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2010

Mois de fevrier

Les Echos du 25 fevrier

 

SYSTEME DES NATIONS UNIES AU MALI
Malaise général au bureau de l'UNFPA/Mali
L’organisme onusien spécialisé sur les questions de population s’apprête à effectuer des licenciements. Du coup, les travailleurs vivent avec l’épée de Damoclès sur la tête.
Au Mali, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) travaille avec ce qu’il appelle les "partenaires d’exécution des projets". Ces projets sont logés essentiellement au niveau de 4 ministères : Economie et Finances, Jeunesse et Sports, Santé et Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille. Chacun de ces ministères a deux ou trois projets qui relèvent de lui.
Chaque année, l'UNFPA réunit l’ensemble de ses partenaires pour adopter un plan de travail. Cette année, c’est à Sélingué qu’a eu lieu du 1er au 3 février 2010, l’atelier de validation du plan de travail 2010. Au cours de cet atelier, des actes jugés "contraires" à l’esprit et à la lettre de l’accord de coopération signé entre le gouvernement et l’UNFPA en janvier 2008 ont été posés.
En effet, "c’est avec stupéfaction" que les structures représentant le gouvernement ont découvert que des ONG avaient été sélectionnées sans appel à concurrence "et sans tenir compte d’aucun critère", selon nos sources. Ces mêmes sources ajoutent que les structures gouvernementales n’ont pris connaissance des fonds qui leur ont été attribués en 2010 que dans la salle de réunion de Sélingué.
De cette répartition budgétaire, il ressort que les fonds alloués à une ONG comme Asdap (100 000 USD), dépassent de loin ceux de la direction régionale de la santé de Sikasso, pourtant censée superviser les actions de l’ONG en question. Pis, le Remaifo, réseau des ONG qui luttent contre la fistule obstétricale, ne disposant pas encore de récépissé, donc n’ayant pas d’existence légale, a reçu des subventions "conséquentes". L’ONG FHI, a reçu 150 000 USD sans appel à concurrence. Selon des membres du bureau, il ne doit cette largesse du bureau qu’à ses "amitiés" avec le spécialiste de développement international.
Toujours, contrairement à l’esprit de l’accord-cadre, quatre ONG n’intervenant pas dans la lutte contre les fistules, ont reçu des fonds pour mener des activités de prévention, de réinsertion, de référence, dans les régions de Gao, Tombouctou, Sikasso et Kidal, sans concertation préalable avec le gouvernement.
" Ce qui était troublant, selon nos sources, c’est que le programme des ONG était plus défendu par des membres du bureau UNFPA. Et, pendant que l’on diminuait les fonds alloués aux directions régionales au profit des hôpitaux, l’UNFPA a refusé de procéder de même pour les fonds des ONG au profit du CHU du Point G", affirme un autre interlocuteur.
Pour beaucoup de participants à la rencontre de Sélingué, il y a eu de la part de l’UNFPA, une politique de "deux poids deux mesures". "Pendant que l’on refusait la prise en charge des animateurs et des frais de réparation, de maintenance et de fourniture de bureau du côté du gouvernement, on allouait au même moment aux ONG 12 % de leur budget pour ces mêmes charges".
Dichotomie
De 2009 à 2010, les structures et projets UNFPA ont vu leurs budgets diminués quasiment de moitié. Au même moment, le bureau de promotion de la population lance des avis de recrutement via la presse. Ce que les animateurs ne comprennent pas, car il s’agira de venir remplacer les actuels animateurs et gestionnaires des projets. De même, il existe un vaste plan de diminution de la moitié des activités destinées aux populations cibles des projets et programmes.
D’ailleurs, depuis quelques mois, certains animateurs et gestionnaires sont déjà dans la rue. Il leur a été accordé des contrats de trois mois, au lieu du contrat annuel comme cela est la règle, ce qui leur donne le sentiment que leur licenciement est programmé depuis longtemps. Ces contrats de trois mois arrivent à échéance en fin mars. Pis, les postes à pourvoir sont invisibles dans le programme de coopération que le gouvernement du Mali et l’UNFPA ont signé.
Autre dichotomie dans le fonctionnement, c’est au niveau des dépenses et traitements. Par exemple, le seul spécialiste de programme international a un salaire mensuel qui dépasse de loin les fonds alloués à la direction nationale de la santé ! Ces aspects alourdissent les charges. Le gouvernement, pourtant, avait dénoncé le recrutement d’un spécialiste de programme international lors de la finalisation du 6e programme de coopération. Visiblement, l’UNFPA n’en a pas tenu compte !
" La pire des injustices, affirme un interlocuteur, c’est d’avoir alloué comme salaire mensuel à un seul individu 5 625 000 F CFA sur les ressources du programme, et ce au détriment du projet conçu et voulu par le gouvernement. Quelle est la valeur ajoutée de ce spécialiste sur le développement du Mali ? Nul !". Tous ces dysfonctionnements, de l’avis de certains agents du bureau, sont dus à "la mauvaise influence de ce prétendu spécialiste sur le représentant".
Au Mali, selon les constats, le renforcement du bureau UNFPA se fait au détriment de l’amélioration de la référence évacuation, des soins obstétricaux et néonataux d’urgence, éléments clefs de la lutte contre la mortalité maternelle, activités qui avaient bien démarré durant ce 6e programme et qui devaient atteindre leur vitesse de croisière en 2010.
Malheureusement, les sommes allouées cette année ne permettent même pas de prévoir l’achat d’ambulances et d’équipements médicaux, ce qui jusque-là était le point fort de l’assistance de l’UNFPA au Mali. En plus, ce renforcement du bureau se fait au détriment de l’exploitation des données du 4e Recensement général de la population et de l’habitat.
Affaire à suivre.
Alexis Kalambry

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LIBERATION DES ISLAMISTES
Le très mauvais calcul d’ATT
La politique ce n’est pas de la mathématique. Cela est connu. Avoir affaire avec des personnes qui, contre les lois de la République, transportent et détiennent des armes de guerre, allant d’un pays à un autre, ne peut alors être géré en méconnaissance de paramètres qui impliquent la souveraineté d’Etats tiers concernés. Au lieu d’avoir des sarments, comme une liane, ATT s’est laissé plaire en roseau face aux pressions françaises, se prêtant aux critiques et acrimonies de l’intérieur comme de l’extérieur.

La libération lundi des quatre islamistes membres d’AQMI (deux Algériens, un Burkinabé et un Mauritanien), détenus depuis avril 2009 et présumés terroristes par les autorités maliennes, mauritaniennes et algériennes semble causer plus de tort à Bamako qu’il n’en résoudrait réellement.
La Mauritanie en premier dès l’annonce de la libération des islamistes, puis l’Algérie après qu’AQMI ait libéré à son tour l’otage français ont rappelé leurs ambassadeurs pour dénoncer et protester vigoureusement contre l’attitude de Koulouba dont la faiblesse montrée face aux pressions exercées par Paris discrédite un homme et son gouvernement et fait de son peuple un enjeu négligeable face aux intérêts d’un pays qui posait au demeurant sur la tête d’un de ses citoyens.
Nous n’irons pas jusqu’à dire que la vie de Pierre Camatte a valu, aux yeux d'ATT, plus que celle de toute une population de plusieurs millions d’habitants puisque l’insécurité causée dans la bande sahélo-sahélienne et qui en l’occurrence concerne le Mali, la Mauritanie et l’Algérie au premier plan, fait peser la menace de mort sur leur tête - on se rappelle le meurtre d’un colonel de l’armée en plein jour à Tombouctou, l’attentat terroriste du 8 août 2009 à Nouakchott dans le quartier huppé de Tevragh Zeina, là où est située l’ambassade de France, les dizaines de morts en Algérie, etc.
On espère que l’otage français, sur qui deux ultimatums de mise à mort avaient été lancés par AQMI si leurs éléments détenus à Bamako, n’étaient pas libérés, s’en sortira sain et sauf maintenant que Bamako a plié comme roseau après ses rodomontades. Mais voilà que, en se référant aux déclarations du chef de l’Etat malien lors de la 29e semaine de l’Afrique organisée par l’Unesco au mois de mai 2009 à Paris, on s’avise de la roublardise de ses "partenaires salafistes".
Devant l’assemblée de personnalités et des médias, le président malien affirmait qu’il était déçu du comportement des hommes en armes qui menaçaient la sécurité intérieure du Mali, le mettait en mal face à ses voisins en ne respectant pas leur engagement à rester calmes dans le désert malien, pour citer de mémoire l’aveu de celui qui était justement invité pour partager sa méthode de gestion d’une crise qu’il a lui-même qualifiée de "basse intensité".
Il s’est avisé aujourd’hui qu’il a eu tort de concéder à ses bandits, essaimant dans d’autres pays la peur et l’insécurité, une partie du territoire national contre sa "tranquillité". Les militants de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) devenu depuis Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) n’ont jamais été des persécutés d’Alger dont le pouvoir et la presse se sont moqués des niaiseries de Bamako.
Souffle coupé
Comment Bamako pourra expliquer son geste à ses voisins algérien et mauritanien après avoir tambouriné, au lendemain de la première visite du ministre français des Affaires étrangères, qu’elle veut consolider l’embellie revenue dans ses relations avec Alger suite à sa déclaration que les présumés terroristes d’AQMI ne seront pas libérés et que de voix autorisées, on affirme même qu’Alger a fourni de la documentation juridique ?
Mais voilà Bernard Kouchner est repassé à l’offensive, appuyé par Claude Guéant, premier collaborateur du chef de l’Etat français dont certains prêtent un poids immense dans les prises de décisions de l’Elysée. A en croire certaines informations, Guéant aurait apporté une solution juridique compréhensive renforcée par des propositions alléchantes qui font craquer Bamako faisant alors fi de "ses engagements internationaux" supposés, doublant Alger et Nouakchott, qui réclamaient le transfert de leurs ressortissants, du jour au lendemain. Bamako a surpris Alger et Nouakchott si fort que leur souffle a été coupé comme seul le fait ce terrible vent du Sahara dont profite si allègrement AQMI dans les grottes du désert malien.
A ce jeu, rien ne certifie qu’ATT ne se fasse prendre de vitesse par tous les autres "pays amis", dont l’Espagne et l’Italie qui eux aussi ont des ressortissants détenus dans le Nord de notre pays après avoir été nargué par AQMI. Et le fait de "vivre dans un environnement international où il y a des règles en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme, règle qu’il faut respecter" ne signifiera alors rien du tout, à Nouakchott comme à Alger, à Rome comme à Madrid, à Washington comme à Guantanamo.
Bamako trompettera qu’elle était dans une très mauvaise posture en tout cas directement vis-à-vis de ses voisins frontaliers et "son ami" la France. Qu’elle était assise sur un tabouret fendu, crissant, coinçant et brinquebalant qui pinçait les fesses à chaque petit mouvement. Qu’il lui a manqué du courage et de la témérité pour tenir comme tous ces Maliens durant leurs années de classe sur les tables bancs fendus, crissant, coinçant et brinquebalants de Kayes à Tombouctou.
Mais difficilement l’Etat malien pourrait faire accepter à son opinion nationale qu’il a oublié cette valeur qui a fait que nombre d’élèves de Mopti, ayant passé des années durant dans cette position très désagréable, il est vrai, ont préféré avoir les fesses rouges dans des culottes en loques pour porter plus tard des boubous en basin richement brodé.
En somme comment à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale, le gouvernement pourra parler de Soundiata Kéita, Tiéba Traoré et autre Modibo Kéita pour mettre en avant les valeurs de dignité, de fierté, de droiture et de don de soi. C’est tout simplement dommage.
Oussouf Diagola
(correspondant permanent à Paris)

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PROJETS ET PROGRAMMES
Le rapport de la 10e revue du MET
Le ministère de l’Equipement et des Transports (MET) a organisé le 24 février un atelier de validation du rapport provisoire de la 10e revue des projets et programmes.
Pour améliorer les performances des projets et programmes de développement, il a été initié en 1998 l’exercice de la revue dont l'objectif est de faire une analyse critique sur l’état d’exécution physique et financière des projets et programmes de développement des départements, d’identifier les principales contraintes qui entravent leur mise en œuvre et de proposer des mesures en vue d’accroître leur impact sur les bénéficiaires.
Au titre de l’année 2009, le taux de décaissement des projets inscrits était de 57 %. Sur une inscription totale de 120,58 milliards de F CFA, 68,773 milliards de F CFA ont été décaissés pour un ensemble de 41 projets.
La collecte des fiches de projet auprès des services a permis au titre de l’année 2009 de dénombrer 46 projets : 8 terminés, 36 en cours d’exécution et 2 en préparation. Le taux d’exécution des projets est de 53 % pour un total de 15 projets qui devraient s’achever en 2009. Le nombre des projets revus a baissé par rapport à celui de la 9e revue, qui était de 54.
Cette baisse s’explique par l’insuffisance de suivi des enquêtes entraînant ainsi un faible niveau de financement, la non-tenue de table ronde des bailleurs de fonds depuis 2007 et la crise financière survenue en 2008 entraînant la priorisation des projets à mettre en œuvre.
En outre, le désenclavement intérieur et extérieur de ces projets a contribué à la réduction de la pauvreté par la création d’emplois (plus de 20 000 emplois créés toutes catégories confondues en 2009), la stabilisation et la réduction du coût des transports, la facilitation de l’accès aux services sociaux, l’amélioration de la fluidité du trafic, la promotion de l’intégration et du tourisme.
Le coût total des projets immatriculés et non immatriculés est de 798,602 milliards de F CFA et le niveau d’exécution financière en cours varie de 4 à 100 % contre 96 % lors de la 9e revue.
Anne-Marie Kéita

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PROCEDURES ADMINISTRATIVES
E-regulations : transparence et simplification
Le système d’information en ligne des procédures administratives liées à l’investissement au Mali du projet "E-regulations" a fait l’objet d’une séance d’information mercredi dernier par le directeur de API-Mali.
En attendant le lancement officiel du système E-regulations prévu très prochainement, l’Agence pour la promotion des investissements (API-Mali) a présenté le nouveau système de transparence et simplification des procédures administratives.
C’était au cours d’une séance de sensibilisation, en présence du directeur de API-Mali, Mansour Haïdara, la directrice du guichet unique. Julien Borno du Cnuced a décrit E-regulations comme un système d’informations en ligne offrant un accès transparent aux procédures administratives relatives aux opérations d’investissement.
Il comprend un système d’informations au service de l’investissement, des procédures administratives décrites pas à pas, du point de vue de l’usager, un outil de réforme administrative, de soutien des micros entreprises. E-regulations présente, à ses dires, les procédures du point de vue de l’usager, afin de faciliter ses démarches et son dialogue avec l’administration. "C’est donc un outil important pour améliorer le climat des affaires et promouvoir les investissements au Mali", affirme le directeur.
Ce système, conçu par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, est actuellement déployé au Mali grâce à un partenariat entre le département de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali), le Pnud et l’appui financier du gouvernement du Luxembourg.
Pour le directeur Haïdara, pour l’administration et pour le gouvernement, E-regulations permet de mieux connaître la pratique administrative telle qu’elle est perçue par les usagers. Le système facilite également le dialogue entre les nombreuses administrations impliquées dans le cycle de l’investissement. Les possibilités de simplification selon Julien Borno sont identifiées de façon simple et concertée. E-regulations contribue à créer les conditions d’un débat ouvert, solide et informé sur les réformes administratives à apporter.
" Le système présente en ligne, étape par étape et du point de vue de l’investisseur, les procédures administratives liées aux opérations économiques des entreprises, telles que : la création de société ou enregistrement comme commerçant individuel, obtention de licences d’activité, achat ou location de terrain, permis de construire, recrutement de personnel…"
Amadou Sidibé

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LA LANGUE MATERNELLE
Un facteur de développement menacé
Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a fêté le 22 février 2010 la Journée internationale de la langue maternelle. Celle-ci est menacée à travers le monde.
Le ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, en collaboration avec des partenaires, a organisé lundi une conférence débats au CICB sur "politique des langues nationales : historique, état des lieux et perspective".
Actualité oblige, la célébration de la Journée internationale de la langue maternelle était placée sous le signe du cinquantenaire de l'accession du Mali à l’indépendance. Selon le président de la Commission d’organisation du cinquantenaire, Oumar Hammadoun Dicko, sa commission a réservé une grande place à l’apprentissage de l’hymne national dans les langues maternelles pour que, dira-t-il, la jeune génération appréhende le sens et la portée du symbole national qu’est la langue maternelle.
" Cette journée rappelle un fait majeur : parler sa langue maternelle constitue, pour chaque individu, une partie de sa richesse culturelle", a noté Oumar H. Dicko.
Le directeur de l’Institut des langues Abdoulaye Barry (Ilab), Ngolo Coulibaly a rappelé que c’est en 1999 que l’Unesco a institué lors de sa 30e session la Journée internationale de la langue maternelle qui, chaque année, constitue pour l'Ilab un événement symbolique favorisant la promotion des langues maternelles.
Ngolo Coulibaly a indiqué qu’il s’agit, au cours de cette journée et des débats qui seront engagés, de faire le bilan des actions de promotion et de protection des langues maternelles. Celles-ci sont exposées d’après l’Unesco au danger d'extinction.
" Plus de 50 % des 6000 langues maternelles parlées dans le monde risquent de disparaître. 96 % d’entre elles ne sont parlées que par 4 % de la population mondiale", a-t-on alerté.
La sauvegarde de ces langues qui constituent un patrimoine collectif de communication et de développement, est de l’avis du Pr. Salikou Sanogo, une priorité à laquelle le gouvernement attache une importance réelle à travers sa politique éducative pour une utilisation harmonieuse des langues nationales dans l’apprentissage.
Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, et de nombreux invités de marque ont assisté à cette célébration.
Amadou Waïgalo

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PROTECTION DES TRAVAILLEURS MIGRANTS
Le Mali, la Mauritanie et le Sénégal s’engagent
Les migrants à la recherche d’une vie meilleure deviennent vulnérables dès lors qu’ils quittent leur pays. Et pourtant, ils ont un apport inestimable dans l’économie de leur pays d’origine. D’où la nécessité de les protéger.
C’est convaincus de cette réalité que le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, à travers des organisations syndicales, ont signé lundi 23 février 2010 à Bamako un protocole d’accord de protection des droits des travailleurs migrants.
En signant ce protocole d’accord, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM), la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) réaffirment leur engagement à travailler dans une synergie d’action pour une gestion coordonnée et concertée des droits des travailleurs migrants.
Au cours de la cérémonie de signature placée sous la présidence du ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Alou Macalou, les représentants des différentes centrales syndicales ont réitéré leur attachement à l’accord qui va permettre, selon eux, de protéger les droits des migrants des trois pays.
" La gestion des flux migratoires nous impose de conjuguer nos efforts surtout pour nous ressortissants des pays de culture migratoire", a plaidé Mouhamadou Lamine Fall de la CNTS. Et d'inviter les autorités respectives à accorder une attention particulière au protocole.
M. Macalou qui s’est félicité de la signature de l’accord a noté qu’au niveau de son département une collaboration fructueuse existe déjà avec les différentes associations de migrants. Il a réitéré la disponibilité de son ministère de promouvoir la bonne application de l’accord.
Amadou Waïgalo

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LEÇON D’ANGOLA-2010
Bréviaire à l'intention des Aigles
Les lampions viennent de s’éteindre sur la Coupe d’Afrique des nations de football 31 janvier dernier en Angola. Le verdict est tombé : le Mali se classe neuvième sur seize. Appréciation du jury : travail insuffisant, peut mieux faire à condition de changer le fusil d’épaule.
La quatrième place obtenue par les Aigles à la Can-2002 au Mali, avait créé l’espoir de voir nos Aigles prendre l’envol vers le sommet du football africain. Nombreux étaient les Maliens qui avaient cru que, dans deux ou quatre ans, les Aigles allaient se poser sur le toit africain…
Grosse illusion, car les Aigles n’ont fait jusqu’à ce jour qu’un parcours en dents-de-scie dans les Can de 2004, 2006 et 2010 ce constat n’est pas la faute pleine et entière des seuls entraîneurs. Sur la dizaine essayée, ces entraîneurs ne peuvent pas tous être mauvais.
S’ils le sont, cela signifie que les hommes chargés de leur recrutement ne sont pas à hauteur de mission. Je doute fort que ça soit aussi le cas. Reconnaissons que Keshi le dernier entraîneur des Aigles a fait un excellent travail de prospection des joueurs. Il nous fait découvrir de bons joueurs tels que Soumaré, Samassa, Yattabari, Lassa, Bakayes, Modibo Maïga j’en passe…
Quels sont donc les problèmes des Aigles ?
Après analyse, deux problèmes minent cette équipe. Le premier est d’ordre structurel et le second environnemental.
Le premier d’ordre structurel : le football sport d’équipe se compose de trois lignes (défense, milieu, attaque). Il doit y avoir dans chaque ligne une forte personnalité ou des joueurs d’égales valeurs ou des joueurs complémentaires.
En défense, la forte personnalité peut être le gardien du but qui devient ainsi le Monsieur 50 % de l’équipe. C’est le cas de Farota à la Can de 1994 ou de l’Italien Dino Zoff à la Coupe du monde de 1982.
Au milieu de terrain, la forte personnalité est appelée le cuisinier de l’équipe, c’est le créateur des espaces, le spécialiste de la dernière passe. Les exemples sont Ousmanebléni de Yaoundé-72, Gerson du Brésil de Pélé en 1970 et Ahmed Hassan de l’Egypte en 2010.
Enfin l'attaque c’est le Monsieur but comme Salif Keita en 1972, Pélé en 1958, 1958, 1962, 1970 et Zidane d’Egypte en 2010.
Les Aigles du Mali n’ont rien de tout cela, pas un bon gardien de but, une défense sans âme, pas de cuisinier, donc des attaquants égarés. Surtout au milieu de terrain, personne ne joue ce rôle de cuisinier, de métronome, de patron de l’équipe.
La nécessaire rupture
Seydou Kéita a les moyens techniques de jouer ce rôle, mais il n’a pas les arguments physiques et moraux indispensables à cet effet. Il y a quand même un Frédéric Kanouté en attaque, mais dès l’instant qu’il est sevré de balles, il devient un attaquant errant.
La solution à ce premier problème, c’est de monter une équipe nationale basée sur les locaux qui s’entraîneront deux fois dans la semaine pendant toute la saison sportive. Il sera ainsi créé l’esprit d’équipe, l’automatisme entre les lignes et dans la même ligne. Cette équipe pourrait être renforcée par un maximum de cinq joueurs professionnels dans les matches officiels.
L’Egypte est la parfaite illustration de ce schéma. La plupart de ses joueurs viennent du championnat égyptien. La Zambie est dans le même sillage avec un fond de jeu, une discipline tactique. Les Zambiens ont été trahis par leur inexpérience.
Les grands noms ne font plus le succès d’une équipe composée de joueurs venant de divers horizons et regroupés dans un laps de temps, même si le football est un sport universel. Le Chan (Championnat d’Afrique des nations) prochain est une opportunité pour entamer ce redressement. Le 2e problème d’ordre environnemental : que l’entraîneur soit Noir, Blanc ou Jaune, si l’environnement du football n’est pas sain, aucun résultat positif ne sera atteint.
Cela interpelle le département des Sports, la Fédération et les "soi-disant" grands amis du football. Laissons la main libre à l’entraîneur. Celui-là a un staff sur lequel il s’appuie pour prendre ses décisions ! Mais l’orienter, lui proposer un style, un plan de bataille ou un joueur, cela est de nature à le perturber dans sa vision des choses. Un entraîneur doit être soutenu, applaudi dans tout ce qu’il entreprend jusqu’au résultat final. C’est à l’heure du bilan, à l’heure de la grande lessive qu’on placera les points sur les i et préparera l’avenir avec ou sans cet entraîneur.
Ainsi, le département et la Fédération doivent élaborer un texte juridique appelé code de bonne conduite des Aigles. Dans ce code, l’accent sera mis sur la discipline, le travail et le patriotisme. Pendant plus de 10 ans, des millions et des millions de nos francs, argent du contribuable malien, ont été distribués gracieusement aux Aigles sans un progrès notable, ça suffit !
Désormais, c’est après avoir tout donné au pays que l’on doit être récompensé. Si les récompenses ne sont pas à hauteur de souhait après le succès, le joueur est libre de claquer de claquer la porte de l’équipe nationale. Ainsi on prendra d’autres pour recommencer l’aventure.
A bon entendeur salut !
Amadou Sidibé
(enseignant à la retraite à Lafiabougou, rue 250, porte 195)


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