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2010

Mois de fevrier

Les Echos du 17 fevrier

 

SITUATION DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
J'accuse Mme la ministre bellegarde !
L'Etat serait responsable de la déconfiture de notre système de formation et de la baisse des niveaux par la mauvaise utilisation des ressources humaines. C'est du moins le constat ou l'accusation faite par un chercheur en anthropologie politique, à travers les lignes ci-dessous.
L'ex-ministre Sidibé Aminata Diallo est une belle et grande intellectuelle malienne formée en Occident. Elle est titulaire d'un doctorat en économie acquis dans la célèbre et prestigieuse université de la Sorbonne. Ce précieux sésame allait lui ouvrir naturellement les portes de l'Université malienne et, plus précisément, la Faculté des sciences juridiques et "politiques" (une vraie tromperie sur la marchandise, dans un pays qui n'en compte que deux ou trois spécialistes mais bon...). Seulement, voilà : n'étant pas un fonctionnaire de l'Etat, elle devait se contenter des “ émoluments ” payés au lance-pierre pour pouvoir survivre ou vivoter dans un environnement tout aussi dantesque, c'est-à-dire à l'extrême opposé des “ saveurs ” de la vie parisienne.
Mme Aminata Diallo aura tout fait pour avoir un contrat de travail auprès du doyen de l'époque. Certains collègues ont même intervenu, mais rien n'y fera. Ce premier responsable de la fac restera inflexible, pour ne pas dire insensible, au nom du sacro-saint principe d'autonomie de gestion qui caractérise, depuis quelque temps, nos différentes facultés. Mais la moralité de cette histoire est largement connue : Mme Aminata Diallo sera nommée ministre et notre très “ consciencieux ” doyen est parti sans même laisser d'adresse, porté disparu pour être plus clair. Ainsi va le Mali ! Cette triste réalité qu'aura superbement ignorée notre doyen lambda.
Mais si cette histoire peut vous faire également sourire, ne pensez surtout pas que les choses ont changé d'un iota. Tous ceux qui ont déposé des demandes de contrats dans les facs sont tous renvoyés – sans ménagement – vers la fonction publique dans l'hypothétique attente d'un concours programmé par le ministre en charge de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Tous les vacataires sont alors obligés – pour ceux d'entre eux qui n'ont guère d'autre choix – de se contenter des petites et minables heures supplémentaires glanées ici et là, grâce parfois à la mansuétude – ô combien rare – de certains chefs de DER parmi les plus magnanimes, devant le drame terrifiant et "humiliant", qu'ils vivent au quotidien.
Le fonds mis à la disposition du doyen n'est pas utilisé pour donner un enseignement complet et digne de qualité aux étudiants, mais va plutôt servir à soudoyer quelques enseignants, parmi les plus récalcitrants ou redoutables. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Mme Ginette Bellegarde, sait tout cela depuis des années, mais, dans son entourage le plus proche, l'on m'assure qu'elle n'est pas venue pour faire une révolution. Elle a toujours été au cœur de ce système éducatif, qui ne fait que siphonner depuis des années l'enseignement de ses contenus de qualité. On en mesure aujourd'hui les ravages, les conséquences dans les cours de nos universités, dans les rues. Ces jeunes se savent – et c'est là où ça fait mal – démunis, incapables de réfléchir de formuler un problème, de s'adapter.
Mais quoi de plus normal lorsque l'on refuse manifestement, pour des raisons bassement matérielles et financières, de leur donner une formation la plus généraliste possible pour en faire des êtres polyvalents, ou en un mot cultivés. Quand allons-nous mettre enfin un terme à cette “ logique mortifère ” qui caractérise dans ses profondeurs même, l'enseignement supérieur avec comme principal corollaire le fait de sacrifier par pans entiers plusieurs générations de scolarisés.
C'est indiscutable, le niveau du Certificat d'études primaires (CEP) ; il y'a seulement une trentaine d'années est bien à des égards largement supérieur au niveau de beaucoup de bacs aujourd'hui, pour ce qui concerne en tout cas le rapport à l'écrit. “ Si les valeurs de la société sont le contraire des valeurs de l'école et si les valeurs de l'école ne sont pas défendues dans un combat quotidien, nous perdrons la bataille ”, écrit un célèbre philosophe français contemporain.
L'éminent intellectuel sait de quoi il parle mais, ici au Mali, on préfère le saupoudrage plutôt que d'approfondir, d'aller en guère contre les errements intolérables de notre système éducatif. La mission première de l'école malienne n'étant -c'est malheureux, mais C'EST comme ça – plus de former des consciences, d'offrir des repères aux jeunes, de développer le sens moral, l'esprit critique et le libre-arbitre. Pourquoi va-t-on alors dépenser des sommes conséquentes allouées par l'Etat à nos facultés gérées par des “protégés” ou ses “ obligés ” pour être plus précis- de la ministre qui ne fait d'ailleurs pas exception à la règle, c'es- à-dire noyer le monde enseignant sous les bonnes paroles toujours trompeuses ?
Parler vrai et agir en vérité, c'est le premier devoir des gouvernants, principalement dans le monde de l'éducation. Un ministre doit se battre non pas pour multiplier “ les conférences de presse ” inopérantes et hyper- surréalistes sur les maux dont souffre l'école malienne (et pour quel résultat ?), ou les missions de l'école, mais pour les hiérarchiser, pour dire ce qu'est l'essentiel et concentrer les missions de l'école autour de cet essentiel. Mais devant cet indispensable “ sursaut ” salvateur, Mme la ministre n'en a point cure.
Bacary Camara
(Chercheur en Anthropologie politique)

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GROUPEMENT DES COMMERÇANTS DE KAYES
Un bureau consensuel installé
Dans le cadre de son programme d’installation des groupements régionaux des commerçants du Mali, celui de Kayes a été mis en place le week-end dernier par une délégation du bureau national venue de Bamako.
Le bureau national du Groupement des commerçants du Mali (GCM) conduit par son président Soya Golfa a effectué le samedi 14 février le déplacement à Kayes pour la mise en place du bureau régional de la cité des rails. Pour la circonstance, le bureau national a gagné le pari de la mobilisation tant dans les rangs de ses membres que de celui de ses hôtes avec l’engagement de la section locale du Syndicat national des commerçants détaillants du Mali (Synacodem). La délégation venue de Bamako était composée d’une vingtaine de personnes dont le trésorier général Mama Dabitao, des secrétaires généraux Baba Sylla et Djita Dème, des vices-présidents Karamoko Oulalé, Cheichna Hamalla Bathily, Amadou Djigué, Ousmane Djitteye, Adama Koly Coulibaly, Cheickna Sympara, Cheickna Hammalla Sympara, Bakary Koïta, des membres du Synacodem Cheickna Sacko, Abdoul Aziz Mariko, Dantouman Koïta, etc.
La lecture des statuts et règlement intérieur par le secrétaire général Baba Sylla a précédé la mise en place d’un bureau consensuel. Il est présidé par Balamine Guitteye, opérateur économique, 3e adjoint au maire de Kayes installé dans cette ville depuis une vingtaine d’années. Il est le frère cadet d’Ousmane Guitteye, challenger de Jeamille Bittar à l’élection consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim) d’octobre 2006. M. Guitteye dirige un bureau de 67 membres.
Le bureau national est dans une dynamique de renouvellement des instances régionales depuis septembre 2009 où les bureaux de Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti ont été successivement mis en place.
Le conseiller du gouverneur chargé des affaires économiques, qui a présidé l’ouverture des travaux a parlé des réalisations faites par les plus hautes autorités du pays pour rendre le trafic plus fluide dans leur région. Ces actions, selon lui, concernent le bitumage des axes Kayes-Sandaré, Diéma-Djidiéni, Diéma-Nioro, Nioro-Aioune (en Mauritanie), Kayes-Diboli, Kita-Kati et celles en cours : Kita-Kéniéba-Saraya et Bafoulabé-Kayes. Il s’est engagé au nom du gouverneur, à ne ménager aucun effort pour accompagner les opérateurs économiques de la localité.
Organisation apolitique
Le président Soya Golfa a surtout mis l’accent sur les objectifs du GCM, une organisation apolitique basée sur la défense des intérêts matériels et moraux des commerçants. Le GCM, à ses dires, est la plus vielle association de commerçants qui a vu le jour en 1947, après les partis politiques US-RDA et le PSP sous l’appellation du Syndicat des commerçants du Soudan français. Il a été reconnu par le gouvernement par arrêté n°16-19 du 23 avril 1979.
Selon son secrétaire général, Baba Sylla, le GCM a une mission de solidarité, d’organisation, de revendication et une force de proposition pour les pouvoirs publics. Ses organes sont l’assemblée générale, le bureau national, les bureaux régionaux, les bureaux de coordination des communes et des préfectures. Amadou Djigué et Karamoko Oulalé ont prôné l'entente entre les commerçants. Ils ont conseillé à leurs cadets la sagesse, l'humilité, la patience et la persévérance.
Le président du Synacodem, Cheick Oumar Sacko dont le syndicat s'est impliqué pour la réussite de l'événement et qui est sur la brèche dans les différentes cérémonies d'installation des bureaux régionaux, a évoqué l'affiliation du Synacodem au groupement. Selon lui, c'est un mariage de raison et d'intérêt entre les deux entités car un opérateur économique ne peut se retrouver grossiste sans passer par le commerce de détail. Leur ambition, à ses dires, est de franchir le palier des grossistes.
Abdrahamane Dicko
(envoyé spécial à Kayes)

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GESTION DECENTRALISEE DE L’ECOLE
Quatre pays de la sous-région échangent les expériences
Le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal et le Niger échangent depuis lundi leurs expériences en matière de gestion de l’école en mode décentralisé.
L’atelier sous-régional de partage d'expériences des projets en gestion scolaire durera trois jours. Organisé par le ministère de l’Education de base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales (MEBALN), en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) à travers le Projet d’appui au comité de gestion scolaire (PACGS), il regroupe une cinquantaine de participants du Mali, du Burkina, du Sénégal et du Niger.
L’objectif de cet échange d’expériences est de partager les leçons apprises à travers le PACGS dans les quatre pays en vue d’améliorer la mise en œuvre des projets et des politiques nationales de gestion de l’école en mode décentralisé.
Les participants discuteront de la contribution des comités de gestion scolaire à l’amélioration de qualité de l’éducation et le fonctionnement et les problèmes des systèmes de suivi. Ils dégageront des perspectives pour la pérennisation et le renforcement des acquis en matière de gestion décentralisée de l’école.
Selon le secrétaire général du MEBALN, Aboubacarine Alpha, l’atelier permettra aux 4 pays d’approfondir leurs connaissances sur certains sujets qui ont trait à la gestion décentralisée de l’école. M. Alpha ajoutera qu’aujourd’hui toutes nos communautés à la base sont impliquées dans la gestion de l’école.
Shinji Umemoto, le chef du bureau de la Jica/Sénégal, indiquera que le Japon est fier de participer au développement des quatre pays à travers le PACGS.
Le PACGS vise à améliorer la gestion de l’école en rendant les comités de gestion scolaire plus fonctionnels. La Jica appuie le projet au Mali, au Burkina, au Sénégal et au Niger. Avec l’approche participative communautaire, les résultats des activités menées par le projet dans les quatre pays sont encourageants.
Sidiki DoumbiaRENTREE CITOYENNE DE CRI 2002
Sous le signe de la relance des activités
Le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie (Cri 2002) procède ce mercredi 17 février 2010 à sa rentrée citoyenne 2010. Cette rentrée marque le démarrage officiel de ses activités au compte de cette année.
Au cours des travaux de la rentrée qui auront lieu dans la salle de conférence de la Dette publique, deux points sont inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit des réalisations de l’Association et la présentation de son programme triennal 2010-2012.
Le programme triennal de Cri 2002 est issu de la convention de financement qu’elle a signée le 6 février 2010 avec ses partenaires suisses. Cette convention, selon le président de Cri 2002, Dr. Abdoulaye Sall, va permettre à son Association de relancer ses activités d’information, d’éducation pour la promotion de la démocratie par des pratiques de la bonne gouvernance.
Pour Dr. Sall, Cri 2002 va se renforcer à travers cette convention qui va lui permettre, de se doter d’un siège situé à Hamdallaye sur l’Avenue Cheick Zayed près de la direction de l'agence Sotelma de la commune IV. Des innovations comme la création de son site Web, et l’aménagement d’une salle de conférence au niveau de son siège vont désormais lui permettre d’organiser des rencontres et débats contradictoires pour le rayonnement de la démocratie au Mali.
Amadou Waïgalo

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50 ANS DE FAIM EN AFRIQUE
Les réflexions du Forum de Bamako
Cinquante ans après l’accession de nombre de pays africains à l’indépendance, le bilan de La lutte contre l’insécurité alimentaire sur le continent est exécrable. La 10e édition du Forum de Bamako qui se tient du 16 au 20 février s'y planche.
La cérémonie d’ouverture de la 10e édition du Forum de Bamako a eu lieu hier mardi au CICB, sous la présidence du Premier ministre Modibo Sidibé. La présente édition planche sur le thème : “ L'Afrique 50 ans après : La faim sur le continent, le défi alimentaire ”.
Abdoullah Coulibaly, le vice-président du Forum de Bamako a indiqué que la famine n’est pas une fatalité. Quelle politique agricole commune pour le développement du continent africain ? Face à la politique commune de l’Union européenne, que peut espérer ou redouter le continent africain ? Quelle politique de financement de l’agriculture ? Autant de questions que la 10e édition du Forum de Bamako tente d’apporter des réponses.
Le Forum de Bamako se donne pour objectifs de favoriser le métissage de connaissances et le partage des savoirs dans une approche participative. Il est une série de conférences thématiques créées pour faciliter le métissage de connaissances et le partage du savoir. C'est une opportunité de rencontres des personnalités importantes, des universitaires et des experts dans tous les domaines.
Au cours des travaux des décideurs, des politiques, des technocrates et des universitaires venus d’une dizaine de pays du monde, mèneront des réflexions sur la place et le rôle de l’agriculture dans le développement économique et social de l’Afrique, sur l’agriculture et la lutte contre la pauvreté.
Des solutions à l'insécurité alimentaire
Aux dires du Premier ministre, "les politiques qu’ils sont, attendent du Forum des solutions à l’insécurité alimentaire pour les 50 ans à venir".
Bassary Touré, l’ex-ministre de l’Economie et des Finances et vice-président de la Banque africaine de développement (BOAD), a affirmé pour sa part que "le bilan de 50 ans de combat contre la famine en Afrique est exécrable". Mais, aux dires du banquier, "il est possible de construire une Afrique nouvelle, un Mali nouveau".
La directrice du Programme alimentaire mondial (Pam), expliquera que le réchauffement climatique est l’un des facteurs aggravant de l’insécurité alimentaire.
Le Forum de Bamako se tient chaque année. Accompagné et soutenu par de nombreux partenaires publics et privés, il publie à chaque édition un mémorandum qui est remis au président de la République du Mali. Initiative africaine originale, le forum est axé sur les thèmes et les enjeux du développement de l’Afrique.
Sidiki Doumbia

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LYCEE MAMADOU SARR
Le proviseur, la bibliothécaire et l’infirmière
Rien ne va plus entre le proviseur du lycée Mamadou Sarr et l’infirmière en chef en poste dans l'établissement. Cette dernière dénonce la mauvaise foi du proviseur à résoudre la question de l’insalubrité de l’infirmerie et sa dotation régulière en produits pharmaceutiques. Le proviseur, lui, croit à une utilisation des produits à d’autres fins.
Adam Rosa Dolo révèle avoir attiré plusieurs fois l’attention du proviseur sur l’état d’insalubrité de son établissement. A vrai dire, à notre passage le mercredi 10 février 2010, l’infirmerie du lycée Mamadou Sarr ressemblait à une porcherie.
Le bâtiment composé d’une salle de consultation, un bureau et une toilette est dans un état de dégradation avancée. Les équipements de bureau en métal entièrement couverts de poussière sont presque atteints par la rouille. Là-bas, on n’a pas besoin d’un microscope pour deviner qu’il y a belle lurette les lieux n’ont pas reçu des coups de balaie.
" Le proviseur veut que nous même nous balayons, alors que qu’il a une équipe de nettoyage pour ça", a dévoilé Adam Rosa Dolo. L’infirmière révèle qu’elle n’a plus un comprimé d’Aspirine au niveau de sa pharmacie. Elle impute cette pénurie à la mauvaise foi du proviseur Bécaye Kanouté qui, dit-elle, refuse de prendre des dispositions pour l’approvisionnement correct du lycée en produits pharmaceutiques. Cela, malgré le fonds mis à la disposition par le ministère en charge de l’Education.
Le proviseur nie en bloc les accusations de l’infirmière et regrette qu’un "simple problème interne" soit rapporté à la presse. Selon M. Kanouté l’attitude d’Adam Rosa Dolo n’a rien à avoir avec l’insalubrité. Pour lui, les raisons sont à rechercher ailleurs. Il pense que sa détractrice a plutôt une volonté de lui nuire après qu’il lui ait infligé une lettre d’explications pour absence non justifiée.
Demande d’explications
A en croire le proviseur, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de réforme des services publics, un cahier de présence a été instauré pour contrôler la fréquence des entrées et sorties de tous les agents de l’établissement.
" C’est conformément à l’application de ce principe que j’ai sillonné il y a quelques jours les différents services du lycée pour constater la présence des uns et des autres. C’est là que j’ai remarqué plusieurs absences dont celle de l’infirmière et la bibliothécaire", révèle le proviseur.
Le proviseur du lycée Mamadou Sarr est convaincu que les produits pharmaceutiques de l’infirmerie ne sont pas utilisés à bon escient. Pis, il affirme avoir des échos sur l’utilisation à d’autres fins que le soin des élèves. Pour confirmer cette accusation, M. Kanouté signale que l’infirmière a épuisé une dotation de plusieurs mois en quatre jours.
Qu’est-ce qu’elle a fait de ces produits ? s'interroge le proviseur. Pour une utilisation rationnelle des produits pharmaceutiques le patron du lycée Mamadou Sarr a instruit désormais de relever dans un registre les références de chaque élève qui reçoit le moindre comprimé.
Au sujet du nettoyage des lieux, le gardien du lycée confirme l’irrégularité de l’équipe de nettoyage qui peut faire, selon lui, des jours sans balayer l’infirmerie. Bécaye Kanouté pour sa part a indiqué avoir recruté une femme qu’il paye, selon lui, de sa poche pour assurer la propreté de l’infirmerie. La question est de savoir pourquoi cette dernière ne s’exécute pas correctement. Adam Rose Dolo a la réponse à cette interrogation : la préposée à la tâche n’est plus rémunérée.
L’heure n’est pas à l’apaisement au lycée Mamadou Sarr en tout cas pas entre le proviseur et ses deux subordonnés, notamment l’infirmière et la bibliothécaire.
Amadou Waïgalo

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ACCIDENT DE LA CIRCULATION
Tombouctou sensibilise son monde scolaire
Dans le cadre des préparatifs du cinquantenaire, la direction régionale de la police de Tombouctou a initié une série d’activité, notamment la sensibilisation des couches sociales en particulier le monde scolaire et la jeunesse. En cette circonstance la salle de conférence du lycée Mahamane Alassane Haïdara a servi de cadre le jeudi 11 février pour abriter une conférence débat.
Le commissaire principal de police Fofana et son adjoint étaient face aux élèves du lycée Mahamane Alassane Haïdara pour échanger sur la "police, ses missions, ses prérogatives et la circulation routière". Sans conteste nul n’ignore la pertinence de ces thèmes qui sont en grande partie méconnus par la jeunesse.
Selon le conférencier, le commissaire Fofana, la définition de la police est complexe, chaque individu, chaque corporation a sa vision de la définition de la police.
La police est une institution légale de l’Etat chargée d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Les missions de la police sont aussi variées mais se résument à deux points : la police administrative et la police judiciaire.
Les autorités exécutives et politiques peuvent jouer le rôle de police administrative pour maintenir l’ordre et assurer la sécurité des concitoyens en prenant des décisions (la réglementation de la circulation, des réunions et des manifestations, la réglementation des ouvertures et de fermetures des bars) constituent les missions de police administrative. Lorsque la police administrative échoue dans sa mission qu’intervient la police judiciaire pour réprimer. Les actes posés en matière de police administrative sont plus élargis que ceux posés en police judiciaire.
M. Tangara a abordé la circulation routière qui constitue aujourd’hui un fléau majeur faisant des drames. A Tombouctou, les accidents de la circulation deviennent de plus en plus fréquents. Chaque jour le bilan des victimes s’alourdit. La couche la plus vulnérable est la jeunesse. Ces accidents sont généralement source d’excès de vitesse et un non-respect des règles de sécurité.
Il a indiqué, qu’"en longueur de journée, des usagers entrent en circulation sans savoir que cette circulation est régie par des normes". Pour accéder à cette circulation il faut nécessairement remplir certaines conditions.
Circulation régie par des lois
La circulation routière est régie au Mali par la loi n°99- 004 du 02 mars 1999. Cette loi est divisée en huit chapitres et chaque chapitre traite exclusivement d'une rubrique concernant la circulation routière. Il s’agit entre autres de la responsabilité du conducteur, le recours aux infractions concernant la conduite des véhicules, les règles concernant l’usage de la voie publique, les règles qui régissent la mise en circulation des engins, la confiscation des engins, les dispositions concernant les permis de conduire, l’enseignement et les dispositions relatives aux documents exigés pour la conduite des véhicules.
Un usager ou un citoyen avec un engin en circulation est non seulement responsable du dommage causé par l’engin soit à la propriété de l’Etat à savoir les infrastructures soit à la propriété d’autrui.
Il a rappelé le chapitre faisant recours aux infractions concernant la conduite des véhicules comme le respect les panneaux de signalisations qui servent à renseigner et à guider le conducteur, les règles qui régissent la mise en circulation des engins. Il a cité à cet effet de l'achat des vignettes qui sont attribuées en fonction de la capacité du cylindre des engins. L’assurance est également l’une des conditions de mise en circulation. S’il s’avère que l’engin est assuré, les dommages causés au cours d’un accident sont réparés par l’assureur, a-t-il dit. Toujours selon le commissaire, l'achat d’un engin n’autorise pas un usager à le mettre directement en circulation. La condition sine qua none de mise en circulation d’un véhicule ou d'une moto est le permis de conduire.
Abdou Maïga
(correspondant régional)

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AGUIBOU BAH, MALIFOOT
“ La recherche de sponsors par les clubs nous enchante ”
C’est en principe demain que doit être signé le contrat de sponsoring entre la Fédération malienne de football et Orange-Mali. Le président de la Commission finance, sponsoring et marketing du bureau exécutif de Malifoot, Aguibou Bah, nous parle de l’événement et estime qu’une concession est faite pour l’ensemble des acteurs de notre football. Entretien.
Les Echos : quelles sont les garanties du contrat Orange- Malifoot pour les clubs de D1 ?
Aguibou Bah : Les garanties du contrat existaient bien, mais du moment que les clubs ont décliné l’offre, on ne peut plus parler de garantie sinon dans un premier temps, Orange-Mali en accord avec la Fédération malienne de football qui l’avait d’ailleurs sollicité, avait prévu une enveloppe de 136 millions de F FA pour les 14 clubs de Ligue1. En plus, la Fédération devait ajouter 39 millions pour faire 175 millions et procéder à un partage équitable qui faisait 12, 5 millions pour chaque club. C’était sur la demande même des clubs, en plus les clubs engagés dans les compétitions africaines des clubs à savoir, le Djoliba, le COB et le Stade malien de Bamako. Orange-Mali avait proposé une enveloppe conséquente de 52,5 millions pour les trois. C'est-à-dire, 52,5 millions de F CFA pour le Djoliba, autant pour le COB et le Stade. Mais dommage, on assiste à un refus de l’offre d’Orange-Mali par les clubs de Ligue1 parce que, je crois qu’ils ont eu un autre sponsor qui est la Sotelma. Mais pour nous, c’est une fierté que les clubs arrivent à dénicher des sponsors, cela veut dire que le football malien va bien, le football malien se porte bien. Nous, en rien cela nous dérangerai, au contraire c’est un plus pour nous parce que du moment que, nous, nous devons chercher un sponsor et maintenant ce sont les clubs qui se battent pour avoir ces sponsors, on ne peut que féliciter et remercier la Sotelma et nos encouragements pour nos clubs.
Les Echos : Et en cas de non-respect du contrat de la Fédération ?
A. B. : Ce que je veux dire, le championnat est une compétition de la Fédération malienne de football et ce championnat sera sponsorisé officiellement par Orange-Mali. Normalement dans le contrat, c’est bien écrit que l’adhésion à ce contrat est libre. L’adhésion, elle est libre sauf pour les concurrents directs à Orange-Mali. Mais, du fait que la Sotelma évolue dans le même secteur qu’Orange-Mali, ça doit poser des problèmes, mais en toute lucidité, la Fédération pour éviter qu’il ait un blocage, une crise a travaillé avec Orange-Mali et ils sont tombés d’accord sur un point. Et ce point n’est autre que la Fédération et Orange acceptent que nos clubs jouent avec des maillots floqués par la Sotelma. Donc, il n’y aura pas de problème par rapport à cet aspect. Nos clubs sont libres de jouer avec le sponsor de leur choix.
Les Echos : Qu'est-ce qui va se passer avec les banderoles portant les marques de la Sotelma dans l'enceinte du stade ?
A. B. : Cet aspect, nous ne le gérons pas parce que les stades appartiennent à l’Etat et le championnat est une compétition de la Fédération. Dire que la Sotelma va déployer ses panneaux dans l'enceinte du stade, il ne faut pas qu’on rentre dans un débat sans lendemain, c’est impossible. On ne pourra pas l’accepter parce que, nous pensons que nous avons fait une concession. La Sotelma doit comprendre ça, car c’est une grande entreprise, une grande société dirigée par des hommes et des femmes animés de bonne foi, je pense que la Sotelma joue un grand rôle dans le développement de ce sport, je pense qu’il est temps que les acteurs reviennent autour d’une table, se parler, se comprendre et se donner la main pour dépasser ces incompréhensions.
Les Echos : Nous avons appris que la Sotelma court toujours dernière la fédération. De quoi s’agisse-t-il ?
A. B. : Non, en réalité la Sotelma pense que Orange-Mali a la part belle parce qu’Orange-Mali est sponsor du basket, du football. Nous, nous ne sommes pas dans cette logique. Bon, la Sotelma et la fédération sont des partenaires, nous travaillons ensemble et je ne pense pas qu’il ait des problèmes entre les deux structures. Je pense que nous allons réfléchir parce que, moi à mon niveau, je suis déjà passé à la Sotelma pour les solliciter par rapport à d’autres aspects du football et je pense que la Sotelma va répondre favorablement et nous allons nous comprendre.
Propos recueillis par
Boubacar Diakité Sarr

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