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2010

Mois de fevrier

Les Echos du 11 fevrier

 

TRAFIC
La douane tente d’étouffer un crime
Le jeudi dernier, la Brigade territoriale de gendarmerie de Kangaba a transporté à l’hôpital Gabriel Touré, un jeune du nom d'Aly Bolly. Il était grièvement blessé, puisque sur place, les médecins ont relevé sur son corps des blessures au thorax gauche et à l’omoplate droite. Aly Bolly décédera le lendemain de son admission, et, selon l’autopsie, il a été victime de coups et blessures volontaires ayant entraîné sa mort.
Le rapport de gendarmerie affirme que le chef du bureau de douanes de Banankoro a intercepté un groupe de 33 motocyclistes transportant des cigarettes en plus de moto sur l’axe Samaya Banankoro, en provenance de la Guinée. Toujours selon le rapport de la gendarmerie, un des 33 trafiquants aurait dégainé une arme, ce qui a amené un agent de constatation à tirer une rafale qui a atteint l’un des trafiquants.
Ce qui est troublant, c’est qu'au niveau de la morgue de l’hôpital Gabriel Touré, des douaniers ont voulu faire sortir le corps. N’eut été la vigilance des médecins, ils seraient partis avec le corps. La question qui se pose est de savoir, à quelle fin voulait-on subtiliser le corps ?
A. Kalambry

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SIKASSO
Cartographie des routes trouées
La circulation dans la ville de Sikasso est devenue un casse-tête chinois pour les automobilistes. En dehors des travaux qui ont été réalisés sur le boulevard OUA et au rond-point de la mairie au gouvernorat, il faut désormais avoir en tête la carte géographique des trous sur les différentes chaussées de la Capitale du Kénédougou pour tenter de les éviter, ou plutôt de les choisir. Conséquence : des embouteillages monstres sont toujours visibles sur les grandes artères de la capitale tout au long de la journée.
Certaines entreprises ont gagné des marchés pour la construction et la réhabilitation de plusieurs avenues de la Capitale du Kénédougou. Pourtant, la situation sur le terrain est loin de s’améliorer. Si certaines routes tentent de tenir le coup, les autres sont devenues pires qu’avant. Pendant que certaines routes sont en réhabilitation, celles où peuvent encore circuler les automobilistes sans trop de peine, se comptent jusque-là du bout des doigts. C’est ce qui explique, entre autres, des embouteillages sur les artères et les désagréments qui ont pour noms : poussière intense dans la ville et son corollaire de maladies pulmonaires et oculaires.
De la dégradation des routes
Au centre de la capitale, un trou gêne la circulation sur l’avenue OUA, non loin du feu tricolore ; et pourtant tous les mois y circulent les véhicules des plus hautes autorités de la région.
Les grandes artères qui mènent vers certains quartiers offrent également un spectacle désolant. Par endroits, les avenues sont devenues des dépotoirs. Une situation qui, apparemment, semble préoccuper les autorités communales qui ont du mal à sensibiliser les populations sur cet incivisme. Plusieurs autres quartiers ont des routes souffrant encore des dégradations dues aux dernières pluies.
Ainsi, la voirie urbaine de Sikasso, dans son ensemble est dans une situation qui demande des grands travaux sur l’ensemble de la ville d’abord pour le bien-être des populations et ensuite pour l’embellissement de la ville en vue du cinquantenaire de notre indépendance et de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle 2010. Le conseil communal que dirige le maire Mamadou Tangara est à pied d’œuvre pour combler les soucis et relever les défis, et plusieurs dispositions ont été prises dans ce sens ; il reste à les exécuter maintenant.
Tarification dans les transports
Augmentation unilatérale, le conseil communal pour pouvoir faire face aux charges financières des activités prévues en 2010 à Sikasso, a décidé que jusqu’en mars 2011, au niveau des guichets des compagnies de transports, chaque passager devra payer un ticket communal à 100 F CFA au départ de Sikasso, chaque véhicule à la sortie devra payer une taxe communale même les véhicules de service : 200 F CFA pour les légers et 500 F CFA pour les poids lourds. De gros travaux sont en cours dans la ville dans les domaines des infrastructures routières, de l’assainissement, et l’embellissement de la ville. En attendant tout cela, les citoyens doivent s’acquitter de leurs devoirs vis-à-vis de la Commune.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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BIM
Transition réussie pour Attijariwafa Bank
La banque finance aujourd’hui la totalité du futur aéroport du Mali, une partie de la grande centrale électrique malienne et s’apprête à lancer le crédit immobilier. En quelques mois, l’ex-BIM a totalement changé de visage.
Le changement d’actionnariat majoritaire constitue toujours une phase délicate dans la vie des grandes banques. Les réactions du marché sont souvent imprévisibles. Au Mali, cette période a été gérée avec doigté au sein de l’ex-BIM-SA (Banque internationale pour le Mali), redevenue aujourd’hui filiale d’Attijariwafa Bank.
Fort de 46 % des parts de marché sur les dépôts, de 60 agences, dont 4 à l’étranger, l’ex-BIM-SA peut, sans risque d’être contredite, réclamer le titre de la plus grande banque malienne.
Elle même née en 2003, d’une fusion structurante dans le paysage financier marocain entre deux institutions centenaires, la BCM et la Wafabank, la banque marocaine entend gérer l’institution malienne avec les standards d’une banque moderne. Mais aussi, explique Youssef Berrada, dépêché depuis Casablanca et chargé de mission au sein d’Attijariwafa Bank Mali, dans le respect de son identité : "La BIM est une banque malienne et nous tenons à la garder malienne", martèle M. Berrada, fier de l’esprit d’entente qui règne au sein des équipes. Actuellement, la banque compte 324 employés, contre 260 lors de la prise de contrôle.
Seulement quatre Marocains
En tout, il y a seulement 4 Marocains. Quelque dix nationaux, nouvellement recrutés, sont en cours de formation au Maroc. Si le directeur général est un Marocain, dépêché lui aussi de la maison mère, le directeur des risques est, lui, Malien pur jus.
C’est connu, le directeur des risques, gardien du temple, constitue l’ossature d’une institution bancaire. N’est-ce pas de la fine lecture du risque que dépend le rendement ? Bref, l’ex-BIM-SA, qui était en train de changer de logo lors de notre visite, ne mène pas bataille sur le seul aspect du management ou sur le seul thème de la médiation culturelle.
L’institution se positionne en une banque universelle, qui entend être présente sur tout le territoire malien. D’où l’ouverture de dix agences. Une direction des grandes entreprises a été instituée. De même qu’un pôle PME-PMI, chargé d’identifier les profils intéressants. Le positionnement sur l’entreprise jeune dépasse le cadre du slogan.
Sponsor officiel du forum de l’entreprenariat jeune, Attijariwafa Bank peut compter sur le fonds de garantie (jusqu’à 85 % du montant en jeu) institué par l’Etat malien pour accompagner ce type d’entrepreneurs, souvent négligés par les banques classiques présentes en Afrique.
" En gros, nous visons les particuliers, les professionnels et les Maliens de l’extérieur", détaille M. Berrada, qui rappelle qu’Attijariwafa Bank est leader sur ce dernier créneau. Connaissant l’importance du transfert des immigrés maliens dans la balance de paiement du pays, ainsi que dans la vie des ménages, on peut dire que la filiale d’Attijariwafa Bank au Mali est bien positionnée pour implémenter et développer de nouveaux produits financiers au Mali, comme la monétique.
La plus grande banque malienne
A moyen terme, l’orientation des investissements productifs à valeur ajoutée et créateurs d’emplois figure dans les tablettes du directeur général. Fort de 46 % des parts de marché sur les dépôts, de soixante agences, dont quatre à l’étranger, l’ex-BIM-SA peut, sans risque d’être contredite, réclamer le titre de la plus grande banque malienne.
" De la même manière qu’au Maroc, où nous accompagnons les projets de développement du royaume, ici nous sommes engagés sur tous les projets de développement. C’est notre credo", résume Riyad Mouline, responsable synergie du Réseau extérieur. "Nous mobilisons et finançons le projet du futur aéroport du Mali. A priori, il y avait trois banques. Deux se sont retirées. Aussi, nous avons revu notre participation à la hausse. Au lieu de 4,2 milliards, nous finançons la totalité du projet, soit 8 milliards F CFA. Parce que nous croyons à ce projet".
Autre projet structurant où l’on retrouve le cachet de AWB, la plus grande centrale électrique, prévue pour voir le jour en mars 2010. Attijari y participe, dans le cadre d’un pool bancaire. "C’est un projet de développement vital pour le Mali, il permettra de prendre en charge la consommation malienne et d’envisager l’exportation", ajoute M. Mouline, qui a l’immense tâche de gérer depuis Casablanca tout le réseau extérieur d’une institution africaine tentaculaire, qui mise tant sur le corporate que sur le retaille. "Nous avons lancé des crédits sur dix mois à taux zéro durant la dernière fête du mouton. Le succès de ce service nous a étonné", confirme-t-on au sein de la banque.
La grande révolution, attendue courant 2010, sera prochainement le lancement du crédit immobilier. Toute une équipe y travaille. Malgré notre insistance, M. Berrada et M. Mouline se gardent d’en dire grand-chose : "Nous sommes en train de constituer le matelas qu’il faut", se contentent-ils de répéter.
(source : Les Afriques)

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BLOCAGE DE LA MUTUELLE DE L’ONP
Le président charge la direction
La Mutuelle de l’Office national des postes (ONP) traverse l’un des moments les plus difficiles de son existence. Son président, Toumani Camara, tient pour responsable la direction générale.
La Mutuelle de l’ONP est malade. Malade du non-reversement de la cotisation de 3000 F CFA retenue chaque mois sur le salaire des postiers. Le manque de transparence dans la gestion de la Mutuelle a conduit le Syndicat national des postes (Synaposte) à organiser le 6 février une assemblée générale pour faire l’état des lieux.
Dans notre parution du lundi 8 février 2010 : "Le président de la Mutuelle wanted", nous rapportions qu’à la Mutuelle de l’ONP, les travailleurs n’ont plus accès à des prêts mutuels ou malades. Or, ils se sont organisés en association mutualiste dans l’espoir d’accéder à des prêts à la Mutuelle. Mais la montagne a accouché d’une souris. Pour le syndicat, c’est le président de la Mutuelle qui est à la base de cette déconfiture.
A la publication de notre article, le président de la Mutuelle a reconnu la réalité des faits. "La Mutuelle est effectivement bloquée. Les travailleurs ont raison". A son tour, Toumani Camara, a fait porter le chapeau à la direction générale de l’ONP.
Selon lui, les 3000 F CFA sont prélevés en amont pour être versés à la Mutuelle. M. Camara de soutenir que c’est cette transaction qui ne s’effectue pas comme elle se doit. "Le problème ne date pas d’aujourd’hui. C’est le principe de reversement qui est mis en cause. L’employeur ne reversant pas".
Tout en chargeant lourdement la direction générale, le président de la Mutuelle va jusqu’à dire que l’ONP est "en cessation de paiement". Dans son raisonnement, Toumani Camara prétend qu’au 31 décembre 2009, le montant retenu sur le personnel et non versé à la Mutuelle par la direction s’élève à plus de 188 millions de F CFA. Le montant à recouvrer sur le personnel s’élève à plus de 15 millions de F CFA.
En tout état de cause, les postiers ne sont plus prêts à alimenter une Mutuelle qui est bloquée. Ils demandent également le renouvellement du bureau de la Mutuelle et le départ de son président pour mauvaise gestion.
Mohamed Daou

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CONTRE L’EXCISION
Les jeunes de Sikasso s’engagent
Jeunes, engagez-vous contre l’excision ! c’est le slogan que tenaient les femmes de Sikasso et les jeunes filles de l’Institut de formation (IFP) au cours de la marche organisée mardi dernier dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’excision dans la Capitale du Kénédougou.
La mobilisation a été, en effet, à la mesure de l'enjeu d'un événement placé cette année sous le signe de l'engagement total de la jeunesse. Le thème retenu à cet effet était : "Tolérance zéro, rôle et place de la culture dans la lutte contre l’excision". La cérémonie a réuni autour du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, la directrice régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Traoré Djélika Cissé, des représentants de la société civile et des associations et ONG intervenant dans la lutte contre l'excision.
Mme la directrice régionale, après avoir fait l’historique de l’excision, a rappelé les progrès et activités réalisés en matière de lutte contre cette pratique néfaste grâce à la volonté politique des pouvoirs publics. Elle a énuméré les acquis, les perspectives, les défis et les enjeux. Parmi les défis, Mme Traoré a distingué le renforcement du partenariat avec les bailleurs de fonds, l'amélioration de la communication entre les acteurs de la lutte, la poursuite et l'intensification du plaidoyer auprès des décideurs pour l'abandon de la pratique de l'excision. Elle a enfin souhaité l'adhésion de tous afin que la lutte soit effective et que cette pratique soit à jamais bannie de notre pays.
Le directeur régional de la jeunesse des sports, arts et culture, Modibo Bagaga, a souligné combien le thème retenu pour cette journée interpellait les jeunes et les hommes de la culture qui sont les futurs décideurs, il a invité la jeunesse à s'impliquer davantage dans cette lutte qui la concerne au plus haut point. L'excision, a-t-il souligné, est devenue un véritable problème de santé publique qu'il faut solutionner dans l'urgence.
Evoquant l'engagement de la jeunesse, selon lui, le thème retenu est un appel à l'endroit de la jeunesse qui constitue plus de 50 % de la population et la couche la plus sensible, désormais il faudra développer des approches aptes à persuader les jeunes de s'investir davantage dans le combat.
Une lutte de longue haleine
Cette nécessité justifie, de son point de vue, le choix du partenariat noué par le département de la Promotion de la femme avec celui de la Jeunesse et des Sports et le Conseil régional de la jeunesse.
Ce partenariat s'attellera à organiser des sessions d'information et de sensibilisation sur l’excision avec l'implication de tous les acteurs qui s'occupent des jeunes tant en milieu urbain que rural. Une projection de film sur les conséquences de l’excision et un plaidoyer des jeunes filles ont émaillé la cérémonie.
Les femmes, principales victimes des mutilations génitales, restent paradoxalement des conservatrices acharnées de la tradition ancestrale. Le Mali fait partie de plusieurs pays africains où l'excision est toujours en vigueur. Sikasso est la 3e région après Kayes et Koulikoro en termes de taux de prévalence de la pratique de l’excision, soit 94,5 %. Les facteurs qui alimentent la résistance sont la culture et la religion. L'excision est perçue dans la pratique traditionnelle de plusieurs communautés comme une purification de la jeune fille.
Sur le plan culturel, elle symbolise encore une identité communautaire très forte. Elle participe ainsi à la reproduction de l'ordre social que les parents entendent transmettre à la jeune génération. La lutte contre l'excision comme tout autre combat est un travail de longue haleine. Elle demande beaucoup d'engagement et des efforts constants. Malgré les acquis, il y a de fortes résistances de la pratique. Les difficultés sont nombreuses, elles ralentissent la mobilisation des ressources matérielles et financières pour une planification à long terme des actions de lutte, la non-coordination des actions de lutte, l'insuffisance de moyens humains, la non-couverture du territoire national par les intervenants, le manque de communication entre eux constituent des contraintes.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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PROMOTION DU PLANNING FAMILIAL
Marie Stopes International a un an
Dans le cadre des festivités commémorant son 1er anniversaire au Mali, l’entreprise sociale Marie Stopes International (MSI) a organisé mardi à Bamako, une conférence débat sur l'"explosion démographique au Mali, quelle place pour le planning familial".
Ousmane Touré, secrétaire général du ministère de la Santé, qui a présidé l'anniversaire de MSI au Mali, a souligné le fort taux de natalité (6,6 enfants par femme). A ses dires, des femmes maliennes souffrent de complications pendant la grossesse. "Le taux de mortalité maternelle au Mali est l’un des plus élevés au monde, avec 464 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes", a-t-il dit.
Doit-on et peut-on parler d’explosion démographique ? Immensité du territoire, la politique nationale de population, la promotion de l’espacement des naissances ont été les points abordés par le principal conférencier qui n’était autre que notre confrère Adam Thiam. A ses dires, aujourd’hui, nous avons un indice de fécondité qui est de 7.4, dans une population où 48 % ont moins de 20 ans avec une espérance de vie de 49 ans pour les hommes et 51 ans pour les femmes.
Mme Hawa Diop, représentante de MSI au Mali, a saisi l’occasion pour présenter son service en mettant en exergue les résultats obtenus en un an d’exercice au Mali. A ses dires, MSI est une entreprise sociale à but non lucratif utilisant des techniques modernes d’affaires et de marketing pour développer des programmes de santé sexuelle et reproductive durable.
" La philosophie du MSI est enracinée dans les principes des droits humains, le renforcement des capacités des femmes, la santé des femmes et des enfants et le développement national", a-t-elle expliqué. Et d’ajouter qu’en 12 mois, MSI-Mali a pu offrir des services de qualité de la santé de la reproduction et de planning familial à plus de 6500 femmes, hommes et jeunes. "3847 de nos clients étaient des femmes qui ont reçu une méthode de longue durée ou permanente".
A en croire Mme Diop, MSI est parvenu en une année à créer un réseau de centres de santé communautaire (CSCOM) et de prestataires privés bien formés et équipés proposant des produits et des services SSR de qualité et à bas prix. "Nous avons pu développer de partenariats avec des associations locales pour livrer des services SSR aux couches défavorisées comme les femmes handicapées, les jeunes et les adolescents, les professionnelles du sexe ; mener un plaidoyer pour la promotion, au Mali, de politiques et pratiques de services SSR inclusives et plus efficaces".
Aussi a-elle poursuivi en 2008 MSI a lancé au Mali un programme de livraison de service de SSR de haute qualité et abordable pour les femmes et couples à bas revenus. Le programme s’est focalisé sur deux domaines : l’amélioration de l’accès aux soins post abortum et la planification familiale.
La conférence a enregistré la présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles le Pr. Ali N. Diallo, le prêcheur Thierno Hady Thiam, des spécialistes des questions de santé de la reproduction.
Idrissa SakoMATERIELS DIDACTIQUES
La France offre des dictionnaires aux lycées
C’est un lot composé de 2190 exemplaires du dictionnaire français "Le Robert et Clé International" que l’ambassade de France a remis au ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales au profit des lycées et de toute la communauté éducative du Mali.
La cérémonie de réception du don a eu lieu mardi après-midi dans les locaux du ministère en présence du chef du département, Pr. Salikou Sanogo, et le conseiller à la Mission française de coopération et d’action culturelle, Thierry Vieille.
Le diplomate français a réitéré l’engagement de son pays à promouvoir l’éducation. Il a salué le dynamisme du Mali au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Abondant dans le même sens, le ministre a indiqué que l’amélioration de la qualité de l’enseignement passe forcément par la mise à la disposition des élèves de matériels didactiques. Pr. Salikou Sanogo a promis au donateur de remettre prochainement les dictionnaires aux bénéficiaires.
Amadou Waïgalo

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SUR L’AXE SEVARE-DOUENTZA
Escorte de sécurité ou gagne-pain ?
Avec l'escorte payante des forces de sécurité sur l’axe Sevaré-Douentza des transporteurs voient plus une volonté de les dépouiller que d’assurer la sécurité des passagers et de leurs biens.
Aujourd'hui, l’insécurité hante toute la population malienne. Même les personnalités du pays comme le témoigne l’agression devant le stade du 26-Mars du procureur de la République près du Tribunal de première instance de la Commune III Sombé Théra.
Pour ce qui concerne le Nord du pays, l’insécurité sur les routes nationales, le laxisme au niveau des escortes sont palpables. Les cars de transports en commun sur la route de Gao sont soumis au-delà de 18 h, à une escorte payante au niveau du poste de contrôle de Sevaré.
Dans un des cars de la compagnie Sonef au poste de contrôle de Sevaré le jeudi 4 février 2010, il est 18 h. Sans d’autres formes de procès, le chef interdit au car de franchir les barrières sans deux agents à bord (un gendarme et un garde) qui doivent assurer une soi-disant sécurité.
En la matière, la compagnie paye 4000 F CFA pour chacun des agents qui occupent un siège de devant et un autre au niveau de la porte à l’arrière. "Les agents de sécurité obligent les passagers à leur céder ces places ce qui posent souvent des malentendus avec certains qui refusent d’abandonner le siège qu’ils occupent depuis le départ à Bamako", dit un chauffeur de Sonef.
Selon certains routiers, le comble c'est que les agents supposés veiller sur les passagers passent tout le long du trajet Sevaré-Douanza à dormir.
" Nous avons jusqu’à présent un béret et un ceinturon appartenant à un agent qui les a oubliés dans notre car", révèle le même chauffeur qui précise que les hommes en uniforme sont plus préoccupées à percevoir leur per diem (4000 F CFA) qu’à veiller sur la sécurité des passagers.
Dans notre cas, nous avons été témoins de l’attitude peu commode de l’agent de la gendarmerie qui a occupé le siège auprès du chauffeur. Il a passé le périple à écouter de la musique au moyen de son téléphone cellulaire.
Au ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, on affirme que la mesure est une initiative des gouverneurs de région de commun accord avec les syndicats de transporteurs.
" Ce n’est pas une mesure nationale, elle est intervenue sous la houlette des gouverneurs en 2003 face à la recrudescence des braquages et des attaques sur les différentes routes nationales", note un responsable du ministère. Mais, à la question de savoir pourquoi l’escorte ne concerne que l’axe Sevaré-Douanza pour les transporteurs en partance pour Gao et au-delà, notre interlocuteur nous a renvoyés aux chefs de l’exécutif des régions qui ont, dit-il, pris un arrêté relatif à la question à l’époque.
" C’est les gouverneurs qui ont la réponse à cette question", indique notre source.
D’ores et déjà, de nombreux routiers croient que l’escorte sur l’axe Sevaré-Douentza sous sa forme actuelle n’est ni plus ni moins qu’une autre forme de tracasserie routière dans laquelle le Mali est classé champion dans la sous-région par l’Observatoire des pratiques anormales (Opa).
Amadou Waïgalo

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