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2010
Mois de
fevrier
Les
Echos du 12 fevrier
POUR
VOLS DE MOTOS A BAMAKO
Des commissaires et inspecteurs de police arrêtés
Un réseau de commissaires et inspecteurs de police impliqué dans
les vols de motos à Bamako vient d’être démantelé.
Les présumés coupables ont été arrêtés.
Personne n’a rien compris à la montée brutale de l’insécurité dans
notre pays en général et dans le district en particulier ces derniers
temps. Le démantèlement d'un réseau de commissaires et d'inspecteurs
de police donne une explication partielle à l'insécurité généralisée.
Chargés de protéger les citoyens et leurs biens, ces agents assermentés,
croyant à une immunité perpétuelle, fricotaient avec la
pègre, couvrant ses forfaits et tirant les marrons du feu. La vérité a
beau tarder, elle finit toujours par triompher. C’est ce qui vient de se
passer. Nous avions fait cas de cette complicité entre des malfrats et
des forces de l'ordre dans l'une de nos précédents dossiers sur
l'insécurité à Bamako.
Une opération récente s’est traduite par l’arrestation
de deux commissaires et de deux inspecteurs de police. Ils relèvent tous
des commissariats de Bamako. Nos sources révèlent que même
un "réputé" inspecteur devenu commissaire a été arrêté, étendu
puis relâché.
Aujourd’hui, tout est mis en œuvre pour étouffer ces différentes
arrestations et auditions au sein de la police même si les noms des commissaires
et inspecteurs incriminés ont été cités par des malfrats
eux-mêmes lors de leur audition.
Aujourd’hui, il se dit que n’importe qui est porteur d’uniforme.
Ce qui fait dire à certains qu’à la police, on rencontre
beaucoup d'individus à la moralité douteuse. On y retrouve également
des individus qui physiquement et intellectuellement sont inaptes à exercer
la profession.
Comme quoi, la police est malade de ses hommes.
Mohamed Daou
Acceuil
RIVE
DROITE
De grands brigands aux arrêts
Le commissariat de police du 4e arrondissement vient de mettre le grappin sur
plusieurs groupes de cambrioleurs de boutiques et de voleurs de moto.
Face à l’insécurité à Bamako, la police redouble
d’ardeur dans le travail. Ces derniers temps, elle n’arrête
pas de mettre hors d'état de nuire de grands bandits. Il y a quelques
jours, le commissariat de police du 4e arrondissement a arrêté deux
groupes de bandits qui opéreraient dans son secteur.
Le 1er groupe, composé de 5 personnes, arrêtait des motocyclistes à des
heures avancées de la nuit sur le boulevard Martin Luter King et les dépouillait
de leurs engins. Ils ont dépossédé plusieurs usagers aux
environs des hôtels Olympes et Wassoulou.
Ces derniers temps, avec la multiplication des patrouilles, ces bandits ont changé le
fusil d’épaule. Cheickna Sanogo dit Sègèkata, le chef
de file du groupe, s’est fait agent de sécurité dans un bar
où il sera chargé de surveiller les motos. C’est ainsi qu'il
faisait appel à ses compagnons pour enlever des motos.
Coincé par la police, Sègèkata dévoilera qu’il
opérait avec Oumar Traoré dit "Dri bandit", Moussa Camara
dit "Diogo Déni", Mamadou Sangaré et Moussa Tembely.
Le 28 janvier, Fousseini Diarra, le chef de la brigade de recherche (BR) du 4e
arrodissement et ses hommes ont procédé à l’arrestation
d'Oumar Traoré et Moussa Camara. Les deux autres bandits sont en cavale.
Après les arrestations, l’enquête a révélé que
ce sont ces brigands qui opéraient sur le boulevard Matin Luter King avec
des armes à feu. Le 2e groupe de bandits arrêté par le commissariat
du 4e arrondissement cassait et pillait les boutiques.
Selon Abdoulaye Danfaga, le commissaire du 4e arrondissement, ce groupe, composé de
mécaniciens, a cassé quatre boutiques et un salon de coiffure.
Le jour où il a attaqué le salon de coiffure, un élément
du groupe s’est fait blesser avec un miroir du salon tombé sur sa
tête.
Le fracas du miroir fait réveiller des voisins qui ont informé le
commissariat. Au cours de l’enquête, la BR du commissariat de 4e
arrondissement a mis le grappin sur le membre du groupe qui s’est blessé.
Ce dernier a fait des aveux. Le commissariat est à la recherche des autres
membres du groupe.
Les bandits arrêtés ont été mis à la disposition
de la justice.
Sidiki Doumbia
Acceuil
ASSOCIATION
DES MUNICIPALITES
DU MALI
La gestion d'un projet en cause
C’est depuis le mois de juillet 2008 que l’Adéma avait lancé un
appel à candidature pour la présidence de l’Association malienne
des municipalités. Au moment du dépôt, il y a eu deux candidats
: le président sortant, Kader, et Bill. Une commission d’investiture
a été mise sur pied, présidée par Iba Ndiaye. Au
mois de novembre, la commission, après avoir écouté les
parties, a déclaré sa carence : elle n’a pas pu faire un
choix.
Après, le CE a donné, le 7 décembre, mandat au président
Dioncounda pour choisir un candidat entre les deux. Entre-temps, la liste des
candidats s’était allongée, car la coordination de Sikasso
avait écrit pour dire qu’elle présente un candidat en la
personne d'Adama Diarra. Mais, tous les candidats ont dit qu’ils allaient
adhérer à la décision du CE.
Dioncounda a rencontré les parties et a jeté son dévolu
sur Bill. Ce choix fut entériné par le CE. Pour le CE, la décision
de renouveler la candidature découle de la volonté de l’Adema
de renouveler et de redynamiser l’Association des municipalités
du Mali. Dans ce cadre, une plate-forme a été mise sur pied avec
13 partis politiques et le Mouvement citoyen.
Pour le moment, la date retenue pour l’élection est la mi-mars,
mais, au CE, on doute de son respect, vu que le bureau sortant a déjà pu
faire reporter une fois la tenue du congrès. "Ils ont de la peine à faire
leur bilan et à justifier certains fonds, comme celui du projet de lutte
contre le VIH", affirme-t-on.
Déjà, le 16 février, il est prévu une rencontre de
tous les maires à Bamako pour les sensibiliser au projet de redynamisation
de l’AMM.
Alexis Kalambry
Acceuil
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