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2010
Mois de
fevrier
Les
Echos du 19 fevrier
POUR
UNE FEMME
Un militaire brûle un agent de Shell
Pour son ex, un militaire a sauvagement battu et brûlé samedi dernier
un agent de la station Shell Al-Qods de Médina Coura.
La scène s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche à Médina
Coura. Abdoulaye Sogodogo, un agent de la station Shell Al-Qods de Médina
Coura a été brûlé par un soldat de première
classe. Le militaire reproche à A. S. d’être sorti avec son
ex-copine.
Après l’avoir battu, brûlé et dépouillé de
ses pièces d’identité et argent, le militaire a jeté son
infortuné "rival" dans un fossé. Un citoyen qui avait
suivi l’action a appelé les sapeurs-pompiers qui ont conduit la
victime à l’hôpital Gabriel Touré.
Vingt-quatre heures après son ignoble acte, le militaire a appelé son
ex-copine pour lui dire qu’il a grièvement blessé A. S..
C'est cette dernière qui informera les parents de la victime de l’incident.
Mais, personne ne savait où il était.
Au bout de deux jours de recherche, A. S. a été retrouvé au
service d’urgences de l’hôpital Gabriel Touré. "A
notre arrivé au service des urgences, j’ai été le
seul à reconnaître Abdoulaye parce qu’il n’avait pas
de pièces et son visage était brûlé", explique
M. S., le frère aîné de la victime.
Le diagnostic du médecin ophtalmologiste pose qu’Abdoulaye a perdu
l’usage de son œil gauche. Les médecins sont en train de tout
mettre en œuvre pour sauver son autre œil.
Le militaire a disparu. Il est actuellement recherché par la police militaire
qui reconnaît que le soldat de première classe n’en est pas à sa
première tentative. Il serait le beau-frère d’un haut cadre
du pays qui le sort chaque fois du guêpier.
" Je souhaite que le militaire soit arrêté et mis à la
disposition de la justice", a dit le grand frère d’A. S. qui
n’a pour le moment que ses deux yeux pour pleurer.
Sidiki Doumbia
Acceuil
CONFERENCE
DES CHEFS D'ETAT DE L'UEMOA
La DG de l’Unesco invitée
La 14e conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique
et monétaire ouest-africaine (Uémoa) s’ouvre demain dans
notre capitale. L’une ses spécificités de la conférence
sera la participation de la directrice générale de l’Unesco,
la Bulgare Irina Bokova, élue en octobre 2009.
Irina Bokova mettra non seulement à profit ce sommet pour faire le point
de la coopération entre son organisation onusienne et l’Uémoa
mais aussi insistera sur ses priorités pour le continent au cours de son
mandat.
La coopération avec le Mali sera tout naturellement au menu de cette visite
avec des rencontres entre la directrice générale et les plus hautes
autorités de notre pays. Le directeur du Bureau multi-pays de l’Unesco,
Juma Shabani, et ses hommes sont en train de mettre les petits plats dans les
grands pour faire de cette visite une réussite.
La directrice générale, élue pour quatre ans, était
ambassadrice de Bulgarie en France et auprès de Monaco, représentante
personnelle du président bulgare à l’Organisation internationale
de la Francophonie (OIF) et délégué permanent auprès
de l’Unesco de 2005 à 2009.
Née en 1952, elle a obtenu sa maîtrise à l’Institut
d’Etat de Moscou des relations internationales et a étudié aux
universités de Maryland et de Harvard, aux Etats-Unis. Au cours de sa
remarquable carrière, elle a notamment représenté la Bulgarie
aux Nations unies.
Dans son pays, en tant que secrétaire d’Etat pour l’intégration
européenne et ministre des Affaires étrangères, Mme Bokova
a toujours milité pour l’intégration européenne. Comme
membre fondateur et présidente de l’European Policy Forum, elle
a œuvré en vue de surmonter les divisions en Europe et de promouvoir
les valeurs de dialogue, de diversité, de dignité humaine, ainsi
que les droits de l’Homme.
Alassane Souleymane
(ORTM)
Acceuil
SANTE
ET ACTION SOCIALE
Grève illimitée du personnel
Sur les 9 doléances présentées par le Syndicat national
de la santé et de l’action sociale, seuls deux points ont fait l’objet
d’une satisfaction partielle. Ce qui a provoqué l'ire du syndicat
qui observera une grève illimitée à partir de mercredi prochain.
Le Syndicat national de la santé et de l'action sociale (SNAS), mécontent
du sort réservé à ses doléances, a décrété une
grève illimitée à compter du 24 février 2010. Cette
grève est la suite logique de celle qui avait eu lieu le 18 août
dernier.
Le SNSAS réclame le maintien et le renforcement de l’Usine malienne
de produits pharmaceutiques (UMPP), l’adoption d’un plan de carrière,
la motivation et la formation pour les travailleurs socio-sanitaires, l’augmentation
des taux de prime de fonction spéciale et de zone difficile, l'extension
de la catégorie C de la fonction publique, l'intégration des contractuels
de la santé et du développement social à la fonction publique
avec en sus l’avancement des 2,5 points.
L’abrogation des mutations abusives, la gestion efficiente et le respect
des textes en vigueur, le renforcement de la société de craie,
l’établissement des primes de risques des agents de la direction
régionale du développement social et de l’économie
solidaire de Ségou sont aussi d’autres doléances du syndicat.
Lors de la conciliation, les départements concernés avaient assuré le
syndicat en prenant des engagements qui n’ont pas été respectés.
De nos jours, sur les 9 doléances présentées, seules deux
ont été satisfaites partiellement.
C'est pour cette raison que le SNSAS décrète une grève illimitée à partir
du 24 février avec un service minimum. Le secrétaire général
du syndicat, Mamady Kané, invite les syndicalistes à se mobiliser
jusqu'à la satisfaction des points revendiqués.
Anne-Marie Kéita
(stagiaire)
Acceuil
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