce Mondial, se présente aux 11 m pour envoyer le Ghana en demi-finale. Mais le tir de l'attaquant du Stade rennais heurte la barre et les deux équipes ne peuvent échapper à la séance des tirs au but, fatale aux Ghanéens. Enormes désillusions pour de nombreux supporters acquis à la cause du seul représentant africain de la compétition.
Toutefois, si le président de la commission des arbitres de la Caf, membre de la commission des arbitres de la Fifa qui est au Mondial en sa qualité de superviseur des arbitres du stade de Soccer City, est déçu de la prestation des cinq équipes africaines éliminées au 1er tour, il se dit réconforté par le parcours ghanéen. "Le Ghana a honoré le continent en se hissant en quarts de finale", renseigne-t-il.
" Nous devons tirer les leçons et travailler le long terme avec un bon encadrement technique pour nos équipes et je pense qu’avec l’exemple ghanéen, nous avons vu qu’il n’est pas loin pour qu’une équipe puisse aller encore loin", a indiqué M. Diakité.
L’Uruguay qui clame son ambition de retrouver sa gloire perdue, marche sur les traces de ses devancières, championnes du monde en 1930 et 1950 et demi-finaliste en 1970. Elle affrontera les Pays-Bas, tombeurs du Brésil (2-1), ce mardi en demi-finale au stade Green Point du Cap.
Boubacar Diakité Sarr

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