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2010

Mois de fevrier

Les Echos du 18 fevrier

 

SOGONIKO COMMERCIAL
Un affrontement entre jeunes et gendarmes
Hier, des heurts ont éclaté entre un groupe de jeunes de Sogoniko et des gendarmes. Bilan : des manifestants arrêtés et un gendarme blessé.
Ils étaient une centaine de gendarmes et un groupe de jeunes à s'affronter Sogoniko en face de la société de vente de fusils. Motif des échauffourées : l’occupation et la construction en immeuble d’un terrain de football qui appartiendrait à des jeunes du secteur. En début d'après-midi, une escouade de gendarmes, munis d’équipement de maintien d'ordre occupait encore les lieux.
Selon des témoins trouvés sur place, les incidents ont commencé le matin lorsque des gendarmes sollicités par le propriétaire du lot, Amadou Djigué, sont venus sécuriser des travailleurs en train de faire la fondation du futur immeuble. "Les jeunes sont venus au compte-goutte et se sont regroupés. Se sentant en nombre suffisant pour faire face aux forces de l’ordre, ils n’ont pas hésité à faire usage de leurs armes blanches", affirme un interlocuteur.
Il ajoute que les gendarmes ont aussitôt réagi en faisant recours à leur gaz lacrymogènes dont les effluves ont étouffé des voisins notamment de vieilles femmes. Bilan : un gendarme et des manifestants ont été blessés. Une dizaine de jeunes ont été interpellés par le commissariat de police du 7e arrondissement.
De quoi s’agit-il au juste ? En 2001, une dame du nom de Coulibaly Haoua Kéita, a bénéficié d'un TF : 1117/CVI du lotissement de Sogoniko-commercial. En 2005, elle cède sa parcelle à Amadou Djigué (selon Aboubacar Ndiaye son employé) et depuis le lot est inoccupé.
Encore Dagnon !
La nature ayant horreur du vide, des jeunes du secteur vont l'occuper pour en faire un terrain de football. Une demande d’affectation du lot en terrain de football a été faite, ce que le maire de la Commune VI a accordé à la jeunesse. "Effectivement ils avaient une décision dans ce sens", ajoute le jeune Ndiaye.
Face à la montée de la fièvre, le propriétaire a voulu passer par la manière diplomatique en faisant des propositions. "Ils leur a été proposé des équipements sportifs et une somme de deux millions de F CFA". L’échec des négociations, selon M. Ndiaye, a conduit le propriétaire du TF à porter l’affaire devant la justice. "Au tribunal, le juge nous a donné raison et a ordonné aux jeunes de déguerpir dans les brefs délais".
Certains ne voulant pas l'entendre de cette oreille, ont voulu s’opposer à la discision de la justice sans raison. Mais, pour le chef de l’unité de gendarmes présents sur les lieux, force doit rester à la loi. "Nous ferons tout ce qui est de notre pouvoir pour restaurer l’ordre". Des gendarmes seront présents tout le temps que vont durer les travaux.
Pour dénoncer la complicité du maire Dagnon dans l’affaire, un autre groupe de jeunes, selon des résidents, ont voulu s’attaquer à la mairie et principalement au maire en brûlant des pneus sur le goudron. Des policiers, venus en renfort au 7e arrondissement, n’ont pas mis assez de temps pour rétablir la circulation. Des jeunes affirment ne pas dire leur dernier mot.
Amadou Sidibé

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ABDRAHAMANE BEN ESSAYOUTI, IMAM DE DJINGAREIBER
" Le Maouloud est une glorieuse date pour tout musulman"
La fête anniversaire de la naissance du prophète Muhammad, communément appelé Maouloud, est l’un des événements les plus célébrés par les communautés musulmanes du monde entier et en particulier celles de Tombouctou. En prélude aux préparatifs de la fête, qui se tiendra du 26 février au 4 mars 2010, Abdrahamane Ben Essayouti, imam de la grande mosquée de Djingareiber, explique l’importance de ce glorieux événement.
Les Echos : Quelle est l’origine et la signification du Maouloud ?
Abdrahamane Ben Essayouti : Maouloud veut dire la fête anniversaire de la naissance du prophète Muhammad (PSL). Le prophète Muhammad est né le 12 du mois lunaire qu’on appelle rabbi walawal, c'est-à-dire le 3e mois de l’année. Ce qui fait que chaque 12 de ce mois les communautés musulmanes célèbrent l’anniversaire de la naissance du prophète,.
Cette fête a été introduite à Tombouctou, vers le XVIe siècle et le premier qui a institué le Maouloud à Tombouctou est un saint du nom d’Abul Qassim Al Touati, originaire de Touat en Algérie. Abul Qassim était le 4e imam dans la lignée des imams qui se sont succédé à la grande mosquée de Djingareiber. Il est enterré dans le grand cimetière à l’ouest de la ville de Tombouctou. Le premier imam fut Khatib Moussa. Chaque année, il organisait des lectures de poèmes panégyriques sous son vestibule. Il apprenait aux gens comment cette lecture se faisait. Et comme c’était un saint, il faisait des miracles.
La nuit de la naissance par exemple, avant de commencer la lecture quand tous les lecteurs se réunissaient, il levait ses mains comme pour faire la fatiha et miraculeusement du pain chaud descendait du ciel, qu’il distribuait aux fidèles. Aucun de ses fidèles n’avait jamais dégusté un pain aussi succulent et nourrissant. C’est à partir de ces démonstrations que ses contemporains avaient compris qu’il était un saint.
Et comme année après année le nombre de lecteurs augmentait, son vestibule ne pouvait plus contenir les gens. Il a alors institué les séances de lectures dans les 3 grandes mosquées (Djingareiber, Sankoré, Sidi Yehia). C’est dans ces circonstances que le Maouloud a vu le jour. Il s’est élargi avec la participation des Marocains, résidant à Tombouctou, les Kountas, les musulmans de la communauté d’Araoune. Depuis peu, les autres quartiers organisent la lecture des poèmes panégyriques tels que Belléfarandi, Hammabangou et Kabara.

Les Echos : A quoi sert la lecture de ces poèmes panégyriques c'est-à-dire quel est l’objectif recherché ?
A. B. E. : Ce sont des poèmes rédigés par des grands poètes, qui font les louanges du prophète Muhammad. Ces poèmes consistent également à montrer les traits caractéristiques du prophète. Autrement dit qui est le prophète et quelle est sa conduite pour que les musulmans puissent imiter cet homme incomparable aux yeux du monde. C’est ce que nous faisons ressortir à travers la lecture de ces poèmes.
Les Echos : A quelle période commence la lecture ?
A. B. E. : A Tombouctou, la lecture de ces poèmes commence dans les mosquées depuis le 2e mois de l’année qu’on appelle as-safar. Là ce n’est pas toutes les nuits qu’on fait la lecture. Des jours spécifiques sont choisis (lundi, jeudi et vendredi). Les lectures continuent jusqu'à la fin du 2e mois. Quand le troisième mois qu’on appelle rabbi hou al-lawal pointe, toutes les nuits ils font la lecture jusqu’au 10e jour. Ensuite, les lecteurs observent une pause d’une nuit et la 12e nuit c’est la fête anniversaire du prophète Muhammad communément appelé Maouloud. La semaine suivante marque la cérémonie de baptême.
Les Echos : Quelles sont les personnes habilitées à participer à la lecture de ces poèmes panégyriques ?
A. B. E. : Nous avons institué comme une tradition l’apprentissage de ces poèmes par les enfants. N’importe qui peut participer, qu’il soit fils de marabout ou non. La lecture est ouverte à toute personne ayant des connaissances en arabe et qui désire apprendre. Chaque année après le Maouloud il y a des endroits où nous formons des jeunes qui assurent la relève. Ce sont des éloges du prophète que tout musulman doit savoir et apprendre.
Les Echos : Les préparatifs du Maouloud sont à quel niveau ?
A. B. E. : Au niveau du Haut conseil islamique, certaines dispositions sont prises pour élaborer un programme que nous pouvons ventiler aux besoins pour les étrangers qui veulent venir. Dans ce programme, il y a la nuit de la naissance et le lendemain matin nous avons prévu la zyhara, c'est-à-dire le tour des saints, professer sur leurs tombes et chercher leurs bénédictions. Entre la naissance et le baptême il est prévu un concours de lecture pour les plus grands lecteurs de poèmes.
Le matin, les lectures reprennent dans les mosquées, l’après-midi avant la fatiha il y a ce que l’on appelle le tanaré exécuté par les zarmas suivie par la grande fatiha sur la dune de Sankoré, après la fatiha c’est la prière du maghrib ponctuée par des prêches qui démontrent l’historique et l’importance du Maouloud. Les cérémonies prennent fin ainsi. Le Maouloud est une fête qui marque les communautés musulmanes. Beaucoup de musulmans à travers le Mali, l’Afrique viennent célébrer l’événement.
Les Echos : Selon vous qu’est ce qui explique une telle affluence ?
A. B. E. : Parce qu'à Tombouctou le Maouloud est célébré d’une manière toute particulière. C’est un brassage culturel, en quelque sorte un tourisme religieux. Les musulmans convergent de tous les lieux, de tous les horizons. Les ressortissants de Tombouctou partout où ils se trouvent viennent coïncider avec la grande fatiha du baptême. C’est une fête pittoresque, vous verrez que tout le monde est habillé de ses plus beaux atours. Ce sont des retrouvailles.
Propos recueillis par
Abdou Maïga
(correspondant régional)

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LE "NON-EVENEMENT" D’UNE CONFERENCE DE PRESSE
L’ORTM en noir en blanc
Il y a quelques mois, je stigmatisais les "outrances de la dame Assétou Togola" en rapport avec ses envolées lyriques lors de l’EID 2009. C’est donc le samedi 30 janvier 2010 que les Buwa de Bamako et leurs alliés ont tenu une conférence de presse dans la cour du Palais de la culture. Cette conférence de presse avait pour but de dépassionner les débats et surtout de faire entendre raison aux uns et aux autres dans une affaire hautement sensible.
Mais il nous semble que tout le monde ne se rend pas compte de la gravité de la situation ! Les petits esprits qui continuent à nourrir la polémique par leurs attitudes méprisantes ou la légèreté de leurs propos devraient apprendre les leçons de l’histoire, au moins une : que c’est en minorant les entités prétendues méprisables (les minorités ethniques) que certaines formations politiques ont mis le feu à leurs pays en Afrique. Les exemples sont multiples, et nous ne les méditons pas assez.
Pour en revenir donc à cette conférence de presse, c’est au journal de 20 heures le dimanche 31 janvier 2010 que compte-rendu en a été fait sur l’ORTM par un Ibrahim Diombélé qui a expédié l’élément en un temps record avec un sourire en coin, écorchant les mots, les yeux rivés sur son papier comme s’il sacrifiait à une corvée. Je voudrais ici faire l’exégèse et la translittération de cet Objet télévisuel non identifié (OTNI).
Je vois les objections, les mises en garde, les haussements d’épaules signifiant que c’est chercher la petite bête, qu’il n’y a rien à dire, que c’est ainsi que les divers éléments sont traités dans un "journal parlé" touffu et surchargé au Mali, qu’il n’y a pas eu intention de nuire à l’élément, etc. Je veux bien ! Mais, encore, vous savez comment fonctionnent ces nouveaux médias ?
Nul n’ignore qu’un élément traité à la télévision a une portée proportionnelle à la forme dans laquelle il a été traité ! Je ne suis pas paranoïaque, loin s’en faut ! Ce n’est pas non plus une illusion d’optique que j’ai eue ce dimanche soir 31 janvier 2010 ; j’ai bien vu (un élément bâclé dans la forme) ; j’ai bien entendu (la salve d’arme automatique, les mots écorchés et le sourire en coin). Les petits esprits et les mauvais esprits auront toujours à redire quoi qu’on fasse, alors, autant que je dise ce que j’ai sur le cœur, c’est curatif et préventif à la fois.
Dans un espace aussi solennel que l’EID, un ministre de la Justice est interpellé sur une affaire datant d’au moins 20 ans (1988-2009). Au cours de cette interpellation, "l’interpellante" piétine allègrement les règles élémentaires qui régissent l’EID, voire, toute société un tant soit peu policée : a) lire son texte et éviter les digressions inutiles, b) respecter les personnes, c) dire la vérité, etc. - elle va plus loin : a) accuse toute une ethnie ; b) la traite de "cafre" à arrêter et à mettre en prison…
Que dans sa réponse ce ministre ne revienne pas sur ces accusations fallacieuses et ces insultes bêtes, m’amène à me poser cette question : de l’interpellante et de l’interpellé, qui porte la faute la plus grande ? Remarquez, je ne reviens pas sur le processus "bâclé" qui a occasionné et offert cette tribune à Mme Assétou Togola ! J’ai déjà posé les questions qui "interpellent" autour de la préparation de l’EID en général et de l’édition 2009 en particulier !
Sous d’autres cieux, on démissionne ou l'on est "démissionné" pour moins que ça ! Mais, nous sommes au Mali, la culture de l’honneur et de la responsabilité qui, ailleurs, permet d’assumer jusqu’au bout ses propres erreurs et celles de ses subordonnés et d’en tirer les leçons qui s’imposent, ne fonctionne plus chez nous. On se bricole une conscience apaisée en revêtant les vieux haillons de l’ignorance et de la méconnaissance, ignorance qui se prend, du reste, pour du savoir !
" Ecorcher les noms" de tribus ou de clans africains, de personnes et autres royaumes, a joué comme un marqueur de différence entre l’homme "dit noir" et l’Occidental. "L’imprononçabilité" des noms, des toponymes et autres ethnonymes, marquait pour le Blanc la frontière de la civilisation. Les langues ou mieux, les idiomes et autres dialectes renvoyaient-les à leur "étrangeté", cette grande nuit de l’innommé où la vie du nègre s’épuise et se consomme elle-même dans l’indifférenciation.
Cela me rappelle ce dessin de l’imparable Jacques Faisant où une vieille Française prononce "Bumbumbura" pour Bujumbura, juste pour dire que Paris ou Marseille, Venise ou Rome, sonnent plus "langues" que ces cris d’oiseaux et autres hululements de bêtes dans la nuit.
Les usages sociaux, stylistiques, qui consistent à "écorcher" les mots d’une langue reproduisent dans l’ordre symbolique des écarts différentiels, marqueurs d’identités différenciées et indifférenciées, le "je" ou "nous" différents du "eux" projetés dans l’innommable.
Par rapport au "sourire en coin" du journaliste qui développe l’élément télévisuel, son décryptage devrait nous faire faire le tour de la gamme des sourires et rires avec leurs signifiants. Mais nous allons en rester à un seul : le sourire en coin ou narquois. Conjugué à une activité, il renvoie à une rhétorique intérieure du locuteur (présentateur) hautement subversive.
En effet, quand on sait que la dérision moderne se caractérise tout autant par un brouillage des signes, une "indécidabilité du sens", que par son caractère négatif et négateur, le rire en coin, narquois et moqueur fait signe donc, au non-sens de l’élément présenté, sa futilité, voire, son inutilité aberrante. Il faut sans doute savoir raison garder, on me rétorquera que tout cela est tiré par les cheveux ; que le présentateur doit faire bonne figure dans sa présentation ! Soit ! Mais, alors, ces objections me renvoient encore à toute cette gamme de sourires dont je parlais tantôt !
L’anti-image de l’élément
Allez revoir l’élément télévisuel dont je parle et vous conviendrez avec moi que bien souvent, le rire comme le sourire supposent une connivence et une exclusion, une relation "tribale" de valeurs communes ; et que dans l’unanimité médiatique que nous vivons désormais, le sourire et le rire des téléspectateurs n’est plus que mimétique dans un monde plutôt désespérant d’une dérision généralisée et sans croyance à partager. Le sourire comme le rire sont sans doute le meilleur moyen de s’arracher à la peur, la peur de l’autre, la peur de sa propre peur !
Quand j’ai regardé cet élément télévisuel, je n’y ai pas vu une image, mais plutôt, une "anti-image". Encore une fois, je suis loin d’être un spécialiste du domaine. Comme tous les autres, je me forge une interprétation à partir de ce qui m’est donné à voir et à entendre. Or, je n’ai rien vu et je n’ai rien entendu. Comment et pourquoi ? Bien sûr que l’ombre du hangar rendait difficile une image lisible de ceux qui étaient sous cet abri. Mais, il y avait là un "grand rassemblement" qu’on a rendu "petit peuple" tout simplement par effet d’optique. Je n’ai donc vu qu’un "petit peuple" confronté à lui-même autour d’un "non-événement". Comment arrive-t-on à créer cet effet ? C’est aux spécialistes des médias de nous le dire.
Je n’ai rien entendu tout simplement parce que la télé peut "retirer la parole" en la donnant. Il n’y avait aucun interlocuteur, mais un locuteur (président de Niimi-Présence buwa) qui n’a même pas eu le temps de se dire dans la petite interview qu’on a fait semblant de lui accorder. Lorsque nous voulons délivrer un message, il est souvent enrobé dans un discours enrobant et dans une forme que lui donne le technicien des médias ; c’est seulement, lors du montage qu’on peut, soit occulter le message ou le rendre accessible au public cible. Il est donc relativement facile de faire dire "rien" à une personne qui avait justement "quelque chose" à dire.
Tous ces arguments que j’ai avancés pourraient ne pas tenir la route face à une personne de mauvaise foi. On peut facilement objecter que tout cela n’est que du vent et qu’en général, c’est bien ainsi que les divers éléments des correspondants sont traités. Soit, mais, alors, si la compétence en la matière des travailleurs de l’ORTM ne peut être mise en cause, c’est qu’on peut faire dire à notre télévision nationale, ce qu’on veut qu’elle dise ! Je ne veux faire le procès de personne, ni d’Ibrahim Diombélé, ni de l’ORTM. Mon intention, fort modeste, est double :
Faire prendre conscience aux protagonistes de l’affaire "Assétou Togola", qu’on peut souscrire à une "paix des braves". Cela suppose évidemment que nous arrivions à situer les responsabilités. Nous savons tous (sauf ceux qui refusent de savoir) que la justice est le "ventre mou" de notre République, alors, les dénégations et les dérobades qui ne grandissent ni les hommes ni les institutions devraient être bannies dans cette affaire.
Alerter l’opinion que le rôle que peut jouer les médias dans l’apaisement des passions n’est pas négligeable. Nul n’est dupe aujourd’hui et penser qu’on est sur un marché de dupes, c’est se duper soi-même. Les médias nous environnent et enrobent nos messages dans des techniques techniciennes propres à eux ; ils ont autant de capacité de nuisance que d’apaisement et de réconciliation.
Alors, faut-il laisser nos passions, nos accointances et alignements idéologiques pervertir le traitement des éléments qui nous sont confiés ? Je ne sais pas, tout cela est tellement complexe ! Mais, je sais qu’en tout, il faut de la mesure, de l’objectivité et de la hauteur, malheureusement, souvent, c’est ce qui nous manque le plus !
Pour finir, je voudrais préciser encore que mon intention n’est ni de culpabiliser qui que ce soit, ni de porter l’anathème nulle part. Je n’ai fait que transcrire le "non message" d’un élément télévisuel d’un événement auquel j’ai participé le 30 janvier 2010 et relevé le décalage patent entre le message que les Buwa ont voulu faire passer et celui qui a effectivement été envoyé sur les ondes de l’ORTM.
Père Joseph Tanden Diarra
(UCAO-UUBa)
B.P. E 4165, Bamako.

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CRI-2002
Des millions pour renforcer la citoyenneté
Le programme triennal 2010-2012 du Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie (Cri-2002) sert de tableau de bord afin de réussir le pari de la promotion de la citoyenneté.
Les travaux de la rentrée citoyenne 2010 de Cri-2002 ont démarré mercredi 17 février 2010 dans la salle de conférence de la dette publique en présence des acteurs de la société civile et de nombreux journalistes.
Cette rencontre a été mise à profit par le président de Cri-2002, Dr. Abdoulaye Sall, pour évoquer les tenants et les aboutissants de la convention de financement que son association vient de signer avec la Coopération suisse pour l’exécution d’un programme triennal 2010-2012.
D’un montant de plus de 300 millions de F CFA, cette convention, selon Dr. Sall, est financée à hauteur de 92,8 % par le partenaire suisse et 7,2 % par Cri-2002. "C’est un programme de renforcement et de consolidation de la vision partagée au cours des cinq années passées avec les différents partenaires concernés à travers des activités contribuant à la réalisation des cas innovants de démocratie", a noté le président de Cri-2002.
A l’en croire, l’objectif visé est de contribuer à la réalisation des cas innovants de démocratie participative incluant les autorités traditionnelles et autres organisations de promotion de la citoyenneté (médias, jeunes, femmes…)
Il a rappelé que l’initiative de créer Cri-2002 a surgi au lendemain de l'élection présidentielle 1997 avec le boycott de celles-ci par le Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo). A l’époque, seuls Alpha Oumar Konaré et Maribatrou Diaby (paix à son âme) avaient pris part aux consultations.
" Face à ce problème, un certains nombre de cadres patriotes se sont réunis pour que les élections de 2002 ne soient pas également confrontées au même problème. D’où la création et le nom Cri 2002", a-t-il noté.
Il s’agit, pour les initiateurs de Cri-2002, d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité d’une participation massive au profit de la démocratie. Parlant du programme, il dira qu’il va contribuer à promouvoir une culture de débats publics et contradictoires.
Amadou Waïgalo

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AGRICULTURE MALIENNE
Des résultats en deçà des attentes
Malgré son bon atout au plan climatique, le Mali éprouve des difficultés à développer son agriculture.
Ouverte mardi au CICB, la 10e édition du Forum de Bamako se veut une opportunité de rencontres des personnalités, des universitaires et experts dans tous les domaines. Le thème retenu est : "L’Afrique 50 après : la faim sur le continent, le défi alimentaire".
Le choix de ce thème n’est pas anodin, car il se trouve que près d’un demi siècle après l’indépendance de nombre de pays africains, le bilan de la lutte contre l’insécurité alimentaire sur le continent est loin d’être satisfaisant.
Pour le cas spécifique du Mali, le pays éprouve d’énormes difficultés à booster son agriculture. Le voyageur averti traversant le Mali est frappé par le contraste entre d’une part les discours officiels et d’autre part les possibilités immenses dont le pays dispose en termes de développement agricole, d’élevage et d’aménagement de la faune, de maîtrise de l’eau et de l’énergie et des ressources humaines.
Le constat a été dressé par Salif Kanouté dans une présentation au Forum. Il relève que jusqu’ici la majeure partie des programmes de développement de l’agriculture a été adressée aux paysans, aux éleveurs, aux chasseurs et aux exploitants forestiers.
Organisés ou non, la plupart de ces groupes professionnels sont analphabètes et sans connaissances de base en sciences agronomiques, vétérinaires, zootechniques et forestiers ; donc très peu enclins à adopter les innovations. Sans discréditer les connaissances traditionnelles, l’ingénieur des eaux et forêts a démontré que l’agriculture moderne ne peut se contenter de connaissances empiriques et que "si l’on veut développer l’agriculture, les connaissances scientifiques de base sont indispensables". D’autres sciences restent tout aussi utiles comme la gestion, le marketing, le commerce dont la maîtrise permet de tirer le meilleur profit de l’ensemble des activités.
Pour des raisons citées ci-dessus, Salif Kanouté a indiqué que les rares innovations technologiques proposées et adoptées ont mis trop de temps pour être assimilées par les agriculteurs. Ainsi a-t-il fait remarquer que les outils traditionnels comme la houe, la daba, la hache, le couteau et la faucille continuent d’être utilisés presque par tous. De même, le berger continue à parcourir de grands espaces pour nourrir difficilement un troupeau de plus en plus nombreux avec un taux d’exploitation insignifiant sur des pâturages de plus en plus dégradés.
Pour le présentateur, les résultats obtenus par la plupart des programmes sont restés en deçà de ce que l’on espérait sinon, a-t-il dit, "la malnutrition et la faim ne seraient, pour les Maliens de la ville comme de la campagne, que de tristes souvenirs". Et d’avertir que "dans un monde en perpétuelle évolution et en pleine globalisation et où chaque pays se positionne pour fournir aux autres ce qui leur manque, si rien n’est fait nous resterons en déphasage, avec une dépendance aux importations d’aliments de plus en plus marquée".
L’incapacité actuelle de notre agriculture à satisfaire nos besoins primaires engendre en outre un gaspillage des ressources naturelles, la perte de la biodiversité et la multiplication des conflits. A ce sujet, il a insisté sur le fait que les conflits sont fréquents et imprévisibles. Cependant, a-t-il noté, le Mali ne manque pas de ressources ni de potentiels naturels même si bien souvent ceux-ci ne nécessitent que des aménagements sommaires.
La contribution a permis d’animer le débat sur la crise de l’agriculture malienne et son incapacité actuelle à satisfaire les besoins des populations.
Mohamed Daou

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FILIERE MANGUE A SIKASSO
Vulgarisation des bonnes pratiques
Pour mieux lutter contre les mouches des fruits, la coordination du PCDA/Sikasso (Programme de compétitivité et de diversification agricole), en collaboration avec le Projet régional de lutte contre les mouches des fruits (Waffi), initie les acteurs de la filière aux techniques de lutte contre ces déprédateurs.
Si la campagne de commercialisation de la mangue en 2009 a été satisfaisante au regard des conditions dans lesquelles elle s’est déroulée, les quantités commercialisées, de l’ordre de 14 000 tonnes, sont voisines de celles de la campagne précédente. Toutefois, on notera une légère modification des volumes suivants les différents marchés (national, sous-régional, l’Europe et les autres destinations) et un rééquilibrage des volumes commercialisés dans les deux principaux bassins, la région de Sikasso d’un côté (6825 tonnes) et celle de Bamako/Koulikoro de l’autre (6894 tonnes).
Quelques difficultés ont perturbé le déroulement normal de la campagne. Les intempéries du début d’année au moment des floraisons ont fortement joué sur la maturité des mangues de qualité exportable et retardé de 3 semaines le démarrage effectif de la campagne. En outre, l’arrivée des premières pluies, qui correspond aux périodes d’infestation des vergers, a conduit les acteurs à ramener la clôture de la campagne au 15 juin.
Ces différents facteurs ont réduit la durée de la campagne de 5 semaines. S’y ajoute la présence des mouches de fruits dans les différents bassins productifs. La principale mouche est une espèce exotique invasive découverte en Afrique de l'Ouest en 2004. Cette année-là, elle fut prise au Nigeria, au Bénin, au Togo, dans l'Est du Ghana et au Sénégal. Elle a été capturée en 2005 au Mali. Elle a été appelée "Bactrocera invadens" par trois systématiciens, spécialisés dans la taxonomie de cette famille de diptères.
Grâce à sa rapide dispersion dans les pays ouest-africains et à ses potentialités biotiques plus importantes, cette nouvelle espèce d'origine asiatique a considérablement aggravé les dégâts déjà occasionnés aux mangues par les espèces locales dans toute la région.
L’activité de lutte contre la mouche a été organisée par le Projet régional de lutte contre les mouches des fruits (Waffi) basé à la station IITA de Cotonou avec l’appui du Programme de compétitivité et de diversification agricole (PCDA) et la participation des acteurs de la filière mangue autour du thème : la lutte contre les mouches de fruits.
L’objectif est de renforcer la capacité des acteurs en matière de reconnaissance et de détection des mouches des fruits ainsi que sur les méthodes de lutte disponibles. "Lors de la dernière campagne, 13 conteneurs contenant de la mangue malienne ont été rejetés en Europe à cause des infections des mouches de fruits", a dit Adama Sidibé, représentant le coordonnateur national du PCDA. Et de poursuivre que "la technique qui sera développée par les deux spécialistes béninois permettra d’améliorer la productivité des vergers de manguiers et de la qualité marchande des mangues". Bourema Sanogo, propriétaire d’un verger de manguiers, a confié qu’"en guise d’entretien, nous luttons de façon traditionnelle contre les mouches, mais c’était de la loterie, Il y en a qui succombaient, d’autres résistaient, mais ne produisaient plus rien. Pour moi, la simplicité de la technique acquise rendra notre travail productif et plus aimable à la longue. A nous d’appliquer maintenant ; elle demande, en effet, un équipement sommaire constitué d’outils ordinaires du planteur".
Pour la présente opération, les initiateurs ambitionnent de sensibiliser davantage les acteurs de la filière afin de relever le défi de la qualité des mangues produites chez nous.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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" NI MUSSOW SONA" DEDICACE LE 7 MARS A KITA
Mamadou Tounkara : "album d'un retour au pays natal"
Mamadou Tounkara, ex-leader du groupe "Les Escrocs", mettra le 22 février sur le marché son 2e opus solo intitulé "Ni mussow sona" (Si les femmes acceptent). La dédicace est prévue le 7 mars dans sa ville natale, Kita. A la veille de l’événement, il a rendu une visite à notre rédaction.
Il se porte mieux que quand il était avec "Les Escrocs". Mamadou Tounkara mène depuis quelques années une carrière solo. Malgré le départ de ses anciens complices, Salim et Djénébani, l’enfant de Boudofo (Kita), ne cesse de monter en puissance. La sortie de son second opus solo "Ni Mussow sona" en est une preuve.
L’album intervient après "Sans toi je ne peux rien faire". Pour sa dédicace, l’auteur de "Kalan baliyayé dibiyé" est attendu le 7 mars à Kita avec de nombreux artistes. Il s’agit, entre autres, de M’Baou Tounkara, Astan Kida, Assétou Kanouté, DJ Sénateur, Djimé Tounkara.
Pourquoi Kita et non Bamako ? "C’est à Kita que je suis né. Il est important pour moi de montrer aux Kitois que leur fils qu’il voit à la télévision pense bien à eux. Je veux aussi leur montrer que je n’ai pas oublié d’où je viens".
Après la Capitale de l’arachide une multitude de concerts est envisagé à Bamako et dans les autres capitales régionales pour la promo de l’album. "Ni mussow sona" est dédié aux femmes du monde en général et du Mali en particulier. La maxime qui dit "ce que femme veut, Dieu veut" colle bien aux raisonnements de l’auteur de "Djouya magni" (2e titre de l’album). "Il suffit que la femme accepte que le monde est merveilleux, il fera bon vivre dans nos foyers". Il ajoute : "C’est aussi la femme qui es la clef de tous les problèmes et fait de l’homme ce qu’elle veut".
M. Tounkara évoque dans l’opus de 11 titres, la place de la femme dans l’administration. "Aujourd’hui de la même manière que les hommes peuvent occuper un poste, la femme a la compétence de le faire. Le rôle de la femme ce n’est pas seulement de rester à la maison pour préparer, mais devenir directeur, ministre pourquoi pas président de la République", affirme-t-il.
Le second titre phare "Djougouya magni" est un appel aux frères qui de plus en plus ne s’attendent plus. "Avant entre frère, on s’entraidait. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. On voit de plus en plus que les frères font recours au maraboutage pour régler leurs différends jusqu’à ce que mort s’en suive", déplore l’artiste. Les thèmes abordés sont l’éducation, l’amour.
Etudiant au Conservatoire multimédias Balla Fasséké en classe terminale, (section musique) Mamadou Tounkara, avec l’expérience qu’il a acquise, a jugé de faire d’autres genres musicaux en plus du rap. "J’ai décidé d’évoluer dans le World music".
Plus que jamais interpellé sur son appartenance au groupe Escrocs, "Madou Escroc" se veut on ne peut plus clair : "Le groupe 'les Escrocs' n’existe plus. C’est Mamadou Tounkara maintenant". Toutefois, il reconnaît avoir ressenti le départ de ses camarades. "Alors que je mène une carrière solo, j’ai été obligé de renoncer à des contrats. Les contrats venaient au nom des Escrocs, chose à laquelle je ne pouvais malheureusement répondre". Et de conclure que grâce aux bénédictions des parents, il a su surmonter ses difficultés.
Amadou Sidibé

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