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2010

Mois de juillet

Les Echos du 2 juillet

 

ASSEMBLEEE NATIONALE
Huicoma, téléphonie mobile et BTP en débats
Les députés sont, depuis hier jeudi en plénière. A l’ordre du jour, en plus de 20 projets et propositions de loi, trois questions orales. L’Huicoma, la téléphonie mobile et les BTP se sont invités aux débats.
La plénière de l’Assemblée nationale a débuté jeudi par les trois questions orales adressées respectivement aux ministres de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, de la Communication et des Nouvelles technologies et des Finances et du Commerce.
Les questions orales étant prioritaires, car ils avaient déjà fait l’objet de renvoi. Ahmadou Abdoulaye Diallo, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo et Sanoussi Touré ont eu l’honneur de s’expliquer devant les députés.
Huicoma, la couverture téléphonique du Mali par les opérateurs du GSM (Orange et Malitel) et les bâtiments et travaux publics ont été les sujet abordés par les ministres et leurs interpellateurs. Le gouvernement malien a pris l’option de privatiser toutes les sociétés nationales.
L’option de la privatisation est argumentée par une meilleure gestion des entreprises par les opérateurs économiques, capables, selon l’Etat, de financer, d’investir et de développer la production. Mais, dans la pratique la réalité est autre en témoigne le cas de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), cédée au Groupe Tomota.
Selon le député Oumar Mariko, la privatisation de Huicoma n’a apporté aucune plus-value au Mali. Elle a, au contraire, fragilisé l’économie malienne et accrue l’insécurité alimentaire dans notre pays : en nous rendant encore plus dépendant des importations d’huile puisque la production des usines de Huicoma a chuté.
Plus grave : le nombre de travailleurs a considérablement diminué. De 1199 au moment de la privatisation, ils n’étaient que 260 en 2009. Ce qui a le plus suscité l’indignation du député, c’est le sort des 411 travailleurs licenciés en 2007 au motif de manque de graines de coton alors que Huicoma avait reçu, aux dires de l’élu, 93 500 tonnes de graines de coton au détriment d’autres unités industrielles d’huile de coton.
Dans ses éléments de réponses, le ministre Diallo a nié toute connivence entre l’Etat et le Groupe Tomota, l’existence d’arriérés de salaires, de salaires impayés ou droits impayés aux travailleurs. A l’en croire, l’envahissement de la Bourse du travail par les travailleurs de Huicoma n’a pas sa raison d’être, car, a-t-il soutenu, ils ont été mis dans leurs droits. Cette réponse n’a pas convaincu le député qui a exigé de l’Etat, la nationalisation de Huicoma.
La seconde question orale était adressée au ministre de la Communication et des Nouvelles technologies. L’honorable Ilias Goro, élu à Douentza, a interrogé Mme Diarra Flantié Diallo sur le plan de couverture du Mali en téléphonie mobile par l’opérateur Orange. Aux dires du député, cette société avait prévu la couverture d’un certain nombre de communes rurales, dont la Commune rurale de Mondoro Yangassadjou (lieu de résidence du député) avant décembre 2009.
Promesses
Dans les prévisions de couverture de juin-décembre 2009, Mondoro était prévue à travers le village de Yangassadjou, à plus de 25 km de Mondoro. Ce qui ne favorise pas la population, a indiqué le député. Mais qu’à cela ne tienne ! La prévision est restée lettre morte. Selon le député, toutes ses démarches personnelles auprès de Orange-Mali n’ont pas abouti à une suite favorable.
Mme le ministre a assuré son interlocuteur de la couverture téléphonique de sa localité et s’est appesantie sur les efforts que déploient le gouvernement et les sociétés de téléphonie mobile pour un accès en grand nombre et de qualité des populations au mobile.
La dernière question orale était adressée au ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Lassine Bouaré. L’honorable El Hadj Baba Haïdara s’est entretenu avec le ministre sur le secteur des bâtiments et travaux publics. Pour l’honorable Haïdara, le secteur du BTP est celui dans lequel l’Etat investit le plus. Le montant des investissements inscrit au budget d’Etat 2010 pour les travaux est de 446 957 000 000 F CFA, soit 40,71 % du budget total dont la moitié provient du budget national.
Le député s’offusque cependant que cette somme obtenue par les impôts des Maliens et des prêts remboursables est à 90 % attribuée aux entreprises étrangères, faute de décision ou de courage politique. En clair, selon le député, en attribuant la majeure partie des travaux aux entreprises étrangères, notre pays perd sur toute la ligne, car les seuls produits que nous fournissons sont les agrégats (sable, gravier, cailloux, latérite).
Le député a aussi évoqué la concurrence déloyale endémique dans ce secteur, le manque d’accès au crédit d’investissement et l’absence d’assistance pour l’accès aux marchés.
Même si les arguments donnés par le ministre n’ont pas semblé convaincre son interlocuteur, celui-ci s’est résolu à accepter que les entreprise maliennes doivent beaucoup s’améliorer en matière de compétence et de ressources financières.
Denis Koné

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ENTREPRENARIAT AU MALI
Un cadre et des idées à gogo
Dans le cadre d’une plus grande intégration des activités économiques au Mali et de création de plus-values dans les domaines de l’industrialisation et de l’agro-industrie, le ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce a créé un cadre de concertation et proposé beaucoup de pistes de réflexions.
Dans le cadre du processus d’appui aux entreprises et de renforcement de leurs capacités de production, de vente et d’exportation, le ministère a mis en place un cadre de concertation. Des produits comme la farine de blé, le savon, les articles en produits textiles, les sacs d’emballage plastic, etc. ont fait l’objet d’accords actuellement en application. Cette procédure est également envisagée pour les infusions dont le kinkéliba, la citronnelle, l’oseille ou dah bléni, le jus de gingembre, le thé, etc.
Cependant, à l’application, le ministère a rencontré des difficultés, puisque les commerçants importateurs de thé n’ont pas paru comprendre et accepter les explications données par le bureau du Modérateur de la concertation Etat/secteur privé.
En effet, le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce veut relancer Farako et faire en sorte que ceux qui se sont spécialisés dans l’importation du thé s’intéressent à la valorisation de notre potentiel à Farako. Pour le ministère, "cette unité rénovée et renforcée sera capable à raison de 10 % d’augmentation de production par an, de couvrir en l’espace de dix ans, la consommation nationale de thé en rendant le Mali autosuffisant. Pour les autres infusions, il n’existe pas de problèmes de production".
On estime les besoins du Mali en emballages d’infusions et de thé à environ 800 millions d’unités pour une valeur estimée entre 4 à 5 milliards de F CFA. Ces emballages (sachets, dosettes, etc.) peuvent parfaitement être fabriqués par au moins deux entreprises d’imprimerie du Mali. Dans ces conditions, les entreprises de production d’infusion devront commander ces sacs d’emballage auprès des entreprises maliennes au lieu de les importer comme c’est le cas actuellement. Un délai de 3 mois est accordé aux producteurs pour s’approvisionner auprès des fournisseurs locaux.
" Pour les produits de grande consommation comme le riz, le sucre, l’huile, le lait, la farine, le ciment, les engrais, etc., le Mali parviendra à couvrir par lui-même, ses besoins de consommation et de dégager le cas échéant des excédents qui seront destinés à l’exportation. Nous pouvons gagner ce pari", pense le ministre.
Alexis Kalambry

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RESULTATS DE LA PRESIDENTIELLE
Les Guinéens s’impatientent
Quatre jours après le 27 juin 2010 au cours duquel plus de 80 % des électeurs se seraient rendus dans les urnes, les Guinéens restent toujours dans l’attente des résultats.
La Céni, seule institution habilitée à proclamer les résultats, en est toujours au dépouillement, à la centralisation et à la vérification des résultats au niveau des bureaux de vote, des circonscriptions électorales et du bureau de centralisation national.
Une phase très importante, car il s’agit d’aboutir comme le souhaitent les observateurs nationaux et internationaux ainsi que les organisations de la société civile et les associations des droits de l’homme, à des résultats crédibles et acceptés de tous.
Pour le moment, la ville est très calme, il n’y a pas de manifestation ni de violence sur le terrain. Les leaders des partis politiques appellent leurs militants au calme. Tout le monde a le regard tourné vers la Céni, qui n’est toujours pas prête à donner les premières tendances. Les résultats qui étaient prévus 72 h après le scrutin conformément au code électoral, ont été reportés à ce vendredi 2 juillet 2010 pour des raisons d’ordre logistique, technique et sécuritaire.
Dix-sept partis politiques, réunis en coalition, dénoncent des fraudes massives dans des bureaux de vote à Kankan, Matoto, Coyah, Siguiri et dans beaucoup de préfectures de Conakry.
Selon le candidat de l’Union démocratique de Guinée (UDG), El hadj Mamadou Sylla que nous avons interrogé sur le déroulement du scrutin, "plusieurs cas de fraudes ont été découverts. Aux cas où elles s’avèrent, il y a un risque d’annulation du scrutin. Nous demandons à la Céni d’être objective".
L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique (USA) indique que les contestations des partis politiques sont en contradiction avec les rapports des missions internationales. Selon l’ambassadeur américain, Mme Patricia Moller, "les élections de ce dimanche ont été une réussite remarquable pour le peuple guinéen. Ceux qui voient décliner leurs chances politiques ne devraient pas tenter d’entraîner vers le bas la légitimité de ces élections".
Anne-Marie Kéita
(envoyée spéciale)

 

PRESIDENTIELLE GUINEENNE
La société civile révèle des tentatives de fraude
Si le vote s’est déroulé dans le calme et la sérénité, le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) révèle cependant des tentatives de fraudes dans certains bureaux de vote.
Le CNOSCG qui s’est impliqué dans l’organisation des élections a mis en place un dispositif d’observation permettant de disposer d’un regard objectif et critique sur le processus électoral et le scrutin.
Ainsi, le jour du scrutin, quelques tentatives de fraudes ont été découvertes, mais déjouées grâce à la vigilance des 964 observateurs de la société civile déployés sur tout le territoire national.
Selon les informations recueillies auprès de ces observateurs, dans la Commune de Ratoma, les enveloppes des bureaux de vote numéro 440 à 447 ont été ouvertes, selon le constat de la commission de centralisation. Il y a eu tentative d’un chef de quartier de faire voter 63 personnes à l’aide de cartes d’électeur non délivrées.
Dans la Commune de Matoto, dans les bureaux de vote n°116, il a été constaté un écart de 98 voix entre le suffrage exprimé lors du dépouillement et celui retrouvé au moment de la centralisation des résultats.
A Kankan, et plus précisément à Farako 2 dans le bureau de vote n°376, deux résultats différents pour le même bureau ont été transmis à la commission de centralisation. A Dar Salam, il y a eu plus de votants que d’inscrits et à Coyah, le détournement des résultats par les membres du bureau de vote.
Bien que ces tentatives aient été déjouées, certains partis politiques comme le parti du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), l’Union des forces républicaines (UFR) et l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dénoncent des fraudes.
Ils entendent utiliser des voies légales pour contester les résultats. Déjà les militants des partis politiques sont impatients de connaître les résultats provisoires de ce 1er tour qui devaient être disponibles dans les 72 heures qui ont suivi le vote.
Anne-Marie Kéita
(envoyée spéciale)

 

PRESIDENTIELLE GUINEENNE
La Céni appelle au calme et à la sérénité
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) guinéenne, l’organe chargé de l’organisation des élections, s’est adressée à la presse pour donner ses impressions de ce 1er tour.
Selon le directeur technique de la Céni, c’est la première fois qu’une élection libre et acceptable par tous est organisée en Guinée.
" C’est la première fois que les candidats à l’élection présidentielle ne donnent pas l’ordre d’un boycott électoral. C’est la première fois qu’une commission électorale indépendante organise des élections. Et je puis vous dire que nous n’avons pas enregistré de dérapages ni à l’intérieur ni aux alentours des bureaux de vote".
Les missions internationales d’observation, dans un communiqué conjoint, appellent les candidats et leurs sympathisants à attendre les résultats complets et définitifs dans la même atmosphère de sérénité et de tolérance qui a prévalu durant la campagne électorale, et à utiliser exclusivement les moyens légaux pour résoudre tout contentieux.
Aux dires du directeur technique, l’élection présidentielle du dimanche 27 juin 2010 apporte une preuve de la détermination du peuple guinée à choisir librement ses dirigeants, ouvrant ainsi une nouvelle ère en Guinée.
Le chef des missions internationales d’observation électorale a souligné que le processus électoral est loin d’être achevé avec la clôture des bureaux de vote et qu’il passe maintenant à la phase essentielle des opérations de décompte, de centralisation et d’annonce des résultats provisoires et définitifs.
Il a ensuite rappelé le message du 26 juin 2010 du président de la Transition, le général Sékouba Konaté, qui a invité chacun des candidats à privilégier la paix et l’intérêt supérieur du peuple guinéen.
Anne-Marie Kéita
(envoyée spéciale)

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SCANDALES CEREALIERS
L’ex-PDG de l’Opam et l’Omerta
Le Mali a vu les villas de la sécheresse en 1973. Dix ans plus tard, notre pays, qui n’a pas connu de sécheresse, est dépouillé par des rapaces qui se sont tapés des dizaines de milliards de F CFA sur le dos du peuple. Le menu fretin comme l’ex-PDG paie pour les gros bonnets. En attendant ?
Le PDG de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam), Youssouf Mahamane Touré, a été relevé de ses fonctions par le conseil des ministres du mercredi 23 juin 2010. Puisque tout se fait à Bamako, il se raconte dans les salons feutrés que son départ a été proposé et obtenu par le Premier ministre, chef du gouvernement en personne.
Modibo Sidibé, scandalisé par des pratiques mafieuses à l’Opam et dans le sillage céréalier, qui n’ont que trop duré, a fini par sévir. Mais le limogeage du PDG de l’Opam n’est que la face visible de l’iceberg. Youssouf M. Touré paie pour le rôle clé qu’il a joué dans cette affaire jugée de scandale du siècle par certains de la haute administration.
Le tour de passe-passe s’est joué entre le PDG de l’Opam, Mme le commissaire à la sécurité alimentaire (CSA), dont il relève et qui est directement rattaché à la présidence de la République, un commerçant transporteur lié à Mme Lansry et un banquier, en l’occurrence le PDG de la Banque malienne de solidarité (BMS).
Dans le cadre de la coopération japonaise, l’Empire du Milieu a fait un don au Mai de 5000 tonnes de riz pakistanais brisures 25 %. En pareil cas, le stock gardé dans les magasins de l’Opam est vendu à un prix abordable aux populations par l’intermédiaire d’opérateurs céréaliers et les recettes acheminées au Trésor public.
Une convention de gestion et de commercialisation a été conçue pour les besoins de la cause et le "butin" a été cédé à 360 F CFA le kilo. Dans la convention de vente, Abdoullahi Ag Mohamedoun Ansari, gérant d’une société écran de transport et de commerce (ATC), et la BMS ont confié la vente du don japonais à l’Opam. Celui-ci a gardé les 5000 tonnes dans ses magasins de Bamako. Et au lieu que l’argent soit reversé dans le compte BMS n°016690030195-97 de l’Opam propre à l’opération, le virement des recettes de la vente des 5000 tonnes de riz pakistanais, estimées à près de 2 milliards de F CFA, est fait du compte Opam à celui n°003227002141-33 BMS de la société écran nommée ATC.
La CSA mouillée
Mme Lansry Nana Haïdara du CSA est accusée d’avoir détourné le stock d’intervention de l’Etat pour plus de 30 000 tonnes de riz. Le décompte du stock d’intervention de l’Etat en mai 2010 est estimé à 10 000 tonnes dans les magasins de Ségou pour un total d’environ 25 000 tonnes.
La Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’Etat (Casca) au cours de la présentation de son dernier rapport avait d’ailleurs épinglé l’Opam et le CSA. Le premier s’est fait taper sur les doigts pour des pertes de stocks de 197,9 tonnes de céréales à l’Opam de Gao d’une valeur de 32,8 millions de F CFA. La Casca a fait cas de la violation de l’article 15 du contrat-plan Etat/Opam pour des distributions alimentaires gratuites à concurrence de 170 tonnes dans la région de Tombouctou en 2006.
Contre le CSA, la Casca a relevé des difficultés de bouclage du financement du Programme de sécurité alimentaire (PNSA), l’existence de factures non liées directement aux activités du CSA et préjudiciables à une augmentation rapide et massive de la production céréalière. S’y ajoutent, l’octroi sélectif et irrégulier par le ministre des Finances, d’exonérations ayant causé à l’Etat un préjudice financier de 1,6 milliard de F CFA, l’augmentation des prix des produits de première nécessité de 30 % en moyenne de 2004 au 30 juin 2007 et le manque de transparence et d’efficacité dans la gestion des importations dans le cadre de l’approvisionnement correct du marché et de la protection d’une société sucrière.
Le rapport 2007 du Bureau du Vérificateur général n’a pas été non plus tendre avec le Commissariat à la sécurité alimentaire. Le BVG de Sidy Sosso Diarra avait noté 20 milliards de F CFA de manque à gagner de l’Etat résultant de la fraude (34 %) et de la mauvaise gestion (66 %).
C’est dire que si le limogeage de Youssouf Mahamane Touré est salutaire, il ne doit pas être le seul à boire, car il y a lieu de démanteler un réseau de malfaiteurs qui se sont spécialisés dans la spéculation qui leur permet d’affamer le peuple d’un côté et de plus s’enrichir de l’autre.
Abdrahamane Dicko

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CURAGE DES CANIVEAUX A BAMAKO
Des constats décevants
Les travaux de curages des collecteurs commencés dans la ville de Bamako depuis quelques semaines connaissent des tares. D’ores et déjà, les collecteurs curés se bouchent.
Le ministre de l’Assainissement et de l’Environnement, Pr. Tiémoko Sangaré, accompagné du gouverneur de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, du maire du district de Bamako, Adama Sangaré, est allé voir jeudi le déroulement des travaux de curage des collecteurs qui rentrent dans le cadre du programme spécial d’assainissement dans le cadre du cinquantenaire.
Ils ont visité quelques collecteurs à Sébénicoro, Baco-Djicoroni et Niaréla. Le constat est amer.
Les quelques caniveaux curés dans ces quartiers s’obstruent déjà. A Sébénicoro, en Commune IV, le maire n’a pas pu se maîtriser devant cet état de fait. Il a tapé du poing sur la table : indiquant que l’entreprise, qui a obtenu le marché, n’a pas de matériel. Le maire a déploré que l’entreprise est en train de mal curer, mais aussi elle n’évacue pas les déchets.
" Curer veut dire curer et évacuer les déchets. Les déchets enlevés redescendent dans les caniveaux s’ils ne sont pas évacués à temps", a ajouté un agent de l’assainissement.
La situation est pire à Baco-Djicoroni et Niaréla. Le ministre Tiémoko Sangaré dira qu’en Commune II, l’entreprise qui exécute les travaux n’a pas évolué au même rythme que les autres sinon globalement les travaux ont commencé. Il a indiqué que "nous avons constaté des situations inquiétantes liées au comportement des citoyens. Les collecteurs curés sont en train d’être bouchés par des déchets solides versés par des citoyens".
Le ministre a appelé les citoyens à changer de comportement en vue de pérenniser les actes posés dans l’intérêt de la collectivité.
Sidiki Doumbia



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DOSSIER
Les élections de 2007
POUR JUSTIFIER LE CHOIX D’ATT EN 2007
Dioncounda Traoré précise les menaces
En déclarant au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, dans une conférence de section de son parti que "si nous n’avions pas soutenu ATT, nous aurions eu l’administration, la justice et la Sécurité d’Etat sur le dos", Dioncounda Traoré, président de l’Adéma/PASJ et de l’ADP (Alliance pour la démocratie et le progrès), ignorait peut-être qu’il venait de jeter l’anathème sur les regroupements politiques, principalement l’Adéma, qui avait décidé de soutenir la candidature d’Amadou Toumani Touré.
Quelques semaines après cette déclaration, gaffe du n°1 du président de l’ex-parti au pouvoir, les commentaires ont fusé de toutes parts. Les propos de l’actuel président de l’Assemblée nationale ont suscité un véritable tollé sur la scène politique et au sein de l’opinion nationale qui a interprété différemment ces propos jugés suffisamment graves.
Mais, pour Moussa Diarra, militant de la sous-section de l’Adéma à Kalabancoura, la déclaration du président du "parti de l’Abeille" visait plutôt à justifier la position du comité exécutif (CE) de l’Adéma qui a décidé de ne pas présenter un candidat et de soutenir l’indépendant ATT.
" L’Adéma était dans l’embarras dans la mesure où le parti n’avait pas l’intention de présenter un candidat, donc il fallait justifier ce choix CE du parti auprès des militants qui n’y étaient pas favorables", commente M. Diarra, qui confirme avoir été un des détracteurs du CE à l’époque.
En effet, pour de nombreux observateurs, il était inconcevable qu’un grand parti comme l’Adéma, considéré comme le parti majoritaire depuis l’avènement du multipartisme, ne puisse pas s’investir dans la reconquête du pouvoir d’Etat. Pis, abandonner cette mission première de conquérir le pouvoir au profit d’un candidat indépendant représentait, aux yeux de beaucoup de militants du parti, un affront.
A preuve, la décision du parti avait été même mal accueillie par certains de ses caciques à l’image de Soumeylou Boubèye Maïga (à l’époque 1er vice-président) qui avait décidé de briguer la magistrature suprême à travers la Convergence-2007 qu’il avait créée à cette fin. La division était consommée !
Aussi Me Abdoulaye Garba Tapo, président du Rassemblement national pour la démocratie (RND), avait-il répliqué aux propos du président de l’Adéma. Cette déclaration de Dioncounda Traoré a amené beaucoup de Maliens à croire que tous les partis membres de l’ADP sont animés par d’autres motivations que celle de soutenir réellement le président Amadou Toumani Touré à la présidentielle dernière.
Profitant d’une assise de son parti, Me Tapo, non moins signataire de l’ADP, a tenté de rectifier le tir et de corriger cette faute politique commise par le président Dioncounda Traoré. Mais, le coup était déjà parti !
Amadou Waïgalo

PRIMES AU COMMANDEMENT
Retour à l’envoyeur à la présidentielle 2007
A la veille de la présidentielle de 2007, le gouvernement a octroyé une prime spéciale aux gouverneurs, préfets, sous-préfets. En retour, ils ont fermé l’œil vigilant. Retour à l’envoyeur.
Alors que des revendications étaient nombreuses et insatisfaites sur la table du gouvernement, celui-ci a pris un arrêté le 24 avril 2007 qui accorde une prime mensuelle de 250 000 F CFA aux gouverneurs de région et du district de Bamako, 200 000F aux préfets et 150 000 F CFA aux sous-préfets. Il a été aussi mis à la disposition des préfets des véhicules tout terrain "afin d’acheminer les matériels électoraux et permettre une meilleure mobilité des agents", affirme un bénéficiaire.
Ces actions de l’Etat avaient soulevé un tollé au niveau de certaines formations politiques qui avaient vu une tentative de caporaliser les représentants de l’Etat qui jouent un rôle capital dans le processus électoral. Les partis politiques se sont interrogés sur les motivations réelles du gouvernement à agir ainsi.
Profitant de sa grève illimitée, le président du Sylima, Hamèye Founé Mahalmadane, s’était élevé contre l’Etat sur la mise à disposition des primes laissant dormir leur revendication. Pour M. Mahalmadane, les élections ce sont aussi les magistrats qui statuent sur le contentieux électoral alors "que le premier président de la Cour d’appel touche une indemnité mensuelle de 120 000 F CFA", avait martelé le président du Sylima.
Pour le citoyen lambda, depuis l’instauration de la démocratie, jamais une telle prime n’avait été accordée aux agents de l’Etat. Pour Aliou Coulibaly, de l’association "Sauver mon pays", c’était une manière de faire main base sur les représentants de l’Etat pour les besoins de la cause.
Naturellement, la prime a été bien accueillie par les bénéficiaires. "Nous n’avions pas fait de demande dans ce sens, mais c’est à cœur joie que nous la recevions", souligne un ancien préfet.
Amadou Sidibé

MICRO TROTTOIR
Des Bamakois à propos de la présidentielle de 2007
L’élection de 2007 a enregistré une faible participation parce que chacun était plus ou moins convaincu de l’issue du scrutin. C’est ce qui ressort du micro trottoir ci-dessous.
Mohamed Sissoko (commerçant) :
" Tout le monde savait qu’ATT allait l’emporter en 2007. Tout a été mis en. Sachant bien cela, plusieurs leaders et partis politiques se sont rassemblés autour de sa candidature. L’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) a été créée pour soutenir sa candidature".
Adama Traoré (pharmacien) :
" L’élection de 2007 a connu une faible participation. Les gens n’étaient même pas motivés pour le retrait des cartes d’électeurs. Les données ont montré que moins de deux tiers des électeurs ont retiré leur carte. Afin d’arriver à ce taux, les autorités ont pris plusieurs mesures incitatives comme l’organisation de concerts, l’instauration d’un jour férié le 25 avril dénommé journée d’engagement civique. Malgré tout…"
Kadiatou Dembélé (société civile) :
" Pour les observateurs, le scrutin de 2007 a été libre et transparent, malgré quelques imperfections. Mais, les candidats, regroupés au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR), n’étaient pas de cet avis. Dès le jour du scrutin, ils ont condamné les irrégularités et contesté la sincérité du scrutin. Après, ils ont dénoncé de grosses irrégularités, comme l’utilisation abusive de cartes d’électeurs et des procurations et la circulation de bulletins de vote non conformes. A mon humble avis, il y a eu beaucoup d’irrégularités".
Alfousseyni Diarra (artiste) :
" Les résultats des élections de 2007 étaient connus d’avance. C’est pour cette raison que beaucoup de gens ont préféré de ne pas voter. L'abstention a été très forte à cette élection".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

BULLETIN UNIQUE ADOPTE
L’avers et le revers de la médaille
" Nous, Parena, avions salué l’avènement du bulletin unique, malheureusement les conditions d’utilisation du bulletin unique n’ont pas été respectées et nous l’avions dénoncé", dit Djiguiba Kéita dit PPR, secrétaire général du Parena. Selon les sources du net, tous les candidats regroupés au sein du Front pour la démocratie et la république (FDR) ont dénoncé des irrégularités jamais prouvées.
A la présidentielle de 2007, le bulletin unique a été utilisé pour la première fois au Mali. Sur un seul bulletin, figuraient le nombre les candidats avec tous les renseignements sur sa personne et son parti, s’il en avait un en plus une photo du candidat qui permettait de l’identifier. C’est avec son index imprégné d’encre que l’électeur désignait son candidat. Une fois cela fait, il pliait le bulletin et le glissait dans l’urne sous l’observation des assesseurs.
C’est dans le but d’éviter toute fraude que le bulletin unique avait été adopté. Avec une population à majorité analphabète, le bulletin unique a fait l'objet d'une campagne d'informations dans les différentes langues parlées. Lors de la campagne officielle, la photo du candidat et son symbole étaient présentés
Selon Djiguiba Kéita, secrétaire général du Parena, l’avantage du bulletin unique "est de lutter contre la fraude, mais il doit remplir d’abord certaines conditions. Le bulletin doit être fabriqué hors du Mali. Il est numéroté par souche de 1 à 100, de 101 à 200, ainsi de suite". Il explique que ces différents critères n’ont pas été respectés. Pour que le bulletin unique soit efficace, il était nécessaire que la traçabilité soit établie grâce à la numérotation par carnet, ce qui n’a pas été, dit-il, le cas.
Malgré toutes les plaintes, les observateurs de la Cédéao ont reconnu qu’il y a eu quelques imperfections, mais que le scrutin a été "libre et transparent". A l’époque, Mme Bouabré Yvonne Abane, député de Côte d'Ivoire, vice-présidente du Comité interparlementaire de l'Uémoa a déclaré le 1er mai que "l'élection présidentielle du 29 avril 2007 au Mali ne souffre pas d'irrégularités de nature à remettre en cause les résultats du scrutin".
La Cour constitutionnelle, elle aussi, a proclamé les résultats définitifs de l'élection le 12 mai 2007 et élu Amadou Toumani Touré avec 71,20 % des voix. Elle a déclaré que les requêtes des leaders du FDR étaient non fondées.
Dans une déclaration signée de son président, Ibrahim Boubacar Kéita, le FDR, tout en maintenant que le scrutin a été entaché de fraudes, a "pris acte de la décision et invité ses militants, tous les démocrates et patriotes épris de liberté et de justice à poursuivre la lutte par des moyens démocratiques et pacifiques".
Le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) a déclaré le 2 mai 2007 que "le déroulement de l'élection présidentielle a confirmé ses inquiétudes exprimées lors de ses conférences de presse et déclarations faites avant les échéances électorales".
Le FDR a tenu un meeting le 19 mai 2007. Son président, Ibrahim Boubacar Kéita a déclaré que bien que "convaincus qu'il s’est passé des choses anormales, injustes, à l'occasion de la présidentielle du 29 avril dernier, nous n'allons pas dire ‘M. Amadou Toumani Touré’, mais M. le président de la République, au regard de l'esprit républicain que nous avons et que nous privilégions au FDR. Autrement dit, nous reconnaissons Amadou Toumani Touré comme président de la République du Mali".
Le Parena n’a pas changé d’avis, mais pour l’avenir, M. Kéita croit que le bulletin unique ne sera avantageux que lorsque les critères seront respectés.
Aminata A. Lah
(stagiaire)

" TAKOKELEN" ET "TAKAPERIN"
Des slogans de campagne de 2007
L’élection présidentielle de 2007 a vu fleurir des slogans de campagne comme "takokélen" (victoire dès le 1er tour) pour les partisans du président sortant et "takapèrin" qui est une prise de lutte pour faire tomber l’adversaire.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, le "takapèrin" ou prise de lutte pour faire tomber l’adversaire, a été la réponse trouvée par l’Association démocratie et justice (ADJ) au "takokélen" (la victoire dès le 1er tour) que scandait le camp présidentiel.
Il faut noter que l’ADJ n’est pas un parti politique. En créant le slogan "takapèrin", elle voulait susciter une concurrence crédible au pouvoir en place et amener les partis politiques à jouer le rôle qui est le leur ; à savoir : la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est dans ce contexte que le Front pour la démocratie et la République (FDR) a vu le jour.
Selon le président de l’ADJ, Pr. Abdoul Traoré dit Diop, ceux qui ont accepté d’aller au combat politique ont été soutenus et encouragés par l’Association. "L’objectif, pour nous, était d’amener les partis politiques à prendre leurs responsabilités et à chercher le pouvoir", explique Pr. Diop.
A l’époque, la presque totalité des partis politiques avaient décidé de suivre le pouvoir à l’exception des candidats du FDR : Tiébilé Dramé (Parena), Ibrahim Boubacar Kéita (RPM), Mamadou Sangaré dit Blaise de la CDS et le parti Sadi.
Aux dires du président de l’ADJ, le slogan "takapèrin" n’a pas servi à grand-chose pour la simple raison que les candidats regroupés au sein du FDR n’ont pas suffisamment investi le terrain. "Je ne suis pas pour un candidat indépendant. Mais la réalité est que le candidat ATT a fait le tour du pays en allant à la rencontre des masses laborieuses. Il faut lui reconnaître cela même si nous sommes son adversaire politique. Ce que nos gens n’ont pas fait. En réalité, ils ne s’étaient pas investis dans le pays profond", assure Pr. Diop.
Pour notre interlocuteur, l’animation politique doit être constante. "On doit tout le temps maintenir le contact avec la base. Ce qui permet de galvaniser les troupes. On doit s’intéresser en même temps aux questions nationales comme l’école, la sécheresse".
Toutefois, le président déplore les mauvaises conditions techniques dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle de 2007. Ce que le FDR a dénoncé en son temps à travers des conférences de presse et des correspondances aux autorités en charge de la question.
Selon M. Traoré, l’évolution du temps leur a donné raison avec l’introduction du Recensement administratif à vocation d’état civil (Ravec). "Le Ravec est un bon indicateur que le système électoral en 2007 n’était pas bon". Il se dit convaincu que si les candidats du FDR s’étaient réellement investis sur le terrain, "il n’était pas évident qu’ils perdent la présidentielle dès le 1er tour".
Mohamed Daou

" TAKOKELEN"
La pomme de discorde
Le "takokelen" a été la chose la plus terrible pour les opposants d’ATT. Ce concept qui s’est présenté sous la forme de projet des partenaires du président de la République à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007 a suscité l’ire des partis qui composaient à l’époque le Front pour la démocratie et la République (FDR).
L’élection présidentielle, qui a eu lieu le 29 avril 2007, a mis en opposition deux forces politiques. Il s’agit de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), une coalition de plus de 40 partis politiques et de nombreuses associations autour du président sortant, candidat à sa propre succession Amadou Toumani Touré (ATT).
En face du camp présidentiel, se dressait le Front pour la démocratie et la République (FDR) regroupant à l’époque une vingtaine de partis politiques autour de candidats à même de bousculer ATT dans les urnes. Les candidats étaient : Ibrahim Boubacar Kéita du Rassemblement pour le Mali (RPM), Tiébilé Dramé du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Soumeylou Boubèye Maïga de Convergence 2007, Mamadou Bakary Sangaré de la Convention sociale démocrate (CDS/Mogotiguiya).
Trois autres candidats, dont Mme Sidibé Aminata Diallo, première femme à briguer la magistrature suprême au Mali, ont complété le nombre de présidentiables maliens à huit.
Pour les deux grands camps, qui se sont affrontés, les ambitions n’étaient pas les mêmes. L’alliance autour du général président ATT s’était fixée pour objectif, d’offrir un second quinquennat à leur candidat dès le 1er tour : "takokelen" (prise unique). Du côté du FDR, l’ambition était certes la victoire, mais au second tour pour un "takaperen", qui veut dire renversement de situation. Pour ce faire, le Front comptait œuvrer à un émiettement des voix au 1er tour pour contraindre le président sortant au ballottage.
Le slogan de campagne "Pour un Mali qui gagne" du candidat ATT a fini par avoir le dessus à l’issue du scrutin. Ses partisans souhaitant sa victoire au 1er tour ont diffusé le slogan "takokélen". Ses adversaires, regroupés notamment au sein du Front pour la démocratie et la république (FDR), l’ont accusé d’utiliser les moyens de l’Etat pour faire campagne. Ils ont accusé également le président et le gouvernement de favoritisme, par exemple dans l’attribution des logements sociaux, l’octroi de primes faramineuses au personnel de commandement et déploré des fraudes lors du scrutin du 29 avril.
Amadou Toumani Touré a été réélu président le 29 avril 2007 dès le 1er tour. Il a obtenu 71,20 % des votes, tandis que son principal concurrent, Ibrahim Boubacar Kéita, qui n’a recueilli que 19,15 % des voix, a contesté, comme les autres candidats de l’opposition réunis au sein du Front pour la démocratie et la République, les résultats en raison de fraudes avant de jouer balle à terre.
Idrissa Sako

PRESIDENTIELLE DE 2007
La transition…
Avec le recul, on peut considérer l’élection présidentielle de 2007 comme une transition vers une autre démocratie.
Bien avant 2007, le président Amadou Toumani Touré surfait sur une vague créée de sa propre initiative : le consensus. Elu indépendant dans un système de partis politiques, il entendait associer à la gestion du pays tout ce que le Mali comptait de formations sérieuses et représentatives. C’est ainsi que l’Adéma, le RPM, l’URD, le Parena, le Cnid, Sadi et d’autres ont eu droit à des maroquins. Et la vie était belle. Même à l’Assemblée nationale, la recherche de la concorde était la priorité.
Cependant, deux événements viendront contrarier les plans d’ATT de faire un 2e mandat sans opposition valable ni campagne éreintante. La première est le fameux dossier double sorti des tiroirs au sujet du chef du Parena, Tiébilé Dramé. Le premier lui donnait un quitus pour la gestion du sommet France-Afrique et le second l’accablait au point où il fut obligé de pointer des heures durant chez le juge pour s’expliquer.
Il ne s’agit pas d’un cas banal puisque M. Dramé, au firmament de sa lune de miel avec le général avait été le premier à sortir la formule "takokelen", ce qui veut dire la victoire à la présidentielle en un tour ! Le leader du Parena était, à ce moment, loin d’imaginer qu’il sera le dindon d’une farce qu’il attribua à Modibo Sidibé, actuel Premier ministre, à l’époque secrétaire général de la présidence.
Le second fait qui vint contrecarrer le plan d’ATT est l’annonce de la candidature de deux poids lourds de la vie politique malienne : Ibrahim Boubacar Kéita et Soumeylou Boubèye Maïga. A Koulouba, les stratèges avaient compris qu’il fallait mouiller le maillot et que la promenade de santé n’allait pas avoir lieu. C’est d’ailleurs excédé par les "fanfaronnades" selon ses propres termes des tenants du "takokelen" que le Pr. Abdoul Traoré dit Diop y opposa le "takapèren", que l’on peut traduire par "le KO d’un coup".
Et bien avant la vulgarisation de ces deux termes, les observateurs avaient noté que le président ATT avait été profondément meurtri par le pamphlet "ATT-cratie", un bouquin anonyme qui, au-delà de certaines révélations intéressantes, avait sombré dans une forme de dénigrement touchant à des sujets sensibles et peu glorieux pour notre pays.
Toujours est-il que la tension était palpable. La campagne s’est déroulée dans un climat de suspicion et de méfiance, voire de paranoïa puisque des conseillers, désireux de plaire avaient même évoqué, sans rire, des menaces de coup d’Etat. Franchement ! Les accusations pleuvaient comme de la pluie acide et la naissance du FDR (Front pour la démocratie et la République) avait fini de convaincre le camp présidentiel qu’une union sacrée était en marche pour déloger leur poulain et faire d’ATT le premier président du Mali à perdre ses élections après un seul mandat.
Le scrutin lui-même ne fut ni sincère ni transparent. La liste électorale n’était pas fiable, le contrôle des opérations de vote aléatoire, les votes multiples et le tripotage des procès-verbaux étaient la norme et le président de la Cour constitutionnelle en 2007, Salif Kanouté, a fini d’enfoncer le clou en affirmant que ce scrutin comme ceux qui suivront était entaché de fraudes et ne peut être considéré comme valable et sérieux.
Le ministère de l’Administration territoriale, dans sa précipitation à proclamer la victoire d’ATT s’est emmêlé les pinceaux en publiant des chiffres erronés qui, additionnés, dépassaient le 100 % ou ne le valaient pas. Un simple calcul pourtant !
Au finish, ATT a gagné "ses" élections avec plus de 70 % et IBK a eu environ 20 %. Dans sa mansuétude, la Cour constitutionnelle, assiégée par les forces de l’ordre le jour de la proclamation, a octroyé quelques voix aux autres candidats. Et Mme Sidibé Aminata Diallo, la seule femme candidate (encouragée et soutenue par ses "rivaux" de Koulouba) a eu droit à un gâteau ministériel et… le consensus est mort. On attend 2012 pour évaluer la maturité de notre démocratie.
Ousmane Sow

EPILOGUE
Le plébiscite d’ATT en 2007
En 2007, en raison du fait que le président en place voulait se succéder à lui-même, la situation était pour le moins confuse parce que chez nous, en dépit de la démocratie, un chef d’Etat n’organise pas d’élection présidentielle pour la perdre.
Ceci était vrai au temps des partis uniques constitutionnels, il est encore plus vrai dans le régime démocratique parce que le pouvoir, sous nos cieux, y compris aux yeux des plus éclairés, représente plus un gagne-pain qu’une position privilégiée pour faire progresser le pays, le développer et le faire respecter des autres nations.
L’échéance électorale au Mali n’était pas du tout compliquée pour qui avait suivi l’évolution politique de ce pays de 2002 à 2007. La question fondamentale était moins de savoir qui allait succéder à ATT que de lui arranger, par la vie des urnes, son maintien au pouvoir dans des conditions honorables pouvant faire croire à un scrutin transparent et crédible.
Jusqu’au dernier moment, l’intéressé lui-même laissa planer le doute sur ses intentions même si toutes ses méthodes de faire laissaient penser qu’il n’abandonnerait pas le pouvoir aux hommes politiques au bout de 5 ans seulement.
Il faut dire qu’il avait commencé le travail très tôt, vers 2005 ou 2006. Le consensus, sa formule politique de gouvernement, avait réduit à néant la classe politique et rendu incolore l’Assemblée nationale. Sous son premier mandat, ATT, au nom du consensus, bénéficia du soutien de tous les partis politiques, y compris ceux qui l’avaient combattu en 2002 : le RPM, la tendance Soumaïla Cissé devenue URD depuis 2003.
Dans les premières années de son quinquennat, il parvint à mettre au pas la classe politique en brandissant la menace militaire de qui n’est pas avec moi est contre moi. Ce faisant, il réussit à rallier à sa cause les plus grands partis politiques du pays, les associations de la société civile, les syndicats et même les leaders religieux pour lesquels il était travailleur et faisait des résultats en dépit de la vie chère et de la crise de l’école.
Si à l’approche de 2007, des partis politiques firent savoir avec beaucoup de bruit qu’ils ne présenteraient pas de candidat à l’élection présidentielle et soutiendraient ATT (Adéma, URD et Cnid notamment) beaucoup d’autres optèrent pour la démarche contraire (RPM, Paréna) et s’attisent les foudres du prince. Ce refus de présenter un candidat de la part des grands partis politiques, non seulement les ridiculisa, mais également ne fut pas compris par tous les militants qui posèrent publiquement la question de savoir à quoi servait une formation politique si ce n’est la conquête du pouvoir.
Au sein de l’Adéma, une forte majorité se dégagea en faveur du soutien à ATT, il en fut de même pour l’URD dont le président, Soumaïla Cissé, lui devait son poste de président de la Commission de l’Uémoa. Au Cnid, la question ne se posa même pas, tellement Me Tall se montra pressé de lui apporter son soutien politique et électoral.
Cependant, des responsables de l’Adéma, pas du tout d’accord avec ce ralliement tous azimuts, regroupés autour de Soumeylou Boubèye Maïga, formèrent "Convergence 2007" avec la ferme volonté de présenter un candidat et écopèrent de ce fait, de la part de la direction du parti qui voulait plaire à ATT, d’une sanction de suspension de quelques mois (pour indiscipline au sein du parti) pouvant se muer en exclusion pure et simple.
Les partis politiques furent du zèle pour soutenir ATT sous l’égide de l’Adéma et du Cnid (avec l’URD) qui regroupèrent toutes les formations ayant décidé, non seulement de ne pas présenter de candidat, mais également de soutenir ATT. Seuls deux partis politiques osèrent hausser le ton avec le général : le RPM et le Parena.
Ces deux formations constituèrent d’ailleurs avec d’autres petits partis politiques, au même moment de la naissance de l’ADP, une plateforme électorale dénommée Front pour la démocratie et la République (FDR) dont la présidence fut confiée à Ibrahim Boubacar Kéita alors que l’ADP était dirigée par Dioncounda Traoré et par Mountaga Tall.
Au début de 2007, ATT était sûr de sa réélection parce que soutenu par tout le monde, y compris sa trouvaille personnelle qui était le Mouvement citoyen même s’il ne pesait pas lourd sur le plan électoral. Cela ne suffisant pas, comme pour s’assurer encore plus de la docilité et de la complicité de l’administration, ATT et ses partisans décidèrent d’accorder aux administrateurs (sous-préfets, préfets, gouverneurs…), des primes et des indemnités dont le montant dépassait de loin celui du salaire de beaucoup de hauts fonctionnaires.
La machine électorale de l’Adéma et du Cnid se mit au service d’ATT, aidé en cela par d’autres petits partis politiques dont le rôle était d’aider les grands dans le tripatouillage, le bourrage des urnes et le truquage des résultats.
Au 1er tour, le candidat de tout le monde l’emporta aux plus de 71 % des voix et la bénédiction de la communauté internationale qui nota que le scrutin se déroula dans le calme et la transparence.
Pour cette élection, on a parlé de plébiscite pour ATT ; en réalité le terrain avait été préparé de longue date pour un 2e mandat parce qu’il représentait la meilleure garantie du moment pour les intérêts occidentaux qui, sur nos terres, font et défont les chefs d’Etat.
Facoh Donki Diarra

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MONNDIAL EN AFRIQUE DU SUD
1/4 DE FINALE DU MONDIAL-2010
A quoi peut-on s’attendre ?
Ils étaient 32 pays au départ de cette 19e édition de la Coupe du monde "Afrique du Sud 2010". Ils sont maintenant huit : Uruguay, Ghana, Allemagne, Argentine, Pays-Bas, Brésil, Paraguay, et Espagne à convoiter le trophée le plus prestigieux au monde.
A l’exception du match Paraguay-Espagne qui semble favorable aux Espagnols, il est difficile de se prononcer sur l’issue des matches comme Allemagne-Argentine, Pays-Bas/Brésil même si les quintuples champions du monde (Brésil) sont toujours, dans une Coupe du monde, les favoris naturels.
Ç a risque de se jouer sur un coup de dé. La qualité du jeu va aussi accroître en raison de l’enjeu, il y aura peu de déchets. La prudence sera de mise au risque de donner un faux rythme au jeu, mais toutes les phases de jeu seront des sources d’inspiration pour nos écoles de foot.
Le groupe des participants s’est rétréci au chagrin de certains et au bonheur d’autres. Des huit pays qualifiés pour les quarts de finale, deux, le Ghana et le Paraguay, en sont à leur première fois à ce niveau de cette grande fête du football mondial. Des invités surprises, serait-on tenté de dire !
Mais que l’on ne s’y trompe pas, ils ne sont pas là par hasard. Ils ont mérité leur place de quart-de-finaliste. Si les Paraguayens jouent pour une nation, un peuple, les Ghanéens sont l’espoir et auront le soutien de tout un continent.
Nous avons encore à l’esprit le triste score de 3 buts à 0 qu’à infligé l’Uruguay aux Bafana-Bafana, hôte de la compétition, lors des matches de poule. A priori, cela ne peut arriver aux Blacks Stars parce que Ghanéens et Sud-Africains ne vivent pas ou ne sentent pas le football de la même manière. Il y a une culture de football au Ghana (trois fois champions d’Afrique, détenteur du trophée mondial de la catégorie inférieure…) autant qu’en Uruguay.
Uruguay-Ghana : 50/50
Au Ghana, le football se transmet de père en fils. Chacune des deux équipes part avec des atouts qui, à tout moment, peuvent faire la différence dans ce match historique pour les Ghanéens, de souvenir pour les Uruguayens. L’Uruguay est à la recherche d’une célébrité d’antan.
A cette occasion, les Sud-Américains mettront tout en œuvre, pas pour aller plus le plus loin possible, mais pour le sacre final. Ce match Uruguay-Ghana promet d’être un des meilleurs du tournoi où il y aura moins de calcul. Les Uruguayens ont un jeu fluide, avec une occupation rationnelle du terrain. Un jeu fait de passes courtes et de mobilité. Toutes ces qualités, ils les partagent avec les Ghanéens à l’exception de la mobilité.
Les Africains du Ghana compensent cette faiblesse par leur solidarité. Mais, les Uruguayens sont très vicieux sur les actions offensives. Les deux stars de l’équipe, Suarez et Forlan, sont toujours à l’affût de la moindre erreur de la défense pour pousser le ballon au fond des filets.
Les Ghanéens doivent améliorer, en exploitant à bon escient leur potentialité physique, pour gêner leur adversaire. Le 4-4-2 des Uruguayens cache mal leur fébrilité défensive. En gagnant le maximum de duels au sol et en l’air, le rideau défensif uruguayen peut s’écrouler. Cela n’est pas au-dessus des moyens d’Annan et ses camarades du milieu de terrain. Si les cartons jaunes étaient annulés, comme le prétendent certains observateurs, ou que la demande d’annulation formulée par le Ghana était acceptée, le Ghana sera en possession de toutes ses forces avec le maintien de Ayew.
Espérons que le Ghana a bien joui de sa qualification en quart de finale et que Gyan, Mensah, Kingston… auront les pieds sûrs pour aborder cet important match de leur vie. Une victoire, synonyme de qualification pour les demi-finales, fera danser toute l’Afrique.
Allez les Africains ! Allez les Black Stars !
Badri

MONDIAL
Le Ghana au pied du mur uruguayen
L’Uruguay et le Ghana s’affrontent ce soir à Soccer City pour une place dans le carré d’as du Mondial. Ce ne sera pas facile pour nos derniers représentants même si chacun sait ce que nous voulons aux termes de la rencontre.
Le Ghana. Comme on le dit couramment en Afrique, c'est finalement le Ghana qui a relevé la tête du continent. Non pas que les autres représentants ont été mauvais ou en dessous de tout, mais parce que les Ghana Boys ont montré leur capacité à associer la manière au résultat.
Car à quoi sert-il de jouer les prestidigitateurs balle au pied si l'on doit toujours sortir du terrain la tête basse ? Nous attendrons de voir aujourd’hui ce que fera le "Black Stars" contre ces diables d’Uruguayens qui changent de braquet en fonction de la difficulté qui se présente devant eux.
Les Uruguayens représentent la puissance de la tradition et l'histoire : ils ont été le premier pays sud-américain à remporter le titre olympique en 1924 et en 1928. Ils ont ensuite été l’hôte de la première Coupe du monde qu’ils ont remportée en 1930, un exploit qu’ils ont réédité en 1950.
En 1954 et 1970, ils ont été demi-finalistes, ils ont produit une kyrielle de grands joueurs tous du Penarol ou du Nacional, les clubs phares de la capitale, Montevideo, bénéficient d'une chaîne de caractères du monde et les clubs sud-américains.
Les "Black Stars" comptent pour l’heure trois succès dans les tournois de jeunes du monde, quatre championnats d'Afrique et la première du continent médaillée d’or des Jeux olympiques.
Après l’élimination de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire et du Nigeria, ils restent la fierté du football africain. Selon le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Vâlcke, quel que soit le résultat de leur confrontation avec l’Uruguay, les progrès du Ghana méritent déjà d’être salués.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)


Incertitudes et suspensions
Le Ghana va se heurter à une série de blessures et de suspensions. Le défenseur Jonathan Mensah et le milieu Andre Ayew, tous les deux suspendus, seront privés de ce quart de finale. Côté incertitude, Kevin-Prince Boateng, touché à une cuisse contre les Etats-Unis, ne s'est pas entraîné avec les "Black Stars". En défense, Isaac Vorsah, qui n'a plus joué depuis le premier match, John Mensah, victime de problèmes de dos récurrents, et le jeune latéral Samuel Inkoom sont également incertains.
B. D. S.

QUARTS DE FINALE DU MONDIAL
L’Afrique du Sud bénie le Ghana
Le Ghana qui affronte cet après-midi l’Uruguay en 1/4 de finale du Mondial, bénéficie du soutien de tout un continent. L’exemple vient du pays hôte de la compétition.
Les couleurs du Ghana sont partout en Afrique du Sud ; sur les artères, dans les maisons, les voitures de fans locaux. "Le Ghana a été incroyable contre les Etats-Unis", a déclaré Lebo Mahlatjie, instructeur et fan des Black Stars. "Ils ont vraiment honoré la présence de l'Afrique dans ce tournoi".
Pour un autre fan, Mahlatjie, étudiant au Collège central de Johannesburg, les efforts des Black Stars incarnent l'Afrique à la fois sur et hors du terrain. "Ils ont une bonne chance de passer. Ils ont surpris tout le monde et rendu déjà l'Afrique fière, quoi qu'il arrive ce vendredi".
" Le Ghana passera et inscrira une nouvelle page de l’histoire du football africain. Il va battre l'Uruguay", jure pour sa part le pompiste Philemon.
Pour Robb, infirmier, il faut penser à la victoire. "Je vais célébrer le succès de l'Afrique. C'est notre Coupe du monde, nous sommes confiants avec eux".
Les supporters sud-africains seront des milliers à chanter et danser aux sons des vuvuzelas pour les Black Stars. "J'ai un billet pour le match", dit Tebogo Mutlanyun, informaticien. Et d’ajouter : "Le Ghana représente l'Afrique pour nous tous et je soutiens les Black Stars pour le sacre mondial".
Devant une affiche du match Brésil/Pays-Bas, George Mahlangu, cadre est vêtu des couleurs ghanéennes et se prépare à la fête. "C'est fantastique d'avoir les Black Stars au second tour de la Coupe du monde organisée ici. Nous avons besoin qu’une équipe africaine se trouve à ce stade de la compétition", explique-t-il.
Le succès de l'équipe ghanéenne se prépare sur le continent avec en première ligne le pays hôte.
Propos recueillis par
B. D. S.

MONDIAL DES MISS
L’Argentine sur le podium
Mae Strelkov, Miss Argentine, a remporté mercredi dernier au Centre de convention de Johannesburg, la Coupe du monde des Miss des équipes en quarts de finale, lors des épreuves de penalties. En finale, elle a battu la Ghanéenne, Mimi Areme.
Le président de l’AIPS, Gianni Merlo et le directeur de développement des affaires de World Sport Destination Expo, Tony Prince, avaient le sourire aux lèvres mercredi dernier à l’issue de l’exposition photos en image des activités de la presse sportive internationale et du concours Miss Coupe du monde.
Pendant plus de la demi-heure, les Miss qui ont souhaité bonne chance à leur pays ont dans les confrontations directes à la règle tiré des penalties dits de la beauté. Après les quarts, on a assisté aux demis puis à la finale.
Vêtues des maillots de leurs pays et baskets, elles ont été présentées en tenue simple avec enthousiasme aux nombreux invités dont le directeur de la communication par intérim de la Fifa, Nicolas Maingot, avant de recevoir des stylos spéciaux de ladite soirée dénommée, "Nuit de la presse sportive".
Cette compétition, organisée par l’AIPS et World Sport Destination Expo regroupait 8 jeunes femmes représentant les pays qualifiés pour les quarts de finale du Mondial. Pour cette 2e édition, c'est l'Argentine qui a remporté pour la seconde fois de suite la timbale, devant le Ghana.
Pour rappel, Jennifer Schermann avait remporté Miss Coupe du monde, qui a eu lieu en 2006 en Allemagne. Mae Strelkov devient donc Miss Coupe du monde 2010. Reste à savoir si cette dernière portera chance à la bande à Diego Maradona durant la compétition.
Les mêmes postulantes auront également l'honneur de participer en octobre au concours Miss monde en Afrique du Sud.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial)

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