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2010

Mois de fevrier

Les Echos du 23 fevrier

 

GREVE A AIR-MALI
Les avions cloués au sol pendant 24 h
La compagnie aérienne Air-Mali et son personnel navigant ne parlent plus le même langage. Le week-end dernier les avions sont restés cloués au sol à l’aéroport international de Bamako-Sénou où des passagers ont appris que leurs vols sont annulés.
Pour des revendications corporatistes, le personnel navigant a sorti ses muscles en vue de se faire entendre la fin de la semaine passée particulièrement chargée dans notre pays avec le sommet des chefs d’Etat de l’Uémoa.
Les Boeing de la compagnie battant pavillon malien étaient immobilisés sur le tarmac de l’aérogare de Sénou. Arrivés sur place dans la journée du 21 février 2010 des passagers venus au sommet de l’Uémoa en partance pour Dakar au Sénégal ont été informés de la nouvelle de la grève.
L’information est confirmée du côté de la direction générale d’Air-Mali à Hamdallaye même si l’on se refuse à ce niveau d'évoquer les raisons de la grève et les doléances du personnel navigant. La direction prévoit une conférence de presse en principe aujourd’hui. Le trafic a repris lundi.
Abdrahamane Dicko

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BRUITS SOURDS
Vente de la Sotelma : Où est passé le reste des actions ?
Depuis plusieurs mois la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), est passée dans le giron du privé. Le gouvernement, actionnaire majoritaire, a cédé à Maroc Télécom 51 % des actions contre une facture de 180 milliards de F CFA. Depuis bientôt un trimestre les investisseurs marocains ont pris le contrôle de la société.
Pour le commun du Malien, tout est rentré dans l’ordre. Mais, pour les petits investisseurs maliens, il reste encore une éternité à parcourir. Ils attendent toujours une hypothèque ouverture du capital. Une promesse faite par les autorités. Car, dans la clé de répartition retenue dans le schéma de la privatisation de l’entreprise, 19 % des actions étaient prévues pour les petits investisseurs maliens, 10 % pour les travailleurs, les 20 % restants revenant au gouvernement.
Mais, depuis l’installation de la nouvelle direction générale, c’est le silence radio. Où est donc passée la part des petits investisseurs ? Serait-elle tombée en cachette dans les poches des plus nantis ? Nul n’ignore qu’aujourd’hui le secteur des télécoms est rentable où les actions valent de l'or.

Craj : la guerre des éléphants
Au Cadre d’action et de réflexion des jeunes (Craj), le torchon brûle entre le président Mahamane Mariko et certains de ses camarades de bureau. Au cours d’une conférence de presse le 14 février 2010 au Musée du Carrefour des jeunes, M. Mariko annonçait la radiation de trois membres du bureau national sur décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 13 février. Les intéressés sont Harouna Koné, secrétaire général, Bakary Doumbia, commissaire à l’organisation, et Abdoulaye Doucouré, commissaire aux finances pour usurpation et usage abusif du Craj à des fins personnelles…
Trois jours après, "les suspendus" sont montés au créneau pour s’inscrire en faux contre les allégations de leur président. Ils ont soutenu que ce dernier est manipulé et qu’il a dévié depuis trois ans. Ils ont dit que Mariko devra même son emploi à Orange au président de la République.
Les charges retenues contre Mariko sont l’abus de confiance, le détournement de fonds que "les suspendus" évaluent à 150 000 F CFA. Selon les "frondeurs", aucun membre du bureau national du Craj n’est suspendu. Au contraire, ils ont affirmé que le cas Mahamane Mariko a été examiné par une commission ad hoc qui a décidé de la radiation pure et simple de celui-ci. Visiblement, au Craj, on ne sait plus qui contrôle quoi.

Commune VI : des jeunes assiègent la mairie
Les litiges fonciers se portent comme un charme dans notre pays. A l’instar d’autres communes, la mairie de la Commune VI est présentement à couteaux tirés avec les jeunes à propos d’un terrain de football.
L’espace litigieux en question est aujourd’hui réclamé par un club de football de jeunes de Sogoniko. Mais il se trouve que le site a été vendu à Amadou Djigué. Pour manifester leur ras-le-bol, les jeunes ont pris d’assaut mercredi dernier la mairie de la Commune VI. Au cours des manifestations, des jeunes ont été arrêtés ainsi que certains de leurs parents.
Hier lundi encore, le même mouvement d’humeur s’est poursuivi. Les jeunes, y compris des scolaires du fondamental ont assiégé la mairie de la Commune VI pour demander la libération des personnes arrêtées. Leur appel sera-t-il entendu ou vont-ils envisager d’autres mesures au cas où l’autorité communale n’obtempérait pas ?

Code de la famille : les Chorfa sans avis
Il vous souviendra que l'adoption du Code des personnes et de la famille par l’Assemblée nationale avait soulevé un tollé avant son retrait pour une seconde lecture. Depuis, l’on est à ce stade. Samedi au cours de la toute première conférence des Chorfa ou des chérifs qui ont décidé de se retrouver en famille, il a été demandé au président des Chorfa la position de cette communauté vis-à-vis du Code des personnes et de la famille.
Dans sa réponse, Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre sous ATT et président des Chorfa a expliqué qu’à l’époque la communauté des Chorfa n’avait pas été saisie pour avis comme ce fut le cas pour le Haut conseil islamique. De ce fait, il a fait savoir qu’ils n’ont pas à apprécier le Code des personnes et de la famille. Se gardant de tout commentaire, le président des Chorfa a affirmé que le jour où ils seront saisis, ils feront valoir leur point de vue.

ACI-2000 : les soufis et le Maouloud
Pour les festivités du Maouloud ce jeudi soir, il nous est revenu que l’association des soufis du Mali ne veut pas rester en marge. En effet, elle entend mettre les petits plats dans les grands pour célébrer avec faste "cette fête" consacrant la naissance du prophète Muhammad (PSL). Pour ce faire, les soufis ont déjà donné le signal en aménageant dans la zone ACI-2000 derrière la Bibliothèque nationale un imposant espace sur lequel ont été installés des hangars et des tentes. Le passant averti ne peut pas s’empêcher de constater des matériels de sonorisation.
Par ailleurs, l’on apprend que seront de la fête de nombreux invités venus de plusieurs africains notamment le Ghana et du monde entier pour célébrer le Maouloud. Cette forme de mobilisation ressemble à une grande première de la part des soufis qui sont à pied d’œuvre depuis plusieurs jours.

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OFFICE DU NIGER ET ROUTE MAHINA-MANANTALI
La BOAD met 14 milliards dans la cagnotte
Deux accords de prêts relatifs au projet d’aménagement hydro-agricole de Molodo à l’Office du Niger et au projet de bitumage de la route Manantali-Mahina, signés vendredi entre le Mali et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), visent à réaliser l’autosuffisance alimentaire et le désenclavement intérieur du pays.
L’Hôtel des finances a abrité vendredi la signature de deux accords de prêts relatifs au projet d’aménagement hydro-agricole de Molodo à l’Office du Niger et au projet de bitumage de la route Manantali-Mahina avec la BOAD.
Ont apposé leurs signatures en bas du document Sanoussi Touré, ministre de l'Economie des Finances, et Abdoulaye Bio-Tchané, président de la BOAD. C’était en présence du secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de l’Office du Niger et du PDG de l’Office du Niger.
S’agissant de l’accord portant aménagement hydro agricole du casier de Molodo en zone Office du Niger, le concourt de la BOAD s’élève à 8 milliards de F CFA. Il vise notamment l’aménagement de 1500 hectares du casier de Molodo-Nord en maîtrise totale de l’eau pour la culture intensive de riz et la production maraîchère, la mise en œuvre d’actions d’accompagnement, la mise en œuvre d’infrastructures socio-économiques…
Au bout, la mise en œuvre de ce projet permettra de réaliser une production additionnelle en année croisière de 6800 tonnes de riz paddy et de 5000 tonnes de produits maraîchers et d’améliorer durablement les conditions de vie, la sécurité alimentaire et le niveau de revenu des familles concernées par le projet.
Pour le bitumage de la route Manantali-Mahina, la BOAD met à la disposition de notre pays 6 milliards de F CFA. Il s’agira de réaliser une route revêtue de 87 km reliant Mahina à Manantali et de réhabiliter 14 autres km de voirie à l’intérieur de la ville de Manantali. Il facilitera non seulement les échanges économiques au plan sous-régional, mais aussi permettra d’améliorer l’accessibilité au barrage de Manantali.
Pour le ministre de l'Economie et des Finances, "les projets concernés s’inscrivent en droite ligne des préoccupations du gouvernement du Mali visant l’autosuffisance alimentaire et le désenclavement intérieur du pays…". Tout en réitérant la disponibilité de la BOAD à accompagner le Mali, le président Abdoulaye Bio-Tchané a indiqué que "la route du développement commence par le développement de la route".
Les deux projets portent à 198 milliards de F CFA le montant total des interventions de la BOAD au Mali.
Mohamed Daou

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AFFRONTEMENTS A YANFOLILA
Le collectif des syndicats des éleveurs interpelle l’Etat
Suite aux incidents survenus dans le cercle de Yanfolila, le 29 décembre 2010 entre éleveurs et agriculteurs qui ne cessent depuis lors d’enregistrer d’énormes dégâts matériels, le collectif des syndicats des éleveurs a tenu le jeudi 18 février, au palais de la culture, une assemblée générale. Le but était d’échanger avec les éleveurs et trouver ensemble une solution idoine pouvant mettre fin à ces agissements portant atteinte à la sécurité des Peuls de la contrée.
Depuis quelques mois maintenant, le cercle de Yanfolila s’est transformé en champ de bataille entre les transhumants et les agriculteurs. Ces derniers, résolus à ne plus cohabiter avec les peuhls sont allés jusqu’à donner l’ordre aux peuls de quitter le Wassoulou. L’opération de déguerpissement s’est déjà effectuée dans certaines contrées et reste en cours d’exécution dans d’autres.
Selon le président du Syndicat des éleveurs producteurs de lait et de la viande (Synelprov), Cheickna Hamala Bathily, tout a commencé le 29 décembre 2009 lorsque la gendarmerie de Yanfolila a arrêté 8 bergers conduisant des troupeaux d’environ 1602 têtes, suite à la découverte sur la route du corps d’un homme assassiné à coups de couteau dans la localité de Tabaco, laissant les animaux sans pasteur. C’est ainsi que le vendredi 1er janvier, la gendarmerie de Yanfolila, le chef des chasseurs de Yanfolila et 4 bergers se sont rendus à Tabaco dans le but de récupérer les animaux.
Mais ils trouvèrent déjà qu’un ressortissant du village du nom de Souleymane Diakité a ordonné à la population de tuer les bergers et leurs accompagnateurs. C’est alors que ceux-ci ont pris la fuite mais deux d’entre eux ont été blessés dont un grièvement à l’œil. Une centaine de bœufs ont été abattus à coups de fusil et de machettes par les chasseurs. Ce même jour, les communes de Gana et de Badogo ont diffusé sur les antennes de la radio, un ultimatum demandant à tous les Peuls (les éleveurs, les marchants, les transhumants, les bergers), de quitter le Wassoulou avant le vendredi 8 janvier.
Les ministères de l’Elevage et de la Pêche, de l’Administration territoriale et des Collectivités locales et celui de la Sécurité intérieure et de la Protection civile informé par la Fédération des éleveurs (Febevim) et le collectif des éleveurs, ont envoyé une délégation à Yanfolila, avec un huissier de justice pour constater les dégâts. Cette délégation est arrivée le samedi 9 janvier et le dimanche 10 janvier, nuitamment les populations ont incendié le domicile du berger Abou Diallo faisant d’énormes dégâts matériels.
A en croire, le président de Synelprov, le jeudi 21 février à Yorobougoula aussi, les chasseurs conduits par Bakari Blen Diallo ont égorgé 6 moutons de l’éleveur Djibi Ndiaye. C’est alors que la délégation interministérielle conduite s’est rendue à Yorobougoula le lundi 1er février.
Selon M. Bathily, les ministres ont écouté seulement les paysans. Les éleveurs n’ont pas parlé parce que la situation était visiblement tendue. A l’en croire, malgré les tentatives entreprises par ces ministres d’apaiser les esprits en demandant aux paysans d’accepter la cohabitation avec les éleveurs, la situation ne s’est pas améliorée.
Deux jours après le passage de la délégation interministérielle, le mercredi 3 février, le chasseur Souleymane Diakité et sa troupe ont renvoyé tous les transhumants basés à Balanfina. Le samedi 6 février dernier, tous les transhumants Basés à Kalaco (Kalana) et villages environnants ont été aussi chassés. Depuis, les chasseurs de la localité se promènent en brousse et abattent les bœufs portant les marques peules comme du gibier.
Aux dires de M. Bathily, les Peuls de cette localité ne sont plus libres de leur mouvement et les points d’eau également sont défendus aux troupeaux transhumants. C’est le cas à Dousoudjana. Le dimanche 14 février, a-t-il confessé, le maire de Koloni a attesté par écrit que 31 familles d’éleveurs sont dûment recensées dans sa commune et payent régulièrement les taxes et impôts. Mais malgré son opposition et celui du conseil municipal, les populations de la localité ont exigé le départ de ces 31 familles avant le dimanche 21 février, ajoutera-t-il.
Face à cette situation, le président du Groupement interprofessionnel de la filière viande au Mali, René Alphonse, qui a pris part à la rencontre, a interpellé le gouvernement notamment le ministre en charge de la Sécurité intérieure à prendre des mesures nécessaires pour la résolution de cette situation conflictuelle que traverse Yanfolila tout en amenant les gens à respecter la loi.
" Le Mali appartient à tous les Maliens et chaque individu quel que soit son ethnie, sa religion a le droit de se promener et de s’installer où il veut", a-t-il affirmé. Il a, au nom de son groupement, réitéré son soutien aux victimes de ces incidents, de les soutenir jusqu’au bout afin que justice soit rendue. Il a demandé aux éleveurs sortis massivement pour prendre part à la rencontre, de ne poser aucun acte qui pourrait envenimer la situation et d’adopter un comportement citoyen.
Ramata S. Kéita
(stagiaire)

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AVIS AUX DESPOTES EN PUISSANCE
Tandja, allez oust !
Mamadou Tandja voulait le pouvoir et son prestige, le Niger à zéro franc. Il a eu ce qu’il méritait : une place au fond d’une cellule.
Le petit colonel prétentieux de Niamey s’est fait déculotter par plus courageux et plus démocrates que lui. L’armée nigérienne vient d’administrer une leçon de bonne gouvernance aux apprentis Machiavels d’Afrique. Il est absolument interdit de rigoler.
Mamadou Tandja, venu au pouvoir par la force des urnes, en a été chassé par les armes. Voilà donc, une fois de plus, un de ces potentats de la pauvre Afrique qui n’a pas compris que le Niger a d’autres dignes fils capables d’assumer les commandes de la nation. Tandja a eu dix ans pour démontrer aux Nigériens ce dont il était capable.
Ce fut dix ans de famine à répétition, de bâillonnement de libertés, de harcèlement, d’enrichissement sans cause. Oui, Mamadou Tandja est arrivé au moins à payer les rachitiques salaires des fonctionnaires et à "mâter" l’embryon de rébellion touareg. Mais, pour lui, dix ans, ce n’était pas suffisant.
Il avait encore besoin de trois ans pour parachever, selon ses laudateurs et hagiographes, son "œuvre de construction nationale". Beurk ! Il aura certes ses trois ans, mais… au cachot, entre quatre murs, avec un numéro de matricule de prisonnier. Bien fait !
On entend déjà geindre les donneurs de leçon et autres impénitents de l’ordre démocratique : Nous ne pouvons pas approuver un coup d’Etat ! C’est illégal ! C’est contraire aux valeurs démocratiques ! Et patati et patata ! Ouach ! Que ça fait mal de se faire botter l’arrière-train pour sortir du palais présidentiel !
On entend déjà les donneurs de leçon qui sont restés muets quand Tandja, César et Napoléon, imbu de sa personne, arrogant et orgueilleux, tapait du poing sur la table et jurait de mettre au pas les persifleurs : soumettez-vous ou ce sera l’enfer sur vos têtes.
Tandja l’omnipotent, aveuglé par les ors de la République, vieillard dédaigneux de la bienséance qui tançait à tour de bras les chancelleries occidentales qui refusaient de cautionner son tripatouillage constitutionnel.
On entend de solides experts de la chose politique accuser l’entourage de Tandja de l’avoir perdu. La chanson est connue : "Tandja voulait partir, mais ce sont les vampires et sangsues autour de lui qui réclamaient encore son maintien car ils n’avaient pas assez sucé le sang des Nigériens. Ils n’étaient pas repus et tralala…"
Vieille fumisterie sur le thème : "le chef est bon, mais son entourage est mauvais". Que des balivernes éculées ! Tandja voulait ce pouvoir quitte à y laisser son honneur, sa dignité et sa vie. L’ex-Premier ministre canadien, Jean Chrétien, disait en résumé : "Le pouvoir est pire que la cocaïne ; quand tout le monde passe son temps à te dire 'oui, oui' tu finis par devenir con !" Je ne collerai pas ce qualificatif à Mamadou Tandja, mais plusieurs comme moi commençaient à douter de l’équilibre mental de ce grincheux autocrate.
Tandja est le seul artisan de son malheur, de sa déchéance. L’équation était toute simple : un mandat, deux mandats et au revoir. Dans l’honneur et la dignité, couvert de respect et probable médiateur des milliers de conflits à travers l’agitée Afrique. En lieu et place, il a choisi la confrontation et le déshonneur, pour finir au fond d’un cachot.
Et sur ce chemin tortueux, il a entraîné avec lui une dizaine de gardes du corps. Morts pour rien ! Ils n’avaient pas compris qu’il fallait des Brutus pour des César agonisants. Ils avaient juste à ranger leurs armes et conclure sans effusion de sang cette sinistre saga. Tandja outed ! diraient les Anglais. Vivement que les autres comprennent la leçon !
Ousmane Sow
(journaliste, Montréal)

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PCR
Démissions en série
Des membres du bureau du Parti citoyen pour le renouveau (PCR) ont démissionné. Dans la lettre ouverte ci-dessous, ils donnent leurs raisons.
Lancé sur les fonts baptismaux en juillet 2005 avec comme leitmotiv "faire la politique autrement", le PCR avait suscité un espoir certain pour le peuple malien déçu jadis par les partis traditionnels.
Ses initiateurs étaient tous convaincus et animés d'une même foi, que le grand Mali avait besoin d'une nouvelle classe politique pour assurer l'encrage et même la survie de sa démocratie. La forte adhésion populaire au nouveau parti malgré son manque de moyens financiers et administratifs, malgré un échiquier politique national suffisamment miné, témoignait de ce besoin impérieux de faire une politique fondée sur l'éthique et la morale.
C'est le lieu de remercier vivement les militantes et militants, ainsi que les sympathisantes et sympathisants pour leur enthousiasme, leur mobilisation et leur soutien. L'assemblée générale constitutive du 9 juillet 2005 avait confié au bureau politique national provisoire (il faut le signaler) deux grandes missions, à savoir :
1. La structuration du parti,
2. L'organisation du 1er congrès statutaire du parti en décembre 2005. Depuis, cinq (5) longues années se sont écoulées.
- La structuration du parti : en 5 ans d'existence, le PCR, n'a pas pu mettre en place les structures requises pour son fonctionnement, non pas par manque de militants, mais par manque de vision et de pragmatisme. Ainsi :
- A Bamako, seules 3 sections ont été validées sur les 6 prévues, soit un taux de structuration de 50 %,
- A l'intérieur du pays, et conformément aux textes du parti, il devrait y avoir une section par cercle. Ainsi sur un total de 56 sections prévues, seules 10 ont été validées, soit 17,8 %.
- Seules deux coordinations régionales (Koulikoro et Sikasso) sur 9 ont été mises en place, soit 22 % de réalisation.
- Ce faible taux de structuration du parti n'est pas seulement le fait de manque de moyens financiers, mais s'explique en grande partie par un manque de capitalisation des ressources humaines qui du reste sont les premières de toute science utile. Les résultats aux différents scrutins reflètent bien cette structuration médiocre.
- Le congrès du parti : instance suprême du parti, maintes fois programmé, maintes fois reporté seul le congrès aurait pu permettre d'analyser les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités. La déliquescence du BPN, la faiblesse de la structuration, la volonté délibérée de certains de ne pas inscrire la noble action du PCR dans la durée n'ont pas permis la tenue de cette instance dont la légitimité dans le contexte actuel serait discutable.
- Le bureau politique national s'est désintégré. Des démissions en cascade : 18, soit 48,65 %, des abandons : 11, soit 29,73 %, les actifs : 8, soit 21,62 %. Le BPN a volé en éclats. Les ambitions ayant pris le pas sur les convictions, le renouveau n'est-il pas devenu un simple slogan de politiciens en manque d'inspiration ? Pilotage à vue, improvisation, intrigue et manipulation demeurant l'autre façon "de faire la politique autrement".
- Analysant avec la plus grande lucidité cette situation,
- Refusant de violer le contrat moral qui nous lie au peuple malien "à ne faire de la politique que pour l'intérêt des maliennes et des Maliens", nous, membres du BPN signataires de la présente lettre ouverte, démissionnons de toutes les instances du Parti citoyen pour le renouveau à compter du 18 février 2010.
Bamako le 18 février 2010
Ont signé
Amadou Touré : secrétaire politique adjoint
Bréhima Sanogo : secrétaire à l'emploi et à la formation professionnelle
Dr. Etienne Kéita : secrétaire aux relations extérieures
Dr. Siaka Amara Sanogo : secrétaire à la communication
Mme Traoré Irène Touré : 2e vice-présidente
Dr. Bréhima Diallo : secrétaire à la santé et à la solidarité
Dr. Moussa Daouda Diarra : secrétaire aux mouvements associatifs et aux organisations socioprofessionnelles.

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GESTION DU FOOTBALL AU MALI
L’Etat finance au-delà de son devoir
Le 10 février 2010, l'Association pour le soutien aux Aigles du Mali (Apsam) a organisé une conférence débats sur le thème : "Quel avenir pour les Aigles ?". Une heureuse initiative puisqu’il s’agissait d’aider le football malien à tourner la triste page de notre participation aux Can-2008 et 2010. Malheureusement, certaine position défendue par des conférenciers sont très discutables.
" A l'heure actuelle, je ne vois aucun technicien africain capable de faire mieux que nos entraîneurs locaux…", a martelé l’un des conférenciers de l’APSAM. La même position avait été défendue par un doyen sur le plateau de l’ORTM après l’élimination des Aigles du Mali à la Can-2010. Mais, à notre humble avis, cette position est très discutable.
D’abord on a longtemps fait confiance aux entraîneurs locaux sans grande réussite. Seul le regretté Mamadou Kéita dit Capi avait pu tirer son épingle du jeu en qualifiant les Aigles pour la phase finale de la Can "Tunisie-1994" et en atteignant la demi-finale.
Et la dernière fois qu’on lui avait confié les rênes de l’équipe nationale senior (2005, si nous avons bonne mémoire), il n’avait pas pu travailler parce qu’on lui avait mis les bâtons dans les roues, ses collègues en tête. En aucun moment, Capi n’avait réellement bénéficié du soutien et de la solidarité des entraîneurs locaux. Et pourtant, c’était le moment propice de l’aider à prouver que le Mali n’a plus besoin de techniciens expatriés.
On ne peut pas occulter non plus le parcours honorable des Aiglons à la Coupe du monde des juniors au Nigeria en 1999 avec Mad Coulou. Mais, le même faisait partie de l’encadrement technique qu’on vient de débarquer suite à la contre performance des Aigles en Angola. Excepté Cheick Oumar Koné, les entraîneurs locaux ont apporté très peu de chose à nos équipes nationales. Cela est lié en partie à la rivalité stérile qui les oppose et qui fait qu’ils se jettent sans cesse des peaux de bananes pour précipiter l’échec de celui-ci ou de celui-là.
Quel est ce technicien malien à qui l'on peut faire de nos jours confiance pour diriger les Aigles du Mali en espérant qu’il aura le soutien inconditionnel de ses pairs au niveau national ? Nous n’en voyons pas. La preuve est que les récentes nominations aux niveaux des petites catégories et de l’EN locale font déjà grincer les dents dans le cercle des entraîneurs du pays.
Une ingérence politique à prouver
Lors de la conférence débats, nous avons été surtout surpris et dépité d’entendre le président d’un club de Ligue 1 dire que "au Mali, tout est politique. L'Etat ne fait rien pour le football, au contraire il se sert du football. Il n'y a aucune politique de développement du sport au Mali". D’abord, jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas d’ingérence des politiques dans la gestion de l’EN. Contrairement à certains pays, ni le président de la République ni le ministre de la Jeunesse et des Sports… n’impose des joueurs à l’entraîneur national ou de "protégés" dans le management administratif ou technique.
Et n’est pas forcément à l’Etat d’élaborer une politique de développement du football. Toutefois, le ministère de la Jeunesse et des Sports, dans le cadre de la réinsertion des anciennes gloires, a initié des centres de formation au niveau de tous les stades du pays afin de permettra au foot de se développer sur une base scientifique.
Et la relance du sport scolaire et universitaire ainsi que du sport de masse sont des initiatives visant à développer le sport au Mali, particulièrement le football. Le développement des sports est une mission qui revient avant tout à toutes les fédérations nationales conformément à la délégation de pouvoir dont elles bénéficient de la part du département de tutelle.
D’ailleurs, le bureau actuel de la Fémafoot l’a compris en se dotant d’une commission de développement du football, dirigée par Dr. Sékouba Kéita qui a fait ses preuves avec le Centre Salif Kéita (CSK). Mais, le meilleur exemple en la matière se situe au niveau des arts martiaux (judo et taekwondo) et surtout du tennis. La Fédération malienne de tennis (Fémat) a élaboré un programme de développement qu’elle est en train de mettre en œuvre depuis près d’une décennie.
Cela se fait certes lentement, mais sûrement avec des résultats probants. Et l’Etat assure sa mission d’accompagnement. Il vient d’offrir des vestiaires dignes de ce nom à la Fémat. Mieux, depuis deux ans, c’est le Premier ministre en personne qui met en jeu une coupe destinée aux petites catégories afin de consolider à la base l’engouement pour la pratique du tennis.
Le foot souffre de son environnement économique
Dire que l’Etat ne fait rien pour le football, c’est ignorer (fait impardonnable de la part d’un responsable de club) que le ministère de la Jeunesse et des Sports finance le football à travers une subvention importante à la Fédération, l’intendance des équipes nationales, le déplacement des clubs engagés dans les compétitions africaines, la construction des infrastructures...
C’est faire preuve de mauvaise foi que dire que l’Etat malien ne fait rien pour le football, mais se sert plutôt de cette discipline. Des faits probants font qu’on n’a même pas besoin d’être un chroniqueur sportif pour savoir que le Trésor public se saigne à blanc pour soutenir cette discipline dans notre pays.
D’abord à part la présence de quelques talents dans de grands clubs européens et le récent succès du Stade malien de Bamako en Coupe de la Confédération, le foot ne réalise pas de performances politiquement exploitables. Certes, le football est aujourd’hui l’opium du peuple un peu partout dans le monde. Et le Mali n’échappe pas à ce fléau.
Toutefois, il est aujourd’hui hasardeux et inexact de dire que l’Etat se sert du football. Si quelqu’un se sert de cette discipline c’est sans doute ceux qui en vivent, notamment les joueurs et surtout les dirigeants. C'est ce qui explique l’instabilité de nos clubs régulièrement confrontés à des soubresauts liés à des conflits d’intérêts.
Nos deux clubs phares, le Stade malien de Bamako et le Djoliba AC, en sont malheureusement de parfaites illustrations. Personne n’ignore pourquoi et comment la Jeanne d’Arc de Bamako a été créée. Aujourd’hui, pour leur image, les autorités politiques gagneraient plutôt à jeter leur dévolu sur le basket et le taekwondo et non le ballon rond qui n'apporte que désillusion au pays.
Et ce n’est pas pourtant par manque d’accompagnement politique et financier de l’Etat malien. De nos jours, le football engloutit à lui seul plus 70 % du budget que le ministère de la Jeunesse et des Sports alloue aux fédérations sportives. L’essentiel du budget du département de tutelle est englouti dans le transport international des équipes nationales et des clubs.
Sans l’Etat, il n’y aurait pas eu de football. Si le gouvernement doit financièrement et techniquement accompagner les fédérations et s’occuper des équipes nationales, il n’est pas obligé de se saigner comme il l’accepte de faire aujourd’hui. Par exemple, le ministère de la Jeunesse et des Sports n’est pas obligé de prendre les clubs en charge. Mais, l’environnement économique et financier du football fait que ni ceux-ci ni la fédération n’ont les moyens d’honorer leurs engagements continentaux sans le soutien du budget national.
Loin de nous la volonté de minimiser le talent et la vaillance de Djibril Dramé et de ses poulains ainsi que les efforts louables des dirigeants du Stade malien de Bamako. Mais, on peut écrire sans risque de se tromper que l’Etat malien a énormément contribué au sacre des Blancs. Ne serait-ce que par l’avion spécial mis à leur disposition pour effectuer le déplacement de Sétif pour la finale aller.
Où va l’argent des sponsors ?
D’ailleurs, les Blancs ont toujours bénéficié de l’appui du ministère de la Jeunesse et des Sports dans cette fructueuse campagne de la Coupe Caf. C’est ainsi que, depuis sa qualification pour la phase de poule, l’équipe de Sotuba a bénéficié d’internats dans un hôtel de la place aux frais du département. Celui-ci a aussi assuré le déplacement des protégés de Sam lors de tous leurs matches à l’extérieur. Et ils ont toujours pu bénéficier gratuitement du stade Modibo Kéita pour leurs entraînements.
Avec son sacre, le Stade malien n’a pas touché moins de 300 millions de F Cfa dont 1 franc ne rentre au Trésor public. Pis, le club est toujours dépendant de l’Etat comme lors de son déplacement à Lubumbashi (RDC) pour la Super coupe. Et pourtant, cette année, les clubs peuvent se frotter les mains grâce à leur partenariat avec la Sotelma. En effet, cette société vient de signer un contrat de sponsoring avec les 14 clubs de la Ligue 1. A part le Stade malien et le Djoliba, qui ont reçu plus à cause de leurs statuts de clubs phares, chaque formation a reçu au moins 22 millions de F CFA pour la saison 2009-2010.
Le sponsor s’est engagé aussi à appuyer les clubs engagés en compétitions africaines à hauteur d’au moins 20 millions de F CFA chacun. Et pourtant, le département a été sollicité pour le déplacement du Club olympique de Bamako (COB) pour Freetown (Sierra Leone). Et il le sera par tous les autres clubs engagés dans les compétitions africaines pour leurs déplacements à l’extérieur au point de souvent vouloir imposer le moyen de transport à la direction nationale des sports et de l’éducation physique. Que font les clubs alors avec les retombées du sponsoring ? La question mérite d’être posée à ceux qui pensent que l’Etat se sert du football.
Des sacrifices réels pour une discipline en panne
Ces dernières années, l’Etat n’a rien ménagé pour que nos sélections nationales soient performantes. Les seniors ont par exemple bénéficié de moyens exceptionnels pour les aider à se qualifier pour la Can et le Mondial-2010. Cela va des vols spéciaux aux hôtels de luxe, les primes que les joueurs se sont octroyés avec la complicité de leurs entraîneurs, etc.
Non seulement ils n’ont pas réussi à se qualifier pour le Mondial sud-africain, mais les Aigles ont aussi lamentablement échoué à la Can en Angola, malgré un budget évalué à plus de 4 milliards de F CFA assurés par les bonnes volontés et le Trésor public. Sans compter le salaire du staff technique. Là où le bât blesse, c’est que l’Etat ne peut même pas demander des comptes à la Fédération sans se faire taper sur les doigts par la Fifa et la Caf du féodal Issa Hayatou.
Aujourd’hui, on espère qu’avec les 2,5 milliards de F CFA d’Orange-Mali, la Fédération va soulager l’Etat des primes des joueurs ou à la limite du transport des équipements des sélections nationales de Paris à Bamako ! Rien n’est malheureusement moins sûr ! Comme on le constate, on ne peut pas soutenir que, au Mali, l’Etat ne fait rien pour le football.
Dan Fodio
(manager des organisations sportives)

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