|
|
| |
| |
2010
Mois de
fevrier
Les
Echos du 18 fevrier
SOGONIKO
COMMERCIAL
Un affrontement entre jeunes et gendarmes
Hier, des heurts ont éclaté entre un groupe de jeunes de Sogoniko
et des gendarmes. Bilan : des manifestants arrêtés et un gendarme
blessé.
Ils étaient une centaine de gendarmes et un groupe de jeunes à s'affronter
Sogoniko en face de la société de vente de fusils. Motif des échauffourées
: l’occupation et la construction en immeuble d’un terrain de football
qui appartiendrait à des jeunes du secteur. En début d'après-midi,
une escouade de gendarmes, munis d’équipement de maintien d'ordre
occupait encore les lieux.
Selon des témoins trouvés sur place, les incidents ont commencé le
matin lorsque des gendarmes sollicités par le propriétaire du lot,
Amadou Djigué, sont venus sécuriser des travailleurs en train de
faire la fondation du futur immeuble. "Les jeunes sont venus au compte-goutte
et se sont regroupés. Se sentant en nombre suffisant pour faire face aux
forces de l’ordre, ils n’ont pas hésité à faire
usage de leurs armes blanches", affirme un interlocuteur.
Il ajoute que les gendarmes ont aussitôt réagi en faisant recours à leur
gaz lacrymogènes dont les effluves ont étouffé des voisins
notamment de vieilles femmes. Bilan : un gendarme et des manifestants ont été blessés.
Une dizaine de jeunes ont été interpellés par le commissariat
de police du 7e arrondissement.
De quoi s’agit-il au juste ? En 2001, une dame du nom de Coulibaly Haoua
Kéita, a bénéficié d'un TF : 1117/CVI du lotissement
de Sogoniko-commercial. En 2005, elle cède sa parcelle à Amadou
Djigué (selon Aboubacar Ndiaye son employé) et depuis le lot est
inoccupé.
Encore Dagnon !
La nature ayant horreur du vide, des jeunes du secteur vont l'occuper pour en
faire un terrain de football. Une demande d’affectation du lot en terrain
de football a été faite, ce que le maire de la Commune VI a accordé à la
jeunesse. "Effectivement ils avaient une décision dans ce sens",
ajoute le jeune Ndiaye.
Face à la montée de la fièvre, le propriétaire a
voulu passer par la manière diplomatique en faisant des propositions. "Ils
leur a été proposé des équipements sportifs et une
somme de deux millions de F CFA". L’échec des négociations,
selon M. Ndiaye, a conduit le propriétaire du TF à porter l’affaire
devant la justice. "Au tribunal, le juge nous a donné raison et a
ordonné aux jeunes de déguerpir dans les brefs délais".
Certains ne voulant pas l'entendre de cette oreille, ont voulu s’opposer à la
discision de la justice sans raison. Mais, pour le chef de l’unité de
gendarmes présents sur les lieux, force doit rester à la loi. "Nous
ferons tout ce qui est de notre pouvoir pour restaurer l’ordre". Des
gendarmes seront présents tout le temps que vont durer les travaux.
Pour dénoncer la complicité du maire Dagnon dans l’affaire,
un autre groupe de jeunes, selon des résidents, ont voulu s’attaquer à la
mairie et principalement au maire en brûlant des pneus sur le goudron.
Des policiers, venus en renfort au 7e arrondissement, n’ont pas mis assez
de temps pour rétablir la circulation. Des jeunes affirment ne pas dire
leur dernier mot.
Amadou Sidibé
Acceuil
ABDRAHAMANE
BEN ESSAYOUTI, IMAM DE DJINGAREIBER
" Le Maouloud est une glorieuse date pour tout musulman"
La fête anniversaire de la naissance du prophète Muhammad, communément
appelé Maouloud, est l’un des événements les plus
célébrés par les communautés musulmanes du monde
entier et en particulier celles de Tombouctou. En prélude aux préparatifs
de la fête, qui se tiendra du 26 février au 4 mars 2010, Abdrahamane
Ben Essayouti, imam de la grande mosquée de Djingareiber, explique l’importance
de ce glorieux événement.
Les Echos : Quelle est l’origine et la signification du Maouloud ?
Abdrahamane Ben Essayouti : Maouloud veut dire la fête anniversaire de
la naissance du prophète Muhammad (PSL). Le prophète Muhammad est
né le 12 du mois lunaire qu’on appelle rabbi walawal, c'est-à-dire
le 3e mois de l’année. Ce qui fait que chaque 12 de ce mois les
communautés musulmanes célèbrent l’anniversaire de
la naissance du prophète,.
Cette fête a été introduite à Tombouctou, vers le
XVIe siècle et le premier qui a institué le Maouloud à Tombouctou
est un saint du nom d’Abul Qassim Al Touati, originaire de Touat en Algérie.
Abul Qassim était le 4e imam dans la lignée des imams qui se sont
succédé à la grande mosquée de Djingareiber. Il est
enterré dans le grand cimetière à l’ouest de la ville
de Tombouctou. Le premier imam fut Khatib Moussa. Chaque année, il organisait
des lectures de poèmes panégyriques sous son vestibule. Il apprenait
aux gens comment cette lecture se faisait. Et comme c’était un saint,
il faisait des miracles.
La nuit de la naissance par exemple, avant de commencer la lecture quand tous
les lecteurs se réunissaient, il levait ses mains comme pour faire la
fatiha et miraculeusement du pain chaud descendait du ciel, qu’il distribuait
aux fidèles. Aucun de ses fidèles n’avait jamais dégusté un
pain aussi succulent et nourrissant. C’est à partir de ces démonstrations
que ses contemporains avaient compris qu’il était un saint.
Et comme année après année le nombre de lecteurs augmentait,
son vestibule ne pouvait plus contenir les gens. Il a alors institué les
séances de lectures dans les 3 grandes mosquées (Djingareiber,
Sankoré, Sidi Yehia). C’est dans ces circonstances que le Maouloud
a vu le jour. Il s’est élargi avec la participation des Marocains,
résidant à Tombouctou, les Kountas, les musulmans de la communauté d’Araoune.
Depuis peu, les autres quartiers organisent la lecture des poèmes panégyriques
tels que Belléfarandi, Hammabangou et Kabara.
Les Echos : A quoi sert la lecture de ces poèmes panégyriques c'est-à-dire
quel est l’objectif recherché ?
A. B. E. : Ce sont des poèmes rédigés par des grands poètes,
qui font les louanges du prophète Muhammad. Ces poèmes consistent également à montrer
les traits caractéristiques du prophète. Autrement dit qui est
le prophète et quelle est sa conduite pour que les musulmans puissent
imiter cet homme incomparable aux yeux du monde. C’est ce que nous faisons
ressortir à travers la lecture de ces poèmes.
Les Echos : A quelle période commence la lecture ?
A. B. E. : A Tombouctou, la lecture de ces poèmes commence dans les mosquées
depuis le 2e mois de l’année qu’on appelle as-safar. Là ce
n’est pas toutes les nuits qu’on fait la lecture. Des jours spécifiques
sont choisis (lundi, jeudi et vendredi). Les lectures continuent jusqu'à la
fin du 2e mois. Quand le troisième mois qu’on appelle rabbi hou
al-lawal pointe, toutes les nuits ils font la lecture jusqu’au 10e jour.
Ensuite, les lecteurs observent une pause d’une nuit et la 12e nuit c’est
la fête anniversaire du prophète Muhammad communément appelé Maouloud.
La semaine suivante marque la cérémonie de baptême.
Les Echos : Quelles sont les personnes habilitées à participer à la
lecture de ces poèmes panégyriques ?
A. B. E. : Nous avons institué comme une tradition l’apprentissage
de ces poèmes par les enfants. N’importe qui peut participer, qu’il
soit fils de marabout ou non. La lecture est ouverte à toute personne
ayant des connaissances en arabe et qui désire apprendre. Chaque année
après le Maouloud il y a des endroits où nous formons des jeunes
qui assurent la relève. Ce sont des éloges du prophète que
tout musulman doit savoir et apprendre.
Les Echos : Les préparatifs du Maouloud sont à quel niveau ?
A. B. E. : Au niveau du Haut conseil islamique, certaines dispositions sont prises
pour élaborer un programme que nous pouvons ventiler aux besoins pour
les étrangers qui veulent venir. Dans ce programme, il y a la nuit de
la naissance et le lendemain matin nous avons prévu la zyhara, c'est-à-dire
le tour des saints, professer sur leurs tombes et chercher leurs bénédictions.
Entre la naissance et le baptême il est prévu un concours de lecture
pour les plus grands lecteurs de poèmes.
Le matin, les lectures reprennent dans les mosquées, l’après-midi
avant la fatiha il y a ce que l’on appelle le tanaré exécuté par
les zarmas suivie par la grande fatiha sur la dune de Sankoré, après
la fatiha c’est la prière du maghrib ponctuée par des prêches
qui démontrent l’historique et l’importance du Maouloud. Les
cérémonies prennent fin ainsi. Le Maouloud est une fête qui
marque les communautés musulmanes. Beaucoup de musulmans à travers
le Mali, l’Afrique viennent célébrer l’événement.
Les Echos : Selon vous qu’est ce qui explique une telle affluence ?
A. B. E. : Parce qu'à Tombouctou le Maouloud est célébré d’une
manière toute particulière. C’est un brassage culturel, en
quelque sorte un tourisme religieux. Les musulmans convergent de tous les lieux,
de tous les horizons. Les ressortissants de Tombouctou partout où ils
se trouvent viennent coïncider avec la grande fatiha du baptême. C’est
une fête pittoresque, vous verrez que tout le monde est habillé de
ses plus beaux atours. Ce sont des retrouvailles.
Propos recueillis par
Abdou Maïga
(correspondant régional)
Acceuil
LE "NON-EVENEMENT" D’UNE
CONFERENCE DE PRESSE
L’ORTM en noir en blanc
Il y a quelques mois, je stigmatisais les "outrances de la dame Assétou
Togola" en rapport avec ses envolées lyriques lors de l’EID
2009. C’est donc le samedi 30 janvier 2010 que les Buwa de Bamako et leurs
alliés ont tenu une conférence de presse dans la cour du Palais
de la culture. Cette conférence de presse avait pour but de dépassionner
les débats et surtout de faire entendre raison aux uns et aux autres dans
une affaire hautement sensible.
Mais il nous semble que tout le monde ne se rend pas compte de la gravité de
la situation ! Les petits esprits qui continuent à nourrir la polémique
par leurs attitudes méprisantes ou la légèreté de
leurs propos devraient apprendre les leçons de l’histoire, au moins
une : que c’est en minorant les entités prétendues méprisables
(les minorités ethniques) que certaines formations politiques ont mis
le feu à leurs pays en Afrique. Les exemples sont multiples, et nous ne
les méditons pas assez.
Pour en revenir donc à cette conférence de presse, c’est
au journal de 20 heures le dimanche 31 janvier 2010 que compte-rendu en a été fait
sur l’ORTM par un Ibrahim Diombélé qui a expédié l’élément
en un temps record avec un sourire en coin, écorchant les mots, les yeux
rivés sur son papier comme s’il sacrifiait à une corvée.
Je voudrais ici faire l’exégèse et la translittération
de cet Objet télévisuel non identifié (OTNI).
Je vois les objections, les mises en garde, les haussements d’épaules
signifiant que c’est chercher la petite bête, qu’il n’y
a rien à dire, que c’est ainsi que les divers éléments
sont traités dans un "journal parlé" touffu et surchargé au
Mali, qu’il n’y a pas eu intention de nuire à l’élément,
etc. Je veux bien ! Mais, encore, vous savez comment fonctionnent ces nouveaux
médias ?
Nul n’ignore qu’un élément traité à la
télévision a une portée proportionnelle à la forme
dans laquelle il a été traité ! Je ne suis pas paranoïaque,
loin s’en faut ! Ce n’est pas non plus une illusion d’optique
que j’ai eue ce dimanche soir 31 janvier 2010 ; j’ai bien vu (un élément
bâclé dans la forme) ; j’ai bien entendu (la salve d’arme
automatique, les mots écorchés et le sourire en coin). Les petits
esprits et les mauvais esprits auront toujours à redire quoi qu’on
fasse, alors, autant que je dise ce que j’ai sur le cœur, c’est
curatif et préventif à la fois.
Dans un espace aussi solennel que l’EID, un ministre de la Justice est
interpellé sur une affaire datant d’au moins 20 ans (1988-2009).
Au cours de cette interpellation, "l’interpellante" piétine
allègrement les règles élémentaires qui régissent
l’EID, voire, toute société un tant soit peu policée
: a) lire son texte et éviter les digressions inutiles, b) respecter les
personnes, c) dire la vérité, etc. - elle va plus loin : a) accuse
toute une ethnie ; b) la traite de "cafre" à arrêter et à mettre
en prison…
Que dans sa réponse ce ministre ne revienne pas sur ces accusations fallacieuses
et ces insultes bêtes, m’amène à me poser cette question
: de l’interpellante et de l’interpellé, qui porte la faute
la plus grande ? Remarquez, je ne reviens pas sur le processus "bâclé" qui
a occasionné et offert cette tribune à Mme Assétou Togola
! J’ai déjà posé les questions qui "interpellent" autour
de la préparation de l’EID en général et de l’édition
2009 en particulier !
Sous d’autres cieux, on démissionne ou l'on est "démissionné" pour
moins que ça ! Mais, nous sommes au Mali, la culture de l’honneur
et de la responsabilité qui, ailleurs, permet d’assumer jusqu’au
bout ses propres erreurs et celles de ses subordonnés et d’en tirer
les leçons qui s’imposent, ne fonctionne plus chez nous. On se bricole
une conscience apaisée en revêtant les vieux haillons de l’ignorance
et de la méconnaissance, ignorance qui se prend, du reste, pour du savoir
!
" Ecorcher les noms" de tribus ou de clans africains, de personnes
et autres
royaumes, a joué comme un marqueur de différence entre l’homme "dit
noir" et l’Occidental. "L’imprononçabilité" des
noms, des toponymes et autres ethnonymes, marquait pour le Blanc la frontière
de la civilisation. Les langues ou mieux, les idiomes et autres dialectes renvoyaient-les à leur "étrangeté",
cette grande nuit de l’innommé où la vie du nègre
s’épuise et se consomme elle-même dans l’indifférenciation.
Cela me rappelle ce dessin de l’imparable Jacques Faisant où une
vieille Française prononce "Bumbumbura" pour Bujumbura, juste
pour dire que Paris ou Marseille, Venise ou Rome, sonnent plus "langues" que
ces cris d’oiseaux et autres hululements de bêtes dans la nuit.
Les usages sociaux, stylistiques, qui consistent à "écorcher" les
mots d’une langue reproduisent dans l’ordre symbolique des écarts
différentiels, marqueurs d’identités différenciées
et indifférenciées, le "je" ou "nous" différents
du "eux" projetés dans l’innommable.
Par rapport au "sourire en coin" du journaliste qui développe
l’élément télévisuel, son décryptage
devrait nous faire faire le tour de la gamme des sourires et rires avec leurs
signifiants. Mais nous allons en rester à un seul : le sourire en coin
ou narquois. Conjugué à une activité, il renvoie à une
rhétorique intérieure du locuteur (présentateur) hautement
subversive.
En effet, quand on sait que la dérision moderne se caractérise
tout autant par un brouillage des signes, une "indécidabilité du
sens", que par son caractère négatif et négateur, le
rire en coin, narquois et moqueur fait signe donc, au non-sens de l’élément
présenté, sa futilité, voire, son inutilité aberrante.
Il faut sans doute savoir raison garder, on me rétorquera que tout cela
est tiré par les cheveux ; que le présentateur doit faire bonne
figure dans sa présentation ! Soit ! Mais, alors, ces objections me renvoient
encore à toute cette gamme de sourires dont je parlais tantôt !
L’anti-image de l’élément
Allez revoir l’élément télévisuel dont je parle
et vous conviendrez avec moi que bien souvent, le rire comme le sourire supposent
une connivence et une exclusion, une relation "tribale" de valeurs
communes ; et que dans l’unanimité médiatique que nous vivons
désormais, le sourire et le rire des téléspectateurs n’est
plus que mimétique dans un monde plutôt désespérant
d’une dérision généralisée et sans croyance à partager.
Le sourire comme le rire sont sans doute le meilleur moyen de s’arracher à la
peur, la peur de l’autre, la peur de sa propre peur !
Quand j’ai regardé cet élément télévisuel,
je n’y ai pas vu une image, mais plutôt, une "anti-image".
Encore une fois, je suis loin d’être un spécialiste du domaine.
Comme tous les autres, je me forge une interprétation à partir
de ce qui m’est donné à voir et à entendre. Or, je
n’ai rien vu et je n’ai rien entendu. Comment et pourquoi ? Bien
sûr que l’ombre du hangar rendait difficile une image lisible de
ceux qui étaient sous cet abri. Mais, il y avait là un "grand
rassemblement" qu’on a rendu "petit peuple" tout simplement
par effet d’optique. Je n’ai donc vu qu’un "petit peuple" confronté à lui-même
autour d’un "non-événement". Comment arrive-t-on à créer
cet effet ? C’est aux spécialistes des médias de nous le
dire.
Je n’ai rien entendu tout simplement parce que la télé peut "retirer
la parole" en la donnant. Il n’y avait aucun interlocuteur, mais un
locuteur (président de Niimi-Présence buwa) qui n’a même
pas eu le temps de se dire dans la petite interview qu’on a fait semblant
de lui accorder. Lorsque nous voulons délivrer un message, il est souvent
enrobé dans un discours enrobant et dans une forme que lui donne le technicien
des médias ; c’est seulement, lors du montage qu’on peut,
soit occulter le message ou le rendre accessible au public cible. Il est donc
relativement facile de faire dire "rien" à une personne qui
avait justement "quelque chose" à dire.
Tous ces arguments que j’ai avancés pourraient ne pas tenir la route
face à une personne de mauvaise foi. On peut facilement objecter que tout
cela n’est que du vent et qu’en général, c’est
bien ainsi que les divers éléments des correspondants sont traités.
Soit, mais, alors, si la compétence en la matière des travailleurs
de l’ORTM ne peut être mise en cause, c’est qu’on peut
faire dire à notre télévision nationale, ce qu’on
veut qu’elle dise ! Je ne veux faire le procès de personne, ni d’Ibrahim
Diombélé, ni de l’ORTM. Mon intention, fort modeste, est
double :
Faire prendre conscience aux protagonistes de l’affaire "Assétou
Togola", qu’on peut souscrire à une "paix des braves".
Cela suppose évidemment que nous arrivions à situer les responsabilités.
Nous savons tous (sauf ceux qui refusent de savoir) que la justice est le "ventre
mou" de notre République, alors, les dénégations et
les dérobades qui ne grandissent ni les hommes ni les institutions devraient être
bannies dans cette affaire.
Alerter l’opinion que le rôle que peut jouer les médias dans
l’apaisement des passions n’est pas négligeable. Nul n’est
dupe aujourd’hui et penser qu’on est sur un marché de dupes,
c’est se duper soi-même. Les médias nous environnent et enrobent
nos messages dans des techniques techniciennes propres à eux ; ils ont
autant de capacité de nuisance que d’apaisement et de réconciliation.
Alors, faut-il laisser nos passions, nos accointances et alignements idéologiques
pervertir le traitement des éléments qui nous sont confiés
? Je ne sais pas, tout cela est tellement complexe ! Mais, je sais qu’en
tout, il faut de la mesure, de l’objectivité et de la hauteur, malheureusement,
souvent, c’est ce qui nous manque le plus !
Pour finir, je voudrais préciser encore que mon intention n’est
ni de culpabiliser qui que ce soit, ni de porter l’anathème nulle
part. Je n’ai fait que transcrire le "non message" d’un élément
télévisuel d’un événement auquel j’ai
participé le 30 janvier 2010 et relevé le décalage patent
entre le message que les Buwa ont voulu faire passer et celui qui a effectivement été envoyé sur
les ondes de l’ORTM.
Père Joseph Tanden Diarra
(UCAO-UUBa)
B.P. E 4165, Bamako.
Acceuil
| | |