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2010

Mois de juillet

Les Echos du 5 juillet

 

IL FAUT LE DIRE

Réel et imaginaire
Face à la question du handicap, l’Etat, qui se doit aussi d’incarner des valeurs traditionnelles, fait des efforts certains. Des dons par-ci, des réalisations concrètes par-là sont notés au profit des handicapés. Aujourd’hui, plusieurs services, banques et commerces sont devenus plus accessibles aux handicapés moteurs grâce à certaines installations qui leur permettent de se rendre aux guichets ou aux caisses où ils sont prioritairement servis.
Que dire de certaines décisions de l’Etat comme l’opération de la cataracte qu’il assure gratuitement à l’instar d’autres maladies comme la lèpre et la réinsertion socioprofessionnelle de ceux qui en guérissent ! La liste n’est pas exhaustive, mais c’est tout simplement fantastique ! Il y a sur ce plan d’autres exemples tangibles de l’esprit de solidarité qui caractérise la société malienne, comme pour corroborer l’adage "bon sang ne saurait mentir".
Cependant, il y a loin de la coupe aux lèvres. On peut par exemple citer le cas de l’atelier de fabrication de craie, serpillière, balais de l’Union malienne des aveugles du Mali, source de revenu pour l’Institut, qui végète à cause de la mévente de sa production (on aurait dit une désinvolture) alors que les besoins de consommation sont là.
Aussi en soutenant au Handi-Forum de l’Uémoa, la semaine dernière à Bamako, que tous les handicapés diplômés maliens sont recrutés sans concours dans la fonction publique, l’hôte de la rencontre, le ministre du Développement social, pour le nommer, a, semble-t-il, généralisé la pratique avec quelques cas rares, aucune enquête n’étayant ses propos.
D’ailleurs, on se demande si le législateur a planché sur cette question et s’il a décidé. Dans l’affirmative, le MDSSPA aura alors du pain sur la planche puisque ce ne sont pas les handicapés diplômés sans emploi qui manquent. Mais qu’à cela ne tienne ! Car il est aisé de constater que malgré cette "avancée", les handicapés recrutés restent confrontés à des préjugés défavorables qui font que leur promotion est gelée, voire inexistante.
Alors que les nominations se font à la pelle, les Maliens peuvent à ce jour encore compter du bout des doigts les ministres, ambassadeurs, directeurs nationaux, PDG ou membres de cabinet handicapés. Ils ne sont qu’une infime minorité au mieux des cas. C’est un peu cela la partie fiction du discours du ministre.
Hélas ! Le handicap n’est pas que physique ; on oublie souvent qu’il peut être aussi mental, car des concitoyens, apparemment en bonne santé, dès qu’ils sont appelés à des responsabilités, deviennent fous d’argent et laissent prospérer la corruption, la gabegie, le népotisme. Vous avez dit handicap moral ? Pour plus de solidarité vis-à-vis des handicapés visibles, il est temps de les débusquer afin de mieux gérer les maigres ressources au profit de l’ensemble, handicapés ou non.
Gageons que de la même manière que les routes de l’espace de l’Uémoa, les résolutions de Handi-Forum obligeront tous les Etats-membres à une promotion sans fard des handicapés au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
A. M. T.

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ZONE INDUSTRIELLE DE KAYES
Litige entre AZI-SA et Sovic
La convention qui lie l’Etat à l’Agence pour l’aménagement des zones industrielles (AZI-SA) autorise implicitement d’autres initiatives en matière d’aménagement et de gestion des zones industrielles. Ce qui a motivé la création d’une société privée dénommée Société de viabilisation, d’industrialisation et de cession (Sovic). Mais il semble qu’il y a un monopole de fait. Jugez-en vous-même !
Enregistrée au Guichet unique du ministère de la Promotion des investissements et des Petites et moyennes entreprises sous le numéro 07-034/PI/CADSPC-GU le 12 septembre 2007, la Sovic a pour vocation l’aménagement et la vente des zones industrielles. Au regard de ce vaste chantier quasi inexploité de l’industrialisation du pays, son action vient en complément de celle de l’AZI-SA qui existe depuis 2002, mais qui tente maintenant de sortir la tête de l’eau et de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (Apim-Mali).
A la suite de l’accord écrit du conseil de la Commune rurale de Liberté Dembaya, de l’accord de principe des autorités administratives régionales et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, la Sovic a bénéficié également de l’autorisation écrite du département en charge du foncier et de l’avis de non-objection du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce pour aménager la zone industrielle de Diyala (Kayes). En plus, dans sa lettre n°85/MEIC-SG du 24 janvier 2008, le secrétaire général dudit ministère, sur ordre de son ministre disait ceci dans une correspondance adressée à la Sovic : "J’apprécie hautement votre démarche relative à l’aménagement des zones industrielles au Mali…"
C’est en vertu de toutes ces assurances que la Sovic, en rapport avec ses partenaires techniques et financiers a entrepris des travaux sur le site, notamment la délimitation, le bornage et les levés topographiques. Les démarches en vue du lancement officiel des travaux d’aménagement étaient très avancées.
Dans une correspondance adressée au gouverneur de Kayes, la Sovic demandait l’autorisation provisoire de lotir en vue de la pose de la première pierre par le président de la République, dans le cadre du cinquantenaire. C’est dans cette attente qu’est survenue la volte-face du ministre, faisant croire aux journalistes qu’un délai dont la Sovic n’a aucune référence lui aurait été donné pour aménager le site et qu’il ne l’aurait pas respecté.
Le ministre a imposé AZI-SA sur le site déjà affecté à la Sovic. Il a utilisé les données et les acquis réalisés par celle-ci au prix d’un passage en force et en réduisant à néant, par la même occasion, les investissements coûteux en accordant de fait un monopole à AZI-SA.
Kalifa Théra

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PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE
Le RPM se prépare pour les débats
Dans la perspective de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de révision constitutionnelle, les députés du groupe parlementaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) sont en atelier depuis samedi au stade du 26-Mars pour examiner le projet de constitution du Comité d’appui aux reformes constitutionnelles (Cari) c’est-à-dire le rapport Daba Diawara.
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita en présence de plusieurs membres du bureau politique national (BPN), de militants et sympathisants du parti du Tisserand.
Cet atelier, à l’intention des députés RPM, est organisé en partenariat avec la Fondation CMDID. Il a pour objectif de renforcer les capacités du groupe parlementaire non pas seulement pour mieux examiner le projet de loi de révision de la Constitution mais aussi des autres projets notamment le code de la personne et de la famille.
Il s’agira, pour le RPM, de formuler le point de vue du parti sur les principales propositions contenues dans le projet de réformes politiques du président ATT et préparer les députés à "défendre avec responsabilité et fidélité" ses positions lors des débats.
Ainsi au cours des travaux, les participants vont-ils s’interroger sur l’opportunité de la révision constitutionnelle, sur l’initiative du chef de l’Etat en fin de second et dernier mandat de réviser la Constitution et les risques qu’il y a.
D’autre part, les députés tenteront de décortiquer la pertinence et la performance du projet si celui-ci ne renforce pas la légitimité des structures publiques. L’impact économique des réformes sur le budget et sur le contribuable sera également un autre sujet que les députés vont examiner.
Denis Koné

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ADAMA SANGARE, MAIRE DU DISTRICT DE BAMAKO
" L’Anneau Sotrama exige un sacrifice pour plus de confort"
A propos de l’Anneau Sotrama, qui vise une plus grande fluidité et mobilité dans la capitale, le maire du district a accepté de nous entretenir. Il décortique ci-dessous le projet, nous parle de son bien-fondé, des acquis et de ses bailleurs de fonds. En attendant, Adama Sangaré invite ses administrés à la patience et à un petit effort. Il promet qu’ils apprécieront le résultat à partir de mars 2011. Interview.
Les Echos : Depuis quelques années, Bamako est devenue une ville en chantier. Beaucoup de travaux sont lancés y compris ceux qui concernent l'amélioration de la circulation. A ce niveau, on entend parler d'Anneau Sotrama. Qu'est-ce que c'est et quel est l'objectif visé ?

Adama Sangaré : L’Anneau Sotrama n’est autre chose qu’une composante du Projet sectoriel II des transports. D’une manière générale, il englobe la réfection des voies urbaines, les quais fluviaux de Diafarabé, Ké-Macina, Ténenkoun et autres. L’Anneau Sotrama, comme son nom l’indique, est une route circulaire à l’intérieur de Bamako qui permettra de fluidifier la circulation dans le transport urbain pour ce qui est des bus et Sotramas. Ceux-ci ne doivent plus être vus sur les mêmes routes que les motos, gros porteurs, etc. C’est un projet initié par la mairie du district pour le confort des populations par la fluidité routière. Ces mêmes populations, pour décongestionner la voie du centre-ville, doivent laisser leurs véhicules à la maison, pendant des moments.

Les Echos : Depuis le lancement du projet Anneau Sotrama, quels sont les acquis enregistrés sur le terrain ? Quelle est la durée du projet ?
A. S. : Les objectifs visent plus de fluidité, de mobilité urbaine et de modernisme dans la ville de Bamako. Qui dit modernisme, dit désengorgement, beaucoup d’aires pour les piétons et les stationnements de véhicules, pour une meilleure visibilité dans le cadre de la circulation routière. Les acquis sont énormes.
Un certain nombre de voies ont été aménagées depuis le début du programme. L’ensemble des 9 voies piétonnes a été aménagé. Nous avons pu négocier le départ des riverains des équipements pour leur réalisation. A ce niveau, nous avons passé plus d’un an de négociations pour faire construire la voie piétonne au niveau de la cité des chemins de fer où il y avait une mosquée. Les choses n’ont pas été faciles, mais, aujourd’hui, la sortie de voies a été faite et nous avons reconstruit complètement la mosquée qui était touchée.
Les fidèles de ladite mosquée ne cessent de bénir le projet. Partout où la circulaire doit passer, il y a le renforcement de la chaussée. Ce sont là quelques acquis avec la dégradation de la chaussée qui prend du temps à être réfectionnée. La coordination du projet, sur notre demande, a accepté de former des cadres de la direction régionale de circulation du transport urbain (DRCTU), un service propre de la mairie du district dans le cadre du renforcement de nos capacités. Ce qui est un acquis immense pour la décentralisation et les questions de maîtrise de mobilité.
N’oublions pas la création d’emplois générés par un projet d’une telle envergure financé par la Banque mondiale. Du début des études en 2004-2005 à son opérationnalisation en 2009, le projet a créé beaucoup de mains d’œuvre que vous voyez en longueur de journée sur les circulaires. Ce qui fait une importante masse monétaire dans le district.
Pour ce qui est de sa durée, le coordonnateur du projet fixe un an. Moi je le situe sur deux ans. Le projet a initialement commencé en 2004-2005. A l’époque, j’étais adjoint au maire de la Commune III. Notre doyen Nampa Sanogo avait été commis par la Banque mondiale pour l’étude du projet. L’étude visait la circulaire, le déguerpissement des commerçants détaillants installés dans l’emprise des voies. L’opérationnalisation a commencé en mars 2009. Si l’on prend la durée des travaux qui fait 24 mois (mars 2009-mars 2011), nous pouvons situer la fin du projet en mars 2011.

Les Echos : Y a-t-il une différence entre le projet Anneau Sotrama et les travaux de construction de l'échangeur multiple et du 3e pont de Bamako ?
A. S. : Il y a bien sûr une différence, mais ne voyons pas la différence de façon mécanique. Ces ouvrages se complètent dans la fluidité et la mobilité urbaine afin que les usagers puissent rattraper les heures perdues dans les attentes et les embouteillages. Vous avez fait le constat des bouchons créés ces temps-ci par la fermeture les week-end (samedi et dimanche), du pont des Martyrs pour des travaux de réparation.
Les embouteillages sont sources d’énervement, de perte de rendement pour les travailleurs et même pour le citoyen lambda. Le pont des Martyrs, le pont Fahd, l’échangeur multiple et le 3e pont complètent un ensemble. Cet ensemble n’est autre que la mobilité d’une manière générale dans la ville de Bamako. Si ces programmes n’ont pas les mêmes bailleurs, ils ont les mêmes objectifs, c’est-à-dire, rendre la capitale davantage facile à circuler.

Les Echos : Quel est le montant du budget affecté aux travaux de l'Anneau Sotrama ? Qui sont éventuellement les partenaires financiers ?
A. S : Ce sont environ 7 milliards de F CFA qui sont consacrés à l’Anneau Sotrama. Le coût total fait exactement 7 151 290 000 F CFA, dont 6 078 516 500 F CFA financés par la Banque mondiale. Le reste de ce montant est pris en charge par le budget national. Il y a donc deux bailleurs : la Banque mondiale et l’Etat malien.

Les Echos : Avez-vous des appels, des messages à l’endroit des populations du district ?
A. S. : Ma première adresse et salutation vont à l’endroit du président de la République. Il a cru au projet. Il se l’est approprié et il a recherché le financement. Aujourd’hui, tous les gros investissements sont l’œuvre de l’Etat. Le président de la République en premier lieu a confiance en la mairie et fait en sorte que ses projets soient accompagnés. Sinon, ces projets resteraient dans les terroirs et n’allaient jamais aboutir. Or, chacun saura à la fin des travaux l’importance et l’utilité de ce projet d’Anneau Sotrama.
Je suis certain qu’il aura un impact positif sur le respect des horaires de travail à Bamako, la facilité pour les ambulances des centres de santé de référence et des services des sapeurs pompiers d’évacuer ou de secourir les grands blessés et malades sur les CHU Gabriel Touré et du Point G. Il faut nécessairement qu’on salue le gouvernement, à travers lui, le ministère de l’Equipement et des Transports, qui accompagne et suit le dossier. La coordination, le décaissement et le contrôle se font à son niveau. Il faut saluer la bonne compréhension des usagers qui sont dans cette ligne circulaire et qui ont facilité le travail à des moments.
Le plus grand problème dans la réalisation des projets à Bamako est le déplacement des populations du site des travaux même si c’est pour les réinstaller. Je les comprends parfaitement, car certains sont venus pour six mois, mais n’ont jamais vu le jour. D’autres, programmés pour un an, ont duré dix ans. Souvent, la population est sceptique. Les populations ont vite adhéré au projet Anneau Sotrama depuis qu’il a été lancé au palais de Koulouba par le président de la République. Les gens ont compris que c’est un projet sérieux. Ils nous ont accompagnés et ils continuent de le faire. Je demande encore aux usagers un peu de patience, de tolérance et qu’ils fassent un minimum de sacrifice pour un maximum de confort les jours à venir.
Propos recueillis par
Abdrahamane Dicko
Abdoul M. Thiam

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PRESIDENTIELLE GUINEENNE
Les résultats complets provisoires
Un second tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 18 juillet 2010. Il opposera en principe Cellou Dalein Diallo à Alpha Condé, arrivés en tête au 1er tour avec respectivement 39,72 % et 20,67 % des voix.
C'est entre 22 h 45 et 23 h vendredi que le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ben Sékou Sylla, a proclamé au Palais du peuple les résultats provisoires du premier tour de l'élection présidentielle tenue le 27 juin dernier.
C'est le candidat de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo qui est arrivé en première position du scrutin avec 1 062 549 voix, soit 39,72 %. Il est suivi du candidat du RPG, le Pr. Alpha Condé avec 553 021 voix, soit 20,67 %. Sidya Toure de l’UFR vient en 3e position avec 417 261 voix soit 15,60 % et Lansana Kouyaté du PEDN est 4e avec 207 389 voix, soit 7, 95 %. Un 2e, prévu le 18 juillet 2010, mettra aux prises l’ancien Premier ministre de Lansana Conté et son opposant historique.
Le score des autres candidats
El hadj Papa Koly Kouroumah (RDR) : 129 155 voix, soit 4,83 %
Ibrahim Abé Sylla (NGR) : 90 117 voix, soit 3,37 %
Jean-Marc Telliano (RDIG) : 51 443 voix, soit 1,92 %
Aboubacar Somparé (PUP) : 27 699 voix, soit 1,04 %
Ibrahima Kassory Fofana (GPT) : 19 713 voix, soit 0,74 %
Boubacar Barry (PNR) : 17 176 voix, soit 0,64 %
Ousmane Bah (UPR) : 15 200 voix, soit 0,57 %
Dr. Ousmane Kaba (Plus) : 14 492 voix, soit 0,54 %
El hadj Mamadou Sylla (UDG) : 10 534 voix, soit 0,39 %
François Loncény Fall (Fudec) : 10 296 voix, soit 0,38 %
Mamadi Diawara (PTS) : 8857 voix, soit 0,33 %
Boubacar Bah (ADPG) : 8229 voix, soit 0,31 %
Dr. Bemba Traoré (PDU) : 6388 voix, soit 0,24 %
Joseph Bangoura (PUDIC) : 6367 voix, soit 0,24%
Pr. Alpha Ibrahima Kéira (PR) : 4756 voix, soit 0,18 %
Mamadou Baadiko Bah (UFD) : 3966 voix, soit 0,15 %
Fodé Mohamed Soumah (Geci) : 3266 voix, soit 0,12 %
Mme Saran Daraba Kaba (CDP) : 2969 voix, soit 0,11 %
Abraham Bouré (RGUD) : 2398 voix, soit 0,09 %
El hadj Bouna Kéita (RGP) : 1779 voix, soit 0,07 %.
Anne-Marie Kéita
(envoyée spéciale)

 

Le général Sékouba honoré
Les chefs d’état-major de l’armée guinéenne ont élevé le président de la transition, le général Sékouba Konaté au grade du général d’armée pour les hauts faits d’arme et services rendus à la nation. Une grande cérémonie a eu lieu le vendredi à cet effet à laquelle le Premier ministre, les membres du gouvernement, des représentants des forces de défense et de sécurité et des diplomates ont pris part. Le chef de l’Etat, Sékouba Konaté, a invité les militaires à respecter le résultat des urnes et à rester unis derrière le président élu. Il a promis que c’est une nouvelle vie qui commence pour les militaires.

Sidya Touré conteste sa place
Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Céni, le candidat d’UFR, qui est arrivé en 3e position, a déclaré que les résultats ont été fortement manipulés. "Nous avons assisté à des manipulations des chiffres, des interférences et au refus par la Céni appliquer la loi électorale", a dit le candidat malheureux qui a ajouté que les chiffres étaient bien mais qu’en 48 h, ils ont réussi à tripatouiller les résultats.
" Nous avons tenu ces élections que tout le monde souhaitait, mais, je n’ai jamais vu des fraudes aussi intensives que pendant ces élections. Elles ont été vraiment entachées d’irrégularités, nous les dénonçons et nous attendons les résultats de nos requêtes avant de reconnaître ces résultats".
A l’entendre, c’est lui qui devrait arriver en 2e position parce que dans beaucoup de localités il a remporté plus de voix que le Pr. Alpha Condé. Néanmoins, il a appelé ses militants à dénoncer et à réclamer dans le calme et par la voie légale.

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JARDINER SUR LES TOITS
Pour atteindre la souveraineté alimentaire
Développer l’agriculture urbaine en passant par la création de jardins sur les toits de Bamako, c’est le défi que s’est donné un groupe de Canadiens qui œuvre dans la capitale depuis deux semaines.
Jusqu’en août prochain, six jeunes Canadiens et leur superviseur travailleront à faire grandir le projet qui consiste à jardiner sur les toits pour atteindre la souveraineté alimentaire. Ils ne sont toutefois pas les premiers à mettre les mains à la terre, le projet en est à sa troisième année.
Vendredi dernier, quatre membres de la délégation de jardiniers étrangers ont accueilli Les Echos sur le toit de l’édifice abritant la Radio Kayira, où se trouve le premier jardin, qui sert également de modèle aux gens intéressés d’en apprendre plus sur le concept.
Plusieurs matériaux, notamment des barils de métal, de vieux pneus et du bois, sont utilisés pour construire des boîtes contenant la terre. Si l’installation est impressionnante, elle reste invisible aux nombreux passants du quartier. C’est pourquoi un deuxième jardin sera bientôt construit dans le stationnement, afin qu’un plus grand nombre de gens puissent découvrir le concept.
Cette décentralisation est importante pour le groupe de jardiniers, comme l’explique Katrine Soleil Roy. "On veut encourager les visiteurs à reproduire le modèle. Déjà, nous avons fait du réseautage avec des responsables d’établissements qui ont démontré de l’intérêt dans le projet".
Les tomates et la laitue, c’est bien beau, mais le groupe espère surtout contribuer à la réflexion sur la consommation et faire un pas vers la souveraineté alimentaire, afin que les Maliens puissent mieux subvenir à leurs propres besoins. "On veut faire émerger une initiative communautaire pour relocaliser la consommation et la production", explique Marc-André Bourgault.
Pour le groupe, ce séjour à Bamako est l’aboutissement de plusieurs mois de préparation, de formation, de collecte de fonds. De plus, il ne laissera pas que des légumes dans son sillage, puisqu’il a offert plusieurs appareils audiovisuels à Radio Kayira pour la soutenir dans ses opérations.
Pascal Raiche-Nogue
(stagiaire)

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AMADOU BAIBA KOUMA AU MONDIAL-2010
" L’arbitrage a été un échec"
Aperçu à Square Nelson Mandela dans le quartier des affaires de Johannesburg, lieu de rencontre de plusieurs visiteurs en Afrique du Sud, le président de l’AS Bakaridjan de Barouéli, Amadou Baïba Kouma, a accepté de nous parler de sa 6e phase finale de Mondial, après l’Italie en 1990, les Etats-Unis en 1994, la France en 1998, le Japon et la Corée du Sud en 2002 et l’Allemagne en 2006. Il jette un regard sur le parcours des équipes africaines et estime que l’arbitrage a été le plus grand échec du plus grand événement sportif planétaire.
Les Echos : Comment trouvez-vous la Coupe du monde Afrique du Sud-2010 ?
Amadou Baïba Kouma : Magnifique, franchement j’ai été très surpris. D’abord c’est ma sixième phase finale de Mondial, après 1990 en Italie, 1994 aux Etats-Unis, 1998 en France, 2002 au Japon et en Corée du Sud et 2006 en Allemagne et sincèrement, j’ai une bonne impression d’après ce que je constate par rapport aux autres éditions auxquelles j’ai participé. L’Afrique du Sud s’est jusque-là montrée à la hauteur et toute l’Afrique doit en être fière. Je ne pouvais imaginer qu’un pays africain pouvait organiser un Mondial.
Les Echos : Alors qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?
A. B. K. : D’abord, c’est l’ambiance à l’africaine dans les stades pleins à craquer, qui est jonglée à celle occidentale, américaine, asiatique et autres. Donc, cela a donné un charme qui est différent des autres Coupes du monde auxquelles j’ai assisté, notamment en Occident.
Les Echos : Que pensez-vous du parcours des équipes africaines ?
A. B. K. : Comme tous les Africains, nous sommes déçus de nos équipes au regard de leurs potentiels. Mais, bon le Ghana était là, ce qui nous avait réconforté et peu importe le résultat de son match des quarts de finale (Ndlr : battu aux tirs au but par l’Uruguay vendredi), le Ghana mérite d’être salué.
Les Echos : Et l’arbitrage dans tout ça ?
A. B. K. : Je me demande jusqu’ici quels insectes ont piqué les arbitres de cette Coupe du monde. L’arbitrage ici est d’autant plus incompréhensible qu’on ne le pense pas ainsi. Il y a eu beaucoup de dérapages. J’ignore la suite mais j’avoue franchement que les gens n’ont pas aimé les sifflets du premier Mondial africain. Je ne sais pas ce qui se passe, en tout cas 50 à 60 % de l’arbitrage des rencontres déjà disputées ont été un échec.
Les Echos : Comment se porte l’AS Bakaridjan à quelques journées de la fin du championnat ?
A. B. K. : Qu’on ne parle pas de Bakaridjan ici surtout aujourd’hui. L’équipe a des problèmes comme dans la vie de tous les clubs (rires).
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

JOSE LUIZ CUNHA
" Le Brésil est prêt pour le Mondial-2014"

Dans l’interview ci-dessous, le directeur des marchés internationaux de l’Office brésilien du tourisme, José Luiz Cunha, parle de la Maison Brésil en Afrique du Sud, apprécie au passage l’organisation du Mondial sud-africain et annonce l’arrivée du président Lula pour le top départ de la grande campagne du Mondial-2014 que son pays organisera.
Les Echos : Peut-on savoir les raisons de cette exposition brésilienne au Mondial ?
José Luiz Cunha : Nous sommes en train de préparer la prochaine Coupe du monde qui doit avoir lieu au Brésil en 2014. Nous sommes venus ici pour voir l’expérience sud-africaine pour que le Brésil se prépare bien pour accueillir le prochain Mondial. Nous avons choisi 12 villes qui accueilleront cet événement. Toutes ces villes se préparent actuellement pour la réception de milliers de touristes et autres invités qui viendront à la Coupe du monde. Les expériences des dernières éditions du Mondial sont très intéressantes pour nous. Ainsi, on a été en Allemagne en 2006 pour voir ce qui a été fait et aujourd’hui, nous sommes en Afrique du Sud avec cette Maison Brésil.
Les Echos : C’est quoi exactement la Maison Brésil ?
J. L. C. : C’est une petite montre du Brésil, disons un espace de 3000 m2. Dans cette Maison Brésil, on a une partie du pays que nous avons transportée ici avec toutes ses expériences, son savoir-faire sur le plan gastronomique, musical, culturel et des images. Aussi dans chaque espace, il y a un espace pour chaque ville, les 12 villes qui accueilleront le prochain Mondial.
En fait, il y a une présentation du tourisme. Comment faire du tourisme un vecteur de communication pour attirer plus de touristes sur le sol brésilien afin de connaître les us et coutumes de notre pays pour la prochaine Coupe du monde. La Maison comporte également une partie du sport brésilien en général et du football en particulier. On a aussi un écran géant grâce auquel nous suivons les matches à partir d’une chaîne de télévision brésilienne ; beaucoup de fans viennent suivre les matches. Donc c’est une expérience enrichissante avec de bons résultats pour nous.
Les Echos : Comment appréciez-vous le Mondial africain en Afrique du Sud ?
J. L. C. : Ça se passe bien, nous sommes très honorés de la prestation de notre équipe nationale. C’est une bonne Coupe du monde que nous assistons ici avec du monde de partout et de toutes les nationalités. Les différents secteurs de l’organisation sont bien organisés. C’est une belle expérience.
Les Echos : Connaissez-vous le Mali ?
J. L. C. : Bien sûr ! Le Mali est un pays que j’ai connu lorsque j’étais en Côte d’Ivoire où j’ai passé deux ans. En Côte d’Ivoire, tout le monde parle du Mali et de son hospitalité. Je n’ai pas eu l’opportunité encore de visiter le Mali, mais je voudrais aller car j’ai étudié un peu son potentiel touristique, qui est intéressant avec le pays Dogon. J’espère que ma prochaine visite en Afrique sera sûrement au Mali, un pays qui me tient énormément à cœur.
Les Echos : Avez-vous eu les échos des sites touristiques du Mali ?
J. L. C. : Oui notamment avec une édition du Rallye Paris-Dakar. On voyait de très belles images des dunes et des sables dans le désert. Aussi nous entendons que la population malienne est très sympathique, un peuple très honorable et j’aimerais goutter les mets maliens, je voudrais visiter ce pays.
Les Echos : Et le rendez-vous du passage à témoin pour le top départ du Mondial-2014 ?
J. L. C. : La porte de la Maison Brésil accueille les gens, il est prévu une fête le vendredi 9 juillet, soit 48 h avant la finale. Il y aura la grande cérémonie d’ouverture de la Maison pour un événement touristique dénommé Brésil Umbratur. Ce sera la première de la nouvelle campagne publicitaire du Brésil vers la Coupe du monde avec la présence effective du président Lula, le président d’Umbratur, les ministres, des autorités ainsi que des sportifs. Donc, ce sera le grand départ de la campagne Coupe du monde Brésil-2014.
Propos recueillis, à Johannesburg, par
Boubacar Diakité Sarr

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