Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2010

Mois de fevrier

Les Echos du 09 fevrier

 

BACO-DJICORONI
La chair aux enchères
S’il est un vice qui gangrène notre société, c’est bien la vente de chair humaine communément appelée prostitution. Devenue un commerce juteux pour certains par le truchement du proxénétisme, la prostitution a plutôt contribué au foisonnement des maisons closes maquillées en bar restaurant. Nous consacrons ce mini dossier à ce phénomène que certains ne voient pas forcément d’un mauvais œil. A commencer par l’Office malien de l’hôtellerie et du tourisme chargé de réglementer l’ouverture des bars et hôtels au Mali.
Des affiches maculées de luminaires multicolores au signal jeux de lumière, des plaques luminescentes, des feux d’artifice partout… Attention ! Nous ne sommes pas à Las Vegas. Nous sommes à Baco-Djicoroni, devenu ces derniers temps, le n°1 à Bamako de la dépravation.
Le quartier regorge de plus d’une trentaine de maquis, "Mango", "Bao-Bao", "Soleil d’Afrique", "Pomme", "Paradise", "Fouta", "Fiesta I", "Soul-train", "Nema", "Pékin", "Bar-restaurant américain", "Fiesta II"… Bref, la liste est longue. Nul ne peut ignorer aujourd’hui le foisonnement anarchique de ces bars-restaurants chinois dans ce quartier résidentiel, autrefois véritable havre de paix.
Les belles de nuit !
Les jeunes filles venues de l'intérieur du Mali employées comme servantes à l’ACI remplissent ces coins de joie. Ces filles, communément appelées "52", font les travaux ménagers la journée afin de se chercher une couverture sociale.
Mais, une fois la nuit tombée, certaines s’étouffent dans des "bodies" qui mettent à nu leurs cambrures de rêve et la générosité de leur poitrine. D’autres se plaquent sérieusement dans leur dos et ventre dehors (DVD) exhibant ainsi leur potentiel corporel à qui veut voir. Bref, tous les moyens sont bons pour charmer.
En plus des employées de maison, ces cours de joie accueillent des jeunes filles non scolarisées et autres petites vendeuses ambulantes d’arachides et d’eau fraîche. La situation devient alarmante lorsque certains parents s’y rendent pour chercher leurs enfants.
Le paradoxe c’est que, depuis quelque temps, un nymphomane pathologique amène des jeunes filles pubères dans des maisons de passe pour leur faire des attouchements, sous le regard de certains de ses complices. Depuis lors, un certain nombre de familles ont manifesté leur mécontentement face à ce mal qui s’installe en faisant une sortie dans les bars. Mais ils furent très tôt maîtrisés par les forces de l’ordre.
Ces hauts lieux de la libido ne sont pas seulement convoités par les jeunes, mais aussi et surtout par certains vieux qui ne trouvent pas satisfaction à la maison. Comme le témoigne ce monsieur qui a requis l’anonymat : "Quand ta femme ne fait pas bien l’amour, tu es obligé de partir chercher ailleurs. Et puis tout le monde sait que contracter un second mariage demande des frais colossaux, donc on se débrouille avec les petits coins".
Vivement ces petits coins qui sont en train de maintenir maladroitement l’équilibre de certaines familles ! Ces bars dont la majorité des habitants de Baco-Djicoroni réclament la fermeture bénéficient de la bénédiction d’autres personnes qui vivent dans l’ombre de la prostitution et du proxénétisme. Ce cercle vicieux est loin de prendre fin, car chaque pourfendeur y trouve son compte.
A chacun selon ses moyens !
En marge de la prostitution légalisée, certains jeunes, poussés par les situations familiales (demeures exiguës (et) ou partagées parfois entre trois, quatre personnes, voire plus) s’orientent vers ces nids de la prostitution.
Pour d’autres, c’est le poids de la religion et de la tradition qui justifie leur fréquentation de ces lieux. Ils y vont sous prétexte de se cacher de leurs parents et (ou) leur entourage. Pour ces jeunes, l’arrivée des bars chinois ne peut être qu’un acte louable. Ah vraiment thank you China !
Cependant, la palette de choix qu’offrent ces chambres de passe chinoises est large. Des chambres ventilées avec des lits bien bourrés à 2000 F CFA aux chambres climatisées avec parfois une douche interne plus des matériels de toilettage adéquats respectueux des exigences de l’heure à 3000 F CFA, voire 4000 F CFA selon le coin.
Les jeunes marchandent la passe à environ 4000 F CFA, 2000 F CFA pour la chambre et le reste des 2000 F CFA à la sirène de nuit. Mais les boss et autres dignitaires coureurs de gazon des bas de jupon qui sont branchés à 100 volts au réseau de prostitution, eux, ne marchandent pas, ils font du consommé à la maison. Dès qu’ils se présentent, leurs belles de nuit s’engouffrent directement dans la voiture. Ils passent généralement à la première heure, nous a confié une d’entre elles, car ils ont aussi des obligations familiales.
Un marché en pleine expansion
La prostitution des jeunes filles a connu une recrudescence ces dernières années à cause notamment de la crise. Depuis, nombre de jeunes filles sans abri et en situation difficile joignent les deux bouts dans le plus vieux métier. D’autre part, le climat politique austère qui prévaut dans certains pays de la sous-région a exacerbé la situation. Elles sont de plus en plus nombreuses, ces filles qui remplissent les palissades de ces bars-restaurants chinois, pour y servir de belles de nuits.
Des belles filles venues directement du Fouta-Djalon déambulent à la gare routière de Sébénikoro à la quête de partenaires. Elles sont les victimes de certains chauffards malhonnêtes, qui, profitant de la crise, leur promettent parfois monts et merveilles.
Une fois à Bamako, c’est le déluge, la descente aux enfers. Les chauffards les oublient complètement, elles sont abandonnées à elles-mêmes, elles deviennent la proie à de multiples tentations.
Les nouveaux bourgeois en sont responsables !
" Les riches propriétaires fonciers en sont pour quelque chose", clame le jeune docteur en médecine Moussa Diarra voisin d’un bar restaurant. Selon lui, les nouveaux bourgeois sous le soleil de l’injustice, ces détenteurs de multiples lots à Bamako favorisent la prostitution en construisant anarchiquement et en louant à n’importe qui. Car, toutes ces maisons étaient destinées au départ à usage d’habitation non pas pour servir de bars ou de chambres de passe.
En dehors des Chinois, il faut reconnaître la reconversion de nombres d’opérateurs économiques et de businessman dans cet honteux commerce. En tout état de cause, l’empire du mal chinois s’installe dans la quasi-totalité des quartiers : Hamdallaye ACI, Baco-Djicoroni, Sébénikoro, Daoudabougou… a bon dos.
Quoi qu’il en soit, l’absence de juridiction adéquate amplifie le phénomène. "Il n’y a au Mali aucun texte qui interdit la création de ces bars", explique Amy Kane, commissaire de police à la brigade des mœurs. Or, tout ce qui n’est pas expressément interdit par la loi est autorisé.
En attendant les fameuses lois, les petites cours de joie se multiplient anarchiquement dans tous les coins et recoins de la capitale. Et les trotteuses de nuit y trouvent leur compte. Car, maintenant, elles font la ronde entre les différents bars restaurants, il y en a pour la première heure, pour la deuxième heure et pour la troisième heure.
Djibrilla Maïga

Acceuil


BRUITS SOURDS
Insécurité à Bamako, le procureur Sombé Théra agressé : Le problème d’insécurité dans la capitale prend de l’ampleur. Les braquages, les vols à main armée se multiplient. A chaque jour suffit sa peine avec des cas d’enlèvements de motos et autres braquages. A côté de ces actes crapuleux, une autre forme d’insécurité est en train de prendre corps : l’agression physique de citoyens. Cette pratique ne se limite pas seulement aux citoyens lambda, mais s’étend de plus en plus à des personnalités du pays.
Il nous est revenu que la semaine dernière dans l’ACI un parent d’un membre du gouvernement a été agressé par des inconnus. Dès lors, certains n’hésitent plus à lier l’intensification des patrouilles dans la capitale à cet état de fait. Mais curieusement encore, nous apprenons par voie de presse que c’est le procureur de la République près du tribunal de première instance de la Commune III qui a été agressé devant le stade du 26 mars pendant qu’il était en sport.
Le procureur Sombé Théra est connu du public comme l'emprisonneur des journalistes. Il dispose d’un aide de camp pour sa sécurité. Personne ne pouvait imaginer qu'il pouvait être la cible d'agresseurs. Au départ, l’on pensait que c’était une mise en scène pour faire de la publicité pour le juge « anti-corruption ». Mais l’information a été confirmée par des responsables mêmes du ministère de la Justice. Présentement, M. Théra serait en repos médical. Est-ce un règlement de compte ou une mise en scène ?


Gendarmerie, des innocents présentés comme des suspects : La semaine dernière a été riche en arrestations de la part de nos forces de sécurité. Mais là où ça frise le ridicule c’est la présentation à la télé d'innocentes personnes raflées comme des bandits de grand chemin Or, il se dit que parmi des personnes arrêtées et présentées, il y avait des revendeurs de café que les gendarmes ont ramassé lors de leur patrouille. La scène a suscité la colère de nombre de Maliens qui ont compris que c’était du maquillage. Puisque la police a fait des arrestations, la gendarmerie s’est vue obligée d’en faire autant même avec des raflés.
En réalité, c’était du montage de la part de la gendarmerie pour faire plaisir uniquement au ministre de tutelle. Mais le pot aux roses a été découvert par des parents, proches et autres connaissances. Certains raflés choqués par l’attitude de la gendarmerie auraient menacé de porter plainte au motif que leur dignité et leur honneur ont été salis dans une affaire de banditisme dans lequel ils ne sont pour rien. Nos forces de sécurité connaissent mieux que quiconque les nids criminogènes. Mais pourquoi s’acharnent-elles contre des citoyens en plein centre vielle. Certes, les intéressés doivent être sanctionnés pour défaut de papier mais de là à les présenter comme des bandits, il y a un pas qu’il ne fallait pas franchir.


Toyota Diama (Mali) traîne les pieds : Le laxisme au Mali vient encore une fois de plus d'être mis à nu avec cette histoire de rappel de véhicules qui présentent des défaillances notamment au niveau du système de freinage. Les véhicules concernés par l’opération sont estimés à des millions. L’Afrique à elle seule compte 80 000 véhicules dans le lot. Ce qui revient à dire que les usagers mali son bien concernés. Toyota Diama/Mali censée appliquer la même mesure se confine dans un silence parfait.
Pourtant, ce ne sont pas des véhicules en défaillance qui manquent Mali. Pourquoi Toyota Diama ne veut pas aller dans le même sens que la société mère ? La plupart des accidents de circulation sont aujourd’hui imputables au système de freinage.


Postes maliennes, les travailleurs arnaqués : La gestion actuelle faite de la Mutuelle de l’Office national des postes (ONP) est fortement décriée par des agents. Pour alimenter la caisse, chaque postier paye par mois 3 000 F CFA. Mais la réalité est que le postier qui va à la retraite n’a droit qu'à 400 000 F CFA après 30 ans de service. Les travailleurs estiment qu’il y a injustice si l'on tient compte la cotisation mensuelle de 3000 F qui fait une petite fortune en 30 ans par rapport au montant versé à la retraite est insignifiant. En plus de ce problème, la Mutuelle devrait leur permettre d’accéder à des prêts. Hélas ! Ils n’ont plus accès aux prêts mutuel aussi bien qu’aux prêts pour les maladies. Et même quand ils en avaient accès, le taux de remboursement est jugé trop élevé. Malgré cette impasse, les postiers continuent d’alimenter la Mutuelle. A quoi sert-elle alors ?

[haut]

Acceuil


LYCEE PROSPER KAMARA
50 ans déjà !
Le lycée Prosper Kamara soufflera ses 50 bougies le samedi prochain avec un riche programme d'activité avec à la clé la présentation de l’établissement, son historique, sa vision, ses missions etc.
50 ans dans la vie d’un établissement scolaire c’est peu. Mais ça se fête. C’est pour marquer d’une pierre blanche le cinquantenaire du lycée Prosper Kamara qu’il sera procédé le samedi prochain à l’organisation d’une série d’activités dans les locaux de l’établissement. Et le menu de la célébration de ce cinquantenaire est plus copieux. Elle sera marquée par la visite guidée des lieux à la présentation/négociation du programme d’activités en passant par la présentation de l’établissement, son historique, sa vision, ses missions et des témoignages d’anciens et des associations de parents d’élèves.
L’organisation du cinquantenaire du lycée Prosper Kamara vise à offrir un cadre de retrouvailles aux anciens du lycée, les sensibiliser aux problèmes du lycée en particulier et à la problématique de l’éducation au Mali en général, présenter le programme d’activités de l’Amicale pour le cinquantenaire, présenter et mettre en place un Comité technique de suivi des activités. Les autres activités au programme ont trait à la visite des locaux de l’établissement, des expositions photos de classe, de liste des anciens élèves par cycle fondamental et aussi par cycle secondaire. L’évènement sportif qui bouclera la boucle mettra aux prises jeunes et vieux.
Conçu par l’Archevêque de Bamako (Mgr Leclerc) pour être une des pierres angulaires que l’église désire apporter dans l’immense effort de construction nationale, le lycée Prosper Kamara était un établissement privé à direction ecclésiastique, destiné aux jeunes Maliens dans le cadre de l’organisation nationale des études au Mali. Pour mémoire, à la distribution des prix de juin 1964, le ministre de l’Education nationale à l’époque, Baréma Bocoum déclarait « L’œuvre du lycée Prosper Kamara n’est pas seulement de pierre et de ciment. Elle est aussi et surtout d’ordre intellectuel, moral et social ».
C’est après son inauguration officielle, le 6 mars 1963 par le président Modibo Kéita que le ministre de l’Education nationale lui accorde le titre de lycée avec mission de conduire les élèves au lycée. A la rentrée d’octobre 1964, près de 500 élèves se bousculent dans les mûrs du lycée manifestant ainsi la confiance des parents et la nécessité d’aller de l’avant. Si au départ l’établissement était soumis à la juridiction de Monseigneur l’Archevêque de Bamako, depuis 1976, la direction du lycée est confiée aux laïcs.
Au regard de son évolution historique, le lycée Prosper Kamara a fait du chemin. En ouvrant ses portes en octobre 1958 à Hamdallaye, le séminaire de Bamako devenu deux ans après « cours secondaire Prosper Kamara », était sans toit, sans eau, sans électricité, mais avec foi, il accueille une centaine de collégiens. De 180 élèves en 1959, l’établissement est passé à 210 élèves en octobre 1960. Année qui marque le début de la construction d’un vaste Collège destiné à accueillir de nombreux jeunes. Le rez-de-chaussée du Collège construit en mars 1961 ouvre la voie en octobre 1962 à la récompense des efforts avec à la clé 340 élèves.
Vivement le centenaire !
Mohamed Daou

Liste des différents proviseurs du lycée Prosper Kamara
Révérend Père Maindron Joseph 1962-1964
Révérend Père Nicoleau 1964-1969
Révérend Père Dauvergne 1969-1972
Révérend Abbé Jean-Marie Cissé 1972-1976
M. Stanislas K. Diarra 1976-1977
M. Alfred Traoré 1977-1978
M. Jean-Marie Diarra 1978-1985
M. Joseph Moussa Sissoko 1985-1989
M. O. Jean-Yves Berthé 1989-1994
M. Jean- Martin Togo 1994-1999
M. Gilbert Ky 1999-2005
M. Sylvain Fomba de 2005 à ce jour

[haut]

Acceuil


ADMINISTRATION PUBLIQUE A SIKASSO
Un fléau nommé "téléphoniste"
Le phénomène de la "téléphonie" dans les bureaux de l'administration et autres établissements à caractère public prend de l’ampleur de jour en jour avec la prolifération du téléphone portable.
Bien entendu le phénomène des portables pose un problème à plusieurs niveaux, mais le plus gênant c’est dans les services publics de l’Etat. Les employés et les fonctionnaires se trouvent, ainsi occupés par les communications téléphoniques au détriment du travail, ont des répercussions négatives sur le rendement et sur la productivité. Car ces discussions au bout du fil sont souvent longues. L’autre volet de la problématique concerne les tracas que subit le citoyen demandeur de services ou de simples renseignements.
En effet, si on téléphone avant 8 h du matin dans les services, il n’y a, souvent personne pour répondre. Après cette heure, la ligne devient constamment occupée. On a beau essayer, re-essayer sans relâche, mais sans résultat. Et quand la ligne est de nouveau libre, il n’y a plus personne. Gare à celui qui ose faire la moindre remarque sur cette anomalie !
On vous dira que la ligne était occupée pour des communications importantes et hautement utiles pour la marche du service. Et que, finalement, vous n’avez aucun droit de faire le moindre reproche. Et que de toutes les manières, on n’a pas de comptes à vous rendre. Plus encore, vous risquez, en guise de représailles, de ne plus jamais avoir la personne recherchée au bout de la ligne. Et ce ne sont pas les motifs "inventés" par les bonnes secrétaires qui manquent : "Monsieur est en réunion", "Monsieur est chez son chef hiérarchique", "Monsieur est sorti pour raison de travail", "Monsieur est en congé", etc.
Mentalité égocentrique
Mais là où le bât blesse, c’est que lorsque vous parvenez, à force de persévérance, à contacter votre vis-à-vis, vous aurez droit aux critiques les plus dures pour avoir osé mettre en cause de pareils comportements.
La question qui se pose est la suivante : peut-on mettre un terme à ce genre de pratiques nuisibles aux parties concernées : citoyens, administration ? Car ces gens, qui gardent, malheureusement, la mentalité "égocentrique", ignorent ou feignent d’ignorer que c’est le contribuable qui paie la facture du téléphone fixe de l’Etat en argent et en énervement. Autre question : où est passé le corps constitué autour du programme de restructuration de l’administration que l’on peut qualifier de "citoyen contrôleur" ? Ce dernier a pour mission d’orienter les clients dans les services et de tenir compte des heures de travail. Ce corps est-il un projet pieux ? S’acquitte-t-il toujours de sa mission ? Si oui, où en est-il ? Peut-on avoir un aperçu sur les résultats de ses missions ?
Autant de questions qui méritent bien des éclaircissements. Seul point de satisfaction à Sikasso ; pas pour résoudre le fléau de téléphonie dans le service, sous l’impulsion du directeur régional de l’agriculture, chaque travailleur du service est tenu de se faire inscrire dans le registre de présence tous les matins. Nous avons pu constater cela lors de notre passage dans les services publics régionaux, un exemple à suivre. Il y va de la crédibilité et de l’efficacité de l’action des services publics et du bon usage de la chose publique. A bon entendeur salut.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


GOUVERNANCE DE LA SECURITE AGRICOLE
L’augmentation du budget de la recherche demandée
Depuis le 1er février, les différents acteurs de production du Bénin, du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal étaient en concertation à Sélingué sur la gouvernance de la recherche agricole pour la sécurité et l’autosuffisance alimentaire.
La Gouvernance de la recherche agricole au Mali était au centre de cette 2e phase de l’Espace citoyen d’interpellation démocratique (Ecid), organisé par International Institue for environnement and developpement (IIED), en collaboration avec Kéné Conseil et les organisations paysannes de la sous-région.
Après une semaine de concertation, le jury citoyen a fait le constat que, le financement consacré par le gouvernement à la recherche agricole est insuffisant, les producteurs ne sont pas suffisamment impliqués et informés sur les étapes de la recherche, les chercheurs travaillent avec peu de producteurs et le faible niveau d’implication des femmes dans les commissions de recherche.
A l’issue des concertations, les recommandations faites par les acteurs de la production portent sur la prise en charge de la recherche agricole par l’Etat, la hausse du budget consacré à la recherche pour une souveraineté alimentaire, l’implication des producteurs dans la recherche et dans la prise de décision dans le domaine agricole, la participation des femmes, la formation des chercheurs et des producteurs dans les mécanismes de la recherche, la promotion des espaces de concertation entre producteurs et chercheurs.
Pour une souveraineté alimentaire et une agriculture durable, il a été demandé de redéfinir la politique agricole en mettant les agriculteurs au centre et orienter la recherche vers le développement de l’agriculture familiale paysanne.
L’assurance et le contrôle de la recherche par les agriculteurs, les chercheurs et les consommateurs… sont aussi d’autres recommandations formulées par le jury
Les recommandations des éleveurs, pécheurs, agriculteurs, consommateurs, transformateurs, issues de cet Ecid seront transmises aux décideurs nationaux et internationaux, afin d’améliorer les conditions de vie des producteurs pour la souveraineté et l’autosuffisance alimentaire.
Le représentant du gouverneur de la région de Sikasso, Ibrahim B. Maiga a, réaffirmé son soutien aux producteurs. « L’agriculture occupe 80 % de la population. Les contraintes des producteurs ne peuvent passer sous silence, c’est pourquoi, le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour la valorisation du secteur agricole au Mali » , a-t-il dit.
Pour le coordinateur global de l’initiative internationale, Dr. Michel Pimbert, il fait savoir que cet Ecid a démontré l’intérêt que les citoyens portent à la production, que le jury citoyen s’est montré compétent par sa capacité d’analyse et de critique.
Anne-Marie Kéita
(stagiaire)
(envoyée spéciale)

[haut]

Acceuil


 

SEGOU
Rideaux sur le 6e Festival sur le Niger

Le Festival sur le Niger a pris fin dimanche 7 février à Ségou sur les berges du Niger. Une semaine durant (2 au 7 février), la Capitale des Balanzans était à la confluence de stars venues du monde. Ce sont plus de 30 000 festivaliers qui ont pris part à la manifestation. Rendez-vous a été pris pour février 2011.

La 6e édition du Festival sur le Niger a comblé les attentes de Mamou Daffé, directeur du festival sur le Niger et les siens. De 22 000 visiteurs l’année dernière, l’édition 2010, a largement dépassé les prévisions. Placée sous le signe du cinquantenaire du Mali, elle a rassemblé une semaine durant toutes les expressions artistiques de Ségou voire du Mali. Puisque Kayes était la région invitée avec la troupe de Mody Sacko dont la prestation a été appréciée à sa juste valeur.
Les Pays-Bas ont apporté un soutien à l’organisation. Aussi, des délégations venues de Richmond en Virginie (USA), du Sénégal (le ministre d’Etat à la Défense et le député-maire de Ziguinchor) ont été des nôtres durant la fête. Comblé, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme Ndiaye Bah, a insisté sur "la nécessité d’améliorer le festival", afin qu’il se hisse au hit parade en Afrique et dans le monde.
L’appel a été entendu puisque le promoteur a assuré que "nous allons nous corriger d’année en année avec le concours de tout le monde ». Et de se féliciter que "La moisson a été bonne". De fait, Ségou a été un véritable point d’attraction et de business de plusieurs milliers de festivaliers venus des 4 continents.
Jamais dans l’histoire du festival, l’affluence n’avait atteint une telle ampleur. Les hôtels, les villas, cabarets, les chambres du bateau "Kankou Moussa" accosté, les magasins de location et autres lieux d’hébergement ont affiché complet. Même des familles ont été sollicitées pour accueillir des hôtes, histoire d'impliquer l'habitant.
Les villages de fabrications de poterie situés sur l’autre rive et d’autres sites touristiques ont ressenti les effets de l’événement, aujourd’hui considéré comme le plus grand festival du Mali. En effet, de nombreux festivaliers ont convergé sur les berges et embarqué dans des pirogues et pinasses.
L’activité économique a connu un essor incroyable. Les petits vendeurs, les boutiquiers les antiquaires, les taxis motos, les taxis et les vendeurs de cartes se sont tirés d’affaires. "Nous avons fait le plus grand marché de l’année en une semaine", témoignent des jeunes vendeurs installés le long de la voie qui mènent au lieu de la manifestation.
S’il était difficile de voir les night-clubs, les restaurants bars, et autres espaces culturels faire leur plein, le festival leur a offert cette opportunité. Ils ont refusé du monde. Les rues et ruelles des quartiers qui jouxtent le site étaient engorgées.
A Ségou, nul ne voulait rater un seul moment des prestations en live des grosses pointures de la musique malienne et internationale. Les artistes Mangala Camara, Nahawa Doumbia et Salif Kéita, Baba Maal, Sékouba Bambino et Abdoulaye Diabaté, Cheick Tidiane Seck ont été les plus en vue.
Chaque musicien invité était un leader potentiel. Ce qui ne veut pas dire que les autres artistes : Kassé Mady Diabaté, Tinariwen, Assan Kida, Koko Dembélé, Atongo Zimba (Togo), Nafi Diabaté ont démérité. C’est surtout la prestation du "roi" Salif reçu par un tonnerre d'applaudissements qui été un moment fort. Tous voulaient voir l’auteur de "Papa" chanter sur scène.
Sékouba Bambino et Nahawa ont mis le feu tandis qu’Abdoulaye Diabaté et Samba Diallo ont séduit grâce à leur puissant timbre. Néba Solo, Kassé Mady et Baba Maal se sont donnés à fond. Le guitariste N’Golo Konaré, Koko Dembélé, King Massassi, la troupe Balanzan et bien d'autres artistes en herbes ont tenté d’égaler les grosses pointures. Les manifestations traditionnelles dans toutes leurs facettes ont été organisées sous des chapiteaux. Les conférences débats sur plusieurs thèmes ont émaillé la manifestation.
Rendez-vous a été donné pour 2011.
Amadou Sidibé
(envoyé spécial)


Des talents récompensés
Au cours de la cérémonie de clôture du festival sur le Niger, des personnalités et collectivités qui ont contribué au développement artistique, culturel et environnemental de Ségou, ont reçu des trophées. Il s’agit "des talents de la cité".
Dans la catégorie musique, la troupe Balanzan de Ségou a été gratifiée du trophée. Dans la catégorie tresse, la récompense est allée à Zénabou Diarra. Plusieurs trophées ont été remis dans la catégorie environnement. Le prix du quartier propre (75 000 F CFA) a été remporté par Ségou Coura. Le second est allé à Sokalakono et le 3e à Banani Sabacoro.
Toujours dans le domaine de l’environnement, c’est Sébougou qui a reçu le trophée de la Commune propre. Le directeur du festival a remis à l’Association des amis de Virginie (ils nouent un partenariat avec le festival sur le Niger), un trophée. Daffé, à son tour, a reçu des artisans du Burkina Faso, son trophée.
A. S.

Potins
Dix millions de F CFA de la Fondation Orange
Parmi les secteurs de développement dans lesquels la Fondation Orange-Mali intervient, figure la culture. La Fondation Orange et Orange-Mali ont été sollicités par le Festival sur le Niger. C’est en partenaire de l’événement qu’elle a mis une somme de plus de 10 millions de F CFA à la disposition des organisateurs. Dans tous les coins et recoins, on pouvait voir des affiches, stands et publicités du second opérateur téléphonique du Mali.

Hymne du Mali : le rappel d’Abou Sow
Un hymne national est généralement un chant patriotique, souvent choisi pour l'usage officiel par le gouvernement, bien qu'il puisse aussi s'imposer par l'usage. Au 6e Festival sur le Niger, il a été fait appel à la fanfare nationale pour l’exécuter à l’ouverture. A la conférence débat tenue à l’hôtel de ville, la fanfare a été de nouveau sollicitée pour l’hymne. C’est en sa qualité d’administrateur que l’ex-gouverneur de Ségou et aujourd’hui ministre Abdou Sow, a dit que l’exécution de l’hymne doit venir avant l’installation des officiels et non le contraire. Ce qui avait été le cas jeudi à la mairie.
A. S.

[haut]

Acceuil


 
CULTURE SAISONNIERE
La disette de l’orange
Alors que nous sommes en pleine saison de l’orange, le marché est approvisionné en compte-gouttes et se vend cher.
La récolte de l’orange n’a pas été bonne cette année. Ce qui explique la pénurie du fruit sur le marché. Les gros marchés de l’orange (Diafarana et le point de vente de Para Djicoroni) sont très peu ravitaillés par les zones de culture.
Par conséquent, le fruit se vend cher dans tous les marchés. L’orange qui se vendait l’année dernière à la même période à 5 F CFA est présentement cédée aux consommateurs à 25 F CFA.
Wassoulou, Bougouni, Kolondièba sont les zones de culture de l’orange par excellence dans notre pays. Selon certains grossistes, la récolte de ce fruit à la pulpe juteuse et succulente n’a pas beaucoup donné cette année dans ces zones.
« Je fais le commerce de l’orange depuis 4 ans. Mais, je n’ai jamais vu une pénurie comme celle-ci », a expliqué Diakaridia Traoré, grossiste de l’orange au Marché Diafarana.
En plus de nos grandes villes, Dakar la capitale sénégalaise est autre point de ravitaillement en orange cultivée dans notre pays. Selon notre interlocuteur, « d’habitude, nous exportons l’orange à Dakar. Malheureusement, cette année, nous sommes toujours là parce que les oranges sur le marché sont insuffisantes pour l’exportation ».
Aux dires du commerçant, les champs d’orange qui ont pu charger 4 camions l’année dernière, n’ont pas pu faire le plein d’un camion cette année.
Cultivée dans les pays méditerranéens et dans les régions chaudes, l'orange est un fruit rond à peau orange, parfois veinée de rouge, dont la pulpe juteuse et acidulée, est divisée en quartiers, avec ou sans pépins.
En Afrique, la culture de l’oranger remonte au début de notre ère, mais, l’orange douce, telle que nous les consommons aujourd’hui, a été introduite en Europe au XVe siècle, par les marchands génois et portugais, qui l’introduisirent aussi en Amérique.
Aujourd’hui, la culture de l’orange dans notre pays est un peu plus développée.
Sidiki Doumbia

Source de vitamine C
L’orange est riche en vitamine C. Une orange moyenne permet de couvrir pratiquement l’apport quotidien recommandé. De plus, la peau épaisse protège le fruit de l’oxygène de l’air qui détruit la vitamine C. Autre atout et non des moindres, l’orange a un apport énergétique modéré. Moins connue, l’orange est aussi une excellente source de calcium. De plus, la présence d’acides organiques dans le fruit joue un rôle favorable dans l’assimilation calcique. Ainsi, l’utilisation biologique du calcium de l’orange apparaît voisine de celle du lait, modèle en la matière.
Enfin, ses acides organiques excitent les sécrétions digestives, et facilitent une bonne assimilation des aliments. D’où l’intérêt d’un jus d’orange pris en apéritif ou d’une orange dégustée en dessert, même après un repas un peu copieux.
S. D.

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org